INONDATIONS AU SALVADOR À PARTIR DE 2030 À LA SUITE DE L’ÉLÉVATION DU NIVEAU DE LA MER

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter l’impact des inondations sur Salvador à partir de 2030 résultant de l’élévation du niveau de la mer en raison du réchauffement climatique et du changement climatique qui se produisent déjà sur notre planète, ainsi que de proposer des solutions pour atténuer ou éviter leurs catastrophiques conséquences. L’élévation du niveau de la mer est l’une des menaces les plus connues résultant du réchauffement de la planète et du changement climatique. Alors que l’humanité pollue l’atmosphère avec des gaz à effet de serre, la planète se réchauffe. Et ce faisant, les calottes glaciaires et les glaciers fondent et l’eau de mer chaude se dilate, augmentant le volume d’eau dans les océans du monde. Les inondations en provenance des régions côtières peuvent endommager les infrastructures des villes et les plantations dans les zones rurales et nécessiter le déplacement permanent des populations résidant dans les régions côtières. À l’échelle mondiale, l’élévation du niveau de la mer pourrait avoir un impact significatif dans les années à venir. Les impacts potentiels de l’élévation du niveau de la mer comprennent les inondations, l’érosion des régions côtières et la submersion des régions plates le long de la côte continentale et sur les îles. Au cours du 21e siècle, le niveau mondial des mers devrait augmenter d’environ 61 cm à 2,13 m d’ici 2030, et peut-être jusqu’à 7 mètres d’ici 2100, si rien n’est fait pour les éviter. Il est important de prévoir où et quand cette augmentation pourrait se traduire par une augmentation des inondations partielles et permanentes pour planifier les régions et les villes côtières. La projection du risque d’inondation implique non seulement d’estimer l’élévation future du niveau de la mer, mais également de la comparer aux élévations de la bande de terre.

Un nouveau modèle numérique, CoastalDEM, a été utilisé pour identifier les zones inondables sur la planète. C’est le modèle d’élévation numérique de haute précision de Climate Central pour les zones côtières qui réduit les erreurs moyennes dans le DEM SRTM largement utilisé de la NASA à près de zéro et révèle trois fois les menaces d’inondation. CoastalDEM montre que de nombreuses régions côtières du monde sont à des niveaux très bas et que l’élévation du niveau de la mer pourrait affecter des centaines de millions de personnes au cours des prochaines décennies plus qu’on ne le pensait auparavant. Sur la base des projections du niveau de la mer pour 2050, la terre qui abrite actuellement 300 millions de personnes sera en dessous de la ligne de d’une crue côtière annuelle moyenne. D’ici 2100, la terre qui abrite aujourd’hui 200 millions de personnes pourrait être en permanence sous la ligne de marée haute. Des mesures d’adaptation telles que la construction de digues et d’autres défenses ou la réinstallation sur un terrain plus élevé peuvent atténuer ces menaces. En fait, sur la base de CoastalDEM, environ 110 millions de personnes vivent actuellement sur des terres en dessous de la ligne de marée haute. Cette population est presque certainement protégée dans une certaine mesure par les défenses côtières existantes qui peuvent ou non être adéquates pour le niveau futur de la mer. Malgré ces défenses existantes, l’augmentation des inondations océaniques, la submersion permanente et les coûts de défense côtière sont susceptibles d’avoir de profondes conséquences humanitaires, économiques et politiques. Cela se produira non seulement dans un avenir lointain, mais aussi au cours de la vie de la plupart des gens vivant aujourd’hui.

Certaines cartes montrent les régions de la ville de Salvador, Bahia, et sa région métropolitaine qui pourraient être submergées à partir de 2030, qui ont été préparées sur la base de CoastalDEM, un outil créé par Climate Central, qui montre les régions qui peuvent être en dessous du niveau de mer dans quelques années [Martins, Bruna. Mapa mostra áreas de Salvador submersas em 2030 (La carte montre les zones submergées de Salvador en 2030). Disponible sur le site <https://casavogue.globo.com/um-so-planeta/noticia/2021/08/mapa-que-mostra-areas-de-salvador-submersas-em-2030-viraliza-nas-redes-sociais.html]. Les zones inondables sont colorées en rouge sur les cartes. Des zones de Salvador et de la région métropolitaine, telles que les plages de Boa Viagem (Salvador), Buraquinho (Lauro de Freitas) et Busca Vida (Camaçari) seront inondées, ainsi que Ilha da Maré, qui apparaît complètement submergée sur la carte.

Carte 1- Zones inondables des régions du Comércio et de la Cidade Baixa

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Carte 2- Zones inondables dans le bassin et l’estuaire de la rivière Joanes

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Carte 3- Zones inondables dans la baie d’Aratú, le port d’Aratú et Ilha da Maré

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Remarque : Ilha da Maré, à gauche, apparaît complètement immergée

Carte 4- Zones inondables à Jauá et Arembepe sur la côte nord de Bahia

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Face à ces menaces, que faire pour faire face à la montée du niveau de la mer ? La First Street Foundation qui a publié l’article Solving for Sea Level Rise, disponible sur le site Web <https://medium.com/firststreet/solving-for-sea-level-rise-b95600751525>, propose des réponses avec des solutions proposées comme celles décrites au dessous de:

Solution 1: construire des murs

Une solution que les villes emploient pour réduire les marées et les ondes de tempête est de construire des murs. Ces barrières sont généralement construites à une hauteur de 1,52 mètre à 1,83 mètre au-dessus du niveau de la mer. Lorsque les murs ou les brise-lames vieillissent ou sont endommagés par une exposition constante à l’eau salée ou à l’impact des vagues, ils doivent être remplacés. Ils doivent également être remplacés ou construits plus haut à mesure que le niveau de la mer continue de monter.

Solution 2: Utiliser les plages et les dunes comme barrières

Semblables aux murs, les plages et les dunes peuvent agir comme un mur naturel et réduire l’impact des vagues et des tempêtes océaniques. Plus la plage est grande ou plus la dune est grande, plus l’eau peut être empêchée d’atteindre les maisons et les routes. Les dirigeants de la ville peuvent ajouter du sable pour allonger les plages ou pour les empêcher de s’éroder. L’utilisation de ce type d’infrastructure naturelle peut protéger les villes des inondations tout en préservant les plages dont la communauté peut profiter.

Solution 3: Rehausser le niveau des routes

L’élévation des routes au-dessus du niveau de la mer peut aider à drainer l’eau et à réduire les inondations causées par les marées. Pour s’assurer que les routes plus hautes ne canalisent pas les eaux de crue vers les maisons et les magasins à basse altitude, les dirigeants de la ville pompent souvent les eaux pluviales pour éliminer cet excès d’eau.

Solution 4: Pompage de l’eau de pluie

Avec des mers plus hautes, l’eau ne s’écoule pas aussi facilement dans l’océan. Les systèmes de drainage sont conçus pour canaliser l’excès d’eau de pluie des rues et l’évacuer dans la mer, mais la pression de la montée du niveau de la mer et des marées hautes peut pousser trop d’eau dans ces canalisations, provoquant des fuites d’eau dans les rues. Les pompes peuvent accélérer le processus d’extraction de l’eau des rues, aspirant les eaux de crue et les rejetant dans la mer.

Solution 5: Mise à jour des réseaux d’égouts

Les inondations peuvent perturber les réseaux d’égouts et, en particulier, menacer les fosses septiques. L’eau salée étant corrosive, elle peut endommager les réservoirs et provoquer l’expulsion des eaux usées, créant des risques pour la santé de la population. Les dirigeants de la ville peuvent mettre à niveau les systèmes d’égouts afin que l’eau de pluie ne s’infiltre pas dans le pipeline et mettre à niveau les fosses septiques ou les remplacer par des conduites d’égout.

Solution 6: Création d’infrastructures naturelles

Les communautés côtières peuvent restaurer les infrastructures naturelles, qui peuvent servir de tampon contre les tempêtes et les inondations côtières. Les structures naturelles telles que les îles-barrières, les récifs coralliens, les mangroves, les herbiers marins et les marais salants peuvent fonctionner seules ou en conjonction avec des infrastructures intégrées telles que des brise-lames pour absorber l’onde de tempête. Ces projets sont souvent rentables, peuvent améliorer l’environnement naturel de la communauté et sauver des habitats importants.

