FOUS ET AVEUGLES CONDUISENT LE MONDE VERS LA NOUVELLE GUERRE MONDIALE

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à démontrer que le monde dans lequel nous vivons est gouverné par des fous qui, dominés par l’aveuglement, conduisent le monde vers une nouvelle guerre mondiale. William Shakespeare, l’un des plus grands dramaturges de l’histoire, né au Royaume-Uni en 1564 et mort en 1616, est l’auteur de la phrase “c’est la peste du temps quand les fous conduisent les aveugles” dans une ligne de sa pièce King Lear et, aussi, de la phrase « qu’est-ce qui se passe dans la tête de ces gens qui jouent avec la mort ? dans sa pièce Hamlet. Ces deux phrases shakespeariennes reflètent l’époque dans laquelle nous vivons, dans laquelle les dirigeants fous de la Russie et des États-Unis guident les dirigeants aveugles de la plupart des pays du monde, alliés à eux qui alimentent la possibilité de faire face au déclenchement d’une guerre mondiale. en radicalisant leurs actions dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Je répète la phrase de Shakespeare demandant ce qui se passe dans la tête de ces gens qui jouent avec la mort ou la fin de l’espèce humaine avec le déclenchement de la guerre nucléaire ?

Les gouvernants fous des États-Unis et des pays de l’Union européenne se sont radicalisés en déclenchant une guerre économique contre la Russie qui pourrait contribuer à l’affaiblissement politique de Wladimir Poutine au pouvoir, soit par des défections des classes dirigeantes internes qui, lésées par des sanctions économiques et financières des grandes puissances occidentales, en désaccord avec sa stratégie de guerre en Ukraine et le renverser, ou encore par l’action des forces politiques d’opposition, ce qui peut conduire à un changement dans le commandement politique du pays avec l’éviction de Poutine du pouvoir. Mais, cette situation peut amener Poutine, en revanche, à se radicaliser dans l’affrontement avec les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN pour tenter de se maintenir au pouvoir et de s’imposer face à la puissance des grandes puissances occidentales. Face à ce fait, Poutine peut utiliser son arsenal nucléaire qui peut déclencher une nouvelle guerre mondiale. Les conséquences pour l’humanité seraient néfastes dans ce dernier cas car ce serait la fin de l’espèce humaine.

Les dirigeants fous de la Russie, Wladimir Poutine, et de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, ont radicalisé leurs positions, ce qui a conduit au déclenchement de la guerre et à la dévastation subie par l’Ukraine. La folie de Zelensky résidait dans le fait qu’il n’avait pas respecté l’accord de Minsky sur l’émancipation de Donetsk et de Louhansk et qu’il avait inscrit dans la Constitution ukrainienne l’intention d’intégrer le pays à l’Union européenne et à l’OTAN, ce qui est considéré comme une menace militaire pour La Russie, compte tenu du siège qui s’est construit après la fin de l’Union soviétique avec l’adhésion à cette alliance militaire occidentale et à l’Union européenne par les pays qui composaient le système socialiste d’Europe de l’Est. Ajoutez à tout cela le désir manifeste de Zelensky que l’OTAN empêche tout vol dans l’espace aérien ukrainien qui contribuerait à déclencher une nouvelle guerre mondiale. La folie de Poutine se manifeste dans le fait qu’il a envahi l’Ukraine au mépris de la Charte des Nations Unies et a admis la possibilité d’utiliser des armes nucléaires dans ce conflit en représailles à l’action des puissances occidentales en faveur de l’Ukraine.

Que se passe-t-il dans la tête de ces gens qui jouent avec la mort et la fin de l’humanité ? Les dirigeants fous des États-Unis, de l’Union européenne et de l’OTAN oublient qu’en déclenchant une guerre économique comme celle qu’ils mènent contre la Russie, ils peuvent en faire une véritable guerre mondiale parce qu’elle peut amener Wladimir Poutine à radicaliser son actions dans l’affrontement contre ses ennemis, car il est clair que pour lui et pour la Russie, c’est un jeu de vie ou de mort. L’avenir de Poutine et de la Russie dépend de l’issue en leur faveur de la guerre entre la Russie et l’Ukraine et de la satisfaction de leurs demandes par l’Ukraine pour la reconnaissance de la Crimée comme territoire russe et l’indépendance des régions de Lougansk et de Donetsk, l’abandon de sa prétention à intégrer l’Union européenne et l’OTAN et la démilitarisation du pays. La victoire de la Russie dans la guerre est inévitable, mais le plus gros problème viendra dans la période d’après-guerre car la Russie devra supporter les coûts politiques et militaires du maintien de sa domination sur l’Ukraine, en plus de devoir faire face à la guérilla des vaincus dans une guerre qui aura le soutien des puissances occidentales et de l’OTAN.

Poutine sait aussi que l’intégration de la Russie dans l’économie capitaliste mondialisée était définitivement compromise avec sa permanence à la tête de la Russie car les puissances mondiales du capitalisme a fait de ce pays un paria international. Pour survivre économiquement, la Russie devra approfondir ses relations commerciales avec la Chine. Il faut savoir si les relations commerciales avec la Chine compenseront les pertes qu’elle aura avec la fin des échanges commerciaux avec les puissances occidentales. Si les relations économiques avec la Chine compensent la perte qu’elle subira avec la fin des échanges avec les puissances occidentales, la Russie pourrait se remettre de la crise actuelle. Si cela ne se produit pas, la Russie pourrait subir une régression économique et devra faire face à de graves problèmes politiques, économiques et sociaux internes qui pourraient ébranler la structure du pouvoir du pays. Ce scénario pourrait contribuer à la chute de Poutine du pouvoir à l’avenir.

Le monde n’est pas seulement composé de dirigeants fous et aveugles. La folie et l’aveuglement ont frappé les dirigeants d’entreprises qui ont cessé d’établir des relations commerciales avec la Russie, comme Apple, Samsung, Microsoft, Facebook, Twitter, Google, Spotfy, YouTube, Boeing, Airbus, Ford, General Motors, Toyota, Shell, British Petroleum, Mastercard, Visa, Amex et McDonald’s, entre autres, alimentent le processus de radicalisation contre la Russie. La folie et l’aveuglement ont également atteint les dirigeants de la plupart des pays du monde qui, en troupeau, ont pris des décisions quasi unanimes de condamner la Russie pour l’invasion de l’Ukraine lors de l’Assemblée générale des Nations unies au lieu d’agir dans le sens de rechercher une solution négociée pour le conflit. L’ONU, censée servir de médiateur dans le conflit, a également été dominée par la folie et l’aveuglement car elle a cessé d’être un instrument de construction de la paix mondiale pour devenir un instrument de promotion de la guerre. Répétant Shakespeare « qu’est-ce qui se passe dans la tête de ces gens qui jouent avec la mort ? ». Je demande : que se passe-t-il dans la tête de ces gens qui jouent avec la fin de l’espèce humaine ?

Fous et aveugles sont aussi les fabricants d’armements, c’est-à-dire l’industrie de guerre dans le monde, notamment aux États-Unis, qui fomentent des guerres pour gagner de l’argent. Ce n’est pas un hasard si les États-Unis sont l’un des pays qui profitent le plus économiquement des affrontements armés, car les plus grands exportateurs d’armes au monde sont les Américains. Sur les 10 plus grands fabricants d’armes au monde, six sont nord-américains et cinq d’entre eux sont des leaders de l’industrie mondiale de l’armement. S’ils pouvaient être exposés au grand jour, on verrait que les principaux commanditaires de cette guerre fratricide sont l’industrie de l’armement, des deux côtés des tranchées. L’industrie de l’armement parraine la guerre en Ukraine comme elle a encouragé d’autres guerres dans le passé pour gagner de l’argent. La production record d’armes, de plus en plus meurtrières et chirurgicales, doit être mis en pratique. Entre les mains de fous, ces technologies mortelles finissent par promouvoir le spectacle de monstres que les chaînes de télévision diffusent en direct et en couleur.

Les dirigeants fous des puissances occidentales et d’autres pays du monde et les dirigeants des entreprises qui boycottent la Russie adoptent aveuglément des sanctions économiques et financières contre la Russie, sous-estimant qu’elle peut utiliser ses armes nucléaires, mener des cyberattaques et déstabiliser l’économie mondiale avec l’arrêt de l’approvisionnement en pétrole et en gaz naturel. Indépendamment de l’utilisation d’armes nucléaires, les choses peuvent empirer si Poutine le veut. La Russie pourrait déclencher des cyberattaques qui pourraient cibler des banques, des entreprises, des particuliers et même des infrastructures nationales clés, et en tant que l’un des principaux producteurs mondiaux d’intrants énergétiques, elle pourrait cesser l’approvisionnement en pétrole et en gaz naturel qui pourrait affecter la croissance de l’économie mondiale en 2022 grâce à l’impact de l’inflation qui pourrait augmenter avec la possibilité d’une hausse spectaculaire des prix du pétrole et du gaz naturel.

Le déclenchement d’une nouvelle guerre mondiale pourrait se produire si la suffocation économique et financière de la Russie menace de déstabiliser le pouvoir de Poutine dans son pays. Poutine considère déjà les sanctions économiques et financières que lui imposent les États-Unis et l’Union européenne comme une déclaration de guerre. À son tour, la ligne rouge pour que l’OTAN intervienne dans le conflit est si la Russie menace l’un de ses États membres alors que l’alliance militaire occidentale sera obligée de défendre tout État membre attaqué en vertu de l’article 5 de l’OTAN. Cette situation pourrait se produire à tout moment compte tenu de la proximité territoriale entre la Russie et les pays de l’OTAN. Il convient de noter que la Russie et les États-Unis possèdent conjointement plus de 8 000 ogives nucléaires. Les enjeux sont extrêmement élevés pour l’humanité. L’existence future des êtres humains est entre les mains de ces fous.

* Fernando Alcoforado, 82, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

MADMEN AND BLIND LEAD THE WORLD TOWARDS THE NEW WORLD WAR

Fernando Alcoforado*

This article aims to demonstrate that the world is ruled by madmen who, dominated by blindness, lead the world towards a new world war. William Shakespeare, one of the greatest playwrights in history, born in the United Kingdom in 1564 and died in 1616, is the author of the phrase “Tis the time’s plague when madmen lead the blind” in a line from his play King Lear and, also, from the phrase “What goes through the minds of these people who play with death?” in his play Hamlet. These two Shakespearean phrases reflect the time in which we live, in which the mad rulers of Russia and the United States guide the blind rulers of most countries in the world, allied to them who feed the possibility of facing the outbreak of a world war by radicalizing their actions in the war between Russia and Ukraine. I repeat Shakespeare’s phrase asking what goes through the minds of these people who play with death or the end of the human species with the outbreak of nuclear war?

The mad rulers of the United States and the countries of the European Union radicalized by unleashing an economic war against Russia that could contribute to the political weakening of Wladimir Putin in power, either by defections of the internal ruling classes that, harmed by economic sanctions and financial forces of the great western powers, disagree with his war strategy in Ukraine and overthrow him, or also by the action of opposition political forces, which can lead to a change in the political command of the country with the removal of Putin from power. However, this situation can make Putin, on the other hand, radicalize in the confrontation with the United States, the European Union and NATO in an attempt to maintain himself in power and impose himself in the face of the power of the great Western powers. Faced with this fact, Putin can make use of his nuclear arsenal that can trigger a new world war. The consequences for humanity would be harmful in the latter case because there would be the end of the human species.

The mad rulers of Russia, Wladimir Putin, and of Ukraine, Volodymyr Zelensky, radicalized their positions that led to the outbreak of war and the devastation to which Ukraine was subjected. Zelensky’s madness resided in the fact that he did not comply with the Minsky Agreement on the emancipation of Donetsk and Luhansk and that he incorporated into the Ukrainian Constitution the intention to incorporate the country into the European Union and NATO, which is considered a military threat to Russia, given the the siege that was built after the end of the Soviet Union with the accession to this western military alliance and to the European Union by the countries that made up the socialist system of Eastern Europe. Add to all this Zelensky’s manifest desire for NATO to carry out a no-fly in Ukrainian airspace that would contribute to triggering a new world war. Putin’s madness is manifested in the fact that he invaded Ukraine in disregard of the United Nations Charter and admitted the possibility of using nuclear weapons in this conflict in retaliation for the action of Western powers in support of Ukraine.

What goes through the minds of these people who play with death and the end of humanity? The crazy leaders of the United States, the European Union and NATO are forgetting that by unleashing an economic war like the one they are carrying out against Russia, they can turn it into a real world-wide war because it can make Wladimir Putin radicalize his actions in the confrontation against his enemies becauses, it is clear that for him and for Russia it is a game of life and death. The future of Putin and Russia depends on the outcome in their favor of the war between Russia and Ukraine and on the fulfillment of their demands by Ukraine for the recognition of Crimea as Russian territory and the independence of the Luhansk and Donetsk regions, the abandonment of its claim to integrate the European Union and NATO and the demilitarization of the country. Russia’s victory in the war is inevitable, but the biggest problem will come in the post-war period because Russia will have to bear the political and military costs of maintaining its domination of Ukraine, in addition to having to face the guerrilla war of the defeated in war that will have the support of Western powers and NATO.

Putin also knows that the integration of Russia into the globalized capitalist economy was definitely compromised with his permanence at the head of Russia because the world powers of capitalism has turned this country into an international pariah. To survive economically, Russia will have to deepen its trade relations with China. It is necessary to know if the commercial relations with China will compensate the losses that it will have with the end of the commercial exchange with the western powers. If economic relations with China compensate for the loss it will have with the end of trade with Western powers, Russia will be able to recover from the current crisis. If this does not happen, Russia could suffer economic regression and will have to face serious internal political, economic and social problems that could shake the country’s power structure. This scenario could contribute to Putin’s fall from power in the future.

The world is not just made up of mad and blind rulers. Madness and blindness hit the leaders of companies that stopped establishing business relations with Russia, such as Apple, Samsung, Microsoft, Facebook, Twitter, Google, Spotfy, YouTube, Boeing, Airbus, Ford, General Motors, Toyota, Shell , British Petroleum, Mastercard, Visa, Amex and McDonald’s, among others, fueling the process of radicalization against Russia. Madness and blindness also reached the rulers of most countries in the world who, as a herd, took almost unanimous decisions to condemn Russia for the invasion of Ukraine at the UN General Assembly instead of acting in the sense of seeking a negotiated solution for the conflict. The UN, which was supposed to mediate the conflict, was also dominated by madness and blindness as it stopped being an instrument for building world peace and became an instrument for promoting war. Repeating Shakespeare “what goes through the minds of these people who play with death?” I ask: what goes through the minds of these people who play with the end of the human species?

Crazy and blind are also the manufacturers of armaments, that is, the war industry in the world, especially in the United States, who foment wars to make money. It is no coincidence that the United States is one of the countries that benefit most economically from armed confrontations, as the largest arms exporters in the world are Americans. Of the 10 largest arms manufacturers in the world, six are North American, and five of them are leaders in the global arms industry. Could they be exhibited in broad daylight, we would see that the main sponsors of this fratricidal war are the arms industry, on both sides of the trenches. The arms industry sponsors the war in Ukraine as it has promoted other wars in the past to make money. The record production of weapons, increasingly lethal and surgical, needs to be put to work in practice. In the hands of madmen, these deadly technologies end up promoting the show of horrors that TV stations broadcast live and in color.

The crazy rulers of the Western powers and other countries of the world and the leaders of the companies that boycott Russia blindly adopt economic and financial sanctions against Russia, underestimating that it can use its nuclear weapons, carry out cyber attacks and destabilize the world economy with the cessation of oil and natural gas supplies. Regardless of the use of nuclear weapons, things can get much worse if Putin wants to. Russia could unleash cyberattacks that could target banks, companies, individuals and even key national infrastructure, and as one of the world’s major producers of energy inputs, it could cease the supply of oil and natural gas that could affect the growth of the world economy. in 2022 thanks to the impact of inflation, which could rise with the possibility of oil and natural gas prices rising dramatically.

The outbreak of a new world war could occur if Russia’s economic and financial suffocation threatens to destabilize Putin’s power at home. Putin is already considering the economic and financial sanctions imposed on her by the United States and the European Union as a declaration of war. In turn, the red line for NATO to intervene in the conflict is if Russia threatens any of its member states when the western military alliance will be obligated to defend any member state that is attacked under NATO’s Article 5. This situation could occur at any time given the territorial proximity between Russia and NATO countries. It should be noted that Russia and the United States jointly have more than 8,000 nuclear warheads. The stakes are extremely high for humanity. The future existence of human beings is in the hands of these madmen.

* Fernando Alcoforado, 82, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

LOUCOS E CEGOS CONDUZEM O MUNDO RUMO A NOVA GUERRA MUNDIAL

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo demonstrar que o mundo em que vivemos é governado por  loucos que dominados pela cegueira conduzem o mundo rumo a uma nova guerra mundial. William Shakespeare, um dos maiores dramaturgos da história, nascido no Reino Unido em 1564 e falecido em 1616, é autor da frase “é a praga do tempo quando os loucos guiam os cegos” em uma fala de sua peça teatral O rei Lear e, também, da frase “o que passa pela cabeça dessas pessoas que brincam com a morte?” em sua peça teatral Hamlet. Estas duas frases de Shakespeare refletem o tempo em que vivemos, em que os loucos governantes da Rússia e dos Estados Unidos guiam os cegos governantes da maioria dos países do mundo a eles aliados que alimentam a possibilidade de nos defrontarmos com a eclosão de uma guerra mundial ao radicalizarem suas ações na guerra entre Rússia e Ucrânia. Eu repito a frase de Shakespeare perguntando o que passa pela cabeça dessas pessoas que brincam com a morte ou o fim da espécie humana com a eclosão de uma guerra nuclear?   

Os loucos governantes dos Estados Unidos e dos países da União Europeia radicalizaram ao desencadear uma guerra econômica contra a Rússia que pode contribuir para que haja o enfraquecimento político de Wladimir Putin no poder, seja por defecções das classes dominantes internas que, prejudicadas pelas sanções econômicas e financeiras das grandes potências ocidentais, discordem de sua estratégia de guerra na Ucrânia e o derrubem, seja, também, pela ação das forças políticas de oposição, as quais podem levar à mudança no comando político do país com o afastamento de Putin do poder. Mas, esta situação pode fazer com que, em contrapartida, Putin radicalize no confronto com os Estados Unidos, a União Europeia e a OTAN como tentativa de se manter no poder e se impor diante do poder das grandes potências ocidentais. Diante deste fato, Putin pode lançar mão de seu arsenal nuclear que pode desencadear uma nova guerra mundial. As consequências para humanidade seriam nefastas neste último caso porque haveria o fim da espécie humana.

Os loucos governantes da Rússia, Wladimir Putin, e da Ucrânia, Volodymyr Zelensky, radicalizaram suas posições que levaram à eclosão da guerra e à devastação a que foi submetida a Ucrânia. A loucura de Zelensky residiu no fato de não ter cumprido o Acordo de Minsky sobre a emancipação de Donetsk e Luhansk e ter incorporado na Constituição da Ucrânia a intenção de incorporar o país à União Europeia e à OTAN que é considerada ameaça militar à Rússia haja vista o cerco que foi construído após o fim da União Soviética com a adesão à esta aliança militar ocidental e à União Europeia pelos países que compunham o sistema socialista do leste europeu. Adicione-se a tudo isto o desejo manifesto de Zelensky de a OTAN impedir nenhum voo no espaço aéreo da Ucrânia que contribuiria para desencadear uma nova guerra mundial. A loucura de Putin de manifesta no fato de ter invadido a Ucrânia em desrespeito à Carta das Nações Unidas e admitir a possibilidade de utilizar armas nucleares neste conflito em represália à ação das potências ocidentais de apoio à Ucrânia.

O que passa pela cabeça dessas pessoas que brincam com a morte e o fim da humanidade? Os loucos dirigentes dos Estados Unidos, União Europeia e OTAN estão se esquecendo que ao desencadear uma guerra econômica como a que realiza contra a Rússia pode fazê-la se transformar em uma guerra real de abrangência mundial porque poderá fazer com que Wladimir Putin radicalize suas ações no confronto contra seus inimigos haja vista que para ele para a Rússia se trata de um jogo de vida ou morte. O futuro de Putin e da Rússia depende do desfecho a eles favorável da guerra entre Rússia e Ucrânia e do atendimento de suas exigências pela Ucrânia de reconhecimento da Crimeia como território russo e da independência das regiões de Luhansk e Donetsk, o abandono de sua pretensão de integrar a União Europeia e a OTAN e a desmilitarização do país. É inevitável a vitória da Rússia na guerra, mas o maior problema virá no pós-guerra porque a Rússia terá que arcar com os custos políticos e militares de manutenção de sua dominação da Ucrânia, além de ter de enfrentar a guerra de guerrilha dos derrotados na guerra que contarão com o apoio das potências ocidentais e da OTAN.  

Putin sabe, também, que a integração da Rússia à economia capitalista globalizada ficou definitivamente comprometida com a permanência dele à frente da Rússia porque o poder mundial do capitalismo transformou este país em pária internacional. Para sobreviver economicamente, a Rússia terá que aprofundar suas relações comerciais com a China. É preciso saber se as relações comerciais com a China compensarão as perdas que terá com o fim do intercâmbio comercial com as potências ocidentais. Se as relações econômicas com a China compensar a perda que terá com o fim do intercâmbio comercial com as potências ocidentais, a Rússia poderá se reerguer da crise atual, Se isto não ocorrer, a Rússia poderá sofrer regressão econômica e terá que enfrentar sérios problemas políticos, econômicos e sociais internos que podem abalar a estrutura de poder do país. Este cenário pode contribuir para a queda de Putin do poder no futuro.

O mundo não é composto apenas por governantes loucos e cegos. A loucura e a cegueira atingiram os dirigentes das empresas que deixaram de estabelecer relações comerciais com a Rússia, como a Apple, Samsung, Microsoft, Facebook, Twitter, Google, Spotfy, YouTube, Boeing, Airbus, Ford, General Motors, Toyota, Shell, British Petroleum, Mastercard, Visa, Amex e McDonald´s, entre outras, alimentando o processo de radicalização contra a Rússia. A loucura e a cegueira alcançaram, também, os governantes da maioria dos países do mundo que, como manada, tomaram decisões quase unânimes de condenação da Rússia pela invasão à Ucrânia na Assembleia Geral da ONU ao invés de atuarem no sentido de buscarem uma solução negociada para o conflito. A ONU, que deveria mediar o conflito, foi dominada, também, pela loucura e pela cegueira ao deixar de ser instrumento de construção da paz mundial e passar a ser instrumento de promoção da guerra. Repetindo Shakespeare “o que passa pela cabeça dessas pessoas que brincam com a morte?”. Eu pergunto: o que se passa pela cabeça dessas pessoas que brincam com o fim da espécie humana?

Loucos e cegos são, também, os fabricantes de armamentos, isto é, a indústria bélica do mundo, especialmente dos Estados Unidos, que fomentam guerras para ganhar dinheiro.   Não é coincidência que os Estados Unidos sejam um dos países que mais se beneficiam economicamente de confrontos armados, já que as maiores exportadoras de armas do mundo são norte-americanas. Dos 10 maiores fabricantes de armas do mundo, seis são norte-americanas, sendo cinco delas líder da indústria bélica mundial. Pudessem ser exibidos à luz do dia, veríamos que os principais patrocinadores dessa guerra fratricida é a indústria bélica, de ambos os lados das trincheiras. A indústria bélica patrocina a guerra na Ucrânia como promoveu outras guerras no passado para ganhar dinheiro. A produção recorde de armamentos, cada vez mais letais e cirúrgicos, necessita ser posta para funcionar na prática. Nas mãos de loucos, essas tecnologias mortíferas acabam promovendo o show de horrores que as emissoras de TV transmitem ao vivo e a cores.

Os loucos governantes das potências ocidentais e dos demais países do mundo e os dirigentes das empresas que boicotam a Rússia adotam cegamente as sanções econômicas e financeiras contra a Rússia subestimando que ela possa usar suas armas nucleares, realizar ataques cibernéticos e desestabilizar a economia mundial com a cessação do suprimento de petróleo e gás natural. Independentemente do uso de armas nucleares, tudo pode piorar bem mais, se Putin assim quiser. A Rússia pode desencadear ataques cibernéticos que podem ter como alvo bancos, empresas, indivíduos e até infraestruturas nacionais fundamentais e, como um dos grandes produtores mundiais de insumos energéticos, pode cessar o suprimento de petróleo e gás natural que pode afetar o crescimento da economia mundial em 2022 graças ao impacto da inflação que poderá se elevar com a possibilidade de os preços do petróleo e do gás natural crescerem vertiginosamente. 

A eclosão de uma nova guerra mundial poderá ocorrer se a asfixia econômica e financeira da Rússia ameaçar desestabilizar o poder de Putin internamente. Putin já está considerando as sanções econômicas e financeiras a ela impostas pelos Estados Unidos e União Europeia como uma declaração de guerra. Por sua vez, a linha vermelha para a OTAN intervir no conflito é se a Rússia ameaçar algum de seus Estados membros quando a aliança militar ocidental será obrigada a defender qualquer Estado membro que seja atacado de acordo com o Artigo 5 da OTAN. Esta situação pode ocorrer a qualquer momento dada a proximidade territorial entre a Rússia e os países da OTAN. Cabe observar que a Rússia e os Estados Unidos têm conjuntamente mais de 8 mil ogivas nucleares. Os riscos são extremamente elevados para a humanidade. Está nas mãos desses loucos a existência futura dos seres humanos.

* Fernando Alcoforado, 82, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021). 

LEÇONS DE LA GUERRE ENTRE LA RUSSIE ET L’UKRAINE

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter huit leçons tirées de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Récemment, les États-Unis, l’OTAN et l’Union européenne se sont unis pour déclencher une guerre économique et financière contre la Russie afin de générer une crise économique interne qui pourrait contribuer au renversement de Wladimir Poutine du pouvoir et faire obéir ce pays aux diktats du pouvoir des grandes puissances économiques et militaires occidentales. La guerre économique et financière contre la Russie a été adoptée face à l’impossibilité d’une intervention militaire directe en Ukraine par l’OTAN, l’alliance militaire occidentale, qui pourrait déclencher une nouvelle guerre mondiale aux conséquences catastrophiques pour l’humanité avec la possibilité de l’utilisation d’armes nucléaires .

Les grandes puissances économiques et militaires occidentales ont exclu l’envoi de troupes pour combattre en Ukraine, utilisant les sanctions économiques et financières comme principal moyen d’affaiblir économiquement la Russie. Les mesures pourraient compromettre jusqu’à 6 % du produit intérieur brut de la Russie, selon Oxford Economics. La réponse des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Union européenne, du Canada, du Japon, de l’Australie et d’autres pays à l’invasion russe de l’Ukraine est sans précédent. Même la Suisse, pays réputé pour sa neutralité et son secret bancaire, a également imposé des sanctions financières à la Russie.

Les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et d’autres pays ont annoncé une série sans précédent de sanctions économiques et financières contre la Russie en réponse à l’invasion de l’Ukraine par ce pays. Parmi les mesures figurent l’exclusion des banques russes du système Swift de transferts financiers internationaux et le gel d’une grande partie des réserves de la Banque centrale russe d’environ 630 milliards de dollars américains détenues à l’étranger. Sans accès à ces réserves financières, la monnaie russe, le rouble, perd de la valeur. Et, les pays n’achetant ou ne vendant plus de produits russes, les négociations ralentissent. Et cela a le potentiel de plonger l’économie russe dans une crise profonde, dans laquelle la production et la consommation diminuent faute d’intrants à produire et de ressources à acheter.

Jamais dans l’histoire de l’humanité une économie d’importance mondiale comme celle de la Russie n’a été la cible de sanctions économiques et financières d’un tel niveau. Il existe un risque élevé que la Russie soit confrontée à une crise financière qui entraînera l’effondrement de ses plus grandes banques. La guerre économique et financière visant à punir la Russie et à faire de ce pays un paria international vise à asphyxier son système économique et financier. Les récentes sanctions ne sont peut-être que les premiers pas vers une rupture grave et durable des liens financiers et économiques de la Russie avec le reste du monde.

L’exclusion des institutions russes du système Swift est la sanction la plus forte, car elle bloque tout type de négociation commerciale et la possibilité que l’argent parvienne au pays. Les sanctions adoptées ont pour objectif politique de contraindre la Russie à négocier la fin de la guerre dans des conditions désavantageuses avec l’Ukraine. Il s’agit cependant d’une solution anodine car elle ne fera pas renoncer la Russie à son intention de faire prévaloir ses objectifs en Ukraine, à savoir le renversement du gouvernement ukrainien, l’écrasement des forces néonazies qui y sont présentes, la reconnaissance des républiques de la des peuples à Donetsk et Louhansk et, surtout, à empêcher l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Cependant, la poursuite de la guerre donnera aux sanctions économiques un potentiel dévastateur pour le PIB, pour la création d’emplois, de revenus et pour le commerce international russe. Cela peut entraîner l’arrêt du processus d’investissement dans le pays, compromettant l’économie d’une manière plus profonde.

Des sanctions économiques et financières contre la Russie pourraient également plonger le monde dans la récession. Les représailles économiques et financières auront probablement des conséquences négatives pour les pays mêmes qui imposent les sanctions et pour l’économie mondiale. La guerre en Ukraine pourrait affecter la croissance de l’économie mondiale en 2022 grâce à l’impact de l’inflation, qui pourrait augmenter avec la possibilité d’une flambée des prix du pétrole et du gaz naturel en cas de réduction ou de suspension de leur approvisionnement par la Russie, ce qui est un des plus grands producteurs mondiaux d’intrants énergétiques. Ce scénario pourrait amener les banques centrales du monde entier à relever plus rapidement les taux d’intérêt pour tenter de contenir l’inflation. Avec des taux d’intérêt plus élevés, l’économie mondiale a tendance à moins croître. Il y a la possibilité d’une récession mondiale ou même d’une dépression mondiale qui pourrait s’ensuivre si le conflit s’étendait au-delà de la sphère restreinte de l’Ukraine.

L’asphyxie à laquelle est soumise l’économie russe peut contribuer à l’affaiblissement du pouvoir de Vladimir Poutine, qu’il soit dû aux défections des classes dirigeantes nationales qui, entravées par les sanctions économiques et financières des grandes puissances occidentales, sont en désaccord avec sa stratégie de guerre en Ukraine .et souhaitent entretenir de bonnes relations avec l’Occident, soit par l’action des forces politiques d’opposition, ce qui peut conduire à un changement dans le commandement politique du pays avec l’éviction de Poutine du pouvoir, mais peut aussi le conduire à la radicalisation dans la confrontation avec les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN pour tenter de se maintenir au pouvoir et de s’imposer face à la puissance des grandes puissances occidentales. Les conséquences pour l’humanité seraient néfastes dans ce dernier cas car le monde serait conduit à une nouvelle guerre mondiale.

Les dirigeants des États-Unis, de l’Union européenne et de l’OTAN oublient que, dans l’histoire de l’humanité, les guerres économiques se sont souvent transformées en véritables guerres. L’asphyxie économique et financière à laquelle, par exemple, l’Allemagne a été soumise par le traité de Versailles après la 1ère guerre mondiale a contribué à l’avènement de la 2ème guerre mondiale. Cette asphyxie économique et financière à laquelle l’Allemagne a été soumise par le traité de Versailles a contribué à l’effondrement de la République démocratique de Weimar et à la montée en puissance du nazisme. Les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN n’empêcheront pas la défaite militaire de l’Ukraine en favorisant la guerre économique et financière contre la Russie, mais ils sauront amener Vladimir Poutine à radicaliser ses actions dans l’affrontement contre ses ennemis car pour lui et pour la Russie c’est un jeu de vie ou de mort. L’avenir de Poutine et de la Russie dépend de l’issue de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Il y a plusieurs leçons à tirer de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. La première leçon est qu’aucun pays au monde n’est certain qu’il ne pourra pas être envahi par les grandes puissances s’il ne sert pas leurs intérêts. La deuxième leçon est que les grandes puissances occidentales, représentées par les États-Unis, l’Union européenne, entre autres, et l’OTAN, peuvent asphyxier l’économie de n’importe quel pays du monde en adoptant des sanctions économiques et financières telles que celles appliquées pour la première fois de l’histoire contre la Russie. La troisième leçon est que l’ONU n’a pas rempli son rôle de médiateur dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine pour éviter les conséquences désastreuses de la guerre et préserver la paix mondiale. La quatrième leçon est que l’inefficacité de l’ONU a contribué à ce que les seigneurs de la guerre des deux côtés cherchent à imposer leur volonté en utilisant la puissance militaire, dans le cas de la Russie, et la puissance économique, dans le cas des grandes puissances occidentales, représentées par le États-Unis, Union européenne, entre autres pays, et OTAN. La cinquième leçon est que le droit international a de nouveau été bafoué avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La sixième leçon est que le monde connaît l’anarchie dans les relations internationales où la loi du plus fort prévaut. La septième leçon est que la puissance de l’industrie de l’armement favorise l’expansion militaire des grandes puissances mondiales pour fomenter des guerres pour gagner de l’argent. La huitième leçon est que la guerre économique des États-Unis, de l’Union européenne et de l’OTAN contre la Russie pourrait être le déclencheur d’une nouvelle guerre mondiale avec la possibilité d’utiliser des armes nucléaires.

De ce qui précède, on peut conclure ce qui suit :

1) Il est nécessaire que chaque nation recherche l’autosuffisance économique pour ne pas subir les conséquences de l’action concertée des grandes puissances occidentales si le pays ne se plie pas à ses intérêts. L’autosuffisance économique est la condition pour qu’aucune nation ne soit asphyxiée par la puissance des grandes puissances comme c’est le cas avec la Russie. Tous les pays doivent rechercher des échanges commerciaux avec le reste du monde, mais sans devenir extrêmement dépendants de l’extérieur.

2) Il faut promouvoir le désarmement mondial avec la fin de l’industrie de guerre dans le monde pour que les guerres ne soient plus fomentées. La paix mondiale ne sera possible qu’avec le désarmement, qui exige la fin de l’industrie mondiale de l’armement pour que les guerres ne soient plus fomentées.

3) Il est impératif de construire un nouvel ordre mondial pour assurer la paix internationale et le progrès de l’humanité. Il est urgent de construire un nouvel ordre mondial pour remplacer l’ordre mondial actuel en faillite qui ne garantit ni la paix internationale ni le progrès de l’humanité.

4) Il y a un besoin pour un gouvernement mondial démocratique avec la restructuration de l’ONU, la transformation de l’Assemblée générale de l’ONU en un parlement mondial et la transformation de la Cour internationale de La Haye restructurée en Cour suprême mondiale pour faire le système international travailler pour le bien de toutes les nations, mettre fin aux guerres et assurer la paix mondiale. Le droit international ne sera respecté et appliqué efficacement qu’avec l’existence d’un système international fonctionnant avec un gouvernement mondial démocratique, un parlement mondial et une Cour suprême mondiale.

* Fernando Alcoforado, 82, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

LESSONS FROM THE WAR BETWEEN RUSSIA AND UKRAINE

Fernando Alcoforado*

This article aims to present eight lessons learned from the war between Russia and Ukraine. Recently, the United States, NATO and the European Union have joined together to unleash an economic and financial war against Russia to generate an internal economic crisis that could contribute to the overthrow of Wladimir Putin from power and make this country obey the dictates of the great Western economic and military powers. The economic and financial war against Russia was adopted in the face of the impossibility of direct military intervention in Ukraine by NATO, the western military alliance, which could trigger a new world war of catastrophic consequences for humanity with the possibility of the use of nuclear weapons.

The major Western economic and military powers have ruled out sending troops to fight in Ukraine, using economic and financial sanctions as the main means to economically weaken Russia. The measures could compromise up to 6% of Russia’s Gross Domestic Product, according to Oxford Economics. The response of the United States, United Kingdom, European Union, Canada, Japan, Australia and other countries to Russia’s invasion of Ukraine is unprecedented. Even Switzerland, a country famous for its neutrality and banking secrecy, has also imposed financial sanctions on Russia.

The United States, the European Union, the United Kingdom and other countries have announced an unprecedented set of economic and financial sanctions on Russia in response to the country’s invasion of Ukraine. Among the measures are the exclusion of Russian banks from the Swift system of international financial transfers and the freezing of much of the Russian Central Bank’s reserves of around US$ 630 billion held abroad. Without access to these financial reserves, Russia’s currency, the ruble, is losing value. Moreover, with countries no longer buying or selling Russian products, negotiations are slowing down. This has the potential to take the Russian economy into a deep crisis, in which production and consumption dwindle for lack of inputs to produce and resources to buy.

Never in the history of humanity has an economy of worldwide importance as Russia’s been the target of economic and financial sanctions of this level. There is a high risk that Russia will face a financial crisis that will cause its biggest banks to collapse. The economic and financial war aimed at punishing Russia and turning this country into an international pariah aims to asphyxiate its economic and financial system. The recent sanctions may be just the first steps towards a severe and lasting severing of Russia’s financial and economic ties with the rest of the world.

The exclusion of Russian institutions from the Swift system is the strongest sanction, because it blocks any type of commercial negotiation and the possibility of the money reaching the country. The sanctions adopted have the political objective of forcing Russia to negotiate an end to the war at a disadvantage with Ukraine. It is, however, an innocuous solution because it will not make Russia abandon its intention of making its objectives prevail in Ukraine, that is, the overthrow of the Ukrainian government, the crushing of the neo-Nazi forces existing there, the recognition of the people republics in Donetsk and Luhansk and, above all, to prevent Ukraine from joining NATO. However, the continuation of the war will make the economic sanctions have devastating potential for the GDP, for the generation of jobs, income and for Russian international trade. This may result in the cessation of the investment process in the country, compromising the economy in a more profound way.

Economic and financial sanctions on Russia could also send the world into recession. Economic and financial retaliation is likely to have negative consequences for the very countries that are imposing the sanctions and for the global economy. The war in Ukraine could affect the growth of the world economy in 2022 thanks to the impact of inflation, which could rise with the possibility of oil and natural gas prices soaring if there is a reduction or suspension of their supply by Russia, which is one of the world’s largest producers of energy inputs. This scenario could lead central banks around the world to raise interest rates faster in an attempt to contain inflation. With higher interest rates, the global economy tends to grow less. There is the possibility of a global recession or even global depression that could ensue if the conflict spreads beyond Ukraine’s restricted sphere.

The asphyxia to which Russia’s economy is subjected can contribute to the weakening of Vladimir Putin’s power, whether due to the defections of the domestic ruling classes that, hampered by the economic and financial sanctions of the great Western powers, disagree with his war strategy in Ukraine and wish to maintain good relations with the West, either through the action of opposition political forces, which can lead to a change in the political command of the country with Putin’s removal from power, but can also lead him to radicalization in the confrontation with the United States, the European Union and NATO in an attempt to maintain itself in power and impose itself in the face of the power of the great Western powers. The consequences for humanity would be harmful in the latter case because the world would be driven to a new world war.

The leaders of the United States, the European Union and NATO are forgetting that, in the history of humanity, economic wars have often turned into real wars. The economic and financial asphyxia to which, for example, Germany was subjected by the Treaty of Versailles after the 1st World War contributed to the advent of the 2nd World War. This economic and financial asphyxia to which Germany was subjected by the Treaty of Versailles contributed to the collapse of the Weimar Democratic Republic and the rise to power of Nazism. The United States, the European Union and NATO will not prevent the military defeat of Ukraine by promoting the economic and financial war against Russia, but they will be able to make Vladimir Putin radicalize his actions in the confrontation against his enemies because for him it is a game of life or death. The future of Putin and Russia depends on the outcome of the war between Russia and Ukraine.

There are several lessons from the war between Russia and Ukraine. The first lesson is that no country in the world is certain that it cannot be invaded by the great powers if it does not serve their interests. The second lesson is that the great Western powers, represented by the United States, the European Union, among other countries, and NATO,  can asphyxiate the economy of any country in the world with the adoption of economic and financial sanctions such as those carried out for the first time in history against Russia. The third lesson is that the UN has not fulfilled its role of mediating the conflict between Russia and Ukraine to avoid the disastrous consequences of the war and preserve world peace. The fourth lesson is that the ineffectiveness of the UN contributed to the warlords on both sides seeking to impose their will with the use of military power, in the case of Russia, and economic power, in the case of major Western powers, represented by the United States, European Union, among other countries, and NATO. The fifth lesson is that international law was once again flouted with Russia’s invasion of Ukraine. The sixth lesson is that the world experiences anarchy in international relations in which the law of the strongest prevails. The seventh lesson is that the power of the arms industry promotes the military expansion of the world’s great powers to foment wars to make money. The eighth lesson is that the economic war of the United States, the European Union and NATO against Russia could be the trigger for a new world war with the possibility of using nuclear weapons.

From the above, the following can be concluded:

1) There is a need for each nation to seek economic self-sufficiency to prevent it from suffering the consequences of the concerted action of the great Western powers if the country does not bend to its interests. Economic self-sufficiency is the condition for no nation to be asphyxiated by the power of the great powers as is happening with Russia. All countries must seek commercial exchange with the rest of the world, but without becoming extremely dependent on the outside.

2) There is a need to promote world disarmament with the end of the war industry in the world so that wars are no longer fomented. World peace will only be possible with disarmament, which demands the end of the world’s arms industry so that wars are no longer fomented.

3) There is an imperative need to build a new world order to ensure international peace and the progress of humanity. There is an urgent need to build a new world order to replace the current bankrupt world order that does not guarantee international peace and the progress of humanity.

4) There is a need for a democratic world government with the restructuring of the UN, the transformation of the UN General Assembly into a world parliament and the transformation of the restructured International Court of The Hague into the World Supreme Court to make the international system work for the benefit of all nations, end wars and secure world peace. International Law will only be respected and applied effectively with the existence of an international system that operates with a democratic world government, a world parliament and a World Supreme Court.

* Fernando Alcoforado, 82, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

AS LIÇÕES DA GUERRA ENTRE RÚSSIA E UCRÂNIA

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar oito lições extraídas da guerra entre Rússia e Ucrânia. Recentemente, os Estados Unidos, a OTAN e a União Europeia se uniram para desencadear uma guerra econômica e financeira contra a Rússia para gerar uma crise econômica interna que possa contribuir para a derrubada de Wladimir Putin do poder e fazer com que este país obedeça aos ditames das grandes potências econômicas e militares ocidentais. A guerra econômica e financeira contra a Rússia foi adotada diante da impossibilidade de uma intervenção militar direta na Ucrânia pela OTAN, a aliança militar ocidental, que poderia desencadear uma nova guerra mundial de consequências catastróficas para a humanidade com a possibilidade do uso de armas nucleares.

As grandes potências econômicas e militares ocidentais descartaram o envio de tropas para combater na Ucrânia, usando as sanções econômicas e financeiras como o principal meio para enfraquecer economicamente a Rússia. As medidas podem comprometer até 6% do Produto Interno Bruto da Rússia, segundo a Oxford Economics. A resposta dos Estados Unidos, Reino Unido, União Europeia, Canadá, Japão, Austrália e outros países à invasão da Rússia na Ucrânia é inédita. Até mesmo a Suíça, país famoso por sua neutralidade e sigilo bancário, impôs, também, sanções financeiras à Rússia.  

Estados Unidos, União Europeia, Reino Unido e outros países anunciaram um conjunto de sanções econômicas e financeiras à Rússia sem precedentes, em resposta à invasão do país à Ucrânia. Entre as medidas estão a exclusão de bancos russos do sistema Swift de transferências financeiras internacionais e o congelamento de boa parte das reservas do Banco Central da Rússia da ordem de US$ 630 bilhões mantidas no exterior. Sem acesso a essas reservas financeiras, a moeda da Rússia, o rublo, vai perdendo valor. E, com os países deixando de comprar produtos russos ou de vender, as negociações vão diminuindo. E isso tem o potencial de levar a economia russa a uma crise profunda, em que a produção e o consumo vão minguando por falta de insumos para produzir e de recursos para comprar.  

Nunca na história da humanidade uma economia com a importância mundial como a da Rússia foi alvo de sanções econômicas e financeiras desse nível. Há um alto risco de a Rússia enfrentar uma crise financeira que leve seus maiores bancos ao colapso. A guerra econômica e financeira destinada a punir a Rússia e transformar este país em um pária internacional visa asfixiar seu sistema econômico e financeiro. As sanções recentes podem ser apenas os primeiros passos para um corte severo e duradouro dos laços financeiros e econômicos da Rússia com o resto  do mundo.

A exclusão das instituições russas do sistema Swift é a mais forte sanção, porque trava qualquer tipo de negociação comercial e a possibilidade de que o dinheiro chegue ao país. As sanções adotadas têm o objetivo político de forçar a Rússia a negociar o fim da guerra em condições desvantajosas com a Ucrânia. Trata-se, entretanto, de uma solução inócua porque não fará a Rússia abandonar seu propósito de fazer com que seus objetivos se imponham na Ucrânia, isto é, a derrubada do governo ucraniano, o esmagamento das forças neonazistas lá existentes, o reconhecimento das repúblicas populares de Donetsk e Luhansk e, sobretudo, impedir que a Ucrânia se incorpore à OTAN. No entanto, a continuidade da guerra fará com que as sanções econômicas tenham potencial devastador para o PIB, para a geração de emprego, de renda e para o comércio internacional russo. Disto pode resultar a cessação do processo de investimento no país comprometendo a economia de forma mais profunda.

Sanções econômicas e financeiras à Rússia podem levar, também, o mundo à recessão. Retaliações econômicas e financeiras devem ter consequências negativas para os próprios países que estão impondo as sanções e à economia global. A guerra da Ucrânia pode afetar o crescimento da economia mundial em 2022 graças ao impacto da inflação que poderá se elevar com a possibilidade de os preços do petróleo e do gás natural crescerem vertiginosamente se houver a redução ou suspensão de seu suprimento pela Rússia que é um dos grandes produtores mundiais de insumos energéticos. Este cenário pode levar os bancos centrais de todo o mundo a elevar as taxas de juros de forma mais rápida, numa tentativa de conter a inflação. Com juros mais altos, a economia global tende a crescer menos. Há a possibilidade de uma recessão global ou mesmo depressão global que poderá ocorrer caso o conflito se generalize deixando a esfera restrita da Ucrânia.

A asfixia em que está submetida a economia da Rússia pode contribuir para que haja o enfraquecimento do poder de Wladimir Putin seja por defecções das classes dominantes internas que,  prejudicadas pelas sanções econômicas e financeiras das grandes potências ocidentais, discordem de sua estratégia de guerra na Ucrânia e desejam manter boas relações com o Ocidente, seja pela ação das forças políticas de oposição, as quais podem levar à mudança no comando político do país com o afastamento de Putin do poder, mas pode, também, conduzi-lo à radicalização no confronto com os Estados Unidos, a União Europeia e a OTAN como tentativa de se manter no poder e se impor diante do poder das grandes potências ocidentais. As consequências para humanidade seriam nefastas neste último caso porque o mundo seria levado a uma nova guerra mundial.

Os dirigentes dos Estados Unidos, União Europeia e OTAN estão se esquecendo que, na história da humanidade, as guerras econômicas se transformaram muitas vezes em guerras reais. A asfixia econômica e financeira a que foi submetida, por exemplo, a Alemanha pelo Tratado de Versalhes após a 1ª Guerra Mundial contribuiu para o advento da 2ª Guerra Mundial. Esta asfixia econômica e financeira em que foi submetida a  Alemanha pelo Tratado de Versalhes contribuiu para a derrocada da República democrática de Weimar e a ascensão ao poder do nazismo. Estados Unidos, União Europeia e OTAN não impedirão a derrota militar da Ucrânia ao promoverem a guerra econômica e financeira contra a Rússia, mas poderão fazer com que Wladimir Putin radicalize suas ações no confronto contra seus inimigos porque se trata para ele para a Rússia de um jogo de vida ou morte. O futuro de Putin e da Rússia dependem do desfecho da guerra entre Rússia e Ucrânia.    

Várias são as lições da guerra entre a Rússia e a Ucrânia. A primeira lição é a de que nenhum país do mundo está seguro de que não possa ser invadido pelas grandes potências se não atender a seus interesses. A segunda lição é a de que o poder das grandes potências ocidentais, representado pelos Estados Unidos, União Europeia, entre outros países, e a OTAN, pode asfixiar a economia de qualquer país do mundo com a adoção de sanções econômicas e financeiras como as realizadas pela primeira vez na história contra a Rússia. A terceira lição é a de que a ONU não cumpriu o seu papel de mediar o conflito entre a Rússia e a Ucrânia para evitar as nefastas consequências da guerra e preservar a paz mundial. A quarta lição é a de que a inoperância da ONU contribuiu para que os senhores da guerra de ambos os lados procurassem impor suas vontades com o uso do poder militar, no caso da Rússia, e do poder econômico, no caso grandes potências ocidentais, representado pelos Estados Unidos, União Europeia, entre outros países, e a OTAN. A quinta lição é a de que o Direito Internacional foi mais uma vez desrespeitado com a invasão da Ucrânia pela Rússia. A sexta lição é a de que o mundo vivencia a anarquia nas relações internacionais em que prevalece a lei do mais forte. A sétima lição é que o poder da indústria bélica promove a expansão militar das grandes potências do mundo para fomentar guerras para ganhar dinheiro. A oitava lição é a de que a guerra econômica dos Estados Unidos, União Europeia e OTAN contra a Rússia pode ser o estopim de uma nova guerra mundial com a possibilidade de uso de armas nucleares.

Pelo exposto, pode-se concluir o seguinte:

1) Há a necessidade de cada nação buscar a autossuficiência econômica para evitar que ela sofra as consequências da ação concertada das grandes potências ocidentais se o país não se dobrar a seus interesses. A autossuficiência econômica é a condição para que nenhuma nação seja asfixiada pelo poder das grandes potências como está acontecendo com a Rússia. Todos os países devem buscar o intercâmbio comercial com o resto do mundo, mas sem se tornarem extremamente dependentes do exterior.  

2) Há a necessidade de promover o desarmamento mundial com o fim da indústria bélica no mundo para que as guerras não sejam mais fomentadas. A paz mundial só será possível com o desarmamento que exige o fim da indústria bélica no mundo para que as guerras não sejam mais fomentadas.   

3) Há a necessidade imperiosa da construção de uma nova ordem mundial para assegurar a paz internacional e o progresso da humanidade. Urge a construção de uma nova ordem mundial para substituir a falida ordem mundial atual que não assegura a paz internacional nem o progresso da humanidade.

4) Há a necessidade de um governo democrático mundial com a reestruturação da ONU, a transformação da Assembleia Geral da ONU em parlamento mundial e a transformação da Corte Internacional de Haia reestruturada em Suprema Corte Mundial para fazer com que o sistema internacional funcione em benefício de todas as nações, acabe com as guerras e assegure a paz mundial.  O Direito Internacional só será respeitado e aplicado com efetividade com a existência de sistema internacional que opere com um governo democrático mundial, um parlamento mundial e uma Suprema Corte Mundial.    

* Fernando Alcoforado, 82, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021). 

A ENGENHARIA COMO SOLUÇÃO PARA EVITAR ALAGAMENTOS, ENCHENTES E INUNDAÇÕES NAS CIDADES (I)

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo mostrar como a Engenharia pode contribuir para evitar alagamentos, enchentes e inundações nas cidades. É preciso ressaltar que alagamento é um evento que ocorre quando o sistema de drenagem existente em uma determinada área não dá vazão ao volume de água resultante de precipitações pluviométricas. Enchente é um evento que ocorre quando, devido ao aumento da vazão, há o transbordamento das águas até as margens de um rio ou de um lago que normalmente não são alagadas ou quando um canal de drenagem atinge seu nível máximo. As inundações podem ser fluviais quando há o transbordamento das águas de um rio ou de um lago além de suas margens, elas podem ser artificiais quando são causadas pelo rompimento de uma represa ou barragem e podem ser marítimas com o transbordamento das águas do mar causadas por ressacas, tsunamis ou pela elevação do nível do mar devido ao aquecimento global.

Neste artigo são abordados os tópicos seguintes:

1A ausência de controle e gestão dos alagamentos, enchentes e inundações no Brasil

2. O aquecimento global e o agravamento das inundações no mundo

3. Como a Engenharia pode solucionar os problemas de alagamentos, enchentes e inundações

4. A prevenção contra enchentes e inundações no mundo

5. O que fazer para promover o controle e a gestão de alagamentos, enchentes e inundações nas cidades

1. A ausência de controle e gestão dos alagamentos, enchentes e inundações no Brasil

Tem sido recorrente a ocorrência de alagamentos, enchentes e inundações nas cidades brasileiras. Esses eventos revelam que os poderes públicos não planejam as cidades brasileiras de forma racional com o uso adequado da Engenharia, entre outras medidas indispensáveis. É bastante evidente que alagamentos, enchentes e inundações causam muitos impactos extremamente negativos. Elas danificam propriedades e colocam em risco a vida de humanos e outros seres vivos. Algumas inundações altas e prolongadas podem comprometer o tráfego de veículos em áreas que não estão em nível elevado. A inundação pode interferir na drenagem e no uso econômico da terra. Estragos estruturais podem ocorrer em pilares de pontes e viadutos, sistemas de água e esgoto, sistemas de energia e outras estruturas situadas na área de inundações. As perdas financeiras devido a inundações são bastante elevadas [2].

No Brasil, deslizamentos de terra provocadas por chuvas acontecem em todo o território nacional e são mais comuns durante os meses de verão. Isso se deve ao fato desta estação do ano ser a mais chuvosa no País, com precipitações recorrentes e intensas em diversas regiões. Além das causas naturais associadas a esse fenômeno, a urbanização desordenada, sem planejamento, potencializou a sua ocorrência com as construções realizadas nas encostas de morros e serras, lugares já altamente suscetíveis aos movimentos de massa. Nesse processo, a população de baixa renda, que não dispõe de meios suficientes para comprar ou alugar uma casa nas áreas centrais da cidade, se desloca para as áreas periféricas e zonas de maior risco, como as encostas de morros. Lá são fixadas residências, comércios e outros estabelecimentos, o que adiciona peso ao solo. Soma-se a isso a retirada da cobertura vegetal para a abertura de áreas para construção, o que causa a remoção da proteção natural do solo contra o impacto direto da água da chuva.

No Brasil, 5,7% de seu território apresenta risco muito elevado para esse tipo de movimento de massa. As regiões Sul e Sudeste concentram o maior número de áreas de alto risco de deslizamentos. Uma das áreas mais afetadas é a região serrana do Rio de Janeiro. Um dos desastres mais recentes aconteceu na cidade de Petrópolis. Onze anos antes do ocorrido em Petrópolis, a região serrana do Rio de Janeiro vivenciou a tragédia que é considerada uma das piores catástrofes naturais do Brasil. Em 2011, as chuvas provocaram deslizamentos de grandes proporções nos municípios de Petrópolis, Nova Friburgo e Teresópolis. O total de vítimas fatais chegou a 918.

Em Salvador, quase metade da população vive em áreas com risco de desabamento e alagamento, diz o IBGE. Salvador lidera o ranking do Nordeste com o maior número de pessoas vivendo em áreas com risco de desabamento e alagamento. A capital baiana ocupa o 3º lugar no ranking de todo o país. A ocupação desordenada na cidade é considerada como uma das causas dos desastres que já provocaram muitas mortes. Segundo a Defesa Civil de Salvador (Codesal), Salvador tem 400 áreas de risco e, nestes locais, são mais de mil pontos de perigo. As áreas que correm mais riscos na capital baiana são os bairros de São Caetano, Bom Juá e Castelo Branco. Além desses problemas, a população de Salvador sofre com falta de infraestrutura de escoamento da água que contribui para a ocorrência de alagamentos. Salvador não apresenta um sistema de escoamento eficiente da água. Há falta de investimento público na infraestrutura urbana de Salvador. Nas gestões do ex-prefeito de Salvador, ACM Neto, e do seu sucessor e atual gestor municipal, Bruno Reis, já foram realizadas 102 obras de muros de contenção e 206 geomantas em áreas de risco que é um eficaz sistema permeável de estrutura tridimensional ou bidimensional, utilizada no revestimento de superfícies e proteção do solo contra intempéries em áreas sujeitas à erosão, mas que são insuficientes.

Mas, além dos riscos de deslizamentos, temos, no Brasil, o risco de rompimento de barragens. Das 24 mil barragens do Brasil, apenas 780 passaram por fiscalização, segundo a Agência Nacional de Águas (ANA) com base em dados de 2017. O Brasil tem 156 barragens em condição crítica espalhadas pelo país segundo a Agência Nacional de Águas (ANA). No Brasil, existem 780 barragens de rejeitos de mineração como a de Brumadinho (MG) que foi o acidente mais letal já registrado pelo setor de mineração no Brasil, com 241 vítimas fatais. Em 5 de novembro de 2015, a barragem de rejeitos no distrito de Bento Rodrigues, em Mariana, MG despejou 50 a 60 milhões de metros cúbicos de lama equivalente ao volume do Pão de Açúcar, no Rio de Janeiro, que tem 48 milhões de metros cúbicos. Em 25 de janeiro de 2019, o acidente mais letal já registrado pelo setor de mineração no Brasil, com 241 vítimas fatais, aconteceu em Brumadinho, também em Minas Gerais. 

Recentemente, várias regiões do Brasil foram afetadas por chuvas intensas e inundações que trouxeram mortes e destruição de edificações e infraestruturas. Nas recentes inundações da Bahia, houve 25 mortes, 517 pessoas feridas, 643 mil pessoas atingidas pela tragédia, 92 mil pessoas tiveram que deixar suas casas e 37 mil pessoas ficaram completamente desabrigadas. Em Minas Gerais, seis pessoas morreram, 3 mil moradores ficaram desabrigados e 13 mil foram desalojados. Em São Paulo, 3 mil pessoas ficaram desalojadas e 21 morreram. Em Petrópolis, houve 229 mortos com 775 deslizamentos de terra.

2. O aquecimento global e o agravamento das inundações no mundo

O aquecimento global pode colaborar para a ocorrência de chuvas intensas e de inundações. Devido ao aquecimento global, a atmosfera retém mais umidade, o que significa que, quando as nuvens de chuva se tornam densas, mais água é liberada. Até o fim do século XXI, tempestades de grande magnitude serão mais frequentes, segundo estudo publicado pelo periódico Geophysical Research Letters, usando simulações de computador. As inundações que devastaram algumas cidades do oeste e do sul da Alemanha, Henan na China e Londres na Inglaterra em 2020 demonstram a vulnerabilidade de áreas altamente populosas do mundo a enchentes catastróficas. As enchentes catastróficas que varreram a Europa e a China são um alerta de que represas, diques e sistemas de drenagem mais fortes são tão urgentes quanto medidas de prevenção em longo prazo contra as mudanças climáticas porque eventos climáticos que já foram raros estão cada vez mais comuns. Cortes drásticos em emissões de gases do efeito estufa são certamente necessários para combater a mudança climática que, no entanto, não resfriarão o planeta a curto e médio prazo. Enquanto o clima da Terra não se estabilizar, cada país precisará preparar suas cidades para enfrentar eventos extremos no clima [5]. 

Uma análise global exaustiva das chuvas e dos rios no mundo realizada pela University of New South Wales mostra sinais de uma mudança radical nos padrões de fluxo das vazões dos rios, com a ocorrência de inundações mais intensas nas cidades. Esta é a conclusão de um estudo exaustivo dos sistemas pluviais, com base em dados coletados de mais de 43 mil estações de precipitação pluviométrica e 5,3 mil sites de monitoramento de rios em 160 países. O estudo, realizado por engenheiros da University of New South Wales em Sydney e que aparece na última edição da revista Scientific Reports, explorou como o aumento das temperaturas locais contribui para a mudança climática e pode afetar os fluxos das vazões dos rios [4].  

Os desastres relacionados com a água representam 90% de todos os desastres em número de pessoas afetadas em todo o mundo. Os custos sociais e econômicos aumentaram nas últimas décadas e, de acordo com os palestrantes do Painel de Alto Nível sobre Água e Desastres Naturais no 8º Fórum Mundial da Água, a tendência continuará a aumentar se uma ação não for implementada para resolver este problema. Até 2017, os desastres naturais relacionados com a água causaram perdas mundiais de US$ 306 bilhões. Entre 1980 e 2016, 90% dos desastres estão relacionados com o clima. Em 2016, das perdas globais, 31% foram devidas a tempestades, 32% atribuídas a inundações e 10% a temperaturas extremas [3]. As inundações são responsáveis pela morte de quase o dobro do número de pessoas do que tornados e furacões juntos.  

3. Como a Engenharia pode solucionar os problemas de alagamentos, enchentes e inundações  

Um impacto importante resultante de alagamentos provocados por chuvas intensas é o deslizamento de terra. Um deslizamento de terra é um fenómeno geológico e climático que inclui um amplo espectro de movimentos do solo, como quedas de rochas, escorregamentos em profundidade e correntes de detritos. O deslizamento é, na verdade, apenas uma categoria dos chamados movimentos de massa, que envolve o descolamento e o transporte de solo ou declive de material rochoso [1]. Na Antiguidade já se adotava métodos que incluíam o plantio de vegetação para reter o excesso de água nas encostas para reduzir o fluxo de água e a construção de aluviões (canais artificiais para desviar a água das enchentes), construção de diques, barragens, reservatórios ou tanques para armazenar água extra durante os períodos de inundação [1].

Para evitar o deslizamento do solo, uma das medidas é fazer com que a água que desce nas encostas das montanhas seja drenada e perca velocidade ou se infiltre no solo com o uso de vegetação. Outra medida, mais segura, é construir terraços em forma de degraus para proteger o solo da ação da água da chuva. Finalmente, pode-se utilizar cortinas atirantadas que são muros robustos feitos principalmente com concreto e que, em paralelo, exigem intervenções no solo para dar sustentação à obra. Algumas das técnicas comuns usadas nas encostas consiste na instalação de bermas de rocha para ajudar na estabilidade dos taludes visando segurar blocos, rip-raps de rochas ou enrocamento de pedras, sacos de areia, manutenção de encostas normais com vegetação ou aplicação de cimentos em solo com declives mais íngremes e construção ou expansão de drenagem [1]. Evitar a retirada da vegetação de morros e não plantar árvores pesadas e de raízes curtas, descartar lixo e dejetos adequadamente e criar canais para o escoamento da água são, também, algumas medidas preventivas contra o deslizamento do solo. 

As obras de engenharia que podem prevenir e mitigar os efeitos das enchentes e inundações nas cidades são as seguintes: 1) Construção de grandes piscinas (piscinões) que são grandes tanques de água subterrânea para armazenar as águas; 2) Colocação obrigatória de pisos drenantes permeáveis nos enormes pátios de estacionamentos de shoppings, supermercados e cinemas para permitir a infiltração da água em parte do solo, sendo o mesmo para áreas de monumentos e espaços em torno de prédios; 3) Uso de drenos e calhas em volta de todas as casas para desviar a água da chuva para um reservatório ou área de disposição; 4) Manutenção, sempre que possível, de algumas áreas verdes para que a água seja absorvida pelo solo; 5) Retificação de rios e córregos e construção de represas e canais em grandes rios; 6) Monitoramento meteorológico do clima da cidade para identificar a ocorrência de eventos extremos; e, 7) Implementação de um sistema de defesa civil que deve ser capaz de pelo menos alertar as pessoas e ter um esquema para removê-las das casas em tempo com alguns pertences e acomodá-los [1].

Cuidar para evitar inundações em áreas urbanas consiste, também, em: 1) manter ruas e calçadas sempre limpas; 2) limpar e desentupir bueiros e fazer drenagem de águas pluviais; 3) manter os canais de chuva livres de galhos e folhas de árvores para evitar o entupimento e, consequentemente, o retorno da água; 4) colocar sacos de lixo nas calçadas apenas próximo do momento em que o caminhão de coleta de lixo chegar, evitando que sejam puxados para dentro do bueiro quando chover; 5) ter uma bomba de drenagem à mão se a inundação não puder ser evitada; e 6) usar tecnologia holandesa e britânica à prova de inundação como uma casa anfíbia flutuante que permite que ela flutue da mesma forma que um barco [1].

Outras obras de engenharia que podem evitar e amenizar os efeitos das enchentes são as seguintes: 1) Em rodovias, com a implantação de tubulões de aço que deveria levar a água por gravidade para longe da estrada; e, 2) Retificação de rios e córregos, construção de barragens e canais nos grandes rios. Os especialistas em hidrologia recomendam, para evitar enchentes, a adoção das medidas seguintes: 1) Combate à erosão com a redução ao máximo do assoreamento das drenagens naturais e construídas por meio de rigoroso e extensivo combate à erosão do solo, assim como ao lançamento irregular de lixo urbano e ao entulho de construção civil, bem como a ampliação das calhas dos rios; 2) Combate à impermeabilização do solo com a criação de reservatórios domésticos e empresariais, assim como a ampliação de áreas verdes; 3) Proibição de tráfego em avenidas de grande circulação quando rios próximos  transbordam; 4) Implantação de faixas das avenidas cobertas por vegetação que, em casos de transbordamento de rios ou córregos, a água seja absorvida pelo solo livre de calçamento; 5) Preparo de pequenos e grandes córregos do centro urbano para dar suporte ao aumento da água e atuar como barreiras de contenção; 6) Revisão de áreas ocupadas com a ação contínua de planejamento e de ordenamento territorial; e, 7) Ação e planejamento com a elaboração de plano para enfrentar a ocorrência de enchentes bem como as variações climáticas extremas e a construção de reservatórios capazes de armazenar bilhões de metros cúbicos de água e sua utilização para fins não-potáveis [1].  

Em muitos países, os rios propensos a inundações são cuidadosamente gerenciados. Defesas como diques, reservatórios e represas são usadas para impedir que os rios transbordem.  

4. A prevenção contra enchentes e inundações no mundo  

No mundo, a Holanda se destaca na prevenção de enchentes e inundações com um eficiente sistema de defesa composto por técnicas de controle de enchentes e inundações desenvolvidas desde a Idade Média e por futurísticas estruturas de aço operadas por computadores, que se movem para controlar as enchentes causadas pelo aumento no nível da água após as tempestades [7]. As cidades holandesas se reinventaram como centros da engenhosidade ambiental. A Holanda foi o primeiro país a adotar a construção de instalações como estacionamentos que se transformam em reservatórios de emergência. Instalou praças, jardins e quadras de basquete em bairros carentes que também funcionam como lagoas de retenção.  

As medidas de correção e prevenção para minimizar os danos causados pelas inundações são classificadas, de acordo com sua natureza, em medidas estruturais e não estruturais. As medidas estruturais compreendem as obras de engenharia. Medidas não estruturais são aquelas que buscam prevenir e / ou reduzir os danos e consequências das inundações, não por meio de obras de engenharia, mas pela introdução de normas, regulamentos e programas que visam, por exemplo, disciplinar o uso e ocupação do solo, implementação de sistemas de alerta e conscientização da população. As ações não estruturais buscam disciplinar a ocupação territorial, o comportamento das pessoas e as atividades econômicas. Ao delimitar áreas sujeitas à inundação dependendo do risco, é possível estabelecer um zoneamento e os respectivos regulamentos para a construção, ou para possíveis obras de proteção individual (como a instalação de comportas, portas estanques e outras) a serem incluídas em edifícios existentes. Da mesma forma, algumas áreas podem ser desapropriadas para serem usadas como praças, parques, estacionamentos e outros usos [1]. 

5. O que fazer para promover o controle e a gestão de alagamentos, enchentes e inundações nas cidades[6]

 A prefeitura municipal tem um papel fundamental no sentido de evitar alagamentos, enchentes e inundações nas cidades. Para tanto, deve elaborar um plano diretor de desenvolvimento municipal que contemple, entre outras medidas, a adoção de soluções para minimizar ou eliminar os riscos enfrentados pela população, a identificação sistemática de áreas de risco a fim de estabelecer regras de assentamento da população. Pela Constituição Federal, esse plano é obrigatório para municípios com mais de 20 mil habitantes. Além disso, deve fiscalizar as áreas de risco, evitando o assentamento perigoso, aplicar multas, quando o morador não atender às recomendações, elaborar plano de evacuação com sistema de alarme e indicar as áreas que são seguras para construção, com base no zoneamento. Todo morador deve ser informado do que e como fazer para não ser atingido pelas enchentes. 

Três órgãos são essenciais nas ações de prevenção a enchentes em um município: 1) o órgão municipal de defesa civil que é responsável pela execução, coordenação e mobilização de todas as ações de defesa civil no município cuja principal atribuição é conhecer e identificar os riscos de desastres no município, preparando a população para enfrentá-los com a elaboração de planos específicos; 2) o órgão responsável pelo serviço de meteorologia responsável por informar a previsão do clima da cidade e/ou região; e, 3) os núcleos comunitários de defesa civil, que são pessoas que trabalham de forma voluntária nas atividades de defesa civil, para colaborar com o órgão da defesa civil visando a participação da comunidade preparando-a para dar pronta resposta aos desastres. Cabe ao prefeito determinar a criação do órgão da defesa civil. 

É imprescindível que os governos em todos os seus níveis (federal, estadual e municipal) preparem planos de contingência para evacuarem as populações que possam ser atingidas em consequência de alagamentos, enchentes e inundações minimizando, desta forma, as mortes e os prejuízos delas decorrentes. Compete aos governos federal e estadual fiscalizar e monitorar as barragens e adotar medidas que impeçam o seu rompimento. Pode-se afirmar que os prejuízos e o elevado número de mortos nas tragédias recentes que atingiram várias cidades e regiões do Brasil e do mundo tem muito a ver com a inação das autoridades antes e durante as inundações. O poder público só atuou depois da tragédia o que não deixa de ser um fato lamentável. Prevenção é a palavra-chave quando o assunto é alagamento, enchente e inundação. Grande parte dos recursos deveria ser destinada à prevenção e não para a cobertura de prejuízos como ocorre atualmente. Gasta-se muito menos com a prevenção de alagamentos, enchentes e inundações do que com a reconstrução de edificações e infraestruturas. 

REFERÊNCIAS 

1. Alcoforado, Fernando. Como preparar as cidades contra eventos climáticos extremos. Disponível no website <https://www.academia.edu/38323819/COMO_PREPARAR_AS_CIDADES_CONTRA_EVENTOS_CLIM%C3%81TICOS_EXTREMOS_pdf>, 10/02/2019.

2. Alcoforado, Fernando. Flood control and its management. Publicado em 30/11/2018 no Journal of Atmospheric & Earth Sciences. Disponível no website <http://www.heraldopenaccess.us//fulltext/Atmospheric-&-Earth-Sciences/Flood-Control-and-its-Management.pdf&gt;.

3. Russi, A. Catástrofes relacionadas à água causaram perdas mundiais de US$ 306 bi em 2017. Disponível no website <https://www.correiobraziliense.com.br/app/noticia/forummundialdaagua/2018/03/20/interna_forum_mundial_agua,667251/catastrofes-relacionados-a-agua-causaram-perdas-de-us-306-bilhoes.shtml>, 2018. 

4. University of New South WalesMudanças Climáticas: Estudo estima a tendência de inundações mais intensas nas cidades e secas nas áreas rurais. Disponível no website <https://www.ecodebate.com.br/2017/08/17/mudancas-climaticas-estudo-estima-tendencia-de-inundacoes-mais-intensas-nas-cidades-e-secas-nas-areas-rurais/>, 2017.

5. Veja. Enchentes podem se tornar 14 vezes mais comuns na Europa até 2100. Disponível no website <https://veja.abril.com.br/ciencia/enchentes-podem-se-tornar-14-vezes-mais-comuns-na-europa-ate-2100/>, 2021. 

6. ALEXANDER, David. Disaster and Emergency Planning for Preparedness, Response, and Recovery. Disponível no website <http://naturalhazardscience.oxfordre.com/view/10.1093/acrefore/9780199389407.001.0001/acrefore-9780199389407-e-12>. 

7. GAUCHAZH MUNDO. Holanda é exemplo na prevenção de enchentes. Disponível no website <https://gauchazh.clicrbs.com.br/mundo/noticia/2012/11/holanda-e-exemplo-na-prevencao-de-enchentes-3961690.html>.

* Fernando Alcoforado, 82, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021). 

THE REAL CAUSE OF THE WAR IN UKRAINE AND THE CURRENT WARS IN THE WORLD

Fernando Alcoforado*

The real cause of the war between Russia and Ukraine is not being considered by many international policy analysts. Out of ignorance or because they are at the service of those who foment this war among so many that took place from the 20th century onwards, these analysts do not reveal that the arms industry is the real cause of wars in the world. It was the war industry, especially in the United States, which, after the end of the Soviet Union, encouraged the maintenance of NATO, a military alliance created to face the Soviet Union and its allies after the 2nd World War. The logical and rational decision would be the dissolution of NATO after the end of the Soviet Union, as happened with the Warsaw Pact, a military alliance of European socialist countries.

NATO (North Atlantic Treaty Organization) was created in the context of the Cold War, in 1949, with its main objective to contain the expansion of socialism in Western Europe. One of NATO’s pillars is to guarantee the security of its member countries, which can occur diplomatically or with the use of military forces. NATO member countries provide part of their military contingent for eventual actions of this size, because the organization does not have its own military force. Most of the operations carried out by NATO were developed in the Northern Hemisphere, such as in Afghanistan, Kosovo, North Africa, the Middle East, among others. After 1990, NATO carried out the invasion of Iraq under the leadership of the United States. There was also US-led NATO intervention in the Bosnian War that led to the dissolution of the former Yugoslavia in 1992.

In addition to military cooperation between its member countries, NATO also contributes to the United Nations (UN) as its armed wing, intervening in areas considered dangerous by the latter organization. In the 21st century, under the leadership of the United States, NATO has been involved in missions in Iraq (2004) and Afghanistan (2003), has intervened in piracy in the Gulf of Aden and the Indian Ocean, in addition to carrying out missions during the Arab Spring, with the overthrow of the Gaddafi government in Libya in 2011 and the attempt to overthrow President Bashar El-Assad of Syria in 2013.

Until the dissolution of the Soviet Union, NATO had 16 countries: 1) Germany; 2) Belgium; 3) Canada; 4) Denmark; 5) Spain; 6) United States; 7) France; 8) Greece; 9) Holland; 10) Iceland; 11) Italy; 12) Luxembourg; 13) Norway; 14) Portugal; 15) Turkey; 16) United Kingdom. To meet the interests of the arms industry, NATO expanded, after the end of the Soviet Union, attracting 14 more countries that integrated the socialist system of Eastern Europe, such as Albania, Bulgaria, Croatia, Slovakia, Slovenia, Estonia, Hungary, Latvia, Lithuania. , Macedonia, Montenegro, Poland, the Czech Republic and Romania. With the accession of these countries began the siege of Russia that would be completed with the incorporation of Ukraine to NATO (See Figure 1). It must be understood that, from the point of view of the arms industry, the attempt to incorporate Ukraine into NATO would lead to Russia’s reaction, as is happening, and to an increase in its arms sales to Ukraine and to the NATO countries that acquired more weapons to deal with a possible war against Russia. 

Figure 1- The siege of Russia by NATO in Europe

Não foi fornecido texto alternativo para esta imagem

Source: https://www.bbc.com/portuguese/internacional-60129112

Who is interested in the armed conflict in Ukraine? There is no doubt that the main interested party in the conflict is the arms industry with the sale of arms. Recently, the US Congress voted on a bill called “Protect Ukraine” worth US$ 500 million to supply Ukraine with weapons. The same is happening with other NATO member countries. The question is: Even well armed, would Ukraine be able to win the war against Russia? The answer is no. In addition to the vast military superiority, Russia is an atomic power, which makes a direct confrontation of NATO allies, with the exception of the United States, with Russia impossible. But almost all countries in the region are buying weapons, military equipment and ammunition.

With 102 wars in its bellicose “curriculum”, the United States is probably one of the countries most involved in military actions in the world that began with the annexation of land from Mexico to its territory. It is no coincidence that the United States is one of the countries that benefit most economically from armed conflicts, as the largest arms exporters in the world are Americans. In addition to the sale of ammunition and weapons, the United States also monetizes with security contracts and military training, which makes many members of the US Congress understand wars as a machine for employment and money. Peace, for the United States, could cost dearly. It is these facts that lead many people to question the real motivation of the United States in the defense of Ukraine, which for years has been in a state of tension with Russia.

Of the 10 largest arms manufacturers in the world, six are North American, five of which are leaders in the world arms industry, as shown in the following table:

Não foi fornecido texto alternativo para esta imagem

Source: https://www.poder360.com.br/internacional/100-maiores-empresas-de-armas-venderam-us-531-bilhoes-em-2020/

There is no doubt that the arms industry sponsors the war in Ukraine as it has promoted other wars in the past to make money. The record production of weapons, increasingly lethal and surgical, needs to be put to work in practice. Could they be exhibited in broad daylight, we would see that the main sponsors of this fratricidal war are the arms industry, on both sides of the trenches. And to think that the macabre technology that manufactures these human flesh grinders is developed by alumni of the best universities on the planet, with many of these death machines financed thanks to the taxes paid by the civilian population. In the hands of criminals, these deadly technologies end up promoting show of horrors that TV stations broadcast live and in color. The absurdity is to observe that the targets ready to receive the accurate shots of the latest technology missiles, pride of the war capacity of a people, are precisely civilian homes, schools, hospitals, squares, churches and other monuments built to celebrate community life and peace between people. What the world is now watching in real time is the usual death show.

It is evident that, as long as there is a war industry in the world, wars will continue to proliferate across the planet. Peace in the world will only happen when all countries are disarmed and the manufacture of weapons ceases.

* Fernando Alcoforado, 82, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

LA VÉRITABLE CAUSE DE LA GUERRE EN UKRAINE ET DES GUERRES ACTUELLES DANS LE MONDE

Fernando Alcoforado*

La véritable cause de la guerre entre la Russie et l’Ukraine n’est pas prise en compte par de nombreux analystes politiques internationaux. Par ignorance ou parce qu’ils sont au service de ceux qui fomentent cette guerre parmi tant d’autres qui ont eu lieu à partir du XXe siècle, ces analystes ne révèlent pas que l’industrie de l’armement est la véritable cause des guerres dans le monde. C’est l’industrie de guerre, notamment aux États-Unis, qui, après la fin de l’Union soviétique, a encouragé le maintien de l’OTAN, une alliance militaire créée pour faire face à l’Union soviétique et à ses alliés après la 2e guerre mondiale. La décision logique et rationnelle seraient la dissolution de l’OTAN après la fin de l’Union soviétique, comme cela s’est produit avec le Pacte de Varsovie, une alliance militaire de pays socialistes européens.

L’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) a été créée dans le contexte de la guerre froide, en 1949, avec pour principal objectif de contenir l’expansion du socialisme en Europe occidentale. L’un des piliers de l’OTAN est de garantir la sécurité de ses pays membres, ce qui peut se faire par voie diplomatique ou par l’utilisation de forces militaires. Les pays membres de l’OTAN fournissent une partie de leur contingent militaire pour d’éventuelles actions de cette envergure, car l’organisation ne disposant pas de sa propre force militaire. La plupart des opérations menées par l’OTAN se sont développées dans l’hémisphère nord, comme en Afghanistan, au Kosovo, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, entre autres. Après 1990, l’OTAN a procédé à l’invasion de l’Irak sous la direction des États-Unis. Il y a également eu une intervention de l’OTAN dirigée par les États-Unis dans la guerre de Bosnie qui a conduit à la dissolution de l’ex-Yougoslavie en 1992.

Outre la coopération militaire entre ses pays membres, l’OTAN contribue également à l’Organisation des Nations Unies (ONU) en tant que bras armé, intervenant dans des zones considérées comme dangereuses par cette dernière organisation. Au XXIe siècle, sous la direction des États-Unis, l’OTAN a participé à des missions en Irak (2004) et en Afghanistan (2003), est intervenue dans la piraterie dans le golfe d’Aden et l’océan Indien, en plus de mener des missions pendant le printemps arabe, avec le renversement du gouvernement Kadhafi en Libye en 2011 et la tentative de renversement du président Bashar El-Assad de Syrie en 2013.

Jusqu’à la dissolution de l’Union soviétique, l’OTAN comptait 16 pays : 1) l’Allemagne ; 2) Belgique ; 3) Canada; 4) Danemark ; 5) Espagne ; 6) États-Unis ; 7)France ; 8) Grèce ; 9) Hollande ; 10) Islande ; 11) Italie ; 12) Luxembourg ; 13) Norvège ; 14) Portugal ; 15) Turquie ; 16) Royaume-Uni. Pour répondre aux intérêts de l’industrie de l’armement, l’OTAN s’est élargie, après la fin de l’Union soviétique, en attirant 14 autres pays qui ont intégré le système socialiste d’Europe de l’Est, comme l’Albanie, la Bulgarie, la Croatie, la Slovaquie, la Slovénie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, Lituanie, Macédoine, Monténégro, Pologne, République tchèque et Roumanie. Avec l’adhésion de ces pays a commencé le siège de la Russie qui serait complété avec l’incorporation de l’Ukraine à l’OTAN (voir figure 1). Il faut comprendre que, du point de vue de l’industrie de l’armement, la tentative d’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN conduirait à la réaction de la Russie telle qu’elle se produit et à une augmentation de ses ventes d’armes à l’Ukraine et aux pays de l’OTAN qui ont acquis plus armes pour faire face à une éventuelle guerre avec la Russie.

Figure 1- Le siège de la Russie par l’OTAN en Europe

Não foi fornecido texto alternativo para esta imagem

Source: https://www.bbc.com/portuguese/internacional-60129112

Qui s’intéresse au conflit armé en Ukraine? Il ne fait aucun doute que la principale partie intéressée au conflit est l’industrie de l’armement avec la vente d’armes. Récemment, le Congrès américain a voté un projet de loi intitulé « Protégez l’Ukraine » d’une valeur de 500 millions de dollars pour approvisionner l’Ukraine en armes. La même chose se produit avec d’autres pays membres de l’OTAN. La question est : même bien armée, l’Ukraine serait-elle capable de gagner la guerre contre la Russie ? La réponse est non. En plus de sa vaste supériorité militaire, la Russie est une puissance atomique, ce qui rend impossible une confrontation directe des alliés de l’OTAN, à l’exception des États-Unis, avec la Russie. Mais presque tous les pays de la région achètent des armes, du matériel militaire et des munitions.

Avec 102 guerres dans son “curriculum” belliqueux, les États-Unis sont probablement l’un des pays les plus impliqués dans des actions militaires au monde qui ont commencé avec l’annexion de terres du Mexique à son territoire. Ce n’est pas un hasard si les États-Unis sont l’un des pays qui profitent le plus économiquement des affrontements armés, car les plus grands exportateurs d’armes au monde sont les Américains. En plus de la vente de munitions et d’armes, les États-Unis monétisent également avec des contrats de sécurité et une formation militaire, ce qui fait que de nombreux membres du Congrès américain comprennent les guerres comme une machine à l’emploi et à l’argent. La paix, pour les États-Unis, pourrait coûter cher. Ce sont ces faits qui amènent beaucoup à s’interroger sur la véritable motivation des États-Unis dans la défense de l’Ukraine, qui est depuis des années en état de tension avec la Russie.

Sur les 10 plus grands fabricants d’armes au monde, six sont nord-américains, dont cinq sont leaders de l’industrie mondiale de l’armement, comme le montre le tableau suivant :

Não foi fornecido texto alternativo para esta imagem

Source: https://www.poder360.com.br/internacional/100-maiores-empresas-de-armas-venderam-us-531-bilhoes-em-2020/

Il ne fait aucun doute que l’industrie de l’armement parraine la guerre en Ukraine comme elle a encouragé d’autres guerres dans le passé pour gagner de l’argent. La production record d’armes, de plus en plus meurtrières et chirurgicales, doit être concrétisée. S’ils pouvaient être exposés au grand jour, on verrait que les principaux commanditaires de cette guerre fratricide sont l’industrie de l’armement, des deux côtés des tranchées. Et dire que la technologie macabre qui fabrique ces broyeurs de chair humaine est développée par des anciens des meilleures universités de la planète, nombre de ces machines de mort étant financées grâce aux impôts payés par la population civile. Entre les mains de criminels, ces technologies mortelles finissent par promouvoir le spectacle de monstres que les chaînes de télévision diffusent en direct et en couleur. L’absurdité est de constater que les cibles prêtes à recevoir les tirs précis des missiles de dernière technologie, fierté de la capacité de guerre d’un peuple, sont précisément les maisons civiles, les écoles, les hôpitaux, les places, les églises et autres monuments construits pour célébrer la vie communautaire et la paix entre les gens. Ce que le monde regarde maintenant en temps réel est le spectacle habituel de la mort.

Il est évident que tant qu’il y aura une industrie de guerre dans le monde, les guerres continueront à proliférer sur la planète. La paix dans le monde n’arrivera que lorsque tous les pays seront désarmés et que la fabrication d’armes cessera.

* Fernando Alcoforado, 82, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

A VERDADEIRA CAUSA DA GUERRA NA UCRÂNIA E DAS GUERRAS ATUAIS NO MUNDO

Fernando Alcoforado*

A verdadeira causa da guerra entre a Rússia e a Ucrânia não está sendo considerada por muitos analistas de política internacional. Por ignorância ou por estarem a serviço de quem fomenta esta guerra entre tantas que aconteceram a partir do século XX, estes analistas não revelam que a indústria bélica é a verdadeira causa das guerras no mundo. Foi a indústria bélica, sobretudo dos Estados Unidos, que, após o fim da União Soviética, incentivou a manutenção da OTAN, aliança militar criada para fazer frente à União Soviética e seus aliados após a 2ª Guerra Mundial. A decisão lógica e racional seria a dissolução da OTAN após o fim da União Soviética como ocorreu com o Pacto de Varsóvia, aliança militar dos países socialistas europeus.      

A OTAN (Organização do Tratado do Atlântico Norte) foi criada no contexto da Guerra Fria, em 1949 tendo como seu principal objetivo conter a expansão do socialismo na Europa ocidental. A OTAN tem como um de seus pilares garantir a segurança de seus países-membros, que pode ocorrer de forma diplomática ou com o uso de forças militares. Os países-membros da OTAN fornecem parte de seu contingente militar para eventuais ações desse porte, uma vez que a organização não possui força militar própria. Grande parte das operações realizadas pela OTAN desenvolveu-se no Hemisfério Norte, como no Afeganistão, Kosovo, norte da África, Oriente Médio, entre outros. Após 1990, a OTAN realizou a invasão do Iraque sob a liderança dos Estados Unidos. Houve, também, intervenção da OTAN liderada pelos Estados Unidos na Guerra da Bósnia que levou à dissolução da antiga Iugoslávia em 1992.

Além da cooperação militar entre seus países-membros, a OTAN também contribui com a Organização das Nações Unidas (ONU) como seu braço armado intervindo em áreas consideradas perigosas por esta última organização. No século XXI, sob a liderança dos Estados Unidos, a OTAN envolveu-se em missões no Iraque (2004) e Afeganistão (2003), interviu na pirataria no golfo de Aden e no oceano Índico, além de realizar missões durante a Primavera Árabe, com a derrubada do governo de Gaddafi na Líbia, em 2011 e na tentativa de derrubada do presidente Bashar El-Assad da Síria, em 2013.

A OTAN contava até a dissolução da União Soviética com 16 países: 1) Alemanha; 2) Bélgica; 3) Canadá; 4) Dinamarca; 5) Espanha; 6) Estados Unidos; 7) França; 8) Grécia; 9) Holanda; 10) Islândia; 11) Itália; 12) Luxemburgo; 13) Noruega; 14) Portugal; 15) Turquia; 16) Reino Unidos. Para atender os interesses da indústria bélica, a OTAN se expandiu, após o fim da União Soviética, atraindo mais 14 países que integraram o sistema socialista do leste europeu como Albânia, Bulgária, Croácia, Eslováquia, Eslovênia, Estônia, Hungria, Letônia, Lituânia, Macedônia, Montenegro, Polônia, República Tcheca e Romênia. Com a adesão desses países iniciou-se o cerco da Rússia que se completaria com a incorporação da Ucrânia à OTAN (Ver Figura 1). É preciso entender que, do ponto de vista da indústria bélica, a tentativa de incorporação da Ucrânia à OTAN levaria à reação da Rússia como está acontecendo e ao aumento de suas vendas de armamentos à Ucrânia e aos países da OTAN que adquiriram mais armas para lidar com uma possível guerra com a Rússia.  

Figura 1- O cerco da Rússia pela OTAN na Europa

Não foi fornecido texto alternativo para esta imagem

Fonte: https://www.bbc.com/portuguese/internacional-60129112

A quem interessa o conflito armado na Ucrânia? Não há dúvidas que o maior interessado com o conflito é a indústria bélica com a venda de armas.  Recentemente, o Congresso dos Estados Unidos votou um projeto de lei chamado “Proteger a Ucrânia”, no valor de US$ 500 milhões para fornecer armamento à Ucrânia. O mesmo está acontecendo com outros países integrantes da OTAN. Pergunta-se: Mesmo bem armada, a Ucrânia teria condições de vencer a guerra com a Rússia? A resposta é não. Além da ampla superioridade militar, a Rússia é uma potência atômica, o que torna impossível um confronto direto dos aliados da OTAN, à exceção dos Estados Unidos, com a Rússia. Mas quase todos os países da região estão comprando armas, equipamentos militares e munição.

Com 102 guerras em seu “currículo” belicoso, os Estados Unidos são, provavelmente, um dos países mais envolvidos em ações militares do mundo que começou com a anexação de terras do México a seu território. Não é coincidência que os Estados Unidos sejam um dos países que mais se beneficiam economicamente de confrontos armados, já que as maiores exportadoras de armas do mundo são norte-americanas. Para além da venda de munição e armas, os Estados Unidos monetiza, também, com contratos de segurança e treinamento militar, o que faz com que muitos membros do Congresso estadunidense entendam as guerras como uma máquina de emprego e dinheiro. A paz, para os Estados Unidos, poderia custar muito caro. São esses fatos que levam muitos a questionarem a real motivação dos Estados Unidos na defesa da Ucrânia, que há anos vive em estado de tensão com a Rússia.

Dos 10 maiores fabricantes de armas do mundo, seis são norte-americanas, sendo cinco delas líder da indústria bélica mundial como mostra o quadro a seguir:

Não foi fornecido texto alternativo para esta imagem

Fonte: https://www.poder360.com.br/internacional/100-maiores-empresas-de-armas-venderam-us-531-bilhoes-em-2020/

Não há dúvidas que a indústria bélica patrocina a guerra na Ucrânia como promoveu outras guerras no passado para ganhar dinheiro. A produção recorde de armamentos, cada vez mais letais e cirúrgicos, necessita ser posta para funcionar na prática. Pudessem ser exibidos à luz do dia, veríamos que os principais patrocinadores dessa guerra fratricida é a indústria bélica, de ambos os lados das trincheiras. E pensar que a macabra tecnologia que fabrica esses moedores de carne humana é desenvolvida por ex-alunos das melhores universidades do planeta, sendo que muitas dessas máquinas da morte são financiadas graças aos impostos pagos pela população civil. Nas mãos de celerados, essas tecnologias mortíferas acabam promovendo o show de horrores que as emissoras de TV transmitem ao vivo e a cores. O absurdo é observar que os alvos dispostos para receber os tiros certeiros dos mísseis de última tecnologia, orgulho da capacidade bélica de um povo, são justamente casas de civis, escolas, hospitais, praças, igrejas e outros monumentos construídos para celebrarem a vida em comunidade e a paz entre as pessoas. O que o mundo assiste agora em tempo real é ao show da morte de sempre.

Fica evidente que, enquanto houver indústria bélica no mundo, as guerras continuarão a  proliferar em todo o planeta. A paz no mundo só acontecerá quando houver o desarmamento de todos os países e a cessação da fabricação de armas.

* Fernando Alcoforado, 82, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).