LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE, LE CHANGEMENT CLIMATIQUE MONDIAL ET SES IMPACTS SUR LA SANTÉ HUMAINE

Fernando Alcoforado

Résumé : Cet article vise à présenter les impacts du réchauffement climatique et du changement climatique mondial qui en découle sur la santé humaine et les solutions pour éviter ses conséquences néfastes contre l’humanité.

Mots-clés : Réchauffement climatique ; Changement climatique mondial; Le développement durable; Santé humaine.

1. Introduction

Cet article a pour objectif de présenter les impacts du réchauffement climatique et du changement climatique qui en découle sur la santé humaine et les solutions pour éviter ses conséquences néfastes contre l’humanité. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de promouvoir une transformation profonde de la société d’aujourd’hui qui a été extrêmement destructrice des conditions de vie sur la planète. Il est donc essentiel de construire une société durable, en remplaçant le modèle économique actuel dominant à travers le monde par un autre qui prenne en compte l’homme intégré à l’environnement, à la nature, c’est-à-dire le modèle de développement durable. L’Accord de Paris a été analysé sur la base de la COP 21 organisée par l’ONU à travers laquelle 195 pays et l’Union européenne ont défini comment l’humanité luttera contre le réchauffement climatique dans les prochaines décennies, ainsi que  a été analysée la littérature liée au réchauffement climatique et au changement climatique pour extraire les conclusions qui indiquent comment remplacer le modèle de développement actuel par le modèle de développement durable.

2. Réchauffement climatique, changement climatique et Accord de Paris avec la COP 21

Le réchauffement climatique est un phénomène climatique qui, dans une large mesure, représente une augmentation de la température moyenne de la surface de la Terre qui s’est produite au cours des 150 dernières années. Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), établi par l’ONU (Nations Unies), déclare que le réchauffement climatique observé est très probablement dû à une augmentation de l’effet de serre et il existe de fortes preuves que le réchauffement climatique est en grande partie dû à l’action humaine. De nombreux météorologues et climatologues considèrent qu’il est prouvé que l’action humaine influence réellement l’occurrence du phénomène. Il ne fait aucun doute que l’activité humaine sur Terre provoque des changements dans l’environnement dans lequel nous vivons. Bon nombre de ces impacts environnementaux résultent de la non-durabilité du modèle de développement actuel de la société.

La non-durabilité du modèle de développement actuel de la société découle du fait qu’il est responsable de l’épuisement des ressources naturelles de la planète, de la dégradation de l’environnement de la planète, de l’augmentation rapide des températures mondiales et du changement climatique qui en résulte qui peut devenir catastrophique pour l’humanité. Ces faits montrent de plus en plus la nécessité de modifier en profondeur le paradigme qui a guidé le développement de la société humaine depuis la 1ère révolution industrielle. La principale menace environnementale est représentée par le changement climatique, qui, pour l’empêcher, a été signé l’Accord de Paris lors de la COP 21 organisé par l’ONU.

Après plusieurs années de négociations, d’impasses, d’avancées timides et d’échecs, 195 pays et l’Union européenne ont produit lors de la COP 21, à Paris, un accord mondial qui définit comment l’humanité luttera contre le réchauffement climatique dans les prochaines décennies. Pour la première fois, tous les pays du monde s’engagent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à renforcer la résilience (capacité à revenir à son état naturel, notamment après une situation critique et inhabituelle) et à s’unir dans une cause commune contre les changements climatiques. L’accord n’est pas contraignant pour tous les objectifs des pays comme la majorité le souhaitait.

L’objectif déclaré de l’Accord de Paris était de contenir l’augmentation de la température moyenne mondiale qui est de 15 °C bien en dessous de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels et de faire des efforts pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels, reconnaissant que cette réduirait considérablement les risques et les impacts du changement climatique. La référence à l’objectif de réduction de 1,5 °C est née de l’action conjointe des pays insulaires, qui seront condamnés à une extinction à long terme en raison de l’élévation du niveau de la mer provoquée par le réchauffement climatique qui élève la température de 2 °C.

Les plus grands climatologues du monde ont averti qu’il n’y a que deux ans de réchauffement climatique pour atteindre une augmentation maximale de 1,5 °C de la température moyenne de la planète, au-delà de laquelle même une augmentation d’un demi-degré augmentera considérablement les risques de sécheresse, d’inondations, de chaleur extrême et pauvreté pour des centaines de millions de personnes. Pour maintenir la hausse de température entre 1,5 °C et 2 °C, la différence d’un demi-degré peut empêcher l’éradication complète des coraux et soulager la pression sur l’Arctique. Il existe une base scientifique selon laquelle l’augmentation de température de 1,5 °C n’est pas seulement une concession politique. Il est de plus en plus reconnu que considérer une augmentation de 2°C comme objectif est dangereux.

Deux aspects principaux n’ont pas été pris en compte dans l’Accord de Paris : (1) l’objectif à long terme de décarboner l’économie d’ici 2050 ou de réduire d’au moins 70 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici le milieu du 21e siècle ; et 2) l’objectif de limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète n’est pas accompagné d’une feuille de route indiquant comment le monde entend descendre en dessous de 2 °C ou 1,5 °C, ce qui affaiblit la poursuite de cet objectif. En d’autres termes, la COP 21 a abouti à un accord qui n’est en fait qu’une simple lettre d’intention.

Une question qui n’a pas été abordée à la COP 21 concerne l’extinction des guerres qui sont aussi en grande partie responsables de la dégradation environnementale de la planète. Parmi les innombrables conséquences désastreuses des guerres figurent les effets dévastateurs sur l’environnement. Les bombardements de cibles militaires et de populations civiles, les mouvements intenses de véhicules et de troupes militaires, la forte concentration de vols de combat, les missiles lancés sur les villes et la destruction de structures militaires et industrielles au cours de tous ces conflits provoquent également l’émission de métaux et autres substances qui contaminent le sol, l’eau et l’air. En plus de la contamination environnementale, il faut également considérer la modification des paysages naturels et la perte à long terme de la biodiversité, qu’elle soit due à la présence de mines terrestres ou d’agents chimiques dispersés dans l’environnement. Cela n’a pas non plus été examiné à la COP 21.

L’Accord de Paris ne résout pas les questions fondamentales et les objectifs volontaires indiqués par chacune des nations ne sont pas suffisants pour garantir que l’augmentation du réchauffement climatique restera bien en deçà de 2 degrés Celsius vers 1,5 degré Celsius d’ici 2100. Par ailleurs, le document ne présente pas de propositions qui contribuent à la construction d’un modèle de développement durable sur notre planète à la place du modèle actuel non durable et chaotique de développement capitaliste.

Enfin, il est important de souligner que l’Accord de Paris est également muet sur la construction d’un système de gouvernance mondiale capable d’ordonner l’environnement de la planète pour empêcher sa dégradation qui contribue au réchauffement climatique et au changement climatique catastrophique et éviter la prolifération des conflits dans relations internationales qui s’aggravent chaque jour, alimentant la survenue de guerres, dont une nouvelle guerre mondiale dévastatrice. Compte tenu de ces graves omissions à la COP 21, on peut dire que nous pourrons difficilement essayer d’éviter des changements catastrophiques du climat de la planète Terre au 21e siècle.

3. Le réchauffement climatique, le changement climatique et ses impacts sur la santé humaine

Le réchauffement climatique aura un impact énorme sur la santé de la population mondiale. Le réchauffement climatique entraînera une augmentation des crises cardiaques et des maladies respiratoires selon une étude de plusieurs chercheurs qui soulignent qu’ils ne reconnaissent que maintenant les répercussions du réchauffement climatique sur la santé humaine. Cette étude considère que l’augmentation de la fréquence des bouffées de chaleur entraînera un doublement voire un triplement d’ici 2050 des cas d’infarctus et de maladies respiratoires.

Il y aura également une augmentation du nombre de personnes touchées par l’asthme, les infections transmises par les moustiques, les cas d’intoxication alimentaire et les infections virales telles que la grippe aviaire et la pneumonie atypique (SRAS). Selon les chercheurs, l’Australie sera l’un des pays les plus touchés par le changement climatique et ses impacts sur la santé, avec un nombre croissant de victimes d’infarctus et la multiplication des cas d’asthme, d’intoxications alimentaires, de maladies infectieuses, d’obésité, de diabète et de troubles mentaux. Le changement climatique affecte directement la santé humaine par le biais d’événements météorologiques extrêmes, de la propagation de maladies infectieuses à transmission vectorielle et d’autres maladies et d’une aggravation de la pollution atmosphérique. Indirectement, le changement climatique affecte la santé humaine, provoquant la malnutrition, aggravant les conditions de travail et créant un stress mental.

La chaleur extrême est l’une des principales causes de décès liés au climat. La combinaison du changement climatique et de l’urbanisation continue d’intensifier les chaleurs extrêmes dans le monde. Le stress thermique affecte la productivité et peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, respiratoires et rénales. Même le chauffage avec une élévation de température de 1 °C réduit potentiellement la productivité de 1 à 3 % des personnes travaillant à l’extérieur. Les populations pauvres n’ayant pas accès à la climatisation seront les plus touchées, car elles auront plus de mal à échapper à la chaleur extrême. Le stress thermique combiné à l’effort physique et au manque d’hydratation peut provoquer une maladie rénale chronique (MRC), qui diminue la fonction rénale au fil du temps. La MRC affecte de manière disproportionnée les populations pauvres et les travailleurs manuels qui travaillent dans des conditions thermiques chaudes.

La sécurité alimentaire est déterminée par des facteurs environnementaux, sociaux, politiques et économiques. Les problèmes de disponibilité alimentaire deviendront plus prononcés à mesure que la température mondiale augmentera. Il peut y avoir une réduction de la disponibilité de la nourriture. Pour chaque degré d’augmentation de température, la production mondiale de blé chute de 6 % et la production mondiale de riz chute de 10 %. Les changements dans les précipitations, l’augmentation de la température moyenne de la planète et les changements dans la composition des sols sont des facteurs déterminants pour la croissance et la qualité des cultures. Le changement climatique pourrait réduire la valeur nutritionnelle des cultures, ce qui fait que la dénutrition est considérée par certains chercheurs comme le plus grand impact potentiel du changement climatique sur la santé au cours de ce siècle. De nouvelles recherches suggèrent que dans un monde plus chaud, le métabolisme des insectes augmente, les obligeant à manger plus et augmentant les pertes de récolte.

Il peut y avoir des pénuries d’eau. Le changement climatique exerce une pression supplémentaire sur la sécurité de l’eau, modifiant le cycle hydrologique, tout comme le réchauffement des couches des glaciers a un impact sur les réserves d’eau douce. Le Moyen-Orient, l’Inde, l’Antarctique et le Groenland sont confrontés à une perte importante d’eau douce. 80 % de la population mondiale est déjà confrontée à des menaces pour sa sécurité en eau, notamment la disponibilité de l’eau, la demande en eau et sa pollution. Les populations vivant dans les zones basses sont plus exposées aux inondations et à la contamination de leurs sources d’eau douce par l’élévation du niveau de la mer et la salinisation des sols. Des températures de l’eau plus élevées, des précipitations accrues et des sécheresses peuvent augmenter la pollution de l’eau et nuire à la santé humaine.

Des maladies à transmission vectorielle peuvent survenir. Le changement climatique provoque des changements de température, de précipitations et d’humidité et, par conséquent, augmente le risque de transmission de maladies. Le changement climatique devrait modifier les schémas des maladies, certaines régions étant confrontées à des augmentations tandis que d’autres pourraient connaître des réductions. Le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise et l’encéphalite à tiques sont des maladies infectieuses transmises par les insectes qui seront causées par le changement climatique. La pollution de l’air est actuellement l’un des principaux facteurs de risque pour la santé, entraînant des augmentations significatives de la mortalité et de la morbidité dues aux maladies cardiovasculaires et pulmonaires. La pollution de l’air dans le monde, souvent causée par l’utilisation des mêmes combustibles fossiles qui sont à l’origine du changement climatique, peut aggraver le changement climatique. La pollution de l’air est un gros problème, surtout dans les zones urbaines.

4. Conclusions

La science montre que les impacts du changement climatique sur la santé humaine dans un scénario de réchauffement climatique avec une augmentation de la température de 1,5 °C sont inférieurs à ceux attendus dans un scénario d’augmentation de 2 °C qui, à son tour, sont nettement inférieurs à la situation créée dans un scénario de hausse de 3°C. Par conséquent, limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C présente des avantages substantiels pour la santé des personnes. Mais même dans ce scénario, le changement climatique créera encore des problèmes de santé pour beaucoup.

Le réchauffement climatique et le changement climatique tendent à produire une véritable crise de l’humanité en menaçant sa survie, rendant indispensable la construction d’un nouveau modèle de société ou d’un nouvel ordre mondial basé sur le modèle de développement durable qui fait que chaque pays agit à un niveau planétaire dans une voie interdépendante et rationnelle avec des objectifs communs, sans laquelle la survie des êtres humains et de la vie sur la planète pourrait être mise en échec.

Pour changer cette situation qui menace l’avenir de l’humanité, il faut promouvoir une transformation profonde de la société actuelle. La non-durabilité du modèle actuel de développement capitaliste est évidente car il a été extrêmement destructeur des conditions de vie sur la planète. Par conséquent, il est essentiel que se construise une société durable, remplaçant le modèle économique actuel dominant à travers le monde par un autre qui prenne en compte l’homme intégré à l’environnement, à la nature, c’est-à-dire le modèle de développement durable, cet objectif non envisagé au COP21.

Pour construire une société durable, les objectifs suivants doivent être poursuivis :

• Réduire les émissions mondiales de carbone, en favorisant les changements dans la matrice énergétique mondiale actuelle basée sur les combustibles fossiles (charbon et pétrole) par une autre basée sur les ressources énergétiques renouvelables, l’hydroélectricité, la biomasse et l’énergie solaire et éolienne, pour prévenir ou minimiser le réchauffement climatique et, par conséquent, l’apparition de changements catastrophiques dans le climat de la Terre ainsi que dans la matrice mondiale des transports visant sa rationalisation et l’utilisation de l’électricité et des carburants renouvelables pour remplacer les carburants fossiles.

• Réduire les émissions d’oxyde nitreux pour atteindre l’objectif de l’ONU de limiter le réchauffement de la Terre à 2°C.

• Améliorer l’efficacité énergétique en développant des actions pour réaliser des économies d’énergie en ville et à la campagne, dans les bâtiments, l’agriculture, les industries et les transports en général, contribuant ainsi à la réduction des émissions mondiales de carbone et, par conséquent, éviter l’effet de serre.

• Rendre les véhicules à moteur et les équipements à usage domestique, agricole et industriel plus efficaces, les bâtiments sont conçus pour un maximum d’éclairage naturel, de refroidissement naturel et d’économies de chauffage, l’agriculture et l’industrie sont modélisées pour nécessiter le moins d’énergie envisageant l’autoproduction d’énergie avec l’utilisation de résidus de ses processus de production basés sur la logistique inverse et, enfin, de nouvelles alternatives de transport du vélo à celles à grande capacité basées sur les chemins de fer sont utilisées, entre autres initiatives.

• Combattre la pollution du sol, de l’air et de l’eau, en réduisant les déchets en recyclant les matériaux utilisés et mis au rebut.

• Restaurer et stabiliser la base biologique en faisant en sorte que l’utilisation des terres suive les principes de base de la stabilité biologique (rétention des nutriments, bilan carbone, protection des sols, conservation de l’eau et préservation de la diversité des espèces) et faire en sorte que les zones rurales aient une plus grande diversité qu’aujourd’hui avec une gestion des terres équilibrée là où il y a rotation des cultures et culture d’espèces, il n’y a pas de récoltes gaspillées, les forêts tropicales sont conservées, il n’y a pas de déforestation pour obtenir du bois et d’autres produits, de nouveaux arbres sont plantés, il y a des efforts pour contenir la désertification en transformant les zones dégradées en terres productives , l’utilisation extensive des pâturages est éliminée et la chaîne alimentaire des sociétés riches comprend moins de viande et plus de céréales et de légumes.

• Ajuster la croissance démographique aux ressources disponibles sur la planète, en réduisant leur taux de natalité, en particulier dans les pays et régions à fort taux de croissance démographique pour limiter la population mondiale à 10 milliards d’habitants.