Solution 7: Diminuer l’enfoncement des terres

Les villes peuvent réduire l’enfoncement des terres en limitant le pompage des eaux souterraines et en lançant des projets pilotes pour inverser l’enfoncement des terres en remplissant les espaces vides dans les endroits où les eaux souterraines ont été pompées.

Solution 8: Déménagement gérée des populations

Cette solution est adoptée dans certaines zones côtières qui sont détruites par les tempêtes, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion et l’affaissement des terres. Alors que les communautés mettent en œuvre bon nombre des solutions disponibles pour aider à prévenir la perte de terres, la réinstallation des populations doit être envisagée dans les cas extrêmes. Ce n’est peut-être pas la meilleure option pour toutes les communautés côtières confrontées à la menace imminente d’une élévation du niveau de la mer, mais pour certaines, c’est la meilleure solution pour assurer la sécurité des résidents.

En plus des solutions locales décrites ci-dessus, les mesures prônées par l’Accord de Paris sur le climat devraient être adoptées simultanément pour réduire les émissions globales de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, protoxyde d’azote, entre autres) pour éviter un réchauffement global de plus de 2 degrés Celsius (°C) d’ici la fin du 21e siècle. En ce sens, il est impératif de réduire les concentrations mondiales de dioxyde de carbone (et équivalents) à 450 ppm (parties par million). De plus, il est nécessaire de réduire globalement la quantité de protoxyde d’azote (un gaz qui atteint la couche d’ozone et augmente le réchauffement climatique) rejetée dans l’atmosphère, qui pourrait plus que doubler d’ici le milieu du 21e siècle. Pour cela, les émissions mondiales devront être réduites au-dessous des niveaux de 1990. Deux stratégies sont essentielles pour la réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre, qui sont la réalisation de changements dans la matrice énergétique et dans la matrice de transport avec l’abandon de l’utilisation des combustibles fossiles et leur remplacement par des sources renouvelables d’énergie propre (solaire, éolien, biomasse, hydrogène, entre autres). Pour réussir à atteindre ces objectifs, il est important que les gouvernements nationaux agissent de manière coordonnée pour lutter contre le changement climatique afin que l’Accord de Paris soit effectivement mis en œuvre.

* Fernando Alcoforado, 81, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

FLOODING IN SALVADOR FROM 2030 AS A RESULT OF RISE IN SEA LEVEL

Fernando Alcoforado*

This article aims to present the impact of floods on Salvador from 2030 onwards resulting from the rise in sea levels as a result of global warming and climate change that are already happening on our planet, as well as to propose solutions to mitigate or avoid their catastrophic consequences. Sea level rise is one of the best-known threats resulting from global warming and climate change. While humanity pollutes the atmosphere with greenhouse gases, the planet warms up. Moreover, in doing so, ice sheets and glaciers melt and warm seawater expands, increasing the volume of water in the world’s oceans. Floods from coastal regions can damage the infrastructure of cities and plantations in rural areas and require the permanent displacement of populations residing in coastal regions. Globally, rising sea levels could have a significant impact in the coming years. Potential impacts of sea level rise include flooding, erosion of coastal regions and submergence of flat regions along the mainland coast and on islands. Over the 21st century, global sea levels are projected to rise by between about 61 cm and 2.13 m by 2030, and possibly as much as 7 meters by 2100, if nothing is done to avoid them. Projecting where and when this increase could translate into an increase in partial and permanent flooding is important for planning coastal regions and cities. Projecting flood risk involves not only estimating future sea level rise, but also comparing it to land strip elevations.

A new digital model, CoastalDEM, was used to identify flood areas on the planet. It’s Climate Central’s high-precision digital elevation model for coastal areas that reduces average errors in NASA’s widely used SRTM DEM to nearly zero and reveals three times the flood threats. CoastalDEM shows that many of the world’s coastal regions are at very low levels and that rising sea levels could affect hundreds of millions of people in the coming decades more than previously thought. Based on sea-level projections for 2050, the land that is currently home to 300 million people will be below the elevation of an average annual coastal flood. By 2100, the land that is now home to 200 million people could be permanently below the high tide line. Adaptive measures, such as building dikes and other defenses or relocating to higher ground, can alleviate these threats. In fact, based on CoastalDEM, about 110 million people currently live on land below the high tide line. This population is almost certainly protected to some degree by existing coastal defenses that may or may not be adequate for future sea levels. Despite these existing defenses, increasing ocean flooding, permanent submergence and coastal defense costs are likely to have profound humanitarian, economic and political consequences. This will happen not only in the distant future, but also during the lives of most people alive today.

Some maps show the regions of the city of Salvador, Bahia, and its metropolitan region that may be submerged from 2030 onwards, which were prepared based on CoastalDEM, a tool created by Climate Central, which shows the regions that may be below the level of sea in a few years [Martins, Bruna. Mapa mostra áreas de Salvador submersas em 2030 (Map shows submerged areas of Salvador in 2030). Available on the website <https://casavogue.globo.com/um-so-planeta/noticia/2021/08/mapa-que-mostra-areas-de-salvador-submersas-em-2030-viraliza-nas-redes-sociais.html> published in 18/08/2021]. Floodable areas are colored red on maps. Areas of Salvador and the metropolitan region, such as the beaches of Boa Viagem (Salvador), Buraquinho (Lauro de Freitas) and Busca Vida (Camaçari) will be flooded, as well as Ilha da Maré, which appears completely submerged on the map. 

Map 1- Floodable areas of the Comércio and Cidade Baixa regions

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Map 2- Floodable areas in the Joanes River basin and estuary

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Map 3- Floodable areas in the Bay of Aratu, Port of Aratu and Ilha da Maré

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Note: Ilha da Maré, on the left, appears completely submerged

Map 4- Floodable areas in Jauá and Arembepe on the north coast of Bahia

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Faced with these threats, what can be done to face the rise in sea level? The First Street Foundation that published the article Solving for Sea Level Rise, available on the website <https://medium.com/firststreet/solving-for-sea-level-rise-b95600751525>, offers answers with proposed solutions like those described below:

Solution 1: Building seawalls

One solution that cities employ to reduce tidal and storm surges is to build seawalls. These barriers are usually built at a height of 1.52 meters to 1.83 meters above sea level. When seawalls or breakwaters age or are damaged by constant exposure to salt water or the impact of waves, they need to be replaced. They also need to be replaced or built higher as sea levels continue to rise.

Solution 2: Using beaches and dunes as barriers

Similar to seawalls, beaches and dunes can act as a natural wall and reduce the impact of ocean waves and storms. The larger the beach or the larger the dune, the more water can be prevented from reaching houses and roads. City rulers can add sand to enlarge beaches or to prevent them from eroding. Using this type of natural infrastructure can protect cities from flooding while maintaining beaches for the community to enjoy.

Solution 3: Raising the road level

Raising roads above sea level can help drain water and reduce tidal flooding. To ensure that higher roads do not channel floodwater to homes and shops at lower elevations, cities rulers often pump storm water to remove this excess water.

Solution 4: Pumping rainwater

With higher seas, water doesn’t flow into the ocean as easily. Drainage systems are designed to funnel excess rainwater from the streets and drain it into the sea, but the pressure of rising sea levels and high tides can push too much water into these pipes, causing water to drain leak into the streets. Pumps can speed up the process of removing water from the streets, sucking in flood water and releasing it back into the sea.

Solution 5: Updating sewer systems

Floods can disrupt sewage systems and, in particular, threaten septic tanks. As salt water is corrosive, it can damage tanks and cause sewage to be expelled, creating health risks for the population. Cities rulers can upgrade sewer systems so that rainwater does not seep into the pipeline and upgrade septic tanks or replace them with sewer lines.

Solution 6: Creation of natural infrastructure

Coastal communities can restore natural infrastructure, which can act as a buffer against coastal storms and floods. Natural structures such as barrier islands, coral reefs, mangroves, sea grasses and salt marshes can function alone or in conjunction with built-in infrastructure such as breakwaters to absorb the storm surge. These projects are often cost-effective, can improve the natural environment for the community, and save important habitats.

