LE PRÉSIDENT DONT LE BRÉSIL A BESOIN

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter le profil du Président de la République que le Brésil a besoin dans le moment historique actuel. Cet article vise à offrir à ses lecteurs ce que je considère essentiel pour qu’un président de la République du Brésil exerce ce rôle dans la situation actuelle de la vie brésilienne. Le futur président du Brésil doit donner la priorité à la solution des problèmes sociaux qui ne seront résolus qu’en résolvant des problèmes économiques qui nécessiteront que l’État brésilien prenne les devants, contrairement à l’État brésilien impuissant en lequel il s’est transformé depuis 1990 avec l’adoption au Brésil de le modèle de société néolibérale. Sans le rôle protagoniste de l’État brésilien, les gigantesques problèmes économiques et sociaux ainsi que les graves problèmes environnementaux ne seront pas résolus. Le futur président du Brésil doit utiliser l’État brésilien pour créer les conditions pour promouvoir le développement du pays sur de nouvelles bases diamétralement opposées à celles qui ont prévalu de 1990 à nos jours, qui ont conduit à sa dévastation sociale, économique et environnementale.

Le futur président dont le Brésil a besoin est que, entre autres objectifs, il doit être en mesure de répondre d’urgence aux besoins les plus urgents de la grande majorité de la population brésilienne, qui sont l’augmentation de l’emploi avec leurs droits du travail garantis, l’assistance sociale aux chômeurs, l’augmentation des revenus très dégradés de la population, l’accès à leur propre logement pour la population pauvre avec les infrastructures nécessaires, la fourniture d’une assistance sociale garantie aux populations sans domicile, la lutte contre la faim endémique dont souffre la population brésilienne et la fourniture de services publics et universels de qualité des services d’éducation et de santé et de sécurité sociale pour l’ensemble de la population. Ce sont les conditions pour qu’il soit digne de la confiance du peuple brésilien qui souffre et qu’il remporte les prochaines élections présidentielles.. Pour remporter l’élection présidentielle, le candidat doit démontrer qu’il tiendra cette promesse fondamentale, parmi d’autres, qui sont également importantes.

Le futur président dont le Brésil a besoin doit démontrer qu’il a la volonté inébranlable d’aider tous les déshérités socialement qui ont été abandonnés par le gouvernement brésilien, surtout ces dernières années. Parmi les déshérités socialement au Brésil figurent les chômeurs, qui totalisent aujourd’hui 13,5 millions de Brésiliens. Les déshérités sociaux sont la population sous-utilisée, c’est-à-dire les chômeurs qui travaillent moins qu’ils ne pourraient et les personnes qui pourraient travailler mais ne cherchent plus d’emploi, atteignant 32,9 millions de personnes. Les autres déshérités sociaux sont aussi les 34,7 millions de personnes dans le travail informel, c’est-à-dire les travailleurs sans contrat formel, correspondant à 40 % du marché du travail, selon l’Enquête nationale par sondage auprès des ménages (PNAD Contínua). D’autres déshérités sociaux sont les pauvres qui gagnent 35 fois moins que les riches, selon l’Enquête nationale continue sur les ménages (Pnad Contínua). Les déshérités sociaux sont la population qui se situe dans la pauvreté et l’extrême pauvreté qui, au Brésil, selon les données les plus récentes de l’IBGE, correspond à 52 millions d’habitants, dont 13,5 millions de personnes sont dans l’extrême pauvreté. D’autres personnes socialement déshéritées sont également des sans-abri au Brésil qui sont environ 221 869 personnes selon l’Institut de recherche économique appliquée (IPEA). Les déshérités socialement au Brésil sont aussi ceux qui n’ont pas de logement qui ne bénéficient pas du droit au logement, qui totalisaient 5,8 millions de logements en 2019, dont 79% étaient concentrés dans des familles à faible revenu.

Le futur président dont le Brésil a besoin doit démontrer qu’il a l’objectif irrévocable de renverser la situation sociale très grave du peuple brésilien, en particulier la situation des déshéritée sociale décrite ci-dessus, qui est désespérée car elle s’est encore aggravée sous le gouvernement Bolsonaro, étant donné que le Brésil témoigne, à partir de janvier 2019, de l’institutionnalisation des atteintes aux libertés civiles et aux droits fondamentaux. Les initiatives du gouvernement fédéral avec des projets de loi, des mesures provisoires et des décrets, ajoutées aux déclarations et aux attitudes de Bolsonaro et de ses ministres, créent un environnement sérieux pour encourager la violence sociale et l’autoritarisme. Il y a eu aussi le démantèlement de la liberté d’organisation des travailleurs, qui s’est intensifié avec la promulgation de la MP 873, qui interdisait arbitrairement le paiement des cotisations sur la base des salaires, modifiant les dispositions de la CLT et de la loi n° 8112/90. La réforme de la sécurité sociale, envoyée par le gouvernement Bolsonaro au Congrès et approuvée, a réduit les montants des pensions et des retraites pour les travailleurs du secteur privé et pour les salariés de l’Union. L’âge minimum de départ à la retraite a été relevé tant pour les femmes (62 ans) que pour les hommes (65 ans).

Ajoutez à tout cela les attaques du gouvernement Bolsonaro contre les professeurs, les universités, la science et la technologie, les médias et les journalistes, contre le droit de manifester et d’organiser la société et la participation sociale aux discussions, aux décisions et au contrôle des politiques publiques dans le but de restreindre la démocratie au Brésil. L’extinction des Conseils de gouvernement participatif qui ont formulé des politiques publiques dans divers ministères et organes administratifs fédéraux démontre le mépris du gouvernement Bolsonaro pour la participation de la société à ses décisions. Les attaques contre les institutions judiciaires et les menaces de recréer les actes autoritaires de la dictature militaire ont également été récurrentes dans le gouvernement Bolsonaro, qui se caractérise par le mépris des droits fondamentaux prévus par la Constitution de 1988, son détachement de la démocratie et l’absence de respect avec lequel il s’adresse à de larges secteurs sociaux. Un autre exemple du mépris du gouvernement Bolsonaro pour la situation sociale de la population concerne la politique de santé publique désastreuse adoptée, qui se manifeste par le fait que le Brésil n’a pas réussi à lutter contre la propagation du nouveau Coronavirus avec le gouvernement Bolsonaro rendant le ministère de la Santé inopérant et agissant contre toutes les mesures mises en place par les gouverneurs et maires pour lutter contre la propagation du virus. Le manque de coordination nationale du gouvernement Bolsonaro dans la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus a été le principal responsable du nombre élevé de décès au Brésil. Le gouvernement Bolsonaro continue aujourd’hui d’attaquer la santé publique, sans tenir compte des déterminations techniques et des expériences d’autres pays.

Le futur président dont le Brésil a besoin doit s’engager, principalement, en tant que candidat, à inverser tous les maux sociaux générés par le gouvernement Bolsonaro et à éradiquer du pays toutes les mesures néolibérales contraires aux intérêts du peuple, des entreprises nationales et de la nation brésilienne imposées par les différents gouvernements brésiliens depuis 1990. Sans l’extirpation des maux sociaux générés par le gouvernement Bolsonaro et les mesures néolibérales adoptées au Brésil depuis 1990, les problèmes économiques, sociaux et environnementaux du Brésil ne seront pas résolus.  C’est la condition sans laquelle nous continuerons à vivre avec les maux qui ont affecté notre pays depuis 1990 et, surtout, pendant le gouvernement Bolsonaro, qui a incorporé un autre facteur aggravant en attaquant le système démocratique mis en place au Brésil depuis 1988 avec son intention mettre en place une dictature fasciste. Le futur président dont le Brésil a besoin doit donc aussi s’engager à défendre les principes de la Constitution démocratique de 1988. Le Brésil et le monde ne peuvent plus vivre avec la mondialisation néolibérale en raison des ravages politiques, économiques, sociaux et environnementaux qu’elle a causés. Il faut mettre un terme au néolibéralisme.

Le futur Président dont le Brésil a besoin doit aussi s’engager dans la lutte pour la fin de la mondialisation néolibérale responsable des maux qui affectent le Brésil et la grande majorité des pays du monde. Le Brésil et tous les pays périphériques et semi-périphériques du capitalisme mondiale ne surmonteront leur dépendance à l’égard de la mondialisation néolibérale, non seulement avec les changements politiques, économiques et sociaux opérés à l’intérieur, mais aussi avec le déclenchement d’une révolution mondiale qui promeut la construction d’un nouveau ordre économique et politique mondial diamétralement opposé à la mondialisation néolibérale. Le futur Président dont le Brésil a besoin doit s’engager à lutter pour la convocation d’un Forum Mondial pour la Paix et le Progrès de l’Humanité à travers lequel les objectifs et stratégies d’un mouvement mondial pour la constitution d’un gouvernement démocratique mondial et établis le parlement mondial devraient être débattus visait à sensibiliser tous les peuples pour faire d’un monde une réalité dans laquelle prévalent la liberté, l’égalité et la fraternité dans tous les pays du monde et la paix internationale et le progrès pour toute l’humanité. Pour réussir, les changements politiques, économiques et sociaux opérés dans chaque pays doivent s’accompagner d’une révolution mondiale.

Le futur président dont le Brésil a besoin doit nécessairement démontrer de manière convaincante qu’il a un plan à mettre en œuvre qui vise à répondre aux attentes des couches les plus larges de la population brésilienne. Ce plan doit être capable de réactiver l’économie brésilienne, d’élever les niveaux d’emploi et de revenus de la population, de répondre aux besoins des populations aujourd’hui déshéritées socialement et de surmonter la dépendance économique, scientifique et technologique du pays vis-à-vis de l’étranger. Ce sont les conditions que je considère essentielles pour que le futur président du Brésil gagne le soutien des couches expressives de la population et réussisse à exécuter son plan de gouvernement. Le futur président dont le Brésil a besoin doit assumer le pouvoir de promouvoir les changements politiques, économiques et sociaux nécessaires et non de se réconcilier avec le néolibéralisme et de maintenir le statu quo comme c’est le cas depuis 1990. En l’absence d’un candidat remplissant toutes les conditions décrites ci-dessus, je voterai pour le candidat remplissant le plus grand nombre de ces conditions. S’il n’y a pas de candidat qui remplisse l’une des conditions décrites ci-dessus, mais qui défende la démocratie, je voterai pour lui lorsque j’affronterai Bolsonaro au second tour des élections pour éviter la poursuite de la barbarie qui sévit au Brésil. Pour le moment, je n’ai que deux certitudes : 1) je m’opposerai à la permanence de Jair Bolsonaro comme président de la République pour l’empêcher de continuer à transformer le Brésil en une situation de terre brûlée ; et, 2) je ne voterai pour aucun candidat qui propose de garder le Brésil dévasté par le néolibéralisme.

* Fernando Alcoforado, 82, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

THE PRESIDENT THAT BRAZIL NEEDS

Fernando Alcoforado*

This article aims to present the profile of the President of the Republic that Brazil needs in the current historical moment. This article aims to offer its readers what I consider essential for a president of the Republic of Brazil to exercise this role in the current situation of Brazilian life. The future president of Brazil must prioritize the solution of social problems that will only be solved by solving economic problems which will require the Brazilian State to take the lead role, unlike the impotent Brazilian State it has been transformed into since 1990 with the adoption in Brazil of the model of neoliberal society. Without the leading role of the Brazilian State, the gigantic economic and social problems and also the serious environmental problems will not be resolved. The future president of Brazil must use the Brazilian State to create the conditions to promote the country’s development on new bases diametrically opposed to those that prevailed from 1990 to the present moment, which led to its social, economic and environmental devastation.

The future President that Brazil needs is that, among other objectives, he must be able to urgently meet the most pressing needs of the vast majority of the Brazilian population, which are the increase in employment with their labor rights guaranteed, social assistance to the unemployed, the increase in the population’s very debased income, access to their own home for the poor population with the necessary infrastructure, the provision of guaranteed social assistance to homeless populations, overcoming the endemic hunger suffered by the Brazilian population and the provision of public and universal quality education and health and social security services for the entire population. These are the conditions for him to be worthy of the trust of the suffering Brazilian people and to win the next presidential elections. To win the presidential election, the candidate must demonstrate that he will fulfill this fundamental promise, among others, which are also important.

The future President that Brazil needs must demonstrate that he has the unwavering purpose of helping all the socially disinherited who have been abandoned by the Brazilian government, especially in recent years. Among the socially disinherited in Brazil are the unemployed, which today total 13.5 million Brazilians. Social disinherited are the underutilized population, that is, the unemployed who work less than they could and people who could work but no longer look for a job, reaching 32.9 million people. Other social disinherits are also the 34.7 million people in informal work, that is, workers without a formal contract, corresponding to 40% of the labor market, according to the National Household Sample Survey (PNAD Contínua). Other social disinherits are the poor who earn 35 times less than the rich, according to the Continuous National Household Sample Survey (Pnad Contínua). Social disinherited are the population that is situated in poverty and extreme poverty that, in Brazil, according to the most recent data from the IBGE, corresponds to 52 million inhabitants, of which 13.5 million people are in extreme poverty. Other social disinherited people are also homeless people in Brazil who are approximately 221,869 people according to the Institute for Applied Economic Research (IPEA). The socially disinherited in Brazil are also those who do not have homes that do not enjoy the right to housing, which totaled 5.8 million homes in 2019, of which 79% were concentrated in low-income families.

The future President that Brazil needs must demonstrate that he has the irrevocable purpose of reversing the very serious social situation of the Brazilian people, especially the social disinherited described above, which is desperate because it was further aggravated during the Bolsonaro government, considering that it is perceived in Brazil from January 2019, the institutionalization of violations of civil liberties and fundamental rights. The federal government’s initiatives with bills, provisional measures and decrees, added to the declarations and attitudes coming from Bolsonaro and his ministers, create a serious environment to encourage social violence and authoritarianism. There was also the dismantling of workers’ freedom of organization, which intensified with the enactment of MP 873, which arbitrarily prohibited the payment of membership dues based on payroll, changing provisions of the CLT and Law No. 8,112/90. The Social Security reform, sent by the Bolsonaro government to Congress and approved, reduced pension and retirement amounts for workers in the private sector and for employees of the Union. The transition rules were tougher because there was an increase in the contribution ranges of workers and the Minimum retirement age was raised for both women (62 years old) and men (65 years old).

Add to all this the Bolsonaro government’s attacks on professors, universities, science and technology, the media and journalists, against the right to demonstrate and organize society, and social participation in discussions, decisions and in the monitoring of public policies with the purpose of restricting democracy in Brazil. The extinction of Participatory Government Councils that formulated public policies in various ministries and federal administrative bodies demonstrates the Bolsonaro government’s contempt for the participation of society in its decisions. Attacks on legal institutions and threats to re-enact authoritarian acts of the military dictatorship have also been recurrent in the Bolsonaro government, which is characterized by its disdain for fundamental rights provided for in the 1988 Constitution, its detachment from democracy and the lack of respect with which it addresses itself to broad social sectors. Another example of the Bolsonaro government’s contempt for the social situation of the population concerns the disastrous public health policy adopted, which is manifested in the fact that Brazil has failed to combat the spread of the new Coronavirus with the Bolsonaro government making the Ministry of Health inoperative and acting against all measures put in place by governors and mayors to combat the spread of the virus. The lack of national coordination by the Bolsonaro government in combating the spread of the new Coronavirus was the main responsible for the high number of deaths in Brazil. The Bolsonaro government continues today to attack public health, disregarding technical determinations and the experiences of other countries.

The future President that Brazil needs must commit, primarily, as a candidate, to reversing all the social ills generated by the Bolsonaro government and to eradicate from the country all the neoliberal measures that are contrary to the interests of the people, national companies and the Brazilian nation imposed by the different Brazilian governments since 1990. Without the extirpation of the social ills generated by the Bolsonaro government and the neoliberal measures adopted in Brazil since 1990, the economic, social and environmental problems of Brazil will not be resolved. This is the condition without which we will continue to live with the evils that have affected our country since 1990 and, above all, during the Bolsonaro government, which incorporated yet another aggravating factor by attacking the democratic system implemented in Brazil since 1988 with his intention to implement a fascist dictatorship. The future President that Brazil needs must therefore also commit to defending the principles of the democratic Constitution of 1988. Brazil and the world can no longer coexist with neoliberal globalization because of political, economic, social and environmental impact caused by it. It is necessary to put a stop to neoliberalism.

The future President that Brazil needs must also commit to the fight for the end of neoliberal globalization responsible for the ills that affect Brazil and the vast majority of countries in the world. Brazil and all peripheral and semi-peripheral countries of world capitalism will only overcome their dependence on neoliberal globalization, not only with the political, economic and social changes carried out internally, but also with the outbreak of a world revolution that promotes the construction of a new world economic and political order diametrically opposed to neoliberal globalization. The future President that Brazil needs must commit to fight for the convening of a World Forum for Peace and the Progress of Humanity through which the objectives and strategies of a world movement for the constitution of a world democratic government and a world parliament should be debated and established aimed at sensitizing all peoples to make a reality a world in which prevail freedom, equality and fraternity in every country in the world and international peace and progress for all humanity. To be successful, the political, economic and social changes carried out in each country must occur simultaneously with a world revolution.