• Réduire les inégalités sociales, y compris l’adoption de mesures qui contribuent à répondre aux besoins fondamentaux de la population mondiale, tels que la nourriture, l’habillement, le logement, les services de santé, l’emploi et une meilleure qualité de vie.

• Veiller à ce que la croissance économique et la richesse qui en résulte soient partagées par l’ensemble de la population, les services d’éducation permettent à la population d’augmenter les niveaux de qualification pour le travail et la culture, les services de santé sont efficaces pour lutter contre la mortalité infantile et contribuent à l’augmentation de l’espérance de vie de la population.

LES RÉFÉRENCES

ALCOFORADO, Fernando. Catastrophic climate change requires new society model.Article published in the Journal of Environmental Science Current Research on May 5, 2020.

ALCOFORADO, Fernando. Aquecimento Global e Catástrofe Planetária. Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo: Viena- Editora e Gráfica, 2010.

CLIMA INFO. Os impactos das mudanças climáticas sobre a saúde em cenários de aquecimento de 1,5°C – 2°C – e 3°C. Disponível no website <https://climainfo.org.br/2018/10/21/impactos-a-saude-do-aquecimento-global/>.

REINACH, Fernando. Aquecimento pode reduzir produção de alimentos.  Estado de São Paulo, 09/08/2006.

SUSTENTÁVEL BLOG. Mudança climática impacta a saúde, aponta OMS. Disponível no website <https://cebds.org/mudanca-climatica-impacta-a-saude-aponta-oms/?gclid=Cj0KCQjwraqHBhDsARIsAKuGZeEcBObg5q3Dq9Y8Niil_qcyATXJoZBNuYtiKeYCwa-cg3ZLy8bKuTIaAj0nEALw_wcB#.YOsJCOhKjcc>.

UOL Ciência e Saúde. Aquecimento global provocará aumento de infartos e doenças respiratórias. 31/10/2007.

Auteur

Fernando Alcoforado est titulaire d’un doctorat en planification territoriale et développement régional de l’Université de Barcelone, ​​Espagne, d’un diplôme en génie électrique de l’UFBA – Université fédérale de Bahia, Brésil et spécialiste en ingénierie économique et administration industrielle de l’UFRJ – Université fédérale de Rio de Janeiro, Brésil. Il est actuellement membre de l’Institut polytechnique de Bahia (IPB), enseigne des cours de troisième cycle en administration, économie et ingénierie dans plusieurs établissements d’enseignement brésiliens et en tant que consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification régionale, de la planification des systèmes scientifiques, la technologie et l’innovation et la planification des systèmes énergétiques. Il a occupé les postes de coordinateur de la planification stratégique au Ceped – Centre de recherche et de développement, secrétaire à la planification de la ville de Salvador, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, président de l’IRAE – Instituto Rômulo Almeida de Altos Estudos, directeur de la faculté d’administration des Faculdades Integradas Olga Mettig de Salvador, Bahia et consultante chez Winrock International dans le domaine des énergies renouvelables et à l’UNESCO – Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Il a reçu la Médaille du mérite brésilien en ingénierie de la CONFEA (Conseil fédéral de l’ingénierie et de l’agronomie du Brésil) et est membre de l’Académie de l’éducation de Bahia. Il est l’auteur de 15 livres traitant de thèmes liés à l’économie brésilienne, l’énergie, le développement économique et social, l’environnement, la cosmologie, le réchauffement climatique et la mondialisation.

GLOBAL WARMING, GLOBAL CLIMATE CHANGE AND ITS IMPACTS ON HUMAN HEALTH

Fernando Alcoforado

Abstract: This article aims to present the impacts of global warming and the consequent global climate change on human health and the solutions to avoid its harmful consequences against humanity.

Keywords: Global warming; Global climate change; Sustainable development; Human health.

1. Introduction

This article aims to present the impacts of global warming and the consequent global climate change on human health and the solutions to avoid its harmful consequences against humanity. In order to achieve this goal, it is necessary to promote a profound transformation of current society, which has been extremely destructive of the planet’s living conditions. Therefore, it is essential to build a sustainable society, replacing the current dominant economic model throughout the world with one that takes into account man integrated with the environment, with nature, that is, the model of sustainable development. The Paris Agreement was analyzed based on the COP 21 organized by the UN through which 195 countries and the European Union defined how humanity will fight global warming in the coming decades, as well as was analyzed literature related to global warming and climate change to extract the conclusions that point out how to replace the current development model with the sustainable development model.

2. Global warming, climate change and the Paris Agreement with COP 21

Global warming is a climatic phenomenon that, to a large extent, represents an increase in the average temperature of the Earth’s surface that has been occurring over the last 150 years. The IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change), instituted by the UN (United Nations) states that the global warming observed is most likely due to an increase in the greenhouse effect and there is strong evidence that global warming is largely due to human action. Many meteorologists and climatologists consider it proven that human action is actually influencing the occurrence of the phenomenon. There is no doubt that human activity on Earth causes changes in the environment in which we live. Many of these environmental impacts result from the unsustainability of society’s current development model.

The unsustainability of society’s current development model stems from the fact that it is responsible for the depletion of the planet’s natural resources, the degradation of the planet’s environment, the rapid increase in global temperatures and consequent climate change that can become catastrophic for humanity. These facts increasingly show the need for the paradigm that guided the development of human society since the 1st Industrial Revolution needs to be profoundly modified. The main environmental threat is represented by climate change that to avoid it the Paris Agreement was signed at the COP 21 organized by the UN.

After several years of negotiations, deadlocks, timid advances and failures, 195 countries and the European Union produced at COP 21, in Paris, a global agreement that defines how humanity will fight global warming in the coming decades. For the first time, all countries in the world are committed to reducing greenhouse gas emissions, strengthening resilience (ability to return to its natural state, especially after a critical and unusual situation) and uniting in a common cause against climate changes. The agreement is not mandatory for all goals by the countries as the majority intended.

The Paris Agreement’s stated aim was to contain the global average temperature rise which is 15 °C well below 2 °C above pre-industrial levels and to make efforts to limit the temperature rise to 1.5 °C above pre-industrial levels, recognizing that this would significantly reduce the risks and impacts of climate change. The reference to the 1.5 °C reduction target came about thanks to the joint action of island countries, which will be condemned to long-term extinction by the rise in sea level resulting from global warming that would raise the temperature by 2 °C.

The world’s leading climate scientists have warned that there are only two years of global warming to reach a maximum 1.5 °C increase in the planet’s average temperature, beyond which even half a degree increase will significantly increase the risks of drought, floods, extreme heat and poverty for hundreds of millions of people. To keep the temperature rise between 1.5 °C and 2 °C, the half-degree difference can prevent corals from being completely eradicated and relieve pressure on the Arctic. There is a scientific basis that the 1.5 °C temperature rise is not just a political concession. There is growing recognition that considering a 2°C increase as a goal is dangerous.

Two main aspects were not considered in the Paris Agreement: (1) the long-term goal of decarbonizing the economy by 2050 or cutting at least 70% of global greenhouse gas emissions by the middle of the 21st century; and 2) the goal of limiting the increase in the planet’s average temperature is not accompanied by a roadmap stating how the world intends to reach less than 2 °C or 1.5 °C, which weakens the pursuit of this goal.

An issue that was not addressed at COP 21 concerns the extinction of wars that are also largely responsible for the environmental deterioration of the planet. Among the countless dire consequences of wars are the devastating effects on the environment. The bombing of military targets and civilian populations, the intense movement of military vehicles and troops, the large concentration of combat flights, the missiles launched on cities and the destruction of military and industrial structures during all these conflicts also cause the emission of metals and other substances that contaminate soil, water and air. In addition to environmental contamination, it is also necessary to consider the modification of natural landscapes and the long-term loss of biodiversity, whether due to the presence of land mines or chemical agents dispersed in the environment. This was also not considered at COP 21.

The Paris Agreement does not resolve the fundamental issues and the voluntary targets indicated by each of the nations are not sufficient to ensure that the increase in global warming will stay well below 2 degrees Celsius towards 1.5 degrees Celsius by the year 2100. Furthermore, the document does not present proposals that contribute to the construction of a sustainable development model on our planet in place of the current unsustainable and chaotic model of capitalist development.

Finally, it is important to emphasize that the Paris Agreement is also silent on the construction of a global governance system that is capable of ordering the planet’s environment to prevent its degradation that contributes to global warming and catastrophic climate change and to avoid proliferation of conflicts in international relations that worsen every day, fueling the occurrence of wars, including a devastating new world war. Given these serious omissions at COP 21, it can be said that we will hardly be able to try to avoid catastrophic changes in the climate of planet Earth in the 21st century.

3. Global warming, climate change and its impacts on human health

Global warming will have a huge impact on the health of the world’s population. Global warming will lead to an increase in heart attacks and respiratory illnesses according to a study by several researchers who emphasize that they only now recognize the repercussions of global warming on human health. This study considers that the increase in the frequency of hot flashes will lead to a doubling or even a tripling by 2050 of the cases of infarction and respiratory diseases.

There will also be an increase in the number of people affected by asthma, infections transmitted by mosquitoes, cases of food poisoning and viral infections such as avian flu and atypical pneumonia (SARS). According to researchers, Australia will be one of the nations most affected by climate change and its impacts on health, with a growing number of victims of heart attacks and the multiplication of cases of asthma, food poisoning, infectious diseases, obesity, diabetes and mental disorders. Climate change directly affects human health through extreme weather events, the spread of vector-borne and other infectious diseases, and aggravated air pollution. Indirectly, climate change affects human health, causing malnutrition, worsening working conditions and creating mental stress.

Extreme heat is one of the leading causes of climate-related death. The combination of climate change and urbanization continues to intensify heat extremes around the world. Thermal stress affects productivity and can increase the risk of cardiovascular, respiratory and kidney diseases. Even heating with a 1°C temperature rise potentially reduces productivity by between 1% and 3% of those working outdoors. Poor populations without access to air conditioning will be the most affected, as they will find it more difficult to escape the extreme heat. Heat stress combined with physical exertion and lack of hydration can cause chronic kidney disease (CKD), which decreases kidney function over time. CKD disproportionately affects poor populations and manual workers who work in hot thermal conditions.

Food security is determined by environmental, social, political and economic factors. Food availability problems will become more pronounced as global temperature rises. There may be a reduction in the availability of food. For every degree of temperature increase, world wheat production falls by 6% and world rice production falls by 10%. Changes in rainfall, increase in the planet’s average temperature and changes in soil composition are determining factors for crop growth and quality. Climate change could reduce the nutritional value of crops, causing under nutrition to be considered by some researchers as the greatest potential health impact of climate change this century. New research suggests that in a warmer world insect metabolism increases, causing them to eat more and increasing crop losses.

There may be water shortages. Climate change is putting further pressure on water security, altering the hydrological cycle, just as warming glacier layers are impacting freshwater supplies. The Middle East, India, Antarctica and Greenland are facing significant freshwater loss. 80% of the world’s population is already facing threats to its water security, including water availability, demand for water and its pollution. Populations living in low-lying areas are at greater risk of flooding and contamination of their freshwater sources by rising sea levels and soil salinization. Higher water temperatures, increased rainfall and droughts can increase water pollution and harm human health.

Vector-borne diseases may occur. Climate change causes changes in temperature, precipitation and humidity, and as a result, increases the risk of disease transmission. Climate change is expected to change disease patterns with some regions facing increases while others may see reductions. Malaria, dengue, Japanese encephalitis and tick-borne encephalitis are infectious diseases transmitted by insects that will be caused by climate change. Air pollution is currently one of the main health risk factors, leading to significant increases in mortality and morbidity due to cardiovascular and pulmonary diseases. Air pollution around the world often caused by the use of the same fossil fuels that cause climate change can make climate change worse. Air pollution is a big problem especially in urban areas.

4. Conclusions

Science shows that the impacts of climate change on human health in a global warming scenario with an increase in temperature of 1.5°C are lower than those expected in a scenario of a 2°C increase which, in turn, are significantly smaller compared to the situation created in a 3°C rise scenario. Therefore, limiting global warming to 1.5°C has substantial health benefits for people. But even in this scenario climate change will still create health problems for many.

Global warming and climate change tend to produce a real crisis of humanity by threatening its survival, making it essential to build a new model of society or a new world order based on the model of sustainable development that makes each country act at a level planetary in an interdependent and rational way with common goals, without which the survival of human beings and life on the planet could be put in check.

To change this situation that threatens the future of humanity, it is necessary to promote a profound transformation of current society. The unsustainability of the current model of capitalist development is evident as it has been extremely destructive of living conditions on the planet. Therefore, it is essential that a sustainable society is built, replacing the current dominant economic model throughout the world with one that takes into account man integrated with the environment, with nature, that is, the sustainable development model, this goal not considered at COP 21.

To build a sustainable society, the following objectives should be pursued:

• Reduce global carbon emissions, promoting changes in the current global energy matrix based on fossil fuels (coal and oil) by one based on renewable energy resources, hydroelectricity, biomass, solar and wind energy, to prevent or minimize global warming and, consequently, the occurrence of catastrophic changes in the Earth’s climate as well as in the current global transport matrix aiming at its rationalization and the use of electricity and renewable fuels to replace fossil fuels.

• Reduce nitrous oxide emissions to meet the UN target of limiting Earth’s warming to 2°C.

• Improve energy efficiency by developing actions to achieve energy savings in the city and countryside, in buildings, agriculture, industries and transport in general, thus contributing to the reduction of global carbon emissions and, consequently, avoid the greenhouse effect.

• Make motor vehicles and equipment for domestic, agricultural and industrial uses more efficient, buildings are designed for maximum natural lighting, natural cooling and heating savings, agriculture and industry are modeled to require the least amount of energy resources and raw materials, also contemplating the self-production of energy with the use of residues from its production processes based on reverse logistics and, finally, new transport alternatives from the bicycle to the high-capacity ones based on railroads are used, among other initiatives.

• Combat soil, air and water pollution, reducing waste by recycling used and discarded materials.

• Restore and stabilize the biological basis by making land use follow the basic principles of biological stability (nutrient retention, carbon balance, soil protection, water conservation and preservation of species diversity) and make the rural areas have greater diversity than today with balanced land management where there is crop rotation and species cultivation, there are no wasted crops, tropical forests are conserved, there is no deforestation to obtain wood and other products, new trees are planted, there is efforts to contain desertification by turning degraded areas into productive lands, the extensive use of pastures is eliminated, and the food chain of affluent societies includes less meat and more grains and vegetables.

• Adjust population growth to the resources available on the planet, reducing their birth rates, especially in countries and regions with high population growth rates to limit the world population to 10 billion people.

• Reduce social inequalities, including the adoption of measures that contribute to meeting the basic needs of the world population, such as food, clothing, housing, health services, employment and a better quality of life.

• Ensuring that economic growth and resulting wealth are shared by the entire population, education services allow the population to increase levels of qualification for work and culture, health services are effective in combating child mortality and contribute to increased life expectancy of the population, all men and women have decent housing and there are public and private investments at the necessary level that contribute to the reduction of mass unemployment as a result of the general crisis of the world capitalist system that tends to worsen in the future.

REFERENCES

ALCOFORADO, Fernando. Catastrophic climate change requires new society model.Article published in the Journal of Environmental Science Current Research on May 5, 2020.

ALCOFORADO, Fernando. Aquecimento Global e Catástrofe Planetária. Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo: Viena- Editora e Gráfica, 2010.

CLIMA INFO. Os impactos das mudanças climáticas sobre a saúde em cenários de aquecimento de 1,5°C – 2°C – e 3°C. Disponível no website <https://climainfo.org.br/2018/10/21/impactos-a-saude-do-aquecimento-global/>.

REINACH, Fernando. Aquecimento pode reduzir produção de alimentos.  Estado de São Paulo, 09/08/2006.

SUSTENTÁVEL BLOG. Mudança climática impacta a saúde, aponta OMS. Disponível no website <https://cebds.org/mudanca-climatica-impacta-a-saude-aponta-oms/?gclid=Cj0KCQjwraqHBhDsARIsAKuGZeEcBObg5q3Dq9Y8Niil_qcyATXJoZBNuYtiKeYCwa-cg3ZLy8bKuTIaAj0nEALw_wcB#.YOsJCOhKjcc>.

UOL Ciência e Saúde. Aquecimento global provocará aumento de infartos e doenças respiratórias. 31/10/2007.