Solution 7: Decreasing land sinking

Cities can reduce land sinking by limiting groundwater pumping and initiating pilot projects to reverse land sinking by filling empty space in places where groundwater has been pumped.

Solution 8: Managed population relocation

This solution is adopted in some coastal areas that are being lost to storms, sea level rise, erosion and land sinking. While communities are implementing many of the solutions available to help prevent land loss, relocation of populations should be considered in extreme cases. This may not be the best option for all coastal communities facing the imminent threat of sea level rise, but for some it is the best solution for keeping residents safe.

In addition to the above-described local solutions, the measures advocated by the Paris Agreement on the climate should be adopted simultaneously to reduce the global emission of greenhouse gases (carbon dioxide, nitrous oxide, among others) to prevent global warming of more than 2 degrees Celsius (°C) by the end of the 21st century. In this sense, it is imperative to reduce global concentrations of carbon dioxide (and equivalents) to 450 ppm (parts per million). In addition, it is necessary to globally reduce the amount of nitrous oxide (a gas that reaches the ozone layer and increases global warming) released into the atmosphere, which could more than double by the middle of the 21st century. For this, global emissions will have to be reduced below 1990 levels. Two strategies are essential for the immediate reduction of the emission of greenhouse gases, which are the realization of changes in the energy matrix and in the transport matrix with the abandonment of the use of fossil fuels and their replacement by renewable sources of clean energy (solar, wind, biomass, hydrogen, among others). To succeed in achieving these goals, it is important that national governments act in a coordinated way to combat climate change to make the Paris Agreement effective.

* Fernando Alcoforado, 81, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

AS INUNDAÇÕES EM SALVADOR A PARTIR DE 2030 EM CONSEQUÊNCIA DA ELEVAÇÃO DO NÍVEL DO MAR (VÍDEO)

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AS INUNDAÇÕES EM SALVADOR A PARTIR DE 2030 EM CONSEQUÊNCIA DA ELEVAÇÃO DO NÍVEL DO MAR

Fernando Alcoforado*

Este vídeo tem por objetivo apresentar o impacto das inundações sobre Salvador a partir de 2030 resultantes da elevação do nível do mar em consequência do aquecimento global e da mudança climática que já estão acontecendo em nosso planeta, bem como propor soluções para mitigar ou evitar suas catastróficas consequências. O aumento do nível do mar é uma das mais conhecidas ameaças resultantes do aquecimento global e das mudanças climáticas. Enquanto a humanidade polui a atmosfera com gases de efeito estufa, o planeta se aquece. E, ao fazer isso, mantos de gelo e geleiras derretem e o aquecimento da água do mar se expande, aumentando o volume de água dos oceanos do mundo. Inundações de regiões costeiras podem danificar infraestruturas de cidades e das plantações na zona rural e exigir o deslocamento permanente de populações residentes nas regiões costeiras. Alguns mapas mostram as regiões da cidade de Salvador, Bahia, e sua região metropolitana que podem ficar submersas a partir de 2030 os quais foram elaborados com base no CoastalDEM, ferramenta criada pela Climate Central, que mostra as regiões que podem estar abaixo do nível do mar em poucos anos. Diante dessas ameaças, o que fazer para fazer frente à elevação do nível do mar? Além das soluções a serem adotadas localmente, deveriam ser implementadas simultaneamente as medidas preconizadas pelo Acordo de Paris sobre o clima visando reduzir a emissão global dos gases de efeito estufa (dióxido de carbono, óxido nitroso, entre outros) para evitar o aquecimento global de mais de 2 graus Celsius (°C) até o fim do século XXI. Duas estratégias são imprescindíveis para a redução imediata da emissão dos gases do efeito estufa que são as da realização de mudanças na matriz energética e na matriz de transporte com o abandono do uso dos combustíveis fósseis e sua substituição por fontes renováveis de energia limpa (solar, eólica, biomassa, hidrogênio, entre outras). Para ter sucesso na consecução destes objetivos, é importante que os governos nacionais atuem de forma coordenada no combate à mudança climática para fazer com que o Acordo de Paris seja executado efetivamente.

* Fernando Alcoforado, 81, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor de 15 livros abordando temas como globalização, desenvolvimento econômico e social no Brasil e no mundo, aquecimento global e mudança climática, energia no mundo e no Brasil, as grandes revoluções científicas, econômicas e sociais, ciência e tecnologia e cosmologia.

L’ENFER DES CATASTROPHES SUBIS PAR LE PEUPLE BRÉSILIEN

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à démontrer que le peuple brésilien vit l’enfer représenté par les catastrophes politiques, économiques, sociales et environnementales qui conduisent le pays à une catastrophe humanitaire sans précédent dans son histoire aux proportions gigantesques. La catastrophe politique au Brésil pourrait survenir avec la fin du processus démocratique résultant de l’escalade du fascisme dans la société par l’action du président Jair Bolsonaro, qui cherche à mettre en pratique sa proposition de gouvernement typiquement fasciste. fondée sur le culte explicite de l’ordre, la violence d’État, les pratiques gouvernementales autoritaires, le mépris social pour les groupes vulnérables et fragiles et l’anticommunisme. Outre la catastrophe politique, la catastrophe économique caractérisée par la stagnation de l’économie brésilienne après une récession en 2020, aggravée par la nouvelle pandémie de coronavirus, car le PIB a baissé de 4,1% par rapport à 2019, le taux le plus bas du série historique, commencée en 1996, ainsi qu’avec le taux de chômage à un niveau record de 14,8 millions de personnes à la recherche d’un emploi dans le pays.La catastrophe sociale se manifeste par le fait que le gouvernement Bolsonaro ne fait rien pour réduire les taux de chômage en réactivant la économique, agissant au détriment des intérêts des travailleurs, promouvant des mesures contre les droits sociaux de la population et contribuant au nombre élevé de personnes infectées et tuées par le coronavirus au Brésil en sabotant la lutte contre le virus. Enfin, la catastrophe environnementale se manifeste par le fait que le gouvernement Bolsonaro contribue à l’inaction des agences gouvernementales chargées de surveiller les agressions contre l’environnement, ouvrant la voie aux activités minières, agricoles, d’élevage et d’exploitation forestière dans la forêt amazonienne et retirant le Brésil de l’Accord de Paris sur le climat.

L’enfer des catastrophes politiques peut arriver au Brésil car, depuis le début de son gouvernement, l’attitude du gouvernement Bolsonaro a été d’intensifier la division existante au Brésil entre ses partisans et ses opposants. En un rien de temps, Bolsonaro a proposé de gouverner pour tous les Brésiliens. Très probablement, la tentative de Bolsonaro d’établir une dictature au Brésil se heurtera à une forte opposition qui pourrait conduire le pays à un bouleversement social qui pourrait conduire à une guerre civile qui n’a jamais eu lieu au Brésil, avec des conséquences imprévisibles. Une dictature fasciste et une guerre civile sont deux des catastrophes qui pourraient survenir au Brésil dans un avenir proche au niveau politico-institutionnel. L’enfer des catastrophes économiques est représenté par la faillite du système économique brésilien qui stagne depuis 5 ans et de l’État national lui-même à la suite de la gigantesque crise fiscale qui a amené le gouvernement à accumuler des déficits successifs dans ses comptes publics qui impose la nécessité de suspendre le paiement de la dette publique intérieure pour une période de 5 ans ou de renégocier avec ses créanciers afin d’étendre son paiement afin que le gouvernement dispose des ressources nécessaires aux investissements publics visant à relancer l’économie. L’enfer des catastrophes économiques et sociales tend à s’aggraver en même temps que l’enfer des catastrophes politiques qui peuvent survenir, accentuant la stagnation de l’économie brésilienne et augmentant les souffrances de la population brésilienne. Ce scénario pourrait être catastrophique et pourrait conduire le pays à un bouleversement social qui pourrait conduire à une guerre civile qui n’avait jamais eu lieu au Brésil, avec des conséquences imprévisibles. Les trois catastrophes, politiques, économiques et sociales s’alimentent mutuellement créant l’environnement de terre brûlée capable d’entraîner le pays dans un bain de sang résultant de la guerre civile qui résulterait de ce processus.

