LE BRÉSIL FACE À QUATRE CHEVALIERS DE L’APOCALYPSE

Fernando Alcoforado*

Le Brésil est actuellement confronté à la plus grande crise de son histoire, représentée par la pandémie de coronavirus, la plus grande stagnation de l’économie de toute l’histoire du pays, la menace néo-fasciste pour la démocratie et l’appauvrissement à grande échelle de la population brésilienne. Le Brésil fait face aux quatre cavaliers de son apocalypse. Le premier cavalier de l’apocalypse est représenté par la pandémie de coronavirus qui a encore aggravé les catastrophes économiques, politiques et sociales qui existent au Brésil depuis 2014 au point de les transformer en deuxième, troisième et quatrième cavaliers de l’apocalypse du pays où les plus grandes horreurs sont pratiquées par le gouvernement Bolsonaro au détriment de la grande majorité du peuple brésilien.

Il convient de noter que les quatre cavaliers de l’Apocalypse sont des personnages décrits dans la troisième vision prophétique de l’apôtre Jean dans le livre biblique de l’Apocalypse ou Révélation qui sont les ravageurs, la mort, la guerre et la faim. Dans cette vue de l’apôtre Jean, le cheval blanc et son cavalier représentent l’Antéchrist dans ses premières années de domination politique. Pendant cette période, il se présentera comme s’il était le Messie promis et trompera la nation choisie. Le cheval rouge est un symbole de guerre et d’effusion de sang qui en découle. Le cheval noir symbolise le deuil et l’obscurité spirituelle. Le cheval jaune symbolise la mort.

La pandémie de coronavirus peut être associée à l’un des cavaliers de l’apôtre Jean Apocalypse, la Peste. Au Brésil, cette condition n’est pas respectée car quiconque doit mener la lutte contre le coronavirus, le président de la République, Jair Bolsonaro, s’oppose à toute mesure restrictive à l’agglomération de personnes adoptée par les gouverneurs et les maires sous prétexte qu’il est nécessaire de sauver, aussi, l’économie brésilienne de la débâcle. Dans son action pour compromettre la lutte contre le coronavirus, Bolsonaro dit que les gens doivent retourner au travail pour garder leur emploi. Même avec l’isolement social, au Brésil, de nombreuses entreprises et personnes retournent travailler pour survivre car le gouvernement de Bolsonaro ne leur offre pas les conditions nécessaires à leur survie. Le résultat de l’action du gouvernement Bolsonaro sera l’horreur de la catastrophe du meurtre collectif du peuple brésilien par le coronavirus.

La catastrophe économique du Brésil peut être associée à l’un des cavaliers de l’apocalypse de l’apôtre Jean, la Mort. Le Brésil est un pays dont le système économique était en phase terminale avant la propagation du coronavirus. La catastrophe économique qu’a connue le Brésil se reflète dans la faible croissance du PIB depuis 2014, qui devrait s’aggraver en 2020 avec une croissance négative de 6%. La baisse de la croissance du PIB en 2020 devrait résulter de la baisse de la consommation de la population causée par le chômage de masse massif aggravé par le coronavirus, une baisse des investissements privés du fait de la stagnation économique du pays et du terrible environnement politique et de la baisse des investissements publics due à la crise budgétaire actuelle et l’effort du gouvernement pour réduire la participation de l’État à l’économie avec ses politiques néolibérales. Le résultat de l’action du gouvernement Bolsonaro sera l’horreur de la catastrophe économique caractérisée par la faillite de l’économie brésilienne avec la faillite généralisée des entreprises et le chômage de masse sans précédent dans l’histoire du Brésil.

La catastrophe politique du Brésil peut être associée à l’un des chevaliers de l’Apocalypse de l’apôtre Jean, la Guerre. La catastrophe politique est traitée par Bolsonaro avec la tentative d’implanter une dictature fasciste qui menace de se produire au Brésil dans un avenir proche sur le plan politique. Dans l’escalade du fascisme au Brésil, une alliance a été faite entre l’élite conservatrice, de larges secteurs de la classe moyenne et les fascistes, qui a été consommée avec le soutien offert au candidat Jair Bolsonaro à la présidence de la République qui a présenté une proposition de gouvernement typiquement fasciste parce que son discours elle était fondée sur le culte explicite de l’ordre, la violence de l’État, les pratiques gouvernementales autoritaires, le mépris social pour les groupes vulnérables et fragiles et l’anticommunisme. Le gouvernement Bolsonaro lui-même a intensifié le conflit entre la présidence de la République et les autres pouvoirs de la République et la confrontation avec ses opposants pour justifier l’implantation d’une dictature au Brésil pour gouverner sans les obstacles actuellement imposés par la Constitution de 1988. Le résultat de l’action du gouvernement de Bolsonaro sera l’horreur de la catastrophe politique caractérisée par la fin de la démocratie et l’implantation d’une dictature fasciste au Brésil.

La catastrophe sociale du Brésil peut être associée à l’un des cavaliers de l’Apocalypse de l’apôtre Jean, la Faim. La catastrophe sociale du Brésil existait déjà avant la pandémie de coronavirus et s’aggrave. Avant la pandémie, le gouvernement de Bolsonaro n’a rien fait pour résoudre les problèmes de pauvreté et de chômage de masse enregistrés au Brésil. L’extrême pauvreté a augmenté au Brésil et totalisait déjà 13,5 millions de personnes survivant avec jusqu’à R$ 145 par mois, avant la crise économique générée par le coronavirus, une situation qui s’est aggravée avec la pandémie. Le nombre de pauvres a augmenté depuis 2015 et s’est encore accru avec la crise économique générée par le coronavirus. La montée du chômage, la réduction des dépenses consacrées aux programmes sociaux et la discrimination à l’encontre du nord-est du Brésil, la région la plus pauvre du pays, par rapport au programme Bolsa Família, ont accru l’écart des plus pauvres qui s’est aggravé avec la crise économique générée par le coronavirus. La pauvreté touche principalement les États du nord et du nord-est du Brésil, en particulier la population noire et brune, sans éducation ou avec une éducation de base incomplète. Avant la crise économique générée par le Coronavirus, le chômage correspondait à 12,7 millions de travailleurs avec une population économiquement active sous-utilisée de 27,6 millions de travailleurs, soit 44% ou 40 millions de travailleurs en situation informelle, c’est-à-dire sans jouir de droits travail. Une étude de l’Ibre / FGV (Institut brésilien d’économie de la Fondation Getúlio Vargas) souligne que la crise de la covid-19 entraînera le chômage de 12,6 millions de personnes dans le pays, portant le taux à 23,8%. Le niveau actuel est de 11,6%. Cela signifie que nous aurons 25,3 millions de chômeurs avec la crise économique générée par le coronavirus. Le résultat de l’action du gouvernement Bolsonaro sera l’horreur de la catastrophe sociale caractérisée par le chômage de masse et l’augmentation de l’extrême pauvreté au Brésil.

Il n’y a aucune possibilité que le gouvernement de Bolsonaro surmonte les conséquences de la pandémie car en s’opposant à l’isolement social de la population, il contribue à l’augmentation des personnes infectées et tuées par le coronavirus. Il n’y a aucune possibilité que le gouvernement Bolsonaro surmonte l’horreur de la catastrophe économique car, lors de l’adoption des politiques économiques néolibérales, la seule action du gouvernement dans l’économie est d’adopter des ajustements budgétaires et des réformes bureaucratiques qui ne sont pas en mesure de surmonter la crise générée par le coronavirus et ils ne sont pas des moteurs de croissance économique au Brésil. Il est impossible que le gouvernement Bolsonaro surmonte l’horreur de la catastrophe politique qui menace la démocratie face à son objectif d’implanter une dictature au Brésil. Enfin, il n’y a aucune possibilité pour le gouvernement de Bolsonaro de surmonter l’horreur de la catastrophe sociale car les mesures adoptées par le gouvernement pour aider les populations les plus vulnérables et pour maintenir des emplois avec des ressources sont insuffisantes pour répondre aux besoins de la grande majorité de la population brésilienne dans la situation actuelle de propagation de Coronavirus et beaucoup moins pour surmonter le problème du chômage, de la faim et de la misère de la population en raison de ses politiques néolibérales.

Le Brésil est donc confronté à la plus grande crise de son histoire avec les quatre cavaliers de l’Apocalypse qui exigent de leur peuple engagé dans la défense de la vie contre le coronavirus et du progrès économique, politique et social du pays, un grand engagement et une détermination à battre tous ceux qui menace contre leur avenir.

* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

O BRASIL ENFRENTA QUATRO CAVALEIROS DO APOCALIPSE

Fernando Alcoforado*

O Brasil se defronta no momento atual com a maior crise de sua história representada pela pandemia do Coronavirus, pela maior estagnação da economia em toda a história do País, pela ameaça neofascista à democracia e pelo empobrecimento em larga escala da população brasileira. O Brasil enfrenta os quatro cavaleiros de seu apocalipse. O primeiro cavaleiro do apocalipse é representado pela pandemia do Coronavirus que agravou ainda mais as catástrofes econômicas, políticas e sociais existentes no Brasil desde 2014 ao ponto de transformá-los no segundo, terceiro e quarto cavaleiros do apocalipse do País onde os maiores horrores são praticados pelo governo Bolsonaro em prejuízo da grande maioria do povo brasileiro.

É oportuno observar que os Quatro Cavaleiros do Apocalipse são personagens descritos na terceira visão profética do apóstolo João no livro bíblico da Revelação ou Apocalipse que são Peste, Morte, Guerra e Fome. Nesta visão do apóstolo João, o cavalo branco e seu cavaleiro representam o Anticristo em seus primeiros anos de governo político. Nesse período ele se apresentará como se fosse o Messias prometido e enganará a nação eleita.  O cavalo vermelho é símbolo da guerra e do derramamento de sangue que dela advém. O cavalo preto simboliza luto e trevas espirituais. O cavalo amarelo simboliza a morte.

A pandemia do Coronavirus pode ser associada a um dos cavaleiros do  Apocalipse do apóstolo João, a Peste.  A condição indispensável para uma nação vencer a guerra é estar unida contra o inimigo comum, o Corinavirus. No Brasil, esta condição não é respeitada porque quem deveria comandar a luta contra o Coronavirus, o Presidente da República Jair Bolsonaro, está se opondo a ela ao desrespeitar sistematicamente todas as medidas restritivas à aglomeração de pessoas adotadas por governadores e prefeitos sob o pretexto de que é preciso salvar, também, a economia brasileira da debacle. Em sua ação para comprometer a luta contra o Coronavirus, Bolsonaro afirma que as pessoas devem voltar ao trabalho para manter seu emprego. Mesmo com o isolamento social, no Brasil, muitas empresas e pessoas estão voltando a trabalhar para sobreviver haja vista que o governo Bolsonaro não oferece para eles as condições necessárias à sua sobrevivência.   O resultado da ação do governo Bolsonaro será o horror da catástrofe do assassinato coletivo do povo brasileiro pelo Coronavirus.

A catástrofe econômica do Brasil pode ser associada a um dos cavaleiros do Apocalipse do apóstolo João, a Morte.  O Brasil é um país que tinha seu sistema econômico em estágio terminal antes da disseminação do Coronavirus. A catástrofe econômica vivida pelo Brasil está refletida no pífio crescimento do PIB desde 2014 que deve se agravar em 2020 com crescimento negativo de 6%. A queda no crescimento do PIB em 2020 deve resultar da queda do consumo pela população provocada pelo gigantesco desemprego em massa agravado pelo Coronavirus, queda do investimento privado em consequência da estagnação econômica do País e do péssimo ambiente político existente e da queda do investimento público devido à crise fiscal existente e ao esforço do governo de reduzir a participação do Estado na economia com suas políticas neoliberais. O resultado da ação do governo Bolsonaro será o horror da catástrofe econômica caracterizada pela bancarrota da economia brasileira com a falência generalizada de empresas e pelo desemprego em massa sem precedentes na história do Brasil.

A catástrofe política do Brasil pode ser associada a um dos cavaleiros do Apocalipse do apóstolo João, a Guerra.  A catástrofe política está sendo processada por Bolsonaro com a tentativa de implantação de uma ditadura fascista que ameaça acontecer no Brasil no futuro próximo no plano político. Na escalada do fascismo no Brasil, foi realizada uma aliança entre a elite conservadora, amplos setores da classe média e os fascistas que foi consumada com o apoio oferecido ao candidato Jair Bolsonaro à Presidência da República que apresentou uma proposta de governo tipicamente fascista porque seu discurso foi baseado no culto explícito da ordem, na violência de Estado, em práticas autoritárias de governo, no desprezo social por grupos vulneráveis e fragilizados e no anticomunismo. O próprio governo Bolsonaro tem acirrado o conflito entre a Presidência da República e os demais poderes da República e o confronto com seus oponentes para justificar a implantação de uma ditadura no Brasil para governar sem os obstáculos impostos atualmente pela Constituição de 1988.  O resultado da ação do governo Bolsonaro será o horror da catástrofe política caracterizada pelo fim democracia e a implantação de uma ditadura fascista no Brasil.

A catástrofe social do Brasil pode ser associada a um dos cavaleiros do Apocalipse do apóstolo João, a Fome.  A catástrofe social do Brasil já existia antes da pandemia do Coronavirus e que está sendo por ela agravada. Antes da pandemia, o governo Bolsonaro nada fez para solucionar os problemas da pobreza e do desemprego em massa que se registrava no Brasil. A pobreza extrema aumentou no Brasil e já somava 13,5 milhões de pessoas sobrevivendo com até 145 reais mensais, antes da crise econômica gerada pelo Coronavirus, situação esta que se agravou com a pandemia. O número de miseráveis já vinha crescendo desde 2015 e cresceu ainda mais com crise econômica gerada pelo Coronavirus. A alta do desemprego, a redução dos gastos com os programas sociais e a discriminação com o Nordeste brasileiro, região mais pobre do País, com relação ao Programa Bolsa Família aumentou o fosso dos mais pobres que se agravaram com a crise econômica gerada pelo Coronavirus. A miséria atinge principalmente estados do Norte e Nordeste do Brasil, em especial a população preta e parda, sem instrução ou com formação fundamental incompleta. Antes da crise econômica gerada pelo Coronavirus, o desemprego correspondia a 12,7 milhões de trabalhadores com uma população economicamente ativa subutilizada de 27,6 milhões de trabalhadores, 44% ou 40 milhões de trabalhadores em situação informal, isto é, sem gozarem de direitos trabalhistas.  Estudo do Ibre/FGV (Instituto Brasileiro de Economia da Fundação Getúlio Vargas) aponta que a crise da covid-19 deixará 12,6 milhões de pessoas desempregadas no País, elevando a taxa a 23,8%. O nível atual é de 11,6%. Isto significa dizer que teremos 25,3 milhões de trabalhadores desempregados com a crise econômica gerada pelo Coronavirus. O resultado da ação do governo Bolsonaro será o horror da catástrofe social caracterizada pelo desemprego em massa e o aumento da pobreza extrema  no Brasil.

Não existe a possibilidade de o governo Bolsonaro superar as consequências da pandemia porque ao se opor ao isolamento social da população contribui para o aumento de infectados e mortos pelo Coronavirus. Não existe a possibilidade de o governo Bolsonaro superar o horror da catástrofe econômica porque, ao adotar as políticas econômicas neoliberais, a única ação do governo na economia consiste na adoção de ajustes orçamentários e reformas burocráticas que não são capazes de superar a crise gerada pelo Coronavirus e não são propulsores de crescimento econômico do Brasil.  Não existe a possibilidade de o governo Bolsonaro superar o horror da catástrofe política de ameaça à democracia diante de seu propósito de implantar uma ditadura no Brasil. Finalmente, não existe a possibilidade de o governo Bolsonaro superar o horror da catástrofe social porque as medidas adotadas pelo governo de ajuda às populações mais vulneráveis e à manutenção de empregos com recursos são insuficientes para atender as necessidades da grande maioria da população brasileira na conjuntura atual de disseminação do Coronavirus e muitos menos de superar o problema do desemprego, à fome e à miséria da população devido às suas políticas neoliberais.

O Brasil está, portanto, diante da maior crise de sua história com os quatro cavaleiros do Apocalipse que estão a exigir de seu povo comprometido com a defesa da vida contra o Coronavirus e do progresso econômico, político e social do País grande empenho e determinação para vencer a quem atenta contra seu futuro.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

COMO COMPATIBILIZAR OS PROBLEMAS DA SAÚDE DA POPULAÇÃO COM OS DA ECONOMIA RESULTANTES DO CORONAVIRUS (VÍDEO)

Fernando Alcoforado*

Este vídeo mostra como enfrentar os problemas de saúde resultantes da pandemia do Coronavirus e compatibilizá-los com os problemas da economia que será levada à uma recessão de grandes proporções nos países e globalmente.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor de 14 livros abordando questões relacionadas com Ciência e Tecnologia, Globalização, Mudança Climática Global, Amazônia Sustentável, Desenvolvimento Econômico e Social, Energia no Mundo e no Brasil e Economia da Bahia e do Brasil.

 

COMMENT COMPATIBILISER LES PROBLÈMES DE SANTÉ DE LA POPULATION AVEC LES PROBLÈMES ÉCONOMIQUES RÉSULTANT DU CORONAVIRUS

Fernando Alcoforado*

Cet article montre comment faire face aux problèmes de santé résultant de la pandémie de coronavirus et les rendre compatibles avec les problèmes de l’économie qui entraîneront une récession majeure dans les pays et dans le monde. Les solutions définitives aux problèmes de santé nécessitent l’existence de médicaments capables de guérir la maladie résultant du coronavirus et de vaccins capables d’empêcher la population de contracter cette maladie. Tant que ces solutions n’existent pas, la distanciation sociale est impérative pour éviter l’effondrement des systèmes de santé, comme cela s’est déjà produit en Italie, en Espagne et en Equateur. La distanciation sociale entraîne l’aggravation des conditions sociales de la population en raison de la perte de revenu, qu’elle soit salariée ou non, dont le résultat est le défaut de paiement de leurs engagements et l’augmentation de la faim et de la misère d’une grande partie de la population et, également, la baisse de la demande de biens et services avec l’aggravation de la situation économique des entreprises qui peut être en faillite, notamment les micro, petites et moyennes entreprises, et la baisse de la collecte des impôts par le gouvernement à tous les niveaux , fédéral, étatique et municipal qui seraient poussés à l’insolvabilité et ne seraient pas en mesure de faire face au problème des coronavirus.

Un fait est évident: la tentative de très peu de dirigeants irresponsables, dont Bolsonaro du Brésil, d’adopter l’isolement social uniquement pour les personnes vulnérables telles que les personnes âgées, sous prétexte de maintenir des emplois et des activités économiques, a été adoptée en Italie, dont la conséquence a été l’effondrement du système de santé. Comme il est démontré que cette solution n’est pas la plus rationnelle et la plus responsable car elle est préjudiciable à la vie de la population, une distanciation sociale totale est absolument nécessaire jusqu’à la mise au point d’un médicament qui guérisse et / ou, surtout, d’un vaccin capable d’être développé pour être utilisé par la population comme prévention contre la maladie. Il est également démontré qu’aucune société n’aura la capacité de faire face à des pandémies sans infrastructure sanitaire dotée de capacités suffisantes, ni sans investir massivement dans la recherche et le développement visant à la fabrication de médicaments et de vaccins capables de lutter contre les virus actuels et futurs. La pandémie de coronavirus a mis en évidence la fragilité des infrastructures de santé avec l’insuffisance des capacités hospitalières et des postes de santé et des ressources humaines spécialisées dans plusieurs pays du monde, ainsi que l’incapacité des institutions de recherche médicale à prédire l’émergence de nouveaux virus, tels que le coronavirus, visant à préparer les systèmes de santé avec de nouveaux médicaments et vaccins à cet effet.

Un fait est évident: les vaccins bouger fortunes. Sa découverte, cependant, n’est pas immédiate. Dans l’intervalle de temps entre la propagation de la contagion par un nouveau virus et sa prophylaxie complète, les conséquences peuvent être dévastatrices. Pour aggraver les choses, rien ne garantit que des médicaments émergeront capables d’immuniser l’humanité contre toutes les maladies causées par des virus. Une telle incertitude peut rapidement devenir une panique. C’est ce qui s’est produit avec la récente épidémie du nouveau coronavirus (2019-nCoV ou Covid-19). Afin de changer cette réalité et l´humanité pour ne pas être surpris par les nouveaux virus, comme c’est désormais le cas du Coronavirus, il est donc nécessaire de mettre en place des infrastructures de santé de capacité suffisante dans tous les pays disposant d’hôpitaux et de postes de santé, ainsi que d’investir massivement dans la recherche et développement visant à la fabrication de médicaments et de vaccins capables de lutter contre les virus actuels et futurs.

Les vaccins sont fondamentaux pour lutter contre les maladies dans l’histoire de la médecine. Tout au long de l’histoire, ils ont contribué à réduire considérablement l’incidence de la polio, de la rougeole et du tétanos, parmi de nombreuses autres maladies. Aujourd’hui, ils sont considérés comme le traitement le plus rentable en santé publique. Quels sont les vaccins? Les vaccins sont des substances biologiques introduites dans le corps des personnes afin de les protéger des maladies. Dans la pratique, ils activent le système immunitaire, «apprenant» à notre corps à reconnaître et à combattre les virus et les bactéries dans les futures infections. Lorsqu’il est introduit dans l’organisme, le vaccin stimule le système immunitaire humain à produire les anticorps nécessaires pour empêcher le développement de la maladie si la personne entre en contact avec les virus ou les bactéries qui la provoquent. L’application de vaccins, dans certains cas, provoque des réactions telles que fièvre, douleur autour du site d’application et douleur musculaire.

Quand les vaccins ont-ils été créés? Les premières traces de l’utilisation des vaccins, avec l’introduction de versions atténuées de virus dans le corps humain, sont liées à la lutte contre la variole au Xe siècle en Chine. C’est en 1798 que le terme «vaccin» est apparu pour la première fois, grâce à l’expérience du médecin et scientifique anglais Edward Jenner. Il a entendu des informations selon lesquelles les travailleurs ruraux n’avaient pas attrapé la variole parce qu’ils avaient déjà eu la variole bovin avec moins d’impact sur le corps humain. Il a ensuite appliqué les deux virus à un garçon de huit ans et s’est rendu compte que la rumeur avait bel et bien une base scientifique. Le mot vaccin dérive précisément de Variolae vaccinae, nom scientifique donné à la variole. En 1881, lorsque le scientifique français Louis Pasteur a commencé à développer la deuxième génération de vaccins, destinés à lutter contre le choléra aviaire et le charbon, il a proposé le terme pour nommer sa substance nouvellement créée, en l’honneur de Jenner. Dès lors, les vaccins ont commencé à être produits en masse et sont devenus l’un des principaux éléments de lutte contre les maladies dans le monde.

Qui produit les vaccins? Sur le marché international, les producteurs multinationaux GSK, Merck, Sanofi et Pfizer se distinguent. Au Brésil, les vaccins distribués dans les centres de santé sont produits par des laboratoires nationaux, internationaux ou par des instituts spécialisés liés à la puissance publique, comme l’Institut Butantan (du gouvernement de l’État de São Paulo) ou Bio-Manguinhos (du gouvernement fédéral). Dans le cas de la grippe, par exemple, dont le virus change constamment, le processus de formulation du vaccin se fait selon une autre logique. Tout au long d’une année, des pays du monde entier analysent les virus qui sont collectés. Deux fois par an, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) définit ceux qui composeront le vaccin pour l’année suivante. Les vaccins sont définis à l’automne de chaque hémisphère, car les épidémies de grippe surviennent généralement en hiver. Dès lors, une course contre la montre pour les développer commence. La course contre la montre se produit également dans le cas d’épidémies, comme le H1N1, qui augmentent la demande de la substance et, par conséquent, sa production.

Malheureusement, selon d’innombrables analystes et chercheurs, le monde a perdu la chance de produire un vaccin pour contenir le coronavirus. L’épidémie de Sars a été maîtrisée et l’étude des vaccins anti-coronavirus a été abandonnée. Aujourd’hui, près de 20 ans après Sars, lorsqu’un nouveau coronavirus, Sars-Cov-2, a déjà infecté près de 1,5 million de personnes, le monde se demande encore une fois quand un vaccin sera prêt. Un fait est évident: si le programme de recherche sur les vaccins contre le SRAS n’était pas abandonné, il y aurait beaucoup plus de bases prêtes à travailler sur ce nouveau virus étroitement lié au précédent. Le nouveau Coronavirus, appelé Sars-Cov-2, est un “proche cousin” du virus qui a causé la Sars en 2002. Nous aurions déjà un exemple de la façon dont ces types de vaccins se comportent, et bien que les virus ne soient pas exactement les mêmes, ils proviennent de la même classe, selon plusieurs chercheurs. Alors, pourquoi ne tirons-nous pas des leçons des précédents coronavirus au point que nous sommes mieux préparés aujourd’hui pour covid-19? Et pourquoi les vaccins n’ont-ils pas été étudiés davantage? Selon les experts, tout se résume à de l’argent. La réalité est que dans le capitalisme, quand il y a un marché, il y a une solution. Aujourd’hui, nous avons des centaines de vaccins contre les coronavirus, mais ils sont tous destinés aux animaux: porcs, poulets, vaches, etc. Ce sont des vaccins contre les maladies qui peuvent coûter des millions de dollars à l’industrie avicole et animale. On pensait que les épidémies de coronavirus chez l’homme pourraient être plus facilement contrôlées. Ils ont fait une mauvaise erreur.