Author

Fernando Alcoforado is a PhD in Territorial Planning and Regional Development from the Barcelona University, Spain. He graduated in Electrical Engineering from UFBA – Federal University of Bahia, Brazil, and Specialist in Engineering Economy and Industrial Administration from UFRJ – Federal University of Rio de Janeiro, Brazil. Currently he is a member of the Polytechnic Institute of Bahia (IPB), holds the position of professor of postgraduate courses in Administration, Economics and Engineering from several Brazilian educational institutions and as a Consultant in the areas of strategic planning, regional planning, planning of systems of science, technology and innovation and planning of systems of energy. He held the positions of Coordinator of Strategic Planning of Ceped- Research and Development Center, Secretary of Planning of City of Salvador, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, President of IRAE – Instituto Rômulo Almeida of Higher Studies, Director of the Faculty of Administration of the Faculties Integrated Olga Mettig of Salvador, Bahia and Consultant of Winrock International in the area of renewable energy and UNESCO- United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization and Culture. He received the Brazilian Medal of Merit of Engineering from the CONFEA (Federal Council of Engineering and Agronomy of Brazil) and he is a member of the Bahia Academy of Education. He is the author of 15 books which deal with issues relating to Brazilian Economy, Energy, Economic and Social Development, Environment, Global Warming, Climate Change, Globalization, Science and Technology, Astronomy and Cosmology.    

AQUECIMENTO GLOBAL, MUDANÇA CLIMÁTICA GLOBAL E SEUS IMPACTOS SOBRE A SAÚDE HUMANA

Fernando Alcoforado

Resumo: Este artigo tem por objetivo apresentar os impactos do aquecimento global e da consequente mudança climática global sobre a saúde humana e as soluções que permitam evitar suas maléficas consequências contra a humanidade.

Abstract: This article aims to present the impacts of global warming and the consequent global climate change on human health and the solutions to avoid its harmful consequences against humanity.

Palavras-chave: Aquecimento global; Mudança climática global; Desenvolvimento sustentável; Saúde humana.

Keywords: Global warming; Climate change; Sustainable development; Human health.

  1. Introdução

Este artigo tem por objetivo apresentar os impactos do aquecimento global e da consequente mudança climática sobre a saúde humana e as soluções que permitam evitar suas maléficas consequências contra a humanidade. Para alcançar este objetivo, é necessário promover uma transformação profunda da sociedade atual que tem sido extremamente destruidora das condições de vida do planeta. Diante disso, é imprescindível que seja edificada uma sociedade sustentável substituindo o atual modelo econômico dominante em todo o mundo por outro que leve em conta o homem integrado com o meio ambiente, com a natureza, ou seja, o modelo de desenvolvimento sustentável. Foi analisado o Acordo de Paris com base na COP 21 organizada pela ONU através do qual 195 países e a União Europeia definiram como a humanidade lutará contra o aquecimento global nas próximas décadas, bem como foi analisada literatura relacionada com o aquecimento global e a mudança climática para extrair as conclusões que apontam como substituir o modelo de desenvolvimento atual pelo modelo de desenvolvimento sustentável.

  • O aquecimento global, a mudança climática e o Acordo de Paris com a COP 21

O aquecimento global é um fenômeno climático que, em grande medida, representa um aumento na temperatura média da superfície da Terra que vem ocorrendo nos últimos 150 anos. O IPCC (Painel Intergovernamental sobre Mudanças Climáticas), instituído pela ONU (Organização das Nações Unidas) afirma que o aquecimento observado no planeta se deve muito provavelmente a um aumento do efeito estufa e há fortes evidências de que o aquecimento global se deve em grande medida à ação humana. Muitos meteorologistas e climatologistas consideram comprovado que a ação humana está realmente influenciando a ocorrência do fenômeno. Não há dúvida de que a atividade humana na Terra provoca mudanças no meio ambiente em que vivemos. Muitos desses impactos ambientais são decorrentes da insustentabilidade do atual modelo de desenvolvimento da sociedade.

A insustentabilidade do atual modelo de desenvolvimento da sociedade decorre do fato de ele ser responsável pelo esgotamento dos recursos naturais do planeta, pela degradação do meio ambiente do planeta, pelo rápido aumento das temperaturas globais e consequente mudança climática que pode se tornar catastrófica para a humanidade. Estes fatos mostram cada vez mais a necessidade de que o paradigma que norteou o desenvolvimento da sociedade humana desde a 1ª Revolução Industrial precisa ser profundamente modificado. A principal ameaça ambiental é representada pela mudança climática que para evitá-la foi celebrado o Acordo de Paris na COP 21 organizada pela ONU.

Após vários anos de negociações, impasses, avanços tímidos e fracassos, 195 países e a União Europeia produziram na COP 21, em Paris, um acordo global que define como a humanidade lutará contra o aquecimento global nas próximas décadas. Pela primeira vez, todos os países do mundo se comprometem a reduzir as emissões de gases de efeito estufa, fortalecer a resiliência (capacidade de retornar ao seu estado natural, principalmente após uma situação crítica e inusitada) e se unir em uma causa comum contra as mudanças climáticas. O acordo não tem caráter obrigatório para todos os objetivos pelos países como pretendia a maioria.

O objetivo declarado do Acordo de Paris foi o de conter o aumento da temperatura média global que é de 15 °C bem abaixo de 2 °C acima dos níveis pré-industriais e fazer esforços para limitar o aumento da temperatura a 1,5 °C acima dos níveis pré-industriais, reconhecendo que isso consistiria em reduzir significativamente os riscos e impactos das mudanças climáticas. A referência à meta de redução de 1,5 °C surgiu graças à ação conjunta dos países insulares, que serão condenados à extinção a longo prazo pela elevação do nível do mar decorrente de um aquecimento global que elevasse a temperatura em 2 °C.  

Os principais cientistas climáticos do mundo advertiram que faltam apenas dois anos de aquecimento global para alcançar um máximo de 1,5 °C de aumento na temperatura média do planeta, além do qual até meio grau de aumento agravará significativamente os riscos de seca, inundações, calor extremo e pobreza para centenas de milhões de pessoas. Para manter o aumento das temperaturas entre 1,5 °C e 2 °C, a diferença de meio grau pode impedir que os corais sejam completamente erradicados e aliviar a pressão sobre o Ártico. Há uma base científica que mostra que o aumento da temperatura de 1,5 °C não é apenas uma concessão política. Há um reconhecimento crescente de que considerar o aumento de 2 °C como meta é perigoso.

Dois aspectos principais não foram considerados no Acordo de Paris: (1) a meta de longo prazo de descarbonizar a economia até 2050 ou cortar pelo menos 70% das emissões globais de gases de efeito estufa até meados do século 21; e 2) a meta de limitação do aumento da temperatura média do planeta não é acompanhada por um roteiro informando como o mundo pretende chegar a menos de 2 °C ou 1,5 °C, o que enfraquece a busca dessa meta. Em outras palavras, a COP 21 produziu um acordo que é, na prática, uma mera carta de intenções.

Uma questão que não foi abordada na COP 21 diz respeito à extinção das guerras que são, também, grandes responsáveis ​​pelo agravamento ambiental do planeta. Entre as inúmeras consequências terríveis das guerras estão os efeitos devastadores sobre o meio ambiente. O bombardeio de alvos militares e populações civis, a intensa movimentação de veículos e tropas militares, a grande concentração de voos de combate, os mísseis lançados sobre cidades e a destruição de estruturas militares e industriais durante todos esses conflitos também provocam a emissão de metais e outros substâncias que contaminam o solo, a água e o ar. Além da contaminação ambiental, também é necessário considerar a modificação das paisagens naturais e a perda da biodiversidade em longo prazo, seja pela presença de minas terrestres ou de agentes químicos dispersos no meio ambiente. Isso também não foi considerado na COP 21.

O Acordo de Paris não resolve as questões fundamentais e as metas voluntárias indicadas por cada uma das nações não são suficientes para garantir que o aumento do aquecimento global fique bem abaixo de 2 graus Celsius em direção a 1,5 graus Celsius até o ano 2100. Além disso, o documento não apresenta propostas que contribuam para a construção de um modelo de desenvolvimento sustentável em nosso planeta no lugar do atual modelo insustentável e caótico de desenvolvimento capitalista.

Por fim, é importante ressaltar que o Acordo de Paris também silencia sobre a construção de um sistema de governança mundial que seja capaz de ordenar o meio ambiente do planeta para evitar sua degradação que contribui para o aquecimento global e as mudanças climáticas catastróficas e evitar a proliferação de conflitos nas relações internacionais que se agravam a cada dia alimentando a ocorrência de guerras, inclusive uma nova guerra mundial devastadora. Diante dessas graves omissões da COP 21, pode-se dizer que dificilmente conseguiremos tentar evitar mudanças catastróficas no clima do planeta Terra no século XXI.

  • O aquecimento global, a mudança climática e seus impactos sobre a saúde humana

O aquecimento global impactará enormemente sobre a saúde da população mundial. O aquecimento global provocará aumento de infartos e doenças respiratórias de acordo com estudo realizado por vários pesquisadores que ressaltam somente agora reconhecerem as repercussões do aquecimento global sobre a saúde humana. Este estudo considera que o aumento na frequência das ondas de calor acarretará em uma duplicação ou até mesmo em uma triplicação até 2050 dos casos de infarto e doenças respiratórias.

Haverá aumento também da quantidade de pessoas afetadas pela asma, das infecções transmitidas por mosquitos, dos casos de envenenamento por alimentos e as infecções virais, como a gripe aviária e a pneumonia atípica (SARS). Segundo pesquisadores, a Austrália será uma das nações mais afetadas pela mudança climática e seus impactos na saúde, com um crescente número de vítimas por ataques cardíacos e a multiplicação de casos de asma, envenenamento por alimentos, enfermidades infecciosas, obesidade, diabetes e distúrbios mentais. A mudança climática afeta diretamente a saúde humana por meio de eventos climáticos extremos, da propagação de doenças transmitidas por vetores e outras doenças infecciosas e do agravamento da poluição do ar. Indiretamente, a mudança do clima afeta a saúde humana causando desnutrição, piorando as condições de trabalho e gerando estresse mental.

O calor extremo é uma das principais causas de morte relacionadas ao clima.  A combinação de mudanças climáticas com urbanização continua a intensificar os extremos de calor em todo o mundo. O estresse térmico afeta a produtividade e pode aumentar o risco de doenças cardiovasculares, respiratórias e renais. Mesmo o aquecimento com a elevação da temperatura de 1°C reduz potencialmente a produtividade entre 1% e 3% daqueles que trabalham ao ar livre. Populações pobres e sem acesso ao ar condicionado serão as mais afetadas, pois terão mais dificuldade de escapar do calor extremo. O estresse térmico combinado com esforço físico e falta de hidratação pode causar a doença renal crônica (DRC), que diminui a função renal ao longo do tempo. A DRC afeta desproporcionalmente populações pobres e trabalhadores manuais que trabalham em condições térmicas quentes.

A segurança alimentar é determinada por fatores ambientais, sociais, políticos e econômicos. Os problemas de disponibilidade de alimentos se tornarão mais pronunciados à medida que a temperatura global aumentar. Poderá haver redução da disponibilidade de alimentos. Para cada grau de aumento de temperatura, a produção mundial de trigo cai em 6% e a produção mundial de arroz cai em 10%. Mudanças na precipitação pluviométrica, aumento na temperatura média do planeta e mudanças na composição do solo são fatores determinantes para o crescimento e a qualidade das lavouras. A mudança climática pode reduzir o valor nutricional das lavouras, fazendo com que a subnutrição seja considerada por alguns pesquisadores como o maior impacto potencial da mudança climática na saúde neste século. Novas pesquisas sugerem que em um mundo mais quente o metabolismo dos insetos aumente, fazendo com que estes comam mais e aumentem as perdas nas lavouras.

Poderá haver escassez de água.  A mudança climática está pressionando ainda mais a segurança hídrica, alterando o ciclo hidrológico, assim como o aquecimento das camadas de geleiras está impactando o suprimento de água doce. O Oriente Médio, a Índia, a Antártida e a Groenlândia estão enfrentando uma significativa perda de água doce. 80% da população mundial já está enfrentando ameaças à sua segurança hídrica, incluindo disponibilidade de água, demanda por água e sua poluição. As populações que vivem em áreas baixas sofrem maior risco de inundação e contaminação de suas fontes de água doce pela elevação do nível do mar e pela salinização do solo. Temperaturas mais altas das águas, aumento de chuvas e secas podem aumentar a poluição da água e prejudicar a saúde humana.

Poderá ocorrer doenças transmitidas por vetores. A mudança climática provoca mudanças na temperatura, precipitação e umidade, e como resultado, aumenta o risco de transmissão de doenças. É esperado que a mudança climática mude os padrões de doenças com algumas regiões enfrentando aumentos, enquanto outras podem ter reduções. A malária, a dengue, a encefalite japonesa e a encefalite transmitida por carrapatos são doenças infecciosas transmitidas por insetos que serão provocadas pela mudança climática. A poluição do ar é hoje um dos principais fatores de risco à saúde, levando a aumentos importantes da mortalidade e da morbidade via doenças cardiovasculares e pulmonares. A poluição do ar em todo o mundo frequentemente causada pelo uso dos mesmos combustíveis fósseis que causam a mudança climática pode fazer com que esta venha a piorar os efeitos da poluição do ar. A poluição do ar é um grande problema principalmente nas áreas urbanas.

  • Conclusões

A ciência mostra que os impactos das mudanças climáticas sobre a saúde humana num cenário de aquecimento global com aumento da temperatura de 1,5°C são menores que os esperados em um cenário de aumento de 2°C que, por sua vez, são significativamente menores se comparados com a situação criada em um cenário de aumento de 3°C. Portanto, limitar o aquecimento global em 1,5°C traz benefícios substanciais para a saúde das pessoas. Mas mesmo neste cenário as mudanças climáticas ainda criarão problemas de saúde para muitos.

O aquecimento global e a mudança climática tendem a produzir uma verdadeira crise de humanidade ao ameaçar sua sobrevivência tornando imprescindível a construção de um novo modelo de sociedade ou de uma nova ordem mundial baseada no modelo de desenvolvimento sustentável que faça com que cada país atue em nível planetário de forma interdependente e racional com objetivos comuns sem os quais a sobrevivência dos seres humanos e a vida no planeta poderão ser colocados em xeque.

Para mudar essa situação que ameaça o futuro da humanidade, é necessário promover uma transformação profunda da sociedade atual. A insustentabilidade do atual modelo de desenvolvimento capitalista é evidente pois tem sido extremamente destruidor das condições de vida do planeta. Diante disso, é imprescindível que seja edificada uma sociedade sustentável substituindo o atual modelo econômico dominante em todo o mundo por outro que leve em conta o homem integrado com o meio ambiente, com a natureza, ou seja, o modelo de desenvolvimento sustentável, meta esta não considerada na COP 21.

Para construir uma sociedade sustentável, deveriam ser perseguidos os objetivos descritos a seguir:

• Reduzir as emissões globais de carbono, promovendo mudanças na atual matriz energética global baseada em combustíveis fósseis (carvão e petróleo) por outra baseada em recursos energéticos renováveis, hidroeletricidade, biomassa e energia solar e eólica, para prevenir ou minimizar o aquecimento global e, consequentemente, a ocorrência de mudanças catastróficas no clima da Terra, bem como na matriz de transporte global visando sua racionalização e a utilização de eletricidade e de combustíveis renováveis em substituição aos combustíveis fósseis.

• Reduzir a emissão de óxido nitroso para cumprir a meta da ONU de limitar o aumento da temperatura da Terra em 2 °C.

• Melhorar a eficiência energética desenvolvendo ações para a obtenção de economia de energia na cidade e no campo, nos edifícios, na agricultura, nas indústrias e nos transportes em geral, contribuindo assim para a redução das emissões globais de carbono e consequentemente, evitar o efeito de estufa.

• Fazer com que os veículos motorizados e equipamentos para usos domésticos, agrícolas e industriais sejam mais eficientes, os edifícios sejam projetados para o máximo de iluminação natural, refrigeração natural e economia de aquecimento, a agricultura e a indústria sejam modelados para exigir o mínimo de recursos energéticos e matérias-primas, contemplando também a autoprodução de energia com o aproveitamento de resíduos de seus processos produtivos com base na logística reversa e, por fim, sejam utilizadas novas alternativas de transporte desde a bicicleta até as de alta capacidade baseadas em ferrovias, entre outras iniciativas.