Pour ces raisons, les perspectives d’avenir du Brésil sont extrêmement négatives avec le gouvernement de Jair Bolsonaro, dont les actions seront désastreuses pour le pays au vu de la catastrophe qu’il peut produire pour la démocratie, les droits sociaux, l’économie  le développement national et l’environnement. Avec le gouvernement Bolsonaro, il n’y a pas de place pour l’avancement de la démocratie, des droits sociaux, de l’économie brésilienne et de la défense de l’environnement. Au contraire, il existe un risque d’élimination de la démocratie et des droits sociaux et de déconstruction et de négation des acquis déjà réalisés par le Brésil dans les domaines politique, économique, social et environnemental. Les catastrophes politiques, économiques, sociales et environnementales au Brésil pendant le gouvernement Bolsonaro peuvent donc être considérées comme l’enfer vécu par le peuple brésilien. La conception biblique de l’enfer est très claire et terrifiante. La Bible enseigne que la vie éternelle des rachetés du péché aux côtés de Dieu sera glorieuse au Ciel et elle enseigne également que le tourment éternel en enfer est terrible pour les méchants, c’est-à-dire pour ceux qui n’ont pas la foi ou qui a du mépris pour la religion. La différence entre l’enfer dans la Bible et au Brésil réside dans le fait que dans notre pays toute la population va en enfer injustement. Le mot enfer est d’origine latine et signifie « profondeurs ». Le Brésil est déjà au plus profond de son enfer. L’enfer dans son état final est le lieu de la damnation éternelle après le jugement final. Le Brésil connaît son jugement définitif parce qu’il est dans un état final vers sa rédemption ou sa destruction. Comment est l’enfer ? La Bible décrit l’enfer comme un lieu où le feu ne s’éteindra jamais, la fournaise du feu, un lieu de « pleurs et grincements de dents », le lieu préparé pour le diable et ses anges, le lieu de la destruction éternelle, un lieu où la punition est constante, ne cessant ni de jour ni de nuit, l’étang de feu qui brûle de soufre. La Bible enseigne que Satan avec ses anges ne gouverne pas l’enfer car il sera lui-même condamné au tourment éternel dans l’étang de feu, c’est-à-dire que l’enfer n’est pas un lieu qui a été créé pour servir d’empire au diable, au contraire , il a été créé pour servir, aussi, de lieu de punition pour lui et ses agents. De même, les responsables des problèmes du Brésil seront également punis par l’enfer qu’ils ont généré au Brésil.

* Fernando Alcoforado, 81, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018),  Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

THE HELL OF CATASTROPHES SUFFERED BY THE BRAZILIAN PEOPLE

Fernando Alcoforado*

This article aims to demonstrate that the Brazilian people are living the hell represented by the political, economic, social and environmental catastrophes that are leading the country to a humanitarian disaster unprecedented in its history of gigantic proportions. The political catastrophe in Brazil may occur with the end of the democratic process resulting from the escalation of fascism in society by the action of President Jair Bolsonaro, who seeks to put into practice his typically fascist government proposal based on the explicit cult of order, state violence, authoritarian government practices, social contempt for vulnerable and fragile groups, and anti-communism. In addition to the political catastrophe, the economic catastrophe characterized by the stagnation of the Brazilian economy after a recession in 2020, aggravated by the new coronavirus pandemic, because the GDP fell 4.1% compared to 2019, the lowest rate in the historical series, started in 1996, as well as with the unemployment rate at a record level of 14.8 million people looking for a job in the country. The social catastrophe is manifested in the fact that the Bolsonaro government does nothing to reduce unemployment rates reactivating the economy, acting to the detriment of workers’ interests, promoting measures against the social rights of the population and contributing to the high number of people infected and killed by the coronavirus in Brazil by sabotaging the fight against the virus. Finally, the environmental catastrophe is manifested in the fact that the Bolsonaro government contributes to the inaction of government agencies responsible for monitoring against aggressions to the environment, opening the way for mining, agriculture, livestock and logging activities in the Amazon Forest and keeping Brazil away from the Paris Climate Agreement.

The hell of political catastrophes can happen in Brazil because, since the beginning of his government, the Bolsonaro government’s attitude has been to intensify the division existing in Brazil between its supporters and opponents. In no time, Bolsonaro proposed to govern for all Brazilians. Most likely, Bolsonaro’s attempt to establish a dictatorship in Brazil will face strong opposition that could lead the country to a social upheaval that could lead to a civil war that has never occurred in Brazil, with unpredictable consequences. A fascist dictatorship and a civil war are two of the catastrophes that could happen in Brazil in the near future at the political-institutional level. The hell of economic catastrophes is represented by the bankruptcy of the Brazilian economic system that has been stagnant for 5 years and of the national state itself as a result of the gigantic fiscal crisis that has caused the government to accumulate successive deficits in its public accounts that impose the need to suspend the payment of the internal public debt for a period of 5 years or renegotiate with its creditors in order to extend its payment so that the government would have the necessary resources for public investments aimed at reactivating the economy. The hell of economic and social catastrophes tends to worsen simultaneously with the hell of political catastrophes that may occur, deepening the stagnation of the Brazilian economy and increasing the suffering of the Brazilian population. This scenario could be catastrophic and could lead the country to a social upheaval that could lead to a civil war that had never occurred in Brazil, with unpredictable consequences. The three catastrophes, political, economic and social feed each other creating the scorched earth environment capable of taking the country into a bloodbath resulting from the civil war that would result from this process.

For these reasons, the prospects for the future of Brazil are extremely negative with the Jair Bolsonaro government, whose actions will be disastrous for the country in view of the catastrophe that it can produce for democracy, social rights, the national economy and the environment. With the Bolsonaro government there is no room for the advancement of democracy, social rights, the Brazilian economy and the defense of the environment. On the contrary, there is a risk of the elimination of democracy and social rights and the deconstruction and denial of the achievements already made by Brazil in the political, economic, social and environmental fields. The political, economic, social and environmental catastrophes in Brazil during the Bolsonaro government can be considered, therefore, as the hell experienced by the Brazilian people. The Bible’s conception of hell is very clear and terrifying. The Bible teaches that the eternal life of the redeemed from sin alongside God will be glorious in Heaven and it also teaches that eternal torment in hell is terrible for the wicked, that is, for those who have no faith or who have contempt. by religion. The difference between hell in the Bible and in Brazil lies in the fact that in our country the entire population goes to hell unjustly. The word hell is of Latin origin and means “depths”. Brazil is already in the depths of its hell. Hell in its final state is the place of eternal damnation after the final judgment. Brazil is experiencing its final judgment because it is in a final state towards its redemption or its destruction. How is hell? The Bible describes hell as a place where the fire will never go out, the furnace of fire, a place of “weeping and gnashing of teeth”, the place prepared for the devil and his angels, the place of eternal destruction, a place where punishment is constant, not ceasing by day or night, the lake of fire that burns with brimstone. The Bible teaches that Satan with his angels does not rule hell because he himself will be sentenced to eternal torment in the lake of fire, that is, hell is not a place that was created to serve as an empire for the devil, on the contrary, it was created to serve, too, as the place of punishment for him and his agents. Similarly, those responsible for Brazil’s problems will also be punished by the hell they generated in Brazil.

