LA FIN DE LA MONDIALISATION AVEC LE NOUVEAU CORONAVIRUS PANDEMIC

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à démontrer que la mondialisation contemporaine est menacée en raison de la dépression persistante de l’économie mondiale qui a commencé en 2008, de la pandémie du nouveau coronavirus qui a ébranlé le commerce international, de l’endettement étourdissant du public, des familles et des entreprises encore aggravé par la pandémie et l’aggravation de la stagnation économique qui a frappé l’ensemble de l’économie mondiale. Le monde est confronté à la perspective d’un changement profond avec un retour à l’économie nationale qui serait autosuffisant. Ce changement est l’exact opposé de la mondialisation. Plus la pandémie durera, elle compromettra la mondialisation et renforcera le discours de la recherche de l’autosuffisance nationale.

Au cours des trois dernières décennies, la mondialisation économique et financière a été un échec économique et social retentissant. La mondialisation économique et financière a des gagnants comme le système financier international et la Chine et, en tant que perdants, la grande majorité des pays du monde. C’est un fait que les pertes sociales causées par un monde plus globalisé ont été immenses. Le chômage affecte des millions de travailleurs dans le monde et les inégalités sociales ont atteint des niveaux record. La mondialisation était déjà attaquée par des populistes, des terroristes, des guerriers commerciaux et des militants du climat. Maintenant, le nouveau Coronavirus est arrivé pour mettre en échec les structures de la mondialisation.

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement prévoit une réduction de 5% à 15% des investissements étrangers directs dans le monde en 2020 en raison du nouveau Coronavirus. L’OCDE prévoit que l’impact mondial du nouveau Coronavirus devrait générer une perte de 0,5 à 1,5 point de pourcentage du PIB mondial. C’est une valeur de 500 milliards à 1,4 billion de dollars en génération de richesse qui cessera tout simplement d’exister. Le nouveau Coronavirus n’a pas de passeport, il ignore les frontières, mais il alimente également le protectionnisme et le nationalisme.

Le premier impact du nouveau Coronavirus sur l’économie mondiale a été la fermeture des industries chinoises. Des voitures aux iPhones, les chaînes de production les plus variées réparties sur la planète ont commencé à subir un choc inattendu, provoqué par l’organisme microscopique qui s’est échappé du marché animal de la ville chinoise de Wuhan. La vision du nouveau virus comme un «envahisseur étranger» ou un «danger chinois» sert de nourriture aux idéologies nationalistes et même au racisme pur et simple. La pandémie a également révélé le risque de confiance dans les chaînes de production mondiales et fait revivre le protectionnisme. À mesure que le virus se propage en Europe et dans le monde, il rend la Chine un peu plus fragile et sa dépendance mondiale à son égard comme «l’usine du monde» est plus douteuse.

La mondialisation de la maladie s’est produite avec des navires et des avions qui l’ont propagée très rapidement sur la planète. Pour se protéger, l’impulsion immédiate des pays était de battre en retraite et de lever les barrières. Nous voyons déjà le nombre de vols chuter de façon spectaculaire. D’une certaine manière, ce virus met en évidence le déséquilibre de la mondialisation. Plus que des usines qui retournent dans leur pays d’origine, nous voyons des entreprises diversifier la chaîne d’approvisionnement afin qu’elles ne soient plus aussi dépendantes d’un pays, comme la Chine.

Le nouveau Coronavirus peut changer le cours de l’histoire. Sa diffusion peut être un moment décisif dans les débats sur ce que le monde pourrait intégrer ou séparer. Même avant l’arrivée du virus en Europe, le changement climatique, les problèmes de sécurité et les plaintes concernant le commerce déloyal avaient accru les inquiétudes concernant le transport aérien mondial et les chaînes d’approvisionnement industrielles mondialisées, et renforcé les doutes quant à la fiabilité des La Chine en tant que partenaire. Avec le nombre de personnes infectées et de morts, l’impact économique est redimensionné à chaque nouveau signe que cette crise est plus profonde qu’on ne le pensait.

La crise du nouveau Coronavirus a aggravé la crise de l’économie mondiale, qui peut être plus grande que la Grande Dépression des années 1930. La capacité du système capitaliste à se remettre de la crise actuelle et à reprendre l’accumulation de capital à long terme est remise en question qui serait comparable à la dépression économique survenue dans les années 1930 et qui s’est rétablie dix ans plus tard grâce aux investissements publics dans les travaux publics et aux dépenses militaires axées sur la Seconde Guerre mondiale. Une question cruciale concerne le niveau et le croissance  de la dette publique, mais aussi celle des ménages et des entreprises, au point que l’annulation de la dette devient une revendication politique qui peut facilement être assumée par un très grand nombre de travailleurs et aussi, les micro et moyennes entreprises.

Il faut tenir compte du fait que la crise économique et financière mondiale de 2008, c’est-à-dire la grande récession qui a commencé il y a douze ans, n’a jamais pris fin. De nombreux économistes appellent la Grande Dépression, la période ouverte par la crise mondiale, lorsque la faillite en octobre 2008 de la banque Lehmann Brothers en fut le point culminant. Ce nom est pleinement justifié par la similitude de la rupture avec ce qui s’est passé avec la dépression de 1929 et, principalement, par la très longue phase de reprise de la crise qui a commencé au début des années 40.

La crise du nouveau Coronavirus a retrouvé l’économie mondiale dans un mauvais état car, en plus d’être extrêmement endettée, elle stagne dans sa croissance. En outre, les pays du monde, en particulier les pays capitalistes centraux, sont confrontés à l’affaiblissement des outils monétaires disponibles, à la perte du pouvoir d’intervention des banques centrales et au niveau très élevé de la dette publique. De 2008 à 2020, l’exploitation des ressources naturelles a entraîné une augmentation des prix des matières premières de base, sous l’effet du début de la rareté des ressources minérales et de la dégradation de l’environnement, tandis que les impacts du réchauffement climatique commencent à toucher tous les pays.

Aujourd’hui, le monde est confronté à l’affaiblissement des gouvernements pour intervenir dans les économies nationales. En outre, le monde est régi par les forces d’un marché totalement non réglementé, c’est-à-dire hors de contrôle. Au lieu de la stabilité, ce que nous avons aujourd’hui est un système ruiné et largement non réglementé connu sous le nom de «mondialisation», gouverné par des cowboys économiques sans aucun intérêt pour la justice économique et sociale et la durabilité environnementale. Le nouveau coronavirus associé à l’échec de la mondialisation fait échouer les économies mondiales du nord et du sud avec une crise qui a tendance à les mettre en faillite.

Le nouveau Coronavirus ébranle les piliers qui soutiennent le temple de la mondialisation, entraînant une déstabilisation du système capitaliste mondial. L’effondrement imminent du système capitaliste mondial est l’occasion de repenser et de reconstruire à nouveau l’architecture économique et financière internationale, afin qu’elle soit plus résistante aux chocs économiques et qu’elle lutte contre les perturbations climatiques et l’extinction des espèces. Ce qui était économiquement impensable est désormais possible.

L’échec de la mondialisation avait déjà mis à l’ordre du jour la rhétorique nationaliste qui était évidente dans les discours de Donald Trump aux États-Unis et des partisans du Brexit au Royaume-Uni. Le nouveau Coronavirus a renforcé ce discours. La perception qui commence à se produire est que la mondialisation actuelle peut être annulée sous la pression de la pandémie et de l’échec de la mondialisation. Le plus grand danger pour la mondialisation est représenté par le nouveau Coronavirus car plus la pandémie dure et plus il y a d’obstacles à la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux, cet état de fait compromettra la mondialisation et renforcera le discours de la recherche de l’autosuffisance nationale.

La nouvelle pandémie de coronavirus a restauré les “fondements nationaux”. En l’absence d’un système international de coopération et de coordination fondé sur des institutions multilatérales telles que les Nations Unies (ONU) et l’Organisation mondiale de la santé, les pays ont été contraints d’utiliser leurs propres forces, ressources et institutions. Chaque pays a réagi différemment à la maladie – en fonction de ses propres systèmes de santé, cultures, institutions politiques et capacités financières. La nouvelle pandémie de coronavirus a mis en évidence la dépendance des pays à l’égard du matériel hospitalier chinois et la nécessité d’une autonomie nationale.

Le monde est confronté à la perspective d’un changement profond avec un retour à une économie nationale autosuffisante. Ce changement est l’exact opposé de la mondialisation. Alors que la mondialisation implique une division du travail entre des économies disparates, un retour à une économie nationale autosuffisante signifie que les nations iraient dans la direction opposée à la mondialisation. C’est cette idée d’autosuffisance dans les économies nationales que je défends dans mes livres «L’invention d’un nouveau Brésil» et «Comment inventer l’avenir pour changer le monde», tous deux publiés par Editora CRV à Curitiba, Paraná, ainsi qu’une plus grande coordination et coopération internationale avec la constitution d’un gouvernement mondial qui agirait pour ordonner l’économie mondiale chaotique, bâtir un monde de paix et empêcher l’effondrement de la survie de la Terre et de l’humanité avec le développement durable.

Afin d’atténuer l’impact négatif du nouveau Coronavirus sur la mondialisation, un pacte international doit être signé par le biais des Nations Unies et des organisations mondiales visant à reconstruire l’économie mondiale sur de nouvelles bases car la mondialisation qui a fonctionné jusqu’à l’avènement du nouveau Coronavirus est terminée.

* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

THE END OF GLOBALIZATION WITH THE NEW CORONAVIRUS PANDEMIC

Fernando Alcoforado*

This article aims to demonstrate that contemporary globalization is threatened due to the continuing depression in the world economy that started in 2008, the pandemic of the new Coronavirus that shook international trade, the dizzying public, family and business indebtedness further aggravated by the pandemic. and the deepening of the economic stagnation that hit the entire world economy. The world faces the prospect of profound change with a return to the national economy that would be self-sufficient. This shift is the exact opposite of globalization. The longer the pandemic lasts, it will compromise globalization and reinforce the discourse of the search for national self-sufficiency.

Over the past three decades, economic and financial globalization has been a resounding economic and also social failure. Economic and financial globalization is having winners like the international financial system and China and, as losers, the vast majority of countries in the world. It is a fact that the social losses caused by a more globalized world were immense. Unemployment affects millions of workers worldwide and social inequalities have reached record levels. Globalization was already under attack by populists, terrorists, commercial warriors and climate activists. Now, the new Coronavirus has arrived to shake the structures of globalization.

The United Nations Conference on Trade and Development forecasts a 5% to 15% reduction in foreign direct investments in the world in 2020 due to the new Coronavirus. The OECD projects that the global impact of the Coronavirus should generate a loss of 0.5 to 1.5 percentage points of global GDP. It is a value of 500 billion to 1.4 trillion dollars in wealth generation that will simply cease to exist. The new Coronavirus has no passport, it ignores borders, but it also fuels protectionism and nationalism.

The first impact of the new Coronavirus on the global economy was the shutdown of Chinese industries. From cars to iPhones, the most varied production chains spread across the planet began to suffer an unexpected shock, caused by the microscopic organism that escaped from the animal market in the Chinese city of Wuhan. The vision of the new virus as a “foreign invader” or a “Chinese danger” serves as food for nationalist ideologies and even pure and simple racism. The pandemic also revealed the risk of confidence in global production chains and brought protectionism back to life. As the virus spreads to Europe and the world, it makes China a little more fragile and its global dependence on it as ‘the factory in the world’ more doubtful.

The globalization of the disease happened with ships and airplanes that spread it very quickly on the planet. To protect themselves, the countries’ immediate impulse was to retreat and raise barriers. We already see flight numbers dropping dramatically. In a way, this virus highlights the imbalance in globalization. More than factories returning to their country of origin, we see companies diversifying the supply chain so that they are no longer as dependent on a country, like China.

The new Coronavirus can change the course of history. Its dissemination can be a decisive moment in the debates about how much the world could integrate or separate. Even before the virus’s arrival in Europe, climate change, security concerns and complaints about unfair trade had heightened anxieties about global air travel and globalized industrial supply chains, and reinforced doubts about the reliability of China as a partner. Along with the number of infected and dead, the economic impact is resized with each new sign that this crisis is deeper than previously thought.

The crisis of the new Coronavirus worsened the crisis of the global economy, which may be greater than the Great Depression of the 1930s. The capacity of the capitalist system to recover from the current crisis and to resume capital accumulation in the long term is being questioned which would be comparable to the economic depression that occurred in the 1930s and which recovered ten years later thanks to public investments in public works and military expenditures focused on the Second World War. A crucial issue concerns the level and growing of public debt, but also the debt of households and companies, to the point that debt cancellation becomes a political claim that can easily be assumed by a very large number of workers and, also, micro and medium entrepreneurs.

A fact that must be considered is that the global economic and financial crisis of 2008, that is, the great recession that started twelve years ago, never ended. Many economists call the Great Depression, the period opened by the world crisis, when the bankruptcy in October 2008 of the Lehmann Brothers bank was the culmination. This name is fully justified by the similarity of the rupture with what happened with the depression of 1929 and, mainly, by the very long phase, of recovery from the crisis that began in the early 1940s.

The crisis of the new Coronavirus found the world economy in a bad state because, in addition to being extremely indebted, it was stagnating in its growth. Furthermore, the countries of the world, especially the central capitalist countries, are facing the weakening of the available monetary tools, the loss of central bank intervention power and the very high level of public debt. From 2008 to 2020, the exploitation of natural resources led to an increase in the prices of basic raw materials, under the effect of the beginning of the scarcity of mineral resources and environmental degradation, while the impacts of global warming are beginning to reach all countries.

Today, the world faces the weakening of governments to intervene in national economies. Furthermore, the world is governed by the market forces completely unregulated, that is, out of control. Instead of stability, what we have today is a ruined, largely unregulated system known as “globalization” ruled by economic cowboys with no interest in economic and social justice and environmental sustainability. The new Coronavirus associated with the failure of globalization is causing the global northern and southern economies to stagger with a crisis that tends to bankrupt them.

The new Coronavirus is shaking the pillars that support the temple of globalization, causing the world capitalist system to become destabilized. The imminent collapse of the world capitalist system is an opportunity to redesign and rebuild the international economic and financial architecture again, so that it is more resistant to economic shocks and works to combat climate disruption and species extinction. What used to be economically unthinkable is now possible.

The failure of globalization had already put on the agenda the nationalist rhetoric that was evident in the speeches of Donald Trump in the United States and of Brexit supporters in the United Kingdom. The new Coronavirus reinforced this speech. The perception that is starting to happen is that the current globalization can be undone under the pressure of the pandemic and the failure of globalization. The greatest danger to globalization is represented by the new Coronavirus because the longer the pandemic lasts and the more obstacles to the free flow of people, goods and capital, this state of affairs will compromise globalization and reinforce the discourse of the search for national self-sufficiency.

The new Coronavirus pandemic has restored “national foundations”. In the absence of an international system of cooperation and coordination based on multilateral institutions such as the United Nations (UN) and the World Health Organization, countries were forced to use their own strengths, resources and institutions. Each country responded differently to the disease – according to its own health systems, cultures, political institutions and financial capacity. The new Coronavirus pandemic highlighted the countries’ dependence on China’s hospital equipment and the need for national self-reliance.

The world faces the prospect of profound change with a return to the national economy that is self-sufficient. This shift is the exact opposite of globalization. While globalization implies a division of labor between disparate economies, a return to the self-sufficient national economy means that nations would move in the opposite direction to globalization. It is this idea of self-sufficiency in national economies that I defend in my books “The invention of a new Brazil” and “How to invent the future to change the world”, both published by Editora CRV in Curitiba, Paraná, as well as greater coordination and international cooperation with the constitution of a world government that would act to order the chaotic world economy, build a world of peace and prevent the collapse of the life support of Earth and humanity with sustainable development.

In order to mitigate the negative impact of the new Coronavirus on globalization, an international pact must be signed through the UN and global organizations aimed at rebuilding the world economy on new bases because the globalization that operated until the advent of Coronavirus has ended.

* Fernando Alcoforado, 80, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

O FIM DA GLOBALIZAÇÃO COM A PANDEMIA DO NOVO CORONAVIRUS

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo demonstrar que a globalização contemporânea está ameaçada devido à continuidade da depressão na economia mundial iniciada em 2008, à pandemia do novo Coronavirus que abalou o comércio internacional, ao vertiginoso endividamento público, das famílias e das empresas agravado ainda mais pela pandemia e ao aprofundamento da estagnação econômica que atingiu toda a economia mundial. O mundo enfrenta a perspectiva de uma mudança profunda com um retorno à economia nacional que seja autossuficiente. Esta mudança é exatamente o oposto da globalização. Quanto mais pandemia durar comprometerá a globalização e reforçará o discurso da busca da autossuficiência nacional.

Nas últimas três décadas, a globalização econômica e financeira foi um retumbante fracasso econômico e, também, social. A globalização econômica e financeira está tendo  vencedores como o sistema financeiro internacional e a China e como perdedores a grande maioria dos países do mundo.  É fato que as perdas sociais provocadas por um mundo mais globalizado foram imensas. O desemprego afeta milhões de trabalhadores em todo o mundo e as desigualdades sociais alcançaram níveis recordes. A globalização já estava sob ataque de populistas, terroristas, guerreiros comerciais e ativistas climáticos. Agora, chegou o novo Coronavírus para abalar as estruturas da globalização.

A Conferência das Nações Unidas sobre Comércio e Desenvolvimento prevê redução de 5% a 15% nos investimentos estrangeiros diretos no mundo em 2020 devido ao novo Coronavirus. A OCDE projeta que o impacto mundial do novo Coronavírus deve gerar prejuízo de 0,5 a 1,5 ponto percentual do PIB global. Trata-se de um valor de 500 bilhões a 1,4 trilhão de dólares em geração de riqueza que simplesmente deixará de existir. O novo Coronavirus não tem passaporte, ignora fronteiras, mas também alimenta o protecionismo e o nacionalismo.

O primeiro impacto do novo Coronavírus na economia global foi a paralisação das indústrias chinesas. De carros a iPhones, as cadeias de produção mais variadas espalhadas pelo planeta passaram a sofrer um choque inesperado, provocado pelo organismo microscópico que escapou do mercado de animais na cidade chinesa de Wuhan. A visão do novo vírus como um “invasor estrangeiro” ou um “perigo chinês” serve de alimento a ideologias nacionalistas e até ao racismo puro e simples. A pandemia também revelou o risco da confiança nas cadeias globais de produção e fez ressurgir o protecionismo. À medida que o vírus se espalha para a Europa e pelo mundo, torna a China um pouco mais frágil e a dependência mundial dela como ‘a fábrica do mundo’ mais duvidosa.

A globalização da doença aconteceu com navios e aviões que a espalhou muito rapidamente pelo planeta. Para se proteger, o impulso imediato dos países foi o de recuar e erguer barreiras. Já vemos os números de voos caindo drasticamente. De certa forma, esse vírus ressalta o desequilíbrio na globalização. Mais do que fábricas voltando para seu país de origem, vemos empresas diversificando a cadeia de suprimentos para que não sejam mais tão dependentes de um ­país, como a China.

O novo Coronavírus pode mudar o curso da história. Sua disseminação pode ser um momento decisivo nos debates sobre quanto o mundo poderia se integrar ou se separar. Mesmo antes da chegada do vírus à Europa, as mudanças climáticas, as preocupações com a segurança e as queixas sobre o comércio injusto haviam intensificado as ansiedades sobre viagens aéreas globais e cadeias de suprimentos industriais globalizadas, além de terem reforçado as dúvidas sobre a confiabilidade da China como parceira. Junto com o número de infectados e mortos, o impacto econômico é redimensionado a cada novo sinal de que esta crise é mais profunda do que se imaginava.

A crise do novo Coronavirus agravou a crise da economia global que pode ser maior do que a Grande Depressão da década de 1930. Questiona-se no momento a capacidade do sistema capitalista de se recuperar da crise atual e de retomar a acumulação de capital em longo prazo que seria comparável com a depressão econômica que ocorreu nos anos 1930 e que se recuperou dez anos depois graças aos investimentos públicos em obras públicas e aos gastos militares voltados para a 2ª Guerra Mundial. Uma questão crucial diz respeito ao nível e crescimento da dívida pública, mas também da dívida das famílias e das empresas, ao ponto de o cancelamento das dívidas se tornar uma reivindicação política que pode, facilmente, ser assumida por um número muito grande de trabalhadores e, também, micro e médio empresários.

Um fato que é preciso considerar é que a crise econômico-financeira global de 2008, isto é, a grande recessão iniciada há doze anos nunca terminou. Muitos economistas designam pelo nome de Great Depression (grande depressão), o período aberto pela crise mundial, em que a falência, em outubro de 2008, do banco Lehmann Brothers foi o ponto culminante. Esse nome é totalmente justificado pela semelhança da ruptura com o que aconteceu com a depressão de 1929 e, principalmente, pela fase, bastante longa, de recuperação da crise iniciada no início da década de 1940.

A crise do novo Coronavirus encontrou a economia mundial em péssimo estado porque, além de extremamente endividada, estava estagnada em seu crescimento. Além disso, os países do mundo, sobretudo os países capitalistas centrais, se defrontam com o enfraquecimento das ferramentas monetárias disponíveis, da perda de poder de intervenções dos bancos centrais e do nível muito alto de dívidas públicas. De 2008 a 2020, a exploração de recursos naturais levou a um aumento nos preços de matérias-primas básicas, sob o efeito do início da escassez de recursos minerais e da degradação ambiental, enquanto os impactos do aquecimento global começam a alcançar todos os países.

Hoje, o mundo se defronta com o enfraquecimento dos governos para intervir nas economias nacionais. Além disso, o mundo é governado pelas forças de um mercado totalmente desregulado, isto é, fora de controle. No lugar da estabilidade, o que temos hoje é um sistema em ruínas, amplamente desregulado conhecido como “globalização” governado por cowboys econômicos sem interesse em justiça econômica e social  e sustentabilidade ambiental. O novo Coronavirus associado ao fracasso da globalização está levando as economias do norte e do sul globais cambalearem com uma crise que tende a levá-las à bancarrota.

O novo Coronavírus está sacudindo os pilares que sustentam o templo da globalização, fazendo com que o sistema capitalista mundial se desestabilize. O colapso iminente do sistema capitalista mundial é uma oportunidade de redesenhar e reconstruir novamente a arquitetura econômica e financeira internacional, para que ela seja mais resistente a choques econômicos e trabalhe para combater a ruptura climática e a extinção de espécies.
O que antes era economicamente impensável, agora se torna possível.

O fracasso da globalização já havia colocado na ordem do dia a retórica nacionalista que ficou evidenciado nos discursos de Donald Trump nos Estados Unidos e dos partidários do Brexit no Reino Unido. O novo Coronavirus reforçou este discurso.  A percepção que começa a acontecer é a de que a globalização atual pode se desfazer sob pressão da pandemia e do fracasso da globalização. O maior perigo para a globalização é representado pelo novo Coronavírus porque quanto mais pandemia durar e ocorrer mais obstáculos ao livre fluxo de pessoas, bens e capitais, este estado de coisas comprometerá a globalização e reforçará o discurso da busca da autossuficiência nacional.

A pandemia do novo Coronavirus restaurou as “fundações nacionais”. Na ausência de um sistema internacional de cooperação e coordenação baseado em instituições multilaterais como a Organização das Nações Unidas (ONU) e a Organização Mundial da Saúde, os países foram forçados a recorrer às suas próprias forças, recursos e instituições. Cada país respondeu diferentemente à doença – de acordo com seus próprios sistemas de saúde, culturas, instituições políticas e capacidade financeira. A pandemia do novo Coronavirus deixou evidenciada a dependência dos países de equipamentos hospitalares da China e a necessidade da autossuficiêcia nacional.

O mundo enfrenta a perspectiva de uma mudança profunda com um retorno à economia nacional que seja autossuficiente. Esta mudança é exatamente o oposto da globalização. Enquanto a globalização implica uma divisão do trabalho entre economias díspares, um retorno à economia nacional autossuficiente significa que as nações se moveriam em direção oposta à globalização. É essa idéia de autossuficiência nas economias nacionais que eu defendo em meus livros “A invenção de um novo Brasil” e “Como inventar o futuro para mudar o mundo”, ambos publicados pela Editora CRV de Curitiba, Paraná, bem como uma maior coordenação e cooperação internacional com a constituição de um governo mundial que atuaria para ordenar a caótica economia mundial, construir um mundo de paz e impedir o colapso do suporte de vida da Terra e da humanidade com o desenvolvimento sustentável.

Para atenuar o impacto negativo do novo Coronavirus sobre a globalização, é preciso que haja a celebração de um pacto internacional através da ONU e dos organismos globais visando reconstrução da economia mundial em novas bases porque a globalização que operava até o advento do novo Coronavirus chegou ao fim.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

LE MONDE VERS LA SINGULARITÉ HUMAINE

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter la grande révolution représentée par la singularité humaine qui peut se produire dans le futur. Qu’est-ce que la singularité? C’est la caractéristique de ce qui est unique: peu fréquent, hors de l’ordinaire ou extraordinaire. La singularité est un terme qui se réfère à quelque chose ou à quelqu’un qui a une caractéristique unique. L’idée singularité peut être utilisée pour présenter les caractéristiques physiques et les comportements des êtres humains qui se distinguent de ce qui est considéré comme standard. La singularité humaine fait référence à l’utilisation de la science et de la technologie pour créer une nouvelle catégorie d’êtres humains plus évolués. L’unicité humaine signifie que les êtres humains défient les limites imposées par la nature. C’est l’idée du transhumanisme, une théorie qui croit que l’utilisation de la science et de la technologie peut aider à créer une nouvelle catégorie d’êtres humains évolués jusqu’à même avec la réalisation de l’immortalité. De la même manière que la singularité technologique peut survenir avec la superintelligence artificielle, il en va de même de la singularité humaine avec la formation de surhommes.

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* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

WORLD TOWARDS HUMAN SINGULARITY

 Fernando Alcoforado*

This article aims to present the great revolution represented by the human singularity that may occur in the future. What is Singularity? It is the characteristic of what is unique: infrequent, out of the ordinary or extraordinary. Singularity is a term that refers to something or someone who has a unique characteristic. The idea of ​​uniqueness can be used to present physical characteristics and behaviors of human beings that are distinguished from what is considered standard. Human singularity refers to the use of science and technology to create a new category of more evolved human beings. Human uniqueness means making human beings defy the limits imposed by nature. This is the idea of ​​transhumanism, a theory that believes that the use of science and technology can help to create a new category of evolved human beings even with the conquest of immortality. In the same way that technological singularity can arise with artificial superintelligence, so can human singularity with the formation of supermen.

To read the article, access the website https://wordpress.com/post/blogdefalcoforado.wordpress.com/1719

* Fernando Alcoforado, 80, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

 

MUNDO RUMO À SINGULARIDADE HUMANA

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar a grande revolução representada pela singularidade humana que poderá ocorrer no futuro. O que é Singularidade? Trata-se da característica daquilo que é singular: pouco frequente, fora do comum ou extraordinário. Singularidade é um termo que se refere a algo ou alguém que possui característica única. A ideia de singularidade pode ser utilizada para apresentar características físicas e comportamentos dos seres humanos que se distinguem do que é considerado padrão. Singularidade humana diz respeito ao uso da ciência e da tecnologia para criar uma nova categoria de seres humanos mais evoluídos. Singularidade humana significa fazer com que os seres humanos desafiem os limites impostos pela natureza. Esta é a ideia do transhumanismo, teoria que acredita que uso da ciência e da tecnologia podem ajudar a criar uma nova categoria de seres humanos evoluídos até mesmo com a conquista da imortalidade. Da mesma forma que pode surgir a singularidade tecnológica com a superinteligência artificial, poderá surgir, também, a singularidade humana com a formação de super-homens.

A singularidade humana é alcançada com o transhumanismo que é uma filosofia que tem como objetivo melhorar a condição humana a partir do uso de ciência e da tecnologia (biotecnologia, nanotecnologia e neurotecnologia) para aumentar a capacidade cognitiva e superar limitações físicas e psicológicas dos seres humanos. Transumanismo é um movimento intelectual que visa transformar a condição humana através do desenvolvimento de tecnologias amplamente disponíveis para aumentar consideravelmente as capacidades intelectuais, físicas e psicológicas humanas. O que impele a filosofia transumanista é a erradicação de qualquer forma de sofrimento causado por doenças, pelo envelhecimento ou mesmo pela morte. O objetivo é alcançar as máximas potencialidades em termos de desenvolvimento humano. A tese mais comum é a de que os seres humanos sejam capazes de se transformar em diferentes seres com habilidades tão grandemente expandidas a partir da condição natural, de modo a merecer o rótulo de pós-humano, deixando em segundo plano a evolução biológica.

Enquanto o humanismo clássico acredita na educação e na cultura como transformadores do ser humano, o transhumanismo considera que isso não é o suficiente, A evolução humana tem que contar com a ciência e a tecnologia. Isso significa dizer que a ciência e a tecnologia deveriam intervir para tomar o controle da própria evolução humana e tornar uma evolução dirigida e planejada. Esta evolução seria não somente biológica, mas também tecnológica. Com a manipulação genética da espécie humana, seria possível a criação em laboratório de novos genes que modificariam o código genético para serem capazes de bloquear a replicação de vírus, tornando nossas células imunes a ataques. Esta seria a forma de proteger os seres humanos de futuras pandemias. A modificação do genoma humano aumentaria gradualmente até finalmente transformar o ser humano em  uma nova espécie biológica. E a inteligência artificial ligada a computação teria um grande papel nisso, transferindo o conteúdo da nossa mente (com lembranças do passado e traços da nossa personalidade) para um disco rígido, método conhecido como carregamento da mente ou mind uploading.

A ideia de alterar ou aumentar a capacidade do corpo humano através da tecnologia é tão antiga quanto a própria humanidade. Desde o momento em que os humanos criaram ferramentas e aprenderam a usar o fogo, a humanidade ultrapassou suas limitações biológicas. A evolução deu à humanidade a inteligência mais sofisticada do que qualquer animal do planeta e os humanos têm usado essa inteligência para superar seus déficits biológicos. O transhumanismo fala sobre usar essa dinâmica para não apenas impactar o mundo ao nosso redor, mas para aumentar ou mesmo substituir nossa biologia por tecnologia. Enquanto a humanidade corrigiu a visão deficiente com lentes corretivas, endireitou os dentes de uma pessoa com aparelhos, ou incontáveis ​​outros exemplos de seres humanos alterando corpos ou sentidos através da tecnologia, o transhumanista quer substituir o olho inteiramente ou fazer transferências mentais.

Um transhumano, então, é alguém que deu esse passo e atualizou seu corpo de uma maneira que não apenas corrige uma parte deficiente para se comportar como comumente esperado, mas substitui algo que funciona perfeitamente bem para fazer algo mais do que é biologicamente possível. O transhumanismo é possível por causa de algo conhecido como neuroplasticidade, isto é, a capacidade dos neurônios em nosso cérebro de fazer novas conexões e reconfigurar sua rede em resposta a novos estímulos, informações, traumas ou disfunções. Os exemplos incluem aprender novas habilidades, lembrar de informações, pessoas ou eventos, fazer movimentos complexos com nossos corpos sem pensar conscientemente sobre isso, e tomar a cacofonia de estímulos ao nosso redor e dar sentido a tudo isso.

Em muitos aspectos, nossos sentidos são intercambiáveis.  A chave é entender o que é, na verdade, a visão ou audição, ou toque, ou cheiro, ou qualquer outro sentido e converter estímulos externos em sinais elétricos que o cérebro processa em nossa percepção sensorial do mundo ao nosso redor. Como os sinais elétricos que passam pelo nosso sistema nervoso não são diferentes uns dos outros, eles diferem apenas no modo como o cérebro os processa, isso deixa a porta aberta para que nossos sensores existentes sejam reaproveitados por meio da tecnologia. Se o olho é essencialmente uma câmera de vídeo para o nosso cérebro, por que não trocar a câmera? Graças à neuroplasticidade, o cérebro pode não saber o que fazer com os diferentes sinais inicialmente, mas encontrará uma maneira de interpretá-los.

Não é surpresa que os exércitos de todo o mundo estejam ansiosos para liderar o caminho para a nova fronteira do transhumanismo. Generais e líderes de guerra sempre buscaram meios para dar ao seu exército a vantagem sobre um oponente. A Agência de Projetos de Pesquisa Avançada de Defesa dos Estados Unidos (DARPA) informou que os seres humanos eram o elo mais fraco nos sistemas de defesa. Alguns exemplos de pesquisas da DARPA sobre tecnologias transhumanistas incluem permitir que humanos convertam matéria vegetal em glicose, detecção de ameaças através de implantes ópticos, e até mesmo uma maneira de os seres humanos se agarrarem à superfície de uma parede plana como os lagartos fazem.

À medida que as tecnologias da computação avançam ao lado da biotecnologia, há uma crescente convergência entre as duas na forma de interfaces neurais que no futuro podem abrir a porta para conectar a mente humana diretamente a uma Inteligência Artificial, a fim de facilitar maior aprendizado, transferência mental e superar condições neurológicas. Como fazer o ser humano melhorar significativamente em questão de décadas, ou mesmo de alguns anos? A resposta é o transhumanismo,  movimento determinado a usar tecnologias revolucionárias para transformar a humanidade em algo superior.

É importante levar em consideração que o transhumanismo traria consequências que influenciariam todas as áreas do conhecimento. Não é só a ciência que deve pensar nisso. Precisamos ter um aproach ético e filosófico para lidar com essa possibilidade. Pensadores transumanistas estudam os potenciais benefícios e perigos de tecnologias emergentes que poderiam superar limitações humanas fundamentais, bem como a ética do uso de tais tecnologias.

Alguns autores acreditam que a humanidade já seria transhumana, porque o progresso da medicina nos últimos séculos alteraram significativamente a espécie humana. No entanto, ela não se realizou de forma consciente e, portanto, transhumanista. O ano de 1990 é visto como uma “mudança fundamental” na existência humana pela comunidade transhumana, com o primeiro estudo de terapia gênica, bebês projetados, bem como o de aumento da mente World Wide Web, tudo surgindo naquele ano. Em muitos aspectos, pode-se argumentar as condições que eventualmente levam à Singularidade humana foram estabelecidas por esses eventos em 1990.

Uma característica comum do transhumanismo e o pós-humanismo filosófico é a futura visão de uma nova espécie inteligente, em que a humanidade vai evoluir e, eventualmente, irá complementar ou substituir. O Transhumanismo sublinha a perspectiva evolucionária, incluindo, por vezes, a criação de uma espécie animal altamente inteligente por meio de melhoria cognitiva (ou seja, elevação biológica), mas se apega a um “futuro pós-humano”, como o objetivo final da evolução. O ser humano tem que evoluir não apenas para sobreviver às ameaças internas existentes no planeta Terra, às ameaças vindas do espaço e à necessidade de realizar viagens espaciais em busca de sua sobrevivência como espécie no Universo em que vivemos. A busca da singularidade humana com o transhumanismo associada à singularidade tecnológica com a superinteligência artificial são os recursos que possibilitariam a humanidade alcançar estes objetivos.

As ameaças internas ao planeta Terra que ameaçam a sobrevivência da humanidade dizem respeito a pandemias como a atual pandemia mortal do Coronavirus e outras que possam surgir no futuro e terremotos, bem como à mudança climática catastrófica que poderá ocorrer a partir de meados do século XXI que demandam avanços científicos e tecnológicos para superá-las, mas também avanços científicos e tecnológicos (biotecnologia, nanotecnologia e neurotecnologia) para aumentar a capacidade cognitiva e superar limitações físicas e psicológicas dos seres humanos com base no transhumanismo.

As ameaças futuras à sobrevivência da humanidade representadas pelo afastamento da Lua em relação à Terra, a colisão de asteroides sobre o planeta Terra, a explosão de supernovas com a liberação da radiação gama e raio X, a colisão da Galáxia Andrômeda com a Galáxia Via Láctea onde se localiza o sistema solar, a morte do Sol e o fim do Universo em que vivemos requerem avanços científicos e tecnológicos que possibilitem viagens espaciais e a dotação de capacidade para os seres humanos a elas sobreviverem com base no transhumanismo. A singularidade humana que haveria com os seres humanos desafiando os limites impostos pela natureza é absolutamente necessária para assegurar sua sobrevivência como espécie hoje e no futuro.  As ameaças imediatas quanto as futuras não serão enfrentadas com sucesso sem o avanço da ciência e da tecnologia que é o passaporte para a sobrevivência da humanidade.

Existe há muito tempo a obsessão humana de vencer a morte. No passado, o homem procurava superar a morte através das religiões. Na era contemporânea, passou-se a acreditar que seria possível vencer a morte com o uso da ciência e da tecnologia. A crença de que, se não é possível vencer a morte, mas de que seria possível prolongar a vida se apoia no fato de que a expectativa de vida do homem evoluiu de 30 anos em 1500, 37 anos em 1800, 45 anos em 1900, 46,5 anos em 1950 e 80 anos em 2012. A conquista de uma existência mais longa no século XX resultou da melhoria das condições sanitárias nas cidades e com a criação de serviços públicos de saúde. Além disso, a ciência descobriu vacinas e antibióticos que possibilitaram a prevenção de doenças e o controle de epidemias. O aumento do nível educacional e de renda contribuiu também para melhorar a qualidade de vida e ampliar ainda mais a longevidade na terceira ou – talvez possamos dizer – quarta idade.

O ano de 2045 marcará o início de uma era em que a medicina poderá oferecer à humanidade a possibilidade de viver por um tempo jamais visto na história. Órgãos que não estejam funcionando poderão ser trocados por outros, melhores, criados especialmente para nós. Partes do coração, do pulmão e até o cérebro poderão ser substituídos. Minúsculos circuitos de computador serão implantados no corpo para controlar reações químicas que ocorrem no interior das células. Estaremos a poucos passos da imortalidade. Esta é a previsão de um grupo de cientistas conhecidos por ocupar a vanguarda de pesquisas que permeiam temas como a ciência da computação, a biologia e a biotecnologia. Entre eles, estão George Church, professor da Universidade Harvard, nos Estados Unidos, Aubrey de Grey o gerontologista e biomédico especializado em antienvelhecimento e o engenheiro Raymond Kurzweil, do Massachusetts Institute of Technology (MIT). Eles são os líderes de uma espécie de nova filosofia, batizada de Singularidade.

Segundo o inventor e futurista Raymond Kurzweil, o “pai” do tão falado conceito de Singularidade, rumamos em direção à dificuldade de distinguir entre o que é orgânico e o que é máquina no futuro. A inteligência artificial evoluirá tanto que em 2025 será difícil reconhecer um ser humano de um robô.  Cabe observar que singularidade marca um ponto de transição entre dois «domínios», ou dois «mundos», num ponto ou instante. Em astronomia, singularidade significa um lugar no espaço (buraco negro) onde um corpo não envelhece porque o tempo para. Na medicina, os arautos da imortalidade afirmam que ela nada mais é do que uma consequência real de uma revolução em curso que já faz disparar em velocidade sem precedentes o aumento da expectativa de vida humana. Considerando a rapidez das inovações, uma pessoa nascida em 2050 terá 95% de chance de viver mil anos, segundo Aubrey de Grey. Neste momento, o grupo acima citado de cientistas está envolvido no crescimento da Universidade da Singularidade, já instalada no Vale do Silício, nos Estados Unidos. Fazendo analogia com bactérias unicelulares que vivem há milhões de anos sem envelhecerem, os integrantes da Universidade da Singularidade afirmam que nossas células germinativas, como óvulos e espermatozoides, também podem viver indefinidamente os quais afirmam acreditar no maior prolongamento da vida humana.

A certeza deste grupo de pesquisadores no sucesso de suas pesquisas está sustentada nos avanços já obtidos e naqueles que certamente virão. Na opinião desses pesquisadores, a partir dos recursos que temos atualmente, uma criança nascida hoje poderá viver pelo menos até os 150 anos. Um dos campos nos quais os avanços foram mais notáveis é o das células-tronco. Na área da cardiologia, experimentos com 16 portadores de insuficiência cardíaca, todos eles tiveram parte do tecido do coração regenerado com células-tronco retiradas do próprio órgão. A substituição de órgãos doentes por outros, sadios, é outra das razões apontadas pelos cientistas para justificar a crença em uma vida espetacularmente longa. Já se conseguiu criar e implantar em seres humanos traqueia, bexiga, uretra e vasos sanguíneos. E há experiências de implante de mais órgãos, entre eles o coração e o fígado.

Um dos fatores mais importantes associados ao tempo de vida de um homem é sua genética. Seu DNA aponta qual será sua vida média e também pode trazer alterações que o predispõe a doenças. Por isso, boa parte dos esforços está concentrada em inventar recursos que interfiram no material genético de cada pessoa. Evitar os possíveis danos que os alimentos podem causar ao DNA também é um ponto de apoio da ciência que busca a imortalidade. Segundo o principal representante da Singularidade, o engenheiro Raymond Kurzweil, uma dieta de restrição calórica, com apenas os nutrientes necessários para a vida, pode nos levar a viver muito mais. Esses são apenas exemplos dos instrumentos disponíveis atualmente para fazer com que a raça humana ultrapasse limites da longevidade.

Outro pesquisador que se dedica ao estudo da longevidade humana é Lawrence Alexander, cirurgião, urologista e neurogeneticista que anunciou que a sequenciação do genoma permitirá chegar à medicina personalizada, guiada por nossas características genéticas que, através da modelagem realizada com computadores cada vez mais poderosos, poderemos entender o corpo humano. Segundo Lawrence Alexander, o progresso se desenvolverá em três ondas. Primeiro, com a eletrônica médica que já pode agora, através de implantes no cérebro tratar a doença de Parkinson, tratar a depressão e doença de Alzheimer. Em seguida, vem a onda de bioengenharia e, finalmente, a nanomedicina, medicina em escala microscópica. A partir de 2020, poderemos esperar décadas de vida extra. É possivel chegarmos, segundo Lawrence Alexander, a uma expectativa de vida que não podemos imaginar hoje.

O biogerontologista inglês Aubrey de Grey ligado à Universidade da Singularidade está convencido de que o envelhecimento é um processo biológico que pode perfeitamente vir a ser controlado, da mesma forma que a ciência já conseguiu combater muitas doenças que antes eram tidas como incuráveis. De Grey, que é formado em ciência da computação, mas se tornou um dos principais teóricos do mundo em longevidade humana comparou o corpo humano a um carro. Com manutenção periódica e adequada – conserta um defeito aqui, põe um lubrificante ali, troca uma peça velha acolá –, dá para aumentar significativamente a vida útil de um carro. Embora o corpo humano seja muito mais complexo do que um carro, De Grey acredita que é possível fazer o mesmo, combatendo regularmente os processos que levam ao envelhecimento e à morte das células.

É difícil encontrar na comunidade científica quem concorde com as previsões mirabolantes de De Grey. A opinião predominante é a de que, a despeito de toda a tecnologia, não deverá haver avanços significativos na longevidade humana em um futuro próximo. Sobre o assunto, cientistas reunidos em um painel promovido há alguns anos pela revista Scientific American não deram motivos para muito otimismo: considerando todas as conquistas iminentes, como a terapia gênica e a possibilidade de substituição de quase todos os órgãos naturais, e mesmo a hibernação humana, a expectativa de vida no planeta alcançará, quando muito, 140 anos em 2500.

REFERÊNCIAS

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* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

WORLD TOWARDS TECHNOLOGICAL SINGULARITY

Fernando Alcoforado*

This article aims to present the great revolution represented by the technological singularity that could occur in the future. What is Singularity? It is the characteristic of what is unique: infrequent, out of the ordinary or extraordinary. Technological singularity is the hypothesis that considers the unrestrained technological growth of artificial super intelligence. According to this hypothesis, the rampant action of an upgradeable intelligent agent with self-improvement capabilities (such as a computer that executes software-based artificial intelligence) would generate more and more quickly robots endowed with a super powerful intelligence that, qualitatively, could surpass all human intelligence.

The term “singularity” was used in the 1950s by John von Neumann, in the sense that technological progress would be associated with accelerated change. The concept of technological singularity was first proposed by British cryptologist Irving John Good in 1965. Technological singularity is achieved when an ultra-intelligent machine can overcome all the intellectual activities of every smarter man. As long as an ultra-intelligent machine can design even better machines, there would undoubtedly be an “explosion of intelligence”, and man’s intelligence would be left behind. Thus, the first ultra-intelligent machine would be the last invention that man would need to make.

The hypothesis that the machine could soon overtake man has a name. This is “technological singularity”, a term used for the first time in the essay The Coming Technological Singularity, published by the American science fiction author Vernor Vinge in 1993. It designates an uncertain date in which artificial intelligence will surpass ours, thus inaugurating a new era impossible for our human brain to conceive. Vinge himself had his forerunners and inspirers, from mathematician Stanislaw Ulam’s reflections on the exponential acceleration of progress to the writings of Isaac Asimov (The Last Question, 1956) and Philip K. Dick (A governing machine, 1960; The electric ant, 1970), passing through the hypotheses of statistician Irving John Good about ultra-intelligent machines.

Raised as a key problem by Silicon Valley industries and their organic intellectuals, the singularity was transformed during the 2000s into a school of thought. Some, like Raymond Kurzweil, see it as a positive and desirable event. Although this optimism is a minority, there is agreement that the indisputable and exponential advance of technical progress makes uniqueness inevitable. Instead of trying to stop it, it would be important to prepare humanity for its emergence, in order to limit its negative consequences.

In 1950, British computer scientist Alan Turing was already speculating about the emergence of thinking machines in his work “Computing Machinery and Intelligence”, and the term “artificial intelligence” (AI) was coined in 1956 by the scientist John McCarthy. In the 1990s, the artificial intelligence community set aside a logic-based approach, which involved creating rules to guide a computer how to act, for a statistical approach, using databases and asking the machine to analyze and solve them problems on their own. Experts believe that machine intelligence will match that of humans by 2050, thanks to a new era in their ability to learn. Computers are already beginning to assimilate information from collected data. This means that we are creating machines that can teach themselves and also how to communicate by simulating human speech, as with smartphones and their virtual assistant systems.

A neural network of an Artificial Intelligence system is capable of analyzing more than a billion data in a few seconds, being an incredible tool to support a decision maker within an organization, thus guaranteeing the best option among the possible ones. As the data collected is constantly updated, Artificial Intelligence systems also always update their results, enabling managers to have access to recent information on variations that have occurred in an organization’s environment. Machine learning is a field of computer science that gives computers the ability to learn without being explicitly programmed. In data analysis, machine learning is a method used to design complex models and algorithms that lend themselves to prediction. In commercial use, this is known as predictive analytics. These analytical models allow researchers, data scientists, engineers and analysts to “produce reliable and repeatable decisions and results” and discover “hidden insights” by learning historical relationships and trends in the data.

Thanks to advances in artificial intelligence, the world is facing gigantic transformations. It is a new era in which the fundamental rules that regulated the activities of organizations are being rewritten. Artificial intelligence systems don’t just mean automating many processes to make them more efficient. These Artificial Intelligence systems are making the world go through a fundamental transition with machines developing beyond their historical role as a tool by becoming “self-employed”. As a result, Artificial Intelligence systems are therefore changing the true nature of the work that is requiring management of operations with machines and workers to be processed quite differently compared to the past.

In recent years, we have seen surprising progress in areas such as independent learning, forecasting, autonomous navigation, computer vision and video gameplay. Computers can now do complex engineering calculations, trade shares on the stock exchanges in the order of milliseconds, automated cars are appearing more and more on our streets and artificially intelligent assistants have invaded our homes. The coming years will present us with even more advances, with Artificial Superintelligence through machines that can learn from their own experiences, adapt to new situations and understand abstractions and analogies. Human-level machine intelligence has a good chance of being developed until the middle of the 21st century, which can result in Artificial Superintelligence. Artificial Superintelligence will be the first technology to potentially surpass humans in all dimensions. Until now, human beings have had a monopoly on decision-making and therefore have had control over everything. With Artificial Superintelligence, this can end. A wide range of consequences can occur, including extremely good consequences and consequences as bad as the extinction of the human species.

2045 is the year foreseen for the technological singularity that marks the end of an era and the beginning of a new human cycle, where man and machine will be integrated and where Artificial Intelligence goes far beyond human intelligence. Technology is the big star of the digital age, but man remains the main character. If man does not evolve through technology, it will have been of no use. The techniques that have evolved in the field of artificial intelligence are similar to the techniques that the brain uses, according to Raymond Kurzweil, the greatest futurist in the world. Machines learn human tasks, and in 2029 artificial and human intelligence will be the same, and in 2045, a single machine will be more intelligent than the whole of humanity.

Artificial Superintelligence can contribute decisively to scientific and technological advancement aiming to provide humanity with the necessary resources to face the internal threats to planet Earth that threaten the survival of humanity such as pandemics and earthquakes, as well as the catastrophic climate change that may occur from mid-21st century. In addition, it can contribute to scientific and technological advances (biotechnology, nanotechnology and neurotechnology) to increase cognitive capacity and overcome physical and psychological limitations of human beings based on transhumanism.

Evolution has given humanity more sophisticated intelligence than any animal on the planet and humans have used that intelligence to overcome their biological deficits. Transhumanism talks about using this dynamic to not only impact the world around us, but to increase or even replace our biology with technology. While mankind corrected poor vision with corrective lenses, straightened a person’s teeth with braces, or countless other examples of human beings altering bodies or senses through technology, the transhumanist wants to replace the eye entirely or make mental transfers.

As computer technologies advance alongside biotechnology, there is an increasing convergence between the two in the form of neural interfaces that in the future may open the door to link your mind directly to Artificial Intelligence, in order to facilitate greater learning, transfer mental health and overcome neurological conditions. How to make the human being significantly improve in a matter of decades, or even a few years? The answer is transhumanism, a movement determined to use revolutionary technologies to transform humanity into something superior. It is important to take into account that transhumanism would have consequences that would influence all areas of knowledge.

The Artificial Superintelligence may also contribute to scientific and technological advances, aiming to provide humanity with the necessary resources to face the threats coming from outer space and human beings to take them to new habitats in the solar system and outside of it in search of their survival with the impact of asteroids, the distancing of the Moon in relation to the Earth, with the collision between the Andromeda and Milky Way galaxies, the death of the Sun and the end of the Universe in which we live. With machines smarter than we are, with Artificial Superintelligence, humanity will be able to use them to solve scientific and technological problems that ensure the survival of the human species even with the end of the Universe in which we live by paving the way for parallel universes.

Even if Artificial Superintelligence produces benefits for humanity, there is a risk that it will be used for evil and not for the good of humanity. The immediate consequence of the progress of artificial intelligence is the rise of unemployment. This negative social effect is already happening and is inevitable because it results from economic forces that are out of control. Artificial intelligence is positive for the capitalist who will use it to face his competitors in a more competitive way, given that it would provide, among other advantages, the increase of his productivity and the reduction of his costs. However, it would also be extremely negative for the capitalist system because it tends to reduce the income available to the mass of workers excluded from production, thus contributing to the fall in the demand for products and services and, consequently, the profits earned. Its impact on society would be devastating with mass unemployment resulting from its widespread use.

There are extremely negative scenarios such as the super-intelligent machines themselves deciding to destroy human beings, for example, ending our civilization and infrastructure. Artificial Superintelligence can represent the extinction of the human race, according to scientist Stephen Hawking, who published an article addressing this issue on May 1, 2014 in The Independent. Hawking said that technologies are developing at such a dizzying pace that they will become uncontrollable to the point of endangering humanity. Hawking concludes: today, there would be time to stop; tomorrow it would be too late. The indiscriminate development of artificial intelligence could indicate the end of humanity. At the time of Stephen Hawking’s death in March 2018, this famous quote by the astrophysicist echoed in the press and social media. For a long time relegated to science fiction records, the fear of artificial intelligence has been rooted in public debate for some years, associated with both the massive automation of occupations and mass unemployment and the no less terrifying prospect of killer robots.

From philosopher and researcher Nick Bostrom to Elon Musk, founder of the Tesla and SpaceX companies, several personalities thus multiply the warnings about the existential risk that “superintelligent” and potentially uncontrollable machines would cause to fall on humanity. For the Tesla owner, his danger would be even greater than that of the atomic bomb. Some theorists, like Raymond Kurzweil, think that the pace of technological innovation is accelerating and that the next 50 years may produce not only radical technological advances, but possibly a technological singularity, which can fundamentally change the nature of human beings. Transhumanists who anticipate this massive technological change generally maintain that it is desirable. However, some are also concerned about the possible dangers of extremely rapid technological change and propose options to ensure that advanced technology is used responsibly. For example, Nick Bostrom has written extensively on the existential risks to humanity’s future well-being, including those that could be created by emerging technologies.

Nick Bostrom states in his book Superintelligence that Artificial Superintelligence poses a risk that threatens the premature extinction of intelligent life on Earth, or the permanent and drastic destruction of its potential for a desirable future development. Bostrom explained that Artificial Superintelligence requires that better control mechanisms be developed. Bostrom says that we will need to have these control mechanisms before creating smart systems by attracting the leading experts in mathematics and computer science into this field. He suggests that there is a strong research collaboration between the security community and the development of Artificial Superintelligence, and for all parties involved to incorporate the Principle of the Common Good in all long-term Artificial Intelligence projects. This is a unique technology, said Bostrom, which must be developed for the common good of humanity.

REFERENCES

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* Fernando Alcoforado, 80, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

LE MONDE VERS LA SINGULARITÉ TECHNOLOGIQUE

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter la grande révolution représentée par la singularité technologique qui pourrait se produire dans le futur. Qu’est-ce que la singularité? C’est la caractéristique de ce qui est unique: peu fréquent, hors de l’ordinaire ou extraordinaire. La singularité technologique est l’hypothèse qui considère la croissance technologique sans restriction de la super intelligence artificielle. Selon cette hypothèse, l’action galopante d’un agent intelligent évolutif doté de capacités d’auto-amélioration (comme un ordinateur qui exécute l’intelligence artificielle logicielle) générerait de plus en plus rapidement des robots dotés d’une intelligence super puissante qui, qualitativement, pourrait dépasser toute l’intelligence humaine.

L’utilisation du terme “singularité” s’est produite à partir des années 1950, avec John von Neumann, dans le sens où le progrès technologique serait associé à un changement accéléré. Le concept de singularité technologique a été proposé pour la première fois par le cryptologue britannique Irving John Good en 1965. L’unicité technologique est atteinte lorsqu’une machine ultra-intelligente peut surmonter toutes les activités intellectuelles de tout homme plus intelligent. Tant qu’une machine ultra-intelligente peut concevoir des machines encore meilleures, il y aurait sans aucun doute une “explosion d’intelligence”, et l’intelligence de l’homme serait laissée pour compte. Ainsi, la première machine ultra-intelligente serait la dernière invention que l’homme devrait faire.

L’hypothèse que la machine pourrait bientôt dépasser l’homme a un nom. Il s’agit de la «singularité technologique», terme utilisé pour la première fois dans l’essai The Coming Technological Singularity («La imminente singularité technologique»), publié par l’auteur américain de science-fiction Vernor Vinge en 1993. Il désigne une date incertaine dans le quelle intelligence artificielle surpassera la nôtre, inaugurant ainsi une nouvelle ère impossible à concevoir pour notre cerveau humain. Vinge lui-même avait ses précurseurs et ses inspirateurs, des réflexions du mathématicien Stanislaw Ulam sur l’accélération exponentielle du progrès aux écrits d’Isaac Asimov (The Last Question, 1956) et de Philip K. Dick (A gouvernant la machine, 1960; La fourmi électrique, 1970), en passant par les hypothèses du statisticien Irving John Good sur les machines ultra-intelligentes.

Élevée comme un problème clé par les industries de la Silicon Valley et leurs intellectuels organiques, la singularité s’est transformée au cours des années 2000 en une école de pensée. Certains, comme Raymond Kurzweil, y voient un événement positif et souhaitable. Bien que cet optimisme soit minoritaire, il est admis que l’avancée incontestable et exponentielle du progrès technique rend inévitable le caractère unique. Au lieu d’essayer de l’arrêter, il serait important de préparer l’humanité à son émergence, afin de limiter ses conséquences négatives.

En 1950, l’informaticien britannique Alan Turing spéculait déjà sur l’émergence de machines à penser dans son ouvrage “Computing Machinery and Intelligence”, et le terme “intelligence artificielle” (AI) a été inventé en 1956 par le scientifique John McCarthy. Dans les années 1990, la communauté dédiée à l’intelligence artificielle a mis de côté une approche logique, qui consistait à créer des règles pour guider un ordinateur comment agir, pour une approche statistique, à l’aide de bases de données et à demander à la machine de les analyser et de les résoudre problèmes par eux-mêmes. Les experts estiment que l’intelligence artificielle correspondra à celle des humains d’ici 2050, grâce à une nouvelle ère dans leur capacité à apprendre. Les ordinateurs commencent déjà à assimiler les informations des données collectées. Cela signifie que nous créons des machines qui peuvent apprendre elles-mêmes et aussi comment communiquer en simulant la parole humaine, comme avec les smartphones et leurs systèmes d’assistant virtuel.

Un réseau neuronal d’un système d’Intelligence Artificielle est capable d’analyser plus d’un milliard de données en quelques secondes, étant un outil incroyable pour soutenir un décideur au sein d’une organisation, garantissant ainsi la meilleure option parmi les possibles. Les données collectées étant constamment mises à jour, les systèmes d’Intelligence Artificielle mettent également constamment à jour leurs résultats, permettant aux managers d’avoir accès à des informations récentes sur les variations survenues dans l’environnement d’une organisation. L’apprentissage automatique est un domaine de l’informatique qui donne aux ordinateurs la possibilité d’apprendre sans être explicitement programmé. En analyse de données, l’apprentissage automatique est une méthode utilisée pour concevoir des modèles et des algorithmes complexes qui se prêtent à la prédiction. Dans un usage commercial, cela est connu comme l’analyse prédictive. Ces modèles analytiques permettent aux chercheurs, aux scientifiques des données, aux ingénieurs et aux analystes de “produire des décisions et des résultats fiables et reproductibles” et de découvrir des “perspectives cachées” en apprenant les relations historiques et les tendances des données.

Grâce aux progrès de l’intelligence artificielle, le monde est confronté à de gigantesques transformations. C’est une nouvelle ère où les règles fondamentales qui régissaient les activités des organisations sont en train d’être réécrites. Les systèmes d’intelligence artificielle ne signifient pas seulement l’automatisation de nombreux processus pour les rendre plus efficaces. Ces systèmes d’Intelligence Artificielle font traverser le monde à une transition fondamentale avec des machines se développant au-delà de leur rôle historique d’outil en devenant «indépendant». En conséquence, les systèmes d’Intelligence Artificielle changent, par conséquent, la vraie nature du travail qui nécessite un traitement de la gestion des opérations avec des machines et des travailleurs très différent du passé.

Ces dernières années, nous avons constaté des progrès surprenants dans des domaines tels que l’apprentissage indépendant, les prévisions, la navigation autonome, la vision par ordinateur et le gameplay vidéo. Les ordinateurs peuvent désormais effectuer des calculs d’ingénierie complexes, échanger des actions en bourse dans l’ordre des millisecondes, des voitures automatisées apparaissent de plus en plus dans nos rues et des assistants artificiellement intelligents ont envahi nos maisons. Les années à venir nous présenteront encore plus de progrès, avec la superintelligence artificielle à travers des machines qui peuvent apprendre de leurs propres expériences, s’adapter à de nouvelles situations et comprendre les abstractions et les analogies. L’intelligence artificielle au niveau humain a de bonnes chances d’être développée jusqu’au milieu du 21e siècle, ce qui peut entraîner une superintelligence artificielle. La superintelligence artificielle sera la première technologie à potentiellement dépasser les humains dans toutes les dimensions. Jusqu’à présent, les êtres humains ont le monopole de la prise de décision et ont donc le contrôle sur tout. Avec la superintelligence artificielle, cela peut s’arrêter. Un large éventail de conséquences peut se produire, y compris des conséquences extrêmement bonnes et des conséquences aussi graves que l’extinction de l’espèce humaine.

2045 est l’année prévue pour la singularité technologique qui marque la fin d’une ère et le début d’un nouveau cycle humain, où l’homme et la machine seront intégrés et où l’intelligence artificielle va bien au-delà de l’intelligence humaine. La technologie est la grande star de l’ère numérique, mais l’homme reste le personnage principal. Si l’homme n’évolue pas grâce à la technologie, cela n’aura servi à rien. Les techniques qui ont évolué dans le domaine de l’intelligence artificielle sont similaires aux techniques que le cerveau utilise, selon Raymond Kurzweil, le plus grand futuriste du monde. Les machines apprennent les tâches humaines, et en 2029 l’intelligence artificielle et humaine seront les mêmes, et en 2045, une seule machine sera plus intelligente que l’humanité entière. L’humanité atteindra une espérance de vie de 120 à 150 ans au 21e siècle. Nous devons trouver notre place dans le monde et travailler pour que tous les habitants vivent bien.

La superintelligence artificielle peut contribuer de manière décisive au progrès scientifique et technologique visant à fournir à l’humanité les ressources nécessaires pour faire face aux menaces internes à la planète Terre qui menacent la survie de l’humanité telles que les pandémies et les tremblements de terre, ainsi qu’aux changements climatiques catastrophiques qui peuvent survenir milieu du 21e siècle. De plus, il peut contribuer aux avancées scientifiques et technologiques (biotechnologie, nanotechnologie et neurotechnologie) pour augmenter les capacités cognitives et surmonter les limitations physiques et psychologiques des êtres humains basées sur le transhumanisme.

L’évolution a donné à l’humanité une intelligence plus sophistiquée que n’importe quel animal sur la planète et les humains ont utilisé cette intelligence pour surmonter leurs déficits biologiques. Le transhumanisme parle d’utiliser cette dynamique non seulement pour avoir un impact sur le monde qui nous entoure, mais aussi pour augmenter ou même remplacer notre biologie par la technologie. Alors que l’humanité corrige la mauvaise vision avec des verres correcteurs, redresse les dents d’une personne avec des appareils orthopédiques, ou d’innombrables autres exemples d’êtres humains altérant le corps ou les sens grâce à la technologie, le transhumaniste veut remplacer complètement l’œil ou effectuer des transferts mentaux.

À mesure que les technologies informatiques progressent parallèlement à la biotechnologie, il y a une convergence croissante entre les deux sous la forme d’interfaces neuronales qui, à l’avenir, pourraient ouvrir la porte pour relier votre esprit directement à l’intelligence artificielle, afin de faciliter un meilleur apprentissage, de transférer la santé mentale et de surmonter conditions neurologiques. Comment faire en sorte que l’être humain s’améliore de manière significative en quelques décennies, voire quelques années? La réponse est le transhumanisme, un mouvement déterminé à utiliser des technologies révolutionnaires pour transformer l’humanité en quelque chose de supérieur. Il est important de prendre en compte que le transhumanisme aurait des conséquences qui influenceraient tous les domaines de la connaissance.

La superintelligence artificielle peut également contribuer aux avancées scientifiques et technologiques, visant à fournir à l’humanité les ressources nécessaires pour faire face aux menaces provenant de l’espace et des êtres humains pour les emmener vers de nouveaux habitats dans le système solaire et à l’extérieur de celui-ci à la recherche de leur survie avec l’impact des astéroïdes, le retrait de la Lune de la Terre, avec la collision entre les galaxies d’Andromède et de la Voie Lactée, la mort du Soleil et la fin de l’Univers dans lequel nous vivons. Avec des machines plus intelligentes que nous, avec la superintelligence artificielle, l’humanité pourra les utiliser pour résoudre des problèmes scientifiques et technologiques qui assurent la survie de l’espèce humaine même avec la fin de l’Univers dans lequel nous vivons en ouvrant la voie à des univers parallèles.

Même si la superintelligence artificielle produit des avantages pour l’humanité, il existe un risque qu’elle soit utilisée pour le mal et non pour le bien de l’humanité. La conséquence immédiate du progrès de l’intelligence artificielle est la montée du chômage. Cet effet social négatif se produit déjà et est inévitable car il résulte de forces économiques incontrôlables. L’intelligence artificielle est positive pour le capitaliste qui l’utilisera pour affronter ses concurrents de manière plus compétitive, car elle apporterait, entre autres avantages, l’augmentation de sa productivité et la réduction de ses coûts. Cependant, il serait également extrêmement négatif pour le système capitaliste car il tend à réduire les revenus disponibles pour la masse des travailleurs exclus de la production, contribuant ainsi à la baisse de la demande de produits et services et, par conséquent, des bénéfices réalisés. Son impact sur la société serait dévastateur avec un chômage de masse résultant de son utilisation généralisée.

Il existe des scénarios extrêmement négatifs tels que les machines super-intelligentes elles-mêmes décidant de détruire les êtres humains, par exemple, mettant fin à notre civilisation et à notre infrastructure. La superintelligence artificielle peut représenter l’extinction de la race humaine, selon le scientifique Stephen Hawking, qui a publié un article traitant de cette question le 1er mai 2014 dans The Independent. Hawking a déclaré que les technologies se développent à un rythme si vertigineux qu’elles deviendront incontrôlables au point de mettre l’humanité en danger. Hawking conclut: aujourd’hui, il serait temps de s’arrêter; demain, il serait trop tard. Le développement aveugle de l’intelligence artificielle pourrait indiquer la fin de l’humanité. Au moment de la mort de Stephen Hawking en mars 2018, cette célèbre citation de l’astrophysicien a fait écho dans la presse et les médias sociaux. Reléguée depuis longtemps aux records de science-fiction, la peur de l’intelligence artificielle est ancrée dans le débat public depuis quelques années, associée à la fois à l’automatisation massive des métiers et au chômage de masse et à la perspective non moins terrifiante de robots tueurs.

Du philosophe et chercheur Nick Bostrom à Elon Musk, fondateur des sociétés Tesla et SpaceX, plusieurs personnalités multiplient ainsi les avertissements sur le risque existentiel que des machines «superintelligentes» et potentiellement incontrôlables feraient tomber l’humanité. Pour le propriétaire de Tesla, son danger serait encore plus grand que celui de la bombe atomique. Certains théoriciens, comme Raymond Kurzweil, pensent que le rythme de l’innovation technologique s’accélère et que les 50 prochaines années peuvent produire non seulement des avancées technologiques radicales, mais peut-être une singularité technologique, qui peut changer fondamentalement la nature des êtres humains. Les transhumanistes qui anticipent ce changement technologique massif soutiennent généralement qu’il est souhaitable. Cependant, certains s’inquiètent également des dangers potentiels d’un changement technologique extrêmement rapide et proposent des options pour garantir une utilisation responsable des technologies avancées. Par exemple, Nick Bostrom a beaucoup écrit sur les risques existentiels pour le bien-être futur de l’humanité, y compris ceux qui pourraient être créés par les technologies émergentes.

Nick Bostrom déclare dans son livre Superintelligence que la superintelligence artificielle pose un risque qui menace l’extinction prématurée de la vie intelligente sur Terre, ou la destruction permanente et drastique de son potentiel pour un développement futur souhaitable. Bostrom a expliqué que la superintelligence artificielle exige que de meilleurs mécanismes de contrôle soient développés. Bostrom dit que nous aurons besoin de ces mécanismes de contrôle avant de créer des systèmes intelligents en attirant les meilleurs experts en mathématiques et en informatique dans ce domaine. Il suggère qu’il existe une forte collaboration de recherche entre la communauté de la sécurité et le développement de la superintelligence artificielle, et que toutes les parties impliquées intègrent le principe du bien commun dans tous les projets d’intelligence artificielle à long terme. Il s’agit d’une technologie unique, a déclaré Bostrom, qui doit être développée pour le bien commun de l’humanité.

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* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

MUNDO RUMO À SINGULARIDADE TECNOLÓGICA

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar a grande revolução representada pela singularidade tecnológica que poderá ocorrer no futuro. O que é Singularidade? Trata-se da característica daquilo que é singular: pouco frequente, fora do comum ou extraordinário. Singularidade tecnológica é a hipótese que considera o crescimento tecnológico desenfreado da super inteligência artificial. Segundo essa hipótese, a ação desenfreada de um agente inteligente atualizável com capacidade de auto-aperfeiçoamento (como um computador que executa inteligência artificial baseada em software) geraria cada vez mais rapidamente robôs dotados de uma super inteligência poderosa que, qualitativamente, poderia ultrapassar toda a inteligência humana.

A utilização do termo “singularidade” se deu a partir da década de 1950, com John von Neumann, no sentido em que o progresso tecnológico estaria associado a uma mudança acelerada. O conceito de singularidade tecnológica foi proposto pela primeira vez pelo criptologista britânico Irving John Good em 1965. A singularidade tecnológica é alcançada quando uma máquina ultra-inteligente pode superar todas as atividades intelectuais de todo homem mais inteligente. Desde que uma máquina ultra-inteligente possa projetar até mesmo máquinas melhores haveria, sem dúvida, uma “explosão de inteligência”, e a inteligência do homem seria deixada para trás. Assim, a primeira máquina ultra-inteligente seria a última invenção que o homem precisaria fazer.

A hipótese segundo a qual a máquina poderia logo ultrapassar o homem tem um nome. Trata-se da “singularidade tecnológica”, um termo utilizado pela primeira vez no ensaio The Coming Technological Singularity (“A iminente singularidade tecnológica”), publicado pelo autor norte-americano de ficção científica Vernor Vinge em 1993. Ele designa uma data incerta na qual a inteligência artificial ultrapassará a nossa, inaugurando então uma nova era. O próprio Vinge teve seus precursores e inspiradores, desde as reflexões do matemático Stanislaw Ulam sobre a aceleração exponencial do progresso até os escritos de Isaac Asimov (The Last Question [“A última questão”], 1956) e de Philip K. Dick (A máquina de governar, 1960; A formiga elétrica, 1970), passando pelas hipóteses do estatístico Irving John Good sobre as máquinas ultrainteligentes.

Elevada a problema-chave pelas indústrias do Vale do Silício e seus intelectuais orgânicos, a singularidade se transformou durante os anos 2000 em escola de pensamento. Alguns, como Raymond Kurzweil a veem como um acontecimento positivo e desejável. Embora esse otimismo seja minoritário, há concordância de que o avanço indiscutível e exponencial do progresso técnico torna a singularidade inevitável. Em vez de tentar impedi-la, seria importante preparar a humanidade para seu surgimento, de modo a limitar suas consequências negativas.

Em 1950, o cientista da computação britânico Alan Turing já especulava sobre o surgimento de máquinas pensantes (thinking machines) em sua obra “Computing Machinery and Intelligence”, e o termo “inteligência artificial” (IA) foi cunhado, em 1956, pelo cientista John McCarthy. Na década de 1990, a comunidade dedicada à inteligência artificial deixou de lado uma abordagem baseada na lógica, que envolvia criar regras para orientar um computador como agir, para uma abordagem estatística, usando bases de dados e pedindo para a máquina analisá-los e resolver problemas por conta própria. Especialistas acreditam que a inteligência das máquinas se equiparará à de humanos até 2050, graças a uma nova era na sua capacidade de aprendizado. Computadores já estão começando a assimilar informações a partir de dados coletados. Isso significa que estamos criando máquinas que podem ensinar a si mesmas e também a se comunicar simulando a fala humana, como acontece com os smartphones e seus sistemas de assistentes virtuais.

Uma rede neural de um sistema de Inteligência Artificial é capaz de analisar mais de um bilhão de dados em poucos segundos, sendo uma ferramenta incrível para apoiar um tomador de decisões dentro de uma organização, garantindo, assim, a melhor opção dentre as possíveis. Como os dados coletados são constantemente atualizados, os sistemas de Inteligência Artificial sempre atualizam, também, seus resultados, viabilizando que os gestores tenham acesso a informações recentes de variações ocorridas no ambiente de uma organização. O aprendizado de máquina (machine learning) é um campo de ciência da computação que dá aos computadores a capacidade de aprender sem serem explicitamente programados. Na análise de dados, o aprendizado de máquina é um método usado para conceber modelos e algoritmos complexos que se prestam à predição. Em uso comercial, isso é conhecido como análise preditiva. Esses modelos analíticos permitem que pesquisadores, cientistas de dados, engenheiros e analistas “produzam decisões e resultados confiáveis ​​e repetíveis” e descobrem “insights ocultos” através da aprendizagem de relacionamentos históricos e tendências nos dados.

Graças aos avanços na inteligência artificial, o mundo se encontra diante de gigantescas transformações. É uma nova era na qual as regras fundamentais que regulavam as atividades das organizações estão sendo reescritas. Sistemas de inteligência artificial não significam apenas a automação de muitos processos para fazê-los mais eficientes. Estes sistemas de Inteligência Artificial estão fazendo o mundo passar por uma transição fundamental com as máquinas se desenvolvendo além do seu histórico papel como ferramenta ao se transformarem em “trabalhadores autônomos”.  Em consequência, os sistemas de Inteligência Artificial estão mudando, portanto, a verdadeira natureza do trabalho que está a exigir que a gestão das operações com máquinas  e trabalhadores seja processada de forma bastante diferente em relação ao passado.

Nos últimos anos, assistimos a progressos surpreendentes em áreas como aprendizagem independente, previsão, navegação autônoma, visão computacional e gameplay de vídeo. Os computadores agora podem fazer cálculos complexos de engenharia, negociar ações nas bolsas de valores na ordem de milissegundos, carros automatizados estão aparecendo cada vez mais em nossas ruas e assistentes artificialmente inteligentes invadiram nossas casas. Os próximos anos vão nos apresentar ainda mais avanços, com a Superinteligência Artificial através de máquinas que podem aprender com suas próprias experiências, adaptar-se a situações novas e compreender abstrações e analogias. A inteligência de máquina de nível humano tem boas chances de ser desenvolvida até a metade do século XXI da qual pode resultar a Superinteligência Artificial. A Superinteligência Artificial será a primeira tecnologia a superar potencialmente os humanos em todas as dimensões. Até agora, os seres humanos tiveram o monopólio da tomada de decisões e, portanto, tinham controle sobre tudo. Com a Superinteligência Artificial, isso pode acabar. Uma ampla gama de consequências poderá ocorrer, incluindo consequências extremamente boas e consequências tão ruins quanto a extinção da espécie humana.

2045 é o ano previsto para a singularidade tecnológica que marca o fim de uma era e o início de um novo ciclo humano, onde homem e máquina estarão integrados e onde a Inteligência Artificial supera e muito a inteligência humana. A tecnologia é a grande estrela da era digital, mas o homem continua sendo o personagem principal. Se o homem não evoluir através da tecnologia, ela não terá servido para nada. As técnicas que evoluíram no campo da inteligência artificial são similares às técnicas que o cérebro usa, segundo Raymond Kurzweil, o maior futurista do mundo. As máquinas aprendem tarefas humanas, e em 2029 inteligência artificial e humana serão iguais, e em 2045, uma única máquina será mais inteligente do que a humanidade inteira.

A Superinteligência Artificial poderá contribuir decisivamente para o avanço científico e tecnológico visando dotar a humanidade dos recursos necessários para enfrentar as ameaças internas ao planeta Terra que ameaçam a sobrevivência da humanidade como pandemias e terremotos, bem como a mudança climática catastrófica que poderá ocorrer a partir de meados do século XXI.  Além disso, poderá contribuir para realizar avanços científicos e tecnológicos (biotecnologia, nanotecnologia e neurotecnologia) para aumentar a capacidade cognitiva e superar limitações físicas e psicológicas dos seres humanos com base no transhumanismo.

A evolução deu à humanidade a inteligência mais sofisticada do que qualquer animal do planeta e os humanos têm usado essa inteligência para superar seus déficits biológicos. O transhumanismo fala sobre usar essa dinâmica para não apenas impactar o mundo ao nosso redor, mas para aumentar ou mesmo substituir nossa biologia por tecnologia. Enquanto a humanidade corrigiu a visão deficiente com lentes corretivas, endireitou os dentes de uma pessoa com aparelhos, ou incontáveis ​​outros exemplos de seres humanos alterando corpos ou sentidos através da tecnologia, o transhumanista quer substituir o olho inteiramente ou fazer transferências mentais.

À medida que as tecnologias da computação avançam ao lado da biotecnologia, há uma crescente convergência entre as duas na forma de interfaces neurais que no futuro podem abrir a porta para vincular sua mente diretamente a uma Inteligência Artificial, a fim de facilitar maior aprendizado, transferência mental e superar condições neurológicas. Como fazer o ser humano melhorar significativamente em questão de décadas, ou mesmo de alguns anos? A resposta é o transhumanismo,  movimento determinado a usar tecnologias revolucionárias para transformar a humanidade em algo superior. É importante levar em consideração que o transhumanismo traria consequências que influenciariam todas as áreas do conhecimento.

A Superinteligência Artificial poderá contribuir, também, para o avanço científico e tecnológico visando dotar a humanidade dos recursos necessários para enfrentar as ameaçasvindas do espaço sideral e os seres humanos para levá-los para novos habitats no sistema solar e fora dele em busca de sua sobrevivência com o impacto de asteroides, o afastamento da Lua em relação à Terra, com a colisão entre as galáxias Andrômeda e Via Láctea, a morte do Sol e o fim do Universo em que vivemos. Com máquinas mais inteligentes do que nós, com a Superinteligência Artificial, a humanidade poderá se utilizar delas para solucionar problemas científicos e tecnológicos que assegurem a sobrevivência da espécie humana até mesmo com o fim do Universo em que vivemos ao abrir caminho para universos paralelos.

Mesmo que a Superinteligência Artificial produza benefícios para a humanidade, há o risco de que ela seja utilizada para o mal e não para o bem da humanidade. A imediata consequência do progresso da inteligência artificial é o avanço do desemprego. Este efeito social negativo já está acontecendo e é inevitável porque resulta de forças econômicas que estão fora de controle. A inteligência artificial é positiva para o capitalista que fará uso dela para enfrentar seus concorrentes de forma mais competitiva haja vista que proporcionaria, entre outras vantagens, o aumento de sua produtividade e a redução de seus custos. No entanto, seria, também, extremamente negativa para o sistema capitalista porque tende a reduzir a renda à disposição da massa dos trabalhadores excluídos da produção contribuindo, desta forma, para a queda na demanda de produtos e serviços e, consequentemente, dos lucros auferidos. Seu impacto sobre a sociedade seria devastador com o desemprego em massa resultante de sua utilização em larga escala.

Existem cenários extremamente negativos como o das próprias máquinas superinteligentes decidirem destruir os seres humanos, por exemplo, acabando com nossa civilização e infraestrutura. A Superinteligência Artificial pode representar a extinção da raça humana, segundo o cientista Stephen Hawking que publicou artigo abordando esta questão em 1º de maio de 2014 no jornal The Independent. Hawking afirmou que as tecnologias se desenvolvem em um ritmo tão vertiginoso que elas se tornarão incontroláveis ao ponto de colocar a humanidade em perigo. Hawking conclui: hoje, haveria tempo de parar; amanhã seria tarde demais. O desenvolvimento indiscriminado de uma inteligência artificial poderia indicar o fim da humanidade. Por ocasião da morte de Stephen Hawking, em março de 2018, essa famosa citação do astrofísico ecoou na imprensa e nas redes sociais. Durante muito tempo relegado aos registros da ficção científica, o medo da inteligência artificial está enraizado há alguns anos no debate público, associado tanto à automatização maciça das ocupações e ao desemprego em massa quanto à perspectiva não menos aterrorizante dos robôs assassinos.

Do filósofo e pesquisador Nick Bostrom a Elon Musk, fundador das empresas Tesla e SpaceX, diversas personalidades multiplicam, assim, os alertas sobre o risco existencial que as máquinas “superinteligentes” e potencialmente incontroláveis fariam recair na humanidade. Para o dono da Tesla, seu perigo seria até maior que o da bomba atômica. Alguns teóricos, como Raymond Kurzweil, acham que o ritmo da inovação tecnológica está se acelerando e que os próximos 50 anos podem produzir não só avanços tecnológicos radicais, mas, possivelmente, uma singularidade tecnológica, o que pode mudar fundamentalmente a natureza dos seres humanos. Transumanistas que prevem esta mudança tecnológica maciça geralmente sustentam que é algo desejável. No entanto, alguns também estão preocupados com os possíveis perigos da mudança tecnológica extremamente rápida e propõem opções para garantir que a tecnologia avançada seja usada de forma responsável. Por exemplo, Nick Bostrom tem escrito extensivamente sobre os riscos existenciais para o futuro bem-estar da humanidade, incluindo aqueles que poderiam ser criados pelas tecnologias emergentes.

Nick Bostrom afirma em seu livro Superintelligence que a Superinteligência Artificial representa um risco que ameaça a extinção prematura de vida inteligente na Terra, ou a destruição permanente e drástica de seu potencial para um desenvolvimento futuro desejável.    Bostrom explicou que a Superinteligência Artificial requer que sejam desenvolvidos  melhores mecanismos de controle. Bostrom afirma que precisaremos ter esses mecanismos de controle antes de criar os sistemas inteligentes atraindo os maiores especialistas em matemática e ciência da computação para esse campo. Ele sugere que haja uma forte colaboração de pesquisa entre a comunidade de segurança e a de desenvolvimento da Superinteligência Artificial, e para que todas as partes envolvidas incorporem o Princípio do Bem Comum em todos os projetos de Inteligência Artificial  de longo prazo. Esta é uma tecnologia única, disse Bostrom, que deve ser desenvolvida para o bem comum da humanidade.

REFERÊNCIAS

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Bostrom, Nick (2014). Superintelligence: Paths, Dangers, Strategies [Superinteligência: caminhos, perigos, estratégias], Oxford University Press.

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* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

PLUS QUE JAMAIS, L’INVENTION D’UN NOUVEAU BRÉSIL EST URGENT

Fernando Alcoforado*

En 2017, nous avons publié le livre “A invenção de um novo Brasil” (L’invention d’un nouveau Brésil) par le biais de Editora CRV de Curitiba. L’objectif principal de cet ouvrage était de produire un diagnostic de l’économie brésilienne, de définir des perspectives pour l’avenir du Brésil, ainsi que de définir des modèles de développement alternatifs à ce qui est actuellement adopté par le gouvernement fédéral dans la conduite de sa politique économique, dont les résultats ont été, jusqu’à présent, désastreuse, étant donné qu’elle ne contribue pas à la promotion du progrès économique et social dans le pays et à mettre sa souveraineté en échec dans le contexte actuel du processus de mondialisation.

Ce qui a été proposé dans ce livre s’impose car le Brésil fait face à 4 types de crise: 1) une crise politique profonde qui plonge déjà le pays dans le chaos d’une ingouvernabilité et d’une violence totales et menace de générer des revers politico-institutionnels; 2) une crise économique gigantesque qui met la survie des familles en échec avec l’escalade du chômage de masse, des entreprises avec l’avancée de la récession vers la dépression et du pays lui-même avec la stagnation économique croissante et la dette publique; 3) crise de gestion élevée à l’extrême grâce à l’existence de dirigeants incompétents qui contribuent à l’inefficacité et à l’inefficacité des actions du gouvernement à tous les niveaux et démontrent l’incapacité à proposer des solutions à la crise actuelle, encore moins à indiquer de nouvelles directions pour le pays; et, 4) crise sanitaire générée par la pandémie du nouveau Coronavirus qui fait augmenter sans cesse le nombre de personnes infectées et mortes.