The future President that Brazil needs must necessarily demonstrate convincingly that he has a plan to be put into practice that aims to meet the expectations of the broadest layers of the Brazilian population. This plan must be capable of reactivating the Brazilian economy, raising the population’s employment and income levels, meeting the needs of the populations that are socially disinherited today, and to overcome the country’s economic, scientific and technological dependence in relation to the outside. These are the conditions that I consider essential for the future president of Brazil to win the support of expressive layers of the population and succeed in executing his government plan. The future President that Brazil needs must assume the power to promote the necessary political, economic and social changes and not to reconcile with neoliberalism and maintain the status quo as has been happening since 1990. In the absence of a candidate who meets all of the above conditions, I will vote for the candidate who meets the greatest number of these conditions. If there is no candidate who meets any of the conditions described above, but who defends democracy, I will vote for him when facing Bolsonaro in the second round of elections to avoid the continuation of the barbarism that plagues Brazil. At the moment, I only have two certainties: 1) I will oppose the permanence of Jair Bolsonaro as president of the Republic to prevent him from continuing to transform Brazil into a scorched earth situation; and, 2) I will not vote for any candidate that proposes to keep Brazil devastated by neoliberalism.

* Fernando Alcoforado, 82, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

FELIZ 2022

Eu desejo que 2022 seja o iniciar de uma nova era em que a humanidade vencerá a regressão política, econômica, social e ambiental em todo o mundo provocada pela globalização neoliberal e que o povo brasileiro superará todos os entraves a seu desenvolvimento político, econômico, social e ambiental impostos pelo neoliberalismo desde 1990. Aos prezados amigos e a seus familiares, eu desejo saúde e paz. Forte abraço,

Fernando ALCOFORADO

HAPPY 2022

I hope that 2022 will be the beginning of a new era in which humanity will overcome the political, economic, social and environmental regression around the world caused by neoliberal globalization and that the Brazilian people will overcome all obstacles to their political, economic, social and environmental development imposed by neoliberalism since 1990. To my dear friends and their families, I wish health and peace. Strong hug,

Fernando ALCOFORADO

HEUREUX 2022

J’espère que 2022 sera le début d’une nouvelle ère dans laquelle l’humanité surmontera la régression politique, économique, sociale et environnementale dans le monde causée par la mondialisation néolibérale et que le peuple brésilien surmontera tous les obstacles à son développement politique, économique, social et environnemental imposé par le néolibéralisme depuis 1990. A mes chers amis et leurs familles, je souhaite santé et paix. Forte accolade,

Fernando ALCOFORADO

O DÉFICIT DE ENGENHARIA É A CAUSA DOS PROBLEMAS DE INUNDAÇÕES NA BAHIA E NÃO O EXCESSO DE CHUVAS

Fernando Alcoforado*

A ocorrência das inundações atuais na Bahia e os frequentes alagamentos nas cidades brasileiras é explicada pelas autoridades responsáveis como consequência do excesso de chuvas ou de enchentes em rios ou córregos que atravessam as cidades ou regiões. Trata-se de uma injustificável explicação porque há recursos da Engenharia há muito tempo que permitiria evitar que grandes chuvas ou transbordamento das águas em rios e córregos inundem estradas e cidades. O problema existe, portanto, não pela inexistência de técnicas de engenharia capazes de solucioná- lo. O problema resulta da incompetência ou desinteresse dos governos (federal, estadual ou municipal) na solução do problema. A inundação de estradas e cidades por águas de chuva ou pelo transbordamento em rios ou córregos é algo inconcebível na era atual.

As obras de engenharia que podem evitar e amenizar os efeitos das enchentes são as seguintes: 1) Em rodovias, a implantação de tubulões de aço deveria levar a água por gravidade para longe das estradas com a construção de bacias de captação; 2) Os graves problemas de inundação em uma cidade que tenha ocupado as margens e as várzeas dos rios seriam evitados impedindo a construção de edificações nessas áreas de risco; 3) As inundações das cidades que asfaltaram grande parte do seu solo seriam aliviadas em parte pela construção de piscinões, na realidade grandes caixas d ́água subterrâneas para armazenar as águas embaixo da terra; 4) Colocação obrigatória de pisos drenantes permeáveis nos enormes pátios de estacionamentos de shoppings, supermercados e cinemas para permitir a infiltração da água em parte do solo, sendo o mesmo para monumentos e espaços em torno de prédios; 5) Uso de drenos e canaletas ao redor de todas as casas para desviar a água da chuva até um reservatório ou área de descarte fora de perigo de alagamento; 6) Manutenção, sempre que possível, de algumas áreas verdes para que a água seja reabsorvida pelo solo; 7) Retificação de rios e córregos, construção de barragens e canais nos grandes rios que extravasam suas bacias de contenção; e, 8 ) Implantação de sistema de defesa civil que deveria ter condições de ao menos avisar as pessoas e ter um esquema para retirá-las das casas a tempo com alguns pertences e alojá-las.

Os cuidados para evitar enchentes em edificações construídas são os seguintes: 1) manter ruas e calçadas sempre limpas; 2) limpar e desentupir bueiros e bocas de lobo; 3) manter nas casas as calhas e demais canais de vazão da chuva livres de galhos e folhas de árvores para evitar entupimentos e, consequentemente, retorno da água; 4) colocar sacos de lixo nas calçadas apenas perto do horário em que o caminhão de coleta do lixo irá passar evitando que sejam arrastados até as redes de esgoto quando chove forte; 5) ter à mão uma bomba para drenagem caso o alagamento não consiga ser evitado; e, 6) usar tecnologia holandesa e britânica à prova de enchente como casa anfíbia flutuante que lhe permite flutuar da mesma forma que um barco.

Em síntese, os especialistas em hidrologia recomendam, para evitar enchentes, a adoção das medidas seguintes: 1) Combate à erosão – redução ao máximo do assoreamento das drenagens naturais e construídas por meio de rigoroso e extensivo combate à erosão do solo, assim como ao lançamento irregular de lixo urbano e entulho de construção civil, bem como a ampliação das calhas do rio; 2) Combate à impermeabilização – criação de reservatórios domésticos e empresariais, assim como a ampliação de áreas verdes; 3) Proibição de tráfego em avenidas de grande circulação quando rios próximos transbordam; 4) Implantação de faixas das avenidas cobertas por vegetação que, em casos de transbordamento de rios ou córregos, a água seria absorvida pelo solo livre de calçamento; 5) Construção de piscinões para receber a água das chuvas e de mini piscinões em casas e edifícios; 6) Utilização de pequenos e grandes córregos do centro urbano para dar suporte ao aumento da água e atuar como barreiras de contenção; 7) Revisão de áreas ocupadas com a ação contínua de planejamento e de ordenamento territorial; e, 8 ) Ação e planejamento com a elaboração de plano para enfrentar a ocorrência de enchentes bem como as variações climáticas extremas e a construção de reservatórios capazes de armazenar bilhões de metros cúbicos de água e sua utilização para fins não-potáveis.

Pelo exposto, pode-se afirmar que existe um grande déficit de engenharia na solução para os problemas de inundações na Bahia e para os alagamentos nas rodovias e grandes cidades brasileiras. As soluções técnicas existem para evitar as mortes e os prejuízos provocados pela inundações de regiões e pelos alagamentos sobre as rodovias e sobre a população das grandes cidades, especialmente as populações pobres que sistematicamente perdem os bens que possuem ao se defrontarem com esses problemas. É preferível, portanto, prevenir com o uso da Engenharia do que remediar como vem ocorrendo sistematicamente no Brasil.

* Fernando Alcoforado, 82, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co- autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

ENERGY REVOLUTIONS THROUGHOUT HISTORY AND ITS FUTURE EVOLUTION TOWARDS CLEAN AND RENEWABLE ENERGY

Fernando Alcoforado*

This article aims to present the evolution of the use and production of energy from prehistory to the present time, as well as its probable future evolution towards the use of clean and renewable energy with the abandonment of fossil fuels. From prehistory to the 18th century, the use of renewable energy sources such as wood, wind and hydraulic energy predominated. From the 18th century to the contemporary era, fossil fuels predominated with coal and oil, but their use will probably end in the 21st century to avoid catastrophic global climate change resulting from their use in emitting greenhouse gases responsible for the global warming. With the end of the fossil fuels era will come the era of renewable energy sources when the use of hydroelectric energy, solar energy, wind energy, tidal energy, wave energy, geothermal energy, biomass energy and hydrogen energy will prevail.

Use and production of energy from prehistory to the 18th century

Energy is an essential input for human beings and for economic and social development. It can be argued that the most basic need of human beings is the energy to keep their bodies functioning. For a long time, in the dawn of humanity, muscle strength was the main source of energy used by man. At the beginning of human history, the domestication of animals provided the mechanical energy necessary for transport and agricultural production, etc. The discovery by human beings that they could control forms of energy that would be useful to them, such as fire, represented a very important milestone for humanity to be able to cook their food and heat up with the use of thermal energy. About 7 thousand years BC, in the Neolithic period, the use of fire began. A few millennia ago, hydropower from rivers and wind were used by humanity based on available science and technology. Around 12,000 years ago, the Agricultural Revolution marked the beginning of the use of animal traction, the power of winds and waterfalls in agricultural and livestock production.

During Antiquity, the use of wind in sailing navigation was essential for colonization and trade on the shores of the Mediterranean Sea, replacing rowing navigation that used human muscle strength. During the Roman Empire, from 31 BC to 410 AD, firewood was widely used for the production of weapons in the process of forging metals. This caused deforestation of much of Italy and the Iberian Peninsula. At the same time, far away from there, more specifically in China, great innovations in hydraulic technology were introduced, through the creation of water lifting devices and irrigation systems. Since the domain of fire until the advent of the 1st Industrial Revolution in the 18th century, there has been no great evolution in the way humanity uses energy. Changes in the global energy matrix, in terms of the diversity of sources and patterns of use, did not change much over the centuries until the 1st Industrial Revolution.

The use of coal from the 18th century on energy production

Only with the advent of the 1st Industrial Revolution, also called “the age of coal and iron”, which took place in England in 1786, the use and production of energy assume fundamental importance in the replacement of men and animals by machines. With the 1st Industrial Revolution and the consequent industrialization process, the need for energy increased and new primary sources, with greater energy density, were introduced. The use of coal as an energy source marked the end of the era of renewable energy represented by the use of wood and the meager hydraulic and wind farms used since the dawn of humanity to start the non-renewable energy era, the era of fossil fuels with the use of coal and the invention of steam engines.

A steam engine has a boiler, which, with the heat from burning fuel, causes the water to turn into steam, with the purpose of transforming the hot energy that is released by burning fuel, coal. The adoption of the steam engine was slow, taking a century after James Watt’s patent (1769) was used to transform industrial production and land transport with the advent of the railroad and its use in long-distance maritime transport with steam vessels. The replacement of charcoal by coke in iron smelting was one of the “greatest technical innovations of the modern era, as it ended the unsustainable use of wood in England and skyrocketed iron production. In addition, coal laid the foundation for the modern steel industry and paved the way for the advent of the key metal of industrialization, iron.

The use of oil from the 19th century onwards in energy production

From 1860 onwards, in England, new transformations in the industry emerged. This phase was called the 2nd Industrial Revolution which became known as the “era of steel and electricity”. With the 2nd Industrial Revolution, which lasted until the first half of the 20th century, new fuels with greater energy power were needed, with petroleum being the fuel that brought these properties together. Thus began a new phase in the use of liquid fuels that continues to this day. Initially, petroleum was used only to obtain kerosene and lubricating oils. At that time, the gasoline generated during the distillation of oil was thrown away in rivers or burned. It was sometimes mixed with kerosene to produce a dangerous explosive. Among the inventions that emerged during the 2nd Industrial Revolution are the Bessemer process of transforming iron into steel, which allowed the production of steel on a large scale, the dynamo that allowed the replacement of steam by electricity and the internal combustion engine that allowed the large-scale use of oil creating conditions for the use of its derivatives in the automobile and, later, in trucks and planes.

The use of gasoline as a fuel for motor vehicles only began after the invention of internal combustion engines and large-scale car production. The automobile became viable with the invention of the internal combustion engine and the discovery that one could use the petroleum derivative, gasoline, as fuel, which took place from 1876 onwards. Nikolaus August Otto, German engineer and inventor, invented it and built the first four-stroke internal combustion engine and determined the theoretical cycle under which the combustion engine works, the well-known Otto cycle. Thereafter, the demand for petroleum products, especially gasoline, rose sharply in industrialized countries. The oil until then only used to obtain kerosene became a source of obtaining gasoline. A few decades later, this same trend turned diesel into a fuel used in jeeps and trucks, and fuel oil that was widely used in industry after World War II.

The use of electricity from the 19th century on energy production

The 2nd Industrial Revolution was the continuation of the process of revolution in industry, through the improvement of techniques, the creation of machines and new means of production. Advances in scientific and technological knowledge enabled the use of electricity and the invention of electrical machines in the 19th century, together with the introduction of automotive vehicles, which laid the foundation for the introduction of the modern consumer society, characterized by an energy intensity never seen before in the history of humanity. It was in 1913 in the United States, with the automobile industry as its flagship, that the Second Industrial Revolution was consolidated. With the 2nd Industrial Revolution, electricity emerged as a combined effort of several engineers and scientists, starting with Michael Faraday’s discovery of electromagnetic induction. This culminated in the work of Thomas Edison, who not only designed the first light bulb, but also built an electricity generating plant and a direct current electrical system in 1880 to power customers in lower Manhattan, New York.

Later, in the last two decades of the nineteenth century, the famous “war of electric currents” took place between alternating current advocated by Nikola Tesla and George Westinghouse and direct current advocated by Thomas Edison. The difference between direct current and alternating current is that, while in direct current, electrons move in only one direction, alternating current has electrons that change their direction constantly. If electrons move in only one direction, this current is called continuous. If electrons change direction constantly, it is alternating current. For the distribution of electricity, alternating electrical current is significantly more practical than direct current, as it is much easier to change the electrical voltage into alternating current than the voltage of direct current.

Based on a work with rotational magnetic fields, Nikola Tesla developed a system for generating, transmitting and using electrical energy from alternating current. Tesla has partnered with George Westinghouse to market this system. The “war of electrical currents” ended up favoring alternating current because it has the advantage of being able to easily lower or increase its electrical voltage through transformers, and high power transmission is more economical, as it offers less energy loss. The electrical systems deployed in the world started to be based on it. Today, alternating current is the norm for electrical energy systems that produce electricity using conventional and nuclear hydroelectric and thermoelectric plants, among others.

The use of nuclear energy from the 20th century onwards in the production of electrical energy

The operation of a nuclear plant in the generation of electricity consists of using the nuclear reactor (the main part of the plant) to simply boil water whose steam is used by a thermodynamic cycle to move an alternator and produce electricity. Nuclear energy is obtained from the fission of the nucleus of the enriched uranium atom, releasing a large amount of energy. The transformation of nuclear energy into electrical energy can happen in a controlled manner in a nuclear reactor through the nuclear fission of uranium as the main civil application of nuclear energy. Electric power was first generated by a nuclear reactor on September 3, 1948 by the X-10 Graphite Reactor in Oak Ridge, Tennessee, United States by turning on an electric light. Today, the United States is the country with the highest number of nuclear power plants, totaling 104, representing 18% of the country’s energy matrix. France is at the top of the countries with the greatest dependence on this type of energy, using 80% of nuclear energy in its energy matrix.

The main advantage of nuclear energy is that it makes it possible to avoid using fossil fuels such as oil and coal in the production of electricity, which has come to be defended even by some ecologists because it does not generate greenhouse gases. These ecologists advocate a radical shift towards nuclear energy as a way to combat global warming resulting from the emission of greenhouse gases from fossil fuels, especially oil. Compared to hydroelectric generation, the use of nuclear energy has the advantage of not requiring the flooding of large areas for the formation of reservoir lakes, thus avoiding the loss of natural reserve areas or agricultural land, as well as the removal of entire communities in the areas that are flooded. However, nuclear power plants have the disadvantage related to the final disposal of their waste (atomic waste) that has not been resolved to date and the impossibility of avoiding accidents such as those that occurred in Chernobyl in 1986 and in Fukushima in 2011 which, when they occurred, took on catastrophic dimensions. .

Fossil fuels and global climate change

There is no doubt that human activities on Earth cause changes in the environment in which we live. Many of these environmental impacts come from the generation, handling and use of energy with the use of fossil fuels. The main reason for the existence of these environmental impacts lies in the fact that the world consumption of primary energy from non-renewable sources (oil, coal, natural gas and nuclear) corresponds to approximately 88% of the total, with only 12% of renewable sources. This huge dependence on non-renewable energy sources has resulted, in addition to the permanent concern with the possibility of depletion of these sources, the emission of large amounts of carbon dioxide (CO2) and other greenhouse gases into the atmosphere that set a record in 2013 having been on the order of 36.3 billion tons, approximately 3.9 times the amount issued in 1960 (9.3 billion tons).

Everything suggests that, if the current trend in energy consumption is maintained, the share of fossil fuels (oil, coal and natural gas) in the world energy matrix will reach 80% in 2030. Oil has a dominant position among the sources of energy used. Oil, coal and natural gas are, in order, the most used energy sources today in the world’s final energy consumption. The industrialized countries of the OECD (Organization for Economic Cooperation and Development) are the biggest energy consumers, followed by China, Russia and other countries in Asia. According to the International Energy Agency, oil and coal are the main responsible for the emission of CO2 into the atmosphere, whose biggest emitters are the industrialized countries of the OECD [See article AIE: mundo se encaminha para futuro energético insustentável (IEA: world moves towards an unsustainable energy future) published on the website <http://g1.globo.com/mundo/noticia/2011/11/aie-diz-que-mundo-se-encaminha-para-futuro-energetico-insustentavel.html&gt;). If the current trend is maintained, it is very likely that by 2025 the world will be using 75% more energy and that most of it will be supplied by oil, coal, natural gas and nuclear energy. This is the likely energy scenario for the next 30 years, if the current global energy matrix is maintained.