* Fernando Alcoforado, 81, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

O INFERNO DAS CATÁSTROFES SOFRIDAS PELO POVO BRASILEIRO

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo demonstrar que o povo brasileiro vive o inferno representado pelas catástrofes políticas, econômicas, sociais e ambientais que estão conduzindo o País a um desastre humanitário sem precedentes em sua história de gigantescas proporções. A catástrofe política no Brasil poderá ocorrer com o fim do processo democrático resultante da escalada do fascismo na sociedade pela ação do presidente Jair Bolsonaro que busca colocar em prática sua proposta de governo tipicamente fascista baseada no culto explícito da ordem, na violência de Estado, em práticas autoritárias de governo, no desprezo social por grupos vulneráveis e fragilizados e no anticomunismo. Soma-se à catástrofe política, a catástrofe econômica caracterizada pela estagnação da economia brasileira que amarga uma recessão em 2020 agravada pela pandemia do novo coronavirus porque o PIB caiu 4,1% em relação ao de 2019, a menor taxa da série histórica, iniciada em 1996, bem como com a taxa de desemprego em patamar recorde de 14,8 milhões de pessoas em busca de emprego no País. A catástrofe social se manifesta no fato de o governo Bolsonaro nada fazer para reduzir as taxas de desemprego reativando a economia, atuar em prejuízo dos interesses dos trabalhadores promovendo medidas contra os direitos sociais da população e contribuir para o número elevado de infectados e mortos pelo coronavirus no Brasil ao sabotar o combate ao vírus. Finalmente, a catástrofe ambiental se manifesta no fato de o governo Bolsonaro contribuir para a inação de órgãos governamentais responsáveis pela fiscalização contra as agressões ao meio ambiente, abrir caminho para atividades de mineração, agricultura, pecuária e madeireira na Floresta Amazônica e  afastar o Brasil do Acordo do Clima de Paris.

O inferno das catástrofes políticas pode acontecer no Brasil porque, desde o início de seu governo, a atitude do governo Bolsonaro tem sido o de acirrar a divisão existente no Brasil entre seus apoiadores e opositores. Em nenhum momento, Bolsonaro se propôs a governar para todos os brasileiros. Muito provavelmente, a tentativa de implantação de uma ditadura no Brasil por Bolsonaro enfrentará forte oposição que poderá conduzir o País a uma convulsão social que pode levar a uma guerra civil nunca ocorrida no Brasil de consequências imprevisíveis. Uma ditadura fascista e uma guerra civil são duas das catástrofes que podem acontecer no Brasil no futuro próximo no plano político-institucional. O inferno das catástrofes econômicas é representada pela falência do sistema econômico brasileiro que está estagnado há 5 anos  e do próprio Estado nacional em consequência da gigantesca crise fiscal que faz com que o governo venha acumulando déficits sucessivos em suas contas públicas que impõe a necessidade de suspender o pagamento da dívida pública interna pelo período de 5 anos ou renegociar com os seus credores no sentido de alongar seu pagamento a fim de que o governo passasse a dispor dos recursos necessários aos investimentos públicos visando a reativação da economia. O inferno das catástrofes econômicas e sociais tendem a se agravar simultaneamente com o inferno das catástrofes políticas que venham a ocorrer aprofundando a estagnação da economia brasileira e aumentando o sofrimento da população brasileira. Este cenário catastrófico poderá conduzir o País a uma convulsão social que pode levá-lo a uma guerra civil nunca ocorrida no Brasil de consequências imprevisíveis. As três catástrofes, políticas, econômicas e sociais se alimentam reciprocamente criando o ambiente de terra arrasada capaz de levar o País a um banho de sangue resultante da guerra civil que resultaria deste processo.

Pelo exposto, as perspectivas quanto ao futuro do Brasil são extremamente negativas com o governo Jair Bolsonaro cujas ações serão funestas para o País diante da catástrofe que ele pode produzir para a democracia, os direitos sociais, a economia nacional e o meio ambiente.  Com o governo Bolsonaro não há espaço para o avanço da democracia, dos direitos sociais, da economia brasileira e da defesa do meio ambiente. Ao contrário, há o risco de eliminação da democracia e dos direitos sociais e a desconstrução e negação das conquistas já realizadas pelo Brasil nos campos político, econômico, social e ambiental. As catástrofes políticas, econômicas, sociais e ambientais do Brasil durante o governo Bolsonaro podem ser consideradas, portanto, como o inferno vivenciado pelo povo brasileiro. A concepção da Bíblia acerca do inferno é muito clara e aterrorizante. A Bíblia ensina que a vida eterna dos redimidos do pecado ao lado de Deus será gloriosa no Céu e ensina, também, que o tormento eterno no inferno é terrível para os ímpios, isto é, para os que não têm fé ou que têm desprezo pela religião. A diferença entre o inferno da Bíblia e o do Brasil reside no fato de em nosso País toda a população vai injustamente para o inferno.  A palavra inferno é de origem latina e significa “profundezas”. O Brasil já está nas profundezas de seu inferno. O inferno em seu estado final é o lugar de condenação eterna após o juízo final. O Brasil vivencia seu juízo final porque se encontra em um estado final rumo à sua redenção ou à sua destruição. Como é o inferno? A Bíblia descreve o inferno como sendo um lugar onde o fogo nunca se apagará, a fornalha de fogo, um lugar de “choro e ranger de dentes”, o lugar preparado para o diabo e seus anjos, o lugar da destruição eterna, um lugar onde o castigo é constante, não cessando nem de dia nem de noite, o lago de fogo que arde com enxofre. A Bíblia ensina que Satanás com seus anjos não governa o inferno porque ele próprio será sentenciado ao tormento eterno no lago de fogo, ou seja, o inferno não é um lugar que foi criado para servir de império para o diabo, ao contrário, ele foi criado para servir, também, como o lugar de castigo para ele e seus agentes. Analogamente, os responsáveis pelo problemas do Brasil serão também castigados pelo inferno que geraram no Brasil.

* Fernando Alcoforado, 81, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

MUNDO RUMO À CATÁSTROFE CLIMÁTICA?

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar e analisar o relatório do Painel Intergovernamental sobre Mudanças Climáticas (IPCC), órgão ligado à ONU, divulgado em 9 de agosto de 2021 através do qual mostra todo o conhecimento adquirido desde a publicação de seu relatório anterior em 2014 sobre o clima do planeta Terra. 234 autores de 66 países revisaram mais de 14.000 estudos científicos e seus trabalhos foram recebidos com mais de 78.000 comentários e observações de pesquisadores e especialistas que trabalham para os 195 governos aos quais este trabalho se destina. Este relatório revela um aprofundamento no conhecimento do clima passado, presente e futuro da Terra. Resumo deste relatório pode ser lido no artigo Selon le GIEC, le changement climatique est irréversible, mais peut encore être corrigé (Mudança climática é irreversível, mas ainda pode ser corrigida, diz IPCC) disponível no website <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/selon-le-giec-le-changement-climatique-s-accelere-est-irreversible-mais-peut-etre-corrige_156431>.

Neste relatório do IPCC, foi apresentada graficamente a variação da temperatura da Terra do ano 1 a 2020. A Figura 1 apresenta a variação da temperatura da Terra do ano 1 a 2020 e a provocada por causas naturais (solar e vulcânica) e pelo homem de 1850 a 2020.

Figura 1- Variação da temperatura da Terra

Fonte: https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/selon-le-giec-le-changement-climatique-s-accelere-est-irreversible-mais-peut-etre-corrige_156431

Nesta figura, pode-se constatar que a variação da temperatura da Terra apresentou queda do ano 1 até 1850, porém, a partir desta época, que corresponde à 1ª Revolução Industrial na Inglaterra, houve um crescimento acelerado desta variação sem precedentes em 2000 anos evoluindo de zero para alcançar 1,1 °C em 2020 . A temperatura global na superfície da Terra entre 2000 e 2020 foi 1,1 °C mais alta do que a média entre 1850 e 1900. Constata-se um rápido aumento nas temperaturas nunca antes visto. É mais alta nos continentes (1,59 °C) do que nos oceanos (0, 88 °C). Pode-se observar, também, que, de 1850 até o ano 2020, ficou evidenciada que a atividade humana (antrópica) é responsável pelo aumento da variação da temperatura observada no planeta porque se constatou que não houve variação na contribuição solar e vulcânica de 1850 a 2020. Não há mais dúvidas de que o Homem está realmente na origem do fenômeno atual. É inequívoco que a influência humana aqueceu a atmosfera, os oceanos e o solo. Ficou evidenciada a certeza de que a mudança climática que está em curso é causada pelas emissões humanas, é irreversível, mas pode ser corrigida se houver uma ação forte e coordenada de todos os países do mundo, segundo o IPCC.