• Combater a poluição do solo, do ar e da água, reduzindo o desperdício por meio da reciclagem dos materiais usados ​​e descartados.

• Restaurar e estabilizar a base biológica fazendo com que o uso da terra siga os princípios básicos da estabilidade biológica (retenção de nutrientes, balanço de carbono, proteção do solo, conservação da água e preservação da diversidade de espécies) e fazer com que as áreas rurais tenham maior diversidade do que atualmente com uma gestão equilibrada da terra onde haja rotação de culturas e cultivo de espécies, não haja lavouras desperdiçadas, florestas tropicais sejam conservadas, não haja desmatamento para obtenção de madeira e outros produtos, novas árvores sejam plantadas, haja esforços para conter a desertificação transformando áreas degradadas em terras produtivas, o uso extensivo de pastagens seja eliminado, assim como a cadeia alimentar das sociedades afluentes inclua menos carne e mais grãos e vegetais.

• Ajustar o crescimento populacional aos recursos disponíveis no planeta, reduzindo suas taxas de natalidade, principalmente em países e regiões com altas taxas de crescimento populacional para limitar a população mundial a 10 bilhões de habitantes.

• Reduzir as desigualdades sociais, incluindo a adoção de medidas que contribuam para o atendimento das necessidades básicas da população mundial, como alimentação, vestuário, moradia, serviços de saúde, emprego e melhor qualidade de vida.

• Assegurar que o crescimento econômico e a riqueza resultante sejam partilhados por toda a população, os serviços de educação permitam à população aumentar os níveis de qualificação para o trabalho e a cultura, os serviços de saúde sejam eficazes no combate à mortalidade infantil e contribuam para o aumento da esperança de vida da população, todos os homens e mulheres tenham moradia digna e haja investimentos públicos e privados no nível necessário que contribuam para a redução do desemprego em massa como resultado da crise geral do sistema capitalista mundial que tende a se agravar no futuro.

REFERÊNCIAS

ALCOFORADO, Fernando. Catastrophic climate change requires new society model.Article published in the Journal of Environmental Science Current Research on May 5, 2020.

ALCOFORADO, Fernando. Aquecimento Global e Catástrofe Planetária. Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo: Viena- Editora e Gráfica, 2010.

CLIMA INFO. Os impactos das mudanças climáticas sobre a saúde em cenários de aquecimento de 1,5°C – 2°C – e 3°C. Disponível no website <https://climainfo.org.br/2018/10/21/impactos-a-saude-do-aquecimento-global/>.

REINACH, Fernando. Aquecimento pode reduzir produção de alimentos.  Estado de São Paulo, 09/08/2006.

SUSTENTÁVEL BLOG. Mudança climática impacta a saúde, aponta OMS. Disponível no website <https://cebds.org/mudanca-climatica-impacta-a-saude-aponta-oms/?gclid=Cj0KCQjwraqHBhDsARIsAKuGZeEcBObg5q3Dq9Y8Niil_qcyATXJoZBNuYtiKeYCwa-cg3ZLy8bKuTIaAj0nEALw_wcB#.YOsJCOhKjcc>.

UOL Ciência e Saúde. Aquecimento global provocará aumento de infartos e doenças respiratórias. 31/10/2007.

Autor

Fernando Alcoforado é Doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, ​​Espanha, Graduado em Engenharia Elétrica pela UFBA – Universidade Federal da Bahia, Brasil e Especialista em Engenharia Econômica e Administração Industrial pela UFRJ – Universidade Federal do Rio de Janeiro, Brasil. Atualmente é membro do Instituto Politécnico da Bahia (IPB), atua como professor dos cursos de pós-graduação em Administração, Economia e Engenharia de diversas instituições de ensino brasileiras e como Consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento regional, planejamento de sistemas de ciência, tecnologia e inovação e planejamento de sistemas de energia. Exerceu os cargos de Coordenador de Planejamento Estratégico do Ceped- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento, Secretário de Planejamento da Cidade de Salvador, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Presidente do IRAE – Instituto Rômulo Almeida de Altos Estudos, Diretor da Faculdade de Administração das Faculdades Integradas Olga Mettig de Salvador, Bahia e Consultor da Winrock International na área de energias renováveis ​​e da UNESCO- Organização das Nações Unidas para a Educação, Ciência e Cultura e Cultura. Recebeu a Medalha do Mérito Brasileiro de Engenharia do CONFEA (Conselho Federal de Engenharia e Agronomia do Brasil) e é membro titular da Academia de Educação da Bahia. É autor de 15 livros que tratam de temas relacionados com a Economia Brasileira, Energia, Desenvolvimento Econômico e Social, Meio Ambiente, Ciência e Tecnologia, Cosmologia, Aquecimento Global, Mudança Climática e Globalização.

INONDATIONS DES VILLES ET CHANGEMENT CLIMATIQUE MONDIAL

Fernando Alcoforado*

Cet article a trois objectifs : 1) démontrer qu’il y a un changement drastique du climat de la Terre grâce au réchauffement climatique, qui contribue à la survenue d’inondations dans les villes aux effets de plus en plus catastrophiques ; 2) proposer des mesures pour lutter contre le changement climatique mondial ; et 3) proposer des mesures pour préparer les villes à faire face à des événements météorologiques extrêmes. Récemment, des inondations se sont produites qui exposent la vulnérabilité des villes d’Europe et de Chine aux conditions météorologiques les plus extrêmes. Après les inondations qui ont fait des morts en Allemagne, en Belgique et en Chine, le message a été renforcé que des changements importants sont nécessaires pour préparer les villes à faire face à des événements similaires à l’avenir. Les gouvernements doivent admettre que les infrastructures qu’ils ont construites dans le passé pour les villes, même à une époque plus récente, sont vulnérables à ces phénomènes météorologiques extrêmes. Pour faire face aux inondations qui deviendront de plus en plus fréquentes, les gouvernements doivent agir simultanément dans trois directions : la première est de lutter contre le changement climatique mondial ; le second est de préparer les villes à faire face à des événements météorologiques extrêmes et le troisième est de mettre en œuvre une société durable aux niveaux national et mondial.

En raison du réchauffement climatique, l’atmosphère retient plus d’humidité, ce qui signifie que lorsque les nuages de pluie deviennent denses, plus d’eau est libérée. D’ici la fin du 21e siècle, les tempêtes de grande ampleur seront plus fréquentes, selon une étude publiée récemment par la revue Geophysical Research Letters, utilisant des simulations informatiques. Les inondations qui ont dévasté certaines villes de l’ouest et du sud de l’Allemagne, du Henan en Chine et de Londres en Angleterre démontrent la vulnérabilité des zones très peuplées aux inondations catastrophiques. Les inondations catastrophiques qui ont récemment balayé l’Europe et la Chine sont un avertissement que des barrages, des digues et des systèmes de drainage plus solides sont aussi urgents que les mesures de prévention du changement climatique à long terme, car des événements météorologiques autrefois rares sont de plus en plus fréquents. Des réductions drastiques des émissions de gaz à effet de serre sont certainement nécessaires pour lutter contre le changement climatique qui ne refroidira pas la planète à court et moyen terme.  Alors que le climat de la Terre ne se stabilise pas, chaque pays devra préparer ses villes à faire face à des événements météorologiques extrêmes.

Une analyse globale exhaustive des précipitations et des rivières dans le monde par l’Université de Nouvelle-Galles du Sud montre des signes d’un changement radical dans les modèles d’écoulement des rivières, avec des inondations plus intenses dans les villes, accompagnées d’une campagne plus sèche. Alors qu’il y aura des sols plus secs et un débit d’eau réduit dans les zones rurales, des pluies plus intenses se produiront en même temps dans les centres urbains, surchargeant les infrastructures, provoquant des inondations et des débordements d’eaux pluviales. C’est la conclusion d’une étude exhaustive des systèmes pluviométriques, basée sur les données recueillies auprès de plus de 43 000 stations pluviométriques et 5 300 sites de surveillance des rivières dans 160 pays. L’étude, menée par des ingénieurs de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney et publiée dans le dernier numéro de Scientific Reports, a exploré comment la hausse des températures locales contribue au changement climatique et peut affecter le débit des rivières. Les dommages mondiaux causés par les inondations ont coûté plus de 50 milliards de dollars en 2013. Ce chiffre devrait plus que doubler au cours des 20 prochaines années, à mesure que les tempêtes et les pluies extrêmes s’intensifient et qu’un nombre croissant de personnes se déplacent vers les centres urbains. Pendant ce temps, la population mondiale au cours des 20 prochaines années devrait encore augmenter de 23 %, passant de 7,3 milliards aujourd’hui à 9 milliards, ce qui nécessitera une plus grande productivité et donc une plus grande sécurité de l’eau.La figure 1 montre les régions de la planète qui seront affectées par les inondations dues au réchauffement climatique (University of New South Wales, 2017)

Figure 1- Inondations et tempêtes extrêmes avec augmentation des températures

Dans la figure 1, (a) représente le dimensionnement des précipitations, (b) signifie l’échelle de débit de crue, (c) montre la densité de probabilité des coefficients d’échelle pour le nord-est de l’Amérique, (d) montre la densité de probabilité de l’échelle coefficients pour l’Allemagne et (e) désigne la densité de probabilité des coefficients d’échelle pour l’Australie du Sud-Est.

Il est important de noter que les catastrophes liées à l’eau représentent 90 % de toutes les catastrophes en nombre de personnes touchées dans le monde. Les coûts sociaux et économiques ont augmenté au cours des dernières décennies et, selon les intervenants du Panel de haut niveau sur l’eau et les catastrophes naturelles au 8e Forum mondial de l’eau, la tendance continuera à augmenter si aucune mesure n’est prise pour résoudre le problème. En 2017, les catastrophes naturelles liées à l’eau ont causé des pertes mondiales de 306 milliards de dollars. Entre 1980 et 2016, 90 % des catastrophes sont liées au climat. En 2016, sur les pertes mondiales, 31 % étaient dues à des tempêtes, 32 % attribuées à des inondations et 10 % à des températures extrêmes (Russi, 2018).

Les inondations sont responsables de la mort de près de deux fois plus de personnes que les tornades et les ouragans réunis. Certaines méthodes de contrôle des crues sont pratiquées depuis l’antiquité. Ces méthodes comprennent la plantation de végétation pour retenir l’excès d’eau sur les pentes afin de réduire le débit d’eau et la construction d’alluvions (canaux artificiels pour détourner l’eau des inondations), la construction de digues, de barrages, de réservoirs pour stocker l’eau supplémentaire pendant les périodes d’inondation. Dans de nombreux pays, les rivières sujettes à des crues sont souvent gérées avec soin. Des défenses telles que des digues, des réservoirs et des barrages sont utilisées pour empêcher les rivières de déborder. Un barrage est l’une des méthodes de protection contre les inondations qui réduit vos risques par rapport à d’autres méthodes, car il peut aider à prévenir les dommages. Cependant, il est préférable de combiner les digues avec d’autres méthodes de contrôle des crues pour réduire le risque d’effondrement d’une digue. Lorsque ces défenses échouent, des mesures d’urgence telles que des sacs de sable ou des tubes gonflables portables sont utilisées. Les inondations côtières ont été contrôlées en Europe et en Amérique du Nord avec des défenses telles que des murs océaniques ou des îles-barrières qui sont de longues étendues de sable généralement parallèles à la côte.

Pour faire face aux événements climatiques extrêmes dans les villes, il est donc nécessaire de procéder à une lutte contre les inondations. Le contrôle des crues désigne toutes les méthodes utilisées pour réduire ou prévenir les effets nocifs de l’action de l’eau. Certaines des techniques courantes utilisées pour le contrôle des inondations sont l’installation de bermes rocheuses pour aider à la stabilité des pentes pour sécuriser les blocs, les enrochements rocheux ou les enrochements, les sacs de sable, l’entretien des pentes normales avec de la végétation ou l’application de ciment dans les sols avec des pentes plus raides et la construction ou élargissement du drainage. D’autres méthodes incluent des digues, des barrages, des bassins de rétention. Après la catastrophe de 2005 de l’ouragan Katrina aux États-Unis, certaines régions préfèrent ne pas avoir de digues pour lutter contre les inondations. Les communautés ont choisi d’améliorer les ouvrages de drainage avec des bassins de rétention. Les glissements de terrain constituent un impact majeur résultant des crues éclair. Un glissement de terrain est un phénomène géologique et climatologique qui comprend un large éventail de mouvements de terrain, tels que des chutes de pierres, des glissements de terrain profonds et des coulées de débris. Les glissements de terrain ne sont en fait qu’une catégorie de mouvements dits de masse, qui impliquent le détachement et le transport de pente de sol ou de matériau rocheux. Afin d’éviter que le sol ne glisse, une des mesures est de drainer l’eau qui dévale les pentes des montagnes et de ralentir ou de s’infiltrer dans le sol à l’aide de végétation. Une autre mesure plus sûre consiste à aménager des terrasses sous forme de marches pour protéger le sol de l’action des eaux de pluie. Enfin, on peut utiliser des rideaux à treillis, qui sont des murs robustes constitués majoritairement de béton et qui, en parallèle, nécessitent des interventions dans le sol pour supporter les travaux.

Les travaux d’ingénierie qui peuvent prévenir et atténuer les effets des inondations dans les villes sont les suivants : 1) Construction de grandes piscines qui sont de grands réservoirs d’eau souterrains pour stocker l’eau ; 2) Placement obligatoire de sols drainants perméables dans les immenses parkings des centres commerciaux, supermarchés et cinémas, pour permettre l’infiltration de l’eau dans une partie du sol, avec la même action pour les monuments et les espaces autour des bâtiments ; 3) L’utilisation de drains et de caniveaux autour de toutes les maisons pour détourner les eaux de pluie vers un réservoir ou une aire d’élimination ; 4) Entretien, dans la mesure du possible, de certains espaces verts afin que l’eau soit absorbée par le sol ; 5) Rectification des rivières et ruisseaux, construction de barrages et de canaux dans les grands fleuves qui prolongent leurs bassins de retenue ; 6) Surveillance météorologique du climat de la ville pour identifier l’occurrence d’événements extrêmes ; et, 7) La mise en œuvre d’un système de protection civile qui devrait au moins être capable d’alerter les gens et d’avoir un plan pour les retirer des maisons à temps avec certains biens et les accueillir.

Prendre soin d’éviter les inondations dans les zones urbaines, c’est : 1) garder les rues et les trottoirs toujours propres ; 2) nettoyer et déboucher les égouts pluviaux et le drainage ; 3) garder les canaux de pluie libres de branches et de feuilles d’arbres pour éviter le colmatage et, par conséquent, le retour de l’eau ; 4) placer des sacs à ordures sur les trottoirs seulement à proximité de l’arrivée du camion de ramassage des ordures, évitant qu’ils ne soient tirés dans le trou d’homme lorsqu’il pleut; 5) disposer d’une pompe de vidange si les inondations ne peuvent être évitées ; et 6) en utilisant la technologie anti-inondation néerlandaise et britannique comme maison amphibie flottante qui lui permet de flotter de la même manière qu’un bateau.

Les experts en hydrologie recommandent que, pour éviter les inondations dans les zones urbaines, les mesures suivantes soient prises: 1) Lutte contre l’érosion en minimisant la sédimentation du drainage naturel et bâti grâce à un contrôle strict et étendu de l’érosion des sols et de l’élimination irrégulière des déchets urbains et des débris de construction, ainsi que l’expansion des canaux fluviaux; 2) La lutte contre l’imperméabilisation des sols avec la création de réservoirs domestiques et commerciaux, ainsi que l’extension des espaces verts; 3) Interdiction de circuler sur les avenues à forte circulation automobile lorsque les rivières avoisinantes débordent; 4) Implantation d’avenues couvertes de végétation qui, en cas de débordement de rivières ou de ruisseaux, l’eau serait absorbée par le sol non pavé; 5) Construction de grandes piscines pour recevoir l’eau de pluie et de mini piscines dans les maisons et les bâtiments; 6) Investissement dans les petits et les grands cours d’eau du centre urbain pour recevoir plus d’eau et agir comme barrières de confinement; 7) Examen des zones occupées avec une planification continue de l’utilisation des terres; et 8) Action et planification avec l’élaboration d’un plan pour faire face à l’occurrence des inondations, ainsi que des variations climatiques extrêmes, et la construction de réservoirs capables de stocker des milliards de mètres cubes d’eau utilisée à des fins non potables.