The International Energy Agency (IEA) warned that “the world will move towards an unsustainable energy future” if governments do not adopt “urgent measures” to optimize available resources. For the IEA, by 2035 a global investment of US$ 38 trillion in energy infrastructure would be needed – two thirds in countries outside the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) – to meet the growing demand, 90% to supply emerging countries like China and India. Regardless of the various solutions that may be adopted to eliminate or mitigate the causes of the greenhouse effect, the most important action is, without a doubt, the adoption of measures that contribute to the elimination or reduction of the consumption of fossil fuels in energy production, as well as for its more efficient use in transport, industry, agriculture and cities (homes and commerce), given that the use and production of energy are responsible for 57% of the greenhouse gases emitted by human activity (Lashof, DA & Tirpak, DAorgs. Policy options for stabilizing global climate, Washington, DC, Environmental Protection Agency, 1989). In this sense, it is essential to implement a sustainable energy system.

The future sustainable energy system

In a sustainable energy system, the global energy matrix should only rely on clean energy sources (hydroelectric, solar, wind, hydrogen, geothermal, tidal, wave and biomass), and therefore should not rely on the use of fossil fuels (oil, coal and natural gas). Until this condition is reached, the world energy matrix should go through a transition in which renewable and non-renewable energy sources coexist, such as the proposal by the Worldwatch Institute, which advocates halving the world production of oil and 90% of coal, while renewable energy sources should grow almost 4 times. By the year 2030, renewable energies should account for 70% of the planet’s total energy production. To optimize the energy resources available on the planet, it is necessary to implement a sustainable energy system on a global scale. The technologies are already available to initiate this historic energy transition that will only occur with fundamental changes in energy policy in the vast majority of countries [ALCOFORADO, Fernando. Energia no mundo e no Brasil (Energy in the world and in Brazil). Curitiba: Editora CRV, 2015. Page 31].

According to the Worldwatch Institute, the first step in changing energy policy in the world is to redirect a large number of government policies in countries so that they are aimed at achieving the central goals of energy efficiency and reducing the use of fossil fuels. For example: rewarding the acquisition of efficient motor vehicles and electric vehicles with reduced taxes on them, encouraging high-capacity mass transport alternatives on rails such as subways and trams to replace the automobile, implementing railroads to replace the use of trucks in freight transport, restructure industries to make use of clean and renewable energies and raise taxes on fossil fuels. A sustainable energy system will only be possible if, in addition to abandoning fossil fuels, energy efficiency is also greatly improved. With the sustainable energy system, it is very possible that natural gas will become, among fossil fuels, the only one of these energy resources to be used in the future. Nuclear energy will not be an important source of energy in a truly sustainable energy system. This is largely due to the accidents at Chernobyl in the former Soviet Union and Fukushima in Japan.

Regardless of the various solutions that may be adopted to eliminate or mitigate the causes of the greenhouse effect, the most important is undoubtedly the adoption, in the transition phase, of measures that contribute to the elimination or reduction of the consumption of fossil fuels in the production of energy, as well as for its more efficient use in transport, industry, agriculture and cities (homes and commerce), given that the use and production of energy are responsible for the emission of 57% of the greenhouse gases emitted by the human activity. In this sense, it is essential to implement a sustainable energy system.

Conclusions

For these reasons, humanity is currently facing the urgent need to replace fossil fuels (coal, oil and natural gas) with clean energy sources to avoid the catastrophic climate change that is admitted with the maintenance of the current energy policy, as well how to adopt energy efficiency or energy saving measures to reduce dependence on fossil fuels. Clean energy refers to any energy source that does not emit polluting substances. This is the most basic and succinct definition of clean energy. Its production and consumption are important for protecting the environment and for improving people’s quality of life.

The clean energy sources to be used preferably are (hydroeletric, solar, wind, hydrogen, geothermal, tidal, wave and biomass). Exceptionally, nuclear energy could be used as a source of energy, which would have restrictions due to the risks it represents, and natural gas, as it is the fossil fuel that is less aggressive to the environment. Clean energy sources are already a reality around the world. The future of the energy sector around the world will necessarily mean the use of clean energy sources. Clean energy is a concrete alternative to face environmental degradation and the misuse of the planet’s natural resources. The use of clean energy is, without a doubt, the rational way to guarantee the sustainability of planet Earth for current and future generations.

The transition from the current energy matrix based on fossil fuels to one that contemplates the adoption of an energy matrix based on clean energy requires the optimization of energy resources available on the planet, with world oil production being reduced by half and coal by 90% , while that of renewable energy sources would grow almost 4 times. Progressively, the world energy matrix would evolve to have in its composition the predominance of clean and renewable energy.

* Fernando Alcoforado, 81, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

LES RÉVOLUTIONS ÉNERGÉTIQUES AU FIL DE L’HISTOIRE ET SON ÉVOLUTION FUTURE VERS UNE ÉNERGIE PROPRE ET RENOUVELABLE

Fernando Alcoforado*

Cet article a pour objectif de présenter l’évolution de l’utilisation et de la production d’énergie de la préhistoire à nos jours, ainsi que son évolution future probable vers l’utilisation d’énergies propres et renouvelables avec l’abandon des combustibles fossiles. De la préhistoire au XVIIIe siècle, l’utilisation de sources d’énergie renouvelables telles que le bois, l’éolien et l’énergie hydraulique prédomine. Du 18ème siècle à l’ère contemporaine, les combustibles fossiles ont prédominé avec le charbon et le pétrole, mais leur utilisation prendra probablement fin au 21ème siècle pour éviter un changement climatique global catastrophique résultant de leur utilisation en émettant des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Avec la fin de l’ère des combustibles fossiles viendra l’ère des sources d’énergie renouvelables où l’utilisation de l’énergie hydroélectrique, solaire, éolienne, marémotrice, houlomotrice, géothermique, de la biomasse et de l’hydrogène prévaudra.

Utilisation et production d’énergie de la préhistoire au XVIIIe siècle

L’énergie est un intrant essentiel pour les êtres humains et pour le développement économique et social. On peut affirmer que le besoin le plus fondamental des êtres humains est l’énergie nécessaire pour que leur corps fonctionne. Pendant longtemps, à l’aube de l’humanité, la force musculaire a été la principale source d’énergie utilisée par l’homme. Au début de l’histoire humaine, la domestication des animaux fournissait l’énergie mécanique nécessaire au transport et à la production agricole, etc. La découverte par les êtres humains qu’ils pouvaient contrôler des formes d’énergie qui leur seraient utiles, comme le feu, a représenté une étape très importante pour que l’humanité puisse cuire ses aliments et se réchauffer grâce à l’utilisation de l’énergie thermique. Environ 7 000 ans avant JC, au néolithique, l’utilisation du feu a commencé. Il y a quelques millénaires, l’hydroélectricité des rivières et du vent était utilisée par l’humanité sur la base de la science et de la technologie disponibles. Il y a environ 12 000 ans, la révolution agricole a marqué le début de l’utilisation de la traction animale, de la puissance des vents et des chutes d’eau dans la production agricole et animale.

Durant l’Antiquité, l’utilisation du vent dans la navigation à voile était essentielle pour la colonisation et le commerce sur les rives de la mer Méditerranée, remplaçant la navigation à l’aviron qui utilisait la force musculaire humaine. Pendant l’Empire romain, de 31 avant JC à 410 après JC, le bois de chauffage était largement utilisé pour la production d’armes dans le processus de forgeage des métaux. Cela a provoqué la déforestation d’une grande partie de l’Italie et de la péninsule ibérique. Dans le même temps, loin de là, plus précisément en Chine, de grandes innovations dans la technologie hydraulique ont été introduites, à travers la création de dispositifs de relevage d’eau et de systèmes d’irrigation. Depuis le domaine du feu jusqu’à l’avènement de la 1ère révolution industrielle au 18ème siècle, il n’y a pas eu de grande évolution dans la façon dont l’humanité utilise l’énergie. Les changements dans la matrice énergétique mondiale, en termes de diversité des sources et des modes d’utilisation, n’ont pas beaucoup changé au cours des siècles jusqu’à la 1ère révolution industrielle.

L’utilisation du charbon du XVIIIe siècle pour la production d’énergie

Ce n’est qu’avec l’avènement de la 1ère révolution industrielle, également appelée « l’âge du charbon et du fer », qui a eu lieu en Angleterre en 1786, que l’utilisation et la production d’énergie ont pris une importance fondamentale dans le remplacement des hommes et des animaux par des machines. Avec la 1ère révolution industrielle et le processus d’industrialisation qui en a résulté, le besoin en énergie a augmenté et de nouvelles sources primaires, avec une plus grande densité énergétique, ont été introduites. L’utilisation du charbon comme source d’énergie a marqué la fin de l’ère des énergies renouvelables représentée par l’utilisation du bois et les maigres parcs hydrauliques et éoliens utilisés depuis l’aube de l’humanité pour démarrer l’ère des énergies non renouvelables, l’ère des combustibles fossiles avec l’utilisation du charbon et l’invention des machines à vapeur.

Une machine à vapeur a une chaudière qui, avec la chaleur provenant de la combustion du carburant, transforme l’eau en vapeur, dans le but de transformer l’énergie chaude libérée par la combustion du carburant, le charbon. L’adoption de la machine à vapeur a été lente, prenant un siècle après que le brevet de James Watt (1769) ait été utilisé pour transformer la production industrielle et le transport terrestre avec l’avènement du chemin de fer et son utilisation dans le transport maritime longue distance avec des navires à vapeur.  Le remplacement du charbon de bois par du coke dans la fonte du fer a été l’une des « plus grandes innovations techniques de l’ère moderne, car elle a mis fin à l’utilisation non durable du bois en Angleterre et à la montée en flèche de la production de fer. De plus, le charbon a jeté les bases de l’industrie sidérurgique moderne et a ouvert la voie à l’avènement du métal clé de l’industrialisation, le fer.

L’utilisation du pétrole à partir du XIXe siècle dans la production d’énergie

A partir de 1860, en Angleterre, de nouvelles transformations de l’industrie apparaissent. Cette phase a été appelée la 2e révolution industrielle qui est devenue connue sous le nom de « l’ère de l’acier et de l’électricité ». Avec la 2e révolution industrielle, qui a duré jusqu’à la première moitié du 20e siècle, de nouveaux carburants avec une plus grande puissance énergétique étaient nécessaires, le pétrole étant le carburant qui réunissait ces propriétés. Ainsi a commencé une nouvelle phase dans l’utilisation des combustibles liquides qui se poursuit à ce jour. Initialement, le pétrole n’était utilisé que pour obtenir du kérosène et des huiles lubrifiantes. A cette époque, l’essence générée lors de la distillation du pétrole était jetée dans les rivières ou brûlée. Il était parfois mélangé avec du kérosène pour produire un explosif dangereux. Parmi les inventions qui ont émergé lors de la 2e révolution industrielle figurent le procédé Bessemer de transformation du fer en acier, qui a permis la production d’acier à grande échelle, la dynamo qui a permis le remplacement de la vapeur par l’électricité et le moteur à combustion interne qui a permis aux grandes -utilisation à grande échelle du pétrole créant des conditions pour l’utilisation de ses dérivés dans l’automobile et, plus tard, dans les camions et les avions.

L’utilisation de l’essence comme carburant pour les véhicules à moteur n’a commencé qu’après l’invention des moteurs à combustion interne et la production automobile à grande échelle. L’automobile est devenue viable avec l’invention du moteur à combustion interne et la découverte que l’on pouvait utiliser le dérivé du pétrole, l’essence, comme carburant, qui a eu lieu à partir de 1876. Nikolaus August Otto, ingénieur et inventeur allemand, l’a inventé et construit le premier moteur à combustion interne à quatre temps et déterminé le cycle théorique sous lequel fonctionne le moteur à combustion, le cycle d’Otto bien connu. Par la suite, la demande de produits pétroliers, en particulier d’essence, a fortement augmenté dans les pays industrialisés. Le pétrole utilisé jusqu’alors uniquement pour obtenir du kérosène est devenu une source d’obtention d’essence. Quelques décennies plus tard, cette même tendance a transformé le diesel en un carburant utilisé dans les jeeps et les camions, et le mazout largement utilisé dans l’industrie après la Seconde Guerre mondiale.

L’utilisation de l’électricité à partir du XIXe siècle dans la production d’énergie

La 2e révolution industrielle était la continuation du processus de révolution dans l’industrie, à travers l’amélioration des techniques, la création de machines et de nouveaux moyens de production. Les progrès des connaissances scientifiques et technologiques ont permis l’utilisation de l’électricité et l’invention des machines électriques au XIXe siècle, ainsi que l’introduction des véhicules automobiles, qui ont jeté les bases de l’introduction de la société de consommation moderne, caractérisée par une intensité énergétique jamais vue auparavant dans l’histoire de l’humanité. C’est en 1913 aux États-Unis, avec l’industrie automobile pour fleuron, que la Seconde Révolution Industrielle s’est consolidée. Avec la 2e révolution industrielle, l’électricité est apparue comme un effort combiné de plusieurs ingénieurs et scientifiques, à commencer par la découverte de l’induction électromagnétique par Michael Faraday. Cela a abouti au travail de Thomas Edison, qui a non seulement conçu la première ampoule, mais a également construit une centrale électrique et un système électrique à courant continu en 1880 pour alimenter les clients du bas Manhattan, à New York.

Plus tard, dans les deux dernières décennies du XIXe siècle, la fameuse « guerre des courants électriques » a eu lieu entre le courant alternatif prôné par Nikola Tesla et George Westinghouse et le courant continu prôné par Thomas Edison. La différence entre le courant continu et le courant alternatif est que, alors qu’en courant continu, les électrons se déplacent dans une seule direction, le courant alternatif a des électrons qui changent constamment de direction. Si les électrons se déplacent dans un seul sens, ce courant est dit continu. Si les électrons changent constamment de direction, il s’agit de courant alternatif. Pour la distribution d’électricité, le courant électrique alternatif est nettement plus pratique que le courant continu, car il est beaucoup plus facile de changer la tension électrique en courant alternatif que la tension en courant continu.

Sur la base d’un travail avec des champs magnétiques rotationnels, Nikola Tesla a développé un système pour générer, transmettre et utiliser l’énergie électrique à partir de courant alternatif. Tesla s’est associé à George Westinghouse pour commercialiser ce système. La « guerre des courants électriques » a fini par privilégier le courant alternatif car il a l’avantage de pouvoir facilement baisser ou augmenter sa tension électrique grâce à des transformateurs, et la transmission à haute puissance est plus économique, car elle offre moins de pertes d’énergie. Les systèmes électriques déployés dans le monde ont commencé à s’en inspirer. Aujourd’hui, le courant alternatif est la norme pour les systèmes d’énergie électrique qui produisent de l’électricité à l’aide de centrales hydroélectriques et thermoélectriques conventionnelles et nucléaires, entre autres.

L’utilisation de l’énergie nucléaire à partir du 20e siècle dans la production d’énergie électrique

L’exploitation d’une centrale nucléaire dans la production d’électricité consiste à utiliser le réacteur nucléaire (la partie principale de la centrale) pour simplement faire bouillir de l’eau dont la vapeur est utilisée par un cycle thermodynamique pour déplacer un alternateur et produire de l’électricité. L’énergie nucléaire est obtenue à partir de la fission du noyau de l’atome d’uranium enrichi, libérant une grande quantité d’énergie. La transformation de l’énergie nucléaire en énergie électrique peut se produire de manière contrôlée dans un réacteur nucléaire grâce à la fission nucléaire de l’uranium en tant que principale application civile de l’énergie nucléaire. L’énergie électrique a été générée pour la première fois par un réacteur nucléaire le 3 septembre 1948 par le réacteur en graphite X-10 à Oak Ridge, Tennessee, États-Unis, en allumant une lumière électrique. Aujourd’hui, les États-Unis sont le pays qui compte le plus grand nombre de centrales nucléaires, avec un total de 104, représentant 18% de la matrice énergétique du pays. La France est en tête des pays les plus dépendants de ce type d’énergie, utilisant 80 % d’énergie nucléaire dans sa matrice énergétique.

Le principal avantage de l’énergie nucléaire est qu’elle permet d’éviter d’utiliser des combustibles fossiles comme le pétrole et le charbon dans la production d’électricité, ce qui est même défendu par certains écologistes car elle ne génère pas de gaz à effet de serre. Ces écologistes prônent un virage radical vers l’énergie nucléaire comme moyen de lutter contre le réchauffement climatique résultant de l’émission de gaz à effet de serre provenant des combustibles fossiles, notamment du pétrole. Par rapport à la production hydroélectrique, l’utilisation de l’énergie nucléaire a l’avantage de ne pas nécessiter l’inondation de vastes superficies pour la formation des lacs des réservoirs, évitant ainsi la perte de zones de réserves naturelles ou de terres agricoles, ainsi que le déplacement de communautés entières dans le zones qui sont inondées. Cependant, les centrales nucléaires présentent l’inconvénient lié au stockage définitif de leurs déchets (déchets atomiques) qui n’est pas résolu à ce jour et l’impossibilité d’éviter des accidents comme ceux qui se sont produits à Tchernobyl en 1986 et à Fukushima en 2011 qui, lorsque ils se sont produits, ont pris des dimensions catastrophiques.