Segundo o IPCC, na última década, todos os recordes de emissões de gases de efeito estufa causados ​​pelo homem foram quebrados. As concentrações continuaram aumentando. Em 2019, era de 410 partes por milhão (ppm) para CO2, 1866 partes por bilhão (ppb) para metano (CH4) e 332 ppb para óxidos nitrosos (N20). 56% dessas emissões são absorvidas pelo oceano e pela vegetação e solos. 44% das emissões anuais, portanto, se acumulam na atmosfera e causam um aumento no efeito estufa. Em 2019, as concentrações de CO2 estavam em níveis não vistos no planeta há pelo menos 2 milhões de anos e as de metano e N2O por 800.000 anos. Desde 1750, os níveis de CO2 aumentaram 47%, o metano 156% e o N2O 23%.

O relatório do IPCC aponta perturbações no ciclo da água informando que, globalmente, chove mais na Terra hoje do que em 1950 e tem se acelerado desde 1980. Como resultado, as inundações são mais frequentes em algumas regiões do planeta enquanto os períodos de seca se multiplicam e se alongam em outras regiões. O número dos ciclones mais fortes aumentou nas últimas quatro décadas, mas não há certeza de que seu número total aumentará. No Pacífico Norte, essas tempestades estão ocorrendo agora em latitudes mais altas. O nível do mar aumentou 20 centímetros entre 1901 e 2018. O oceano aqueceu mais no século 20 do que desde o final da última era do gelo, 11.000 anos atrás, que marcou o início do Holoceno. O aumento do nível do mar é causado tanto pela expansão térmica devido ao aumento da temperatura da água quanto pelo derretimento das geleiras, do gelo marinho ártico e da camada de gelo da Groenlândia. O relatório detalha pela primeira vez a responsabilidade de um e do outro. A expansão térmica explica 50% da subida dos mares, enquanto as geleiras contribuíram com 22%, as calotas polares com 20% e o armazenamento de água em barragens com 8%.

O relatório do IPCC informa que o gelo do Ártico derrete muito rapidamente. A taxa de derretimento das calotas polares quadruplicou entre 1992-1999 e 2010-2019. Juntas, as calotas polares e geleiras se tornaram os contribuintes mais importantes para o aumento do nível do mar entre 2006 e 2018. O gelo marinho no Ártico viu sua área de superfície encolher 40% em setembro entre 1979-1988 e 2010-2019, e 10% em março entre os mesmos dois períodos. Há tendência de eventos extremos cada vez mais violentos e numerosos. A ligação entre as mudanças climáticas e os eventos climáticos mais severos está cada vez mais bem estabelecida. Ondas de calor têm sido mais frequentes e intensas na maior parte do mundo desde a década de 1950, enquanto as ondas de frio mais fortes se tornaram menos frequentes. Incêndios e inundações também são mais violentos. A ocorrência dos episódios muito destrutivos das últimas décadas não teria sido possível com essa intensidade sem a influência do homem. Cada 0,5 °C adicional causará um aumento muito significativo na intensidade e frequência de eventos extremos, incluindo ondas de calor e precipitação pluviométrica muito forte. A permanência do CO2 na atmosfera é de cem anos. Cada tonelada emitida se soma às lançadas nas décadas anteriores. Essa inércia implica em que o aquecimento global continuará mesmo se o uso de combustíveis fósseis cair drasticamente a partir de 2021.

O relatório do IPCC traçou cenários de evolução da temperatura e da emissão de gases do efeito estufa apontando que, em comparação com o período de 1850-1900, a temperatura na superfície da Terra entre 2081 e 2100 deverá ser 1 °C a 1,8 °C mais alta de acordo com os cenários de queda drástica nas emissões de gases de efeito estufa, de 2,1 ° C para 3,5 °C nos cenários intermediários e até 5,7 °C se nada for feito. A última vez que a temperatura da superfície da Terra foi 2,5 °C mais alta do que no período de 1850-1900 foi há 3 milhões de anos. Três fenômenos atuais não podem ser interrompidos hoje: o aumento da temperatura do oceano, o derretimento da camada de gelo da Groenlândia e o aumento do nível do mar, pois há uma relação linear entre esses eventos e o conteúdo de CO2 na atmosfera. Os sumidouros de carbono que são o oceano e a cobertura vegetal da Terra serão cada vez menos eficientes. No estado atual das emissões de gases de efeito estufa e tendo em vista os compromissos assumidos pelos países para reduzir suas emissões no âmbito do Acordo de Paris, 1,5 °C será ultrapassado em menos de 20 anos. Somente uma ação coordenada, intensa e poderosa para converter a economia mundial em uma economia baseada no uso de tecnologias limpas e fontes de energia renováveis poderá evitar a catástrofe climática em curso.

O relatório do IPCC conclui que os incêndios florestais devem aumentar em muitas regiões, bem como eventos extremos ocorrerão com mais frequência do que antes. Desde 1970, as temperaturas da superfície da Terra aumentaram mais rápido do que em qualquer outro período nos últimos 2 mil anos. O aquecimento global já está causando muitos extremos climáticos em todas as regiões do globo como as ondas de calor na Grécia e no oeste da América do Norte, ou as inundações como as da Alemanha e da China. Veremos ondas de calor ainda mais intensas e frequentes. Também veremos um aumento nos eventos de fortes chuvas em escala global, além de mais tipos de secas em algumas regiões do mundo como está ocorrendo no Brasil. Os oceanos continuarão a aquecer e se tornar mais ácidos. As geleiras montanhosas e polares continuarão derretendo por décadas ou séculos. Quando se trata do aumento do nível do mar, um aumento de cerca de dois metros até o final deste século não pode ser descartado, nem mesmo um aumento de cinco metros até 2150. Inundações atingirão muitos milhões a mais de pessoas nas áreas costeiras até 2100. O relatório do IPCC mostra claramente que já estamos vivendo as consequências das mudanças climáticas em todos os lugares da Terra.  

O relatório do IPCC faz um “alerta vermelho” para a humanidade”, disse o secretário-geral da ONU, Antônio Guterres. Ele afirma que se unirmos forças agora, podemos evitar a catástrofe climática. Mas, como o relatório do IPCC deixa claro, não há tempo para delongas e nem espaço para desculpas. Então, o que pode ser feito para evitar esta catástrofe climática? A solução é cortar as emissões globais de gases do efeito estufa pela metade até 2030 e zerar as emissões líquidas até meados deste século para interromper e possivelmente reverter o aumento de temperaturas. Zerar as emissões líquidas envolve a redução das emissões de gases de efeito estufa tanto quanto possível usando tecnologia limpa e energia renovável e, também, efetuar a captura e armazenamento de carbono, ou absorvendo-as com o plantio de árvores. Muito provavelmente o mundo não terá sucesso em evitar o agravamento da mudança climática devido à inexistência de um sistema de governança mundial que seja capaz de evitar o aumento do aquecimento global e a consequente mudança climática catastrófica resultante da impotência da ONU.

* Fernando Alcoforado, 81, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

LE MONDE VERS UNE CATASTROPHE CLIMATIQUE?

Fernando Alcoforado*

Cet article a pour objectif de présenter et d’analyser le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), agence liée à l’ONU, rendu public le 9 août 2021 à travers lequel il montre l’ensemble des connaissances acquises depuis la publication de son précédent rapport en 2014 sur le climat de la planète Terre. 234 auteurs de 66 pays ont examiné plus de 14 000 études scientifiques et leur travail a été reçu avec plus de 78 000 commentaires et observations de chercheurs et d’experts qui travaillant pour les 195 gouvernements auxquels ce travail est destiné. Ce rapport révèle une connaissance approfondie du climat passé, présent et futur de la Terre. Le résumé de ce rapport est à lire dans l’article Selon le GIEC, le changement climatique est irréversible, mais peut encore être corrigé disponible sur le site <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/selon-le-giec-le-changement-climatique-s-accelere-est-irreversible-mais-peut-etre-corrige_156431>.

Dans ce rapport du GIEC, la variation de la température de la Terre de l’année 1 à 2020 a été présentée graphiquement. La figure 1 montre la variation de la température de la Terre de l’année 1 à 2020 et celle causée par des causes naturelles (solaire et volcanique) et par l’homme de 1850 à 2020.