Les mesures correctives et préventives visant à minimiser les dommages causés par les inondations sont classées, selon leur nature, en mesures structurelles et non structurelles. Les mesures structurelles correspondent à des travaux pouvant être mis en œuvre visant la correction et/ou la prévention des problèmes liés aux inondations. Les mesures non structurelles sont celles qui visent à prévenir et/ou réduire les dommages et les conséquences des inondations, non pas par des travaux, mais par l’introduction de règles, de règlements et de programmes qui visent, par exemple, à discipliner l’utilisation et l’occupation des terres, mise en place de systèmes d’alerte et sensibilisation des populations.

Les mesures structurelles comprennent les travaux d’ingénierie, qui peuvent être qualifiés de mesures intensives et extensives. Les mesures intensives, selon leur finalité, peuvent être de quatre types :

Accélération de l’écoulement : canalisations et ouvrages annexes ;

• Retard d’écoulement : réservoirs (rétention/bassins de rétention), restauration de caniveaux naturels ;

• Dérivation de flux : tunnels de dérivation et canaux de dérivation ;

• Actions individuelles pour rendre les bâtiments inondables.

D’autre part, les mesures extensives correspondent au stockage des eaux de petite crue dans le bassin, à la restauration du couvert végétal et au contrôle de l’érosion des sols le long du bassin versant.

Des mesures structurelles peuvent créer un sentiment de fausse sécurité et même induire une expansion de l’occupation dans les zones inondables. Les actions non structurelles peuvent être efficaces à moindre coût et à plus long terme, tout en cherchant à discipliner l’occupation du territoire, le comportement des personnes et les activités économiques.

Les mesures non structurelles peuvent être regroupées comme suit :

• Actions de régulation de l’utilisation et de l’occupation des sols ;

• L’éducation environnementale centrée sur le contrôle de la pollution diffuse, de l’érosion et des déchets ;

• Assurance contre les inondations ;

• Systèmes d’alerte et de prévision des crues.

En délimitant les zones sujettes aux inondations en fonction du risque, il est possible d’établir un zonage et les réglementations respectives pour la construction, ou pour d’éventuels travaux de protection individuelle (tels que l’installation de vannes, de portes étanches et autres) à inclure dans l’existant immeubles. De même, certaines zones peuvent être expropriées pour être utilisées comme places, parcs, parkings et autres usages.

Les scientifiques importantes que l’augmentation de la température de la planète surviendra de l’effet de serre, qui est responsable des effets sévères du changement climatique, entraînant des pluies inclémentes et des inondations conséquentes. L’Accord de Paris sur le climat souligne que des mesures drastiques seront nécessaires pour réduire les gaz à effet de serre et empêcher un réchauffement de plus de 2 degrés Celsius (°C) d’ici la fin du 21e siècle. Une étude soutenue par la FAPESP a estimé que le niveau de la mer dans la ville de Santos pourrait monter entre 18 et 30 centimètres d’ici 2050 et entre 36 centimètres et 1 mètre en 2100. Sans mesures d’atténuation et d’adaptation, les dommages économiques pourraient atteindre 2 milliards de Reais (Fapesp Agence, 2016).

C’est pour toutes ces raisons qu’il est impératif de construire une nouvelle société économiquement, socialement et écologiquement durable. Pour parvenir à un développement durable, le monde doit relever le défi de ne pas permettre que l’augmentation de la température moyenne mondiale soit supérieure à deux degrés Celsius au 21e siècle, ce qui rend impératif de réduire les concentrations de dioxyde de carbone (et équivalents) à 450 ppm (parties par million). De plus, il est nécessaire de réduire la quantité de protoxyde d’azote (un gaz qui atteint la couche d’ozone et augmenter le réchauffement climatique) rejetée dans l’atmosphère, qui pourrait plus que doubler d’ici le milieu du 21e siècle . Pour ce faire, les émissions mondiales seront réduites en dessous des niveaux de 1990. Réduire les émissions aux niveaux de 1990 est un défi de taille. Pour construire une société mondiale durable, il est important d’avoir un gouvernement mondial pour coordonner les stratégies avec les gouvernements nationaux pour lutter contre la dégradation de l’environnement et le changement climatique. Pour ces raisons, pour éviter de futures inondations catastrophiques dans les villes, il est nécessaire de leur fournir les conditions pour y faire face et préparer la planète Terre à lutter contre le changement climatique mondial.

LES RÉFÉRENCES

Alcoforado, Fernando. The engineering deficit in the solution of the floods problem in Brazil. Published on 7/30/2018 on the website <https://www.academia.edu/36300363/THE_ENGINEERING_DEFICIT_IN_THE_SOLUTION_OF_THE_FLOODS_PROBLEM_IN_BRAZIL>.

Alcoforado, Fernando. How to prepare cities against extreme climate events. Published on 02/10/2019 on the website <https://www.academia.edu/38323807/HOW_TO_PREPARE_CITIES_AGAINST_EXTREME_CLIMATE_EVENTS_pdf>.

Alcoforado, Fernando. Flood control and its management. Publié le 30/11/2018 dans le Journal of Atmospheric & Earth Sciences <http://www.heraldopenaccess.us//fulltext/Atmospheric-&-Earth-Sciences/Flood-Control-and-its-Management.pdf >.

Alcoforado, Fernando. Catastrophic climate change requires new society model. Publié le 5/5/2020 dans le Journal of Environmental Science Current Research <https://www.heraldopenaccess.us/openaccess/catastrophic-climate-change-requires-new-society-model>.

Russi, A. Catástrofes relacionadas à água causaram perdas mundiais de US$ 306 bi em 2017 (Les catastrophes liées à l’eau ont causé des pertes mondiales de 306 milliards de dollars en 2017). Publié sur le site Web <https://www.correiobraziliense.com.br/app/noticia/forummundialdaagua/2018/03/20/interna_forum_mundial_agua,667251/catastrofes-relacionados-a-agua-causaram-perdas-de-us-306-bilhoes.shtml>, 2018.

University of New South Wales. Mudanças Climáticas: Estudo estima a tendência de inundações mais intensas nas cidades e secas nas áreas rurais (Changement climatique: une étude estime la tendance à des inondations plus intenses dans les villes et à des sécheresses dans les zones rurales). Publié sur le site Web <https://www.ecodebate.com.br/2017/08/17/mudancas-climaticas-estudo-estima-tendencia-de-inundacoes-mais-intensas-nas-cidades-e-secas-nas-areas-rurais/>, 2017.

Agência Fapesp. Acordo de Paris é insuficiente para frear o aquecimento global, diz relatório da ONU (L’Accord de Paris est insuffisant pour freiner le réchauffement climatique, selon un rapport de l’ONU). Publié sur le site <https://jornal.usp.br/ciencias/ciencias-ambientais/acordo-de-paris-e-insuficiente-para-frear-o-aquecimento-global-diz-relatorio-da-onu/>, 2016.

* Fernando Alcoforado, 81, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018),  Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

CITY FLOODS AND GLOBAL CLIMATE CHANGE

Fernando Alcoforado*

This article has three objectives: 1) to demonstrate that there is a drastic change in the Earth’s climate thanks to global warming, which is contributing to the occurrence of floods in cities that are increasingly catastrophic in their effects; 2) propose measures to combat global climate change; and 3) propose measures to prepare cities to face extreme weather events. Recently, floods have occurred that expose the vulnerability of cities in Europe and China to the most extreme weather. After the floods that killed people in Germany, Belgium and China, the message was reinforced that significant changes are needed to prepare cities to face similar events in the future. Governments need to admit that the infrastructure they built in the past for cities, even in more recent times, is vulnerable to these extreme weather events. To deal with the floods that will become more and more frequent, governments need to act simultaneously in three directions: the first is to combat global climate change; the second is to prepare cities to face extreme weather events and the third is to implement a sustainable society at the national and global levels.

Due to global warming, the atmosphere retains more moisture, which means that when rain clouds become dense, more water is released. By the end of the 21st century, storms of great magnitude will be more frequent, according to a study published recently by the journal Geophysical Research Letters, using computer simulations. The floods that devastated some cities in western and southern Germany, Henan in China and London in England demonstrate the vulnerability of highly populated areas to catastrophic floods. The catastrophic floods that have swept Europe and China recently are a warning that stronger dams, levees and drainage systems are as urgent as long-term climate change prevention measures because once-rare weather events are increasingly common. Drastic cuts in greenhouse gas emissions are certainly needed to combat climate change that will not cool the planet in the short to medium term. While the Earth’s climate does not stabilize, each country will need to prepare its cities to face extreme weather events.

An exhaustive global analysis of rainfall and rivers around the world by the University of New South Wales shows signs of a radical shift in river flow patterns, with more intense flooding in cities, accompanied by a drier countryside. While there will be drier soils and reduced water flow in rural areas, more intense rains will occur in urban centers at the same time, overloading infrastructure, causing flooding and storm water overflows. That’s the conclusion of an exhaustive study of rainfall systems, based on data collected from more than 43,000 rainfall stations and 5,300 river monitoring sites in 160 countries. The study, conducted by engineers at the University of New South Wales in Sydney and appearing in the latest issue of Scientific Reports, explored how rising local temperatures contribute to climate change and can affect river flow flows. Global damage to floods cost more than $50 billion in 2013. This is expected to more than double over the next 20 years as extreme storms, rains intensify, and increasing numbers of people move into the urban centers. Meanwhile, the global population over the next 20 years is expected to increase another 23 percent from 7.3 billion today to 9 billion, requiring greater productivity and therefore greater water security. Figure 1 shows the regions of the planet that will be affected by flooding due to global warming (University of New South Wales, 2017).

Figure 1- Extreme floods and storms with increased temperatures

In Figure 1, (a) represents the precipitation sizing, (b) means the flood flow scale, (c) shows the probability density of the scale coefficients for the northeast of America, (d) shows the density of probability of the scale coefficients for Germany and (e) means the probability density of the scale coefficients for Southeast Australia.

It is important to note that water-related disasters account for 90% of all disasters in number of people affected worldwide. Social and economic costs have increased in recent decades and, according to speakers on the High Level Panel on Water and Natural Disasters at the 8th World Water Forum, the trend will continue to increase if action is not taken to address the problem. By 2017, water-related natural disasters caused worldwide losses of $306 billion. Between 1980 and 2016, 90% of disasters are climate-related. In 2016, of the global losses, 31% were due to storms, 32% attributed to flooding and 10% to extreme temperatures (Russi, 2018).

Floods are responsible for the deaths of nearly twice as many people as tornadoes and hurricanes combined. Some methods of flood control have been practiced since antiquity. These methods include planting vegetation to retain excess water on slopes to reduce water flow and building alluviums (artificial channels to divert water from floods), building dikes, dams, reservoirs or tanks to store extra water during periods of flooding In many countries, rivers subject to flooding are often carefully managed. Defenses such as dikes, reservoirs and dams are used to prevent rivers from overflowing. A dam is one of the flood protection methods that reduces its risk compared to other methods as it can help prevent damage. However, it is best to combine dikes with other flood control methods to reduce the risk of a collapsed dike. When these defenses fail, emergency measures such as sandbags or portable inflatable tubes are used. Coastal flooding has been controlled in Europe and North America with defenses such as ocean walls or barrier islands that are long stretches of sand generally parallel to the coast.

To cope with extreme weather events in cities, it is therefore necessary to carry out flood control. Flood control refers to all methods used to reduce or prevent the harmful effects of the action of water. Some of the common techniques used for flood control are the installation of rock berms to aid in slope stability to secure blocks, rock rip-raps or rockfill, sandbags, maintenance of normal slopes with vegetation or cement application in soil with steeper slopes and construction or drainage expansion. Other methods include dikes, dams, retention or detention basins. After the 2005 disaster of Hurricane Katrina in the United States, some areas prefer not to have dikes as flood control. Communities chose to improve drainage structures with detention basins. A major impact resulting from flash flooding is landslides. A landslide is a geological and climatological phenomenon that includes a wide spectrum of land movements, such as rock falls, deep landslides and debris streams. Landslide is actually just one category of so-called mass movements, which involves the detachment and transport of soil or rock material slope. To prevent landslides, one of the measures is to drain the water that runs down the slopes of the mountains and slow down or infiltrate the soil with the use of vegetation. Another, safer measure is to build terraces in the form of steps to protect the soil from the action of rainwater. Finally, trussed curtains can be used, which are robust walls made mainly of concrete and which, in parallel, require interventions in the ground to support the work.

The engineering works that can prevent and mitigate the effects of flooding in cities are the following: 1) Construction of large pools that are large underground water tanks to store water; 2) Mandatory placement of permeable drainage floors in huge parking lots in shopping malls, supermarkets and cinemas, to allow water infiltration in part of the ground, with the same action being done for monuments and spaces around buildings; 3) Use of drains and gutters around all houses to divert rainwater to a reservoir or disposal area; 4) Maintenance, whenever possible, of some green areas so that water is absorbed by the soil; 5) Rectification of rivers and streams, construction of dams and channels in large rivers that extend their containment basins; 6) Weather monitoring of the city’s climate to identify the occurrence of extreme events; and, 7) Implementation of a civil defense system that should be able to at least alert people and have a scheme to remove them from homes in time with some belongings and accommodate them.

Taking care to avoid flooding in urban areas is: 1) keeping streets and sidewalks always clean; 2) clean and unclog storm drains and drainage; 3) keep the rain channels free of tree branches and leaves to avoid clogging and, consequently, the return of water; 4) place garbage bags on the sidewalks only close to the moment the garbage collection truck arrives, preventing them from being pulled into the manhole when it rains; 5) have a drain pump on hand if flooding cannot be avoided; and 6) using Dutch and British flood proof technology as a floating amphibious house that allows it to float the same way as a boat.

Hydrology experts recommend that, to prevent flooding in urban areas, the following measures should be taken: 1) Combating erosion by minimizing the sedimentation of natural and built drainage through strict and extensive control of soil erosion and irregular disposal of urban waste and construction debris, as well as the expansion of river channels; 2) Combating soil sealing with the creation of domestic and commercial reservoirs, as well as the expansion of green areas; 3) Prohibition of traffic on avenues with high vehicular traffic when nearby rivers overflow; 4) Implementation of avenues covered by vegetation that, in cases of overflowing rivers or streams, the water would be absorbed by the unpaved soil; 5) Construction of large pools to receive rainwater and mini pools in houses and buildings; 6) Investment in small and large streams in the urban center to receive increased water and act as containment barriers; 7) Review of occupied areas with continuous land use planning; and 8) Action and planning with the elaboration of a plan to deal with the occurrence of floods, as well as extreme climatic variations, and the construction of reservoirs capable of storing billions of cubic meters of water that is used for non-potable purposes.

Corrective and preventive measures to minimize the damage caused by floods are classified, according to their nature, into structural and non-structural measures. Structural measures correspond to works that can be implemented with a view to correcting and/or preventing problems arising from flooding. Non-structural measures are those that seek to prevent and/or reduce the damage and consequences of floods, not through work, but through the introduction of rules, regulations and programs that aim, for example, to discipline the use and occupation of land, implementation of warning systems and population awareness.

Structural measures comprise engineering works, which can be characterized as intensive and extensive measures. Intensive measures, according to their purpose, can be of four types:

• Acceleration of the outflow of floodwater with the use of pipelines and related works;

• Delay of floodwater flow with reservoirs (retention basins) and restoration of natural gutters;

• Floodwater flow diversion using diversion tunnels and diversion channels;

• Individual actions to make buildings flood proof.

On the other hand, the extensive measures correspond to small floodwater storage in the basin, restoration of vegetation cover and control of soil erosion along the drainage basin.

Structural measures can create a sense of false security and even induce an expansion of occupation in flood areas. Non-structural actions can be effective at lower costs and longer horizons, as well as seeking to discipline territorial occupation, people’s behavior and economic activities.

Non-structural measures can be grouped as follows:

• Actions to regulate land use and occupation;

• Environmental education focused on controlling diffuse pollution, erosion and waste;

• Flood insurance;

• Flood warning and forecast systems.

By delimiting areas subject to flooding depending on the risk, it is possible to establish a zoning and the respective regulations for the construction, or for possible individual protection works (such as the installation of floodgates, watertight doors and others) to be included in existing buildings. Likewise, some areas can be expropriated to be used as squares, parks, parking lots and other uses.

Scientists consider that the increase in the planet’s average temperature results from the greenhouse effect, which is responsible for the severe effects of climate change, resulting in inclement rains and consequent flooding. The Paris Climate Agreement points out that drastic measures will be needed to reduce greenhouse gases and prevent warming of more than 2 degrees Celsius (°C) by the end of the 21st century. A study supported by FAPESP estimated that the sea level in the city of Santos could rise between 18 and 30 centimeters by 2050 and between 36 centimeters and 1 meter in 2100. Without mitigation and adaptation measures, economic damage could reach R$ 2 billion (Agência Fapesp, 2016).

It is for all these reasons that it is imperative to build a new society that is economically, socially and environmentally sustainable. To achieve sustainable development, the world needs to face the challenge of not allowing the increase in the global average temperature to be greater than two degrees Celsius in the 21st century, which makes it imperative to reduce the concentrations of carbon dioxide (and equivalents) to 450 ppm (parts per million). In addition, it is necessary to reduce the amount of nitrous oxide (a gas that reaches the ozone layer and increases global warming) released into the atmosphere, which could more than double by the middle of the 21st century. To do this, global emissions will have to be reduced below 1990 levels. Reducing emissions to 1990 levels is a daunting challenge. To build a sustainable global society, it is important to have a world government to coordinate strategies with national governments to combat environmental degradation and climate change. For these reasons, to prevent future catastrophic floods in cities, it is necessary to provide them with the conditions to face them and prepare planet Earth to fight global climate change.

REFERENCES

Alcoforado, Fernando. The engineering deficit in the solution of the floods problem in Brazil. Published on 7/30/2018 on the website < https://www.academia.edu/36300363/THE_ENGINEERING_DEFICIT_IN_THE_SOLUTION_OF_THE_FLOODS_PROBLEM_IN_BRAZIL>.

Alcoforado, Fernando. How to prepare cities against extreme climate events. Published on 02/10/2019 on the website <https://www.academia.edu/38323807/HOW_TO_PREPARE_CITIES_AGAINST_EXTREME_CLIMATE_EVENTS_pdf>.

Alcoforado, Fernando. Flood control and its management. Published 11/30/2018 in the Journal of Atmospheric & Earth Sciences < http://www.heraldopenaccess.us//fulltext/Atmospheric-&-Earth-Sciences/Flood-Control-and-its-Management.pdf >.

Alcoforado, Fernando. Catastrophic climate change requires new society model. Published 5/5/2020 in the Journal of Environmental Science Current Research <https://www.heraldopenaccess.us/openaccess/catastrophic-climate-change-requires-new-society-model>.

Russi, A. Catástrofes relacionadas à água causaram perdas mundiais de US$ 306 bi em 2017 (Water-related catastrophes caused worldwide losses of US$306 billion in 2017). Available on the  website <https://www.correiobraziliense.com.br/app/noticia/forummundialdaagua/2018/03/20/interna_forum_mundial_agua,667251/catastrofes-relacionados-a-agua-causaram-perdas-de-us-306-bilhoes.shtml>, 2018.

University of New South Wales. Mudanças Climáticas: Estudo estima a tendência de inundações mais intensas nas cidades e secas nas áreas rurais (Climate Change: Study estimates the trend towards more intense floods in cities and droughts in rural areas).  Published on the website <https://www.ecodebate.com.br/2017/08/17/mudancas-climaticas-estudo-estima-tendencia-de-inundacoes-mais-intensas-nas-cidades-e-secas-nas-areas-rurais/>, 2017.

Agência Fapesp. Acordo de Paris é insuficiente para frear o aquecimento global, diz relatório da ONU (Paris Agreement is insufficient to curb global warming, says UN report). Published on the website <https://jornal.usp.br/ciencias/ciencias-ambientais/acordo-de-paris-e-insuficiente-para-frear-o-aquecimento-global-diz-relatorio-da-onu/>, 2016.

* Fernando Alcoforado, 81, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

INUNDAÇÕES DAS CIDADES E MUDANÇA CLIMÁTICA GLOBAL

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem três objetivos: 1) demonstrar que está havendo uma mudança drástica no clima da Terra graças ao aquecimento global que está contribuindo para a ocorrência de inundações nas cidades que se repetem de forma cada vez mais catastrófica em seus efeitos; 2) propor medidas para combater a mudança climática global; e, 3) propor medidas visando preparar as cidades para enfrentar eventos climáticos extremos. Recentemente, ocorreram enchentes que expõem a vulnerabilidade das cidades da Europa e da China ao clima mais extremo. Depois das enchentes que mataram pessoas na Alemanha, Bélgica e China foi reforçada a mensagem de que são necessárias mudanças significativas para preparar as cidades para enfrentar eventos similares no futuro. Os governos precisam admitir que a infraestrutura que construíram no passado para as cidades, mesmo em tempos mais recentes, é vulnerávela esses eventos de clima extremo. Para lidar com as inundações que serão cada vez mais frequentes, os governos precisam agir simultaneamente em três direções: a primeira consiste em combater a mudança climática global; a segunda consiste em preparar as cidades para enfrentar eventos extremos no clima e a terceira consiste em implantar uma sociedade sustentável nas esferas nacional e global. 

Devido ao aquecimento global, a atmosfera retém mais umidade, o que significa que, quando as nuvens de chuva se tornam densas, mais água é liberada. Até o fim do século XXI, tempestades de grande magnitude serão mais frequentes, segundo estudo publicado recentemente pelo periódico Geophysical Research Letters, usando simulações de computador. As inundações que devastaram algumas cidades do oeste e do sul da Alemanha, Henan na China e Londres na Inglaterra demonstram a vulnerabilidade de áreas altamente populosas a enchentes catastróficas. As enchentes catastróficas que varreram a Europa e a China recentemente são um alerta de que represas, diques e sistemas de drenagem mais fortes são tão urgentes quanto medidas de prevenção em longo prazo contra as mudanças climáticas porque eventos climáticos que já foram raros estão cada vez mais comuns. Cortes drásticos em emissões de gases do efeito estufa são certamente necessários para combater a mudança climática que não resfriarão o planeta a curto e médio prazo. Enquanto o clima da Terra não se estabilizar, cada país precisará preparar suas cidades para enfrentar eventos extremos no clima.

Uma análise global exaustiva das chuvas e dos rios no mundo realizada pela University of New South Wales mostra sinais de uma mudança radical nos padrões de fluxo das vazões dos rios, com a ocorrência de inundações mais intensas nas cidades, acompanhadas de um campo mais seco. Enquanto vai haver a ocorrência de solos mais secos e fluxo de água reduzido nas áreas rurais, ocorrerão ao mesmo tempo chuvas mais intensas nos centros urbanos sobrecarregando as infraestruturas, causando inundações e transbordamentos de águas pluviais. Essa é a conclusão de um estudo exaustivo dos sistemas pluviais, com base em dados coletados de mais de 43 mil estações de precipitação e 5,3 mil sites de monitoramento de rios em 160 países. O estudo, realizado por engenheiros da University of New South Wales em Sydney e que aparece na última edição da revista Scientific Reports, explorou como o aumento das temperaturas locais contribui para a mudança climática e pode afetar os fluxos das vazões dos rios. O dano global para inundações custou mais de US$ 50 bilhões em 2013. Espera-se que isso seja mais do que duplicado nos próximos 20 anos à medida que as tempestades extremas e as chuvas se intensificam e um número crescente de pessoas se deslocam para os centros urbanos. Enquanto isso, a população global nos próximos 20 anos deverá aumentar mais 23% dos 7,3 bilhões hoje para 9 bilhões exigindo maior produtividade e, portanto, maior segurança hídrica. A Figura 1 mostra as regiões do planeta que serão afetadas por inundações devido ao aquecimento global (University of New South Wales, 2017).  

Figura 1- Inundações e tempestades extremas com temperaturas aumentadas

Na Figura 1, (a) representa o dimensionamento da precipitação, (b) significa escala de fluxo da vazão das inundações, (c) apresenta a densidade de probabilidade dos coeficientes de escala para o nordeste da América, (d) apresenta a densidade de probabilidade dos coeficientes de escala para a Alemanha e (e) significa a densidade de probabilidade dos coeficientes de escala para o sudeste da Austrália.

É importante observar que os desastres relacionados com a água representam 90% de todos os desastres em número de pessoas afetadas em todo o mundo. Os custos sociais e econômicos aumentaram nas últimas décadas e, de acordo com os palestrantes do Painel de Alto Nível sobre Água e Desastres Naturais no 8º Fórum Mundial da Água, a tendência continuará a aumentar se uma ação não for tomada para resolver o problema. Até 2017, os desastres naturais relacionados à água causaram perdas mundiais de US$ 306 bilhões. Entre 1980 e 2016, 90% dos desastres estão relacionados ao clima. Em 2016, das perdas globais, 31% foram devidas a tempestades, 32% atribuídas a inundações e 10% a temperaturas extremas (Russi, 2018).

As inundações são responsáveis ​​pela morte de quase o dobro do número de pessoas do que tornados e furacões juntos. Alguns métodos de controle de enchentes são praticados desde a Antiguidade. Esses métodos incluem o plantio de vegetação para reter o excesso de água nas encostas para reduzir o fluxo de água e a construção de aluviões (canais artificiais para desviar a água das enchentes), construção de diques, barragens, reservatórios ou tanques para armazenar água extra durante os períodos de inundação. Em muitos países, os rios sujeitos a inundações são muitas vezes cuidadosamente geridos. Defesas como diques, reservatórios e represas são usadas para evitar que os rios transbordem. Uma barragem é um dos métodos de proteção contra inundações, que reduz seu risco em comparação com outros métodos, uma vez que pode ajudar a prevenir danos. No entanto, é melhor combinar diques com outros métodos de controle de inundação para reduzir o risco de um dique colapsado. Quando essas defesas falham, medidas de emergência, como sacos de areia ou tubos infláveis ​​portáteis, são usadas. Inundações costeiras foram controladas na Europa e na América do Norte com defesas como paredes oceânicas ou ilhas de barreira que são longas faixas de areia geralmente paralelas à costa.

Para fazer frente a eventos climáticos extremos nas cidades, é preciso, portanto, que seja realizado o controle de inundações. O controle de inundação diz respeito a todos os métodos usados ​​para reduzir ou impedir os efeitos prejudiciais da ação das águas. Algumas das técnicas comuns usadas para controle de enchentes é a instalação de bermas de rocha para ajudar na estabilidade dos taludes visando segurar blocos, rip-raps de rochas ou enrocamento de pedras, sacos de areia, manutenção de encostas normais com vegetação ou aplicação de cimentos em solo com declives mais íngremes e construção ou expansão de drenagem. Outros métodos incluem diques, represas, bacias de retenção ou detenção. Após o desastre de 2005 do furacão Katrina nos Estados Unidos, algumas áreas preferem não ter diques como controle de inundação. As comunidades optaram por melhorar as estruturas de drenagem com bacias de detenção. Um impacto importante resultante da inundação repentina é o deslizamento de terra. Um deslizamento de terra é um fenômeno geológico e climatológico que inclui um amplo espectro de movimentos do solo, como quedas de rochas, escorregamentos em profundidade e correntes de detritos. O deslizamento é, na verdade, apenas uma categoria dos chamados movimentos de massa, que envolve o descolamento e o transporte de solo ou declive de material rochoso. Para evitar o deslizamento do solo, uma das medidas é fazer com que a água que desce nas encostas das montanhas seja drenada e perca velocidade ou se infiltre no solo com o uso de vegetação. Outra medida, mais segura, é construir terraços em forma de degraus para proteger o solo da ação da água da chuva. Finalmente, pode-se utilizar cortinas atirantadas que são muros robustos feitos principalmente com concreto e que, em paralelo, exigem intervenções no solo para dar sustentação à obra.

As obras de engenharia que podem prevenir e mitigar os efeitos das inundações nas cidades são as seguintes: 1) Construção de grandes piscinas que são grandes tanques de água subterrânea para armazenar as águas; 2) Colocação obrigatória de pisos de drenagem permeáveis ​​em pátios enormes de estacionamentos em shoppings, supermercados e cinemas, para permitir a infiltração de água em parte do solo, sendo feito a mesma ação para monumentos e espaços em torno de edifícios; 3) Uso de drenos e calhas em volta de todas as casas para desviar a água da chuva para um reservatório ou área de disposição; 4) Manutenção, sempre que possível, de algumas áreas verdes para que a água seja absorvida pelo solo; 5) Retificação de rios e córregos, construção de represas e canais em grandes rios que estendem suas bacias de contenção; 6) Monitoramento meteorológico do clima da cidade para identificar a ocorrência de eventos extremos; e, 7) Implementação de um sistema de defesa civil que deve ser capaz de pelo menos alertar as pessoas e ter um esquema para removê-las das casas em tempo com alguns pertences e acomodá-los.

Cuidar para evitar inundações em áreas urbanas é: 1) manter ruas e calçadas sempre limpas; 2) limpar e desentupir bueiros e drenagem de águas pluviais; 3) manter os canais de chuva livres de galhos e folhas de árvores para evitar o entupimento e, consequentemente, o retorno da água; 4) colocar sacos de lixo nas calçadas apenas próximo do momento em que o caminhão de coleta de lixo chegar, evitando que sejam puxados para dentro do bueiro quando chover; 5) ter uma bomba de drenagem à mão se a inundação não puder ser evitada; e 6) usar tecnologia holandesa e britânica à prova de inundação como uma casa anfíbia flutuante que permite que ela flutue da mesma forma que um barco.

Os especialistas em Hidrologia recomendam que, para evitar inundações em áreas urbanas, devem ser adotadas as medidas seguintes: 1) Combate à erosão minimizando a sedimentação da drenagem natural e construída através do controle rigoroso e extensivo da erosão do solo e disposição irregular de lixo urbano e entulho de construção, assim como a expansão das calhas dos rios; 2) Combate à impermeabilização do solo com a criação de reservatórios domésticos e comerciais, bem como a expansão de áreas verdes; 3) Proibição do tráfego em avenidas de grande movimento de veículos  quando os rios próximos transbordam; 4) Implantação de avenidas cobertas por vegetação que, em casos de transbordamento de rios ou córregos, a água seria absorvida pelo solo livre de pavimentação; 5) Construção de grandes piscinas para receber água da chuva e mini piscinas em casas e edifícios; 6) Investimento em pequenos e grandes córregos do centro urbano para receber o aumento da água e atuar como barreiras de contenção; 7) Revisão das áreas ocupadas com o planejamento contínuo do uso da terra; e 8) Ação e planejamento  com a elaboração de um plano para lidar com a ocorrência de inundações, bem como com variações climáticas extremas, e a construção de reservatórios capazes de armazenar bilhões de metros cúbicos de água que seja utilizada para fins não potáveis.

As medidas de correção e prevenção para minimizar os danos causados ​​pelas inundações são classificadas, de acordo com sua natureza, em medidas estruturais e não estruturais. As medidas estruturais correspondem aos trabalhos que podem ser implementados visando a prevenção e / ou a correção de problemas decorrentes de inundações. Medidas não estruturais são aquelas que buscam prevenir e / ou reduzir os danos e consequências das inundações, não por meio do trabalho, mas pela introdução de normas, regulamentos e programas que visam, por exemplo, disciplinar o uso e ocupação do solo, implementação de sistemas de alerta e conscientização da população.

As medidas estruturais compreendem as obras de engenharia, que podem ser caracterizadas como medidas intensivas e extensivas. Medidas intensivas, de acordo com sua finalidade, podem ser de quatro tipos:

  • Aceleração do fluxo de saída da água da inundação com o uso de dutos e obras relacionadas;
  • Retardo de fluxo da água de inundação com reservatórios (bacias de retenção) e restauração de calhas naturais;
  • Desvio de fluxo da água de inundação com o uso de túneis de derivação e canais de desvio;
  • Ações individuais para tornar as edificações à prova de inundação.

Por outro lado, as medidas extensivas correspondem ao pequeno armazenamento de água da inundação na bacia, restauração da cobertura vegetal e controle da erosão do solo ao longo da bacia de drenagem.

Medidas estruturais podem criar uma sensação de falsa segurança e até mesmo induzir à expansão da ocupação das áreas de inundação. As ações não estruturais podem ser eficazes a custos menores e horizontes mais longos, bem como buscar disciplinar a ocupação territorial, o comportamento das pessoas e as atividades econômicas.

As medidas não estruturais podem ser agrupadas da seguinte forma:

  • Ações para regular o uso e ocupação do solo;
  • Educação ambiental focada no controle da poluição difusa, erosão e desperdício;
  • Seguro-inundação;
  • Sistemas de aviso e previsão de cheias.

Ao delimitar áreas sujeitas à inundação dependendo do risco, é possível estabelecer um zoneamento e os respectivos regulamentos para a construção, ou para possíveis obras de proteção individual (como a instalação de comportas, portas estanques e outras) a serem incluídas em edifícios existentes. Da mesma forma, algumas áreas podem ser desapropriadas para serem usadas como praças, parques, estacionamentos e outros usos.

Os cientistas consideram que o aumento da temperatura média do planeta resulta do efeito estufa que é responsável pelos efeitos severos da mudança climática dela resultando a inclemência de chuvas e consequentes inundações. O Acordo de Paris sobre o clima aponta que serão necessárias medidas drásticas para reduzir gases de efeito estufa e evitar aquecimento de mais de 2 graus Celsius (°C) até o fim do século XXI. Um estudo apoiado pela Fapesp estimou que o nível do mar na cidade de Santos pode aumentar entre 18 e 30 centímetros até 2050 e entre 36 centímetros e 1 metro em 2100. Sem medidas de mitigação e adaptação, os danos econômicos podem chegar a R$ 2 bilhões (Agência Fapesp, 2016).

É por tudo isto que é um imperativo construir uma nova sociedade que seja sustentável do ponto de vista econômico, social e ambiental. Para alcançar o desenvolvimento sustentável, é preciso que o mundo enfrente o desafio de não permitir que o aumento da temperatura média global seja maior do que dois graus Celsius no século XXI que torna um imperativo reduzir as concentrações de dióxido de carbono (e equivalentes) para 450 ppm (partes por milhão). Além disso, é preciso reduzir a quantidade de óxido nitroso (gás que atinge a camada de ozônio e aumenta o aquecimento global) liberado na atmosfera que pode mais que dobrar em meados do século XXI. Para isso, as emissões globais terão que ser reduzidas abaixo dos níveis de 1990. Reduzir as emissões aos níveis de 1990 é um desafio gigantesco. Para construir uma sociedade planetária sustentável, é importante a existência de um governo mundial para coordenar as estratégias com os governos nacionais de combate à degradação ambiental e à mudança climática. Pelo exposto, para evitar futuras inundações catastróficas nas cidades, é preciso dotá-las das condições para enfrentá-las e preparar o planeta Terra para combater a mudança climática global.

REFERÊNCIAS

Alcoforado, Fernando. O déficit de engenharia na solução do problema das enchentes no Brasil.  Publicado em 30/7/2018 no website <https://www.academia.edu/36300389/O_D%C3%89FICIT_DE_ENGENHARIA_NA_SOLU%C3%87%C3%.83O_DO_PROBLEMA_DAS_ENCHENTES_NO_BRASIL>.

Alcoforado, Fernando. Como preparar as cidades contra eventos climáticos extremos. Publicado em 10/02/2019 no website <https://www.academia.edu/38323819/COMO_PREPARAR_AS_CIDADES_CONTRA_EVENTOS_CLIM%C3%81TICOS_EXTREMOS..pdf>.

Alcoforado, Fernando. Flood control and its management. Publicado em 30/11/2018 no Journal of Atmospheric & Earth Sciences <http://www.heraldopenaccess.us//fulltext/Atmospheric-&-Earth-Sciences/Flood-Control-and-its-Management.pdf&gt;.

Alcoforado, Fernando. Catastrophic climate change requires new society model.Publicado em 5/5/2020 no Journal of Environmental Science Current Research <https://www.heraldopenaccess.us/openaccess/catastrophic-climate-change-requires-new-society-model>.

Russi, A. Catástrofes relacionadas à água causaram perdas mundiais de US$ 306 bi em 2017. Publicado no website <https://www.correiobraziliense.com.br/app/noticia/forummundialdaagua/2018/03/20/interna_forum_mundial_agua,667251/catastrofes-relacionados-a-agua-causaram-perdas-de-us-306-bilhoes.shtml>, 2018.

University of New South Wales. Mudanças Climáticas: Estudo estima a tendência de inundações mais intensas nas cidades e secas nas áreas rurais. Publicado no website <https://www.ecodebate.com.br/2017/08/17/mudancas-climaticas-estudo-estima-tendencia-de-inundacoes-mais-intensas-nas-cidades-e-secas-nas-areas-rurais/>, 2017.

Agência Fapesp. Acordo de Paris é insuficiente para frear o aquecimento global, diz relatório da ONU. Publicado no website <https://jornal.usp.br/ciencias/ciencias-ambientais/acordo-de-paris-e-insuficiente-para-frear-o-aquecimento-global-diz-relatorio-da-onu/>, 2016.

* Fernando Alcoforado, 81, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

CIVILISATION OU BARBARIE SONT LES CHOIX DU PEUPLE BRÉSILIEN AUX ÉLECTIONS DE 2022

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à démontrer que les élections de 2022 sont décisives pour l’avenir du Brésil car le peuple brésilien devra trancher entre les valeurs de civilisation et de démocratie ou celles de barbarie et de fascisme défendues par les candidats à la Présidence de la République. Il convient de noter que la civilisation est considérée comme le stade le plus avancé qu’une société humaine puisse atteindre d’un point de vue politique, économique, social, culturel, scientifique et technologique. Le contraire de la civilisation est la barbarie, qui est la condition de ce qui est sauvage, cruel, inhumain et grossier, c’est-à-dire qui ou ce qui est considéré comme barbare qui attaque le progrès politique, économique, social, culturel, scientifique et technologique. La barbarie a toujours été caractérisée tout au long de l’histoire de l’humanité par des groupes qui utilisent la force et la cruauté pour atteindre leurs objectifs.

Il existe certains éléments généralement acceptés de ce qui ferait une société civilisée : 1) fournir une sécurité garantie à tous les citoyens qui ne devraient pas craindre de perdre la vie ou de subir des dommages physiques ; 2) fournir les meilleurs soins médicaux possibles à tous les membres de la société ; 3) accorder l’accès à la nourriture et à l’eau à tous les citoyens afin que personne n’ait faim ou soif ; 4) offrir des conditions de logement de base à tous les citoyens ; 5) avoir un système législatif démocratique dont les lois sont établies pour préserver le bien-être de la population ; 6) fournir un système éducatif qui garantisse l’égalité d’accès à un enseignement de haut niveau pour tous en vue de rendre sa population hautement scolarisée ; 7) défendre l’environnement ; et, 8) garantir la liberté de pensée, de croyance, de religion, d’affiliation et d’expression de la population et le droit de participer aux décisions du gouvernement. Le terme barbarie signifie une rupture avec les normes morales qui régissent la vie en société et les contrôles sociaux basés sur les fondements de la civilisation, laissant place à la violence effrénée et au mépris de la démocratie et de l’être humain. Le grand défi pour le Brésil à l’époque contemporaine est de faire en sorte qu’après les élections de 2022, la civilisation s’impose à la barbarie du Bolsonaro dans laquelle se trouve le pays à l’heure actuelle.

Au Brésil. année après année, décennie après décennie, la barbarie et le mépris de l’être humain se sont accrus et il semble qu’il n’y ait pas de limite à ce phénomène. La barbarie a énormément augmenté sous le gouvernement Bolsonaro car sa politique économique a été désastreuse en adoptant les principes du néolibéralisme le plus radical cherchant à démanteler l’État développementiste brésilien construit depuis 1930 par Getúlio Vargas et maintenu par d’autres dirigeants, sa politique de création d’emplois n’est pas sa principale préoccupation en ne faisant rien pour réactiver l’économie de ce qui entraîne le plus haut niveau de chômage avec plus de 14 millions de chômeurs et 27 millions de travailleurs sous-utilisés déjà enregistrés dans l’histoire du Brésil, sa politique environnementale est responsable de la croissance des incendies et de la déforestation dans le Amazon et par désobéissance à l’Accord de Paris pour lutter contre le changement climatique mondial, sa politique scientifique et technologique a favorisé la destruction du Système national de la science, de la technologie et de l’innovation (SNCTI) construit au cours des 60 dernières années, sa politique éducative et culturelle se caractérise par une guerre sainte ultra-conservatrice de caractère néofasciste contre les idéaux progressistes et démocratiques, sa politique des droits sociaux se caractérise par le mépris des droits fondamentaux prévus dans la Constitution de 1988 et la démonstration de son détachement envers la démocratie et le manque de respect avec lequel elle aborde de larges secteurs sociaux et  sa désastreuse politique de santé publique n’a pas réussi à lutter contre la propagation du nouveau Coronavirus en rendant inopérant le ministère de la Santé, en plus de saboter toutes les mesures mises en place par les gouverneurs et maires pour lutter contre la propagation le virus.

Pour ces raisons, Bolsonaro doit être vaincu aux élections de 2022 car la barbarie et le fascisme qu’il défend sont les grandes menaces pour l’avenir du Brésil, non seulement à cause du gouvernement désastreux qu’il mène, surtout avec la négligence de la santé publique, mais aussi pour les attaques systématiques contre les institutions démocratiques. Aux élections de 2022, le Brésil a besoin de l’union de tout le peuple brésilien pour que la civilisation triomphe de la barbarie de Bolsonaro. Le Brésil doit sauver les idéaux de la poursuite du bonheur humain, de la justice et de l’égalité sociale prônés par les Lumières au Moyen Âge en Europe. La confrontation entre les forces qui défendent la civilisation et celles qui défendent la barbarie du Bolsonaro peut aboutir au maintien de la démocratie représentative au Brésil ou à sa fin avec la victoire du fascisme. De la même manière que les Lumières ont été la réponse politique et idéologique à la barbarie, il devrait être envisagé au Brésil d’unir, à l’heure actuelle, tous les citoyens qui défendent la démocratie, l’émancipation politique, la liberté de pensée et la justice sociale visant à promouvoir l’amélioration de la condition humaine dans le pays. Tout indique que Bolsonaro n’acceptera pas le résultat des élections de 2022 car, selon les sondages électoraux, il perdra face à tous les candidats probables, notamment face à l’ancien président Lula, et qu’un éventuel coup d’État serait planifié par lui qui aurait le le soutien de certains secteurs des Forces armées, de la police militaire et des milices. Le coup d’État serait la tentative de Bolsonaro d’éviter d’être traduit devant les barreaux de divers tribunaux pour répondre des crimes qu’il a commis. La barbarie du coup d’État pourrait se produire avant ou après les élections. Dans cette perspective, les forces de défense de la civilisation devraient se préparer à cet affrontement et pas seulement aux élections de 2022. En ce moment vécu au Brésil, il ne devrait pas y avoir de division des forces politiques en opposition au gouvernement Bolsonaro, mais il devrait y avoir un l’union autour d’un programme minimum commun qui unit tous dans la lutte pour défendre la civilisation. Ce programme minimum doit assurer l’union de tous pour anéantir la barbarie de notre pays.

* Fernando Alcoforado, 81, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018),  Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

CIVILIZATION OR BARBARISM ARE THE CHOICES OF THE BRAZILIAN PEOPLE IN THE 2022 ELECTIONS

Fernando Alcoforado*

This article aims to demonstrate that the 2022 elections are decisive for the future of Brazil because the Brazilian people will have to decide between the values of civilization and democracy or those of barbarism and fascism defended by candidates for the Presidency of the Republic. It should be noted that Civilization is considered the most advanced stage that a human society can reach from a political, economic, social, cultural, scientific and technological point of view. The opposite of civilization is Barbarism, which is the condition of what is savage, cruel, inhuman and coarse, that is, who or what is considered barbaric that attacks political, economic, social, cultural, scientific and technological progress. Barbarism has always been characterized throughout human history by groups that use force and cruelty to achieve their goals.

There are some generally accepted elements of what would make a civilized society: 1) provide guaranteed security for all citizens who should not fear loss of life or physical harm; 2) provide the best possible medical care for all members of society; 3) grant access to food and water to all citizens so that no one goes hungry or thirsty; 4) provide basic housing conditions for all citizens; 5) have a democratic legislative system whose laws are established to preserve the well-being of the population; 6) provide an educational system that guarantees equal access to high-level education for all people with a view to making its population highly educated; 7) defend the environment; and, 8) ensure the population’s freedom of thought, belief, religion, affiliation and expression and the right to participate in government decisions. The term barbarism means a break with the moral standards that regulate life in society and social controls based on the foundations of civilization, giving way to unbridled violence and contempt for democracy and for the human being. The great challenge for Brazil in the contemporary era is to ensure that, after the 2022 elections, civilization imposes itself on the barbarism of Bolsonaro in which the country finds itself at the present time.

In Brazil. year by year, decade by decade, barbarism and contempt for human beings have increased and there seems to be no limit to this phenomenon. Barbarism has increased enormously during the Bolsonaro government because its economic policy has been disastrous in adopting the principles of the most radical neoliberalism seeking to dismantle the Brazilian developmental state built since 1930 by Getúlio Vargas and maintained by other rulers, its employment generation policy is not its main concern by doing nothing to reactivate the economy of this resulting in the highest level of unemployment with more than 14 million unemployed and 27 million underutilized workers already recorded in the history of Brazil, its environmental policy is responsible for the growth of fires and deforestation in the Legal Amazon and by disobedience to the Paris Agreement to combat global climate change, its science and technology policy promoted the destruction of the National System of Science, Technology and Innovation (SNCTI) built over the last 60 years, its education and culture policy is characterized for an ultra-conservative holy war of neo-fascist character against progressive and democratic ideals, its social rights policy is characterized by disregarding the fundamental rights provided for in the 1988 Constitution and demonstrating its detachment to democracy and the lack of respect with which it addresses broad social sectors and its disastrous policy of the public health that failed to combat the spread of the new Coronavirus by rendering the Ministry of Health inoperative, in addition to sabotaging all the measures put in place by governors and mayors to combat the spread of the virus.

For these reasons, Bolsonaro needs to be defeated in the 2022 elections because the barbarism and fascism he defends are the great threats to the future of Brazil, not only because of the disastrous government he carries out, above all with the neglect for public health, but also for the systematic attacks on democratic institutions. In the 2022 elections, Brazil needs the union of all the Brazilian people to make civilization overcome the barbarism of Bolsonaro. Brazil needs to rescue the ideals of pursuit of human happiness, justice and social equality advocated by the Enlightenment during the Middle Ages in Europe. The confrontation between the forces defending civilization and those defending the barbarism of Bolsonaro can result in the maintenance of representative democracy in Brazil or its end with the victory of fascism. In the same way that the Enlightenment was the political and ideological response to barbarism, it should be considered in Brazil to unite, at the present time, all citizens who defend democracy, political emancipation, freedom of thought and social justice aiming to promote the improvement of the human condition in the country. Everything indicates that Bolsonaro will not accept the result of the 2022 elections because, according to electoral polls, he will lose to all likely candidates, especially to former president Lula, and that an eventual coup d’état would be planned by him that would have the support from certain sectors of the Armed Forces, militaries polices and militia. The coup d’etat would be Bolsonaro’s attempt to avoid being taken to the bars of various courts to answer for the crimes he has been committing. The barbarism of the coup d’état could occur before or after the elections. Given this perspective, the forces defending civilization should prepare for this confrontation and not just for the 2022 elections. In this moment lived in Brazil, there should not be a division of the political forces in opposition to the Bolsonaro government, but there should be a union around a common minimum program that unites everyone in the struggle to defend civilization. This minimum program must ensure the union of all to wipe out the barbarism of our country.

* Fernando Alcoforado, 81, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) and A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021) .