Combustibles fossiles et changement climatique mondial

Il ne fait aucun doute que les activités humaines sur Terre provoquent des changements dans l’environnement dans lequel nous vivons. Bon nombre de ces impacts environnementaux proviennent de la production, de la manipulation et de l’utilisation de l’énergie avec l’utilisation de combustibles fossiles. La principale raison de l’existence de ces impacts environnementaux réside dans le fait que la consommation mondiale d’énergie primaire issue de sources non renouvelables (pétrole, charbon, gaz naturel et nucléaire) correspond à environ 88 % du total, avec seulement 12 % des sources renouvelables. Cette énorme dépendance vis-à-vis des sources d’énergie non renouvelables a entraîné, en plus du souci permanent de la possibilité d’épuisement de ces sources, l’émission de grandes quantités de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère qui a établi un record en 2013 ayant été de l’ordre de 36,3 milliards de tonnes, soit environ 3,9 fois le montant émis en 1960 (9,3 milliards de tonnes).

Tout porte à croire que, si la tendance actuelle de la consommation énergétique se maintient, la part des énergies fossiles (pétrole, charbon et gaz naturel) dans la matrice énergétique mondiale atteindra 80 % en 2030. Le pétrole occupe une position dominante parmi les sources d’énergie utilisée. Le pétrole, le charbon et le gaz naturel sont, dans l’ordre, les sources d’énergie les plus utilisées aujourd’hui dans la consommation énergétique finale mondiale. Les pays industrialisés de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) sont les plus gros consommateurs d’énergie, suivis de la Chine, de la Russie et d’autres pays d’Asie. Selon l’Agence internationale de l’énergie, le pétrole et le charbon sont les principaux responsables des émissions de CO2 dans l’atmosphère dont les plus gros émetteurs sont les pays industrialisés de l’OCDE [Voir article AIE: mundo se encaminha para futuro energético insustentável (AIE : le monde avance vers un avenir énergétique non durable) publié sur le site <http://g1.globo.com/mundo/noticia/2011/11/aie-diz-que-mundo-se-encaminha-para-futuro-energetico-insustentavel.html>]. Si la tendance actuelle se maintient, il est très probable que d’ici 2025 le monde utilisera 75 % d’énergie en plus et que la majeure partie de celle-ci sera alimentée par le pétrole, le charbon, le gaz naturel et l’énergie nucléaire. C’est le scénario énergétique probable pour les 30 prochaines années, si la matrice énergétique mondiale actuelle est maintenue.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a averti que “le monde se dirigera vers un avenir énergétique non durable” si les gouvernements n’adoptent pas de “mesures urgentes” pour optimiser les ressources disponibles. Pour l’AIE, d’ici 2035, un investissement mondial de 38 000 milliards de dollars US dans les infrastructures énergétiques serait nécessaire – les deux tiers dans des pays hors Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) – pour répondre à la demande croissante, 90 % pour approvisionner les pays émergents comme Chine et Inde. Quelles que soient les différentes solutions qui peuvent être adoptées pour éliminer ou atténuer les causes de l’effet de serre, l’action la plus importante est, sans aucun doute, l’adoption de mesures qui contribuent à l’élimination ou à la réduction de la consommation de combustibles fossiles dans la production d’énergie, ainsi que pour son utilisation plus efficace dans les transports, l’industrie, l’agriculture et les villes (habitations et commerce), étant donné que l’utilisation et la production d’énergie sont responsables de 57 % des gaz à effet de serre émis par l’activité humaine (Lashof, D.A. & Tirpak, D.A.orgs. Policy options for stabilizing global climate, Washington, DC, Environmental Protection Agency, 1989). En ce sens, il est essentiel de mettre en place un système énergétique durable.

Le futur système énergétique durable

Dans un système énergétique durable, la matrice énergétique mondiale ne devrait reposer que sur des sources d’énergie propres (hydroélectrique, solaire, éolienne, hydrogène, géothermique, marémotrice, houlomotrice et biomasse), et ne devrait donc pas reposer sur l’utilisation de combustibles fossiles (pétrole, charbon et gaz naturel). Jusqu’à ce que cette condition soit atteinte, la matrice énergétique mondiale devrait passer par une transition dans laquelle coexistent sources d’énergie renouvelables et non renouvelables, comme la proposition du Worldwatch Institute, qui préconise de diviser par deux la production mondiale de pétrole et de 90 % de charbon, tout en les sources d’énergie renouvelables devraient croître de près de 4 fois. D’ici 2030, les énergies renouvelables devraient représenter 70 % de la production énergétique totale de la planète. Pour optimiser les ressources énergétiques disponibles sur la planète, il est nécessaire de mettre en place un système énergétique durable à l’échelle mondiale. Les technologies sont déjà disponibles pour amorcer cette transition énergétique historique qui ne se produira qu’avec des changements fondamentaux de politique énergétique dans la grande majorité des pays [ALCOFORADO, Fernando. Energia no mundo e no Brasil (L’énergie dans le monde et au Brésil). Curitiba: Editora CRV, 2015. Page 31].

Selon le Worldwatch Institute, la première étape pour changer la politique énergétique dans le monde consiste à réorienter un grand nombre de politiques gouvernementales dans les pays afin qu’elles visent à atteindre les objectifs centraux d’efficacité énergétique et de réduction de l’utilisation des combustibles fossiles. Par exemple : récompenser l’acquisition de véhicules à moteur efficaces et de véhicules électriques avec des taxes réduites, encourager les alternatives de transport de masse à grande capacité sur rails comme le métro et les tramways pour remplacer l’automobile, mettre en place des chemins de fer pour remplacer l’utilisation des camions dans le transport de marchandises, restructurer les industries pour utiliser les énergies propres et renouvelables et augmenter les taxes sur les combustibles fossiles. Un système énergétique durable ne sera possible que si, en plus de l’abandon des combustibles fossiles, l’efficacité énergétique est également grandement améliorée. Avec le système énergétique durable, il est fort possible que le gaz naturel devienne, parmi les combustibles fossiles, la seule de ces ressources énergétiques à être utilisée à l’avenir. L’énergie nucléaire ne sera pas une source d’énergie importante dans un système énergétique véritablement durable. Cela est en grande partie dû aux accidents de Tchernobyl dans l’ex-Union soviétique et de Fukushima au Japon.

Quelles que soient les différentes solutions qui peuvent être adoptées pour éliminer ou atténuer les causes de l’effet de serre, la plus importante est sans aucun doute l’adoption, en phase de transition, de mesures qui contribuent à l’élimination ou à la réduction de la consommation des combustibles fossiles dans le production d’énergie, ainsi que pour son utilisation plus efficace dans les transports, l’industrie, l’agriculture et les villes (habitations et commerce), étant donné que l’utilisation et la production d’énergie sont responsables de l’émission de 57% des gaz à effet de serre émis par l’activité Humain. En ce sens, il est essentiel de mettre en place un système énergétique durable.

Conclusion

Pour ces raisons, l’humanité est actuellement confrontée au besoin urgent de remplacer les combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) par des sources d’énergie propres pour éviter le changement climatique catastrophique qui est admis avec le maintien de la politique énergétique actuelle, ainsi que comment adopter des mesures d’efficacité énergétique ou d’économie d’énergie pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles. L’énergie propre désigne toute source d’énergie qui n’émet pas de substances polluantes. C’est la définition la plus basique et la plus succincte de l’énergie propre. Sa production et sa consommation sont importantes pour la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des personnes.

Les sources d’énergie propre à utiliser de préférence sont l’hydroélectricité, le solaire, le vent, l’hydrogène, la géothermie, les marées, les vagues et la biomasse. Exceptionnellement, l’énergie nucléaire pourrait être utilisée comme source d’énergie, ce qui aurait des restrictions en raison des risques qu’elle représente, et le gaz naturel, car c’est l’énergie fossile la moins agressive pour l’environnement. Les sources d’énergie propre sont déjà une réalité partout dans le monde. L’avenir du secteur énergétique dans le monde passera nécessairement par l’utilisation de sources d’énergie propres. L’énergie propre est une alternative concrète pour faire face à la dégradation de l’environnement et à la mauvaise utilisation des ressources naturelles de la planète. L’utilisation d’énergies propres est, sans l’ombre d’un doute, le moyen rationnel de garantir la durabilité de la planète Terre pour les générations actuelles et futures.

Le passage de la matrice énergétique actuelle basée sur les énergies fossiles à celle qui envisage l’adoption d’une matrice énergétique basée sur les énergies propres nécessite l’optimisation des ressources énergétiques disponibles sur la planète, avec une production mondiale de pétrole réduite de moitié et de charbon de 90%, tandis que celle des sources d’énergie renouvelables augmenterait de près de 4 fois. Progressivement, la matrice énergétique mondiale évoluerait pour avoir dans sa composition la prédominance des énergies propres et renouvelables.

* Fernando Alcoforado, 81, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018),  Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

AS REVOLUÇÕES ENERGÉTICAS AO LONGO DA HISTÓRIA E SUA FUTURA EVOLUÇÃO RUMO À ENERGIA LIMPA E RENOVÁVEL

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar como ocorreu a evolução do uso e da produção de energia desde a pré-história até os tempos atuais, bem como sua provável futura evolução rumo ao uso da energia limpa e renovável com o abandono dos combustíveis fósseisDa pré-história até o século XVIII predominou o uso de fontes renováveis de energia como a madeira, o vento e a energia hidráulica. Do século XVIII até a era contemporânea, os combustíveis fósseis predominaram com o carvão e o petróleo, mas seu uso chegará ao fim provavelmente a partir do século XXI para evitar a mudança climática catastrófica global resultante de sua utilização ao emitir gases do efeito estufa responsáveis pelo aquecimento global. Com o fim da era dos combustíveis fósseis virá a era das fontes renováveis de energia quando prevalecerá a utilização da energia hidrelétrica, energia solar, energia eólica, energia das marés, energia das ondas, energia geotérmica, energia da biomassa e energia do hidrogênio.  

Uso e produção de energia da pré-história até o século XVIII

Energia é um insumo essencial para os seres humanos e para o desenvolvimento econômico e social. Pode-se afirmar que a necessidade mais básica dos seres humanos é a energia para manter seus corpos em funcionamento. Por muito tempo, nos primórdios da humanidade, a força muscular foi a principal fonte de energia utilizada pelo homem. Nos primórdios da história da humanidade, a domesticação dos animais lhe propiciou a energia mecânica necessária ao transporte e à produção agrícola, etc. A descoberta pelos seres humanos de que poderia controlar formas de energia que lhe seriam úteis como o fogo representou um marco importantíssimo para a humanidade para, com o uso da energia térmica, poder cozinhar seus alimentos e se aquecer. Há cerca de 7 mil anos a.C., no período neolítico, começou o uso do fogo. Há alguns milênios, a energia hidráulica dos rios e a eólica foram utilizadas pela humanidade com base na ciência e na tecnologia disponível. Por volta de 12 mil anos atrás, a Revolução Agrícola marcou o início do uso da tração animal, da força dos ventos e das quedas d’água na produção agrícola e pecuária.   

Durante a Antiguidade, a utilização do vento na navegação à vela foi essencial para a colonização e o comércio nas margens do Mar Mediterrâneo, substituindo a navegação a remo que usava a força muscular humana. Durante o Império Romano, no período de 31 a.C. a 410 d.C., a lenha foi muito utilizada para a produção de armas no processo de forjar os metais. Isso causou o desmatamento de grande parte da Itália e da Península Ibérica. Nessa mesma época, muito distante dali, mais especificamente na China foram introduzidas grandes inovações em tecnologia hidráulica, pela criação de dispositivos de elevação de água e sistemas de irrigação. Desde o domínio do fogo até o advento da 1ª Revolução Industrial no século XVIII não houve grande evolução na forma da humanidade utilizar a energia. As mudanças na matriz energética mundial, em termos da diversidade de fontes e padrões de uso, não mudaram muito ao longo dos séculos até a 1ª Revolução Industrial.

O uso do carvão mineral a partir do século XVIII na produção de energia

Somente com o advento da 1ª Revolução Industrial, também chamada “era do carvão e do ferro”, ocorrida na Inglaterra em 1786, o uso e a produção de energia assumiram importância fundamental na substituição de homens e animais pelas máquinas. Com a 1ª Revolução Industrial e o consequente processo de industrialização, a necessidade de energia aumentou e novas fontes primárias, com maior densidade energética, foram introduzidas. A utilização do carvão mineral como fonte de energia marcou o fim da era da energia renovável representada pelo uso da madeira e dos parcos aproveitamentos hidráulicos e eólicos utilizados desde os primórdios da humanidade para iniciar-se a era não renovável da energia, a era dos combustíveis fósseis com o uso do carvão mineral e a invenção das máquinas a vapor.

Uma máquina a vapor dispõe de uma caldeira que com o calor proveniente da queima de combustível leva a água a transformar-se em vapor tendo por finalidade transformar a energia quente que é liberada pela queima de combustível, o carvão. A adoção da máquina a vapor foi lenta demorando um século após a patente de James Watt (1769) ser utilizada para transformar a produção industrial e o transporte terrestre com o advento da ferrovia e seu uso no transporte marítimo de longa distância com as embarcações a vapor. A substituição do carvão vegetal pelo coque na fundição de ferro foi uma das “maiores inovações técnicas da era moderna, pois acabou com o uso insustentável de madeira na Inglaterra e aumentou vertiginosamente a produção de ferro. Além disso, o carvão mineral estabeleceu a base para a indústria siderúrgica moderna e abriu caminho para o advento do metal-chave da industrialização, o ferro.

O uso do petróleo a partir do século XIX na produção de energia

A partir de 1860, na Inglaterra, surgiram novas transformações na indústria. Essa fase foi chamada de 2ª Revolução Industrial que ficou conhecida como a “era do aço e da eletricidade”. Com a 2ª Revolução Industrial, que perdurou até a primeira metade do século XX, foram necessários novos combustíveis de maior poder energético, sendo o petróleo o combustível que reuniu essas propriedades. Iniciou-se, assim, uma nova fase da utilização dos combustíveis líquidos que perdura até os dias de hoje. Inicialmente o petróleo foi utilizado só para a obtenção de querosene e óleos lubrificantes. Nesse tempo, a gasolina gerada durante a destilação do petróleo era jogada fora nos rios ou queimada. Por vezes era misturada com querosene para produzir um perigoso explosivo. Entre as invenções surgidas durante a 2ª Revolução Industrial, estão o processo de Bessemer de transformação do ferro em aço, que permitiu a produção do aço em larga escala, o dínamo que permitiu a substituição do vapor pela eletricidade e o motor de combustão interna que permitiu a utilização do petróleo em larga escala criando condições para o uso de seus derivados no automóvel e, mais tarde, nos caminhões e aviões.  

A utilização da gasolina como combustível para veículos automotores só começou após a invenção dos motores de combustão interna e a produção de automóveis em grande escala. O automóvel se tornou viável com a invenção do motor a combustão interna e a descoberta de que se podia usar o derivado de petróleo, a gasolina, como combustível que ocorreu a partir de 1876. Nikolaus August Otto, engenheiro e inventor alemão, foi quem inventou e construiu o primeiro motor de combustão interna de quatro tempos e determinou o ciclo teórico sob o qual trabalha o motor de explosão, o conhecido ciclo Otto. Daí em diante, a demanda por derivados de petróleo, especialmente a gasolina aumentou de maneira vertiginosa nos países industrializados. O petróleo até então somente empregado na obtenção do querosene passou a ser fonte de obtenção da gasolina. Algumas décadas mais tarde, essa mesma tendência transformou o diesel em um combustível utilizado em jipes e caminhões e o óleo combustível de larga utilização na indústria a partir da 2ª Guerra Mundial.

O uso da eletricidade a partir do século XIX na produção de energia

A 2ª Revolução Industrial foi a continuação do processo de revolução na indústria, por meio da melhoria de técnicas, da criação de máquinas e de novos meios de produção. Os avanços no conhecimento científico e tecnológico possibilitaram o uso da eletricidade e a invenção das máquinas elétricas no século XIX, juntamente com a introdução dos veículos automotores, que lançaram as bases para a introdução da moderna sociedade de consumo, caracterizada por uma intensidade energética nunca vista na história da humanidade. Foi em 1913 nos Estados Unidos, tendo como carro-chefe a indústria automobilística, que a Segunda Revolução Industrial se consolidou.  Com a 2ª Revolução Industrial, a eletricidade surgiu como um esforço combinado de vários engenheiros e cientistas, começando com a descoberta de Michael Faraday da indução eletromagnética. Isso culminou no trabalho de Thomas Edison, que não apenas projetou a primeira lâmpada elétrica, mas também construiu uma usina geradora de eletricidade e um sistema elétrico em corrente contínua em 1880 para fornecer energia aos clientes na parte baixa de Manhattan em Nova Iorque.

Mais tarde, ocorreu nas duas últimas décadas do século XIX a famosa “guerra das correntes elétricas” entre a corrente alternada defendida por Nikola Tesla e George Westinghouse e a corrente contínua defendida por Thomas Edison. A diferença entre a corrente elétrica contínua e a corrente alternada é que, enquanto na corrente contínua os elétrons movem-se em um único sentido, a corrente alternada possui elétrons que variam sua direção constantemente. Se os elétrons se movimentam num único sentido, essa corrente é chamada de contínua. Se os elétrons mudam de direção constantemente, trata-se de corrente alternada. Para a distribuição de eletricidade, a corrente elétrica alternada é significativamente mais prática do que a corrente contínua, uma vez que é muito mais fácil mudar a tensão elétrica na corrente alternada do que a tensão da corrente contínua.

A partir de um trabalho com campos magnéticos rotacionais, Nikola Tesla desenvolveu um sistema de geração, transmissão e uso da energia elétrica proveniente de corrente alternada. Tesla fez uma parceria com George Westinghouse para comercializar esse sistema. A “guerra das correntes elétricas” terminou favorecendo a corrente alternada porque apresenta como vantagem a possibilidade de abaixar ou aumentar facilmente sua tensão elétrica por meio dos transformadores e a transmissão de alta potência é mais econômica, pois oferece menor perda energética. Os sistemas elétricos implantados no mundo passaram a ser nela baseados. Hoje, a corrente alternada é a norma para sistemas de energia elétrica que produzem eletricidade com o uso de usinas hidroelétricas e termoelétricas convencionais e nucleares, entre outras.  

O uso da energia nuclear a partir do século XX na produção de energia elétrica

O funcionamento de uma usina nuclear na geração de eletricidade consiste no uso do reator nuclear (peça principal da usina) para, simplesmente, ferver água cujo vapor é empregado por um ciclo termodinâmico para mover um alternador e produzir energia elétrica. A energia nuclear é obtida a partir da fissão do núcleo do átomo de urânio enriquecido, liberando uma grande quantidade de energia. A transformação de energia nuclear em energia elétrica pode acontecer controladamente em reator nuclear através da fissão nuclear do urânio como principal aplicação civil da energia nuclear. A energia elétrica foi gerada pela primeira vez por um reator nuclear em 3 de setembro de 1948 pelo Reator de Grafite X-10 em Oak Ridge, Tennessee, Estados Unidos acendendo uma lâmpada elétrica. Hoje, os Estados Unidos é o país com maior número de usinas nucleares totalizando 104 representando 18% da matriz energética do país. A França está no topo dos países com maior dependência desse tipo de energia com o uso em 80% de energia nuclear em sua matriz energética.

A principal vantagem da energia nuclear é a de que ela possibilita a não utilização de combustíveis fósseis como o petróleo e o carvão mineral na produção de eletricidade que passou a ser defendida até por alguns ecologistas pelo fato de não gerar gases de efeito estufa. Esses ecologistas defendem uma virada radical em direção à energia nuclear como forma de combater o aquecimento global resultante da emissão de gases do efeito estufa pelo combustíveis fósseis, especialmente o petróleo. Em comparação com a geração hidroelétrica, o uso da energia nuclear tem a vantagem de não requerer o alagamento de grandes áreas para a formação dos lagos de reservatórios, evitando assim a perda de áreas de reservas naturais ou de terras agriculturáveis, bem como a remoção de comunidades inteiras das áreas que são alagadas. No entanto, as usinas nucleares têm a desvantagem relacionada com a disposição final de seus resíduos (lixo atômico) não solucionada até hoje e com a impossibilidade de evitar acidentes como aqueles ocorridos em Chernobyl em 1986 e em Fukushima em 2011 que ao ocorrerem assumiram dimensões catastróficas.

Os combustíveis fósseis e a mudança climática global

Não existem dúvidas de que as atividades humanas sobre a Terra provocam alterações no meio ambiente em que vivemos. Muitos destes impactos ambientais são provenientes da geração, manuseio e uso da energia com o uso de combustíveis fósseis. A principal razão para a existência desses impactos ambientais reside no fato de que o consumo mundial de energia primária proveniente de fontes não renováveis (petróleo, carvão, gás natural e nuclear) corresponde a aproximadamente 88% do total, cabendo apenas 12% às fontes renováveis. Esta enorme dependência de fontes não renováveis de energia tem acarretado, além da preocupação permanente com a possibilidade de esgotamento destas fontes, a emissão de grandes quantidades de dióxido de carbono (CO2) e outros gases do efeito estufa na atmosfera que bateram recorde em 2013 tendo sido da ordem de 36,3 bilhões de toneladas, aproximadamente 3,9 vezes a quantidade emitida em 1960 (9,3 bilhões de toneladas).

Tudo leva a crer que, se for mantida a tendência atual de consumo de energia, a participação dos combustíveis fósseis (petróleo, carvão e gás natural) na matriz energética mundial alcançará 80% em 2030. O petróleo tem uma posição dominante entre as fontes de energia utilizadas. O petróleo, o carvão e o gás natural são, pela ordem, as fontes de energia mais utilizadas na atualidade no consumo mundial final de energia. Os países industrializados da OCDE (Organização para a Cooperação e o Desenvolvimento Econômico) são os maiores consumidores de energia seguidos da China, Rússia e outros países da Ásia. Segundo a Agência Internacional de Energia, o petróleo e o carvão são os maiores responsáveis pela emissão de CO2 na atmosfera cujos maiores emissores são os países industrializados da OCDE (Ver o artigo AIE: mundo se encaminha para futuro energético insustentável publicado no website <http://g1.globo.com/mundo/noticia/2011/11/aie-diz-que-mundo-se-encaminha-para-futuro-energetico-insustentavel.html>). Se for mantida a tendência atual, é muito provável que, em 2025, o mundo estará fazendo uso de 75% a mais de energia e que a maior parte dela será fornecida pelo petróleo, pelo carvão, pelo gás natural e pela energia nuclear. Este é o cenário energético provável para os próximos 30 anos, se a atual matriz energética mundial for mantida.

A Agência Internacional de Energia (AIE) advertiu que “o mundo se encaminhará para um futuro energético insustentável” se os governos não adotarem “medidas urgentes” para otimizar os recursos disponíveis. Para a AIE, até 2035 seria necessário investimento mundial de US$ 38 trilhões em infraestrutura energética – dois terços em países fora da Organização para a Cooperação e o Desenvolvimento Econômico (OCDE) – para atender à crescente demanda, 90% para abastecer os países emergentes como China e Índia. Independentemente das várias soluções que venham a ser adotadas para eliminar ou mitigar as causas do efeito estufa, a mais importante ação é, sem dúvidas, a adoção de medidas que contribuam para a eliminação ou redução do consumo de combustíveis fósseis na produção de energia, bem como para seu uso mais eficiente nos transportes, na indústria, na agropecuária e nas cidades (residências e comércio), haja vista que o uso e a produção de energia são responsáveis por 57% dos gases de estufa emitidos pela atividade humana (Lashof, D.A. & Tirpak, D.A.orgs. Policy options for stabilizing global climate, Washington, DC, Environmental Protection Agency, 1989). Neste sentido, é imprescindível a implantação de um sistema de energia sustentável.

O futuro sistema sustentável de energia

Em um sistema de energia sustentável, a matriz energética mundial só deveria contar com fontes de energia limpa (hidroelétrica, solar, eólica, hidrogênio, geotérmica, das marés, das ondas e biomassa), não devendo contar, portanto, com o uso dos combustíveis fósseis (petróleo, carvão e gás natural). Até alcançar esta condição, a matriz energética mundial deveria passar por uma transição em que conviveriam as fontes de energia renovável e não renovável como a proposta pelo Worldwatch Institute que preconiza reduzir à metade à produção mundial de petróleo e de 90% a de carvão, enquanto as fontes de energia renováveis deveriam crescer quase 4 vezes. No ano 2030, as energias renováveis deveriam ser da ordem de 70% da produção total de energia do planeta. Para otimizar os recursos energéticos disponíveis no planeta, é preciso implantar um sistema de energia sustentável em escala planetária. As tecnologias já se acham à disposição para dar início a essa transição histórica de energias que só ocorrerá com mudanças fundamentais na política energética na grande maioria dos países (ALCOFORADO, Fernando. Energia no mundo e no Brasil. Curitiba: Editora CRV, 2015. Página 31).   

Segundo o Worldwatch Institute, o primeiro passo das mudanças na política energética no mundo consiste em redirecionar um grande número de políticas governamentais dos países de modo que se destinem a realizar os objetivos centrais da eficiência energética e da redução do uso de combustíveis fósseis. Por exemplo: recompensar a aquisição de veículos automotores eficientes e a de veículos elétricos com redução de impostos neles incidentes, encorajar alternativas de transporte de massa de alta capacidade sobre trilhos como metrô e VLT em substituição ao automóvel, implantar ferrovias para substituir o uso de caminhões no transporte de carga, reestruturar as indústrias para fazerem uso das energias limpas e renováveis e elevar os impostos sobre os combustíveis fósseis. Um sistema de energia sustentável somente será possível se, além do abandono dos combustíveis fósseis, a eficiência energética for também muito aperfeiçoada. Com o sistema de energia sustentável, é muito possível que o gás natural passe a ser, entre os combustíveis fósseis, o único desses recursos energéticos a ser utilizado no futuro. A energia nuclear não será uma fonte importante de energia em um sistema energético realmente sustentável. Isto se deve, em grande medida, aos acidentes de Tchernobil na ex- União Soviética e Fukushima no Japão.  

Independentemente das várias soluções que venham a ser adotadas para eliminar ou mitigar as causas do efeito estufa, a mais importante é sem dúvidas a adoção, na fase de transição, de medidas que contribuam para a eliminação ou redução do consumo de combustíveis fósseis na produção de energia, bem como para seu uso mais eficiente nos transportes, na indústria, na agropecuária e nas cidades (residências e comércio), haja vista que o uso e a produção de energia são responsáveis pela emissão de 57% dos gases de estufa emitidos pela atividade humana. Neste sentido, é imprescindível a implantação de um sistema de energia sustentável.

Conclusões 

Pelo exposto, a humanidade se defronta no momento atual diante da necessidade imperiosa de substituir os combustíveis fósseis (carvão, petróleo e gás natural) por fontes de energia limpa para evitar a mudança climática catastrófica que se admite com a manutenção da política energética atual, bem como adotar medidas de eficiência energética ou de economia de energia para reduzir a dependência dos combustíveis fósseis. Energia limpa diz respeito a toda fonte de energia que não emite substâncias poluidoras. Essa é a definição mais básica e sucinta a respeito de energia limpa. Sua produção e consumo são importantes para a proteção do meio ambiente e para a melhora na qualidade de vida das pessoas.

As fontes de energia limpa a serem utilizadas preferencialmente são hidroelétrica, solar, eólica, hidrogênio, geotérmica, das marés, das ondas e biomassa. Excepcionalmente, poderão ser utilizadas, como fonte de energia, a nuclear que teria restrições pelos riscos que ela representa e o gás natural por ser o combustível fóssil menos agressivo ao meio ambiente. As fontes de energia limpa já são uma realidade em todo o mundo. O futuro do setor energético em todo o mundo significará obrigatoriamente o uso das fontes de energia limpa. A energia limpa é uma alternativa concreta para fazer frente à degradação ambiental e à má utilização dos recursos naturais do planeta. O uso da energia limpa é, sem sombra de dúvidas, a forma racional de garantir a sustentabilidade do planeta Terra para as atuais e futuras gerações.  

A transição da matriz energética atual baseada em combustíveis fósseis para a que contempla a adoção de uma matriz energética sustentada em energia limpa requer a otimização dos recursos energéticos disponíveis no planeta com a produção mundial de petróleo sendo reduzida à metade e a de carvão de 90%, enquanto a de fontes de energia renováveis cresceria quase 4 vezes. Progressivamente, a matriz energética mundial evoluiria para ter em sua composição a predominância de energia limpa e renovável.

* Fernando Alcoforado, 81, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).  

COMO PLANEJAR E ADMINISTRAR O DESENVOLVIMENTO DO BRASIL DE FORMA RACIONAL E DEMOCRÁTICA

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar como o Brasil deveria ser planejado e administrado de forma racional e democrática para promover o desenvolvimento econômico e social do País. Esta proposta é diametralmente oposta à gestão governamental do Brasil que tem se caracterizado ao longo da história pela ausência de planejamento estratégico, falta de coordenação entre os diversos níveis de governo, desorganização estrutural do setor público e falta de participação da população no planejamento do governo. Tudo isto tem feito com que, entre outros fatores, o Brasil seja mal sucedido na promoção de seu progresso econômico e social. Além da gestão irracional do setor público no Brasil, constata-se  a ausência de democratização no planejamento do governo em todos os seus níveis porque o povo delas não participa. Para tornar racional a gestão pública no Brasil, é preciso fazer com que sua administração desencadeie suas atividades de planejamento estratégico visando o progresso econômico e social do País que assegure a conquista do bem estar da população que deve se traduzir na realização do pleno emprego e no aumento de sua renda, no atendimento de suas necessidades de educação, saúde, moradia, cultura e lazer e em sua participação planejamento do governo.

O processo de planejamento necessário ao Brasil está expresso na Figura 1- Processo de planejamento necessário para o Brasil.

Figura 1- Processo de planejamento necessário para o Brasil

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Na Figura 1, fica evidenciado que todo o processo de planejamento começa na identificação das necessidades e aspirações da população de cada Estado levando em conta a base de dados econômicos e sociais disponível em cada Estado e a pesquisa de opinião junto às diversas classes sociais integrantes de sua população. Na Figura 1, as necessidades e as aspirações da população de cada Estado em coloração vermelha serão levadas ao conhecimento dos setores produtivos (agricultura, indústria, comércio e serviços) e de infraestrutura econômica (energia, transporte e comunicações) e social (educação, saúde, habitação, saneamento básico), aos governos de cada Estado, aos poderes legislativo e judiciário de cada Estado, aos poderes legislativo e judiciário nacional e ao governo federal para subsidiarem o estabelecimento de suas metas para o horizonte de planejamento considerado.

Na Figura 1, as metas dos setores produtivos de cada Estado para o horizonte de planejamento considerado em coloração azul serão estabelecidas por suas entidades representativas auscultando as empresas de cada setor que apresentarão o cronograma dos recursos financeiros necessários à sua realização e a indicação das fontes possíveis de financiamento. As metas dos setores produtivos de cada Estado serão estabelecidas levando em conta as necessidades e aspirações da população do Estado e suas próprias prioridades. As metas dos setores produtivos de cada Estado serão levadas ao conhecimento dos setores de infraestrutura econômica e social, das prefeituras municipais e dos poderes legislativo e judiciário do Estado para subsidiarem o estabelecimento de suas metas para o horizonte de planejamento considerado. Os setores produtivos de cada Estado deverão apresentar ao governo do Estado e aos municípios suas demandas em termos da adoção de incentivos fiscais e financeiros ao desenvolvimento econômico e ao poder legislativo e judiciário suas demandas em termos da adoção de novas leis que contribuam para o desenvolvimento econômico do Estado.                                                                                       

Na Figura 1, as metas dos setores de infraestrutura econômica e social de cada Estado para o horizonte de planejamento considerado em coloração verde serão estabelecidas por suas entidades representativas auscultando as empresas de cada setor que apresentarão o cronograma dos recursos financeiros necessários à sua realização e a indicação das fontes possíveis de financiamento. As metas dos setores de infraestrutura econômica e social de cada Estado serão estabelecidas levando em conta as necessidades e aspirações da população do Estado, as metas estabelecidas pelos setores produtivos e suas próprias prioridades. As metas dos setores de infraestrutura econômica e social de cada Estado serão levadas ao conhecimento das prefeituras municipais, do governo do Estado e dos poderes legislativo e judiciário do Estado para subsidiarem o estabelecimento de suas metas para o horizonte de planejamento considerado. Os setores infraestrutura econômica e social de cada Estado deverão apresentar ao governo do Estado e aos municípios suas demandas em termos da adoção de incentivos fiscais e financeiros e ao poder legislativo e judiciário suas demandas em termos da adoção de novas leis que contribuam para o desenvolvimento da infraestrutura econômica e social do Estado.     

Na Figura 1, o Plano de Metas de cada Município de cada Estado para o horizonte de planejamento considerado em coloração roxa será elaborado levando em conta as metas dos setores produtivos e de infraestrutura econômica e social estabelecidas para o município, as necessidades e aspirações da população do município auscultando-as, as prioridades do governo municipal, a solução de problemas existentes e o aproveitamento de oportunidades de desenvolvimento do município e o reforço e melhoria da estrutura organizacional da prefeitura municipal, além de apresentar o cronograma dos recursos financeiros necessários à sua realização e a indicação das fontes possíveis de financiamento. Cada município elaborará seu Plano de Metas que deve ser analisado e aprovado pelas respectivas câmaras municipais após o qual será levado ao conhecimento do governo do Estado e dos poderes legislativo e judiciário do Estado para subsidiarem o estabelecimento de suas metas para o horizonte de planejamento considerado. Os municípios de cada Estado deverão apresentar ao governo do Estado suas demandas em termos da adoção de incentivos fiscais e financeiros e, ao poder legislativo e judiciário, suas demandas em termos da adoção de novas leis que contribuam para o  desenvolvimento econômico e social do município. 

Na Figura 1, as metas do Legislativo e Judiciário de cada Estado para o horizonte de planejamento considerado em coloração laranja serão estabelecidas levando em conta as necessidades e aspirações da população do Estado e as demandas dos setores produtivos e de infraestrutura econômica e social em termos da adoção de novas leis que contribuam para o desenvolvimento desses setores econômicos e dos municípios do Estado e o reforço e melhoria de suas estruturas organizacionais, além de apresentar o cronograma dos recursos financeiros necessários à sua realização e a indicação das fontes possíveis de financiamento. As metas do Legislativo e Judiciário de cada Estado serão levadas ao conhecimento do governo do Estado visando a elaboração do Plano de Metas do Estado e ao Legislativo e Judiciário nacional para subsidiarem o estabelecimento de suas metas para o horizonte de planejamento considerado.