Figure 1- Variation de la température de la Terre

Source: https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/selon-le-giec-le-changement-climatique-s-accelere-est-irreversible-mais-peut-etre-corrige_156431

Sur cette figure, on peut voir que la variation de température de la Terre a diminué de l’année 1 à 1850, cependant, à partir de cette époque, qui correspond à la 1ère révolution industrielle en Angleterre, il y a eu une croissance accélérée de cette variation sans précédent en 2000 ans, passant de zéro à 1,1 °C d’ici 2020 . La température globale à la surface de la Terre entre 2000 et 2020 était de 1,1 °C supérieure à la moyenne entre 1850 et 1900. Il y a une augmentation rapide des températures jamais vue auparavant. Elle est plus élevée sur les continents (1,59 °C) que dans les océans (0,88 °C). On peut également observer que, de 1850 à 2020, il a été mis en évidence que l’activité humaine (anthropique) est responsable de l’augmentation de la variation de température observée sur la planète car il a été constaté qu’il n’y avait pas de variation dans la contribution solaire et volcanique de 1850 à 2020. Il ne fait plus de doute que l’Homme est bien à l’origine du phénomène actuel. Il est indéniable que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et le sol. La certitude que le changement climatique en cours est causé par les émissions humaines a été prouvée, elle est irréversible, mais elle peut être corrigée s’il y a une action forte et coordonnée de tous les pays du monde, selon le GIEC.

Selon le GIEC, au cours de la dernière décennie, tous les records d’émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine ont été battus. Les concentrations ont continué d’augmenter. En 2019, il était de 410 parties par million (ppm) pour le CO2, de 1866 parties par milliard (ppb) pour le méthane (CH4) et de 332 ppb pour les oxydes d’azote (N20). 56 % de ces émissions sont absorbées par l’océan et par la végétation et les sols. 44% des émissions annuelles s’accumulent donc dans l’atmosphère et provoquent une augmentation de l’effet de serre. En 2019, les concentrations de CO2 étaient à des niveaux jamais vus sur la planète depuis au moins 2 millions d’années, et celles de méthane et de N2O depuis 800 000 ans. Depuis 1750, les niveaux de CO2 ont augmenté de 47 %, le méthane de 156 % et le N2O de 23 %.

Le rapport du GIEC pointe des perturbations dans le cycle de l’eau indiquant que, globalement, il pleut plus sur Terre aujourd’hui qu’en 1950 et s’est accéléré depuis 1980. De ce fait, les inondations sont plus fréquentes dans certaines régions de la planète tandis que les périodes de sécheresse se multiplient et s’étendre à d’autres régions. Le nombre des cyclones les plus forts a augmenté au cours des quatre dernières décennies, mais il n’est pas certain que leur nombre total augmentera. Dans le Pacifique Nord, ces tempêtes se produisent maintenant à des latitudes plus élevées. Le niveau de la mer a augmenté de 20 centimètres entre 1901 et 2018. L’océan s’est réchauffé davantage au XXe siècle qu’il ne l’a fait depuis la fin de la dernière glaciation, il y a 11 000 ans, qui marquait le début de l’Holocène. L’élévation du niveau de la mer est causée à la fois par la dilatation thermique due à la hausse des températures de l’eau et par la fonte des glaciers, de la banquise arctique et de la calotte glaciaire du Groenland. Le rapport détaille pour la première fois la responsabilité des deux. La dilatation thermique explique 50 % de la montée des mers, tandis que les glaciers y contribuent pour 22 %, les calottes glaciaires 20 % et le stockage d’eau dans les barrages 8 %.

Le rapport du GIEC dit que la glace de l’Arctique fond très rapidement. Le taux de fonte des calottes polaires a quadruplé entre 1992-1999 et 2010-2019. Ensemble, les calottes glaciaires et les glaciers sont devenus les principaux contributeurs à l’élévation du niveau de la mer entre 2006 et 2018. La banquise arctique a vu sa surface diminuer de 40 % en septembre entre 1979-1988 et 2010-2019, et de 10 % en mars entre la même deux périodes. Les événements extrêmes ont tendance à devenir de plus en plus violents et nombreux. Le lien entre le changement climatique et les événements météorologiques les plus sévères est de mieux en mieux établi. Les vagues de chaleur sont plus fréquentes et plus intenses dans la plupart des régions du monde depuis les années 1950, tandis que les vagues de froid plus fortes sont devenues moins fréquentes. Les incendies et les inondations sont également plus violents. La survenance des épisodes très destructeurs des dernières décennies n’aurait pas été possible avec cette intensité sans l’influence de l’homme. Chaque 0,5 °C supplémentaire entraînera une augmentation très importante de l’intensité et de la fréquence des événements extrêmes, notamment des vagues de chaleur et des précipitations très abondantes. La permanence du CO2 dans l’atmosphère est de cent ans. Chaque tonne émise s’ajoute à celles émises au cours des décennies précédentes. Cette inertie implique que le réchauffement climatique se poursuivra même si l’utilisation de combustibles fossiles diminue considérablement après 2021.

Le rapport du GIEC a présenté des scénarios d’évolution de la température et d’émission de gaz à effet de serre, soulignant que, par rapport à la période 1850-1900, la température à la surface de la Terre entre 2081 et 2100 devrait être supérieure de 1 °C à 1,8 °C sous les scénarios de baisse drastique des émissions de gaz à effet de serre, de 2,1 °C à 3,5 °C dans les scénarios intermédiaires et jusqu’à 5,7 °C si rien n’est fait. La dernière fois que la température à la surface de la Terre a été supérieure de 2,5 °C à celle de la période 1850-1900, c’était il y a 3 millions d’années. Trois phénomènes actuels ne peuvent être arrêtés aujourd’hui : l’élévation de la température des océans, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland et l’élévation du niveau de la mer, car il existe une relation linéaire entre ces événements et la teneur en CO2 de l’atmosphère. Les puits de carbone que sont l’océan et la couverture végétale de la Terre deviendront de moins en moins efficaces. Dans l’état actuel des émissions de gaz à effet de serre et compte tenu des engagements pris par les pays de réduire leurs émissions dans le cadre de l’Accord de Paris, 1,5 °C sera dépassé en moins de 20 ans. Seule une action coordonnée, intense et puissante pour convertir l’économie mondiale en une économie basée sur l’utilisation de technologies propres et de sources d’énergie renouvelables pourra éviter la catastrophe climatique en cours.

Le rapport du GIEC conclut que les incendies de forêt devraient augmenter dans de nombreuses régions, ainsi que les événements extrêmes se produiront plus fréquemment qu’auparavant. Depuis 1970, les températures à la surface de la Terre ont augmenté plus rapidement qu’à tout autre moment au cours des 2 000 dernières années. Le réchauffement climatique est déjà à l’origine de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes dans toutes les régions du globe, comme des vagues de chaleur en Grèce et dans l’ouest de l’Amérique du Nord, ou des inondations comme celles de l’Allemagne et de la Chine. Nous verrons des vagues de chaleur encore plus intenses et fréquentes. Nous assisterons également à une augmentation des événements de fortes pluies à l’échelle mondiale, en plus d’un plus grand nombre de types de sécheresse dans certaines régions du monde, comme c’est le cas au Brésil. Les océans continueront à se réchauffer et à devenir plus acides. Les glaciers de montagne et polaires continueront de fondre pendant des décennies ou des siècles. En ce qui concerne l’élévation du niveau de la mer, une élévation d’environ deux mètres d’ici la fin de ce siècle n’est pas à exclure, même pas une élévation de cinq mètres d’ici 2150. Les inondations toucheront plusieurs millions de personnes supplémentaires dans les zones côtières d’ici 2100. Le rapport du GIEC montre clairement que nous vivons déjà les conséquences du changement climatique partout sur Terre.

