LA MANIÈRE RATIONNELLE ET DÉMOCRATIQUE DE GÉRER LE BRÉSIL

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter la manière rationnelle et démocratique d’administrer le Brésil. Cet article résume l’article de 10 pages que nous avons publié le 30/11/2021 sous le titre Comment planifier et gérer le développement du Brésil de manière rationnelle et démocratique, visant le progrès économique, social et environnemental et la réalisation du bien social -être de sa population. Dans un premier temps, il est important de souligner que la manière rationnelle et démocratique d’administrer le Brésil est justifiable car elle procurera à la nation brésilienne les avantages suivants :

1) Le processus de planification du développement au Brésil commence par l’identification des besoins et des aspirations de la population de chaque État, compte tenu de la base de données existante dans chaque État et de l’opinion de la population et de ses entités représentatives.

2) Les besoins et les aspirations de la population et ses instances représentatives de chaque Etat sont pris en compte dans l’établissement des objectifs des secteurs productifs et des infrastructures de chaque Etat, de chaque commune, du gouvernement de chaque Etat, du législatif et du judiciaire de chaque Etat, du gouvernement fédéral, du système législatif et judiciaire national et du Brésil dans son ensemble.

3) Les objectifs des secteurs productifs et des secteurs des infrastructures économiques et sociales de chaque Etat sont établis par leurs entités représentatives, à l’écoute des entreprises et organismes publics qui leur sont liés et en tenant compte des besoins et des aspirations de la population de l’Etat et ses instances représentatives. Le Plan cible pour les secteurs productifs et pour les secteurs des infrastructures économiques et sociales de chaque État est préparé par leurs organes représentatifs, qui doivent rendre compte de la disponibilité des ressources pour le financer et des ressources supplémentaires nécessaires.

4) Les objectifs de chaque municipalité de chaque État sont établis par le gouvernement municipal de chaque municipalité pour répondre aux besoins et aux aspirations de la population de la municipalité qui sont identifiés en tenant compte de la base de données existante dans la municipalité et de l’opinion de la population et ses instances représentatives, en tenant compte compte les priorités du gouvernement municipal, la solution des problèmes existants dans la municipalité, l’utilisation de ses opportunités de développement et l’amélioration de la structure organisationnelle du gouvernement municipal. Le plan cible pour chaque municipalité de chaque État est préparé par chaque administration municipale, qui doit informer de la disponibilité des ressources dans la municipalité pour le financer et du montant des ressources supplémentaires dont elle a besoin. Le plan cible de chaque municipalité doit être analysé et approuvé par les conseils municipaux respectifs de chaque État.

5) Les objectifs spécifiques du Pouvoir Législatif et Judiciaire de chaque Etat sont établis en tenant compte des besoins et des aspirations de la population de l’Etat et de ses entités représentatives, des demandes des secteurs productifs et des infrastructures économiques et sociales en termes d’adoption de nouvelles des lois qui contribuent au développement de ces secteurs économiques et des municipalités de l’État qui contribuent au développement des municipalités, ainsi qu’à l’amélioration des structures organisationnelles du Législatif et du Judiciaire. Les plans cibles des législatifs et judiciaires de chaque État doivent indiquer le montant des ressources nécessaires pour les financer.

6) Les objectifs spécifiques du gouvernement de chaque État sont établis en tenant compte des besoins et des aspirations de la population de l’État et de ses entités représentatives, des priorités du gouvernement de l’État, de la solution des problèmes existants et de l’utilisation des opportunités pour le développement de l’État, les demandes des secteurs productifs et des infrastructures économiques et sociales en termes d’adoption d’incitations fiscales qui contribuent au développement de ces secteurs économiques et des communes qui contribuent au développement des communes, ainsi que l’amélioration de l’organisation structure du gouvernement de l’État.

7) Le plan cible pour chaque État est préparé par le gouvernement de l’État sur la base des objectifs des secteurs productifs et de l’infrastructure économique et sociale de l’État, des municipalités de l’État, du pouvoir législatif et judiciaire de l’État et des objectifs spécifiques de gouvernement de l’État, consolidant dans un document tous les buts à poursuivre dans l’État. Le plan cible de chaque État doit informer sur la disponibilité des ressources du gouvernement de l’État pour le financer et sur le montant des ressources supplémentaires dont il a besoin. Le Plan d’Objectifs de chaque Etat doit être analysé et faire l’objet d’approbation par les assemblées législatives de chaque Etat.

8) Les objectifs du Pouvoir législatif et judiciaire national sont établis en tenant compte des besoins et des aspirations de la population et de ses entités représentatives de tous les États du Brésil, du Plan cible de chaque État, des objectifs du Pouvoir législatif et judiciaire de chaque l’État et l’amélioration de ses structures organisationnelles. Le plan cible du Pouvoir législatif et judiciaire national doit indiquer le montant des ressources nécessaires pour le financer. Les objectifs du pouvoir législatif et judiciaire national soutiendront l’établissement d’objectifs pour le Brésil dans son ensemble.

9) Les objectifs du gouvernement fédéral sont établis en tenant compte des besoins et des aspirations de la population et de ses entités représentatives de tous les États du Brésil, du Plan cible de chaque État, de la solution des problèmes existants et de l’utilisation des opportunités de développement. du Brésil, les priorités du gouvernement fédéral et le renforcement et l’amélioration de sa structure organisationnelle. Le plan cible du gouvernement fédéral devrait indiquer le montant des ressources dont il a besoin pour le financer. Les objectifs du gouvernement fédéral appuieront l’établissement d’objectifs pour le Brésil dans son ensemble.

10) Les objectifs pour le Brésil dans son ensemble sont établis par le gouvernement fédéral, en tenant compte du Plan cible de chaque État, des objectifs du pouvoir législatif et judiciaire national et des objectifs du gouvernement fédéral. Ces objectifs soutiendront l’élaboration du Plan cible pour le Brésil dans son ensemble.

11) Le Plan cible pour le Brésil dans son ensemble est préparé par le gouvernement fédéral en tenant compte des objectifs proposés pour le Brésil. À ce stade, le gouvernement fédéral évaluerait la capacité financière du pays à mettre en œuvre le plan cible pour le Brésil. Le montant maximal des ressources que le Brésil pourrait assumer pour mettre en œuvre le plan cible serait déterminé. Pour respecter cette limite, le gouvernement fédéral et le législateur national doivent délibérer conjointement sur les objectifs à considérer dans l’horizon de planification et ceux qui devraient être reportés à l’avenir.

Notre proposition de planification et de gestion du développement du Brésil est rationnelle car le processus de planification est coordonné dans tout le pays à travers lequel chaque secteur productif et d’infrastructure, chaque municipalité, chaque État, les législatures et les systèmes judiciaires des États et nationaux et le gouvernement fédéral élaborent des plans cibles. articulés les uns avec les autres. Au cours de l’exécution des plans, il y a un processus de «rétroaction» et de contrôle de l’exécution des plans cibles de chaque municipalité, de chaque État, des législatures et judiciaires étatiques et nationales, du gouvernement fédéral et du Brésil comme ensemble pour assurer leur mise en œuvre. Chaque année, un processus d’évaluation des performances des 10 systèmes qui composent le pays (économique, social, scientifique et technologique, éducation, santé, infrastructure énergétique, transports et communications, environnement, développement régional, commerce extérieur et politique et moral) pour identifier le besoin d’amélioration de chacun d’eux. Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de planifier et de gérer le Brésil de manière rationnelle pour favoriser son développement économique, social et environnemental. La planification proposée est également démocratique parce qu’elle place comme point de départ la satisfaction des besoins et des aspirations de la population de chaque État et de ses entités représentatives, qui sert de base à l’établissement des objectifs des secteurs productifs et des infrastructures de chaque État, de chaque municipalité, chaque assemblée législative et judiciaire d’État, chaque État, l’assemblée législative et judiciaire nationale et le gouvernement fédéral qui sont incorporés dans le plan cible pour les municipalités, les États, chaque assemblée législative et judiciaire d’État, le gouvernement fédéral, le législatif et judiciaire national et le Brésil dans son ensemble.

Il convient de noter que notre proposition de planification pour le Brésil considère que les plans cibles pour les secteurs de la production et de l’infrastructure de chaque État, de chaque municipalité, de chaque État, du gouvernement fédéral, des assemblées législatives et des judiciaires des États et nationales, et du Brésil dans son ensemble devraient être préparé pour un horizon de 5 à 10 ans et réévalué et revu annuellement. Lors de l’exécution des plans, il doit y avoir un processus de «rétroaction» et de contrôle de l’exécution du Plan cible du Brésil, du Plan cible du gouvernement fédéral, du Plan cible du législatif et du judiciaire national, du Plan cible de chaque État, du Plan cible des organes législatifs et judiciaires de chaque État, du Plan cible de chaque Municipalité et des plans cibles des secteurs productifs et d’infrastructure de chaque État qui se compose de l’évaluation permanente de la réalisation des objectifs approuvés avec la correction continue des écarts entre ce qui était prévu (objectifs) et ce qui a été accompli (résultat de l’exécution du Plan). L’agence centrale de planification du gouvernement fédéral et les agences de planification de chaque État et de chaque municipalité doivent systématiquement évaluer si le résultat obtenu avec l’exécution du Plan correspond aux objectifs fixés. Si les résultats obtenus correspondent aux objectifs établis, le processus d’exécution du plan cible se poursuit et, s’il n’y parvient pas, une décision doit être prise afin d’augmenter le niveau de ressources pour l’exécution du plan et/ou corriger les défauts de son exécution pour assurer sa conformité. Le contrôle des activités des plans doit être effectué en continu.

La rationalisation de la gestion publique au Brésil est complétée par le processus d’évaluation de la performance de chacun des 10 principaux systèmes du pays : 1) économique ; 2) sociale ; 3) science et technologie ; 4) éducation ; 5) santé ; 6) infrastructures énergétiques, de transport et de communication ; 7) environnemental ; 8) développement régional ; 9) commerce extérieur ; et, 10) politique et morale. L’évaluation des indicateurs de performance de ces 10 systèmes doit être réalisée annuellement. L’évaluation de la performance de chacun des 10 systèmes du Pays nécessite l’établissement d’une norme de performance souhaitée pour chaque système et l’existence à tous ses niveaux de gouvernement d’une structure de planification et de contrôle qui permet d’évaluer si les résultats obtenus dans le développement de la société correspondent à la norme de performance souhaitée pour apporter systématiquement les corrections nécessaires et atteindre les buts ou objectifs souhaités.

Il est important de souligner que notre proposition est également rationnelle, car elle permet d’éviter les chevauchements d’actions entre les différents niveaux de gouvernement et d’éliminer le gaspillage de ressources résultant du manque de coordination entre les gouvernements à tous leurs niveaux dans la promotion du développement national. Notre proposition contribue également à la gouvernabilité du pays, rendue possible par l’articulation profonde établie entre le gouvernement fédéral, les gouvernements des États, les assemblées législatives et les judiciaires des États et fédérales, les gouvernements municipaux, les secteurs productifs et les infrastructures économiques et sociales et, surtout, la population. Notre proposition respecte l’autonomie des États et des municipalités ainsi que des secteurs productifs et des infrastructures dans l’établissement de leurs objectifs. Notre proposition diffère radicalement de la pratique existante au Brésil et dans le monde, qui se caractérise par des gouvernements qui établissent leurs plans gouvernementaux de haut en bas sans la participation de la population ou des secteurs productifs et des infrastructures économiques et sociales, des municipalités, des États et des législatures et judiciaires étatiques et nationaux, à l’exception des pays scandinaves où l’on s’efforce de promouvoir le développement de la société à la recherche du bien-être social avec la convergence des intérêts du gouvernement, du secteur privé et de la population. Or, partout dans le monde, en général, les gouvernements et les secteurs productifs et les infrastructures économiques et sociales élaborent leurs plans dissociés les uns des autres, au mépris des besoins et des aspirations de leur population.

Ce que notre proposition démontre, c’est qu’il est possible d’opérer des changements profonds dans la manière dont le Brésil est planifié et géré. Par conséquent, il est nécessaire de veiller à ce qu’il y ait : 1) un processus rationnel de planification stratégique coordonné dans tout le pays à travers lequel chaque secteur de production et d’infrastructure, chaque municipalité, chaque organe législatif et judiciaire d’État et national, le gouvernement fédéral et le Brésil en tant que un ensemble ont des plans cibles articulés; 2) un processus de « rétroaction » et de contrôle de l’exécution des plans cibles de chaque municipalité, de chaque État, des assemblées législatives et judiciaires d’État et national, du gouvernement fédéral et du Brésil dans son ensemble pour assurer leur réalisation; et 3) un processus d’évaluation de la performance des 10 systèmes déjà mentionnés qui composent le pays pour identifier les besoins d’amélioration de chacun d’eux. Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de planifier et de gérer le Brésil de manière rationnelle pour favoriser son développement économique, social et environnemental.

* Fernando Alcoforado, 82, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

THE RATIONAL AND DEMOCRATIC WAY OF MANAGING BRAZIL

Fernando Alcoforado*

This article aims to present the rational and democratic way of administering Brazil. This article summarizes the 10-page article we published on 11/30/2021 under the title How to plan and manage the development of Brazil in a rational and democratic way, aiming at economic, social and environmental progress and the achievement of the social welfare of its population. Initially, it is important to highlight that the rational and democratic way of administering Brazil is justifiable because it will provide the Brazilian nation with the following benefits:

1) The development planning process in Brazil begins with the identification of the needs and aspirations of the population of each State, considering the existing database in each State and the opinion of the population and its representative entities.

2) The needs and aspirations of the population and its representative entities of each state are considered when establishing the goals of the productive and infrastructure sectors of each state, each municipality, the government of each state, the legislative and judiciary of each state, the federal government, the national legislative and judicial system and Brazil as a whole.

3) The goals of the productive sectors and the economic and social infrastructure sectors of each State are established by their representative entities, listening to the companies and public bodies linked to them and taking into account the needs and aspirations of the State’s population and its representative entities. The Target Plan for the productive sectors and for the economic and social infrastructure sectors in each State is prepared by their representative bodies, which must report on their availability of resources to finance it and how much additional resources are needed.

4) The goals of each municipality in each state are established by the municipal government of each municipality to meet the needs and aspirations of the population of the municipality that are identified considering the existing database in the municipality and the opinion of the population and its representative entities, taking into account the priorities of the municipal government, the solution of existing problems in the municipality, the advantage of its development opportunities and the improvement of the organizational structure of the municipal government. The Target Plan for each Municipality in each State is prepared by each municipal government, which must inform about the availability of resources in the municipality to finance it and how much additional resources it needs. The Target Plan for each municipality must be analyzed and approved by the respective municipal councils of each State.

5) The specific goals of the Legislative and of Judiciary of each State are established taking into account the needs and aspirations of the population of the State and its representative entities, the demands of the productive sectors and of economic and social infrastructure in terms of the adoption of new laws that contribute for the development of these economic sectors and of municipalities in the State that contribute to the development of municipalities, as well as the improvement of the organizational structures of the Legislative and of Judiciary. The Targets Plans of Legislative and of Judiciary of each State must inform how much resources are needed to finance them.

6) The specific goals of the government of each State are established taking into account the needs and aspirations of the State’s population and its representative entities, the priorities of the State Government, the solution of existing problems and the use of opportunities for the State’s development, the demands of the productive sectors and economic and social infrastructure in terms of the adoption of tax incentives that contribute to the development of these economic sectors and of the municipalities that contribute to the development of municipalities, as well as the improvement of the organizational structure of the State government.

7) The Target Plan for each State is prepared by the State government based on the goals of the productive sectors and the economic and social infrastructure of the State, the municipalities of the State, of the legislative and the judiciary of the State and the specific goals of the government itself of the State, consolidating in a document all the goals to be pursued in the State. Each State’s Target Plan should inform about the availability of resources from the State government to finance it and how much additional resources are needed. Each State’s Plan of Goals must be analyzed and approved by the legislative assemblies of each State.

8) The goals of the National Legislative and Judiciary are established taking into account the needs and aspirations of the population and of its representative entities of all the States of Brazil, the Target Plan of each State, the goals of the Legislative and Judiciary of each State and improving their organizational structures. The National Legislative and Judiciary Target Plan must inform how much resources are needed to finance it. The goals of the national Legislative and Judiciary will subsidize the establishment of goals for Brazil as a whole.

9) The goals of the federal government are established taking into account the needs and aspirations of the population and its representative entities of all the States of Brazil, the Plan of Goals of each State, the solution of existing problems and the advantage of development opportunities in Brazil, the priorities of the federal government and the strengthening and improvement of its organizational structure. The federal government’s Target Plan should inform how much resources it needs to finance it. The federal government’s targets will support the establishment of targets for Brazil as a whole.

10) The goals for Brazil as a whole are established by the federal government, taking into account the Goals Plan of each State, the goals of the national legislative and judiciary and the goals of the federal government. These goals will support the elaboration of the Target Plan for Brazil as a whole.

11) The Target Plan for Brazil as a whole is prepared by the federal government taking into account the goals proposed for Brazil. At this stage, the federal government would assess the country’s financial capacity to implement the Target Plan for Brazil. The maximum amount of resources that Brazil could assume to implement the Target Plan would be determined. To comply with this limit, the federal government and the national legislature must jointly deliberate on the goals to be considered in the planning horizon and those that should be deferred to the future.

Our proposal for planning and managing the development of Brazil is rational because the planning process is coordinated throughout the country through which each productive and infrastructure sector, each municipality, each state, state and national legislatives and judiciaries and the government federal elaborate Targets plans articulated with each other. During the execution of the plans, there is a process of “feedback” and control of the execution of the Targets Plans of each Municipality, of each State, of the state and national legislatures and judiciaries, of the federal government and of Brazil as a whole to ensure their compliance. Annually, there must be a process of evaluating the performance of the 10 systems that make up the country (economic, social, science and technology, education, health, energy, transport and communications infrastructure, environmental, regional development, foreign trade and political and moral) to identify the need for improvement in each of them. Only in this way will it be possible to plan and manage Brazil in a rational way to promote its economic, social and environmental development. The proposed planning is also democratic because it places as a starting point meeting the needs and aspirations of the population and its representative entities of each State, which serves as a basis for establishing the goals of the productive and infrastructure sectors of each State, of each municipality, each state legislative and judiciary, of each state, of the national legislature and judiciary and of the federal government, which are incorporated in the Target Plan for the Municipalities, the States, each state legislature and judiciary, the federal government, the national legislature and judiciary and the Brazil as a whole.

It is worth noting that our planning proposal for Brazil considers that the target plans for the productive and infrastructure sectors of each state, each municipality, each state, the federal government, state and national legislatives and judiciaries, and of Brazil as a whole should be prepared for a horizon of 5 to 10 years being reassessed and reviewed annually. During the execution of the plans, there must be a process of “feedback” and control of the execution of the Target Plan of Brazil, of the Target Plan of the federal government, of the Target Plan of the legislative and of the national judiciary, of the Target Plan of each State, the Target Plan of the legislatives and judiciaries of each State, of the Target Plan of each Municipality and of the targets plans of the productive and infrastructure sectors of each State that consists of the permanent evaluation of the accomplishment of the approved goals with the continuous correction of the deviations between what was planned (goals) and what was accomplished (result of the execution of the Plan). The central planning agency of the federal government and the planning agencies of each state and each municipality must systematically assess whether the result obtained with the execution of the Plan corresponds to the established goals. If the results obtained correspond to the established goals, the process of executing the target plan continues and, if it does not meet, a decision must be made in order to increase the level of resources for the execution of the plan and/or correct flaws in its execution to ensure its compliance. The control of the activities of the plans must be carried out continuously.

The rationalization of public management in Brazil is completed with the process of evaluating the performance of each of the country’s 10 main systems: 1) economic; 2) social; 3) science and technology; 4) education; 5) health; 6) energy, transport and communications infrastructure; 7) environmental; 8) regional development; 9) foreign trade; and, 10) political and moral. The evaluation of the performance indicators of these 10 systems must be carried out annually. The evaluation of the performance of each one of the 10 systems of the Country requires the establishment of a standard of performance desired for each system and the existence in all its levels of government of a structure of planning and control that allows to evaluate if the results obtained in the development society correspond to the desired performance standard to systematically make the necessary corrections and achieve the desired goals or objectives.

It is important to highlight that our proposal is also rational, because it helps to avoid overlapping actions between the different levels of government and eliminate waste of resources resulting from the lack of coordination between governments at all their levels in the promotion of national development. Our proposal also contributes to the country’s governability, made possible by the deep articulation established between the federal government, the state governments, the state and federal legislatives and judiciaries, the municipal governments, the productive sectors and economic and social infrastructure and, above all, the population. Our proposal respects the autonomy of states and municipalities and of the productive and infrastructure sectors in establishing their goals. Our proposal radically differs from the existing practice in Brazil and in the world, which is characterized by governments establishing their government plans from top to bottom without the participation of the population or the productive sectors and economic and social infrastructure, municipalities, states and legislatures and state and national judiciaries, with the exception of Scandinavian countries where there is an effort to promote the development of society in search of social welfare with the convergence of the interests of the government, the private sector and the population. However, all over the world, in general, governments and productive sectors and economic and social infrastructure develop their plans decoupled from each other, disregarding the needs and aspirations of their population.

What our proposal demonstrates is that it is possible to make profound changes in the way Brazil is planned and managed. Therefore, it is necessary to ensure that there is: 1) a rational process of strategic planning coordinated throughout the country through which each productive and infrastructure sector, each municipality, each state, state and national legislatures and judiciaries, the federal government and Brazil as a whole have articulated targets plans; 2) a process of “feedback” and control of the execution of the targets plans of each Municipality, of each State, of the state and national legislatures and judiciaries, of the federal government and of Brazil as a whole to ensure their fulfillment; and 3) a process of evaluating the performance of the 10 systems already mentioned that make up the country to identify the need for improvements in each one of them. Only in this way will it be possible to plan and manage Brazil in a rational way to promote its economic, social and environmental development.

* Fernando Alcoforado, 82, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

A FORMA RACIONAL E DEMOCRÁTICA DE ADMINISTRAR O BRASIL

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar a forma racional e democrática de administrar o Brasil. Este artigo sintetiza o artigo de 10 páginas que publicamos no dia 30/11/2021 sob o título Como planejar e administrar o desenvolvimento do Brasil de forma racional e democrática visando o progresso econômico, social e ambiental e a conquista do bem estar social de sua população. Inicialmente, é importante destacar que a forma racional e democrática de administrar o Brasil é justificável porque propiciará à nação brasileira os benefícios seguintes:

1) O processo de planejamento do desenvolvimento do Brasil começa com a identificação das necessidades e aspirações da população de cada Estado considerando a base de dados existentes em cada Estado e a opinião da população e de suas entidades representativas.

2) As necessidades e aspirações da população e de suas entidades representativas de cada Estado são consideradas no estabelecimento das metas dos setores produtivos e de infraestrutura de cada Estado, de cada município, do governo de cada Estado, do legislativo e judiciário de cada Estado, do governo federal, do legislativo e judiciário nacional e do Brasil como um todo.

3) As metas dos setores produtivos e dos setores de infraestrutura econômica e social de cada Estado são estabelecidas por suas entidades representativas auscultando as empresas e órgãos públicos a elas vinculadas e levando em conta as necessidades e aspirações da população do Estado e de suas entidades representativas. O Plano de Metas dos setores produtivos e dos setores de infraestrutura econômica e social de cada Estado é elaborado por suas entidades representativas que deve informar sobre suas disponibilidades de recursos para financiá-lo e quanto precisa de recursos adicionais.

4) As metas de cada município de cada Estado são estabelecidas pela prefeitura municipal de cada município para atenderem as necessidades e aspirações da população do município que são identificadas considerando a base de dados existentes no município e a opinião da população e de suas entidades representativas, levando em conta as prioridades do governo municipal, a solução de problemas existentes no município, o aproveitamento de suas oportunidades de desenvolvimento e a melhoria da estrutura organizacional da prefeitura municipal. O Plano de Metas de cada Município de cada Estado é elaborado por cada prefeitura municipal que deve informar sobre a disponibilidade de recursos do município para financiá-lo e quanto precisa de recursos adicionais. O Plano de Metas de cada município deve ser analisado e ser objeto de aprovação pelas respectivas câmaras municipais de cada Estado.  

5) As metas específicas do Legislativo e do Judiciário de cada Estado são estabelecidas levando em conta as necessidades e aspirações da população do Estado e de suas entidades representativas, as demandas dos setores produtivos e de infraestrutura econômica e social em termos da adoção de novas leis que contribuam para o desenvolvimento desses setores econômicos e dos municípios do Estado que contribuam para o desenvolvimento dos municípios, bem como a melhoria das estruturas organizacionais do Legislativo e Judiciário. Os Planos de Metas do Legislativo e do Judiciário de cada Estado devem informar quanto precisa de recursos para financiá-los.   

6) As metas específicas do governo de cada Estado são estabelecidas levando em conta as necessidades e aspirações da população do Estado e de suas entidades representativas, as prioridades do governo do Estado, a solução de problemas existentes e o aproveitamento de oportunidades de desenvolvimento do Estado, as demandas dos setores produtivos e de infraestrutura econômica e social em termos da adoção de incentivos fiscais que contribuam para o desenvolvimento desses setores econômicos e dos municípios que contribuam para o desenvolvimento dos municípios, bem como a melhoria da estrutura organizacional do governo do Estado.   

7) O Plano de Metas de cada Estado é elaborado pelo governo do Estado tomando por base as metas dos setores produtivos e de infraestrutura econômica e social do Estado, dos municípios do Estado, do legislativo e do judiciário do Estado e as metas específicas do próprio governo do Estado consolidando em um documento todas as metas a serem perseguidas no Estado. O Plano de Metas de cada Estado deve informar sobre a disponibilidade de recursos do governo do Estado para financiá-lo e quanto precisa de recursos adicionais. O Plano de Metas de cada Estado deve ser analisado e ser objeto de aprovação pelas assembleias legislativas de cada Estado.  

8) As metas do Legislativo e do Judiciário nacional são estabelecidas levando em conta as necessidades e aspirações da população e de suas entidades representativas de todos os Estados do Brasil, o Plano de Metas de cada Estado, as metas do Legislativo e do Judiciário de cada Estado e a melhoria de suas estruturas organizacionais. O Plano de Metas do Legislativo e do Judiciário nacional deve informar quanto precisa de recursos para financiá-lo. As metas do Legislativo e do Judiciário nacional subsidiarão o estabelecimento das metas para o Brasil como um todo.  

9) As metas do governo federal são estabelecidas levando em conta as necessidades e aspirações da população e de suas entidades representativas de todos os Estados do Brasil, o Plano de Metas de cada Estado, a solução de problemas existentes e o aproveitamento de oportunidades de desenvolvimento do Brasil, as prioridades do governo federal e o reforço e melhoria de sua estrutura organizacional. O Plano de Metas do governo federal deve informar quanto precisa de recursos para financiá-lo As metas do governo federal subsidiarão o estabelecimento das metas para o Brasil como um todo.   

10) As metas para o Brasil como um todo são estabelecidas pelo governo federal levando em conta o Plano de Metas de cada Estado, as metas do legislativo e do judiciário nacional e as metas do governo federal. Essas metas subsidiarão a elaboração do Plano de Metas para o Brasil como um todo.

11) O Plano de Metas para o Brasil como um todo é elaborado pelo governo federal levando em conta as metas propostas para o Brasil. Nesta etapa, seria avaliada pelo governo federal a capacidade financeira de o País executar o Plano de Metas para o Brasil. Seria determinado o máximo de recursos que o Brasil poderia assumir para executar o Plano de Metas. Para obedecer este limite, o governo federal e o legislativo nacional devem deliberar em conjunto sobre as metas a serem consideradas no horizonte de planejamento e aquelas que deveriam ser adiadas para o futuro.   

Nossa proposta de planejamento e de administração do desenvolvimento do Brasil é racional porque o processo de planejamento é coordenado em todo o País através do qual cada setor produtivo e de infraestrutura, cada município, cada Estado, os legislativos e judiciários estaduais e nacional e o governo federal elaboram planos de metas articulados entre si. Durante a execução dos planos, há um processo de “feedback” e controle da execução dos planos de metas de cada Município, de cada Estado, dos legislativos e dos judiciários estaduais e nacional, do governo federal e do Brasil como um todo para assegurar seu cumprimento. Anualmente, deve haver um processo de avaliação do desempenho dos 10 sistemas que integram o País (econômico, social, ciência e tecnologia, educação, saúde, infraestrutura de energia, transporte e comunicações, ambiental, desenvolvimento regional, comércio exterior e político e moral) para identificar a necessidade de melhorias em cada um deles.  Só assim, será possível planejar e administrar o Brasil de forma racional para promover seu desenvolvimento econômico, social e ambiental. O planejamento proposto é, também, democrático porque coloca como ponto de partida o atendimento das necessidades e aspirações da população de cada Estado e de suas entidades representativas que serve de base para o estabelecimento das metas dos setores produtivos e de infraestrutura de cada Estado, de cada município, de cada legislativo e judiciário estadual, de cada Estado, do legislativo e judiciário nacional e do governo federal as quais são incorporadas no Plano de Metas para os Municípios, os Estados, cada legislativo e judiciário estadual, o governo federal, o legislativo e judiciário nacional  e o Brasil como um todo.

É oportuno observar que nossa proposta de planejamento para o Brasil considera que os planos de metas dos setores produtivos e de infraestrutura de cada Estado, de cada município, de cada Estado, do governo federal, dos legislativos e judiciários estaduais e nacional e do Brasil como um todo devem ser elaborados para um horizonte de 5 a10 anos sendo reavaliados e revistos anualmente. Durante a execução dos planos deve haver um processo de “feedback” e controle da execução do Plano de Metas do Brasil, do Plano de Metas do governo federal, do Plano de Metas do legislativo e do judiciário nacional, do Plano de Metas de cada Estado, do Plano de Metas dos legislativos e dos judiciários de cada Estado, do Plano de Metas de cada Município e dos planos de metas dos setores produtivos e de infraestrutura de cada Estado que consiste na avaliação permanente do cumprimento das metas aprovadas com a contínua correção dos desvios entre o que foi planejado (metas) e o que foi realizado (resultado da execução do Plano). O órgão central de planejamento do governo federal e os órgãos de planejamento de cada Estado e de cada município devem avaliar sistematicamente se o resultado obtido com a execução do Plano corresponde às metas estabelecidas. Se os resultados obtidos correspondem às metas estabelecidas, o processo de execução do plano de metas continua e, se não atende, tem que ser tomada a decisão visando aumentar o nível de recursos para a execução do plano e/ou corrigir falhas em sua execução para garantir seu cumprimento. O controle das atividades dos planos deve ser realizado continuamente.   

A racionalização na gestão pública do Brasil se completa com o processo de avaliação do desempenho de cada um dos 10 sistemas principais do País: 1) econômico; 2) social; 3) ciência e tecnologia; 4) educação; 5) saúde; 6) infraestrutura de energia, transporte e comunicações; 7) ambiental; 8) desenvolvimento regional; 9) comércio exterior; e, 10) político e moral. A avaliação dos indicadores de desempenho desses 10 sistemas deve ser realizada anualmente. A avaliação do desempenho de cada um dos 10 sistemas do País requer o estabelecimento de um padrão de desempenho desejado para cada sistema e a existência em todos os seus níveis de governo de uma estrutura de planejamento e controle que permita avaliar se os resultados obtidos no desenvolvimento da sociedade correspondem ao padrão de desempenho desejado para fazer sistematicamente as correções necessárias e alcançar as metas ou objetivos desejados.  

É importante destacar que nossa proposta é racional, também, porque contribui para evitar superposições de ações entre os diversos níveis de governo e eliminar desperdícios de recursos resultantes da falta de coordenação entre os governos em todos os seus níveis na promoção do desenvolvimento nacional. Nossa proposta contribui, também para a governabilidade do País possibilitada pela profunda articulação que se estabelece entre governo federal, os governos dos Estados, os legislativos e os judiciários estaduais e federais, as prefeituras municipais, os setores produtivos e de infraestrutura econômica e social e, sobretudo, a população. Nossa proposta respeita a autonomia dos estados e municípios e dos setores produtivos e de infraestrutura no estabelecimento de suas metas. Nossa proposta difere radicalmente da prática existente no Brasil e no mundo que se caracteriza pelos governos estabelecerem seus planos de governo de cima para baixo sem a participação da população nem dos setores produtivos e de infraestrutura econômica e social, dos municípios, dos Estados e dos legislativos e judiciários estaduais e nacional, com a exceção dos países escandinavos onde há um esforço no sentido de promover o desenvolvimento da sociedade em busca do bem estar social com a convergência dos interesses do governo, do setor privado e da população. Entretanto, em todo o mundo, de modo geral, governos e setores produtivos e de infraestrutura econômica e social elaboram seus planos dissociados uns dos outros desconsiderando as necessidades e as aspirações de sua população.  

O que nossa proposta demonstra é ser possível realizar mudanças profundas na forma de planejar e administrar o Brasil. Para tanto, é preciso fazer com que haja: 1) um processo racional de planejamento estratégico coordenado em todo o País através do qual cada setor produtivo e de infraestrutura, cada município, cada Estado, os legislativos e judiciários estaduais e nacional, o governo federal e o Brasil como um todo tenham planos de metas articulados entre si; 2) um processo de “feedback” e controle da execução dos planos de metas de cada Município, de cada Estado, dos legislativos e judiciários estaduais e nacional, do governo federal e do Brasil como um todo para assegurar seu cumprimento; e, 3) um processo de avaliação do desempenho dos 10 sistemas já citados que integram o País para identificar a necessidade de melhorias em cada um deles.  Só assim, será possível planejar e administrar o Brasil de forma racional para promover seu desenvolvimento econômico, social e ambiental.

* Fernando Alcoforado, 82, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).  

THE STATE GOVERNOR BAHIA NEEDS

Fernando Alcoforado*

This article aims to present the profile of the State Governor that Bahia needs in the current historical moment. Bahia needs a governor who is able to solve its gigantic social problems that have worsened in recent years with the vertiginous increase in unemployment, hunger and misery of the population, overcome the existing weaknesses in its public health and basic sanitation systems. and restructure them on new bases to meet the needs of the population, solve the gigantic problems that affect basic education and higher education to meet the needs of the population and the productive sectors, reactivate the Bahian economy that has been in deep crisis in recent years promoting the economic development of Bahia on new bases, reduce its regional development imbalances to contribute to the development of the Bahian economy and adopting preventive measures to face extreme events of nature to avoid their harmful consequences for the population and the economy of Bahia. This article aims to guide its readers to make the most appropriate choice of the future Governor of the State of Bahia.

Faced with the extreme gravity of the social situation of the population of Bahia, the future Governor of the State of Bahia to be chosen should be the one who prioritizes the immediate solution of the gigantic social problems that have affected the population of Bahia for several years, represented by mass unemployment (5.847 million unemployed and 5.970 million are discouraged), the loss of income of the population (791 thousand people no longer have work income), the high housing deficit (555,635 households) that especially affects the low-income population, the precarious situation of the homeless population (20 thousand inhabitants) and the endemic hunger suffered by the poor population of Bahia (987 thousand people may have lived with hunger in 2019).

In addition to prioritizing the immediate solution of the gigantic social problems, the future Governor of the State of Bahia must make efforts to promote the improvement of the public health system and the basic sanitation system, with greater investments to eliminate their weaknesses in order to protect disease population and, above all, deal with current and future pandemics. Bahia has fewer hospital beds than indicated by the World Health Organization. There are not enough health posts that have serious structural and funding problems. Bahia was the state that invested the least per capita resources in the health system in 2020, even with the pandemic of the new Coronavirus. Bahia has insufficient water supply (81.13% of households are served), in sanitary sewage (only 54.1% % of households are served), in urban rainwater drainage (only 13.41% of municipalities have urban drainage service), in actions related to solid waste (24.7% of the houses are served in garbage collection and seven out of ten municipalities don’t have landfills) and in the control of disease-transmitting vectors. Of the 417 municipalities in Bahia, 366 have a water supply system and 122 have sewage collection and treatment services. Bahia has a great deficiency in water supply, especially in the semi-arid region, which is characterized by water scarcity.

The future Governor of the State of Bahia must make efforts to eliminate the weaknesses of the State’s basic and higher education system. Bahia has the highest illiteracy rate in the country in 2019, points out IBGE with 13% of the Bahian population over 15 years old not knowing how to read or write (1.5 million illiterates). Bahia is the eighth state in Brazil in terms of illiteracy rate. Bahia has the second lowest investment per student in basic education in the state system in Brazil. The low investment has affected the performance of education in Bahia, historically below other public networks in Brazil and even in the Northeast. Bahia has weaknesses due to the low investment made in both basic and higher education. The lack of working conditions in schools is a constant complaint from state education professionals. In higher education in Bahia, in the MEC and Times ranking of universities in Brazil in 2021, the best-positioned university in Bahia, UFBA, ranked 17th, far from the best universities. In 2018, the government of Bahia invested BRL 1.359 billion in state higher education, reaching the third position in the national ranking of the states that most allocated funds to the segment.

The future Governor of the State of Bahia must promote its economic development to raise the employment and income levels of the population, seeking to reverse the economic downturn registered since 2017, when Bahia was the seventh state that suffered the most decline, with 8.9%, surpassing the national average, which fell by 7.2% in two years. Bahia’s GDP, which was the sixth largest in the country, lost its share in the national ranking, being surpassed by Santa Catarina when it dropped to 7th position. Bahia underwent a process of deindustrialization because the Bahian industry “shrank” from 27.1% of total GDP in 2010 to 21.5% in 2018 and 21.8% in 2019. There was a loss of competitiveness of the petrochemical industry and the departure of Ford, which left a trail of unemployment and devastation in the economy of Camaçari. Bahian exports, which represented 4.6% of total Brazilian exports in 2012, reached only 3.6% of the total in 2016 and Bahia, which occupied the 8th position in the ranking of the largest exporting states, was surpassed by Santa Catarina.Bahia also lost its position in tourism, one of the main activities of the state’s productive base.

The future Governor of the State of Bahia must promote the overcoming of regional development imbalances in Bahia, which presents three major problems, which are detailed below: 1) Excessive economic concentration in the RMS – Metropolitan Region of Salvador; 2) Economic regression in the development of the cocoa region; 3) Underdevelopment of the semi-arid region. The trajectory that the Bahian economy followed from the second half of the 20th century led to its economic and spatial concentration in Bahia. Since this period, there has been no effort by the State government to decentralize the development process in Bahia. The emphasis was on increasing industrialization in the RMS in the expectation that its effects would reach all of Bahia. In the history of Bahia, there was no integrated development plan that covered all regions of the state. The actions taken were basically punctual and not systemic. The future Governor of the State of Bahia must prepare systemic and strategic development plans for the State as a whole and for each region, aiming at the economic integration of all regions that never existed in the past. Only in this way will it be possible to reduce the imbalance that currently exists in the development of the various regions of Bahia.

The future Governor of the State of Bahia must adopt preventive measures in the face of extreme events of nature resulting from global climate changes as they are currently occurring and will occur in the future in Bahia. The occurrence of floods in Brazilian cities has been recurrent due to intense rains, such as the one that happened recently in Bahia, leaving a trail of 20 dead, 31,000 homeless and destruction that affected 116 Bahian municipalities. This event, like others that took place in other cities and states in Brazil, reveals the incompetence and irresponsibility of public authorities in not adopting preventive measures to deal with extreme weather events. It is not necessary to demonstrate that the flood causes many extremely negative impacts. It damages property and endangers the lives of humans and other living beings. Some high and prolonged flooding can compromise vehicular traffic in areas that are not at high level. Flooding can interfere with drainage and economic land use. Structural damage can occur to bridge and viaduct pillars, water and sewage systems, power systems and other structures located in the flood area. The financial losses due to floods are incalculable, in addition to serious public health problems.

The future Governor of the State of Bahia must, therefore, focus his strategy on: 1) the solution of its gigantic social problems; 2) improving the public health system and the basic sanitation system; 3) in overcoming education problems; 4) in promoting economic development; 5) in reducing regional development imbalances; and, 6) in facing extreme events of nature. It is worth noting that overcoming social problems and meeting the health and education needs of the Bahian population would also contribute to reducing crime indicators, which are quite high in Bahia.

In the solution of the gigantic social problems of Bahia, the future Governor of the State of Bahia must strive to increase employment with guaranteed labor rights promoting the reactivation of the Bahian economy, in social assistance to the unemployed and in the increase of currently degraded income of the population with an income transfer program to needy populations complementary to that of the federal government, to make it possible for the poor population to have access to their own homes with a popular housing program with the necessary infrastructure, to meet the needs of homeless populations with a consistent social assistance program and in overcoming the endemic hunger suffered by the population of Bahia with a program to combat hunger, aligning itself with the candidate for president of the Republic who is committed to solving all social ills unresolved by the various state governments and to eradicating country all neoliberal measures contrary to the interests of the people imposed by the various Brazilian governments since 1990.

In improving the public health system and the basic sanitation system, the future Governor of the State of Bahia must increase investment in public health which has been insufficient to strengthen the public health system to guarantee access to the best possible care for citizens and increase the fight against the spread of the new coronavirus, promoting the vaccination of the largest possible number of people, as well as increasing the level of investment in basic sanitation, aiming at a greater supply of drinking water for the population, sanitary sewage services and garbage collection aligning itself with the candidate for president of the Republic who is committed to reversing all social ills unresolved by the various state governments in the field of public health and basic sanitation and to eradicating from the country all neoliberal measures contrary to the interests of the people imposed by the various Brazilian governments since 1990.

In improving the public health system and of sanitation system, the future Governor of the State of Bahia must increase investment in public health to strengthen the public health system to guarantee access to the best possible care for citizens and increase the fight against the spread of the new Coronavirus promoting the vaccination of the largest possible number of people, as well as increasing the level of investment aiming at a greater supply of drinking water for the population, sanitary sewage and garbage collection services, aligning with the candidate for President of the Republic who is committed to reversing all social ills unresolved by the various state governments in the field of public health and basic sanitation and to eradicating from the country all contrary neoliberal measures to the interests of the people imposed by the various Brazilian governments since 1990.

In overcoming the problems of education, the future Governor of the State of Bahia must make greater investment that has been insufficient to restructure the education system in Bahia from early childhood education to higher education, inspired by the successful educational policies practiced in the education systems of Finland, South Korea, Japan, Switzerland and also the United States. The future Governor of the State of Bahia must align himself with the candidate for President of the Republic who is committed to solving all social ills unresolved by the various governments of the State in the field of education and to eradicate from the country all neoliberal measures contrary to the interests of the people imposed by the various Brazilian governments since 1990.

In promoting economic development, the future Governor of the State of Bahia must prepare a systemic and strategic development plan that covers the whole of Bahia, which is formulated together with representatives of the productive sectors, municipalities and organized Civil Society, aiming at raising the levels of employment and income of the population. This plan must provide Bahia with a development strategy that ensures the development of each municipality, each region and the State of Bahia as a whole, and further integrates Bahia’s economy with the Northeast region and with the country. Besides, in promoting economic and social development, the future Governor of the State of Bahia must act in coordination with the future President of the Republic, who is committed to reversing all economic ills unresolved by the various State governments and to eradicate from the country all measures neoliberal policies contrary to the interests of the people imposed by the various Brazilian governments since 1990.

In order to reduce regional development imbalances, the future Governor of the State of Bahia must prepare systemic and strategic development plans for the State as a whole and for each region, strengthen and integrate Bahia’s growth and development poles (Salvador, Camaçari, Feira de Santana, Vitória da Conquista, Itapetinga, Lençóis, Jequié, Ilhéus, Itabuna, Porto Seguro, Eunápolis, Teixeira de Freitas, Juazeiro, Irecê, Guanambi, Bom Jesus da Lapa, Barreiras, among others) to be linked together, by roads (roads, railroads and waterways), take advantage of the endogenous development potential of each municipality and each region and enable their economic interconnections and with other regions in Brazil and abroad, promote the integration of the São Francisco River basins with the basins of the other existing rivers in Bahia and the implantation of dams in strategic points of its territory to eliminate or reduce the water scarcity of the semiarid region, make the industry in Bahia less dependent on that of São Paulo with the expansion of the local processing industry, to make the government of the state of Bahia operate as a State in Network in order to ensure the integration in the actions of all public organizations in the implementation of strategic development plans, make efforts with the federal government to offer fiscal and financial incentives for the development of backward regions and offer fiscal and financial incentives from the State government for the development of regions late. The future Governor of the State of Bahia must align himself with the candidate for President of the Republic who is committed to reversing all the unresolved evils of the various governments in the field of regional development and to eradicate from the country all neoliberal measures contrary to the interests of the people imposed by the various Brazilian governments since 1990.

In the face of extreme events of nature, the future Governor of the State of Bahia must adopt measures aimed at controlling floods caused by heavy rains and by the rise in ocean levels because of climate change. In order to deal with floods caused by heavy rains, engineering works must be carried out, adopting actions to regulate the use and occupation of the soil and environmental education of the population, use flood warning and forecasting systems, establish zoning and the respective regulation for the construction, among other measures. With the rise in sea level, engineering works must be carried out and populations located in risk areas must be relocated, as well as changes in the energy matrix and in the transport matrix, with the abandonment of the use of fossil fuels and their replacement by renewable sources of energy (solar, wind, biomass, hydrogen, among others) to reduce greenhouse gas emissions to combat climate change. To succeed in achieving these goals, it is important that the federal government and the government of Bahia act in a coordinated manner in the fight against climate change to ensure that the Paris Agreement is effectively implemented. The future Governor of the State of Bahia must align himself with the candidate for President of the Republic who is committed to reversing all the unresolved evils by the various governments in facing extreme events of nature, combating climate change and eradicating from the country all measures neoliberal policies contrary to the interests of the people imposed by the various Brazilian governments since 1990.

These are, therefore, the 6 strategies that the future Governor of Bahia should adopt to face the problems that affect Bahia at the present time. In order to succeed in executing these strategies, the candidate for Governor of Bahia who decides to implement them should collaborate with the election of the candidate for President of the Republic and the federal and state parliamentary candidates who are committed to reversing all the unresolved evils by the different governments in the past and to eradicate from the country all neoliberal measures contrary to the interests of the people imposed by the various Brazilian governments since 1990. In other words, the future Governor of Bahia needs to count on the support of the future President of the Republic and with a parliamentary majority in the National Congress and the Legislative Assembly of Bahia to put the 6 proposed strategies into practice. These are the conditions for the candidate for Governor of the State of Bahia to be worthy of the trust of the suffering people of Bahia and to win the next government elections.

* Fernando Alcoforado, 82, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

LE GOUVERNEUR DONT L’ETAT BAHIA A BESOIN

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter le profil du gouverneur de l’État dont Bahia a besoin dans le moment historique actuel. Bahia a besoin d’un gouverneur capable de résoudre ses gigantesques problèmes sociaux qui se sont aggravés ces dernières années avec l’augmentation vertigineuse du chômage, de la faim et de la misère de la population, surmonter les faiblesses existantes de ses systèmes de santé publique et d’assainissement de base et les restructurer sur de nouvelles bases pour répondre aux besoins de la population, résoudre les problèmes gigantesques qui affectent l’éducation de base et l’enseignement supérieur pour répondre aux besoins de la population et des secteurs productifs, réactiver l’économie bahianaise qui a été en crise profonde ces dernières années pour promouvoir le développement économique de Bahia sur de nouvelles bases, réduire ses déséquilibres de développement régional pour contribuer au développement de l’économie bahianaise et adopter des mesures préventives pour faire face aux événements naturels extrêmes afin d’éviter leurs conséquences néfastes pour la population et l’économie de Bahia. Cet article vise à guider ses lecteurs à faire le choix le plus approprié du futur gouverneur de l’État de Bahia.

Face à l’extrême gravité de la situation sociale de la population de Bahia, le futur gouverneur de l’Etat de Bahia à choisir devrait être celui qui priorise la solution immédiate des gigantesques problèmes sociaux qui affectent la population de Bahia depuis plusieurs années, représenté par le chômage de masse (5,847 millions de chômeurs et 5,970 millions sont découragés), la perte de revenus de la population (791 mille personnes n’ont plus de revenus de travail), le déficit élevé de logements (555 635 ménages) qui touche particulièrement la population à faible revenu , la situation sociale précaire des populations sans abri (20 mille habitants) et la faim endémique dont souffre la population pauvre de Bahia (987 mille personnes auraient pu vivre de la faim en 2019).

En plus de donner la priorité à la solution immédiate des gigantesques problèmes sociaux, le futur Gouverneur de l’État de Bahia doit faire des efforts pour promouvoir l’amélioration du système de santé publique et du système d’assainissement de base, avec des investissements plus importants pour éliminer leurs faiblesses afin de protéger population de la maladie et, surtout, faire face aux pandémies actuelles et futures. Bahia compte moins de lits d’hôpitaux que ne l’indique l’Organisation mondiale de la santé. Il n’y a pas assez de postes de santé qui ont de graves problèmes structurels et de financement. Bahia était l’État qui a le moins investi ses ressources propres par habitant dans le système de santé en 2020, même avec la pandémie du nouveau Coronavirus. Bahia a un approvisionnement en eau insuffisant (81,13 % des ménages sont desservis), en égouts sanitaires (seulement 54,1 % des ménages sont desservis), en drainage urbain des eaux pluviales (seulement 13,41 % des communes ont un service de drainage urbain), dans les actions liées aux déchets solides (24,7% des maisons sont desservies en ramassage des ordures ménagères et sept communes sur dix n´ont pas des décharges) et dans la lutte contre les vecteurs de maladies. Sur les 417 municipalités de Bahia, 366 ont un système d’approvisionnement en eau et 122 ont des services de collecte et de traitement des eaux usées. Bahia souffre d’un grand déficit d’approvisionnement en eau, en particulier dans la région semi-aride, caractérisée par la rareté de l’eau.

Le futur gouverneur de l’Etat de Bahia doit faire des efforts pour éliminer les faiblesses du système d’enseignement fondamental et supérieur de l’Etat. Bahia a le taux d’analphabétisme le plus élevé du pays en 2019, souligne l’IBGE avec 13% de la population bahianaise de plus de 15 ans ne sachant ni lire ni écrire (1,5 million d’analphabètes). Bahia est le huitième État du Brésil en termes de taux d’analphabétisme. Bahia a le deuxième investissement le plus bas par élève dans l’éducation de base dans le système public au Brésil. Le faible investissement a eu un impact sur les performances de l’éducation à Bahia, historiquement en deçà des autres réseaux publics au Brésil et même dans le nord-est. Bahia a des faiblesses dues au faible investissement réalisé dans l’enseignement de base et supérieur. Le manque de conditions de travail dans les écoles est une plainte constante des professionnels de l’éducation publique. Dans l’enseignement supérieur à Bahia, dans le classement MEC et Times des universités au Brésil en 2021, l’université la mieux placée de Bahia, l’UFBA, se classe 17e, loin des meilleures universités. En 2018, le gouvernement de Bahia a investi 1,359 milliard de BRL dans l’enseignement supérieur public, atteignant la troisième position dans le classement national des États qui ont le plus alloué des fonds à ce segment.

Le futur gouverneur de l’État de Bahia doit favoriser son développement économique pour augmenter les niveaux d’emploi et de revenus de la population, cherchant à inverser le ralentissement économique enregistré depuis 2017, lorsque Bahia était le septième État qui a subi le plus de baisse, avec 8,9%, dépassant la moyenne nationale, qui a baissé de 7,2 % en deux ans. Le PIB de Bahia, qui était le sixième du pays, a perdu sa part dans le classement national, étant dépassé par Santa Catarina lorsqu’il est tombé à la 7e position. Bahia a connu un processus de désindustrialisation car l’industrie bahianaise a « rétréci » de 27,1% du PIB total en 2010 à 21,5% en 2018 et 21,8% en 2019. Il y a eu une perte de compétitivité de l’industrie pétrochimique et le départ de Ford, qui est parti une traînée de chômage et de dévastation dans l’économie de Camaçari.Les exportations de Bahia, qui représentaient 4,6% du total des exportations brésiliennes en 2012, n’ont atteint que 3,6% du total en 2016 et Bahia, qui occupait la 8ème position dans le classement des plus grands exportateurs États, a été dépassé par Santa Catarina. Bahia a également perdu sa position dans le tourisme, l’une des principales activités de la base productive de l’État.

Le futur Gouverneur de l’Etat de Bahia doit promouvoir le dépassement des déséquilibres de développement régional à Bahia, qui présente trois problèmes majeurs, qui sont détaillés ci-dessous : 1) La concentration économique excessive dans le RMS – Région métropolitaine de Salvador ; 2) Régression économique dans le développement de la région cacaoyère ; 3) Sous-développement de la région semi-aride. La trajectoire suivie par l’économie bahianaise à partir de la seconde moitié du XXe siècle a conduit à sa concentration économique et spatiale à Bahia. Depuis cette période, le gouvernement de l’État n’a fait aucun effort pour décentraliser le processus de développement à Bahia. L’accent était mis sur l’augmentation de l’industrialisation dans le RMS dans l’espoir que ses effets atteindraient tout Bahia. Dans l’histoire de Bahia, il n’y avait pas de plan de développement intégré qui couvrait toutes les régions de l’État. Les actions entreprises étaient essentiellement ponctuelles et non systémiques. Le futur gouverneur de l’État de Bahia doit préparer des plans de développement systémiques et stratégiques pour l’État dans son ensemble et pour chaque région, visant l’intégration économique de toutes les régions qui n’ont jamais existé dans le passé. Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de réduire le déséquilibre qui existe actuellement dans le développement des différentes régions de Bahia.

Le futur Gouverneur de l’Etat de Bahia doit adopter des mesures préventives face aux événements naturels extrêmes résultant des changements climatiques globaux tels qu’ils se produisent actuellement et se produiront à l’avenir à Bahia. La survenue d’inondations dans les villes brésiliennes a été récurrente en raison de pluies intenses, comme celle qui s’est produite récemment à Bahia, faisant 20 morts, 31 000 sans-abri et des destructions qui ont touché 116 municipalités bahianaises. Cet événement, comme d’autres qui ont eu lieu dans d’autres villes et États du Brésil, révèle l’incompétence et l’irresponsabilité des autorités publiques à ne pas adopter de mesures préventives pour faire face aux événements météorologiques extrêmes. Il n’est pas nécessaire de démontrer que l’inondation provoque de nombreux impacts extrêmement négatifs. Il endommage les biens et met en danger la vie des humains et des autres êtres vivants. Certaines inondations importantes et prolongées peuvent compromettre la circulation des véhicules dans les zones qui ne sont pas à un niveau élevé. Les inondations peuvent interférer avec le drainage et l’utilisation économique des terres. Des dommages structurels peuvent survenir aux piliers de ponts et de viaducs, aux systèmes d’aqueduc et d’égout, aux systèmes électriques et à d’autres structures situées dans la zone d’inondation. Les pertes financières dues aux inondations sont incalculables, en plus de graves problèmes de santé publique.

Le futur Gouverneur de l’Etat de Bahia doit donc axer son stratégie: 1) sur la solution de ses gigantesques problèmes sociaux ; 2) dans l’amélioration du système de santé publique et du système d’assainissement de base ; 3) pour surmonter les problèmes d’éducation ; 4) dans la promotion du développement économique ; 5) dans la réduction des déséquilibres de développement régional ; et 6) pour faire face à des événements naturels extrêmes. Il convient de noter que surmonter les problèmes sociaux et répondre aux besoins de santé et d’éducation de la population bahianaise contribuerait également à réduire les indicateurs de criminalité, qui sont assez élevés à Bahia.

Afin de résoudre les gigantesques problèmes sociaux de Bahia, le futur gouverneur de l’État de Bahia doit s’efforcer d’augmenter l’emploi avec des droits du travail garantis, en promouvant la réactivation de l’économie bahianaise, dans l’aide sociale aux chômeurs et dans l’augmentation des revenus actuellement dégradés de la population avec un programme de transfert de revenus aux populations nécessiteuses complémentaire à celui du gouvernement fédéral, pour permettre aux populations pauvres d’avoir accès à leur propre logement avec un programme de logement populaire avec les infrastructures nécessaires, pour répondre aux besoins des sans-abri populations avec un programme d’assistance sociale cohérent et pour vaincre la faim endémique dont souffre la population de Bahia avec un programme de lutte contre la faim, s’alignant sur le candidat à la présidence de la République qui s’engage à résoudre tous les maux sociaux non résolus par les différents gouvernements des États et à éradiquer du pays toutes les mesures néolibérales contraires aux intérêts du peuple imposées par les différents gouvernements brésiliens depuis 1990.

Pour améliorer le système de santé publique et le système d’assainissement de base, le futur Gouverneur de l’État de Bahia doit accroître les investissements dans la santé publique qui ont été insuffisants pour renforcer le système de santé publique afin de garantir l’accès aux meilleurs soins possibles pour les citoyens et augmenter le combat contre la propagation du nouveau coronavirus, promouvoir la vaccination du plus grand nombre possible de personnes, ainsi qu’augmenter le niveau d’investissement dans l’assainissement de base, visant un plus grand approvisionnement en eau potable pour la population, les services d’égouts sanitaires et la collecte des ordures s’alignant sur le candidat à la présidence de la République qui s’est engagé à renverser tous les maux sociaux non résolus par les différents gouvernements des États dans le domaine de la santé publique et de l’assainissement de base et à éradiquer du pays toutes les mesures néolibérales contraires aux intérêts de le peuple imposé par les différents gouvernements brésiliens depuis 1990.

Pour surmonter les problèmes d’éducation, le futur gouverneur de l’État de Bahia doit investir davantage, ce qui n’a pas été suffisant pour restructurer le système éducatif de Bahia de l’éducation de la petite enfance à l’enseignement supérieur, inspiré par les politiques éducatives réussies pratiquées dans les systèmes éducatifs de la Finlande, de la Corée du Sud, le Japon, la Suisse et aussi les États-Unis. Le futur Gouverneur de l’Etat de Bahia doit s’aligner sur le candidat à la Présidence de la République qui s’engage à renverser tous les maux sociaux non résolus par les différents gouvernements des Etats dans le domaine de l’éducation et à éradiquer du Pays toutes les mesures néolibérales contraires à la intérêts du peuple imposés par les différents gouvernements brésiliens depuis 1990.

En favorisant le développement économique, le futur gouverneur de l’État de Bahia doit préparer un plan de développement systémique et stratégique qui couvre l’ensemble de Bahia, qui est formulé avec des représentants des secteurs productifs, des municipalités et de la société civile organisée, visant à élever les niveaux l’emploi et les revenus de la population. Ce plan doit doter Bahia d’une stratégie de développement qui assure le développement de chaque commune, de chaque région et de l’État de Bahia dans son ensemble, et intègre davantage l’économie de Bahia avec la région du Nord-Est et avec le pays. futur Gouverneur de l’Etat de Bahia doit agir en coordination avec le futur Président de la République, qui s’engage à renverser tous les maux économiques non résolus par les différents gouvernements des Etats et à éradiquer du pays toutes les mesures politiques néolibérales contraires aux intérêts du peuple imposées par les différents gouvernements brésiliens depuis 1990.

Afin de réduire les déséquilibres de développement régional, le futur gouverneur de l’État de Bahia doit préparer des plans de développement systémiques et stratégiques pour l’ensemble de l’État et pour chaque région, renforcer et intégrer les pôles de croissance et de développement de Bahia (Salvador, Camaçari, Feira de Santana , Vitória da Conquista, Itapetinga, Lençóis, Jequié, Ilhéus, Itabuna, Porto Seguro, Eunápolis, Teixeira de Freitas, Juazeiro, Irecê, Guanambi, Bom Jesus da Lapa, Barreiras, entre autres) à relier entre elles, par des routes (routes, chemins de fer et voies navigables), tirer parti du potentiel de développement endogène de chaque municipalité et de chaque région et permettre leurs interconnexions économiques et avec d’autres régions du Brésil et de l’étranger, promouvoir l’intégration des bassins fluviaux de São Francisco avec les bassins des autres rivières existantes dans Bahia et l’implantation de barrages en des points stratégiques de son territoire pour éliminer ou réduire la pénurie d’eau de la région semi-aride, font de la l’industrie de Bahia moins dépendante de celle de São Paulo avec l’expansion de l’industrie de transformation locale, de faire fonctionner le gouvernement de l’État de Bahia en tant qu’État en réseau afin d’assurer, à travers le Département de la planification avec l’appui de l’État sectoriel départements , l’intégration dans les actions de tous les organismes publics dans la mise en œuvre des plans de développement stratégique, faire des efforts avec le gouvernement fédéral pour offrir des incitations fiscales et financières pour le développement des régions arriérées et offrir des incitations fiscales et financières du gouvernement de l’État pour le développement des régions en retard. Le futur gouverneur de l’Etat de Bahia doit s’aligner sur le candidat à la présidence de la République qui s’engage à renverser tous les maux non résolus des différents gouvernements dans le domaine du développement régional et à éradiquer du pays toutes les mesures néolibérales contraires à la intérêts du peuple imposés par les différents gouvernements brésiliens depuis 1990.

Face aux événements extrêmes de la nature, le futur gouverneur de l’État de Bahia doit adopter des mesures visant à contrôler les inondations causées par les fortes pluies et la montée du niveau des océans consécutive au changement climatique. Afin de faire face aux inondations causées par de fortes pluies, des travaux d’ingénierie doivent être réalisés, en adoptant des actions pour réglementer l’utilisation et l’occupation du sol et l’éducation environnementale de la population, utiliser des systèmes d’annonce et de prévision des inondations, établir le zonage et la réglementation respective pour la construction, entre autres mesures. Avec la montée du niveau de la mer, des travaux d’ingénierie doivent être réalisés et des populations situées dans des zones à risques doivent être relocalisées, ainsi que des changements dans la matrice énergétique et dans la matrice de transport, avec l’abandon de l’utilisation des énergies fossiles et leur remplacement par les sources d’énergie renouvelables (solaire, éolienne, biomasse, hydrogène, entre autres) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le changement climatique. Pour réussir à atteindre ces objectifs, il est important que le gouvernement fédéral et le gouvernement de Bahia agissent de manière coordonnée dans la lutte contre le changement climatique afin d’assurer la mise en œuvre effective de l’Accord de Paris. Le futur gouverneur de l’Etat de Bahia doit s’aligner sur le candidat à la présidence de la République qui s’est engagé à renverser tous les maux non résolus par les différents gouvernements face aux événements extrêmes de la nature, lutter contre le changement climatique et éradiquer du pays toutes les mesures néolibérales politiques contraires aux intérêts du peuple imposées par les différents gouvernements brésiliens depuis 1990.

Telles sont donc les 6 stratégies que le futur gouverneur de Bahia devrait adopter pour faire face aux problèmes qui affectent Bahia à l’heure actuelle. Pour réussir à exécuter ces stratégies, le candidat au poste de gouverneur de Bahia qui décide de les mettre en œuvre devrait collaborer avec l’élection du candidat à la présidence de la République et les candidats parlementaires fédéraux et étatiques qui se sont engagés à renverser tous les maux non résolus en les différents gouvernements dans le passé et d’éradiquer du pays toutes les mesures néolibérales contraires aux intérêts du peuple imposées par les différents gouvernements brésiliens depuis 1990. En d’autres termes, le futur gouverneur de Bahia doit compter sur le soutien du futur président de la République et avec une majorité parlementaire au Congrès national et à l’Assemblée législative de Bahia pour mettre en pratique les 6 stratégies proposées. Ce sont les conditions pour que le candidat au poste de gouverneur de l’Etat de Bahia mérite la confiance du peuple souffrant de Bahia et remporte les prochaines élections gouvernementales.

* Fernando Alcoforado, 82, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

O GOVERNADOR DE ESTADO DE QUE A BAHIA PRECISA

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar o perfil do Governador de Estado de que a Bahia precisa no atual momento histórico. A Bahia precisa de um governador que seja capaz de solucionar seus gigantescos problemas sociais que se agravaram nos últimos anos com o vertiginoso aumento do desemprego, da fome e da miséria da população, superar as fragilidades existentes em seus sistemas de saúde pública e de saneamento básico e reestruturá-los em novas bases para atenderem as necessidades da população, solucionar os gigantescos problemas que afetam a educação básica e o ensino superior para atenderem as necessidades da população e dos setores produtivos, reativar a economia baiana que se encontra em crise profunda nos últimos anos promovendo o desenvolvimento econômico da Bahia em novas bases, reduzir seus desequilíbrios de desenvolvimento regional para contribuir no desenvolvimento da economia baiana e adotar medidas preventivas de enfrentamento de eventos extremos da natureza para evitar suas consequências danosas para a população e para a economia da Bahia. Este artigo visa orientar seus leitores no sentido de fazerem a escolha mais adequada do futuro Governador do Estado da Bahia.

Diante da extrema gravidade da situação social da população da Bahia, o futuro Governador do Estado da Bahia a ser escolhido deveria ser o que priorizasse a solução imediata dos gigantescos problemas sociais que afetam a população baiana há vários anos representados pelo desemprego em massa (5,847 milhões de desempregados e 5,970 milhões de desalentados), a perda de renda da população (791 mil pessoas deixaram de ter rendimento de trabalho), o elevado déficit habitacional (555.635 domicílios) que afeta especialmente a população de baixa renda, a precária situação social das populações em situação de rua (20 mil habitantes) e a fome endêmica sofrida pela população pobre da Bahia (987 mil pessoas podem ter convivido com a fome em 2019).

Além de priorizar a solução imediata dos gigantescos problemas sociais, o futuro Governador do Estado da Bahia deve envidar esforços no sentido de promover a melhoria do sistema de saúde pública e do sistema de saneamento básico com a realização de maiores investimentos para eliminar suas fragilidades visando proteger a população de doenças e lidar, sobretudo, com atual e futuras pandemias. A Bahia possui menos leitos de internação hospitalar do que o indicado pela Organização Mundial de Saúde. Não há postos de saúde suficientes que têm problemas sérios de estrutura e de financiamento. A Bahia foi o Estado que menos investiu de forma per capita recursos próprios no sistema de saúde em 2020 mesmo com a pandemia do novo Coronavirus. A Bahia apresenta insuficiência no abastecimento de água (81,13% de domicílios são atendidos), no esgotamento sanitário (apenas 54,1% % dos domicílios são atendidos), na drenagem urbana das águas pluviais (apenas 13,41% dos municípios possuem serviço de drenagem urbana), nas ações relativas aos resíduos sólidos (24,7% das casas são atendidas na coleta de lixo e sete em dez municípios têm lixões) e no controle de vetores transmissores de doenças. Dos 417 municípios baianos, 366 têm sistema de abastecimento de água e 122 têm o serviço de coleta e tratamento de esgoto. A Bahia apresenta grande deficiência no abastecimento de água, especialmente no Semiárido que se caracteriza pela escassez hídrica.  

O futuro Governador do Estado da Bahia deve envidar esforços no sentido de eliminar as fragilidades do sistema de educação básica e superior do Estado. A Bahia tem maior taxa de analfabetismo do país em 2019, aponta IBGE com 13% da população baiana com mais de 15 anos não sabendo ler ou escrever (1,5 milhão de analfabetos). A Bahia é o oitavo estado do Brasil em taxa de analfabetismoA Bahia tem o segundo menor investimento por aluno na educação básica da rede estadual do Brasil. O baixo investimento tem impactado o desempenho da educação na Bahia, historicamente abaixo de outras redes públicas do Brasil e mesmo do Nordeste. A Bahia apresenta fragilidades devido ao baixo investimento realizado tanto na educação básica quanto no ensino superior. A falta de condições de trabalho nas escolas é reclamação constante dos profissionais da educação da rede estadual. No ensino superior da Bahia, no ranking do MEC e do Times sobre as universidades do Brasil em 2021, a universidade melhor posicionada da Bahia, a UFBA, se classificou em 17º lugar bem distante das melhores universidades. Em 2018, o governo da Bahia investiu R$ 1,359 bilhão no ensino superior estadual, alcançando a terceira posição no ranking nacional dos Estados que mais destinaram verbas para o segmento.

O futuro Governador do Estado da Bahia deve promover seu desenvolvimento econômico para elevar os níveis de emprego e renda da população buscando reverter a retração econômica registrada desde 2017 quando, a Bahia foi o sétimo estado que mais queda sofreu, com 8,9%, superando a média nacional, que apresentou queda de 7,2% em dois anos. O PIB da Bahia, que era o sexto maior do país, perdeu participação no ranking nacional, sendo superado por Santa Catarina ao cair para a 7a posição. A Bahia sofreu um processo de desindustrialização porque a indústria baiana “encolheu” de 27,1% do total do PIB, em 2010, para 21,5% em 2018 e 21,8% em 2019. Houve a perda de competitividade da indústria petroquímica e a saída da Ford que deixou um rastro de desemprego e devastação na economia de Camaçari. As exportações baianas, que representaram 4,6% do total das exportações brasileiras em 2012, alcançaram apenas 3,6% do total em 2016 e a Bahia, que ocupava a 8ª posição no ranking dos maiores estados exportadores, foi superada por Santa Catarina. A Bahia também perdeu posição no turismo, uma das principais atividades da base produtiva estadual.

O futuro Governador do Estado da Bahia deve promover a superação dos desequilíbrios de desenvolvimento regional da Bahia que apresenta três grandes problemas os quais estão discriminados a seguir: 1) Concentração econômica excessiva na RMS – Região Metropolitana de Salvador; 2) Regressão econômica no desenvolvimento da região cacaueira; 3) Subdesenvolvimento da região semiárida. A trajetória que a economia baiana seguiu a partir da segunda metade do século XX levou à sua concentração econômica e espacial da Bahia. Desde este período, não houve nenhum esforço do governo do Estado em descentralizar o processo de desenvolvimento da Bahia. A ênfase era a de incrementar a industrialização na RMS na expectativa de que seus efeitos alcançassem toda a Bahia. Não houve na história da Bahia nenhum plano integrado de desenvolvimento que abrangesse todas as regiões do Estado. As ações realizadas eram basicamente pontuais e não sistêmicas. O futuro Governador do Estado da Bahia deve elaborar planos sistêmicos e estratégicos de desenvolvimento para o Estado como um todo e para cada região visando a integração econômica de todas as regiões que nunca existiu no passado. Só assim será possível reduzir o desequilíbrio existente atualmente no desenvolvimento das diversas regiões da Bahia.

O futuro Governador do Estado da Bahia deve adotar medidas preventivas no enfrentamento de eventos extremos da natureza resultantes das mudanças climáticas globais como estão ocorrendo atualmente e ocorrerão no futuro na Bahia. Tem sido recorrente a ocorrência de inundações nas cidades brasileiras devido a chuvas intensas, como a que aconteceu recentemente na Bahia deixando um rastro de 20 mortos, 31 mil desabrigados e destruição que atingiu 116 municípios baianos. Este evento como outros ocorridos em outras cidades e estados do Brasil revelam a incompetência e irresponsabilidade dos poderes públicos ao não adotarem medidas preventivas para fazerem frente a eventos climáticos extremos. Não é preciso demonstrar que a inundação causa muitos impactos extremamente negativos. Ela danifica propriedades e coloca em risco a vida de humanos e outros seres vivos. Algumas inundações altas e prolongadas podem comprometer o tráfego de veículos em áreas que não estão em nível elevado. A inundação pode interferir na drenagem e no uso econômico da terra. Estragos estruturais podem ocorrer em pilares de pontes e viadutos, sistemas de água e esgoto, sistemas de energia e outras estruturas situadas na área de inundações. As perdas financeiras devido a inundações são incalculáveis, além dos graves problemas de saúde pública.

O futuro Governador do Estado da Bahia deve, portanto, centrar sua estratégia: 1) na solução de seus gigantescos problemas sociais; 2) na melhoria do sistema de saúde pública e do sistema de saneamento básico; 3) na superação dos problemas de educação; 4) na promoção do desenvolvimento econômico; 5) na redução dos desequilíbrios de desenvolvimento regional; e, 6) no enfrentamento de eventos extremos da natureza. É oportuno observar que a superação dos problemas sociais e o atendimento das necessidades de saúde e educação da população baiana contribuiriam, também, para a redução dos indicadores de criminalidade que estão bastante elevados na Bahia.  

Na solução dos gigantescos problemas sociais da Bahia, o futuro Governador do Estado da Bahia deve se empenhar no aumento do emprego com seus direitos trabalhistas assegurados promovendo a reativação da economia baiana, na assistência social aos desempregados e no aumento da renda hoje bastante aviltada da população com um programa de transferência de renda às populações carentes complementar ao do governo federal, em viabilizar o acesso à casa própria pela população pobre com um programa de habitação popular com a infraestrutura necessária, no atendimento às necessidades das populações em situação de rua com um consistente programa de assistência social e na superação da fome endêmica sofrida pela população da Bahia com um programa de combate à fome se alinhando com o candidato a presidente da República que esteja comprometido a solucionar todos os males sociais não resolvidos pelos diversos governos do Estado e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

Na melhoria do sistema de saúde pública e do sistema de saneamento básico, o futuro Governador do Estado da Bahia deve ampliar o investimento em saúde pública que tem sido insuficiente para reforçar o sistema de saúde pública para garantir o acesso à melhor assistência possível ao cidadão e incrementar o combate à disseminação do novo Coronavirus promovendo a vacinação do maior número possível de pessoas, bem como a aumentar o nível dos investimento em saneamento básico visando maior oferta de água potável para a população, de serviços de esgotamento sanitário e de coleta de lixo se alinhando com o candidato a presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males sociais não resolvidos pelos diversos governos do Estado no campo da saúde pública e do saneamento básico e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

Na superação dos problemas de educação, o futuro Governador do Estado da Bahia deve realizar maior investimento que tem sido insuficiente para reestruturar o sistema de educação na Bahia do ensino infantil ao ensino superior se inspirando nas políticas educacionais bem sucedidas praticadas nos sistemas de educação da Finlândia, da Coreia do Sul, do Japão, da Suíça e, também, dos Estados Unidos. O futuro Governador do Estado da Bahia deve se alinhar com o candidato a presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males sociais não resolvidos pelos diversos governos do Estado no campo da educação e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

Na promoção do desenvolvimento econômico, o futuro Governador do Estado da Bahia deve elaborar um plano de desenvolvimento sistêmico e estratégico que abranja toda a Bahia que seja formulado em conjunto com representantes dos setores produtivos, de prefeituras e da Sociedade Civil organizada visando a elevação dos níveis de emprego e renda da população. Este plano deve dotar a Bahia de uma estratégia de desenvolvimento que assegure o desenvolvimento de cada município, de cada região e do Estado da Bahia como um todo e integrar ainda mais a economia da Bahia com a região Nordeste e com o País. Além disso, na promoção do desenvolvimento econômico e social, o futuro Governador do Estado da Bahia deve atuar de forma articulada com o futuro presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males econômicos não resolvidos pelos diversos governos do Estado e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

Na redução dos desequilíbrios de desenvolvimento regional, o futuro Governador do Estado da Bahia deve elaborar planos sistêmicos e estratégicos de desenvolvimento para o Estado como um todo e para cada região, fortalecer e integrar os polos de crescimento e desenvolvimento da Bahia (Salvador, Camaçari, Feira de Santana, Vitória da Conquista, Itapetinga, Lençóis, Jequié, Ilhéus, Itabuna, Porto Seguro, Eunápolis, Teixeira de Freitas, Juazeiro, Irecê, Guanambi, Bom Jesus da Lapa, Barreiras, entre outros) a serem ligados uns aos outros, por estradas (rodovias, ferrovias e hidrovias), aproveitar o potencial de desenvolvimento endógeno de cada município e de cada região e viabilizar suas interligações econômicas e com outras regiões do Brasil e do exterior, promover a integração das bacias do Rio São Francisco com as bacias dos demais rios existentes na Bahia e a implantação de açudes em pontos estratégicos de seu território para eliminar ou reduzir a escassez hídrica do semiárido, tornar a indústria da Bahia menos dependente da de São Paulo com a ampliação da indústria de transformação local, fazer com que o governo do estado da Bahia opere como Estado em Rede a fim de assegurar a integração nas ações de todas as organizações públicas na implementação dos planos estratégicos de desenvolvimento, envidar esforços junto ao governo federal para oferecer incentivos fiscais e financeiros ao desenvolvimento de regiões atrasadas e oferecer incentivos fiscais e financeiros do governo do Estado para o desenvolvimento de regiões atrasadas. O futuro Governador do Estado da Bahia deve se alinhar com o candidato a presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males não resolvidos pelos diversos governos no campo da desenvolvimento regional e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

No enfrentamento de eventos extremos da natureza, o futuro Governador do Estado da Bahia deve adotar medidas visando o controle de inundações provocadas por chuvas intensas e pela elevação do nível do oceano em consequência das mudanças climáticas. Para fazer frente às inundações provocadas por chuvas intensas deve-se realizar obras de engenharia, adotar ações de regulamentação do uso e ocupação do solo e educação ambiental da população, utilizar sistemas de alerta e previsão de inundações, estabelecer zoneamento e a respectiva regulamentação para a construção, entre outras medidas. Com a elevação do nível do mar, devem ser executadas obras de engenharia e realocar populações situadas em áreas de risco, bem como realizar mudanças na matriz energética e na matriz de transporte com o abandono do uso dos combustíveis fósseis e sua substituição por fontes renováveis de energia limpa (solar, eólica, biomassa, hidrogênio, entre outras) para reduzir a emissão de gases do efeito estufa para combater a mudança climática. Para ter sucesso na consecução destes objetivos, é importante que o governo federal e o governo da Bahia atuem de forma coordenada no combate à mudança climática para fazer com que o Acordo de Paris seja executado efetivamente. O futuro Governador do Estado da Bahia deve se alinhar com o candidato a presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males não resolvidos pelos diversos governos no enfrentamento de eventos extremos da natureza, combater a mudança climática e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

Estas são, portanto, as 6 estratégias que o futuro Governador da Bahia deveria adotar para fazer frente aos problemas que afetam a Bahia no momento atual. Para ter sucesso na execução dessas estratégias, o candidato a Governador da Bahia que decidir implementá-las deveria colaborar com a eleição do candidato a  presidente da República e dos candidatos parlamentares federais e estaduais que estejam comprometidos com a reversão de todos os males não resolvidos pelos diversos governos no passado e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990. Em outras palavras, o futuro Governador da Bahia precisa contar com o apoio do futuro Presidente da República e com maioria parlamentar no Congresso Nacional e na Assembleia Legislativa da Bahia para colocar em prática as 6 estratégias propostas. Estas são as condições para o candidato a Governador do Estado da Bahia ser merecedor da confiança do sofrido povo baiano e vencer as próximas eleições governamentais. O texto em anexo apresenta detalhes referentes às estratégias que o futuro Governador do Estado da Bahia deve adotar.

* Fernando Alcoforado, 82, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona, <http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944>, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).  

ANEXO – As estratégias que o futuro Governador do Estado da Bahia deve adotar: 1) na solução de seus gigantescos problemas sociais; 2) na melhoria do sistema de saúde pública e saneamento básico; 3) na superação dos problemas de educação; 4) na promoção do desenvolvimento econômico; 5) na redução dos desequilíbrios de desenvolvimento regional; e, 6) no enfrentamento de eventos extremos da natureza. Cada uma dessas estratégias estão detalhadas a seguir:

1.     A solução dos gigantescos problemas sociais da Bahia

De acordo com a Pesquisa Nacional por Amostra de Domicílios Contínua (PNADC) trimestral, a taxa de desocupação na Bahia foi a maior do país, empatada com Pernambuco (21,3%). O índice está bem acima do indicador nacional, que ficou em 14,7%, também um recorde histórico. A população fora da força de trabalho na Bahia ficou em 5,847 milhões no 1º trimestre de 2021. A Bahia tem o maior número absoluto de desalentados do país ao longo de toda a série da PNAD Continua, desde 2012. No 1º trimestre de 2021, no Brasil, havia 5,970 milhões de desalentados. Cerca de 20 mil pessoas vivem nas ruas de Salvador. O número de baianos que não se alimenta como deveria, com qualidade e em quantidade suficiente, cresceu ainda mais depois da pandemia do novo Coronavírus. Mais de 170 mil pessoas vivem em situação de extrema pobreza na Bahia dos quais 36 mil estão cadastrados como pobres em Salvador. Em 2017-2018, faltou comida em quase um de cada cinco lares baianos (18,8% ou 922 mil), onde viviam cerca de 3 milhões de pessoas. Dentre esses, existia a estimativa de 310 mil domicílios (6,3% do total), onde moravam 987 mil pessoas, que podem ter convivido com a fome. A Bahia tem déficit habitacional de 555.635 domicílios. Todos estes indicadores demonstram a necessidade premente do aumento do emprego com seus direitos trabalhistas assegurados, a assistência social aos desempregados, o aumento da renda bastante hoje aviltada da população, o acesso à casa própria pela população pobre com a infraestrutura necessária, o provimento da assistência social garantida às populações em situação de rua e a superação da fome endêmica sofrida pela população da Bahia. O futuro Governador do Estado da Bahia tem que demonstrar que tem o propósito inarredável de reverter a gravíssima situação social do povo baiano. O futuro Governador do Estado da Bahia deve estabelecer como prioridade atender com urgência as necessidades sociais mais prementes da grande maioria da população da Bahia buscando o apoio do governo federal, dos parlamentos em todos os níveis e da Sociedade Civil. Estas são as condições para o candidato a governador da Bahia ser merecedor da confiança do sofrido povo baiano e vencer as próximas eleições governamentais. Para vencer as eleições governamentais, o candidato a Governador do Estado da Bahia deve demonstrar que cumprirá esta promessa fundamental, entre outras, também importantes. O futuro Governador do Estado da Bahia deve se alinhar com o candidato a presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males sociais não resolvidos pelos diversos governos e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

2.     A melhoria do sistema de saúde pública e saneamento básico da Bahia

A fragilidade do sistema público de saúde pública tem sido verificada em todo o Estado da Bahia há anos. Homens, mulheres e crianças ficam amontoados nos corredores dos hospitais, em filas enormes aguardando atendimento, já que existem poucos médicos trabalhando num espaço físico exíguo para abrigar os pacientes com dignidade, além da falta de medicamentos. Hospitais públicos sempre estiveram em situação de calamidade, com poucos médicos atendendo, leitos lotados e doentes esperando nos corredores. A Bahia possui menos leitos de internação hospitalar do que o indicado pela Organização Mundial de Saúde. Não há postos de saúde suficientes que têm problemas sérios de estrutura e de financiamento. Não há médicos, enfermeiros e nem profissionais de saúde para suprir as verdadeiras necessidades de saúde da população. Segundo dados extraídos do Sistema de Informações sobre Orçamentos Públicos em Saúde (SIOPS) do Ministério da Saúde, a Bahia foi o Estado que menos investiu de forma per capita recursos próprios no sistema de saúde em 2020, desembolsando apenas R$ 278,49 por habitante. A média nacional foi de R$ 374,14. O Estado da Bahia não aumentou significativamente seus gastos com a saúde pública em 2020 mesmo com a pandemia do novo Coronavirus. Apesar da pandemia, não houve queda de arrecadação no ano de 2020 no Estado da Bahia que justificasse o baixo investimento no sistema de saúde da Bahia. Números extraídos do portal Datasus, sistema de dados mantido pelo Ministério da Saúde, revelam que, a Bahia foi o quarto Estado que mais arrecadou com impostos em 2020, totalizando R$ 31,2 bilhões.

De acordo com a Lei Complementar nº 141/2012, os estados devem investir no mínimo 12% de suas receitas próprias na saúde, enquanto os municípios devem aplicar ao menos 15%, mas a pandemia do novo Coronavirus exigiu maiores gastos dos estados e municípios com o sistema de saúde. Na Bahia, segundo os dados do SIOPS, os recursos do governo estadual continuaram próximos ao mínimo legal, com 13,26% em 2020, contra os 12,96% do ano imediatamente anterior. Este resultado coloca a Bahia atrás de estados no Nordeste como Pernambuco, que, no ano passado, investiu 16,6% da sua receita em saúde e Ceará com 16,5% e da média nacional de 14,1% e dos estados do Nordeste de 14,4%. No âmbito da saúde, o futuro Governador do Estado da Bahia deve atuar com determinação no sentido de promover a melhoria do sistema de saúde elevando os investimentos no setor para atender as necessidades de saúde da população e combater, não apenas a pandemia do novo Coronavírus, mas também, futuras pandemias. É preciso ampliar, portanto, o investimento em saúde pública para reforçar o sistema de saúde para garantir o acesso à melhor assistência possível ao cidadão e incrementar o combate à disseminação do novo Coronavirus promovendo a vacinação do maior número possível de pessoas. 

A Bahia apresenta grande deficiência no sistema de saneamento básico. Saneamento básico envolve medidas de abastecimento de água, de esgotamento sanitário, de drenagem urbana das águas pluviais, de ações relativas aos resíduos sólidos e o controle de vetores transmissores de doenças. A Bahia apresenta insuficiência no abastecimento de água (81,13% de domicílios são atendidos), no esgotamento sanitário (apenas 54,1% % dos domicílios são atendidos), na drenagem urbana das águas pluviais (apenas 13,41% dos municípios possuem serviço de drenagem urbana), nas ações relativas aos resíduos sólidos (24,7% das casas são atendidas na coleta de lixo e sete em dez municípios têm lixões) e no controle de vetores transmissores de doenças. Dos 417 municípios baianos, 366 têm sistema de abastecimento de água e 122 têm o serviço de coleta e tratamento de esgoto. A Bahia apresenta grande deficiência no abastecimento de água, especialmente no Semiárido que se caracteriza pela escassez hídrica. O IBGE informa que o Estado da Bahia possui 15,3 milhões de habitantes com uma população de cinco milhões de baianos sem a coleta de lixo. Os problemas que afligiam a população, principalmente aquela do semiárido, no que concerne ao acesso à água em quantidade e de boa qualidade, afetam sua saúde e restringem as oportunidades de melhorias socioeconômicas das comunidades. Para solução dos problemas de saneamento básico, o futuro governador da Bahia deve aumentar o nível dos investimento visando maior oferta de água para a população, de serviços de esgotamento sanitário e de coleta de lixo. O futuro Governador do Estado da Bahia deve se alinhar com o candidato a presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males não resolvidos pelos diversos governos no campo da saúde pública e do saneamento básico e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

3.     A superação dos problemas de educação da Bahia

A Bahia tem maior taxa de analfabetismo do país em 2019, aponta IBGE com 13% da população baiana com mais de 15 anos não sabendo ler ou escrever (1,5 milhão de analfabetos). A Bahia é o oitavo estado do Brasil em taxa de analfabetismo. Na área da educação, a Bahia apresenta fragilidades devido ao baixo investimento realizado tanto na educação básica quanto no ensino superior. A Bahia tem o segundo menor investimento por aluno na educação básica da rede estadual do Brasil. Em 2017, o Estado investiu apenas R$ 3.837,51 por aluno da educação básica. No topo do ranking do investimento está o Distrito Federal, que gastou R$ 7.818,90 por aluno em 2017, mais do que o dobro do investimento baiano. O baixo investimento tem impactado o desempenho da educação na Bahia, historicamente abaixo de outras redes públicas do Brasil e mesmo do Nordeste. A falta de condições de trabalho nas escolas é reclamação constante dos profissionais da educação da rede estadual. As escolas precisam muito de investimento e isso não é novidade que vem de governos passados. A carência é muito grande em infraestrutura escolar. Quase 224 mil alunos do Ensino Médio da rede estadual baiana estão dois anos ou mais acima da idade ideal da série que estão cursando. Este número representa 48% dos 461 mil estudantes do Ensino Médio estadual. Nacionalmente, a proporção de alunos nessa situação é bem menor, isto é, 32% dos estudantes de Ensino Médio das redes estaduais do Brasil. A situação da Bahia não é nova. Em pesquisa realizada entre 2011 e 2014, a Secretaria Estadual da Educação (SEC) avaliou que o panorama é crítico no meio urbano e rural. De cada 100 professores da rede estadual baiana, 9 não têm ensino superior. A Bahia está na 11ª posição entre as unidades da federação com mais professores sem formação superior. Em relação aos estados do Nordeste, a Bahia fica na 5ª posição. Além de tudo isto, não há valorização dos docentes.

Com apenas uma universidade federal, a UFBA, o ensino superior na Bahia foi mantido, por um longo período, até o surgimento de universidades do governo do Estado da Bahia e privadas, sem a expansão do número de vagas nem do quadro docente. O aumento da demanda do ensino superior vem sendo atendida por instituições universitárias ligadas ao governo do Estado da Bahia e privadas muitas dessas com baixa qualidade do ensino. É elevada a evasão no ensino superior da Bahia devido à deficiência do ensino fundamental. No ensino superior da Bahia, no ranking do MEC e do Times sobre as universidades do Brasil em 2021, a universidade melhor posicionada da Bahia, a UFBA, se classificou em 17º lugar se colocando como a segunda do Nordeste. Em 2018, o governo da Bahia investiu R$ 1,359 bilhão no ensino superior estadual, alcançando a terceira posição no ranking nacional dos Estados que mais destinaram verbas para o segmento. As fragilidades da educação na Bahia na educação básica e no ensino superior requerem bastante investimento que é a condição para tornar possível preparar e atualizar continuamente os estudantes para o mercado de trabalho atual e futuro e para lidarem com a complexidade do mundo em que já vivemos e viveremos no futuro com os avanços em curso na inteligência artificial, na 4ª Revolução Industrial e na Internet 5G, entre outras tecnologias, que revolucionam a sociedade em todos os campos tecnológicos.

É preciso maior investimento na educação para preparar e atualizar as pessoas para o mercado de trabalho que está mudando em consequência dessas revoluções tecnológicas em que todos terão que lidar em uma ambiente altamente complexo com máquinas superinteligentes. É preciso maior investimento para reestruturar o sistema de educação na Bahia e no Brasil do ensino infantil ao ensino superior nos inspirando nas políticas educacionais bem sucedidas praticadas nos sistemas de educação da Finlândia, da Coreia do Sul, do Japão e da Suíça que são os países mais avançados em educação no mundo e, também, dos Estados Unidos que é o país mais avançado no ensino superior. O futuro Governador do Estado da Bahia deve se alinhar com o candidato a presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males não resolvidos pelos diversos governos no campo da educação e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

4.     A promoção do desenvolvimento econômico da Bahia

Em 2020, o Produto Interno Bruto (PIB) da Bahia apresentou retração de 3,4% quando comparado a 2019, segundo apontou levantamento da Superintendência de Estudos Econômicos e Sociais da Bahia (SEI). Em 2017, a Bahia já se encontrava em recessão quando apresentou redução de 8,9% em seu Produto Interno Bruto (PIB). Este dado é do estudo feito pela Tendências Consultoria Integrada, que identificou queda em todos os estados brasileiros. Em 2017, a economia do País retornou ao patamar de 2010. Ou seja, o PIB do Brasil estava em 2017 menor do que era em 2010. No ranking entre os estados do Brasil, a Bahia foi o sétimo estado que mais queda sofreu, com 8,9%, superando a média nacional, que apresentou queda de 7,2% em dois anos. A regressão econômica do Brasil é resultante da falência do modelo econômico neoliberal adotado pelo governo federal a partir de 1990 e à prolongada má gestão econômica governamental que está levando a economia brasileira ao colapso no governo Bolsonaro. O PIB da Bahia, que era o sexto maior do país, perdeu participação no ranking nacional, sendo superado por Santa Catarina caindo para a 7a posição. As exportações baianas, que representaram 4,6% do total das exportações brasileiras em 2012, alcançaram apenas 3,6% do total em 2016 e a Bahia, que ocupava a 8ª posição no ranking dos maiores estados exportadores, foi superada por Santa Catarina. A Bahia também perdeu posição no turismo, uma das principais atividades da base produtiva estadual. Salvador perdeu a liderança no turismo de negócios no Nordeste para Fortaleza, houve redução no número de desembarques nacionais e internacionais no aeroporto de Salvador em proporção bem maior do que em outras localidades como Recife ou Fortaleza e houve redução da taxa média de ocupação dos hotéis de 70% para cerca de 50% em 2017. Percebe-se que o problema não é apenas conjuntural e sim estrutural resultante da grave crise que afeta o Brasil desde 2010 além de haver perda de competitividade da economia da Bahia como um todo.

Apesar do esforço realizado por diversos governos visando sua industrialização na segunda metade do século XX, a Bahia é uma economia de serviços que é composta por atividades tradicionais, entre elas o comércio, as atividades imobiliárias e administração pública. O setor de serviços correspondeu a 70,8% do PIB da Bahia em 2018 e 71,3% do PIB em 2019. No ano de 2015, dos quase 70% do setor de serviços, aproximadamente 43% era composto apenas por essas três atividades apresentando uma tendência de baixo crescimento econômico. Enquanto setor de serviços cresce, a Bahia está se desindustrializando da mesma forma que o Brasil em consequência da abertura da economia brasileira com a adoção do modelo econômico neoliberal. O setor industrial vem perdendo participação na formação do PIB em quase todos os estados brasileiros, mas a Bahia liderou a queda e sua indústria “encolheu” de 27,1% do total do PIB, em 2010, para 21,5% em 2018 e 21,8% em 2019. A Bahia sofreu um processo de desindustrialização com a perda de competitividade da indústria petroquímica e a saída da Ford que deixou um rastro de desemprego e devastação na economia de Camaçari. Enquanto ocorre sua desindustrialização, a Bahia se mantém líder nacional na geração de Energias Renováveis. Em 2019, a geração de energia por fonte eólica cresceu mais de 50% em relação a 2018, já a fonte fotovoltaica cresceu mais de 70%. A liderança da Bahia na geração de energia foi mantida em 2021 e o aumento na capacidade instalada demonstra que o segmento é um importante indutor da economia baiana. Atualmente, o Estado da Bahia tem 205 parques eólicos em operação, com capacidade instalada de 5,26 Gigawatts e 34 parques de energia solar fotovoltaica com mais de 1 Gigawatt de capacidade. As Energias Renováveis (eólica e solar) já aparecem como destaque principalmente no semiárido e na região da Chapada Diamantina com capacidade de geração de energia, bem como a de gerar emprego e renda no interior.

Constata-se, pelo exposto, que as fragilidades econômicas do Estado da Bahia se manifestam na queda do crescimento do PIB acompanhando o declínio no crescimento do PIB do Brasil, na insuficiência na poupança interna para investimento que torna a Bahia fortemente dependente de capitais externos, no risco de depressão econômica da Bahia com o agravamento da crise brasileira e da queda progressiva do PIB da Bahia. Estas fragilidades econômicas do Estado da Bahia só serão resolvidas não apenas com a superação dos problemas estruturais existentes no Estado, mas principalmente com a solução dos problemas econômicos do Brasil com a ascensão ao poder de um presidente da República que abandone o modelo neoliberal adotado pelo diversos governos brasileiros desde 1990. Para a superação dos problemas estruturais existentes no Estado da Bahia, é preciso que o futuro governador da Bahia elabore um plano de desenvolvimento sistêmico e estratégico que abranja toda a Bahia que seja formulado em conjunto com representantes dos setores produtivos, de prefeituras e da Sociedade Civil organizada visando a elevação dos níveis de emprego e renda da população. Este plano deve dotar a Bahia de uma estratégia de desenvolvimento que assegure o desenvolvimento de cada município, de cada região e do Estado da Bahia como um todo e integrar ainda mais a economia da Bahia com a região Nordeste e com o País. Além disso, na promoção do desenvolvimento econômico e social, o futuro Governador do Estado da Bahia deve atuar de forma articulada com o futuro presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males econômicos não resolvidos pelos diversos governos e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

5.     A redução dos desequilíbrios de desenvolvimento regional da Bahia

O Estado da Bahia apresenta três grandes problemas do ponto de vista do desenvolvimento regional os quais estão discriminados a seguir: 1) Concentração econômica excessiva na RMS – Região Metropolitana de Salvador; 2) Regressão econômica no desenvolvimento da região cacaueira; 3) Subdesenvolvimento da região semiárida. A trajetória que a economia baiana seguiu a partir da segunda metade do século XX levou à sua concentração econômica e espacial da Bahia. Desde este período, não houve nenhum esforço do governo do Estado em descentralizar o processo de desenvolvimento da Bahia. A ênfase era a de incrementar a industrialização na RMS na expectativa de que seus efeitos alcançassem toda a Bahia. Não houve na história da Bahia nenhum plano integrado de desenvolvimento que abrangesse todas as regiões do Estado. As ações realizadas eram basicamente pontuais e não sistêmicas. O futuro Governador do Estado da Bahia deve elaborar planos sistêmicos e estratégicos de desenvolvimento para o Estado como um todo e para cada região visando a integração econômica de todas as regiões que nunca existiu no passado. Só assim será possível reduzir o desequilíbrio existente atualmente no desenvolvimento das diversas regiões da Bahia.

O futuro Governador do Estado da Bahia deve eliminar ou reduzir as desigualdades regionais na Bahia adotando as estratégias seguintes:

•     Elaborar planos sistêmicos e estratégicos de desenvolvimento para o Estado como um todo e para cada região.

•     Fortalecer e integrar os polos de crescimento e desenvolvimento da Bahia (Salvador, Camaçari, Feira de Santana, Vitória da Conquista, Itapetinga, Lençóis, Jequié, Ilhéus, Itabuna, Porto Seguro, Eunápolis, Teixeira de Freitas, Juazeiro, Irecê, Guanambi, Bom Jesus da Lapa, Barreiras, entre outros) a serem ligados uns aos outros, por estradas (rodovias, ferrovias e hidrovias).

•     Aproveitar o potencial de desenvolvimento endógeno de cada município e de cada região e viabilizar suas interligações econômicas e com outras regiões do Brasil e do exterior.

•     Promover a integração das bacias do Rio São Francisco com as bacias dos demais rios existentes na Bahia e a implantação de açudes em pontos estratégicos de seu território para eliminar ou reduzir a escassez hídrica do semiárido.

•     Tornar a indústria da Bahia menos dependente da de São Paulo com a ampliação da indústria de transformação local.

•     Fazer com que o governo do estado da Bahia opere como Estado em Rede a fim de assegurar a integração nas ações de todas as organizações públicas na implementação dos planos estratégicos de desenvolvimento.

•     Envidar esforços junto ao governo federal para oferecer incentivos fiscais e financeiros ao desenvolvimento de regiões atrasadas.

•     Oferecer incentivos fiscais e financeiros do governo do Estado para o desenvolvimento de regiões atrasadas.

A superação da regressão econômica da região cacaueira da Bahia poderia ser alcançada com sua diversificação econômica com uma consistente política de desenvolvimento endógeno e sustentável para reverter seu processo de declínio. Ilhéus e Itabuna são os polos de desenvolvimento da região cacaueira. A criação de um Conselho de Desenvolvimento Regional com a participação dos governos federal, do Estado da Bahia e dos municípios, empresários e Sociedade Civil para deliberar sobre políticas, programas e projetos de desenvolvimento regional e a reestruturação da CEPLAC como órgão articulador se constituiriam na resposta organizacional apropriada ao processo de diversificação econômica do sul da Bahia.

Por sua vez, a superação do subdesenvolvimento do Semiárido da Bahia que abrange 70% do Estado da Bahia depende, em grande medida, do que seja realizado no sentido da construção de um eixo econômico entre Juazeiro, Barreiras, Ibotirama e Bom Jesus da Lapa ao longo do rio São Francisco que incorpore, também, a região de Irecê e da solução da questão hídrica com a construção de grande número de açudes e integração das bacias do Rio São Francisco com os demais rios do Semiárido. Além disso, o fato de o Semiárido da Bahia ser um espaço de trânsito de mercadorias e serviços, através das rodovias BR-116, 324, 407, 242 e 020, deveriam ser utilizadas como eixos indutores do desenvolvimento regional. A estratégia de desenvolvimento econômico e social do Semiárido da Bahia deveria se apoiar nas cidades ou áreas economicamente mais dinâmicas (Feira de Santana, Vitória da Conquista, Juazeiro, Guanambi e Irecê). Deveria ser criado, também, um Conselho de Desenvolvimento do Semiárido com a participação dos governos federal, do Estado da Bahia e dos municípios, empresários e Sociedade Civil para deliberarem sobre políticas, programas e projetos de desenvolvimento regional.

O futuro Governador do Estado da Bahia deve se alinhar com o candidato a presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males não resolvidos pelos diversos governos no campo da desenvolvimento regional e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

6.     O enfrentamento de eventos extremos da natureza na Bahia

Tem sido recorrente a ocorrência de inundações nas cidades brasileiras devido a chuvas intensas, como a que aconteceu recentemente na Bahia deixando um rastro de 20 mortos, 31 mil desabrigados e destruição que atingiu 116 municípios baianos. Este evento como outros ocorridos em outras cidades e estados do Brasil revelam a incompetência e irresponsabilidade dos poderes públicos ao não adotarem medidas preventivas para fazerem frente a eventos climáticos extremos. Não é preciso demonstrar que a inundação causa muitos impactos extremamente negativos. Ela danifica propriedades e coloca em risco a vida de humanos e outros seres vivos. Algumas inundações altas e prolongadas podem comprometer o tráfego de veículos em áreas que não estão em nível elevado. A inundação pode interferir na drenagem e no uso econômico da terra. Estragos estruturais podem ocorrer em pilares de pontes e viadutos, sistemas de água e esgoto, sistemas de energia e outras estruturas situadas na área de inundações. As perdas financeiras devido a inundações são incalculáveis, além dos graves problemas de saúde pública.

No mundo, os desastres relacionados com a água representam 90% de todos os desastres em número de pessoas afetadas em todo o mundo. Os custos sociais e econômicos aumentaram nas últimas décadas e a tendência continuará a aumentar se uma ação não for tomada para resolver o problema. Até 2017, os desastres naturais relacionados à água causaram perdas mundiais de US$ 306 bilhões. Entre 1980 e 2016, 90% dos desastres estão relacionados ao clima. Em 2016, das perdas globais, 31% foram devidas a tempestades, 32% atribuídas a inundações e 10% a temperaturas extremas. As inundações são responsáveis pela morte de quase o dobro do número de pessoas do que tornados e furacões juntos. Um impacto importante resultante da inundação repentina é o deslizamento de terra. Um deslizamento de terra é um fenómeno geológico e climatológico que inclui um amplo espectro de movimentos do solo, como quedas de rochas, escorregamentos em profundidade e correntes de detritos. O deslizamento é, na verdade, apenas uma categoria dos chamados movimentos de massa, que envolve o descolamento e o transporte de solo ou declive de material rochoso.

Para fazer frente a eventos climáticos extremos nas cidades, é preciso que seja realizado o controle de inundações. O controle de inundação diz respeito a todos os métodos usados para reduzir ou impedir os efeitos prejudiciais da ação das águas envolvendo medidas estruturais com obras de engenharia e medidas não estruturais. As medidas estruturais compreendem as obras de engenharia, que podem ser caracterizadas como medidas intensivas e extensivas. As medidas intensivas, de acordo com seu objetivo, podem ser de quatro tipos:

·          Aceleração do escoamento: canalização e obras correlatas;

·          Retardamento do fluxo com reservatórios (bacias de detenção/ retenção), restauração de calhas naturais;

·          Desvio do escoamento com túneis de derivação e canais de desvio;

·          Ações individuais visando tornar as edificações a prova de enchentes.

Por sua vez, as medidas extensivas correspondem aos pequenos armazenamentos disseminados na bacia, a recomposição de cobertura vegetal e ao controle de erosão do solo, ao longo da bacia de drenagem.

As medidas não estruturais podem ser eficazes com custos mais baixos e com horizontes mais longos de atuação. As ações não estruturais procuram disciplinar a ocupação territorial, o comportamento das pessoas e as atividades econômicas. As medidas não estruturais podem ser agrupadas em:

·          Ações de regulamentação do uso e ocupação do solo;

·          Educação ambiental voltada ao controle da poluição difusa, erosão e lixo;

·          Seguro-enchente;

·          Sistemas de alerta e previsão de inundações.

Por meio da delimitação das áreas sujeitas a inundações em função do risco, é possível estabelecer um zoneamento e a respectiva regulamentação para a construção, ou ainda para eventuais obras de proteção individuais (como a instalação de comportas, portas‑estanques e outras) a serem incluídas nas construções existentes. Da mesma forma, pode-se desapropriar algumas áreas para destiná-las a praças, parques, estacionamentos e outros usos. Em certos casos nos quais as medidas estruturais são inviáveis técnica ou economicamente, ou mesmo intempestivas, as não estruturais, como, por exemplo, os sistemas de alerta, podem reduzir os danos esperados a curto prazo, com investimentos de pequena monta.

A elevação do nível do mar é mais um dos eventos extremos que pode acontecer resultante do aquecimento global e das mudanças climáticas. Globalmente, o aumento do nível do mar pode ter um impacto significativo nos próximos anos que incluem inundações, erosão de regiões costeiras e submersão de regiões planas ao longo da costa continental e nas ilhas. Ao longo do século XXI, projeta-se que os níveis globais do mar podem aumentar entre cerca de 61 cm e 2,13 m até 2030, e possivelmente, até 7 metros em 2100, se nada for feito para evitá-los. Projetar onde e quando esse aumento pode se traduzir em aumento de inundações parciais e inundações permanentes é importante para o planejamento de regiões e cidades costeiras da Bahia. As regiões costeiras da Bahia, incluindo Salvador e outras cidades litorâneas podem ficar submersas a partir de 2030 conforme prevê a ferramenta criada pela Climate Central, que mostra as regiões que podem estar abaixo do nível do mar em poucos anos (MARTINS, Bruna. Mapa mostra áreas de Salvador submersas em 2030. Disponível no website <https://casavogue.globo.com/um-so-planeta/noticia/2021/08/mapa-que-mostra-areas-de-salvador-submersas-em-2030-viraliza-nas-redes-sociais.html> publicado em 18/08/2021). As áreas de Salvador e da região metropolitana, como as regiões das praias de Boa Viagem (Salvador), Buraquinho (Lauro de Freitas) e Busca Vida (Camaçari) ficarão inundadas, além da Ilha da Maré.

Diante dessas ameaças, o que fazer para fazer frente à elevação do nível do mar? O First Street Foundation que publicou o artigo Solving for Sea Level Rise, disponível no website <https://medium.com/firststreet/solving-for-sea-level-rise-b95600751525>, oferece as respostas com propostas de soluções como as descritas a seguir: 1) Construindo Paredões; 2) Usando praias e dunas como barreiras; 3) Elevando o nível das estradas; 4) Bombeando águas pluviais; 5) Atualizando sistemas de esgoto; 6) Criando infraestrutura natural; 7) Diminuindo o afundamento de terra; e, 8) Realocando populações. Além dessas soluções, deveriam ser adotadas simultaneamente as medidas preconizadas pelo Acordo de Paris sobre o clima visando reduzir a emissão global dos gases de efeito estufa (dióxido de carbono, óxido nitroso, entre outros) para evitar o aquecimento global de mais de 2 graus Celsius (°C) até o fim do século XXI. Duas estratégias são imprescindíveis para a redução imediata da emissão dos gases do efeito estufa que são as da realização de mudanças na matriz energética e na matriz de transporte com o abandono do uso dos combustíveis fósseis e sua substituição por fontes renováveis de energia limpa (solar, eólica, biomassa, hidrogênio, entre outras). Para ter sucesso na consecução destes objetivos, é importante que o governo federal e o governo da Bahia atuem de forma coordenada no combate à mudança climática para fazer com que o Acordo de Paris seja executado efetivamente. O futuro Governador do Estado da Bahia deve se alinhar com o candidato a presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males não resolvidos pelos diversos governos no enfrentamento de eventos extremos da natureza e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.

PARLIAMENTARIANS AND STATE GOVERNORS THAT BRAZIL NEEDS

Fernando Alcoforado*

This article aims to show the importance of the Brazilian people voting in the next parliamentary elections for the Chamber of Deputies, for the Federal Senate and for the State Legislative Assemblies and for the state governments in candidates that are aligned with the government’s plan of candidate for president of the Republic who is committed to reversing all the social ills generated by the Bolsonaro government and to eradicate from the country all the neoliberal measures imposed by the various Brazilian governments since 1990. In the article The president that Brazil needs, published recently, we trace the profile of the President of the Republic that Brazil needs in the current historical moment. In this article, we state that the future president of Brazil must prioritize the solution of social problems that will only be solved by solving economic problems that will require the Brazilian State to take the lead, unlike the impotent Brazilian State it has been transformed into since 1990 with the adoption in Brazil of the neoliberal society model. In this article, we state that the future President of Brazil must be able to urgently meet the most pressing needs of the vast majority of the Brazilian population, which are increased employment with their labor rights guaranteed, social assistance for the unemployed, increased income of population today very degraded, access to their own homes by the poor with the necessary infrastructure, the provision of guaranteed social assistance to homeless populations, overcoming the endemic hunger suffered by the Brazilian population and the provision of quality public education and universal and services of health and social security for the entire population.

In the above-mentioned article, we affirm that the future President of Brazil must commit, primarily, as a candidate, to reversing all the social ills generated by the Bolsonaro government and to eradicating from the country all neoliberal measures contrary to the interests of the people, national companies and of the Brazilian nation imposed by the various Brazilian governments since 1990. In that article, we affirm that, without the extirpation of the social ills generated by the Bolsonaro government and the neoliberal measures adopted in Brazil since 1990, the economic, social and environmental problems of Brazil will not be resolved. This is the condition without which we will continue to live with the evils that have affected our country since 1990 and, above all, during the Bolsonaro government, which incorporated yet another aggravating factor by attacking the democratic system implemented in Brazil since 1988 with its intention to implement a fascist dictatorship. We affirm in the above-mentioned article that the future President of Brazil must also commit to defending the principles of the democratic Constitution of 1988. We affirm that Brazil and the world can no longer coexist with neoliberal globalization because of political and economic, social and environmental devastation caused by it. In that article, we affirm that the future President of Brazil must necessarily demonstrate convincingly that he has a plan to be put into practice that aims to meet the expectations of the broadest layers of the Brazilian population. This plan must be capable of reactivating the Brazilian economy, raising the population’s employment and income levels, meeting the needs of populations that are socially disinherited today, and overcoming the country’s economic, scientific and technological dependence on the outside world. These are the conditions that I consider essential for the future president of Brazil to win the support of expressive layers of the population and succeed in executing his government plan.

However, to govern putting into practice his government plan, the future president of the Republic must ensure governability. In a presidential republic like Brazil, effective Governability is achieved when the Executive Branch has the support of the majority of Parliament, the population or broad sectors of civil society. It should be noted that governability is only achieved when there is: 1) the most constructive relationship possible between the constituted powers of the Republic (Executive, Legislative and Judiciary) among themselves in the decision-making process; 2) the most constructive relationship possible between the constituted powers of the Republic and the governments of the member states of the Brazilian federation and municipalities in the decision-making process; and 3) the most constructive relationship possible between the constituted powers of the Republic and Civil Society in the decision-making process. Governability expresses, in short, the possibility for a nation’s government to carry out public policies resulting from the convergence between the various instances of the national State with each other and between the latter and Civil Society organizations. Without Governability conditions, it is impossible adequate Governance. It should be noted that Governance is related to the financial and administrative capacity of the government of a national State and the competence of its managers to practice public policies. Governance is the competence of government managers to put into practice the decisions taken or, in other words, the capacity of the national state to exercise its government. Governance means transforming government action into public action, articulating government actions at all levels and with Civil Society.

Without Governability conditions, adequate Governance is impossible. Brazil will only achieve governability and ensure effective governance as long as the federal government has a parliamentary majority in the Chamber of Deputies and the in Federal Senate and has the support of the majority of state and municipal governments. This means that, in addition to electing the future president, it is necessary that the majority of parliamentarians and state governors are politically aligned with it to put into practice the government plan. It is not enough, therefore, to elect a new President of the Republic committed to the interests of the vast majority of the population. It is necessary to fight against the election of corrupt parliamentarians who are at the service of economic groups and who currently constitute the majority in the National Congress. It is necessary to elect parliamentarians and also state governors committed to carrying out the government plan of the candidate for president of the Republic who is committed to carrying out the political, economic, social and environmental changes necessary for Brazil. Therefore, it is necessary that the electorate elect a majority of parliamentarians and state governors who are committed to the extirpation of social ills in Brazil and the extirpation of neoliberal measures that have contributed to compromising the interests of the population and of Brazil since 1990. It means to say that the electorate should not vote for candidates for the parliament and government of the states that are bolsonarists and in favor of neoliberalism.

* Fernando Alcoforado, 82, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

DES PARLEMENTAIRES ET DES GOUVERNEURS D’ETAT DONT LE BRÉSIL A BESOIN

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à montrer l’importance du vote du peuple brésilien aux prochaines élections législatives pour la Chambre des députés, le Sénat fédéral et les Assemblées législatives des États et pour les gouvernements des États dans les candidats alignés sur le plan de gouvernement du candidat à la présidence de la République qui s’est engagé à inverser tous les maux sociaux générés par le gouvernement Bolsonaro et à éradiquer du pays toutes les mesures néolibérales imposées par les différents gouvernements brésiliens depuis 1990. Dans l’article Le président dont le Brésil a besoin, publié récemment, nous traçons le profil du Président de la République dont le Brésil a besoin dans le moment historique actuel. Dans cet article, nous affirmons que le futur président du Brésil doit donner la priorité à la solution des problèmes sociaux qui ne seront résolus qu’en résolvant des problèmes économiques qui nécessiteront que l’État brésilien prenne les devants, contrairement à l’État brésilien impuissant en lequel il s’est transformé depuis 1990 avec l´adoption au Brésil du modèle de société néolibérale. Dans cet article, nous déclarons que le futur président du Brésil doit être en mesure de répondre de toute urgence aux besoins les plus urgents de la grande majorité de la population brésilienne, qui sont l’augmentation de l’emploi avec leurs droits du travail garantis, l’aide sociale pour les chômeurs, l’augmentation des revenus de la population aujourd’hui très dégradée, l’accès à leurs propres maisons par les pauvres avec les infrastructures nécessaires, la fourniture d’une assistance sociale garantie aux populations sans-abri, surmonter la faim endémique dont souffre la population brésilienne et la fourniture d’éducation publique de qualité et universels et de services sanitaires et sociaux sécurité pour l’ensemble de la population.

Dans l’article susmentionné, nous affirmons que le futur président du Brésil doit s’engager, principalement, en tant que candidat, à inverser tous les maux sociaux générés par le gouvernement Bolsonaro et à éradiquer du pays toutes les mesures néolibérales contraires aux intérêts de la personnes, des entreprises nationales et de la nation brésilienne imposées par les différents gouvernements brésiliens depuis 1990. Dans cet article, nous affirmons que, sans l’extirpation des maux sociaux générés par le gouvernement Bolsonaro et les mesures néolibérales adoptées au Brésil depuis 1990, les problèmes sociaux et environnementaux du Brésil ne seront pas résolus. C’est la condition sans laquelle nous continuerons à vivre avec les maux qui ont affecté notre pays depuis 1990 et, surtout, pendant le gouvernement Bolsonaro, qui a incorporé un autre facteur aggravant en attaquant le système démocratique mis en place au Brésil depuis 1988 avec son intention mettre en place une dictature fasciste. Nous affirmons dans l’article susmentionné que le futur président du Brésil doit également s’engager à défendre les principes de la Constitution démocratique de 1988. Nous affirmons que le Brésil et le monde ne peuvent plus coexister avec la mondialisation néolibérale en raison de la dévastation politique et économique , sociale et environnementale qu’elle engendre. Dans cet article, nous affirmons que le futur président du Brésil doit nécessairement démontrer de manière convaincante qu’il a un plan à mettre en œuvre qui vise à répondre aux attentes des couches les plus larges de la population brésilienne. Ce plan doit être capable de réactiver l’économie brésilienne, d’élever les niveaux d’emploi et de revenu de la population, de répondre aux besoins des populations aujourd’hui déshéritées socialement et de surmonter la dépendance économique, scientifique et technologique du pays vis-à-vis du monde extérieur. Ce sont les conditions que je considère essentielles pour que le futur président du Brésil gagne le soutien des couches expressives de la population et réussisse à exécuter son plan de gouvernement.

Cependant, pour gouverner en mettant en pratique son projet de gouvernement, le futur président de la République doit assurer la gouvernabilité. Dans une république présidentielle comme le Brésil, la gouvernabilité effective est atteinte lorsque le pouvoir exécutif a le soutien de la majorité du Parlement, de la population ou de larges secteurs de la société civile. Il est à noter que la gouvernabilité n’est atteinte que lorsqu’il existe : 1) la relation la plus constructive possible entre les pouvoirs constitués de la République (Exécutif, Législatif et Judiciaire) entre eux dans le processus décisionnel ; 2) la relation la plus constructive possible entre les pouvoirs constitués de la République et les gouvernements des États membres de la fédération brésilienne et des municipalités dans le processus décisionnel ; et 3) la relation la plus constructive possible entre les pouvoirs constitués de la République et de la société civile dans le processus décisionnel. La gouvernabilité exprime, en somme, la possibilité pour le gouvernement d’une nation de mener des politiques publiques résultant de la convergence entre les différentes instances de l’État national et entre ces dernières et les organisations de la société civile. Sans conditions de Gouvernance, c’est impossible Gouvernance adéquate. Il est à noter que la Gouvernance est liée à la capacité financière et administrative du gouvernement d’un État national et à la compétence de ses gestionnaires à mettre en œuvre des politiques publiques. La gouvernance est la compétence des gestionnaires du gouvernement à mettre en pratique les décisions prises ou, en d’autres termes, la capacité de l’État national à exercer son gouvernement. La gouvernance signifie transformer l’action gouvernementale en action publique, en articulant les actions gouvernementales à tous les niveaux et avec la société civile.

Sans conditions de Gouvernabilité, une Gouvernance adéquate est impossible. Le Brésil n’atteindra la gouvernabilité et assurera une gouvernance efficace que tant que le gouvernement fédéral disposera d’une majorité parlementaire à la Chambre des députés et du Sénat fédéral et bénéficiera du soutien de la majorité des gouvernements des États et des municipalités. Cela signifie qu’en plus d’élire le futur président, il est nécessaire que la majorité des parlementaires et des gouverneurs des États soient politiquement alignés avec lui pour mettre le plan du gouvernement en pratique. Il ne suffit donc pas d’élire un nouveau Président de la République attaché aux intérêts de la grande majorité de la population. Il faut lutter contre l’élection de parlementaires corrompus qui sont au service des groupes économiques et qui constituent actuellement la majorité au Congrès national. Il faut élire des parlementaires mais aussi des gouverneurs d’État engagés à réaliser le plan gouvernemental du candidat à la présidence de la République qui s’engage à réaliser les changements politiques, économiques, sociaux et environnementaux nécessaires au Brésil. Par conséquent, il est nécessaire que l’électorat élise une majorité de parlementaires et de gouverneurs d’État qui se sont engagés à extirper les maux sociaux au Brésil et à extirper les mesures néolibérales qui ont contribué à compromettre les intérêts de la population et du Brésil depuis 1990. Cela veut dire que l’électorat ne doit pas voter pour les candidats au parlement et au gouvernement des États qui sont bolsonaristes et en faveur du néolibéralisme.