Na Figura 1, as metas do governo de cada Estado para o horizonte de planejamento considerado em coloração amarela serão estabelecidas levando em conta as necessidades e aspirações da população do Estado, as prioridades do governo do Estado, a solução de problemas existentes e o aproveitamento de oportunidades de desenvolvimento do Estado, as demandas dos setores produtivos e de infraestrutura econômica e social em termos da adoção de incentivos fiscais que contribuam para o desenvolvimento desses setores econômicos e do município e o reforço e melhoria da estrutura organizacional do governo do Estado, além de apresentar o cronograma dos recursos financeiros necessários à sua realização e a indicação das fontes possíveis de financiamento. As metas do governo de cada Estado subsidiarão a elaboração do Plano de Metas do Estado.

Na Figura 1, o Plano de Metas de cada Estado em coloração cinza será elaborado pelo governo do Estado tomando por base as metas dos setores produtivos e de infraestrutura econômica e social, dos municípios, do legislativo e judiciário de cada Estado e do próprio governo do Estado consolidando em um documento todas as metas a serem perseguidas no Estado com o cronograma dos recursos financeiros necessários e as fontes de financiamento para o horizonte de planejamento. O Plano de Metas de cada Estado deve informar sobre a disponibilidade de recursos do governo do Estado para financiá-lo e quanto precisa de recursos adicionais. O Plano de Metas de cada Estado deve ser analisado e ser objeto de aprovação pelas assembleias legislativas de cada Estado após a qual deve subsidiar o estabelecimento de metas específicas para o governo federal, dos poderes legislativo e judiciário nacional e as metas para o Brasil.  

Na Figura 1, as metas do governo federal para o horizonte de planejamento considerado em coloração ouro serão estabelecidas levando em conta as necessidades e aspirações da população de todos os Estados do Brasil, o Plano de Metas de cada Estado, a solução de problemas existentes e o aproveitamento de oportunidades de desenvolvimento do Brasil, as prioridades do governo federal  e o reforço e melhoria de sua estrutura organizacional, além de apresentar o cronograma dos recursos financeiros necessários à sua realização e a indicação das fontes possíveis de financiamento. As metas do governo federal subsidiarão o estabelecimento das metas para o Brasil.  

Na Figura 1, as metas do Legislativo e Judiciário nacional para o horizonte de planejamento considerado em coloração laranja serão estabelecidas levando em conta as necessidades e aspirações da população de todos os Estados do Brasil, o Plano de Metas de cada Estado, as metas do Legislativo e Judiciário de cada Estado e o reforço e melhoria de sua estrutura organizacional, além de apresentar o cronograma dos recursos financeiros necessários à sua realização e a indicação das fontes possíveis de financiamento. As metas do Legislativo e Judiciário nacional subsidiarão o estabelecimento das metas para o Brasil. 

Na Figura 1, as metas para o Brasil para o horizonte de planejamento considerado em coloração rosa serão estabelecidas pelo governo federal levando em conta o Plano de Metas de cada Estado, as metas específicas do governo federal e as metas específicas do legislativo e judiciário nacional, além de apresentar o cronograma dos recursos financeiros necessários à sua realização e a indicação das fontes possíveis de financiamento. Essas metas subsidiarão a elaboração do Plano de Metas para o Brasil.

Na Figura 1, o Plano de Metas para o Brasil será elaborado pelo governo federal levando em conta as metas para o Brasil. Nesta etapa, seria avaliada pelo governo federal a capacidade financeira de o País executar o Plano de Metas. Seria determinado o máximo de recursos que o Brasil poderia assumir para executar o Plano de Metas. Para obedecer este limite, o governo federal e o legislativo nacional deverão deliberar em conjunto sobre as metas que deveriam ser adiadas para o futuro além do horizonte de planejamento.     

É oportuno observar que os planos de metas de cada município, de cada Estado e do Brasil devem ser elaborados para um horizonte de 5 a10 anos sendo revistos de 3 em três anos. A racionalidade na gestão do País deve ser reforçada com o processo de “feedback” e controle da execução do Plano de Metas para o Brasil, do Plano de Metas de cada Estado e do Plano de Metas de cada Município que consiste na avaliação permanente do cumprimento das metas aprovadas com a contínua correção dos desvios entre o que foi planejado (metas) e o que foi realizado (resultado da execução do Plano) de acordo com o exposto na Figura 2. O órgão central de planejamento do governo federal e os órgãos de planejamento de cada Estado e de cada município devem avaliar sistematicamente se o resultado obtido com a execução do Plano corresponde à meta estabelecida (Padrão). Se o Resultado obtido corresponde à meta estabelecida, o processo de execução do plano de metas continua e, se não atende, tem que ser tomada a Decisão visando aumentar o nível de recursos do plano na entrada do sistema e/ou corrigir falhas em sua execução para garantir seu cumprimento. O controle das atividades dos planos deve ser realizado continuamente.    

A Figura 2 mostra como os Planos de Metas do Brasil, de cada Estado e de cada município deveriam ser controlados pelos respectivos órgãos de planejamento.

Figura 2- O processo de feedback e controle do plano de metas pelo método dos sistemas

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A racionalização na gestão pública do Brasil se completa com o processo de avaliação do desempenho de cada um dos 10 sistemas principais do País: 1) econômico; 2) social; 3) ciência e tecnologia; 4) educação; 5) saúde; 6) infraestrutura de energia, transporte e comunicações; 7) ambiental; 8) desenvolvimento regional; 9) comércio exterior; e, 10) político e moral. O desempenho desejado para cada um dos oito sistemas descritos acima deveria levar em consideração o seguinte:

Sistema econômico

O padrão de desempenho do sistema econômico a ser considerado deveria ser o seguinte: 1) aumento da taxa de crescimento do PIB; 2) aumento da taxa de investimento total em relação ao PIB; 3) redução da taxa de inflação; 4) redução na relação Dívida Pública / PIB; 5) aumento do superávit da balança comercial e da balança de pagamentos; 6) diminuição da carga tributária; 7) aumento do investimento em infraestrutura de energia, transporte e comunicações em relação com o PIB setorial; 8) diminuição dos níveis de dependência econômica do País em relação ao exterior medidos pela relação entre o investimento estrangeiro e o investimento total realizado no País e pela participação do capital estrangeiro na economia do País; 9) diminuição da carga tributária em relação ao PIB; 10) aumento da satisfação da população com a política econômica do governo com base em pesquisa de opinião; e 11) aumento do Indicador de Progresso Genuíno (GPI – Indicador de Progresso Genuíno), que leva em consideração os parâmetros de bem-estar social e meio ambiente utilizando a mesma metodologia de cálculo do PIB, mas ao contrário deste, o cálculo agrega itens como trabalho doméstico e voluntário e subtrai os custos decorrentes de fatores como crime, poluição, degradação ambiental e comprometimento de recursos e sistemas naturais (Ver o website <https://economiaenegocios.com/definicao-do-indicador-de-progresso-genuino-gpi/>). Esses indicadores permitem avaliar se o sistema econômico está contribuindo para o progresso econômico e a redução da dependência econômica do País em relação ao exterior.

Sistema social

O padrão de desempenho do sistema social deveria considerar o seguinte: 1) redução da taxa de desemprego; 2) aumento da distribuição de renda medida pelo índice de Gini; 3) redução dos níveis de criminalidade na sociedade; 4) aumento do investimento em infraestrutura de educação, saúde, habitação e saneamento básico; 5) aumento do IDH-Índice de Desenvolvimento Humano, utilizado pelas Nações Unidas, que leva em consideração o PIB per capita, a longevidade das pessoas e sua escolaridade (medida pela taxa de analfabetismo e pelas taxas de matrícula nos diversos níveis de ensino); 6) aumento da satisfação da população com a política social do governo com base em pesquisa de opinião; e, 7) aumento do indicador de Felicidade Interna Bruta, que analisa 10 fatores que mais contribuem para o objetivo de alcançar o bem-estar da população e satisfação com a vida (Ver o website <https://pt.wikipedia.org/wiki/Felicidade_Interna_Bruta>). Esses indicadores permitem avaliar se o sistema social está contribuindo para a conquista do aumento do desenvolvimento humano e do seu bem-estar.

Sistema de ciência e tecnologia

O padrão de desempenho do sistema de ciência e tecnologia deveria considerar o seguinte: 1) aumento da produtividade da economia que é medida pela relação entre o PIB setorial e o PIB global; 2) redução dos custos de produção agrícola, industrial, do comércio e dos serviços; 3) aumento dos investimentos em P&D; 4) aumento da inovação de novos produtos e processos que é medida pelo seu avanço em relação a  produtos e processos usados anteriormente; 5) aumento da durabilidade dos produtos / serviços; 6) aumento da segurança física dos produtos / serviços prestados às pessoas e usuários; 7) diminuição dos níveis de dependência tecnológica do País em relação ao exterior medido pelo gasto do País com tecnologia importada; e, 8) aumento da satisfação da população com a política científica e tecnológica do governo com base em pesquisa de opinião. Esses indicadores permitem avaliar se o desempenho do sistema científico e tecnológico está contribuindo para o aumento da produtividade da economia e da autossuficiência científica e tecnológica nacional.

Sistema de educação

O padrão de desempenho do sistema de educação deveria considerar o seguinte: 1) aumento do investimento com educação em relação ao PIB; 2) aumento do investimento na formação dos professores; 3) aumento do índice de satisfação de professores e alunos com as instalações físicas e equipamentos e com o suprimento de material de consumo para o ensino com base em pesquisa de opinião; 4) aumento do investimento em educação por aluno; 5) relação entre o tempo médio que o aluno leva para concluir o curso e o tempo requerido; 6) aumento da produção de pesquisa nas universidades; 7) aumento das atividades de extensão nas universidades; 8) índice de atendimento das necessidades culturais da sociedade com base em pesquisa de opinião pública; 9) aumento da formação de mão de obra qualificada do País em nível de graduação e pós-graduação; 10) redução da taxa de evasão no ensino médio (relação número de concluintes do curso / número total de ingressantes); 11) redução da taxa de evasão na graduação no ensino superior (relação número de concluintes do curso / número total de ingressantes); 12) aumento da satisfação da população quanto às políticas públicas de desenvolvimento da educação no País com base em pesquisa de opinião. Esses indicadores permitem avaliar se o desempenho do sistema de educação está contribuindo para o progresso educacional e cultural da sociedade. 

Sistema de saúde

O padrão de desempenho do sistema de saúde deveria considerar o seguinte: 1) aumento do investimento no sistema de saúde em relação ao tamanho da população; 2) aumento do investimento na formação dos profissionais de saúde; 3) índice de satisfação dos profissionais de saúde com as instalações físicas e equipamentos e com o suprimento de material de consumo para a saúde com base em pesquisa de opinião; 4) índice de satisfação da população atendida no País em relação aos serviços de saúde com base em pesquisa de opinião; 5) aumento da produção de pesquisa em saúde nas universidades; 6) queda na taxa de mortalidade da população; 7) queda na taxa de mortalidade infantil; e, 8) aumento da satisfação da população quanto às políticas públicas de desenvolvimento da saúde com base em pesquisa de opinião. Esses indicadores permitem avaliar se o desempenho do sistema de saúde está contribuindo para o aumento do bem estar da população.  

Sistema de infraestrutura de energia, transporte e comunicações   

O padrão de desempenho do sistema de infraestrutura de energia, transporte e comunicações deveria considerar o seguinte: 1) aumento do investimento na infraestrutura de energia, transporte e comunicações em relação ao PIB; 2) aumento do investimento na formação de recursos humanos necessários ao setor; 3) aumento da satisfação dos usuários dos sistemas de energia, transporte e comunicações com base em pesquisa de opinião; 4) redução do custo da energia por KWH, dos modais de transporte por passageiro/Km e de carga por tonelada/Km e dos serviços de comunicações; 5) aumento da produção de pesquisa nas universidades sobre sistemas de energia, transporte e comunicações; 6) aumento da satisfação quanto às políticas públicas de desenvolvimento dos sistemas de energia, transporte e comunicações. Esses indicadores permitem avaliar se o desempenho do sistema de infraestrutura de energia, transporte e comunicações está contribuindo para o progresso econômico e social do País.  

Sistema ambiental

O padrão de desempenho do sistema ambiental deveria considerar o seguinte: 1) a eliminação ou redução das emissões de gases de efeito estufa; 2) aumento dos investimentos com serviços de saneamento básico em relação à população; 3) redução do desmatamento e queima de florestas medido pela área afetada; 4) redução do consumo de combustíveis fósseis; 5) aumento da participação das energias renováveis na matriz energética; 6) redução dos indicadores de poluição do solo, ar, oceano e água; 7) aumento da eficiência energética ou economia de energia na agricultura, indústria, comércio, serviços e transporte em geral; 8) aumento da reciclagem de materiais medido pela quantidade ou volume reciclado; 9) aumento das medidas de preservação e cuidado com a natureza; e, 10) aumento da satisfação quanto às políticas públicas de defesa do meio ambiente com base em pesquisa de opinião. Esses indicadores permitem avaliar se o sistema ambiental está contribuindo para a defesa do meio ambiente local e global em benefício de sua população e do seu bem-estar social.     

Sistema de desenvolvimento regional

O padrão de desempenho do sistema de desenvolvimento regional deveria considerar o seguinte: 1) aumento da taxa de crescimento do PIB de cada região; 2) aumento da participação do PIB de cada região no PIB do Brasil; 3) aumento da taxa de investimento total em relação ao PIB de cada região; 4) aumento do superávit da balança comercial de cada região; 5) redução da taxa de desemprego de cada região; 6) aumento da distribuição de renda medida pelo índice de Gini de cada região; 7) redução dos níveis de criminalidade de cada região; 8) aumento do investimento com educação em relação ao PIB de cada região; 8) aumento do investimento em educação por aluno de cada região; 9) redução da taxa de evasão no ensino médio (relação número de concluintes do curso / número total de ingressantes); 10) redução da taxa de evasão na graduação no ensino superior (relação número de concluintes do curso / número total de ingressantes); 11) aumento do investimento no sistema de saúde em relação ao tamanho da população de cada região; 12) queda na taxa de mortalidade da população de cada região; 13) queda na taxa de mortalidade infantil de cada região; 14) aumento dos investimentos com serviços de saneamento básico em relação à população de cada região; 15) redução do consumo de combustíveis fósseis de cada região; 16) aumento da participação das energias renováveis na matriz energética de cada região; 17) redução dos indicadores de poluição do solo, ar, oceano e água; 18) aumento da eficiência energética ou economia de energia na agricultura, indústria, comércio, serviços e transporte em geral de cada região; 19) aumento da reciclagem de materiais medido pela quantidade ou resíduo reciclado de cada região; e 20) aumento da satisfação da população de cada região com a política de desenvolvimento regional do governo federal e de cada Estado com base em pesquisa de opinião. Esses indicadores permitem avaliar se o sistema de desenvolvimento regional está contribuindo para o progresso econômico e social de cada região do Brasil.     

Sistema de comércio exterior

O padrão de desempenho do sistema de comércio exterior  a ser considerado deveria ser o seguinte: 1) aumento do superávit da balança comercial e da balança de pagamentos; 2) diminuição dos níveis de dependência econômica do País em relação ao exterior medidos pela relação entre o investimento estrangeiro e o investimento total realizado no País e pela participação do capital estrangeiro na economia do País; 3) aumento da participação do Brasil no comércio com o mundo exterior; 4) queda no endividamento externo do Brasil; e, 5) aumento das satisfação dos exportadores e importadores do Brasil com a política de comércio exterior do governo com base em pesquisa de opinião. Esses indicadores permitem avaliar se o sistema de comércio exterior está contribuindo para o progresso econômico e a redução da dependência econômica do País em relação ao exterior.  

Sistema político e moral

O padrão de desempenho do sistema político e moral deveria considerar o seguinte: 1) aumento da solidariedade entre os habitantes do País medido pelo valor da contribuição financeira voluntária de pessoas e empresas à população carente; 2) aumento da prática da justiça social por órgãos do governo e da sociedade civil medido pelos resultados em termos de redução dos índices de desigualdade sociais e de miséria; 3) aumento dos índices de distribuição de renda e de riqueza entre a população; 4) avanços na realização da vontade coletiva dos cidadãos medido por pesquisa de opinião com base em pesquisa de opinião; 5) melhoria das instituições políticas medido por pesquisa de opinião com base em pesquisa de opinião; 6) sucesso no combate à corrupção medido pela redução no número de casos; 7) ampliação do exercício da cidadania com a participação efetiva dos cidadãos nas decisões governamentais e na luta pela ampliação de seus direitos medido por pesquisa de opinião; 8) aumento da contribuição de organizações públicas e privadas para o desenvolvimento político, econômico, social e ambiental do País medido por pesquisa de opinião; e, 9) redução dos índices de criminalidade. Esses indicadores permitem avaliar se o sistema político e moral está contribuindo para que os habitantes sejam solidários, se pratica a justiça econômica e social, se contribui para formar verdadeiros cidadãos, se há participação da sociedade civil nas decisões do governo e se a corrupção é erradicada no País.

A avaliação dos indicadores de desempenho dos 10 sistemas acima descritos deve ser realizada anualmente. O alcance do padrão de desempenho desejado para cada um dos 10 sistemas (econômico, social, ciência e tecnologia, educação, saúde, infraestrutura de energia, transporte e comunicações, ambiental, desenvolvimento regional, comércio exterior  e político e moral) de um País requer a existência de um governo que utilize uma estrutura de planejamento e controle que permita avaliar se os resultados obtidos no desenvolvimento da sociedade correspondem ao padrão de desempenho desejado para fazer sistematicamente as correções necessárias e alcançar as metas ou objetivos desejados.

Conclusões

Pelo exposto, fica evidenciado que é possível realizar mudanças profundas na forma de administrar o Brasil. Para tanto, é preciso fazer com que haja: 1) um processo racional de planejamento estratégico coordenado em todo o País através do qual cada município, cada Estado e o Brasil tenham planos de metas articulados entre si; 2) um processo de “feedback” e controle da execução dos planos de metas de cada Município, de cada Estado e do Brasil para assegurar seu cumprimento; e, 3) um processo de avaliação do desempenho dos 10 sistemas que integram o País para identificar a necessidade de melhorias em cada um deles.  Só assim, será possível planejar e administrar o Brasil de forma racional para promover seu desenvolvimento econômico e social. Além de ser racional, o planejamento proposto é democrático porque coloca como ponto de partida o atendimento das necessidades e aspirações da população por ela expresso em pesquisa de opinião e incorporado no Plano de Metas para o Brasil, Estados e Municípios. Atualmente, com os recursos computacionais existentes, este processo de gestão pública articulada entre os diferentes níveis de governo federal, estadual e municipal e com ativa participação do setor privado e da população permitiria racionalizar e democratizar as decisões a serem tomadas pelo governo no Brasil em todos os seus níveis.

Para realizar as mudanças propostas na forma de planejar e administrar o desenvolvimento do Brasil, é preciso, entretanto, que exista vontade política dos governantes para sua adoção com a ascensão ao poder forças políticas que com elas estejam comprometidas. As eleições de 2022 representam uma oportunidade de o povo brasileiro buscar o comprometimento de candidatos aos cargos eletivos no sentido de colocar em prática esta nova forma de administrar o Brasil. O futuro do Brasil depende do que seja feito, não apenas para romper com a execrável herança colonial representada pelo latifúndio, pelo sistema político oligárquico e pela dependência econômica e tecnológica em relação ao exterior, mas também, para colocar um fim no modelo de gestão governamental do Brasil caracterizado na maior parte de sua história pela ausência de planejamento estratégico, falta de coordenação entre os diversos níveis de governo, desorganização estrutural do setor público e falta de participação da população no estabelecimento das metas para o desenvolvimento nacional.   

* Fernando Alcoforado, 81, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).  

MUTIRÃO CÍVICO PELA EDUCAÇÃO NO BRASIL (Artigo e Vídeo)

Fernando Alcoforado*

Este resumo do artigo reproduz meu pronunciamento no Painel com o mesmo título organizado pelo presidente da Academia Baiana de Educação Professor Astor de Castro Pessoa do qual eu fiz parte juntamente com os confrades Professores Joaci Fonseca de Góes, Anaci Bispo Paim, Maria Thereza Oliva Marcílio de Souza e José Nilton Carvalho Pereira no dia 26 de novembro próximo passado. A palavra mutirão se origina do termo da língua tupi motyrõ, que significa “trabalho em comum”. O mutirão cívico pela educação no Brasil deve representar uma iniciativa coletiva para alcançar quatro grandes objetivos: 1) superar os gigantescos problemas que afetam o ensino atualmente em todos os seus níveis no País; 2) preparar e atualizar continuamente as pessoas para o mercado de trabalho atual e futuro e para lidarem com a complexidade do mundo em que vivemos; 3) preparar as pessoas para exercerem a cidadania plena; e, 4) tornar as pessoas felizes.

Temos que realizar um mutirão pela educação no Brasil para superar as fragilidades existentes no ensino fundamental, no ensino médio e no ensino superior. As fragilidades do ensino fundamental e médio no Brasil são evidenciadas pelos péssimos resultados obtidos pelos alunos brasileiros no Programa Internacional de Avaliação de Alunos do PISA que busca medir o conhecimento e a habilidade em leitura, matemática e ciências de estudantes com 15 anos de idade tanto de países industrializados membros da OCDE como de países parceiros. Para mudar esta realidade, é preciso fazer uma revolução na educação básica e, não apenas, realizando reformas pontuais no ensino. Por sua vez, as debilidades do ensino superior no Brasil são demonstradas pelo ranking das universidades em todo o mundo realizado pelo THE (Times Higher Education) que avalia o desempenho dos estudantes universitários e a produção acadêmica nas áreas de engenharia e tecnologia, artes e humanidades, ciências da vida, saúde, física e ciências sociais e considera ainda pesquisa, transferência de conhecimento e perspectiva internacional, além do ambiente de ensino. As universidades brasileiras têm se classificado bem distante das melhores universidades do mundo. Para superar as fragilidades existentes no ensino fundamental, no ensino médio e no ensino superior do Brasil, é preciso fazer uma revolução na educação brasileira em todos os níveis.

Temos que realizar um mutirão pela educação no Brasil no sentido de preparar e atualizar continuamente as pessoas para o mercado de trabalho atual e futuro e para lidarem com a complexidade do mundo em que já vivemos e viveremos no futuro com os avanços em curso na inteligência artificial, na 4ª Revolução Industrial e na Internet 5G no campo das comunicações, entre outras tecnologias, que revolucionam a sociedade em todos os campos tecnológicos. Temos que preparar e atualizar as pessoas para o mercado de trabalho que está mudando em consequência dessas revoluções tecnológicas em que todos terão que lidar em uma ambiente altamente complexo com máquinas superinteligentes. Temos que reestruturar o sistema de educação do Brasil do ensino infantil ao ensino superior nos inspirando nas políticas educacionais bem sucedidas praticadas nos sistemas de educação da Finlândia, da Coreia do Sul, do Japão e da Suíça que são os países mais avançados em educação no mundo e, também, dos Estados Unidos que é o país mais avançado no ensino superior.

Temos que realizar um mutirão pela educação no Brasil para preparar as pessoas para exercerem a cidadania plena colocando em prática os ensinamentos de Anísio Teixeira e Paulo Freire. Segundo Anísio Teixeira, as novas responsabilidades da escola são educar em vez de instruir, formar homens livres em vez de homens dóceis e fazer frente às incertezas do futuro. O próprio ato de aprender, dizia Anísio, durante muito tempo significou simples memorização, depois seu sentido passou a incluir a compreensão e a expressão do que fora ensinado e, por último, envolveu algo mais: ganhar um modo de agir para mudar o mundo em que vivemos. Paulo Freire, por sua vez, defendia uma educação para o desenvolvimento econômico e para a construção da democracia. Paulo Freire considerava os métodos até então utilizados pela escola inadequados aos novos princípios da “escola ativa”, necessária à nova sociedade em construção. Ele propôs a constituição de “círculos de cultura” visando estabelecer uma verdadeira “comunicação” entre os educadores e os educandos, refutando o método tradicional, em que o professor fazia “comunicado” aos alunos. No sistema Paulo Freire, os círculos de cultura buscam substituir as salas de aula na relação vertical e tradicional entre o professor e o aluno. 

Finalmente, temos que realizar um mutirão pela educação no Brasil para tornar as pessoas felizes com o trabalho de assistência social e a utilização da psicologia positiva na educação das pessoas. A Assistência Social na educação tem por objetivo acionar os órgãos governamentais para garantir a proteção social das famílias dos alunos carentes por meio de serviços, benefícios, programas e projetos que se constituem como apoio no enfrentamento de suas dificuldades. A Psicologia Positiva explora a importância de o indivíduo saber interpretar corretamente o mundo e a si mesmo. Parte da infelicidade dos indivíduos resulta de modos errados de interpretar as coisas. O que se passa é que em certas situações as pessoas ficam infelizes porque entram numa espiral autodestrutiva de pensamentos sutilmente errados sobre a vida e sobre elas mesmas e os outros pensamentos que os deprimem cada vez mais. Conseguir detectar e neutralizar esses pensamentos é um passo fundamental para a felicidade, segundo a Psicologia Positiva. Para tornar feliz o indivíduo, o sistema de educação deve se apoiar, portanto, na Assistência Social aos alunos e suas famílias e na utilização da Psicologia Positiva.

Todo o mutirão acima descrito é necessário à realização de uma verdadeira revolução no sistema de educação do Brasil que deve começar no momento atual com o combate ao fim da evasão de alunos na educação básica com a realização de assistência social para eles e suas famílias e, sobretudo, com o aumento do investimento com a educação do Brasil que há muito tempo tem sido insuficiente para atender suas necessidades. O combate à evasão dos alunos na educação básica e superior é fundamental para evitar que boa parte dos jovens do País abandonem os estudos e se incapacitem a ascender socialmente em prejuízo do desenvolvimento nacional e o aumento dos investimentos em educação é fundamental, não apenas para superar os problemas atuais do ensino, mas também, dotar o sistema de educação do Brasil das condições para colaborar com o futuro desenvolvimento econômico e social nacional. 

Por tudo que foi exposto neste artigo de 10 páginas concluiu-se que a educação brasileira só superará suas fragilidades atuais e realizará uma verdadeira revolução na educação do Brasil se houver  aumento nos investimentos com a educação do País que requer, como preliminar, a realização de mudanças  nos rumos da economia brasileira com o abandono do modelo neoliberal, responsável pelo desastre econômico atual, e a adoção de uma política econômica desenvolvimentista, similar à que foi responsável pelo maior desenvolvimento econômico e social do Brasil alcançado em sua história de 1930 a 1980, ajustado aos novos tempos com o Estado nacional brasileiro assumindo as rédeas da economia brasileira. Esta é a pré-condição para que a educação passe a ser prioridade nacional e haja o aumento do investimento em educação, fato que não vem ocorrendo, sobretudo desde 2014 no Brasil. Sem o aumento do investimento em educação não será possível solucionar os imensos problemas do Brasil e fazer a economia crescer e se desenvolver no futuro. O futuro do Brasil estará comprometido se não considerar a educação como prioridade nacional.     

O vídeo abordando o tema deste artigo pode ser assistido acessando o website <https://www.youtube.com/watch?v=RUJcsikwOmY>. Este artigo de 10 páginas pode ser lido em sua completude, também, acessando os websites Academia.edu (https://www.academia.edu/62513788/MUTIR%C3%83O_C%C3%8DVICO_PELA_EDUCA%C3%87%C3%83O_NO_BRASIL), SlideShare (https://pt.slideshare.net/FernandoAlcoforado/mutiro-cvico-pela-educao-no-brasil), WordPress (https://wordpress.com/post/blogdefalcoforado.wordpress.com/2691) e o website <https://fernandoalcoforado.academia.edu/research>. 

* Fernando Alcoforado, 81, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).  

LES CAUSES DE L’ÉCHEC DU NATIONAL DÉVELOPPEMENTALISME AU BRÉSIL ET DANS LE MONDE ET COMMENT LE RACHETER

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter les facteurs qui ont conduit à l’échec du national développementalisme adopté au Brésil et dans le monde et à montrer comment le faire revivre à l’époque contemporaine. Le national développementalisme est compris comme l’effort entrepris par divers gouvernements dans le monde après la Seconde Guerre mondiale pour faire en sorte que leurs pays atteignent le même niveau de développement que les pays capitalistes développés. L’identification des facteurs ou des causes qui ont conduit à l’échec du national développementalisme permettra de le revivre avec les ajustements nécessaires, ce qui, dans le cas spécifique du Brésil, est très important car c’était, avec le national développementalisme de 1930 à 1980 , que le pays a atteint le plus haut niveau de développement économique et social de son histoire (Figure 1). Il s’agit aussi dans cet article, en identifiant les causes réelles de l’échec du national développementalisme de contribuer à montrer les voies qui conduisent à l’émancipation économique et sociale de la grande majorité des pays du monde.  

Figure 1- Participation du PIB du Brésil dans le PIB mondial (1822-2022)

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Source: ResearchGate

La pensée national développementaliste a été adoptée au Brésil en 1930 par le gouvernement Getúlio Vargas et a ensuite été assumée en 1948 par la CEPALC, Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, créée par l’ONU (CEPAL. História da CEPAL. Disponible sur le site Web <https://www.cepal.org/pt-br/historia-de-la-cepal>). La CEPALC a apporté des contributions pertinentes au développement capitaliste en Amérique latine et dans les Caraïbes et ses théories et visions ont été entendues dans de nombreuses régions du monde. La pensée économique de la CEPALC a été formulée à partir d’une méthode analytique, dite « structuralo-historique », qui analyse comment les institutions et la structure productive existante héritée de la période coloniale conditionnent la dynamique économique des pays en développement et génèrent un développement économique tardif avec des performances différentes de celles obtenus par les nations les plus développées. Selon la CEPALC, le « développement capitaliste tardif », comme celui du Brésil, a une dynamique différente des nations qui ont connu un développement robuste, comme celle des pays capitalistes développés.

Dans la seconde moitié du 20e siècle, la CEPALC était le seul centre intellectuel de toute l’Amérique latine et des Caraïbes capable de générer sa propre approche analytique, qui a été constamment préservée et affinée tout au long de son existence. La réflexion de la CEPALC consistait à défendre une nécessaire politique délibérée de développement capitaliste à adopter par les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, ordonnée et rationalisée à l’aide d’une planification/programmation gouvernementale, avec la direction par l’Etat d’industrialisation pour la substitution aux importations. La CEPALC a plaidé pour que l’Amérique latine et les Caraïbes augmentent la productivité de la main-d’œuvre et conservent les revenus qu’elles génèrent. Le modèle de développement prôné par la CEPALC était défendu au Brésil par de grands économistes comme Celso Furtado et Rômulo Almeida, entre autres. Dans les années 1960, la « théorie de la dépendance » a émergé pour repenser de manière critique le modèle de la CEPALC et offrir une interprétation alternative des dynamiques économiques et sociales de l’Amérique latine et des Caraïbes.

La théorie de la dépendance est une formulation théorique développée par des intellectuels tels que l’économiste et sociologue allemand André Gunder Frank et l’économiste brésilien Theotônio dos Santos, entre autres, qui consiste en une analyse marxiste non dogmatique des processus de reproduction du sous-développement à la périphérie de capitalisme mondial, en opposition aux positions marxistes conventionnelles des partis communistes de l’époque et à la vision établie par la CEPALC (WIKIPEDIA. Teoria da dependência. Disponible sur le site <https://pt.wikipedia.org/wiki/Teoria_da_depend%C3%AAncia>). L’explication de la théorie de la dépendance et la production intellectuelle d’auteurs influencés par cette perspective analytique ont eu de larges répercussions en Amérique latine à la fin des années 1960 et au début des années 1970 lorsqu’il est devenu évident que le développement économique des pays d’Amérique latine ne s’était pas déroulé par étapes comme le préconisait CEPALC.

Pour la théorie de la dépendance, la caractérisation des pays comme « arriérés » découle du rapport dans le capitalisme mondial du rapport de dépendance des pays capitalistes « périphériques » par rapport aux pays capitalistes « centraux ». Selon ses formulateurs, André Gunder Frank et Theotônio dos Santos, entre autres, il n’y aurait aucune possibilité de développement capitaliste autonome et complet au Brésil et en Amérique latine et aux Caraïbes, mais seulement un sous-développement auquel ces pays seraient condamnés, malgré la processus d’industrialisation, à moins qu’il n’y ait une révolution socialiste. En fait, l’industrialisation des pays périphériques, comme le Brésil, n’a pas surmonté leur sous-développement, mais ils ont eu tort d’affirmer que la révolution socialiste, comme celle de Cuba, surmonterait le sous-développement.

Selon les formulateurs de la théorie de la dépendance, les pays capitalistes « centraux »  sont le centre de l’économie mondiale où se trouvent les sièges des grandes sociétés capitalistes internationales, les moyens techniques, scientifiques et informationnels sont développés à grande échelle et les moyens commerciaux et les flux financiers circulent avec plus d’intensité. Les pays capitalistes périphériques sont ceux qui dépendent des pays capitalistes « centraux » et se présentent comme des espaces où les flux commerciaux et financiers et le développement de la science, de la technologie et de l’information se produisent à plus petite échelle. La dépendance signifie la subordination, c’est-à-dire l’idée que le développement de ces pays est soumis (ou limité) par le développement des pays capitalistes centraux et n’était pas le résultat de la condition agraire-exportatrice ou de l’héritage pré-capitaliste des pays sous-développés, mais par le modèle de développement capitaliste du pays et pour son insertion subordonnée dans le capitalisme mondial. Pour les théoriciens de la théorie de la dépendance, vaincre le sous-développement impliquerait une rupture avec la dépendance et non la modernisation et l’industrialisation de l’économie, ce qui pourrait même impliquer une rupture avec le capitalisme lui-même.

L’une des références les plus importantes en théorie de la dépendance est le sociologue Fernando Henrique Cardoso (FHC), qui devint plus tard président du Brésil (WIKIPEDIA. Teoria da dependência. Disponible sur le site Web <https://pt.wikipedia.org/wiki/Teoria_da_depend%C3%AAncia>). Dans son ouvrage écrit avec Enzo Faletto, en 1967, (intitulé « Dependência e Desenvolvimento na América Latina ») et dans des textes ultérieurs (comme le livre « As Ideias e seu Lugar »), FHC a souligné le rôle des facteurs internes dans le pays dans comprendre les processus structurels de dépendance. En ce sens, il a cherché à montrer les différentes formes d’articulation entre les économies nationales et le système international et, en même temps, les différents régimes de pouvoir, qui ont indiqué différents modes d’intégration avec les pôles hégémoniques du capitalisme.

Selon FHC, dans les pays d’Amérique latine à ses débuts (période primaire-exportatrice), deux formes distinctes d’organisation économique pouvaient être identifiées : les économies d’enclave et celles dans lesquelles il y avait un contrôle national du système de production. L’évolution de ces différentes formes d’articulation économique avec le capitalisme mondial différait également selon la composition et les luttes de classes des différents pays d’Amérique latine. Dans les années 1960 et 1970, les sociétés latino-américaines avaient déjà consolidé leur marché intérieur et il y avait l’internationalisation de leurs économies subordonnées au capitalisme monopoliste (avec l’expansion des industries multinationales) indiquant un nouveau modèle de dépendance.

L’œuvre de Fernando Henrique Cardoso s’est également distinguée en niant que la dépendance impliquait nécessairement la stagnation économique et le sous-développement et en niant que la révolution socialiste serait la seule voie possible pour l’industrialisation du continent. Les faits historiques démontrent que FHC a eu tort de nier que la dépendance n’entraînerait pas la stagnation et le sous-développement comme cela s’est effectivement produit dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, mais il a eu raison de dire que la révolution socialiste ne serait pas la seule voie possible pour l’industrialisation du continent car Cuba socialiste, par exemple, ne s’est pas industrialisé. Au cours des années 1980, le cycle de développement en Amérique latine et dans les Caraïbes a pris fin sur la base des expériences d’industrialisation planifiées par les gouvernements locaux. Les économies de ces pays ont été plongées dans la stagnation, l’hyperinflation et la crise de la dette extérieure, comme ce fut le cas au Brésil. Face à l’échec du développementalisme dans les années 1980, une « pensée néolibérale » a émergé, qui a suscité l’intérêt de nombreux intellectuels et décideurs publics brésiliens pour cette pensée économique.

On peut dire que, dans tous les gouvernements brésiliens de 1930 à 1980, il y a eu de nombreuses erreurs qui ont contribué à l’échec du national développementisme au Brésil parce qu’ils croyaient en ce qui suit: 1) Le Brésil pouvait laisser la condition de pays périphérique et devenir un pays développé dans le cadre du capitalisme; 2) L’industrialisation ouvrirait la voie au développement; 3) La bourgeoisie nationale soutiendrait le processus de conquête du développement autonome; 4) L’action envisagée de l’État brésilien serait suffisante pour promouvoir le développement national; 5) Les entreprises publiques pourraient pallier les faiblesses du capital privé national; 6) Le développement du Brésil se réaliserait même avec la forte présence de capitaux étrangers dans le pays; 7) Le développement du Brésil serait atteint même avec le pays financièrement et technologiquement dépendant du monde extérieur; 8) Le développement de toutes les régions du Brésil pourrait se produire même avec la concentration des investissements à São Paulo.

Aucune de ces croyances n’a été réalisée au Brésil en raison des faits suivants: 1) Malgré tous les efforts déployés, le Brésil n’a pas atteint le statut de pays capitaliste développé; 2) L’industrialisation n’a pas ouvert la voie au développement car les secteurs les plus dynamiques de l’industrie brésilienne étaient occupés par des capitaux étrangers et la désindustrialisation qui est toujours en cours dans le pays a eu lieu; 3) La bourgeoisie nationale n’a pas soutenu le processus de conquête du développement autonome du Brésil parce qu’elle s’est alliée au capital étranger, servant ses intérêts de manière subordonnée; 4) L’action planifiée de l’État brésilien n’a pas suffi à promouvoir le développement national, malgré les avancées notables réalisées par l’économie nationale avec l’action de l’État brésilien qui a pris fin dans les années 1980; 5) Les entreprises publiques n’ont pas compensé toutes les faiblesses du capital privé national, comme cela s’est produit dans certains secteurs économiques avec la création d’entreprises telles que Petrobras, Eletrobras, entre autres; 6) Le développement du Brésil ne s’est pas réalisé avec la forte présence de capitaux étrangers dans le pays, comme en témoigne le fait qu’il n’a pas atteint la condition de pays développé; 7) Le développement du Brésil ne s’est pas réalisé même avec le pays dépendant financièrement et technologiquement du monde extérieur, comme on le pensait, car, au contraire, il a augmenté encore plus la dépendance financière et technologique par rapport aux pays capitalistes développés; 8) Le développement de toutes les régions du Brésil ne s’est pas produit comme on le pensait même avec la concentration des investissements à São Paulo car des déséquilibres économiques régionaux continuent d’exister au Brésil.

On ne peut nier qu’il y a eu des héritages positifs du national développementalisme brésilien comme, par exemple, la création d’un parc industriel à São Paulo et dans d’autres régions du pays, l’augmentation de la taille du PIB, la création croissante d’emplois et de revenus, l’augmentation du revenu national et la modernisation du Brésil. Comme héritages négatifs, nous avons cependant eu la domination des secteurs les plus dynamiques de l’industrie brésilienne par les capitaux étrangers, l’augmentation de la dépendance financière et technologique du pays, l’endettement extérieur excessif du Brésil, les déséquilibres économiques entre les régions du pays et la désindustrialisation du pays. Concernant l’industrie brésilienne, il est important de souligner que sa part dans le PIB du Brésil a atteint sa valeur la plus élevée (24,9%) en 1970. Cette part (qui regroupe l’ensemble du secteur manufacturier) est tombée à 11,79 % du PIB en 2019 et 11,30% en 2020, restant à ce niveau au 1er trimestre 2021, équivalent à celui enregistré en 1947 (11,27%), année où débute la série historique des comptes nationaux calculée par l’Institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE). Ces chiffres démontrent qu’il existe un processus de désindustrialisation qui a commencé en 1985 et se poursuit à ce jour.

Le national développementalisme brésilien a été inauguré par le gouvernement Getúlio Vargas avec la Révolution de 1930 et s’est terminé dans la mélancolie avec le gouvernement d’Ernesto Geisel en 1979, avec la faillite de l’État brésilien et la stagnation de l’économie brésilienne pendant la décennie perdue des années 1980. Le national développementalisme a été remplacé au Brésil, à partir des années 1990, par la politique néolibérale d’insertion du pays dans le processus de mondialisation, qui a conduit à l’affaiblissement du rôle de l’État dans l’économie et à une plus grande ouverture du marché national aux capitaux étrangers. De 1990 à 2014, l’économie brésilienne a évolué avec une croissance du PIB très faible et une dépendance financière et technologique croissante de l’étranger. De 2015 à aujourd’hui, l’économie brésilienne est confrontée à une stagnation aggravée par la pandémie du nouveau coronavirus. La perspective pour l’année à venir 2022 est celle de la stagflation avec l’aggravation de la stagnation et de l’escalade de l’inflation en cours dans le pays. Les faits historiques montrent que le national développementisme au Brésil n’a pas atteint ses objectifs, mais le néolibéralisme qui l’a remplacé a échoué encore plus donc en démantelant l’économie brésilienne de 1990 à nos jours (Voir Figure 1).

La question est: comment surmonter la crise actuelle et revivre le national développementalisme avec les ajustements nécessaires à l’ère contemporaine? Pour répondre à ces questions, il faut avant tout connaître les causes réelles de la dépendance du Brésil vis-à-vis des pays capitalistes centraux responsables de son retard économique et social. Pour comprendre les causes de la dépendance du Brésil, il faut connaître la théorie des systèmes-mondes développée par Immanuel Wallerstein et Fernand Braudel qui considèrent que le monde est organisé économiquement sous la forme d’« économies-mondes », ce qui serait, dans le langage de Braudel, « un fragment de l’univers, un morceau de la planète économiquement autonome, capable d’être essentiellement autosuffisante et auquel ses connexions et échanges internes confèrent une certaine unité organique » (BRAUDEL, F. Civilização material, economia e capitalismo. São Paulo: Martins Fontes, 1996). Selon Wallerstein, la formation du système-monde a eu lieu au XVIe siècle – le début du système capitaliste – et ses transformations jusqu’à aujourd’hui, en considérant le système capitaliste comme un système mondial. Au XIXe siècle, pratiquement toutes les régions de la planète avaient été incorporées dans le système-monde capitaliste (WALLERSTEIN, Immanuel. Unthinking Social Science. Cambridge: Polity Press, 1991). A partir de 1990, avec la mondialisation économique et financière, le système-monde capitaliste a intégré tous les impérialismes des grandes puissances qui sont devenus le nouvel impérialisme du capital mondialisé.

Selon Wallerstein, le système-monde capitaliste est composé d’une division entre le centre, la périphérie et la semi-périphérie, en raison de la division du travail entre les régions de la planète. Le centre est la zone de grand développement technologique qui fabrique des produits complexes; la périphérie est la zone qui fournit les matières premières, les produits agricoles et la main-d’œuvre bon marché au centre. L’échange économique entre la périphérie et le centre est inégal: la périphérie doit vendre ses produits à bas prix tout en achetant chèrement les produits du centre, et cette situation a tendance à se reproduire de manière automatique, presque déterministe, bien qu’elle soit aussi dynamique et change historiquement. Quant à la semi-périphérie, c’est une région de développement intermédiaire qui fonctionne comme un centre pour la périphérie et une périphérie pour le centre, comme c’est le cas au Brésil. Certains pays du centre ont assumé la condition d’impérialistes en exerçant leur domination sur des pays de la périphérie et de la semi-périphérie qui ont fait l’objet d’une dépossession laïque.

La semi-périphérie est caractérisée par Wallerstein comme un élément structurel nécessaire pour jouer un rôle stabilisateur similaire à celui de la classe moyenne au sein de la configuration des classes d’un pays. Elle assumerait également une fonction, selon les termes d’Arrighi, de « légitimation systémique », montrant à la périphérie qu’il existe une possibilité de mobilité au sein de la division internationale du travail pour ceux qui sont suffisamment « capables » et/ou « bien comportés » (ARRIGHI, Giovanni. A ilusão do desenvolvimento. Petrópolis: Vozes, 1997). Selon Arrighi, la condition semi-périphérique est décrite comme une condition dans laquelle un nombre important d’États nationaux comme le Brésil sont stationnés en permanence entre des conditions centrales et périphériques, et qui, bien qu’ayant subi des transformations sociales et économiques de grande envergure, se poursuit relativement en retard dans d’importantes respects.

Arrighi affirme que le centre du système-monde est composé des pays les plus développés du monde qui sont ceux qui font partie du noyau organique de l’économie capitaliste mondiale, c’est-à-dire les pays d’Europe occidentale (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg , Suède, Danemark, Norvège, Finlande, Islande, Allemagne de l’Ouest, Autriche, Suisse, France et Royaume-Uni), Amérique du Nord (États-Unis et Canada), Australie et Nouvelle-Zélande. Après la Seconde Guerre mondiale, le Japon et l’Italie, qui étaient des pays semi-périphériques, ont rejoint ce noyau. La thèse qui a prévalu après la Seconde Guerre mondiale selon laquelle il serait possible pour toutes les nations périphériques et semi-périphériques d’atteindre le stade de développement élevé dont jouissent les pays capitalistes centraux similaires aux États-Unis ne s’est pas réalisée. A partir de la seconde moitié du XXe siècle, plusieurs tentatives pour promouvoir le développement économique et social dans plusieurs pays du monde ont échoué, que ce soit celles dans le cadre du capitalisme avec le national développementisme accompli, par exemple, au Brésil, et celles avec le la mise en œuvre du socialisme comme l’Union soviétique, les pays socialistes d’Europe de l’Est et Cuba, entre autres. Il y a eu plusieurs succès partiels et temporaires. Mais juste au moment où tous les indicateurs semblaient aller à la hausse, presque tous les pays capitalistes périphériques et semi-périphériques se sont effondrés au cours des années 1980.

Selon Arrighi, la transformation d’un pays capitaliste périphérique ou semi-périphérique à la condition de pays développé est assez difficile à réaliser, comme le montre son ouvrage A ilusão do desenvolvimento. Arrighi affirme que, dans la seconde moitié du 20e siècle, le Japon et l’Italie étaient les seuls pays qui sont passés de la condition de pays semi-périphériques à celle de membres du noyau des pays développés. En raison de leur importance géopolitique pendant la guerre froide, le Japon et la Corée du Sud ont pu atteindre un niveau de développement supérieur grâce au soutien financier qu’ils ont obtenu des États-Unis après la Seconde Guerre mondiale et, surtout, grâce au rôle joué par les l’État national dans la promotion du développement. La Corée du Sud était le seul pays à la périphérie du système-monde capitaliste qui a évolué vers un état semi-périphérique, et le Japon et l’Italie étaient les seuls de la semi-périphérie à atteindre le niveau des pays développés dans la seconde moitié du 20e siècle.

La Chine, qui était un pays semi-périphérique dans l’économie mondiale, qui a abandonné la construction du socialisme maoïste après 1980 et a rejoint le système-monde capitaliste après 1990, profitant de ses avantages économiques comparatifs (taille du marché géant, coût du travail très bas, grande infrastructure existante , etc.) sans devenir subordonnée aux grandes puissances capitalistes comme les autres grâce à son statut de grande puissance militaire et nucléaire et le rôle indépendant de développement joué par le gouvernement chinois, elle peut évoluer pour intégrer le noyau des pays développés. Avec la fin de l’Union soviétique, la Russie, qui est classée comme pays semi-périphérique dans l’économie mondiale, a rejoint le système-monde capitaliste en 1991 sans devenir subordonnée aux grandes puissances capitalistes comme les autres grâce à sa condition de grande puissance militaire et nucléaire et le rôle indépendant de développement joué par le gouvernement russe, il peut atteindre le statut de pays développé en raison de ses avantages économiques comparatifs (grand marché, grandes ressources naturelles et grande structure industrielle). À son tour, le Brésil était un pays périphérique jusqu’en 1930, après quoi il a atteint le statut de pays semi-périphérique qui, malgré d’importantes ressources naturelles et un marché de consommation raisonnable, est menacé de rétrograder d’un pays semi-périphérique dans l’économie mondiale. au statut de pays périphérique avec la continuité du modèle néolibéral.

On peut dire que l’échec à promouvoir le développement économique et social dans les pays périphériques et semi-périphériques du monde doit être attribué au fait que ces pays n’ont pas réussi à se libérer de leur dépendance à l’égard du système-monde capitaliste. Dans son ouvrage Unthinking Social Science, le sociologue nord-américain Immanuel Wallerstein affirme qu’il est nécessaire de revoir les paradigmes actuels des sciences sociales et commencer à penser différemment au 21e siècle. Wallerstein défend la thèse selon laquelle il ne suffit pas de lancer la lutte de libération nationale dans chaque pays isolément, comme cela s’est produit au cours du 20e siècle, sans la rupture des pays périphériques et semi-périphériques du monde par rapport au système-monde capitaliste . Ceci explique l’échec de la grande majorité des pays périphériques et semi-périphériques à sortir de la dépendance.

L’échec de presque tous les pays capitalistes et socialistes périphériques et semi-périphériques qui ont essayé de promouvoir leur développement autonome par rapport au système-monde capitaliste est dû au fait qu’ils ont promu leurs actions sans mener à bien une révolution mondiale coordonnée à l’échelle mondiale, entre autres facteurs. Cela veut dire qu’il ne suffit pas de faire des révolutions socialistes ou capitalistes isolées dans chaque pays. Les peuples de tous les pays périphériques et semi-périphériques doivent mener leurs révolutions nationales simultanément avec la réalisation d’une révolution mondiale visant à la fin du système-monde capitaliste avec la construction d’un nouvel ordre économique et politique mondial qui contribuera à mettre fin la dépossession dont ils souffrent actuellement par l’impérialisme mondialisé. Sans cette perspective, le national développementisme capitaliste et le socialisme en tant que projets de société seront voués à l’échec comme ils l’ont fait dans le passé.

Il est conclu, de ce qui précède, que le Brésil et tous les pays périphériques et semi-périphériques ne se libéreront de leur retard économique qu’en réalisant simultanément dans chaque pays une véritable révolution qui favorise des changements dans la base économique et dans la superstructure politique et juridique de la nation et la fin de la dépendance vis-à-vis de l’impérialisme ancien et moderne et la réalisation d’une révolution mondiale qui promeut la construction d’un nouvel ordre économique et politique mondial. Par conséquent, il est nécessaire d’amener les peuples des pays périphériques et semi-périphériques à agir de manière coordonnée dans la lutte contre l’ennemi commun, le système-monde capitaliste. Par conséquent, pour réussir, les révolutions nationales dans les pays périphériques et semi-périphériques doivent avoir lieu simultanément avec la révolution mondiale et non de manière isolée comme par le passé. Idéalement, les révolutions nationales devraient être menées sans recours à la violence, en cherchant à construire un consensus entre les membres de la société civile, le gouvernement et les détenteurs du secteur productif national, comme cela s’est produit avec les pays scandinaves à partir de 1930 lorsqu’ils ont mis en place l’État de Bien-être social qui, selon l’ONU, sont les pays les mieux gouvernés au monde et qui présentent le progrès politique, économique et social le plus élevé parmi tous les pays du monde.

Afin de mener à bien la révolution mondiale, il est nécessaire d’établir un Forum mondial pour le progrès de l’humanité par les organisations de la société civile de tous les pays du monde, à travers lequel les objectifs et les stratégies d’un mouvement mondial pour la construction d’un nouveau modèle de société démocratique serait établie dans chaque pays du monde conformément à la volonté de ses peuples et par la constitution d’un gouvernement mondial démocratique et d’un parlement mondial pour coordonner l’économie mondiale, prévenir la dégradation de l’environnement et assurer la paix mondiale. Ce serait la voie qui permettrait de mener simultanément les révolutions nationale et mondiale sans recourir à la violence. Si cette voie n’est pas possible, la violence révolutionnaire se produira inévitablement dans tous les pays.* Fernando Alcoforado, 81, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).