Le rapport du GIEC lance une “alerte rouge” pour l’humanité”, a déclaré le secrétaire général de l’ONU Antônio Guterres. Il affirme que si nous unissons nos forces maintenant, nous pouvons éviter une catastrophe climatique. Mais, comme le rapport du GIEC l’indique clairement, il n’y a pas de temps pour attendre et pas de place pour les excuses. Alors que peut-on faire pour éviter cette catastrophe climatique ? La solution est de réduire de moitié les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2030 et de zéro émission nette d’ici le milieu de ce siècle pour arrêter et éventuellement inverser la hausse des températures. La réduction à zéro des émissions nettes consiste à réduire autant que possible les émissions de gaz à effet de serre en utilisant les technologies propres et les énergies renouvelables, ainsi que comme capter et stocker le carbone, ou l’absorber en plantant des arbres. Très probablement, le monde ne réussira pas à empêcher d’autres changements climatiques en raison de l’absence d’un système de gouvernance mondiale capable d’empêcher l’augmentation du réchauffement climatique et le changement climatique catastrophique résultant de l’impuissance de l’ONU.

* Fernando Alcoforado, 81, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018),  Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

WORLD TOWARDS CLIMATE CATASTROPHE?

Fernando Alcoforado*

This article aims to present and analyze the report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), an agency linked to the UN, released on August 9, 2021 through which it shows all the knowledge acquired since the publication of its previous report in 2014 on the climate of planet Earth. 234 authors from 66 countries reviewed more than 14,000 scientific studies and their work was received with over 78,000 comments and observations from researchers and experts working for the 195 governments for which this work is intended. This report reveals a deepening knowledge of the Earth’s past, present and future climate. Summary of this report can be read in the article Selon le GIEC, le changement climatique est irréversible, mais peut encore être corrigé (Climate change is irreversible, but can still be corrected, says IPCC) available on the website <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/selon-le-giec-le-changement-climatique-s-accelere-est-irreversible-mais-peut-etre-corrige_156431>.

In this IPCC report, the Earth’s temperature variation from year 1 to 2020 was graphically presented. Figure 1 shows the Earth’s temperature variation from year 1 to 2020 and that caused by natural causes (solar and volcanic) and by man from 1850 to 2020.

Figure 1- Earth’s temperature variation

Source: https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/selon-le-giec-le-changement-climatique-s-accelere-est-irreversible-mais-peut-etre-corrige_156431

In this figure, it can be seen that the Earth’s temperature variation decreased from year 1 to 1850, however, from this time onwards, which corresponds to the 1st Industrial Revolution in England, there was an accelerated growth of this unprecedented variation in 2000 years, evolving from zero to reach 1.1 °C by 2020. The global temperature on the Earth’s surface between 2000 and 2020 was 1.1 °C higher than the average between 1850 and 1900. There is a rapid increase in temperatures never seen before. It is higher on the continents (1.59 °C) than in the oceans (0.88 °C). It can also be observed that, from 1850 to the year 2020, it was evidenced that human (anthropic) activity is responsible for the increase in temperature variation observed on the planet because it was found that there was no variation in the solar and volcanic contribution of 1850 to 2020. There is no longer any doubt that Man is really at the origin of the current phenomenon. It is unmistakable that human influence has warmed the atmosphere, oceans and soil. The certainty that the ongoing climate change is caused by human emissions was evidenced, it is irreversible, but can be corrected if there is strong and coordinated action by all countries in the world, according to the IPCC.

According to the IPCC, in the last decade, all records of man-made greenhouse gas emissions were broken. Concentrations continued to increase. In 2019, it was 410 parts per million (ppm) for CO2, 1866 parts per billion (ppb) for methane (CH4) and 332 ppb for nitrous oxides (N20). 56% of these emissions are absorbed by the ocean and by vegetation and soils. 44% of annual emissions, therefore, accumulate in the atmosphere and cause an increase in the greenhouse effect. In 2019, CO2 concentrations were at levels not seen on the planet for at least 2 million years, and methane and N2O for 800,000 years. Since 1750, CO2 levels have increased by 47%, methane by 156% and N2O by 23%.

The IPCC report points out disturbances in the water cycle stating that, globally, it rains more on Earth today than in 1950 and has accelerated since 1980. As a result, floods are more frequent in some regions of the planet while periods of drought multiply and extend into other regions. The number of the strongest cyclones has increased over the past four decades, but there is no certainty that their total number will increase. In the North Pacific, these storms are now occurring at higher latitudes. Sea level rose 20 centimeters between 1901 and 2018. The ocean warmed more in the 20th century than it has since the end of the last ice age, 11,000 years ago, which marked the beginning of the Holocene. Sea level rise is caused both by thermal expansion due to rising water temperatures and by melting glaciers, arctic sea ice and the Greenland ice sheet. The report details for the first time the responsibility of both. Thermal expansion explains 50% of rising seas, while glaciers contributed 22%, ice caps 20% and water storage in dams 8%.

The IPCC report says that Arctic ice melts very quickly. The rate of melting of the polar ice caps quadrupled between 1992-1999 and 2010-2019. Together, ice caps and glaciers became the most important contributors to sea level rise between 2006 and 2018. Arctic sea ice saw its surface area shrink by 40% in September between 1979-1988 and 2010-2019, and 10% in March between the same two periods. There is a tendency for extreme events to become more and more violent and numerous. The link between climate change and the most severe weather events is increasingly well established. Heat waves have been more frequent and intense in most parts of the world since the 1950s, while stronger cold waves have become less frequent. Fires and floods are also more violent. The occurrence of the very destructive episodes of the last decades would not have been possible with this intensity without the influence of man. Every additional 0.5 °C will cause a very significant increase in the intensity and frequency of extreme events, including heat waves and very heavy rainfall. The permanence of CO2 in the atmosphere is one hundred years. Each ton emitted adds to those released in previous decades. This inertia implies that global warming will continue even if fossil fuel use drops dramatically after 2021.

The IPCC report outlined scenarios for the evolution of temperature and the emission of greenhouse gases, pointing out that, compared to the period 1850-1900, the Earth’s surface temperature between 2081 and 2100 is expected to be 1°C to 1.8°C higher under scenarios of dramatic drop in greenhouse gas emissions, from 2.1 °C to 3.5 °C in the intermediate scenarios and up to 5.7 °C if nothing is done. The last time the Earth’s surface temperature was 2.5 °C higher than in the period 1850-1900 was 3 million years ago. Three current phenomena cannot be stopped today: the rise in ocean temperature, the melting of the Greenland ice sheet and the rise in sea level, as there is a linear relationship between these events and the CO2 content in the atmosphere. The carbon sinks that are the ocean and the Earth’s vegetation cover will become less and less efficient. In the current state of greenhouse gas emissions and given the commitments made by countries to reduce their emissions under the Paris Agreement, 1.5 °C will be exceeded in less than 20 years. Only coordinated, intense and powerful action to convert the world economy into an economy based on the use of clean technologies and renewable energy sources could avoid the climate catastrophe.

The IPCC report concludes that forest fires are expected to increase in many regions, as well as extreme events will occur more frequently than before. Since 1970, Earth’s surface temperatures have risen faster than at any other time in the past 2,000 years. Global warming is already causing many weather extremes in all regions of the globe like heat waves in Greece and western North America, or floods like those in Germany and China. We will see even more intense and frequent heat waves. We will also see an increase in heavy rain events on a global scale, in addition to more types of drought in some regions of the world as is happening in Brazil. The oceans will continue to heat up and will become more acidic. Mountain and polar glaciers will continue to melt for decades or centuries. When it comes to sea level rise, a rise of around two meters by the end of this century cannot be ruled out, not even a rise of five meters by 2150. Floods will reach many millions more people in coastal areas by 2100. The IPCC report clearly shows that we are already living the consequences of climate change everywhere on Earth.

The IPCC report sets a “red alert” for humanity,” said UN Secretary General Antônio Guterres. He claims that if we join forces now, we can avert climate catastrophe. But, as the IPCC report makes clear, there is no time for delay and no room for excuses. So what can be done to prevent this climate catastrophe? The solution is to cut global greenhouse gas emissions in half by 2030 and zero net emissions by the middle of this century to halting and possibly reversing the rise in temperatures.Zeroing net emissions involves reducing greenhouse gas emissions as much as possible using clean technology and renewable energy, and either capturing and storing carbon, or absorbing them by planting trees. Most likely, the world will not succeed in preventing further climate change due to the lack of a global governance system capable of preventing the increase in global warming and the consequent catastrophic climate change resulting from the impotence of the UN.

* Fernando Alcoforado, 81, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .