LA FIN DU DOLLAR COMME MONNAIE MONDIALE

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à analyser le processus qui mène le dollar à sa fin en tant que monnaie mondiale en raison du manque de confiance causé par le manque de de ballast monétaire, du déclin de l’économie américaine, de la possibilité de l’explosion de la bulle de la dette publique des États-Unis et , également, pour l’utilisation politique du dollar comme arme pour imposer la volonté politique du gouvernement américain, visant à maintenir son hégémonie au niveau mondial. Le dollar peut être remplacé par une monnaie mondiale (DTS – Droits de tirage spéciaux: une monnaie créée par le Fonds monétaire international utilisée pour les paiements entre les pays), l’étalon-or ou une monnaie numérique, comme le yuan numérique, qui est mis en œuvre en Chine.

Le dollar domine le monde depuis près d’un siècle. Le système financier dirigé par le dollar américain commence à indiquer une perte de confiance accélérée dans cette monnaie. En 2018, la part du dollar dans les réserves internationales a diminué jusqu’à 61,7%, ce qui est le niveau minimum des 20 dernières années, ce qui démontre le manque de confiance dans le dollar. Cette perte de confiance résulte du fait que la crise économique mondiale actuelle montre qu’un système monétaire comme le système actuel basé sur le papier-monnaie émis librement et sans ballast du gouvernement des États-Unis est quelque chose de intrinsèquement instable dont les conséquences inévitables de ce processus sont une croissance économique artificielle, l’euphorie et les mauvais investissements qu’une telle croissance génère, et enfin les dépressions.

Depuis que les États-Unis ont complètement abandonné l’étalon-or en août 1971 et établi le système de papier-monnaie flottant en mars 1973, les États-Unis et le monde ont subi la période d’inflation la plus intense, la plus constante et la plus longue de l’histoire à l’échelle mondiale. Il devient clair que le monde n’accepte plus les crises générées par cette inflation sans précédent et sans entrave, provoquée par le système de monnaies fiduciaires flottantes implanté en lui-même, implanté depuis 1973. À l’avenir, le diagnostic qui peut être fait pour la dollar et pour le système monétaire international est en effet lamentable. Le système monétaire international alterne en permanence entre des taux de change fixes et flottants, chaque système continuant à faire face à des problèmes insolubles et fonctionnant de manière insatisfaisante, jusqu’à ce qu’il atteigne sa désintégration finale. Et avec le stimule de cette désintégration Il y aura inévitablement l’inflation de l’offre en dollars. Les perspectives d’avenir sont une accélération de l’inflation monétaire aux États-Unis, suivie d’un effondrement monétaire international.

Ces dernières années, plusieurs pays ont activement recherché des opportunités pour créer une monnaie de réserve et abandonner le dollar. Le commerce pétrolier entre la Russie et la Chine se fait déjà sans la participation du dollar. Ces pays ont commencé à acheter plus d’or pour préparer l’effondrement de la monnaie américaine. La tendance à abandonner le dollar indique clairement la diversité des monnaies mondiales capables de le remplacer, comme l’euro et le yuan chinois. Après que les États-Unis ont quitté l’accord nucléaire avec l’Iran, l’Union européenne prévoit d’acheter du pétrole sans utiliser le dollar. Après que la Russie et la Chine ont décidé de passer au yuan au lieu du dollar, une vague de «dé-dollarisation» a couvert le monde. L’Iran, le Venezuela, l’Angola, l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et le Pakistan ont déjà exprimé leur désir d’abandonner le ou réduire son utilisation dans le commerce du pétrole et d’autres transactions financières. La Russie comprend que, sous la pression du pétrodollar, son économie risque d’être étranglée.

L’abandon du dollar comme monnaie de réserve mondiale est également motivé par la possibilité de l’explosion de la bulle de la dette publique américaine correspondant à 22 billions de dollars, une valeur supérieure au PIB du pays, un record historique, qui pourrait atteindre 140% du PIB d’ici 2024. Avec la propagation de la nouvelle pandémie de coronavirus, la dette publique envers les États-Unis devrait encore augmenter. Le Congressional Budget Department des États-Unis a prédit que le déficit budgétaire de cette année serait de 897 milliards de dollars et, en 2022, dépassera le billion de dollars. Ces chiffres seront dépassés en raison de la nouvelle pandémie de coronavirus. Les experts pensent que si cette situation empire, le pays sera confronté à une crise de grande ampleur comparable à la Grande Dépression des années 1930. Si l’économie mondiale n’est pas en mesure de digérer cette énorme dette, la crise qui suivra conduira le monde à la dépression économique, à extrême pauvreté de masse, instabilité géopolitique, troubles politiques et guerres.

Selon le rapport de l’Institute of International Finance, la dette mondiale a augmenté à 255 billions de dollars en 2019, ce qui est un montant record trois fois plus élevé que le PIB mondial. Dans les pays développés, le taux d’endettement extrêmement élevé a atteint 390% du PIB en 2019. L’économie mondiale pourrait ne pas pouvoir résister à la dette de 255 billions de dollars, encore aggravée par la crise économique générée par le nouveau Coronavirus. Les économistes préviennent que lorsque cette bombe de plusieurs billions de dollars posée sous l’économie mondiale explose, la crise sera pire que celle de 2008. Fin 2018, le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que la dette mondiale non soutenable était la principale menace pour l’économie mondiale. Le FMI a déclaré que la véritable machine de la dette mondiale était les États-Unis, dont le déficit a presque triplé depuis 2000 et dépasse maintenant 73,6 billions de dollars, soit 106% du PIB. La dette mondiale des États-Unis est un facteur qui contribue à l’abandon du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Les données sur les réserves de change montrent une diminution du rôle du dollar.

Pour l’avenir, le diagnostic qui peut être fait pour le dollar et le système monétaire international est en effet sombre. Le système monétaire international est appelé à alterner de façon continue entre des taux de change fixes et flottants, chaque système restant confronté à des problèmes insolubles et fonctionnant de manière insatisfaisante jusqu’à ce qu’il atteigne sa désintégration finale. Le système financier international est en train de s’effondrer avec l’effondrement probable du dollar. Cette situation ne peut être modifiée que s’il y a un changement radical du système monétaire américain et international.

James Rickards, auteur de The Death of Money (Penguin Random House UK), affirme que la fin du dollar entraînera trois scénarios: 1) son remplacement par une monnaie mondiale (DTS – Droits de tirage spéciaux: une monnaie créée par le Fonds monétaire international utilisée pour les paiements entre les pays); 2) l’adoption de l’étalon-or; et, 3) les troubles sociaux. Le premier scénario qui envisage le remplacement du dollar par le DTS comme monnaie de réserve mondiale est déjà en cours. Au fil du temps, le poids du dollar dans le panier du DTS en faveur de la monnaie chinoise, le yuan, sera progressivement réduit. Le DTS sera soumis à des pressions pour stabiliser le système financier international comme cela a été fait en 1979 et 2009. L’accord de la Chine sera nécessaire pour utiliser le DTS qui insiste pour l’utiliser non pas pour sauver le dollar comme c’était le cas dans le passé, mais pour remplacer le dollar o dès que possible. La transition sera inflationniste en dollars en raison de sa dévaluation par rapport au DTS.

Le deuxième scénario envisage l’adoption de l’étalon-or, qui est une autre alternative à l’impression incessante du dollar par le gouvernement américain, selon Rickards. James Rickards propose de créer une nouvelle monnaie mondialement compétitive et adossée à l’or, suffisamment forte pour renverser le système du dollar. Cela peut élever l’inflation à l’extrême avec l’or pour restaurer la confiance ou augmenter la déflation à l’extrême avec l’or réévalué par les gouvernements pour élever le niveau général des prix. L’étalon-or est adopté lorsque la confiance s’effondre. Rickards dit que l’adoption de l’étalon-or associé au dollar et au DTS est inflationniste car l’or devrait être réévalué à la hausse pour soutenir le commerce et les finances mondiaux avec le stock d’or actuel. Le troisième scénario de Rickards est que le désordre social prendra la forme d’un néofascisme des gouvernements au pouvoir lorsque les contrôles des salaires et des prix seront utilisés pour contrôler l’inflation et que la surveillance numérique sera utilisée pour lutter contre le marché noir. Les turbulences monétaires seraient rapidement écrasées par l’action du gouvernement.

La monnaie numérique à l’instar de celle implantée en Chine, non envisagée par James Rickards pourrait également être une alternative pour remplacer le dollar. Tout porte à croire que dans les décennies à venir, l’économie mondiale passera de la domination des États-Unis et du dollar à un système dans lequel la Chine aura plus de pouvoir. L’article de Sputiniknews sous le titre Mundo precisa de alternativa ao dólar após pandemia, diz Bolsa de Ouro de Xangai (Le monde a besoin d’une alternative au dollar après une pandémie, dit Shanghai Gold Exchange), publié sur le site Web <https://br.sputniknews.com/opiniao/2020050115525352-mundo-precisa-de-alternativa-ao-dólar-apos-pandemia-diz-bolsa-de-ouro-de-xangai/&gt;, rapporte que l’entité du centre financier en Chine affirme que les États-Unis abusent de leur statut de détenteur mondial de devises de réserve pour affaiblir les pays qui ne se soumettent pas à leurs intérêts. Le dollar, en tant qu’arme de pression pour les États-Unis et source de vulnérabilité pour d’autres pays, ne peut plus fonctionner comme une monnaie mondiale, déclare Wang Zheying, président de la Shanghai Gold Exchange, et prévient que le monde aura besoin d’une alternative au dollar après la nouvelle pandémie de coronavirus. Selon Wang, le monde a besoin d’une nouvelle monnaie forte indépendante de tout État pour développer le commerce international.

Selon Wang Zheying, l’or n’est pas un moyen d’échange idéal, car sa quantité est limitée. Depuis que les États-Unis ont complètement abandonné l’étalon-or en août 1971 et établi le système de papier-monnaie flottant en mars 1973, les États-Unis et le monde ont subi la période d’inflation la plus intense, la plus constante et la plus longue de l’histoire à l’échelle mondiale. Il devient clair que le monde n’accepte plus les crises générées par cette inflation sans précédent et sans entrave, provoquée par le système des monnaies fiduciaires flottantes, implanté depuis 1973.

Le problème avec le système monétaire dominé par le dollar est qu’il rend les pays vulnérables aux sanctions possibles des États-Unis et au pouvoir de Washington de geler les actifs internationaux d’un pays en cas de différend, a noté Wang. Lors de la reprise post-crise du nouveau Coronavirus, la domination du dollar posera de nombreux problèmes à d’autres pays en raison de la politique de faible taux du intérêt de la banque centrale du pays. C’est une arme pour les États-Unis, mais une source d’insécurité pour d’autres pays, a déclaré Wang. Le président de la Shanghai Gold Exchange a appelé à l’utilisation d’une nouvelle monnaie supranationale pour réduire la domination mondiale du dollar américain. La monnaie que le monde choisit pour le commerce mondial ne devrait pas favoriser un pays ou exposer d’autres à l’insécurité, a déclaré Wang, qui a prédit une baisse à long terme du dollar et une hausse du prix de l’or.

Jia Jinjing, directeur de l’Institut d’études financières de Chongyang à l’Université populaire de Chine, propose d’utiliser les technologies de la monnaie numérique pour mettre en œuvre l’idée d’une nouvelle monnaie mondiale. La Banque populaire de Chine a lancé des tests de devises numériques. Jia Jinjing a déclaré que nous pouvons “utiliser la technologie de la monnaie numérique pour créer un système de liquidité international en fonction des besoins réels”. La Chine lance des tests du Yuan numérique dans quatre régions du pays: Shenzhen, Hunan, Chengdu et Suzhou. Le yuan numérique devrait remplacer partiellement l’argent physique et sera introduit en deux étapes: de la Banque centrale aux banques commerciales et des banques commerciales à la population. Le yuan numérique aura la même souveraineté que la monnaie fiduciaire chinoise. Dans la première phase, le yuan numérique sera davantage utilisé pour les paiements nationaux. Le système est très similaire aux portefeuilles électroniques Alipay et WeChatPay, qui sont populaires en Chine. L’introduction de la monnaie numérique d’État permettra de contrôler plus efficacement la quantité d’argent en circulation, de conduire la politique monétaire et de réguler les mouvements de capitaux.