CIVILIZAÇÃO OU BARBÁRIE SÃO AS ESCOLHAS DO POVO BRASILEIRO NAS ELEIÇÕES DE 2022

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo demonstrar que as eleições de 2022 são decisivas para o futuro do Brasil porque que o povo brasileiro terá que decidir entre os valores da civilização e da democracia ou os da barbárie e do fascismo defendidos pelos candidatos à Presidência da República. É preciso observar que a Civilização é considerada o estágio mais avançado que uma sociedade humana pode alcançar do ponto de vista político, econômico, social, cultural, científico e tecnológico. O contrário de civilização é a Barbárie que é a condição daquilo que é selvagem, cruel, desumano e grosseiro, ou seja, quem ou o que é tido como bárbaro que atenta contra o progresso político, econômico, social, cultural, científico e tecnológico. A barbárie sempre se caracterizou ao longo da história da humanidade por grupos que usam a força e a crueldade para alcançar seus objetivos. 

Existem alguns elementos geralmente aceitos por todos sobre o que tornaria uma sociedade civilizada: 1) oferecer segurança garantida para todos os cidadãos que não devem temer a perda de suas vidas ou ter danos físicos; 2) prover assistência médica da melhor qualidade possível para todos os membros da sociedade; 3) conceder acesso à comida e água para todos os cidadãos de modo que nenhuma pessoa passe fome ou sede; 4) prover as condições básicas de habitação para todos os cidadãos; 5) possuir um sistema legislativo democrático cujas leis sejam estabelecidas para preservar o bem-estar da população; 6) prover um sistema educacional que garanta igualdade de acesso à educação de alto nível para todas as pessoas visando tornar sua população altamente educada; 7) defender o meio ambiente; e, 8) assegurar para a população a liberdade de pensamento, crença, religião, afiliação e expressão e o direito de participar das decisões de governo. O termo barbárie significa uma ruptura com os padrões morais que regulam a vida em sociedade e os controles sociais baseados nos fundamentos da civilização dando lugar à violência desenfreada e o desprezo pela democracia e pelo ser humano. O grande desafio do Brasil na era contemporânea é fazer com que, após as eleições de 2022,  a civilização se imponha sobre a barbárie bolsonarista em que o País se encontra no momento atual.  

No Brasil. ano a ano, década a década, a barbárie e o desprezo pelo ser humano têm aumentado parecendo não haver um limite para este fenômeno. A barbárie aumentou enormemente durante o governo Bolsonaro porque sua política econômica tem sido desastrosa ao adotar os princípios do neoliberalismo mais radical buscando desmantelar o Estado brasileiro desenvolvimentista construído desde 1930 por Getúlio Vargas e mantido por outros governantes, sua política de geração de emprego não é sua preocupação fundamental ao nada fazer para reativar a economia disto resultando no maior nível de desemprego com mais de 14 milhões de desempregados e 27 milhões de trabalhadores subutilizados já registrados na história do Brasil, sua política ambiental é responsável pelo crescimento das queimadas e do desmatamento na Amazônia Legal e pela desobediência ao Acordo de Paris de combate à mudança climática global, sua política de ciência e tecnologia promoveu a destruição do Sistema Nacional de Ciência, Tecnologia e Inovação (SNCTI) construído ao longo dos últimos 60 anos, sua política de educação e cultura se caracteriza por uma guerra santa ultraconservadora de caráter neofascista contra os ideais progressistas e democráticos, sua política dos direitos sociais se caracteriza por desprezar os direitos fundamentais previstos na Constituição de 1988 e demonstrar seu desapego à democracia e a falta de respeito com a qual se dirige a amplos setores sociais e sua  desastrosa política de saúde pública fracassou no combate à propagação do novo Coronavirus ao tornar inoperante o Ministério da Saúde, além de sabotar todas as medidas postas em prática por governadores e prefeitos para combater a propagação do vírus.

Pelo exposto, Bolsonaro precisa ser derrotado nas eleições de 2022 porque a barbárie e o fascismo por ele defendidas são as grandes ameaças ao futuro do Brasil, não apenas pelo desastroso governo que realiza, sobretudo com o descaso para com a saúde pública, mas também pelos atentados sistemáticos contra as instituições democráticas. Nas eleições de 2022, o Brasil precisa da união de todo o povo brasileiro para fazer com que a civilização se sobreponha a barbárie bolsonarista. O Brasil precisa resgatar os ideais de busca da felicidade humana, da justiça e da igualdade social preconizadas pelo Iluminismo durante a idade Média na Europa. Do confronto entre as forças defensoras da civilização e as defensoras da barbárie bolsonarista pode resultar a manutenção da democracia representativa no Brasil ou o seu fim com a vitória do fascismo. Da mesma forma que o Iluminismo foi a resposta política e ideológica à barbárie, o mesmo deveria ser considerado no Brasil para unir, no momento atual, a todos os cidadãos que defendem a democracia, a emancipação política, a liberdade de pensamento e a justiça social visando promover a melhoria da condição humana no País. Tudo indica que Bolsonaro não vai aceitar o resultado das eleições de 2022 porque, de acordo com as pesquisas eleitorais,  perderá para todos os prováveis candidatos, sobretudo para o ex-presidente Lula, e que um eventual golpe de estado estaria sendo por ele planejado que teria o apoio de determinados setores das Forças Armadas, de policiais militares e de milicianos. O golpe de estado seria a tentativa de Bolsonaro de evitar ser levado às barras de vários tribunais para responder pelos crimes que vem praticando. A barbárie do golpe de estado poderia ocorrer antes ou depois das eleições. Diante desta perspectiva, as forças defensoras da civilização deveriam se preparar para este enfrentamento e não apenas para as eleições de 2022. Neste momento vivido no Brasil não deveria haver a divisão das forças políticas de oposição ao governo Bolsonaro e sim haver a união em torno de um programa comum mínimo que una a todos na luta em defesa da civilização. Este programa mínimo deve assegurar a união de todos para varrer a barbárie de nosso País.  

* Fernando Alcoforado, 81, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) e A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).

COMMENT ÉVITER LA PRÉVISION DE STEPHEN HAWKING QUE L’HUMANITÉ N’A QUE 100 ANS VIVANT SUR TERRE

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter ce qu’a dit le regretté scientifique Stephen Hawking qui a déclaré en 2018 que l’espèce humaine pourrait être amenée à l’extinction dans 100 ans et que, de ce fait, il forcerait les êtres humains à quitter la Terre, ainsi que démontrer que les menaces d’extinction de l’espèce humaine citées par Hawking peuvent être affrontées sans que les êtres humains aient besoin de s’échapper de la Terre. Stephen Hawking, décédé en 2018, était un physicien théoricien et cosmologue britannique, internationalement reconnu pour sa contribution à la science, étant l’un des scientifiques les plus renommés du 20e siècle. Les déclarations de Hawking ont été faites dans le documentaire Expedition New Earth présenté par la BBC dans la série Tomorrow’s World. Hawking a expliqué qu’au début du 22e siècle, la Terre connaîtra une autre période d’extinction massive causée par diverses raisons, notamment le changement climatique causé par le réchauffement climatique, l’augmentation galopante de la population mondiale, les guerres nucléaires et la création de virus génétiquement modifiés. celles qui, selon lui, forceraient les êtres humains à quitter la Terre. De plus, Hawking pensait que le risque de collision d’astéroïdes avec la Terre serait encore plus grand, ce qui obligerait les humains à coloniser d’autres planètes. Il explique que nous avons déjà assez de technologie pour détruire la planète, mais pas pour y échapper, ce qui devrait être fait d’ici un siècle.

Il est à noter qu’en novembre 2016, Hawking a fait une déclaration indiquant que les humains devraient se préparer à une éventuelle extinction de leur propre espèce, s’ils ne quittent pas la planète au cours du prochain millénaire. Le terme pour lui est maintenant de 100 ans. Cette période de 100 ans donnée par Hawking part du principe que l’extinction de l’espèce humaine se produira si rien n’est fait pour empêcher les événements catastrophiques mentionnés par lui. En 2017, Hawking a déclaré que, bien que les chances qu’une catastrophe naturelle détruise la planète Terre au cours d’une année donnée soient très faibles, il convient de noter que ces chances ont augmenté avec le temps et finiront par devenir une certitude pour la prochaine dix mille ans. Hawking avait raison lorsqu’il a dit l’humanité aurait dû être dispersée dans l’espace depuis longtemps pour qu’une catastrophe sur Terre ne signifie pas la fin de l’espèce humaine. Cependant, les menaces pointées par Hawking ne justifient pas la fuite des êtres humains de la Terre, mais plutôt la recherche d’une solution, comme nous l’avons souligné dans notre livre Humanidade menacée et stratégies pour sa survie publié par Editora Dialética de São Paulo.

Les menaces posées par le changement climatique causé par le réchauffement climatique, l’augmentation effrénée de la population mondiale, les guerres nucléaires et les pandémies citées par Hawking peuvent être affrontées sans que les êtres humains aient besoin de s’échapper de la Terre. Dans notre livre, cité plus haut, il a été proposé que, pour faire face à la menace du changement climatique, le modèle de développement durable puisse être adopté dans chaque pays et globalement et qu’un gouvernement mondial démocratique puisse être mis en place pour ordonner l’environnement de la planète et, pour pour éliminer les guerres, un gouvernement mondial démocratique et un parlement mondial peuvent être constitués pour arbitrer les conflits internationaux et assurer la paix mondiale. À leur tour, pour éviter les pandémies, des politiques mondiales peuvent être adoptées par un gouvernement mondial qui fait que les êtres humains vivent en harmonie avec la nature, arrête immédiatement la dégradation et le défrichement des forêts et renforce les systèmes de surveillance sanitaire dans tous les pays, interdiction internationale du commerce des espèces à haut risque de transmission du virus, l’éradication de la consommation de viande sauvage dans le monde et la création d’une bibliothèque de génétique virale, qui aide à la cartographie des endroits où de nouveaux agents pathogènes élevés peuvent survenir. Dans le cas d’astéroïdes entrant en collision avec la Terre, vous pouvez adopter comme stratégie de dévier leurs trajectoires ou de les détruire avec des bombes nucléaires s’ils sont loin de la Terre.

Il est à noter que l’avertissement du grand scientifique Hawking de l’extinction de l’espèce humaine ne tiennent pas compte les menaces qui planent contre l’humanité à court terme. Hawking n’incluait pas d’autres menaces, telles que de grandes éruptions volcaniques similaires à celles d’il y a 250 millions d’années qui ont mis fin à un cycle de vie sur Terre, la collision de comètes/morceaux de comètes à 20 km, 50 km, 100 km et 150 km de diamètre transportant 107 mégatonnes d’énergie d’impact et d’émission de rayons gamma résultant de l’explosion d’étoiles de supernova comme celle qui a frappé la Terre il y a près de 450 millions d’années. Les menaces qui pèsent sur l’humanité à moyen et long terme non plus n’ont pas été envisagées par Hawking, comme la collision avec la Terre des planètes du système solaire, en particulier Mercure, et des planètes orphelines, les conséquences de l’augmentation continue de la distance de la Lune à la Terre, la mort du Soleil, la collision des galaxies d’Andromède et de la Voie Lactée et la fin de l’Univers. Dans notre livre L’humanité menacée et les stratégies pour sa survie, nous admettons que les stratégies d’évasion humaine devraient être adoptées vers des emplacements habitables alternatifs plus viables dans le système solaire tels que Mars, la lune de Saturne, Titan, et la lune de Jupiter, Callisto, uniquement en cas de grandes éruptions de volcans, la collision avec la Terre des planètes du système solaire et des planètes orphelines, les conséquences de l’éloignement de la Lune de la Terre et l’explosion des rayons gamma émis vers la Terre. Dans notre livre, nous formulons également des stratégies d’évasion pour les humains de la planète Terre pour les exoplanètes situées, par exemple, dans le système stellaire Alpha Centauri avant la mort du Soleil, pour les exoplanètes situées dans des galaxies plus proches de la Voie lactée telles que la Galaxie Naine du Grand Chien ou le Grand Nuage de Magellan avant la collision des galaxies d’Andromède et de la Voie Lactée et aux univers parallèles avant la fin de notre Univers.

La planète Mars est, à l’heure actuelle, la principale alternative de fuite de l’espèce humaine dans le système solaire en cas de menace d’extinction de l’espèce humaine. Il existe déjà des plans pour coloniser Mars comme ceux de la NASA, d’Elon Musk, PDG de Space X, et de la Chine. Ce n’est que dans deux décennies que la NASA prévoit d’envoyer les premiers astronautes sur la planète rouge. Pour la NASA, de nombreux défis doivent encore être surmontés avant que les humains puissent occuper la planète Mars, comme les rayonnements cosmiques, les effets de la microgravité et les contaminations mortelles pour l’homme. Le plan de la NASA est de mener dans un premier temps des expériences sur la santé et le comportement humains sur la planète Mars, de développer des systèmes pour cultiver de la nourriture et recycler l’eau, et également d’évaluer comment vivre et travailler à la surface de Mars et en transit dans des engins spatiaux pour maintenir la vie humaine pendant ans avec seulement un entretien de routine. Les astronautes voyageant vers Mars peuvent passer jusqu’à trois ans dans l’espace, où le rayonnement cosmique est élevé et donc le risque de développer un cancer, de perdre de la densité osseuse et de souffrir d’autres problèmes de santé est plus élevé. Elon Musk a déclaré dans une interview que SpaceX pourra emmener des gens sur Mars en 2026 au moment de la plus grande proximité entre la Terre et Mars, ce qui est une opportunité favorable pour les lancements d’engins spatiaux, qui ne se produisent qu’une fois tous les 26 mois, et coloniser Mars avec un million d’humains d’ici 2050. La Chine, quant à elle, prévoit la première mission habitée vers Mars pour 2033, les missions suivantes faisant partie d’un plan à long terme pour construire une base habitée permanente sur la planète rouge, extraire ses ressources, exploiter l’eau sous le la surface de la planète, produire de l’oxygène sur place et produire de l’électricité. La Chine prévoit également de développer la technologie pour renvoyer des astronautes sur Terre. Une mission aller-retour sans pilote pour obtenir des échantillons de sol martien devrait avoir lieu d’ici la fin de 2030.

L’effort pour coloniser Mars nécessite cependant que la présence d’eau soit prouvée sur une planète sèche et assez froide. La température moyenne à la surface de Mars varie de -125 degrés Celsius pendant l’hiver martien à 22 degrés Celsius pendant l’été martien. L’atmosphère de Mars est composée à plus de 95 % de dioxyde de carbone. Les 5% restants correspondent à des substances telles que l’azote et l’oxygène. L’atmosphère est donc mince et pauvre en oxygène. Mars a de la glace à ses pôles, qui n’est pas constituée d’eau mais de dioxyde de carbone. Les tempêtes de sable sur la planète rouge ont des vents qui peuvent atteindre 150 km/h. Ils durent des semaines ou des mois et peuvent envahir la planète entière. Cette situation pourrait changer avec la terraformation de Mars. L’utilisation de cyanobactéries et de phytoplancton sur Mars est un moyen de convertir le CO2 en oxygène respirable. Pour améliorer la problématique de la température de surface, l’implantation d’industries est envisagée. Avec cette action, la pression atmosphérique augmenterait probablement en faisant passer du CO2 sous forme de glace sèche de l’état solide directement au gaz et ferait aussi éventuellement fondre les calottes polaires, situées dans la cryosphère de la planète. Le passage des calottes polaires de la glace sèche à l’état solide directement au gaz serait important pour augmenter l’épaisseur de l’atmosphère martienne, ce qui contribuerait à augmenter la température et la pression atmosphérique de la planète. L’utilisation de deux miroirs en mode statique pour diriger les rayons du soleil vers les calottes polaires afin de faire passer de l’état solide directement à la couche gazeuse de glace de CO2 peut contribuer à l’augmentation de l’effet de serre sur Mars.

De ce qui précède, on peut dire que les menaces d’extinction de l’espèce humaine mentionnées par Hawking peuvent être affrontées sans que les êtres humains aient besoin de s’échapper de la Terre, à condition que les stratégies présentées dans notre livre L’humanité menacée et les stratégies pour sa survie soient adoptées afin de lutter contre le changement climatique, l’explosion démographique, les guerres nucléaires et les pandémies évoquées par lui et il a été démontré que d’autres menaces à la vie humaine, notamment celles venant de l’espace extra-atmosphérique, nécessitent l’adoption de stratégies qui contribuent à planifier la fuite des êtres humains vers d’éventuels emplacements habitables à l’intérieur et à l’extérieur du système solaire et que la colonisation de Mars pourrait avoir lieu à partir des années 2030.

* Fernando Alcoforado, 81, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018),  Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019) et A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021).