* Fernando Alcoforado, 82, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

OS PARLAMENTARES E OS GOVERNADORES DE ESTADO DE QUE O BRASIL PRECISA

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo mostrar a importância de o povo brasileiro votar nas próximas eleições parlamentares para a Câmara dos Deputados, para o Senado Federal e para as Assembleias Legislativas estaduais e para os governos dos estados em candidatos que estejam alinhados com o plano de governo do candidato a presidente da República que esteja comprometido a reverter todos os males sociais gerados pelo governo Bolsonaro e a erradicar do País todas as medidas neoliberais impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990. No artigo O presidente de que o Brasil precisa, publicado recentemente, traçamos o perfil do Presidente da República de que o Brasil precisa no atual momento histórico. Neste artigo, afirmamos que o futuro presidente do Brasil deve priorizar a solução dos problemas sociais que só serão resolvidos com a solução dos problemas econômicos os quais exigirão o protagonismo do Estado brasileiro diferentemente do impotente Estado brasileiro em que foi transformado desde 1990 com a adoção no Brasil do modelo de sociedade neoliberal. Neste artigo, afirmamos que o futuro Presidente do Brasil deve ser capaz de atender com urgência as necessidades mais prementes da grande maioria da população brasileira que são o aumento do emprego com seus direitos trabalhistas assegurados, a assistência social aos desempregados, o aumento da renda hoje bastante aviltada da população, o acesso à casa própria pela população pobre com a infraestrutura necessária, o provimento da assistência social garantida às populações em situação de rua, a superação da fome endêmica sofrida pela população brasileira e a prestação dos serviços de educação de qualidade pública e universal e de saúde e previdência social para toda a população.

No artigo acima citado, afirmamos que o futuro Presidente do Brasil deve se comprometer, primordialmente, como candidato, a reverter todos os males sociais gerados pelo governo Bolsonaro e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo, das empresas nacionais e da nação brasileira impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990.  No referido artigo, afirmamos que, sem a extirpação dos males sociais gerados pelo governo Bolsonaro e das medidas neoliberais adotadas no Brasil desde 1990, os problemas econômicos, sociais e ambientais do Brasil não serão resolvidos. Esta é a condição sem a qual continuaremos convivendo com os males que afetam nosso País desde 1990 e, sobretudo, durante o governo Bolsonaro que incorporou mais um agravante ao atentar contra o sistema democrático implantado no Brasil desde 1988 com sua pretensão de implantar uma ditadura fascista. Afirmamos no artigo acima citado que o futuro Presidente do Brasil deve se comprometer, também, com a defesa dos princípios da Constituição democrática de 1988. Afirmamos que o Brasil e o mundo não podem mais conviver com a globalização neoliberal em consequência da devastação política, econômica, social e ambiental por ela provocada. No referido artigo, afirmamos que, o futuro Presidente do Brasil tem que necessariamente demonstrar de forma convincente que possui um plano a ser colocado em prática que visa atender as expectativas das mais amplas camadas da população brasileira. Este plano deve ser capaz de reativar a economia brasileira, elevar os níveis de emprego e renda da população, atender os anseios das populações hoje deserdadas socialmente e superar a dependência econômica, científica e tecnológica do País em relação ao exterior. Estas são as condições que considero essenciais para que o futuro presidente do Brasil venha a conquistar o apoio de camadas expressivas da população e tenha sucesso na execução de seu plano de governo.

No entanto, para governar colocando em prática seu plano de governo, o futuro presidente da República deve assegurar a governabilidade. Em uma República presidencialista como a do Brasil, a efetiva Governabilidade é alcançada quando o Poder Executivo conta com o apoio da maioria do Parlamento, da população ou de amplos setores da sociedade civil. É preciso observar que a governabilidade só é alcançada quando existe: 1) o relacionamento o mais construtivo possível dos poderes constituídos da República (Executivo, Legislativo e Judiciário) entre si no processo de tomada de decisões; 2) o relacionamento o mais construtivo possível entre os poderes constituídos da República e os governos dos estados componentes da federação brasileira e municipais no processo de tomada de decisões; e, 3) o relacionamento o mais construtivo possível entre os poderes constituídos da República e a Sociedade Civil no processo de tomada de decisões. Governabilidade expressa, em síntese, a possibilidade do governo de uma nação realizar políticas públicas resultantes da convergência entre as várias instâncias do Estado nacional entre si e deste com as organizações da Sociedade Civil. Sem condições de Governabilidade é impossível sem uma adequada Governança.  É preciso observar que a Governança está relacionada com a capacidade financeira e administrativa do governo de um Estado nacional e a competência de seus gestores de praticar políticas públicas. Governança é a competência dos gestores do governo de colocar em prática as decisões tomadas ou, em outras palavras, a capacidade de o Estado nacional exercitar seu governo. Governança significa transformar o ato governamental em ação pública, articulando as ações do governo em todos os níveis e com a Sociedade Civil.  

Sem condições de Governabilidade é impossível uma adequada Governança. O Brasil só alcançará a governabilidade e assegurará efetiva governança desde que o governo federal conte com maioria parlamentar na Câmara dos Deputados e no Senado Federal e conte com o apoio da maioria dos governos estaduais e municipais. Isto significa dizer que, além de eleger o futuro presidente, é preciso que a maioria dos parlamentares e dos governadores de estado estejam com ele alinhados politicamente para colocar em prática o plano de governo. Não basta, portanto, eleger um novo presidente da República comprometido com os interesses da grande maioria da população. É preciso combater a eleição dos parlamentares corruptos que estão a serviço de grupos econômicos e que constituem atualmente a maioria no Congresso Nacional. É preciso eleger parlamentares e, também, governadores de estado comprometidos com a execução do plano de governo do candidato a presidente da República que esteja comprometido a realizar as mudanças políticas, econômicas, sociais e ambientais necessárias ao Brasil. Portanto, é preciso que o eleitorado eleja uma maioria de parlamentares e de governadores de estado que estejam comprometidos com a extirpação dos males sociais do Brasil e a extirpação das medidas neoliberais que contribuíram para comprometer os interesses da população e do Brasil desde 1990. Isto significa dizer que o eleitorado não deve votar em candidatos ao parlamento e ao governo dos estados que sejam bolsonaristas e favoráveis ao neoliberalismo.        

* Fernando Alcoforado, 82, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona, <http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944>, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).  

O PRESIDENTE DE QUE O BRASIL PRECISA

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar o perfil do Presidente da República de que o Brasil precisa no atual momento histórico. Este artigo visa oferecer aos seus leitores o que eu considero fundamental para que um presidente da República do Brasil exerça este papel na conjuntura atual da vida brasileira. O futuro presidente do Brasil deve priorizar a solução dos problemas sociais que só serão resolvidos com a solução dos problemas econômicos os quais exigirão o protagonismo do Estado brasileiro diferentemente do impotente Estado brasileiro em que foi transformado desde 1990 com a adoção no Brasil do modelo de sociedade neoliberal. Sem o protagonismo do Estado brasileiro, os gigantescos problemas econômicos, sociais e, também, os graves problemas ambientais não serão resolvidos. O futuro presidente do Brasil deve utilizar o Estado brasileiro para criar as condições para promover o desenvolvimento do País em novas bases diametralmente oposta àquelas que prevaleceram de 1990 até o momento atual que levou à sua devastação social, econômica e ambiental. 

O futuro Presidente de que o Brasil precisa é o de que, entre outros objetivos, ele deve ser capaz de atender com urgência as necessidades mais prementes da grande maioria da população brasileira que são o aumento do emprego com seus direitos trabalhistas assegurados, a assistência social aos desempregados, o aumento da renda bastante aviltada da população, o acesso à casa própria pela população pobre com a infraestrutura necessária, o provimento da assistência social garantida às populações em situação de rua, a superação da fome endêmica sofrida pela população brasileira e a prestação dos serviços de educação de qualidade pública e universal e de saúde e previdência social para toda a população. Estas são as condições para ele ser merecedor da confiança do sofrido povo brasileiro e vencer as próximas eleições presidenciais. Para vencer as eleições presidenciais, o candidato deve demonstrar que cumprirá esta promessa fundamental, entre outras, também importantes.  

O futuro Presidente de que o Brasil precisa tem que demonstrar que tem o propósito inarredável de ajudar a todos os deserdados sociais que foram abandonados pelo governo brasileiro, sobretudo, nos últimos anos. Entre os deserdados sociais no Brasil estão os desempregados que totalizam hoje 13,5 milhões de brasileiros. Deserdados sociais são a população subutilizada, isto é, os desempregados que trabalham menos do que poderiam e as pessoas que poderiam trabalhar mas não mais procuram emprego, alcançando 32,9 milhões de pessoas. Outros deserdados sociais são, também, os 34,7 milhões de pessoas no trabalho informal, isto é, os trabalhadores sem carteira do trabalho assinada, correspondente a 40% do mercado de trabalho, de acordo com a Pesquisa Nacional por Amostra de Domicílios (Pnad Contínua). Outros deserdados sociais são os pobres que ganham 35 vezes menos do que os ricos, segundo a Pesquisa Nacional por Amostra de Domicílios Contínua (Pnad Contínua). Deserdados sociais são a população que se situa na pobreza e na extrema pobreza que, no Brasil, segundo dados mais recentes do IBGE, corresponde a 52 milhões de habitantes dos quais 13,5 milhões de pessoas estão em situação de extrema pobreza. Outros deserdados sociais são, também, as pessoas em situação de rua no Brasil que são de aproximadamente 221.869 pessoas de acordo com o Instituto de Pesquisa Econômica Aplicada (IPEA). Os deserdados sociais do Brasil são, também, os que não possuem moradias que não usufruem o direito à habitação que totalizou 5,8 milhões de moradias em 2019, dos quais 79% concentraram-se em famílias de baixa renda.

O futuro Presidente de que o Brasil precisa tem que demonstrar que tem o propósito inarredável de reverter a gravíssima situação social do povo brasileiro, especialmente dos deserdados sociais acima descritos, que é desesperadora porque foi agravada ainda mais durante o governo Bolsonaro haja vista que o Brasil presencia a partir de janeiro de 2019 a institucionalização das violações às liberdades civis e aos direitos fundamentais. As iniciativas do governo federal com projetos de lei, medidas provisórias e decretos somadas às declarações e atitudes que partem de Bolsonaro e de seus ministros, criam um grave ambiente de estímulo à violência social e ao autoritarismo. Houve, também, o desmonte da liberdade de organização dos trabalhadores que se intensificou com a promulgação da MP 873 que proibiu arbitrariamente o pagamento de mensalidade associativa por folha salarial, alterando dispositivos da CLT e da Lei No. 8.112/90. A reforma da Previdência, encaminhada pelo governo Bolsonaro para o Congresso e aprovada, reduziu valores de pensões e aposentadorias de trabalhadores na iniciativa privada e dos servidores da União. As regras de transição foram mais duras porque houve aumento das faixas de contribuição dos trabalhadores e a idade mínima para aposentadoria foi elevada tanto para mulheres (62 anos) como para os homens (65 anos).

Acrescente-se a tudo isto os ataques do governo Bolsonaro aos professores, às universidades, à ciência e à tecnologia, aos meios de comunicação e a jornalistas, contra o direito de manifestação e organização da sociedade e a participação social nas discussões, nas decisões e no acompanhamento de políticas públicas com o propósito de restringir a democracia no Brasil. A extinção de Conselhos Participativos de governo que formulavam políticas públicas em vários ministérios e órgãos administrativos federais evidencia o menosprezo do governo Bolsonaro pela participação da sociedade em suas decisões. Ataques às instituições jurídicas e ameaças de reeditar atos autoritários da ditadura militar também têm sido recorrentes no governo Bolsonaro que se caracteriza por demonstrar o desprezo pelos direitos fundamentais previstos na Constituição de 1988, seu desapego à democracia e a falta de respeito com a qual se dirige a amplos setores sociais. Outro exemplo de desprezo do governo Bolsonaro pela situação social da população diz respeito à desastrosa política de saúde pública adotada que se manifesta no fato de o Brasil ter fracassado no combate à propagação do novo Coronavirus com o governo Bolsonaro tornando inoperante o Ministério da Saúde, além de atuar contra todas as medidas postas em prática por governadores e prefeitos para combater a disseminação do vírus. A falta de coordenação nacional pelo governo Bolsonaro no combate à propagação do novo Coronavirus foi o principal responsável pelo número elevado de mortes no Brasil. O governo Bolsonaro continua hoje atentando contra a saúde pública, desconsiderando determinações técnicas e as experiências de outros países.

O futuro Presidente de que o Brasil precisa deve se comprometer, primordialmente, como candidato, a reverter todos os males sociais gerados pelo governo Bolsonaro e a erradicar do País todas as medidas neoliberais contrárias aos interesses do povo, das empresas nacionais e da nação brasileira impostas pelos diversos governos brasileiros desde 1990. Sem a extirpação dos males sociais gerados pelo governo Bolsonaro e das medidas neoliberais adotadas no Brasil desde 1990 não serão resolvidos os problemas econômicos, sociais e ambientais do Brasil. Esta é a condição sem a qual continuaremos convivendo com os males que afetam nosso País desde 1990 e, sobretudo, durante o governo Bolsonaro que incorporou mais um agravante ao atentar contra o sistema democrático implantado no Brasil desde 1988 com sua pretensão de implantar uma ditadura fascista. O futuro Presidente de que o Brasil precisa deve se comprometer, portanto, também, com a defesa dos princípios da Constituição democrática de 1988. O Brasil e o mundo não podem mais conviver com a globalização neoliberal em consequência da devastação política, econômica, social e ambiental por ela provocada. É preciso dar um basta ao neoliberalismo.

O futuro Presidente de que o Brasil precisa deve se comprometer, também, com a luta pelo fim da globalização neoliberal responsável pelos males que afetam o Brasil e a grande maioria dos países do mundo. O Brasil e todos os países periféricos e semiperiféricos do capitalismo mundial só superarão sua dependência em relação à globalização neoliberal, não apenas com as mudanças políticas, econômicas e sociais realizadas internamente, mas também, com a eclosão de uma revolução mundial que promova a construção de uma nova ordem econômica e política mundial diametralmente oposta à globalização neoliberal. O futuro Presidente de que o Brasil precisa deve se comprometer, a lutar pela convocação de um Fórum Mundial pela Paz e pelo Progresso da Humanidade através do qual deveriam ser debatidos e estabelecidos os objetivos e estratégias de um movimento mundial pela constituição de um governo democrático mundial e um parlamento mundial visando sensibilizar todos os povos no sentido de tornar realidade um mundo em que prevaleça a liberdade, a igualdade e a fraternidade em cada país do mundo e a paz internacional e o progresso para toda a humanidade. Para serem bem sucedidas, as mudanças políticas, econômicas e sociais realizadas em cada país devem ocorrer simultaneamente com uma revolução mundial.  

O futuro Presidente de que o Brasil precisa tem que necessariamente demonstrar de forma convincente que possui um plano a ser colocado em prática que visa atender as expectativas das mais amplas camadas da população brasileira. Este plano deve ser capaz de reativar a economia brasileira, elevar os níveis de emprego e renda da população, atender os anseios das populações hoje deserdadas socialmente e superar a dependência econômica, científica e tecnológica do País em relação ao exterior. Estas são as condições que considero essenciais para que o futuro presidente do Brasil venha a conquistar o apoio de camadas expressivas da população e tenha sucesso na execução de seu plano de governo. O futuro Presidente de que o Brasil precisa deve assumir o poder para promover as necessárias mudanças políticas, econômicas e sociais e não para conciliar com o neoliberalismo e manter o status quo como vem ocorrendo desde 1990. Na falta de um candidato que reúna todas as condições acima descritas, eu votarei no candidato que reunir o maior número dessas condições. Se não houver nenhum candidato que reúna nenhuma das condições acima descritas, mas que defenda a democracia eu votarei nele ao enfrentar Bolsonaro no segundo turno das eleições para evitar a continuidade da barbárie que assola o Brasil. No momento, eu só tenho duas certezas: 1) eu me oporei à permanência de Jair Bolsonaro na presidência da República para evitar que ele continue a transformar o Brasil em uma situação de terra arrasada; e, 2) eu não votarei em nenhum candidato que se proponha a manter o Brasil devastado pelo neoliberalismo.

Observação: O leitor poderá assistir vídeo sobre este mesmo tema acessando o website <https://www.youtube.com/watch?v=EQQZSZRSxXw>. Este artigo foi publicado em português nos websites <https://www.academia.edu/67524371/O_PRESIDENTE_DE_QUE_O_BRASIL_PRECISA> e <https://pt.slideshare.net/FernandoAlcoforado/o-presidente-de-que-o-brasil-precisa>em francês com o título LE PRÉSIDENT DONT LE BRÉSIL A BESOIN publicado no website <https://www.academia.edu/67523869/LE_PR%C3%89SIDENT_DONT_LE_BR%C3%89SIL_A_BESOIN> e em inglês com o título THE PRESIDENT THAT BRAZIL NEEDS publicado nos websites <https://www.academia.edu/67524072/THE_PRESIDENT_THAT_BRAZIL_NEEDS>.

* Fernando Alcoforado, 82, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona, <http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944>, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).