Dans le monde, la monnaie numérique est mieux développée en Chine. La Banque centrale de Chine a déposé 84 brevets dans le domaine des monnaies numériques. Cela ne signifie pas que le yuan numérique peut devenir un nouveau système de paiement mondial. Premièrement, la monnaie chinoise n’est pas encore librement convertible, car il existe des restrictions sur les flux de capitaux. Et, comme l’a souligné le directeur du Shanghai Gold Exchange, une monnaie contrôlée par un État donné ne peut pas bien fonctionner dans les conditions actuelles de la mondialisation. La monnaie mondiale supranationale pour les accords internationaux est plus susceptible d’être émise sous forme de monnaie électronique. Cela réduirait considérablement les coûts de transaction et toutes les difficultés liées au stockage et au transport de la monnaie fiduciaire. Dans ce cas, la Chine aura déjà une base technologique sérieuse et une compétence pour participer activement à la formation d’un nouveau système de paiement international.

De ce qui précède, il est conclu que le système financier mondial est en train de s’effondrer avec l’effondrement du dollar. Le système financier dirigé par le dollar américain commence à indiquer une perte de confiance accélérée dans cette monnaie, qui se manifeste par le fait que les banques centrales du monde entier excluent la monnaie américaine de leurs réserves. Cette perte de confiance résulte du fait que la crise économique mondiale actuelle montre qu’un système monétaire basé sur du papier-monnaie émis librement et sans ballast des gouvernements du monde entier est quelque chose de intrinsèquement instable dont les conséquences inévitables de ce processus sont une croissance économique artificielle, l’euphorie et les mauvais investissements qu’une telle croissance engendre, et enfin les dépressions économiques. L’abandon du dollar comme monnaie de réserve mondiale est également motivé par la possibilité d’une explosion de la bulle de la dette publique américaine. La fin du dollar entraînera quatre scénarios: 1) son remplacement par une monnaie mondiale (DTS – Droits de tirage spéciaux: une monnaie créée par le Fonds monétaire international utilisée pour les paiements entre pays); 2) l’adoption de l’étalon-or; 3) l’adoption du Yuan comme monnaie numérique; et 4) désordre social. Le scénario de désordre social se produira si les trois premiers scénarios ne se produisent pas lorsque les gouvernements néo-fascistes et les organisations financières mondiales agiront pour contrôler le système financier mondial et empêcher son effondrement en réprimant les mouvements sociaux d’une main de fer.

* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

O FIM DO DÓLAR COMO MOEDA MUNDIAL

Fernando Alcoforado*

Este artigo visa analisar o processo que está levando o dólar ao seu fim como moeda mundial devido à falta de confiança provocada pela ausência de lastro da moeda, pelo declínio da economia norte-americana, pela possibilidade da explosão da bolha da dívida pública dos Estados Unidos e, também, pelo uso político do dólar como arma para impor a vontade política do governo norte-americano visando a manutenção de sua hegemonia no plano mundial.  O dólar poderá ser substituído por uma moeda mundial (SDR- Direitos Especiais de Saque: uma moeda criada pelo Fundo Monetário Internacional usado para pagamentos entre países), pelo padrão ouro ou por moeda digital, como o Yuan digital, que está sendo implantado na China.

O dólar já domina o mundo durante quase um século. O sistema financeiro liderado pelo dólar norte-americano começa a apontar a perda acelerada da confiança nesta moeda. Em 2018, a parte do dólar nas reservas internacionais caiu até 61,7%, que é o nível mínimo nos últimos 20 anos, demonstrando a falta de confiança no dólar. Esta perda de confiança resulta do fato de a atual crise econômica mundial mostrar que um sistema monetário como o atual baseado em papel-moeda emitido livremente e sem lastro pelo governo dos Estados Unidos é algo inerentemente instável cujas inevitáveis consequências desse processo são o crescimento econômico artificial, a euforia e os maus investimentos que tal crescimento gera, e, finalmente, as depressões.

Desde que os Estados Unidos abandonaram completamente o padrão ouro em agosto de 1971 e estabeleceram o sistema de papel-moeda flutuante em março de 1973, os Estados Unidos e o mundo sofreram o mais intenso, o mais constante e o mais prolongado período inflacionário da história mundial. Está ficando claro que o mundo não mais admite as crises geradas por essa inflação sem precedentes e sem obstáculos, que foi trazida pelo sistema de moedas fiduciárias flutuantes ente si, implantadas desde 1973. Olhando para o futuro, o diagnóstico que se pode fazer para o dólar e para o sistema monetário internacional é de fato sombrio.  O sistema monetário internacional está se alternando continuamente entre taxas de câmbio fixas e flutuantes, sendo que cada sistema seguirá enfrentando problemas insolúveis e funcionando insatisfatoriamente, até chegar à desintegração final.  E estimulando essa desintegração haverá inevitavelmente a inflação da oferta de dólares. Os prospectos para o futuro são de acelerada inflação monetária nos Estados Unidos, seguida de um colapso monetário internacional.

Nos últimos anos vários países têm buscado ativamente oportunidades de criar uma moeda de reserva e abandonar o dólar. O comércio de petróleo entre a Rússia e a China já é realizado sem a participação do dólar, Estes países começaram a comprar mais ouro para se prepararem para o colapso da moeda norte-americana. A tendência de abandonar o dólar indica claramente a diversidade de moedas mundiais capazes de substituí-lo como, por exemplo, o euro e o Yuan chinês. Depois da saída dos Estados Unidos do acordo nuclear com o Irã, a União Europeia tenciona comprar petróleo sem usar o dólar. Depois que a Rússia e a China decidiram usar o Yuan em vez do dólar, uma onda de “desdolarização” cobriu o mundo. O Irã, a Venezuela, Angola, Indonésia, Malásia, Tailândia e Paquistão já expressaram seu desejo de abandonar o dólar ou reduzir seu uso no comércio de petróleo e outras transações financeiras. A Rússia entende que, sob a pressão do petrodólar sua economia corre o perigo de ser estrangulada.

O abandono do dólar como moeda de reserva mundial é impulsionado também pela possibilidade da explosão da bolha da dívida pública dos Estados Unidos que corresponde a 22 trilhões de dólares, valor superior ao PIB do país, um recorde histórico, que poderá atingir  140% do PIB até 2024.  Com a propagação da pandemia do novo Coronavirus, a dívida pública os Estados Unidos deverá crescer ainda mais. A previsão do Departamento de Orçamento do Congresso dos Estados Unidos era de que o déficit fiscal deste ano seria de US$ 897 bilhões e, em 2022, excederia a marca do trilhão de dólares. Estes número serão ultrapassados em consequência da pandemia do novo Coronavirus. Especialistas especulam que, caso esta situação se agrave, o país enfrentará uma crise em grande escala comparável à Grande Depressão dos anos 1930. Caso a economia global não seja capaz de digerir essa enorme dívida, a crise subsequente levará o mundo à depressão econômica, à pobreza extrema em massa, instabilidade geopolítica, agitação política e guerras.

Segundo o relatório do Instituto de Finanças Internacionais, a dívida global aumentou para 255 trilhões de dólares em 2019, Trata-se de um montante recorde três vezes superior ao PIB mundial. Nos países desenvolvidos, o índice de endividamento, extremamente elevado, atingiu 390% do PIB em 2019. A economia mundial pode não resistir à dívida de 255 trilhões de dólares agravada ainda mais com a crise econômica gerada pelo novo Coronavirus. Os economistas alertam que, quando esta bomba de vários trilhões de dólares plantada sob a economia mundial explodir, a crise será pior do que a de 2008. No final de 2018, o Fundo Monetário Internacional (FMI) apontou a insustentável dívida global como a principal ameaça para a economia mundial. O FMI afirmou que a verdadeira máquina da dívida global são os Estados Unidos, cujo déficit quase triplicou desde 2000 e agora excede 73,6 trilhões de dólares, o que representa 106% do PIB. A dívida global dos Estados Unidos é um fator que está contribuindo para o abandono do dólar como moeda de reserva mundial. Os dados sobre as reservas de divisas demonstram uma diminuição do papel do dólar.

Olhando para o futuro, o diagnóstico que se pode fazer para o dólar e para o sistema monetário internacional é de fato sombrio.  O sistema monetário internacional está fadado a se alternar continuamente entre taxas de câmbio fixas e flutuantes, sendo que cada sistema seguirá enfrentando problemas insolúveis e funcionando insatisfatoriamente, até chegar à desintegração final.  O sistema financeiro internacional se encontra em processo de desmoronamento com o provável colapso do dólar. Esta situação só poderá ser mudada caso haja uma drástica alteração no sistema monetário norte-americano e internacional.

James Rickards, autor de The Death of Money (Penguin Random House UK), afirma que o fim do dólar levará a três cenários: 1) sua substituição por uma moeda mundial (SDR- Direitos Especiais de Saque: uma moeda criada pelo Fundo Monetário Internacional usado para pagamentos entre países); 2) a adoção do padrão ouro; e, 3) desordem social.  O primeiro cenário que contempla a substituição do dólar pelo SDR como moeda de reserva global já está em curso. Ao longo do tempo, será reduzido gradualmente o peso do dólar na cesta do SDR em favor da moeda chinesa, o Yuan.  SDR será pressionado para estabilizar o sistema financeiro internacional como foi feito em 1979 e 2009. A concordância da China será necessária para usar o SDR que insiste em usá-lo não para salvar o dólar como foi feito no passado, mas para substituir o dólar o mais rápido possível. A transição será inflacionária em termos de dólar devido à sua desvalorização em relação ao SDR.

O segundo cenário considera a adoção do padrão ouro que é outra alternativa à incessante impressão do dólar pelo governo dos Estados Unidos, segundo Rickards. James Rickards propõe criar uma nova moeda globalmente competitiva e respaldada pelo ouro, que seja suficientemente forte para derrubar o sistema do dólar. Isto pode elevar a inflação ao extremo com o ouro restaurando a confiança ou elevar a deflação ao extremo com o ouro reavaliado pelos governos para elevar o nível geral de preços. O padrão ouro é adotado quando a confiança entrar em colapso. Rickards afirma que a adoção do padrão ouro associado ao dólar e ao SDR é inflacionária porque o ouro teria que ser reavaliado para cima para apoiar o comércio e as finanças globais com o atual estoque de ouro. O terceiro cenário de Rickards é o de que a desordem social tomará a forma de neofascismo pelos governos no poder quando controles de salários e preços serão usados para controlar a inflação e a vigilância digital será usada para combater o mercado negro. Os tumultos monetários seriam esmagados rapidamente pela ação do governo.

A moeda digital nos moldes da implantada na China, não considerada por James Rickards poderia ser, também, alternativa para substituir o dólar. Tudo leva a crer que nas próximas décadas a economia global vai passar de uma dominância dos Estados Unidos e do dólar para um sistema em que a China possuirá mais poder.  Artigo do Sputiniknews sob o título Mundo precisa de alternativa ao dólar após pandemia, diz Bolsa de Ouro de Xangai, publicado no website <https://br.sputniknews.com/opiniao/2020050115525352-mundo-precisa-de-alternativa-ao-dólar-apos-pandemia-diz-bolsa-de-ouro-de-xangai/>, informa que a entidade do centro financeiro da China afirma que os Estados Unidos estão abusando de seu estatuto de detentor da moeda de reserva global para enfraquecer países que não se submetem aos seus interesses. O dólar, como arma de pressão dos Estados Unidos e fonte de vulnerabilidade para outros países, não pode mais funcionar como moeda global, diz Wang Zheying, presidente da Bolsa de Ouro de Xangai, e adverte que o mundo precisará de uma alternativa ao dólar após a pandemia do novo Coronavirus. De acordo com Wang, o mundo precisa de uma nova moeda forte e independente de qualquer Estado para desenvolver o comércio internacional.