La crise politique qui secoue le Brésil résulte de l’existence du gouvernement Bolsonaro dont l’objectif est la conquête du pouvoir total avec l’implantation d’une dictature pour mettre en pratique son projet de gouvernement fasciste. Dans l’escalade du fascisme au Brésil, une alliance a été faite entre l’élite conservatrice et les secteurs de la classe moyenne qui a été consommée avec le soutien offert au candidat Jair Bolsonaro à la présidence de la République qui a présenté une proposition pour un gouvernement typiquement fasciste parce que son discours était basé sur le culte ordre explicite, violence de l’État, pratiques gouvernementales autoritaires, mépris social pour les groupes vulnérables et fragiles et anticommunisme. Depuis son entrée en fonction en 2019, Bolsonaro a systématiquement agi avec le soutien de sa horde fasciste pour promouvoir un coup d’État afin d’implanter une dictature au Brésil sous son commandement.

La gigantesque crise économique que traverse actuellement le Brésil résulte de la faillite du modèle économique néolibéral et antinational. Ce modèle a échoué au Brésil après avoir provoqué une véritable dévastation de l’économie brésilienne de 1990 à 2014 configurée dans la très faible croissance économique, dans les goulets d’étranglement existants dans les infrastructures économiques et sociales, dans la désindustrialisation de l’économie brésilienne, dans l’explosion de la dette publique, dans la dénationalisation de l’économie brésilienne, dans la faillite généralisée des entreprises et également dans le chômage de masse. Avec le gouvernement de Bolsonaro, la situation économique et sociale s’est encore détériorée et a été aggravée par la propagation du nouveau Coronavirus. La crise économique se poursuit également, car le gouvernement de Bolsonaro n’adopte aucune stratégie contribuant à relancer la croissance économique du pays et à faire face à son aggravation avec la nouvelle pandémie de coronavirus.

La crise de la gestion au Brésil résulte de la faillite du modèle d’administration publique existant au Brésil et de l’incompétence du gouvernement Bolsonaro. L’échec du modèle d’administration publique au Brésil est caractérisé par le fait que l’État brésilien est inefficace en raison, entre autres, du manque d’intégration des gouvernements fédéral, étatiques et municipaux dans la promotion du développement national, régional et local. C’est l’une des principales causes de la défaillance administrative du secteur public au Brésil, qui génère des déchets et des retards dans l’exécution des travaux. Le manque d’intégration des différentes instances de l’État brésilien est donc total, ce qui fait que l’action de la puissance publique devient chaotique dans son ensemble, générant par conséquent des déséconomies de toutes sortes. Cette situation s’est encore détériorée dans le gouvernement incompétent de Bolsonaro qui est devenu évident lors de la nouvelle pandémie de coronavirus.

La crise sanitaire au Brésil est évidente dans le fait que le Brésil est sur le point de s’effondrer son système de santé. La condition indispensable pour que le Brésil gagne la guerre contre le nouveau Coronavirus serait que le gouvernement à tous les niveaux et la population soient unis contre l’ennemi commun. Dans la lutte contre le nouveau coronavirus, le gouvernement fédéral devrait coordonner ses actions. Malheureusement, au Brésil, cette situation n’existe pas car le président de la République Jair Bolsonaro est contre l’isolement social de la population, méprisant systématiquement toutes les mesures restrictives à l’agglomération de personnes sous prétexte qu’il faut aussi sauver l’économie brésilienne de la débâcle. En plus d’agir pour détruire l’effort des gouverneurs et des maires pour combattre le nouveau Coronavirus, le gouvernement de Bolsonaro n’agit pas avec l’urgence nécessaire dans le plan économique avec la libération des ressources financières qu’il a approuvées par le Congrès national pour aider les populations vulnérables à lutter la faim, les entreprises en général pour éviter la faillite et les États et les gouvernements municipaux pour éviter leur insolvabilité. Le Brésil a un besoin urgent d’alignement stratégique du gouvernement fédéral avec les États et les municipalités dans les actions de santé avec celles de nature économique pour lutter contre le nouveau Coronavirus. Très difficilement, le gouvernement Bolsonaro collaborera à la lutte contre le nouveau Coronavirus.

Il faut comprendre que de petits changements ou de simples réformes dans les institutions politiques et dans la législation en vigueur et dans les ajustements budgétaires ne suffisent pas à surmonter la crise économique actuelle car la crise brésilienne est structurelle. Il est urgent de surmonter la crise politique profonde et la crise sanitaire générées par la pandémie du nouveau coronavirus, puis de chercher à surmonter la gigantesque crise économique et la crise de la gestion des administrations publiques. Il faut comprendre que toutes ces crises sont interconnectées et qu’aucune d’entre elles ne sera surmontée isolément sans vaincre les autres. La première des crises à surmonter est la crise politique face à l’incapacité du président Jair Bolsonaro à gouverner. Pour surmonter la crise politique, il faut retirer Jair Bolsonaro de la présidence de la République, soit en raison de la destitution pour avoir commis divers délits de responsabilité, soit pour avoir fait preuve de psychopathie, mais aussi parce qu’il n’a pas la capacité nécessaire pour surmonter les obstacles actuels et unir les Nation brésilienne autour d’un projet national de salut qui correspond aux intérêts de la majorité de la population brésilienne. De plus, cette action doit précéder l’adoption de solutions pour surmonter la crise sanitaire générée par la pandémie du nouveau Coronavirus qui va s’aggraver avec Bolsonaro au pouvoir.

Après avoir surmonté la crise politique avec le retrait de Bolsonaro du pouvoir, la crise sanitaire doit être surmontée en investissant dans le renforcement du système de santé publique du Brésil et en minimisant ses effets néfastes sur l’économie en distribuant le revenu de base aux populations vulnérables et sans emploi afin qu’elles ne meurent pas de faim et la création d’une ligne de crédit à faible taux d’intérêt pour éviter la faillite des entreprises, en particulier des micro, petites et moyennes entreprises. Ces actions doivent être menées jusqu’à l’émergence d’un vaccin capable d’immuniser la population qui devrait se produire dans un délai de 1,5 à 2 ans. Pour financer les actions du gouvernement fédéral, on peut utiliser les réserves internationales du pays pour un montant de 320 milliards de dollars américains et, également, des ressources dont le montant total s’élève à R$ 200 milliards à percevoir auprès des débiteurs publics.

Surmonter la crise sanitaire avec l’émergence d’un vaccin capable d’immuniser la population, il faudrait s’efforcer de réactiver l’économie brésilienne avec le gouvernement en adoptant un large programme de travaux d’infrastructures publiques (énergie, transports, logement, assainissement de base, etc.) avec la participation du secteur privé qui contribuerait à lutter contre le chômage de masse actuel en augmentant les niveaux d’emploi et de revenu des ménages et des entreprises pour, par conséquent, favoriser l’expansion de la consommation des familles et des entreprises qui en résultent, respectivement, l’augmentation de la masse salariale des familles et des revenus des entreprises.

En réactivant l’économie brésilienne, après avoir surmonté la crise sanitaire générée par la pandémie du nouveau coronavirus, on peut adopter ce qui est suggéré dans notre livre  “A invenção de um novo Brasil” (L’invention d’un nouveau Brésil) qui montre ce que et comment faire pour que le Brésil atteigne un niveau élevé niveaux de développement politique, économique et social. Pour inventer un nouveau Brésil, il faut qui franchir trois étapes: la première, à court terme, de reprise de l’économie brésilienne avec la sortie des crises politiques et sanitaires telles que présentées ci-dessus; le deuxième, à moyen terme, avec l’adoption du modèle national développementaliste dans le sens du modèle de développement adopté par les pays asiatiques (Japon, Corée du Sud et Chine) depuis la seconde moitié du XXe siècle, et le troisième, à long terme, avec l’adoption du modèle social-démocrate à l’instar de celui pratiqué dans les pays scandinaves (Suède, Danemark, Norvège, Finlande et Islande) avec les améliorations et l’adaptation nécessaires.

L’adoption du modèle national développementaliste à moyen terme, à l’instar du modèle de développement adopté par les pays asiatiques (Japon, Corée du Sud et Chine) serait justifiée car ce sont les pays dont le modèle économique a fourni le plus grand développement économique du monde de la second moitié du XXe siècle à nos jours et, à long terme, l’adoption du modèle social-démocrate à l’instar de celui pratiqué dans les pays scandinaves serait justifiée car c’est le seul modèle de société qui obtenu le plus grand progrès économique, social et politique de l’histoire humaine.

Concernant le modèle de développement de l’Asie, il est important de noter que 3 pays asiatiques (Japon, Corée du Sud et Chine) ont favorisé leur développement avec le gouvernement agissant comme inducteur de développement, contrairement à la politique économique néolibérale des gouvernements Fernando Collor, Itamar Franco, Fernando Henrique Cardoso, Lula, Dilma Rousseff, Michel Temer et, maintenant, Jair Bolsonaro qui a renoncé à utiliser l’État brésilien comme instrument pour promouvoir le développement économique et social du Brésil, le laissant à la merci des forces du marché. La politique économique des gouvernements néolibéraux est diamétralement opposée à celles adoptées par le Japon, la Corée du Sud et la Chine, qui ont dans l’État national, rôle primordial dans le développement de ces pays dans la seconde moitié du 20e siècle.

Le Japon est devenu une puissance économique majeure au 20e siècle sur la base d’un projet de développement mené par la bureaucratie d’État au nom de la nation. De son côté, en Corée du Sud, l’État sud-coréen a assumé un rôle de développement à travers les entreprises et les investissements publics. C’est grâce au rôle de l’État dans le développement économique que la Chine présente les taux de croissance du PIB les plus élevés de la planète depuis 30 ans.

Les investisseurs capitalistes privés ont toujours joué un rôle clé dans les investissements à travers l’histoire dans plusieurs pays. La décision des entrepreneurs d’investir dépend avant tout de l’existence de deux facteurs: 1) un environnement économique favorable; et 2) les politiques gouvernementales de développement. Au Brésil aujourd’hui, l’environnement économique est largement défavorable en raison des taux d’intérêt élevés pratiqués par le système bancaire, de la pression fiscale élevée, du risque d’explosion de la dette publique et de la rétractation du marché intérieur en raison de la crise économique et de la politique de récession du gouvernement Bolsonaro . Les désavantages causés par l’environnement économique défavorable sont aggravés par l’absence de politiques gouvernementales de développement qui encouragent la mise en place d’entreprises productives au Brésil.

Après l’adoption du modèle national développementaliste à moyen terme, un nouveau modèle de société doit être mis en œuvre à long terme, ce qui permet une coexistence civilisée entre tous les êtres humains au Brésil. Ce nouveau modèle devrait s’inspirer de la social-démocratie qui existe en Scandinavie, où a été implanté le plus réussi de tous, avec les améliorations et adaptations nécessaires. En 2013, le magazine The Economist a déclaré que les pays nordiques sont probablement les pays les mieux gouvernés au monde. Le rapport de l’ONU sur le bonheur dans le monde 2014 montre que les nations les plus heureuses du monde sont concentrées en Europe du Nord, avec la Norvège en tête de liste. Les pays nordiques ont le rang le plus élevé de PIB réel par habitant, l’espérance de vie en bonne santé la plus élevée, la plus grande liberté de faire des choix de vie et la plus grande générosité. Ce n’est pas un hasard si les pays scandinaves, en plus de connaître de grands succès économiques et sociaux, sont des leaders de l’IDH (indice de développement humain) dans le monde.

La social-démocratie à mettre en œuvre au Brésil devrait donc résulter de l’amélioration du modèle scandinave actuel adapté à la réalité brésilienne qui fonctionnerait avec un trépied structuré sur la base d’un État neutre, d’une société civile organisée active et d’un secteur productif ( publics et privés) efficaces. L’État neutre chercherait à concilier les intérêts du secteur productif (étatique et privé) avec ceux de la société civile, en arbitrant ses conflits dans divers instances des pouvoirs exécutif et législatif qui, en l’absence de consensus, la décision finale serait laissée à la population qui déciderait démocratiquement par plébiscite et / ou référendum. Dans la nouvelle social-démocratie, l’action des groupes monopolistiques et des cartels privés dans l’économie ne devrait pas être autorisée. Les entreprises privées ne fonctionneraient que dans les secteurs économiques où il y avait de la concurrence. Les entreprises publiques ou à économie mixte occuperaient des secteurs économiques où la concurrence n’était pas possible. C’est le nouveau Brésil qu’il faudrait inventer de toute urgence.

* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).