Segundo Wang Zheying, o ouro não é um meio de troca ideal, pois sua quantidade é limitada. Desde que os Estados Unidos abandonaram completamente o padrão ouro em agosto de 1971 e estabeleceram o sistema de papel-moeda flutuante em março de 1973, os Estados Unidos e o mundo sofreram o mais intenso, o mais constante e o mais prolongado período inflacionário da história mundial. Está ficando claro que o mundo não mais admite as crises geradas por essa inflação sem precedentes e sem obstáculos, que foi trazida pelo sistema de moedas fiduciárias flutuantes entre si, implantadas desde 1973.

O problema com o sistema monetário dominado pelo dólar é que ele deixa os países vulneráveis a possíveis sanções dos Estados Unidos e ao poder de Washington de congelar os ativos internacionais de uma nação em caso de disputa, observou Wang. Durante a recuperação pós-crise do novo Coronavirus, o domínio do dólar causará muitos problemas para outros países devido à política de juros baixos do banco central do país. É uma arma para os Estados Unidos, mas uma fonte de insegurança para outros países, ressaltou Wang. O presidente da Bolsa de Ouro de Xangai pediu o uso de uma nova moeda supranacional para reduzir o domínio global do dólar dos Estados Unidos. A moeda que o mundo escolher para o comércio mundial não deve ser uma que privilegie nenhum país ou exponha outros à insegurança, disse Wang que previu uma queda de longo prazo do dólar e uma alta do preço do ouro.

Jia Jinjing, diretor do Instituto Chongyang de Estudos Financeiros da Universidade Popular da China, propõe o uso de tecnologias de moeda digital para implementar a ideia de uma nova moeda global. O Banco Popular da China lançou testes de moeda digital. Jia Jinjing disse que podemos “usar a tecnologia de moeda digital para criar um sistema de liquidez internacional de acordo com as necessidades reais”. A China está lançando testes do Yuan digital em quatro regiões do país: Shenzhen, Hunan, Chengdu e Suzhou. O Yuan digital deverá substituir parcialmente o dinheiro físico e será introduzido em duas etapas: do Banco Central para os bancos comerciais e dos bancos comerciais para a população. O Yuan digital terá a mesma soberania que a moeda fiduciária chinesa. Na primeira fase, o Yuan digital será mais utilizado para pagamentos domésticos. O sistema é muito semelhante às carteiras eletrônicas Alipay e WeChatPay, que são populares na China. A introdução da moeda digital estatal permitirá controlar mais eficazmente a quantidade de dinheiro em circulação e conduzir a política monetária e regular os movimentos de capitais.

No mundo, a moeda digital é melhor desenvolvida na China. O Banco Central da China registrou 84 patentes na área de moedas digitais. Isto não significa que o Yuan digital pode se tornar um novo sistema de pagamento global. Em primeiro lugar, a moeda chinesa ainda não é livremente conversível, pois existem restrições aos fluxos de capital. E, como apontou o diretor da Bolsa de Ouro de Xangai, uma moeda controlada por um determinado estado não pode ter um bom desempenho nas condições atuais de globalização. É mais provável que a moeda global supranacional para acordos internacionais seja emitida sob forma de dinheiro eletrônico. Isso reduziria significativamente os custos de transação e todas as dificuldades associadas ao armazenamento e transporte da moeda fiduciária. Neste caso, a China já terá uma base tecnológica séria e competência para participar ativamente da formação de um novo sistema de pagamentos internacional.

Pelo exposto, conclui-se que o sistema financeiro mundial está em processo de desmoronamento com o colapso do dólar. O sistema financeiro liderado pelo dólar norte-americano começa a apontar a perda acelerada da confiança nesta moeda que se manifesta no fato de os bancos centrais de todo o mundo estarem excluindo a moeda norte-americana das suas reservas. Esta perda de confiança resulta do fato de a atual crise econômica mundial mostrar que um sistema monetário baseado em papel-moeda emitido livremente e sem lastro pelos governos em todo o mundo é algo inerentemente instável cujas inevitáveis consequências desse processo são o crescimento econômico artificial, a euforia e os maus investimentos que tal crescimento gera, e, finalmente, as depressões econômicas. O abandono do dólar como moeda de reserva mundial é impulsionado também pela possibilidade da explosão da bolha da dívida pública dos Estados Unidos. O fim do dólar levará a quatro cenários: 1) sua substituição por uma moeda mundial (SDR- Direitos Especiais de Saque: uma moeda criada pelo Fundo Monetário Internacional usada para pagamentos entre países); 2) a adoção do padrão ouro; 3) a adoção do Yuan como moeda digital; e, 4) desordem social. O cenário de desordem social ocorrerá se os três primeiros cenários não acontecerem quando os governos neofascistas e organismos financeiros mundiais agirão para controlar o sistema financeiro global e evitar seu colapso reprimindo com mão de ferro os movimentos sociais.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

COMMENT EST NÉ L´ÉTAT POLICIER EN ALLEMAGNE NAZIE ET LE BRÉSIL CONTEMPORAIN

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à montrer comment l’État policier en Allemagne est né pendant la République de Weimar lorsqu’une branche de la police prussienne (région d’Allemagne qui s’étend de la baie de Gdańsk en Pologne, à l’extrémité de la Courlande sur la côte sud-est de la Baltique, en Lettonie, même la Mazurie, sur ce qui est actuellement le territoire polonais), est devenue une police politique, la redoutée Gestapo, pendant le nazisme, ainsi que le scénario politique, économique et social qui a conduit à son émergence. La Gestapo est une abréviation allemande qui signifiait la police d’État secrète, une organisation qui a enquêté, torturé et arrêté les opposants au régime nazi (Reich) allemand entre 1933 et 1945. La Gestapo était donc l’expression de l’État policier qu’elle est devenue l’Allemagne pendant le nazisme. Cet article fait également une analyse comparative entre l’Allemagne de la République de Weimar et le Brésil contemporain avec les risques de la fin de la démocratie et de sa transformation en État policier.

La Gestapo a été créée le 26 avril 1933, en Prusse, par la police secrète prussienne. Au début, ce n’était qu’une branche de la police prussienne. Lorsque la Gestapo a été créée par le ministre de l’Intérieur prussien Hermann Goring, elle était responsable de l’enquête, de l’arrestation et de la torture des opposants politiques à l’Allemagne nazie jusqu’à sa fin avec la défaite de la Seconde Guerre mondiale en 1945. Les actions de la Gestapo étaient fondées sur le décret la protection du peuple et de l’État, signée en 1933 par le président allemand, Paul von Hindenburg, après un incendie criminel contre le Parlement allemand attribué aux communistes, mais mené par les nazis. La Gestapo a été créée à l’origine pour servir de garde personnelle aux dirigeants nazis, constituant ainsi une troupe d’élite dont les membres portaient des chemises noires.

Sous prétexte de défendre le pays contre les actes de violence (prétendument causés par les communistes), le décret de 1933 sur la protection du peuple et de l’État restreint les droits civils, tels que la liberté d’expression et la presse. Ainsi, sous protection juridique, les agents secrets pouvaient agir à leur guise. Ils n’avaient pas besoin d’ordonnances judiciaires pour interroger, emprisonner et même envoyer des opposants politiques présumés au gouvernement dans des camps de concentration, sous le contrôle d’une autre organisation nazie, les SS (acronyme allemand de “troupes de protection”). Ce n’est que plus tard, à la suite d’un mouvement politique engendré pour détruire les troupes d’assaut nazies indisciplinées connues sous le nom de SA, que la Gestapo fut officiellement subordonnée aux SS, les troupes nazies dirigées par Heinrich Himmler.

SS s’agissait d’un groupe fondé en 1925, dans le but de protéger Adolf Hitler et les dirigeants du parti nazi. Cette armée nazie est issue du groupe paramilitaire SA, qui opère de manière semi-indépendante depuis 1923, afin de protéger les membres du Parti. Les membres des SS étaient composés de soi-disant «hommes d’élite», des individus qui répondaient aux normes de «pureté» raciale prônées par l’idéologie nazie. Ces soldats ont juré une loyauté totale au Troisième Reich. Le premier commandant des SS était Rudolf Diels, qui a recruté des membres des services de police professionnels et l’a fait fonctionner comme une police fédérale, semblable au FBI américain.

Jusque-là, les SS étaient composés d’environ 300 soldats. Ce n’est qu’après 1929, lorsque Heinrich Himmler a pris le pouvoir, que cette armée nazie a commencé à devenir une organisation puissante. La Gestapo a été dirigée pendant plusieurs années par Reinhard Heydrich. Répondant uniquement à Heinrich Himmler et au Führer Adolf Hitler lui-même, Heydrich dirigeait l’une des organisations les plus redoutées de l’Allemagne nazie. Désormais sans uniforme, la Gestapo a contribué de manière significative à détruire toute l’opposition politique allemande dans les années qui ont suivi la montée des nazis, poursuivant et emprisonnant systématiquement les syndicalistes et les communistes. Le rôle de la Gestapo en tant que police politique n’a été établi que lorsque Hermann Göring a été nommé pour succéder à Diels en tant que commandant en 1934.

La Gestapo comptait quelques dizaines de milliers d’agents répartis dans toute l’Europe. Le secret de son succès réside en fait dans la formation extrêmement rigoureuse développée par Heinrich Himmler lui-même, en plus des dénonciations fréquentes des Allemands à l’égard des compatriotes qui se doutaient et des relations saines de la Gestapo avec d’autres organisations de sécurité en Allemagne nazie. Alors que le pouvoir totalitaire du nazisme en Allemagne se cristallisait, la Gestapo a progressivement abandonné la persécution des dissidents politiques et a commencé à se concentrer sur la persécution des Juifs. L’organisation a joué un rôle central dans la soi-disant nuit des cristaux, lorsque, après deux jours de grande violence contre la communauté juive, environ 25 000 juifs ont été déportés.

Au milieu de la guerre, ce serait le chef de la Gestapo, Reinhard Heydrich, qui systématiserait la soi-disant «solution finale» pour faire face aux Juifs restants sur le territoire allemand, confinés à ce moment-là dans des ghettos. Peu de temps après, cependant, il a été assassiné lors d’une attaque qui a déclenché une vague brutale de violence à la Gestapo en Tchécoslovaquie, qui a décimé toute la ville d’origine des meurtriers. Après cela, l’organisation prendrait un caractère de «purification», c’est-à-dire d’extermination des populations jugées indésirables par l’idéologie nazie. À cette fin, des troupes spécifiques dérivées de la Gestapo seraient créées, des escadrons de la mort, qui ont atteint un nombre effrayant d’efficacité.

Un chapitre distinct devrait être réservé aux méthodes d’arrestation, d’interrogatoire et de torture de la Gestapo. Toute personne arrêtée par la police secrète nazie pouvait s’attendre aux formes de torture les plus folles, avec l’intention de lui enlever toute information ou plainte qui pourrait s’avérer utile. Les méthodes d’interrogatoire comprenaient la noyade répétée de prisonniers dans un bain d’eau froide; chocs électriques reliant les fils aux mains, aux pieds, aux oreilles et aux parties génitales; écrasement des testicules; soulever le prisonnier par les mains attachées derrière le dos, provoquant une luxation de l’épaule (une pratique connue sous l’Inquisition catholique sous le nom de pendule); coups avec des matraques ou des fouets en caoutchouc et brûlures avec des cigares ou du fer à souder.

Tout ce qui vient d’être décrit s’est produit pendant la République de Weimar, qui a été instituée en 1919 avec la fin de la monarchie après la Première Guerre mondiale. Avec la Constitution de 1919, le Reich allemand a pris la forme d’une république et a été organisé comme une démocratie parlementaire moderne. Cela n’a pas beaucoup aidé, car les contradictions de l’époque ont plongé l’Allemagne dans une spirale de crise économique, sociale et politique qui s’est terminée par le nazisme. Weimar a fini par devenir un excellent exemple de l’échec de la démocratie parlementaire libérale née avec l’impulsion optimiste d’une régénération nationale et démocratique qui s’est terminée dans l’obscurité du nazisme. Lorsque nous parlons maintenant du «syndrome de Weimar», il fait référence aux tensions qui menacent de menacer la stabilité de la démocratie libérale avec les tensions provoquées principalement par la revitalisation du populisme et par le virage illibéral et autoritaire comme cela se produit aujourd’hui au Brésil.

La situation actuelle du Brésil ressemble-t-elle aux turbulentes années 1930 en Allemagne pendant la République de Weimar? Il existe des similitudes et des différences. Les similitudes sont de nature économique avec la stagnation de l’économie, de nature sociale avec le manque de couverture sociale adéquate pour les plus nécessiteux et de nature politique avec l’effort de l’extrême droite pour détruire les institutions démocratiques. La différence réside dans le fait que, contrairement à l’Allemagne, les forces politiques de gauche ou d’extrême gauche au Brésil n’entrent pas en conflit avec celles d’extrême droite comme elles l’ont fait en Allemagne et qu’il n’y a pas de problèmes psychosociaux au Brésil tels que l’humiliation de sentiment national par le traité de Versailles et les réparations de guerre subies par l’Allemagne. La République de Weimar a pris fin avec l’implantation du nazisme lorsque l’Allemagne est devenue un État policier. La République démocratique établie en 1988 au Brésil aura-t-elle la même fin que la République de Weimar?

Un fait est évident: il existe une relation linéaire entre la crise économique et sociale et l’effondrement démocratique. Il ne peut y avoir de démocratie sans libéralisme ni sans protection sociale. Une démocratie sans aspirations à la justice sociale comme celle de la République de Weimar ne pourrait pas survivre. La même chose peut être répétée dans le Brésil contemporain face à d’énormes problèmes économiques et sociaux. L’histoire ne se répète jamais en suivant le même scénario, mais elle n’a pas non plus besoin de tomber dans le fascisme ou le nazisme conventionnel pour que l’effondrement de la démocratie se produise. C’est le scénario qui a conduit à la formation de la Gestapo dans l’Allemagne nazie qui doit être évitée au Brésil.

De ce qui précède, la sombre histoire de la Gestapo dans l’Allemagne nazie montre les risques de transformer la police comme celle de la Prusse en un instrument des intérêts des personnes au pouvoir, comme Adolf Hitler en 1933. Il faut éviter à tout prix ce qui s’est passé en L’Allemagne nazie se répétera au Brésil avec la transformation de la police fédérale en Gestapo. Ce risque doit être évité étant donné l’intérêt de Bolsonaro à contrôler la police fédérale et ses menaces contre l’État de droit démocratique.

RÉFÉRENCE

HITLER, Adolf. Minha Luta. São Paulo: Moraes, 1983.

MICHEL, Henri. “O Nacional-Socialismo”. In: Os Fascismos. Lisboa: Publicações Dom Quixote, 1977.

RICHARD, Lionel. A República de Weimar. São Paulo: Cia. das Letras, 1988.

* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

HOW THE POLICE STATE WAS BORN IN NAZIST GERMANY AND CONTEMPORARY BRAZIL

Fernando Alcoforado*

This article aims to show how the police state in Germany arose during the Weimar Republic when a branch of the Prussian police (region of Germany that extends from the bay of Gdańsk in Poland, the end of Courland on the southeastern Baltic coast, in Latvia, even Masuria, within what is currently Polish territory), became a political police, the dreaded Gestapo, during Nazism, as well as the political, economic and social scenario that led to its emergence. Gestapo is a German abbreviation that meant secret state police, an organization that investigated, tortured and arrested opponents of Germany’s Nazi (Reich) regime between 1933 and 1945. Gestapo was therefore the expression of the police state it became Germany during Nazism. This article also makes a comparative analysis between the Germany of the Weimar Republic and contemporary Brazil with the risks of the end of democracy and its transformation into a police state.

The Gestapo was created on April 26, 1933, in Prussia, from the Prussian Secret Police. At first, it was just a branch of the Prussian police. When the Gestapo was created by Prussian Interior Minister Hermann Goring, it was responsible for the investigation, arrest and torture of political opponents of Nazi Germany until its end with the defeat in World War II in 1945. The Gestapo’s actions were based in the Decree for the Protection of the People and the State, signed in 1933 by the German President, Paul von Hindenburg, after an arson attack against the German Parliament attributed to the Communists, but carried out by the Nazis. The Gestapo was originally created to serve as a personal guard for Nazi leaders, thus being an elite troop whose members wore black shirts.

Under the pretext of defending the country against violent acts (supposedly caused by communists), the 1933 Decree for the Protection of the People and the State restricted civil rights, such as freedom of speech and the press. Thus, under legal protection, secret agents could act as they pleased. They did not need court orders to interrogate, imprison and even send alleged political opponents of the government to concentration camps, under the control of another Nazi organization, the SS (German acronym for “protection troops”). Only later, following a political movement engendered to destroy undisciplined Nazi assault troops known as SA, was the Gestapo officially subordinate to the SS, Nazi troops led by Heinrich Himmler.

SS was a group founded in 1925, with the aim of protecting Adolf Hitler and the leaders of the Nazi Party. This Nazi army originated from the paramilitary group SA, which has operated in a semi-independent manner since 1923, in order to protect Party members. SS members were made up of so-called “elite men”, individuals who met the standards of racial “purity” advocated by Nazi ideology. These soldiers swore total loyalty to the Third Reich. The SS’s first commander was Rudolf Diels, who recruited members of professional police departments and made it function as a federal police, similar to the United States’ FBI.

Until then, the SS was made up of about 300 soldiers. Only after 1929, when Heinrich Himmler took over, did this Nazi army begin to become a powerful organization. The Gestapo was run for several years by Reinhard Heydrich. Responding only to Heinrich Himmler and Führer Adolf Hitler himself, Heydrich led one of the most feared organizations in Nazi Germany. Now without uniforms, the Gestapo contributed significantly to destroying all German political opposition in the immediate years after the Nazi rise, systematically pursuing and imprisoning unionists and communists. The Gestapo’s role as a political police was not established until Hermann Göring was appointed to succeed Diels as commander in 1934.

Gestapo had a few tens of thousands of agents spread across Europe. The secret to its success was, in fact, in the extremely rigorous training developed by Heinrich Himmler himself, in addition to the frequent denunciations of Germans in relation to compatriots who believed they were suspicious and the Gestapo’s healthy relations with other security organizations in Nazi Germany. As the totalitarian power of Nazism in Germany crystallized, the Gestapo gradually left the persecution of political dissidents and began to focus on the persecution of Jews. The organization played a central role in the so-called Crystals Night, when after two days of great violence against the Jewish community about 25,000 Jews were deported.

In the midst of the war, it would be the Gestapo chief, Reinhard Heydrich, who would systematize the so-called “final solution” to deal with the remaining Jews on German territory, at that point confined in ghettos. Soon after, however, he was murdered in an attack that unleashed a brutal wave of Gestapo violence in Czechoslovakia, which decimated the entire city of origin of the murderers. After that, the organization would assume a character of “purification”, that is, extermination of the populations deemed undesirable by the Nazi ideology. To this end, specific Gestapo-derived troops would be created, death squads, which reached terrifying numbers of efficiency.

A separate chapter should be reserved for Gestapo methods of arrest, interrogation and torture. Anyone arrested by the Nazi secret police could expect the wildest forms of torture, with the intention of snatching away any information or complaint that might prove useful. The interrogation methods included repeated drowning of prisoners in a bath of cold water; electric shocks connecting the wires to the hands, feet, ears and genitals; crushing of testicles; lifting the prisoner by the hands tied behind his back, causing the shoulder to dislocate (a practice known during the Catholic Inquisition as the pendulum); beatings with rubber batons or whips and burns with cigars or soldering iron.

Everything that has just been described occurred during the Weimar Republic, which was instituted in 1919 with the end of the monarchy after the First World War. With the 1919 Constitution, the German Reich took the form of a republic and was organized as a modern parliamentary democracy. It did not help much because the contradictions of the period put Germany in a spiral of economic, social and political crisis that ended in Nazism. Weimar ended up becoming a great example of the failure of liberal parliamentary democracy that was born with the optimistic impulse of national and democratic regeneration that ended in the darkness of Nazism. When we now speak of the “Weimar syndrome”, it is referring to the tensions that threaten to jeopardize the stability of liberal democracy with the tensions caused mainly by the revitalization of populism and by the illiberal and authoritarian turn as occurs today in Brazil.

Does Brazil’s current situation resemble the turbulent 1930s in Germany during the Weimar Republic? There are similarities and differences. The similarities are of an economic nature with the stagnation of the economy, of a social nature with the lack of adequate social coverage for the most needy and of a political nature with the endeavor of the extreme rightwing to destroy democratic institutions. The difference lies in the fact that, unlike Germany, the political forces of the left or extreme left in Brazil do not clash with those of the extreme right as they did in Germany and that there are no psychosocial problems in Brazil such as the humiliation of national feeling by Versailles treaty and the war reparations suffered by Germany. The Weimar Republic came to an end with the implantation of Nazism when Germany became a police state. Will the democratic Republic established in 1988 in Brazil have the same end as the Weimar Republic?

One fact is evident: there is a linear relationship between economic and social crisis and democratic collapse. There can be no democracy without liberalism, nor without social protection. A democracy without aspirations for social justice like that of the Weimar Republic could not survive. The same can be repeated in contemporary Brazil in the face of huge economic and social problems. History never repeats itself following the same script, but neither does it need to fall into fascism or conventional Nazism for the breakdown of democracy to occur. This was the scenario that led to the formation of the Gestapo in Nazi Germany that needs to be avoided in Brazil.

From the above, the dark history of the Gestapo in Nazi Germany shows the risks of transforming the police like that of Prussia into an instrument of the interests of those in power, like Adolf Hitler in 1933. It is necessary to avoid at all costs that what happened in Nazi Germany to repeat itself in Brazil with the transformation of the Federal Police into a Gestapo. Esse risco precisa ser evitado, dado o interesse de Bolsonaro em controlar a Polícia Federal e suas ameaças contra o Estado de Direito democrático.

REFERENCE

HITLER, Adolf. Minha Luta. São Paulo: Moraes, 1983.

MICHEL, Henri. “O Nacional-Socialismo”. In: Os Fascismos. Lisboa: Publicações Dom Quixote, 1977.

RICHARD, Lionel. A República de Weimar. São Paulo: Cia. das Letras, 1988.

* Fernando Alcoforado, 80, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

COMO NASCEU O ESTADO POLICIAL NA ALEMANHA NAZISTA E O BRASIL CONTEMPORÂNEO

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo mostrar como surgiu o estado policial na Alemanha durante a República de Weimar quando um ramo da polícia da Prússia (região da Alemanha que se estende desde a baía de Gdańsk na Polônia, o final da Curlândia na costa sudeste do mar Báltico, na Letônia, até a Masúria, no interior do que é atualmente território polonês), se transformou em uma polícia política, a temida Gestapo, durante o nazismo, bem como o cenário político, econômico e social que levou ao seu surgimento. A Gestapo é uma abreviatura alemã que significava polícia secreta do Estado, organização que investigava, torturava e prendia opositores ao regime nazista (Reich) da Alemanha, entre 1933 e 1945. A Gestapo foi, portanto, a expressão do estado policial em que se transformou a Alemanha durante o nazismo. Este artigo faz, também, uma análise comparativa entre a Alemanha da República de Weimar e o Brasil contemporâneo com os riscos do fim da democracia e sua transformação em um estado policial.

A Gestapo foi criada em 26 de abril de 1933, na Prússia, a partir da Polícia Secreta da Prússia. No início, era apenas um ramo da polícia prussiana. Quando foi criada pelo ministro do Interior da Prússia, Hermann Goring, a Gestapo foi responsável pela investigação, prisão e tortura dos opositores políticos da Alemanha nazista até o seu fim com a derrota na Segunda Guerra Mundial ocorrida em 1945. A atuação da Gestapo era baseada no Decreto para a Proteção do Povo e do Estado, assinado em 1933 pelo presidente alemão, Paul von Hindenburg, após um atentado incendiário contra o Parlamento alemão atribuído aos comunistas, mas realizado pelos nazistas. A Gestapo foi criada originalmente para servir de guarda pessoal dos líderes nazistas, sendo assim uma tropa de elite cujos membros trajavam camisas pretas.

Sob o pretexto de defender o país contra atos violentos (supostamente causados por comunistas), o Decreto para a Proteção do Povo e do Estado de 1933 restringia direitos civis, como a liberdade de expressão e a de imprensa. Assim, sob proteção legal, agentes secretos podiam agir como bem entendessem. Eles não precisavam de mandados judiciais para interrogar, aprisionar e até enviar supostos opositores políticos do governo para campos de concentração, sob controle de outra organização nazista, a SS (sigla alemã para “tropa de proteção”). Apenas depois, na sequência de um movimento político engendrado para destruir as tropas de assalto nazistas indisciplinadas conhecidas como SA é que a Gestapo seria oficialmente subordinada à SS, tropas nazistas lideradas por Heinrich Himmler.

SS foi um grupo fundado em 1925, com o objetivo de proteger Adolf Hitler e os dirigentes do Partido Nazista. Este exército nazista se originou a partir do grupo paramilitar SA, que agia de modo semi-independente desde 1923, com o intuito de proteger os membros do Partido. Os membros da SS eram constituídos pelos chamados “homens de elite”, indivíduos que se enquadravam nos padrões de “pureza” racial defendidos pela ideologia nazista. Esses soldados juravam lealdade total ao Terceiro Reich. O primeiro comandante da SS foi Rudolf Diels, que recrutou membros de departamentos policiais profissionais e fez com que ela funcionasse como uma Polícia Federal, semelhante ao FBI dos Estados Unidos.

Até então, a SS era composta por cerca de 300 soldados. Somente a partir de 1929, quando Heinrich Himmlerassume o comando, que este exército nazista começa a se tornar uma poderosa organização. A Gestapo foi dirigida por vários anos por Reinhard Heydrich. Respondendo apenas a Heinrich Himmler e ao próprio Führer Adolf Hitler, Heydrich liderou uma das organizações mais temidas da Alemanha nazista. Agora sem uniformes, a Gestapo contribuiu significativamente para destruir toda a oposição política alemã nos anos imediatos após a ascensão nazista, perseguindo e prendendo de forma sistemática sindicalistas e comunistas. O papel da Gestapo como polícia política só foi estabelecido quando Hermann Göring foi designado para suceder Diels como comandante em 1934.

A Gestapo tinha poucas dezenas de milhares de agentes espalhados por toda a Europa. O segredo de seu sucesso estava, de fato, no rigorosíssimo treinamento desenvolvido pelo próprio Heinrich Himmler, além das frequentes denúncias de alemães em relação a compatriotas que julgavam suspeitas e as saudáveis relações da Gestapo com outras organizações de segurança da Alemanha nazista. À medida que o poder totalitário do nazismo na Alemanha se cristalizava, a Gestapo deixou paulatinamente a perseguição dos dissidentes políticos e passou a focar na perseguição aos judeus. A organização desempenhou papel central na chamada Noite dos Cristais, quando após dois dias de grande violência contra a comunidade judaica cerca de 25.000 judeus foram deportados.

Em meio à guerra, seria o chefe da Gestapo, Reinhard Heydrich, que sistematizaria a chamada “solução final” para lidar com os judeus restantes em território alemão, àquela altura confinados em guetos. Pouco depois, porém, ele foi assassinado em um atentado que desencadeou uma onda brutal de violência da Gestapo na Tchecoslováquia, que dizimou toda a cidade de origem dos assassinos. Depois disso, a organização assumiria um caráter de “purificação”, ou seja, extermínio das populações julgadas indesejáveis pela ideologia nazista. Para tal, seriam criadas tropas específicas derivadas da Gestapo, os esquadrões da morte, que alcançavam números aterrorizantes de eficiência.

Um capítulo à parte deve ser reservado aos métodos de prisão, interrogatório e tortura da Gestapo. Todo preso pela polícia secreta nazista podia esperar as formas mais selvagens de suplícios, com o de arrancar-lhe qualquer informação ou delação que viesse a ser útil. Os métodos de interrogatório incluíam repetidos afogamentos de prisioneiros em uma banheira de água gelada; choques elétricos ligando os fios às mãos, pés, orelhas e genitália; esmagamento de testículos; levantamento do prisioneiro pelas mãos amarradas atrás das costas, causando a luxação do ombro (prática conhecida durante a Inquisição católica como o pêndulo); espancamentos com cassetetes de borracha ou chicotes e queimaduras com charutos ou ferro de soldar.

Tudo o que acaba de ser descrito ocorreu durante a República de Weimar que foi instituída em 1919 com o fim da monarquia após a 1ª Guerra Mundial. Com a Constituição de 1919, o Reich alemão ganhava a forma de república e se organizava como uma democracia parlamentar moderna. Não adiantou muito porque as contradições do período colocaram a Alemanha em uma espiral de crise econômica, social e política que acabou no nazismo. Weimar acabou se tornando uma grande exemplo do fracasso da democracia liberal parlamentar que nasceu com o impulso otimista de regeneração nacional e democrática que acabou nas trevas do nazismo. Quando hoje se fala na “síndrome de Weimar”, está se referindo às tensões que ameaçam pôr em perigo a estabilidade da democracia liberal com as tensões provocadas principalmente pela revitalização do populismo e pela guinada iliberal e autoritária como ocorre hoje no Brasil.

Será que situação atual do Brasil se parece com os turbulentos anos 1930 na Alemanha durante a República de Weimar? Há semelhanças e diferenças. As semelhanças são de natureza econômica com a estagnação da economia, de natureza social com a falta de cobertura social adequada aos mais necessitados e de natureza política com o empenho da extrema direita no sentido de destruir as instituições democráticas.  As diferenças reside no fato de que, diferentemente da Alemanha, as forças políticas de esquerda ou extrema esquerda no Brasil não se digladiam com as de extrema direita como ocorria na Alemanha e de que não há problemas psicossociais no Brasil como a humilhação do sentimento nacional pelo tratado de Versalhes e as indenizações de guerra sofridos pela Alemanha. A República de Weimar chegou ao fim com a implantação do nazismo quando a Alemanha se transformou em estado policial. A República democrática instituída em 1988 no Brasil terá o mesmo fim da República de Weimar?

Um fato é evidente: existe uma relação linear entre crise econômica e social e colapso democrático. Não pode haver democracia sem liberalismo, nem sem proteção social. Uma democracia sem aspirações de justiça social como a da República de Weimar não poderia sobreviver. O mesmo pode se repetir no Brasil contemporâneo diante dos gigantescos problemas econômicos e sociais. A história nunca se repete seguindo o mesmo roteiro, mas também não precisa cair no fascismo ou no nazismo convencional para que ocorra a quebra da democracia. Este foi o cenário que levou à formação da Gestapo na Alemanha nazista que precisa ser evitado no Brasil.

Pelo exposto, a história tenebrosa da Gestapo na Alemanha nazista mostra os riscos de transformação da polícia secreta do Estado da Prússia em um instrumento dos interesses de quem exercia o poder, como Adolf Hitler em 1933. É preciso evitar a todo custo que o que ocorreu na Alemanha nazista se repita no Brasil com a transformação da Polícia federal em uma Gestapo. Este risco precisa ser evitado diante do interesse de Bolsonaro em controlar a Polícia Federal e de suas ameaças contra o estado democrático de direito.

REFERÊNCIA

HITLER, Adolf. Minha Luta. São Paulo: Moraes, 1983.

MICHEL, Henri. “O Nacional-Socialismo”. In: Os Fascismos. Lisboa: Publicações Dom Quixote, 1977.

RICHARD, Lionel. A República de Weimar. São Paulo: Cia. das Letras, 1988.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

COMO REATIVAR A ECONOMIA DO BRASIL APÓS A PANDEMIA DO NOVO CORONAVIRUS (VÍDEO)

Fernando Alcoforado*

Este vídeo tem o objetivo de apresentar as medidas necessárias para reativar a economia brasileira durante e após a propagação do novo Coronavirus. O governo brasileiro precisa elaborar um plano econômico e social para fazer frente à crise durante a pandemia do novo Coronavirus buscando atender plenamente as demandas da população, das empresas e dos governos estaduais e municipais. Para reativar a economia brasileira após a pandemia do novo Coronavirus, o governo brasileiro precisa elaborar um plano econômico atuando como indutor do crescimento econômico com investimentos em infraestrutura. Para financiar todas as ações necessárias à reativação da economia brasileira e o combate ao desemprego e à pobreza extrema durante e após o novo Coronavirus, o governo federal pode adotar duas estratégias; 1)  suspender pelo período de 5 anos o pagamento da dívida pública interna que corresponde a 48% do orçamento do governo federal ou renegociar com os seus credores no sentido de alongar seu pagamento a fim de que o governo passe a dispor dos recursos necessários aos investimentos públicos visando a reativação da economia e o combate ao desemprego e à pobreza extrema; e, 2) utilizar as reservas internacionais de US$ 362,5 bilhões existentes em fevereiro de 2020. Sem a adoção deste conjunto de ações, o Brasil não retomará seu crescimento e será levado inevitavelmente à ruina econômica.

Para assistir o vídeo, acessar o website <https://www.youtube.com/watch?v=fzgv99CJbsk&t=1s>.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor de 14 livros abordando temas como globalização, desenvolvimento econômico e social no Brasil e no mundo, aquecimento global e mudança climática, energia no mundo e no Brasil, as grandes revoluções científicas, econômicas e sociais  e ciência e tecnologia.

HOW TO REACTIVATE THE ECONOMY OF BRAZIL AFTER THE NEW CORONAVIRUS PANDEMIC

Fernando Alcoforado*

Brazil is a country that has its economic system in a terminal stage due to the vertiginous wave of mass unemployment and the general bankruptcy of companies aggravated by the government’s restrictive measures of economic activity to face the spread of the new Coronavirus that is taking Brazil to the economic depression unprecedented in the history of the country. The main internal problem in Brazil today is the stagnation of the economy with its consequences related to the closure of industries and commercial activities and services and, above all, to the mass unemployment of millions of workers that got even worse with the spread of the new Coronavirus.

The crisis of the new Coronavirus shows that Brazil is threatened with having collapsed its health system and unable to produce inputs for the manufacture of drugs, respirators and even masks to protect health professionals and the population. Today, as in much of the world, many governments lament the lack of a national development project that makes the country self-sufficient because they have left the free market to make decisions such as closing factories in the country and taking them to places where the margins of profits would be higher, as is the case of China, India and Southeast Asian countries. This stance was dictated by the vision that started to prevail in Brazil and in the world after 1990, which was that of globalization and the opening of markets according to the neoliberal ideology.

It is evident the misunderstanding of the governments of Brazil from 1990 to the present moment of adopting the economic policy of not producing locally, transferring it to places where the profit margins would be higher, a fact that was a determining factor in the decision not to invest in the production of materials and medical equipment in the country, transferring it to countries with lower production costs, such as China. The result is being catastrophic because there is a lack of supplies for the manufacture of drugs, respirators and even masks to protect health professionals and the population. In Brazil, the situation is deplorable because industry, science and national technology have been scrapped since 1990 with the adoption by the various governments of neoliberal policies that have contributed to increasing technological and industrial dependence in relation to the outside.

Due to the misunderstandings practiced by the different governments of Brazil since 1990, the country’s Gross Domestic Product (GDP) will suffer a steep drop due to the huge reduction in household consumption (C) and private investments (I) resulting from the new Coronavirus and, also, export earnings (X) resulting from the drop in international trade due to the new Coronavirus. It is worth noting that the Gross Domestic Product (GDP) is calculated based on the sum of all its components: GDP = C + I + G + X – M. In this formula, C corresponds to household expenditure on consumer goods (consumption private sector), I corresponds to the expenditure of companies in investment, either in capital goods, or in stocks of raw materials and products, G corresponds to the expenditure of the State (federal, state and municipal governments) in consumer goods (public consumption), X corresponds to export revenue and M to import expenditure.

Based on this formula, it can be said that the resumption of GDP growth after the new Coronavirus pandemic can only be achieved with the expansion of private consumption (C), the increase in investment in productive activity (I), the increase in spending government (G), the increase in export revenue (X) and the reduction in spending on imports (M). Therefore, in order to increase household consumption (C), it is necessary to increase the wage mass of the population, whether by generating jobs and also by distributing basic income to vulnerable and unemployed populations and to adopt a credit policy that encourages consumer to buy. To raise the level of private sector investments (I), it is necessary for the government to reduce the tax burden and implement a policy of tax incentives and attractive interest for businessmen. Economic growth can also be achieved by raising the level of exports and reducing imports with the policy of substituting imported goods aimed at expanding economic activities. However, in order to reactivate the economy after the new Coronavirus pandemic, the State must act as if it were a locomotive capable of leveraging consumption in general and private investment. In this sense, the State must increase the State’s expenditure (G) with the realization of massive investments in economic infrastructure (energy, transport and communications) and social infrastructure (education, health, housing and basic sanitation). The State must act as an inducer of the resumption of economic growth in Brazil.

To promote the reactivation of the Brazilian economy, the Brazilian government should draw up an economic plan that contributes to the resumption of Brazil’s development that presents to the population and the productive sectors a perspective of overcoming the current crisis and resumption of economic growth. The development plan should guide and coordinate companies in the country that, organized in networks, and helped with trade, technology and credit policies can successfully compete in the national and world economy. The Brazilian government should consider as a number one priority to reactivate the economy with the immediate execution of a broad program of public infrastructure works (energy, transportation, housing, basic sanitation, etc.) with the participation of the private sector to combat the current situation of mass unemployment raising the levels of employment and income of families and companies to, consequently, promote the expansion of the consumption of families and companies resulting, respectively, from the increase in the salary mass of families and the income of companies with investments in public works to make Brazil grow economically again. In addition to the public works program, the Brazilian government should develop a broad export program, especially in agribusiness and the mineral sector, the drastic reduction in bank interest rates to encourage household consumption and investment by companies, the reduction of the burden taxation, the freezing of high salaries in the public sector and the cut of perks and public administration organs.

Therefore, there is an urgent need to make the Brazilian State take the reins of the national economy, abandoning the failed neoliberal economic model to reactivate the Brazilian economy and full employment, putting an end to the economic depression that will occur during the spread of the new Coronavirus. The entire set of measures to reactivate the Brazilian economy after the economic depression resulting from the fight against the new Coronavirus must be complemented with measures to combat unemployment and extreme poverty to avoid the social debacle. Given this perspective, what would be the solution to alleviate unemployment and poverty in the current situation? The solution would consist of the adoption by the federal government, state governments and municipal governments of public policies aimed at the development of the social and solidarity economy to alleviate unemployment and the implementation of basic income or universal minimum income to alleviate the population’s poverty. Without the adoption of these measures, Brazil will inevitably be driven to political and social upheaval.

Regarding the Social and Solidarity Economy, it is important to note that it is a different way of generating work and income, in several sectors, be it in the productive activity, in community banks, in credit cooperatives, in family farming cooperatives, in the question of trade fair, in exchange clubs, etc. The Social and Solidarity Economy is an important alternative for the inclusion of workers in the labor market, giving them a new opportunity, through self-management. Based on the Social and Solidarity Economy, there is the possibility of recovering bankrupt companies, and to continue them, with a new mode of production, in which profit maximization is no longer the main objective, giving rise to maximizing the quantity and the quality of work. The Social and Solidarity Economy is a possible alternative to generate employment for workers who are mostly excluded from the formal labor market and consumption. In France, for example, it accounts for 10% of GDP and is responsible for 12.7% of that country’s employment. The Social and Solidarity Economy emerged in various parts of the world with practices of economic and social relations that are promoting the survival and improving the quality of life of millions of people.

In turn, the basic income policy or universal minimum income for the population is one of the solutions to alleviate poverty. The cash transfer program, Bolsa Família, is an example of the application of the basic income policy. Among the reasons for this idea to become reality, lies in the fact that distributing money reduces crime, improves the health of the population and allows everyone to invest in themselves. The adoption of the basic income policy or universal minimum income for the poor population is one of the solutions to alleviate poverty, since it would allow the poor to start having money to meet their basic needs in terms of food, health, housing, etc. By having a basic income, the poor population will be able to supply their basic needs by increasing consumption that contributes to the reactivation of the economy.

From the above, actions aimed at reactivating the economy must be complemented with actions aimed at combating unemployment and extreme poverty that have worsened in Brazil with the fight against the new Coronavirus. These actions should be taken forward when there is the eradication of the new Coronavirus from Brazil. As long as the virus is present in the country, the Brazilian government must act to minimize the drop in consumption by the population and companies by maintaining essential economic activities by adopting measures to benefit the unemployed and the poor so as not to starve to death and also for the benefit of micro, small and medium-sized companies in order not to succumb to the crisis that is already happening at an insufficient level. Measures for the benefit of the unemployed and the poor include transferring government income to families and suspending payment of taxes for a specified period and granting low-interest loans to companies with the counterpart of not firing employees during isolation Social. This set of measures, which has been adopted in several countries of the world, must be maintained as long as the social distancing of the population persists so as not to aggravate their social conditions, especially of the most vulnerable populations, and the economic conditions of micro, small and medium-sized companies. To cope with the drop in tax collection by the government at all levels resulting from the reduction of economic activities, the Brazilian government must allocate resources in the volume necessary for state and city governments to face the problems with the health system and, also, the social problems concerning the most vulnerable populations while the social isolation of the population endures.

To finance all the actions necessary to reactivate the Brazilian economy and to fight unemployment and extreme poverty, the Brazilian government could adopt two strategies; 1) suspend for 5 years the payment of the internal public debt that corresponds to 48% of the federal government budget or renegotiate with its creditors in order to extend its payment so that the government will have the necessary resources for investments aimed at reviving the economy and combating unemployment and extreme poverty; and, 2) use the international reserves of US$ 362.5 billion existing in February 2020. Without the adoption of this set of actions, Brazil will not resume its growth and will inevitably be driven to economic ruin.

With Bolsonaro and his ministerial team in power and, above all, Paulo Guedes in charge of the Brazilian economy, Paulo Guedes, who did not present before and after the pandemic any economic development plan for Brazil, the country will be taken to bankruptcy economic and political and social breakdown. The ministerial meeting on March 22 shown on television demonstrated that Brazil is governed by a band of irresponsible, ill-educated and incompetent people who act uncoordinated thanks to the incompetence of the President of the Republic. Government uncoordination does not only happen in the health area with its disastrous performance in the fight against the new Coronavirus, but also in the whole government. In addition, at the ministerial meeting, the attempt by some ministers to elaborate the program they called pro Brazil, which would represent an inductive action by the federal government to reactivate the Brazilian economy, was torpedoed by Paulo Guedes at the meeting which, driven by neoliberal thinking , does not admit that the government takes a proactive attitude in promoting national development.

* Fernando Alcoforado, 80, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

COMMENT RÉACTIVER L’ÉCONOMIE BRÉSILIENNE APRÈS LE NOUVEAU CORONAVIRUS PANDEMIC

Fernando Alcoforado*

Le Brésil est un pays dont le système économique est en phase terminale en raison de la vague vertigineuse de chômage de masse et de la faillite générale des entreprises aggravée par les mesures restrictives de l’activité économique du gouvernement pour faire face à la propagation du nouveau Coronavirus qui emmène le Brésil vers le dépression économique sans précédent dans l’histoire du pays. Le principal problème interne au Brésil aujourd’hui est la stagnation de l’économie avec ses conséquences liées à la fermeture des industries et des activités et services commerciaux et, surtout, au chômage de masse de millions de travailleurs cela s’est encore aggravé avec la propagation du nouveau Coronavirus.

La crise du nouveau coronavirus montre que le Brésil est menacé d’avoir effondré son système de santé et incapable de produire des intrants pour la fabrication de médicaments, de respirateurs et même de masques pour protéger les professionnels de santé et la population. Aujourd’hui, comme dans une grande partie du monde, de nombreux gouvernements déplorent l’absence d’un projet de développement national qui rend le pays autosuffisant car ils ont quitté le marché libre pour prendre des décisions telles que fermer des usines dans le pays et les emmener dans des endroits où les marges des profits serait plus élevé, comme c’est le cas de la Chine, de l’Inde et des pays d’Asie du Sud-Est. Cette position a été dictée par la vision qui a commencé à prévaloir au Brésil et dans le monde après 1990, qui était celle de la mondialisation et de l’ouverture des marchés selon l’idéologie néolibérale.

Il est évident que les gouvernements brésiliens ont mal compris de 1990 à nos jours d’adopter la politique économique de ne pas produire localement, de la transférer dans des endroits où les marges bénéficiaires seraient plus élevées, ce qui a été un facteur déterminant dans la décision de ne pas investir dans la production de matériaux et du matériel médical dans le pays, le transférant vers des pays où les coûts de production sont moins élevés, comme la Chine. Le résultat est catastrophique car il y a un manque de fournitures pour la fabrication de médicaments, de respirateurs et même de masques pour protéger les professionnels de la santé et la population. Au Brésil, la situation est déplorable car l’industrie, la science et la technologie nationale ont été abandonnées depuis 1990 avec l’adoption par les différents gouvernements de politiques néolibérales qui ont contribué à accroître la dépendance technologique et industrielle de l’extérieur.

En raison des malentendus pratiqués par les différents gouvernements du Brésil depuis 1990, le produit intérieur brut (PIB) du pays subira une forte baisse en raison de l’énorme réduction de la consommation des ménages (C) et des investissements privés (I) résultant du nouveau Coronavirus et, également, les recettes d’exportation (X) résultant de la baisse du commerce international due au nouveau Coronavirus. Il convient de noter que le produit intérieur brut (PIB) est calculé sur la base de la somme de toutes ses composantes: PIB = C + I + G + X – M. Dans cette formule, C correspond aux dépenses des ménages en biens de consommation (consommation secteur privé), I correspond aux dépenses des entreprises en investissements, soit en biens d’équipement, soit en stocks de matières premières et de produits, G correspond aux dépenses de l’Etat (fédéral, Etat et communes) en biens de consommation (consommation publique) , X correspond aux recettes d’exportation et M aux dépenses d’importation.

Sur la base de cette formule, on peut dire que la reprise de la croissance du PIB après le nouveau Coronavirus ne pourrait être obtenue qu’avec l’expansion de la consommation privée (C), l’augmentation des investissements dans l’activité productive (I), l’augmentation des dépenses gouvernement (G), l’augmentation des recettes d’exportation (X) et la réduction des dépenses d’importations (M). Par conséquent, afin d’augmenter la consommation des ménages (C), il est nécessaire d’augmenter la masse salariale de la population, que ce soit en générant des emplois mais aussi en distribuant le revenu de base aux populations vulnérables et sans emploi et d’adopter une politique de crédit qui encourage consommateur à acheter. Pour augmenter le niveau des investissements du secteur privé (I), il est nécessaire que le gouvernement réduise la pression fiscale et mette en œuvre une politique d’incitations fiscales et d’intérêt attractif pour les hommes d’affaires. La croissance économique peut également être réalisée en élevant le niveau des exportations et en réduisant les importations par la politique de substitution des biens importés visant à développer les activités économiques. Cependant, afin de relancer l’économie après la nouvelle pandémie de coronavirus, l’État doit agir comme s’il s’agissait d’une locomotive capable de mobiliser la consommation en général et l’investissement privé. En ce sens, l’État doit augmenter ses dépenses (G) par la réalisation d’investissements massifs dans les infrastructures économiques (énergie, transports et communications) et les infrastructures sociales (éducation, santé, logement et assainissement de base). L’État doit agir comme un inducteur de la reprise de la croissance économique au Brésil.

Pour favoriser la relance de l’économie brésilienne, le gouvernement brésilien devrait élaborer un plan économique qui contribue à la reprise du développement du Brésil et qui présente à la population et aux secteurs productifs une perspective de sortie de la crise actuelle et de reprise de la croissance économique. Le plan de développement devrait guider et coordonner les entreprises du pays qui, organisées en réseaux et aidées dans les politiques commerciales, technologiques et de crédit, peuvent concurrencer avec succès l’économie nationale et mondiale. Le gouvernement brésilien devrait considérer comme une priorité numéro un pour relancer l’économie avec l’exécution immédiate d’un vaste programme de travaux d’infrastructure publique (énergie, transport, logement, assainissement de base, etc.) avec la participation du secteur privé pour lutter contre le chômage de masse actuel en augmentant les niveaux d’emploi et de revenu des familles et des entreprises et, par conséquent, en favorisant l’expansion de la consommation des familles et des entreprises résultant respectivement de l’augmentation des salaires des familles et des revenus des entreprises  avec des investissements dans les travaux publics pour relancer la croissance économique du Brésil.  En plus du programme de travaux publics, le gouvernement brésilien devrait développer un vaste programme d’exportation, notamment dans l’agro-industrie et le secteur minier, une baisse drastique des taux d’intérêt bancaires pour encourager la consommation des ménages et l’investissement des entreprises, une réduction de la charge la fiscalité, le gel des salaires élevés dans le secteur public et la réduction des avantages et les administrations publiques.

Outre le programme de travaux publics, le gouvernement brésilien devrait développer un vaste programme d’exportation, notamment dans l’agro-industrie et le secteur minier, la baisse drastique des taux d’intérêt bancaires pour encourager la consommation des ménages et l’investissement des entreprises, la réduction de la charge la fiscalité, le gel des salaires élevés dans le secteur public, la réduction des avantages sociaux et des organes de l’administration publique et la réduction des charges avec le paiement des intérêts et l’amortissement de la dette publique à renégocier avec les créanciers de la dette publique afin que le gouvernement ait accès à ressources pour l’investissement dans les infrastructures économiques et sociales. Pour financer toutes les actions nécessaires à la réactivation de l’économie brésilienne, le gouvernement brésilien pourrait adopter deux stratégies; 1) suspendre le paiement de la dette publique intérieure pour une période de 5 ans ou renégocier avec vos créanciers afin de prolonger votre paiement afin que le gouvernement dispose des ressources nécessaires aux investissements publics pour relancer l’économie; et 2) utiliser les réserves internationales de 362,5 milliards de dollars américains existantes en février 2020. Sans l’adoption de cet ensemble d’actions, le Brésil ne reprendra pas sa croissance et sera inévitablement conduit à la ruine économique.

Par conséquent, il est urgent de faire en sorte que l’État brésilien prenne les rênes de l’économie nationale, abandonnant le modèle économique néolibéral défaillant pour réactiver l’économie brésilienne et le plein emploi, mettant fin à la dépression économique qui se produira lors de la propagation du nouveau coronavirus. L’ensemble des mesures visant à réactiver l’économie brésilienne après la dépression économique résultant de la lutte contre le nouveau coronavirus doit être complété par des mesures de lutte contre le chômage et l’extrême pauvreté pour éviter la débâcle sociale. Dans cette perspective, quelle serait la solution pour réduire le chômage et la pauvreté dans la situation actuelle? La solution consisterait à adopter par le gouvernement fédéral, les gouvernements des États et les gouvernements municipaux des politiques publiques visant à développer l’économie sociale et solidaire pour lutter contre le chômage et à mettre en place un revenu de base ou un revenu minimum universel pour réduire la pauvreté de la population. Sans l’adoption de ces mesures, le Brésil sera inévitablement conduit à des bouleversements politiques et sociaux.

En ce qui concerne l’économie sociale et solidaire, il est important de noter qu’il s’agit d’une manière différente de générer du travail et des revenus, dans plusieurs secteurs, que ce soit dans l’activité productive, dans les banques communautaires, dans les coopératives de crédit, dans les coopératives agricoles familiales, dans le question du salon, des clubs d’échange, etc. L’économie sociale et solidaire est une alternative importante pour l’inclusion des travailleurs sur le marché du travail, en leur donnant une nouvelle opportunité, grâce à l’autogestion. Sur la base de l’économie sociale et solidaire, il est possible de récupérer les entreprises en faillite, et de les poursuivre, avec un nouveau mode de production, dans lequel la maximisation des profits n’est plus l’objectif principal, donnant lieu à une maximisation de la quantité et de la qualité du travail. L’économie sociale et solidaire est une alternative possible pour générer des emplois pour les travailleurs qui sont pour la plupart exclus du marché du travail formel et de la consommation. En France, par exemple, il représente 10% du PIB et représente 12,7% de l’emploi de ce pays. L’économie sociale et solidaire a émergé dans diverses parties du monde avec des pratiques de relations économiques et sociales qui favorisent la survie et améliorent la qualité de vie de millions de personnes.

De ce qui précède, les actions visant à relancer l’économie doivent être complétées par des actions visant à lutter contre le chômage et l’extrême pauvreté qui se sont aggravées au Brésil avec la lutte contre le nouveau Coronavirus. Ces actions devraient être poursuivies lors de l’éradication du nouveau Coronavirus du Brésil. Tant que le virus est présent dans le pays, le gouvernement brésilien doit agir pour minimiser la baisse de consommation de la population et des entreprises en maintenant des activités économiques essentielles en adoptant des mesures au profit des chômeurs et des pauvres pour ne pas mourir de faim et aussi au profit des micro, petites et moyennes entreprises afin de ne pas succomber à la crise qui se produit déjà à un niveau insuffisant. Les mesures en faveur des chômeurs et des pauvres comprennent le transfert des revenus du gouvernement aux familles et la suspension des paiements d’impôts pour une période déterminée et l’octroi de prêts à faible taux d’intérêt aux entreprises avec pour contrepartie de ne pas licencier d’employés pendant l’isolement Social. Cet ensemble de mesures, qui a été adopté dans plusieurs pays du monde, doit être maintenu tant que la distanciation sociale de la population persiste afin de ne pas aggraver leurs conditions sociales, notamment des populations les plus vulnérables, et les conditions économiques des micro, petites et moyennes entreprises. Afin de faire face à la baisse de la collecte des impôts par le gouvernement à tous les niveaux résultant de la réduction des activités économiques, le gouvernement brésilien doit allouer des ressources dans le volume nécessaire pour que les gouvernements des États et des villes soient confrontés aux problèmes du système de santé et, également, les problèmes sociaux concernant les populations les plus vulnérables tandis que l’isolement social de la population perdure.

Pour financer toutes les actions nécessaires à la réactivation de l’économie brésilienne et à la lutte contre le chômage et l’extrême pauvreté, le gouvernement brésilien pourrait adopter deux stratégies; 1) suspendre pendant 5 ans le paiement de la dette publique intérieure qui correspond à 48% du budget du gouvernement fédéral ou renégocier avec ses créanciers afin d’étendre son paiement afin que le gouvernement dispose des ressources nécessaires aux investissements cibler la réactivation de l’économie et lutter contre le chômage et l’extrême pauvreté; et 2) utiliser les réserves internationales de 362,5 milliards de dollars américains existantes en février 2020. Sans l’adoption de cet ensemble d’actions, le Brésil ne reprendra pas sa croissance et sera inévitablement conduit à la ruine économique.

Avec Bolsonaro et son équipe ministérielle au pouvoir et, surtout, Paulo Guedes en charge de l’économie brésilienne, qui n’a présenté avant et après la pandémie aucun plan de développement économique pour le Brésil, le pays sera mis en faillite économique, politique et sociale. La réunion ministérielle du 22 mars retransmise à la télévision a montré que le Brésil est gouverné par une bande de personnes irresponsables, peu éduquées et incompétentes qui agissent sans coordination grâce à l’incompétence du Président de la République. La non-coordination gouvernementale ne se produit pas seulement dans le domaine de la santé avec ses performances désastreuses dans la lutte contre le nouveau coronavirus, mais aussi dans l’ensemble du gouvernement. En outre, lors de la réunion ministérielle, la tentative de certains ministres d’élaborer le programme qu’ils ont appelé pro Brésil, qui représenterait une action inductive du gouvernement fédéral pour réactiver l’économie brésilienne, a été torpillée par Paulo Guedes lors de la réunion qui, motivée par la pensée néolibérale, n’admet pas que le gouvernement adopte une attitude proactive dans la promotion du développement national

* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

COMO REATIVAR A ECONOMIA DO BRASIL APÓS A PANDEMIA DO NOVO CORONAVIRUS

Fernando Alcoforado*

O Brasil é um país que tem seu sistema econômico em estágio terminal devido à vertiginosa onda de desemprego em massa e a falência generalizada de empresas agravadas com as medidas governamentais restritivas da atividade econômica para fazer frente à propagação do novo Coronavirus que está levando o Brasil à depressão econômica sem precedentes na história do País. O principal problema interno do Brasil hoje é a estagnação da economia com suas consequências relacionadas com o fechamento de indústrias e das atividades comerciais e de serviços e, sobretudo, com o desemprego em massa de milhões de trabalhadores que se agravou ainda mais com a propagação do novo Coronavirus.

A crise do novo Coronavirus mostra o Brasil ser ameaçado de ter colapsado seu sistema de saúde e incapaz de produzir insumos para fabricação de fármacos, respiradores e, até mesmo, máscaras para proteção de profissionais da saúde e da população. Hoje, como em boa parte do mundo, muitos governos lamentam a falta de um projeto de desenvolvimento nacional que torne autossuficiente o país porque deixaram o mercado livre para tomar decisões como as de fechar fábricas em território nacional e levá-las para locais onde as margens de lucro seriam maiores, como é o caso da China, Índia e países do Sudeste Asiático. Esta postura foi ditada pela visão que passou a prevalecer no Brasil e no mundo a partir de 1990 que foi a da globalização e da abertura dos mercados de acordo com a ideologia neoliberal.

Fica evidenciado o equívoco dos governos do Brasil de 1990 até o presente momento de adotar a política econômica de não produzir localmente transferindo-a para locais onde as margens de lucro seriam maiores, fato este que foi determinante da decisão de não investir na produção de materiais e equipamentos médicos no País transferindo-a para os países de menor custo de produção como é o caso da China. O resultado está sendo catastrófico porque há falta de insumos para fabricação de fármacos, respiradores e, até mesmo, máscaras para proteção de profissionais da saúde e da população. No Brasil, a situação é lastimável porque a indústria, a ciência e a tecnologia nacional foram sucateadas desde 1990 com a adoção pelos diversos governos de políticas neoliberais que contribuíram para aumentar a dependência tecnológica e industrial em relação ao exterior.

Devido aos equívocos praticados pelos diversos governos do Brasil desde 1990, o Produto Interno Bruto (PIB) do País sofrerá queda vertiginosa devido à gigantesca redução do consumo das famílias (C) e dos investimentos privados (I) resultantes do novo Coronavirus e, também, das receitas de exportação (X) resultantes da queda do comércio internacional devido ao novo Coronavirus . É oportuno observar que o Produto Interno Bruto (PIB) é calculado com base na soma de todos os seus componentes: PIB = C + I + G + X – M. Nesta fórmula, C corresponde à despesa das famílias em bens de consumo (consumo privado), I corresponde à despesa das empresas em investimento, quer em bens de capital, quer em estoques de matérias-primas e produtos, G corresponde à despesa do Estado (governos federal, estaduais e municipais) em bens de consumo (consumo público), X corresponde à receita com exportações e M ao gasto com importações.

Baseado nesta fórmula, pode-se afirmar que a retomada do crescimento do PIB após a pandemia do novo Coronavirus só poderá ser realizado com a expansão do consumo privado (C), o aumento do investimento na atividade produtiva (I), a elevação da despesa do Estado (G), o aumento da receita de exportação (X) e a redução dos gastos com importações (M). Portanto, para elevar o consumo das famílias (C), é preciso aumentar a massa salarial da população seja com a geração de emprego e, também, com a distribuição de renda básica para as populações vulneráveis e desempregados e adotar política de crédito que incentive o consumidor a comprar. Para elevar o nível dos investimentos do setor privado (I), é preciso que o governo reduza a carga tributária e  implemente uma política de incentivos fiscais e juros atrativos para os empresários. O crescimento econômico pode ser alcançado também com a elevação do nível das exportações e a redução das importações com a política de substituição de bens importados visando a expansão das atividades econômicas. Mas, para reativar a economia após a pandemia do novo Coronavirus, o Estado deve atuar como se fosse uma locomotiva capaz de alavancar o consumo em geral e o investimento privado. Neste sentido, o Estado deve elevar a despesa do Estado (G) com a realização de investimentos maciços em infra-estrutura econômica (energia, transporte e comunicações) e infraestrutura social (educação, saúde, habitação e saneamento básico). O Estado deve atuar como indutor da retomada do crescimento econômico do Brasil.

Para promover a reativação da economia brasileira, o governo brasileiro deveria elaborar um plano econômico que contribua para a retomada do desenvolvimento do Brasil que apresente para a população e para os setores produtivos uma perspectiva de superação da crise atual e de retomada do crescimento econômico. O plano de desenvolvimento deve orientar e coordenar as empresas do país que, organizadas em redes, e ajudadas com políticas de comércio, tecnologia e crédito possam competir com sucesso na economia nacional e mundial. O governo brasileiro deveria considerar como prioridade número um reativar a economia com a execução, de imediato, de um amplo programa de obras públicas de infraestrutura (energia, transporte, habitação, saneamento básico, etc) com a participação do setor privado para combater o atual desemprego em massa elevando os níveis de emprego e da renda das famílias e das empresas para, em consequência, promover a expansão do consumo das famílias e das empresas resultantes, respectivamente, do aumento da massa salarial das famílias e da renda das empresas com os investimentos em obras públicas para fazer o Brasil voltar a crescer economicamente. Além do programa de obras públicas, o governo brasileiro deveria desenvolver um amplo programa de exportações, sobretudo do agronegócio e do setor mineral, a redução drástica das taxas de juros bancárias para incentivar o consumo das famílias e o investimento pelas empresas, a redução da carga tributária, o congelamento dos altos salários do setor público e o corte de mordomias e de órgãos da administração pública.

Urge, portanto, fazer com que o Estado brasileiro assuma as rédeas da economia nacional abandonando o fracassado modelo econômico neoliberal para reativar a economia brasileira e o pleno emprego colocando um fim na depressão econômica que ocorrerá  durante a disseminação do novo Coronavirus. Todo o conjunto de medidas para reativar a economia brasileira após a depressão econômica resultante do combate ao novo Coronavirus deve ser complementado com medidas de combate ao desemprego e à pobreza extrema para evitar a debacle social. Diante desta perspectiva, qual seria a solução pata atenuar o desemprego e a pobreza na conjuntura atual? A solução consistiria na adoção pelo governo federal, governos estaduais e prefeituras municipais de políticas públicas voltadas para o desenvolvimento da economia social e solidária para atenuar o desemprego e a implementação da renda básica ou renda mínima universal para atenuar a pobreza da população. Sem a adoção dessas medidas, o Brasil será levado inevitavelmente à convulsão política e social.

Sobre a Economia Social e Solidária, é importante observar que ela é uma forma diferente de gerar trabalho e renda, em diversos setores, seja na atividade produtiva, nos bancos comunitários, nas cooperativas de crédito, nas cooperativas da agricultura familiar, na questão do comércio justo, nos clubes de troca, etc. A Economia Social e Solidária é uma importante alternativa para a inclusão de trabalhadores no mercado de trabalho, dando uma nova oportunidade aos mesmos, através da autogestão. Com base na Economia Social e Solidária, existe a possibilidade de recuperar empresas de massa falida, e dar continuidade às mesmas, com um novo modo de produção, em que a maximização do lucro deixa de ser o principal objetivo, dando lugar à maximização da quantidade e da qualidade do trabalho. A Economia Social e Solidária se coloca como uma alternativa possível para gerar emprego para os trabalhadores que estão em sua maioria excluídos do mercado de trabalho formal e do consumo. Na França, por exemplo, ela responde por 10% do PIB e é responsável por 12,7% do emprego deste país.  A Economia Social e Solidária surgiu em várias partes do mundo com práticas de relações econômicas e sociais que estão a propiciar a sobrevivência e a melhoria da qualidade de vida de milhões de pessoas.

Por sua vez, a política de renda básica ou renda mínima universal para a população é uma das soluções para atenuar a pobreza. O programa de transferência de renda, o Bolsa Família, é um exemplo da aplicação da política de renda básica. Entre as razões para que esta ideia vire realidade, reside no fato de que distribuir dinheiro diminui a criminalidade, melhora a saúde da população e permite a todos investir em si mesmos. A adoção da política de renda básica ou renda mínima universal para a população pobre é uma das soluções para atenuar a pobreza haja vista que ela permitiria fazer com que os pobres passassem a dispor de dinheiro para fazer frente às suas necessidades básicas em termos de alimentação, saúde, moradia, etc. Ao dispor de uma renda básica, a população pobre terá condições de suprir suas necessidades básicas elevando o consumo que colabora com a reativação da economia.

Pelo exposto, as ações voltadas para a reativação da economia deve ser complementada com ações voltadas para o combate ao desemprego e à pobreza extrema que se agravaram no Brasil com o combate ao novo Coronavirus. Estas ações deverão ser levadas avante quando houver a erradicação do novo Coronavirus do Brasil. Enquanto houver a presença do vírus no País, o governo brasileiros deve atuar no sentido de minimizar a queda no consumo da população e das empresas mantendo as atividades econômicas essenciais com a adoção de medidas em benefício dos desempregados e das populações pobres para não morrerem de fome e, também, em benefício das micro, pequena e média empresas para não sucumbirem à crise que já estão acontecendo ainda em um nível insuficiente. As medidas em benefício dos desempregados e das populações pobres incluem a transferência de renda do governo para famílias e a suspensão do pagamento de impostos por prazo determinado e concessão de empréstimos a juros baixos para as empresas tendo como contrapartida não realizar demissões de empregados durante o isolamento social. Este conjunto de medidas, que vem sendo adotado em vários países do mundo, deve ser mantido enquanto perdurar o distanciamento social da população para não agravar suas condições sociais, especialmente das populações mais vulneráveis, e as condições econômicas das micro, pequena e média empresas.  Para fazer frente à queda na arrecadação de impostos pelo governo em todos os níveis resultante da redução das atividades econômicas, o governo brasileiro deve destinar recursos no volume necessário para os governos estaduais e prefeituras fazerem frente aos problemas com o sistema de saúde e, também, os problemas sociais concernentes às populações mais vulneráveis enquanto perdurar o isolamento social da população.

Para financiar todas as ações necessárias à reativação da economia brasileira e o combate ao desemprego e à pobreza extrema, o governo brasileiro poderia adotar duas estratégias; 1)  suspender pelo período de 5 anos o pagamento da dívida pública interna que corresponde a 48% do orçamento do governo federal ou renegociar com os seus credores no sentido de alongar seu pagamento a fim de que o governo passe a dispor dos recursos necessários aos investimentos públicos visando a reativação da economia e o combate ao desemprego e à pobreza extrema; e, 2) utilizar as reservas internacionais de US$ 362,5 bilhões existentes em fevereiro de 2020. Sem a adoção deste conjunto de ações, o Brasil não retomará seu crescimento e será levado inevitavelmente à ruina econômica.

Com a permanência de Bolsonaro e de sua equipe ministerial no poder e, sobretudo, de Paulo Guedes no comando da economia brasileira Paulo Guedes, que não apresentou antes e depois da pandemia nenhum plano de desenvolvimento econômico para o Brasil,   o País será levado à bancarrota econômica e à desagregação política e social. A reunião ministerial do dia 22 de março exibida pela televisão demonstrou que o Brasil é governado por uma bando de irresponsáveis, mal educados e incompetentes que atuam descoordenadamente graças à incompetência do presidente da República. A descoordenação do governo não acontece apenas na área da saúde com sua desastrosa atuação no combate  ao novo Coronavirus, mas, também, em todo o governo.  Além disso, na reunião ministerial ficou evidente a tentativa de alguns ministros de elaborar o programa por eles denominado pró Brasil, que representaria uma ação indutora do governo federal para reativar a economia brasileira, e foi torpedeado por Paulo Guedes na reunião que, movido pelo pensamento neoliberal, não admite    que o governo assuma uma atitude proativa na promoção do desenvolvimento nacional.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

THE FUTURE OF UNIVERSE, SUN, EARTH AND HUMANITY

Fernando Alcoforado*

This is the English version of the article The Future Of Universe, Sun, Earth And Humanity published in the United States scientific journal Journal of Atmospheric & Earth Sciences that can be read by visiting the website <https://www.heraldopenaccess.us/openaccess / the-future-of-universe-sun-earth-and-humanity> and the website <https://www.heraldopenaccess.us/article_pdf/15/the-future-of-universe-sun-earth-and-humanity.pdf&gt;.

This article aims to present the origin and evolution of Universe, Sun and Earth and their probable future as well as alternative solutions for the survival of humanity with the end of Earth planet, Sun and Universe. This article presents alternative solutions for the survival of humanity when dealing with asteroids coming from outer space, the collision among the Andromeda and Milky Way galaxies, the increasing of distance of Moon in relation to Earth, the death of Sun and the end of Universe in which we live. This study was based on research of the existing on Cosmology literature about the origin and evolution of  Universe, Sun and Earth planet. The methodology used in the execution of the work consisted of identifying how Universe, Sun and Earth planet work, as well as the factors that would lead to the end of each one of them, besides identifying the alternative solutions for the survival of the human species and the technological breakthrough needed to achieve this goal.

Author

Fernando Alcoforado is a PhD in Territorial Planning and Regional Development from the Barcelona University, Spain. He graduated in Electrical Engineering from UFBA – Federal University of Bahia, Brazil, and Specialist in Engineering Economy and Industrial Administration from UFRJ – Federal University of Rio de Janeiro, Brazil. Currently he is a member of the Polytechnic Institute of Bahia (IPB), holds the position of professor of postgraduate courses in Administration, Economics and Engineering from several Brazilian educational institutions and as a Consultant in the areas of strategic planning, regional planning, planning of systems of science, technology and innovation and planning of systems of energy. He held the positions of Coordinator of Strategic Planning of Ceped- Research and Development Center, Secretary of Planning of City of Salvador, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, President of IRAE – Instituto Rômulo Almeida of Higher Studies, Director of the Faculty of Administration of the Faculties Integrated Olga Mettig of Salvador, Bahia and Consultant of Winrock International in the area of renewable energy and UNESCO- United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization and Culture. He received the Brazilian Medal of Merit of Engineering from the CONFEA (Federal Council of Engineering and Agronomy of Brazil) and he is a member of the Bahia Academy of Education. He is the author of 14 books which deal with issues relating to Brazilian Economy, Energy, Economic and Social Development, Environment, Global Warming and Globalization.