La réalité est maintenant que le monde a besoin d’un vaccin contre le nouveau coronavirus qui cause la covid-19. Il ne sera probablement pas prêt dans les prochains mois. Peut-être que cela ne se produira que dans 12 ou 18 mois. En effet, il n’y a pas de programmes durables pour promouvoir la recherche. En l’absence d’un vaccin pour protéger la population, il n’y a pas d’autre alternative que la distance sociale qui peut durer jusqu’en 2022, selon une recherche publiée dans la revue Science. Cette recherche a simulé une série de scénarios en relation avec l’évolution de la contagion du nouveau Coronavirus. Étant donné que l’immunité développée par l’homme contre le virus est permanent, elle pourrait disparaître d’ici cinq ans, c’est-à-dire, en 2025. Avec cela, la quarantaine dans les pays développés, comme les États-Unis, devrait durer jusqu’au milieu de 2021. Après cela période, l’ouverture graduelle devrait avoir lieu à la mi-2022. L’étude estime que chaque personne infectée par le nouveau coronavirus peut en infecter trois autres. Ce taux de transmission est plus élevé que celui des autres coronavirus, qui avaient le potentiel d’infecter deux personnes dans chaque cas. En ce qui concerne les mesures de la distance sociale, l’étude estime que la réduction des nouvelles contagions pour chaque personne infectée peut atteindre 60%. Le scénario comprend la fermeture du commerce et des écoles et agglomérations en général.

Le coronavirus et le distance sociale de milliards de personnes ont ébranlé profondément l’économie mondiale, au point que certains économistes prédisent la récession la plus violente de l’histoire moderne, peut-être pire que la Grande Dépression des années 1930. Les économies du G20 subiront un coup sans précédent la première partie de l’année et se contractera en 2020, selon d’innombrables économistes. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que l’économie mondiale souffrira pendant de nombreuses années. La crise actuelle risque d’être plus grave que celle de 2008, car elle affecte cette fois non seulement le système financier, mais l’ensemble de l’économie, avec un effondrement de la production et, par conséquent, de l’offre et de la demande, en raison des milliards de personnes confiné.

Les transports, le tourisme et la distribution sont particulièrement touchés, bien que certains secteurs s’améliorent tels que les produits pharmaceutiques, l’industrie des équipements médicaux et les produits sanitaires, l’alimentation et le commerce en ligne. Selon l’agence Moody’s, les pays du G20 devraient collectivement subir une baisse de 0,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2020. Aux États-Unis, ce sera -2% et dans la zone euro, -2,2% . La Chine ne devrait croître que de 3,3%, un taux très faible pour ce pays. Pour les États-Unis, Goldman Sachs prévoit une année 2020 avec une baisse de 3,8% du PIB et la Deutsche Bank parie sur la pire contraction de l’économie américaine depuis la Seconde Guerre mondiale. En Europe, le ministre allemand de l’Economie a évoqué une récession de 5% en 2020 en Allemagne et en France, Moody’s prévoit une baisse de 1,4% du PIB. Pour le Royaume-Uni, KPMG prévoit une baisse légèrement plus sévère de 2,6%. Le FMI prévoit que le Brésil connaîtra une baisse de 5% de son PIB en 2020.

Dans la zone euro, avec une réglementation du travail plus protectrice, le chômage devrait atteindre 12% fin juin, annulant ainsi sept années de progrès. Aux États-Unis, où les employés peuvent être licenciés facilement, les économistes prévoient une augmentation spectaculaire du nombre de chômeurs. James Bullard, président de la Réserve fédérale, a déclaré dans une interview à Bloomberg que le chômage pourrait atteindre 30% dans les prochains mois. L’épidémie de coronavirus provoque beaucoup d’incertitude sur l’évolution des prix, entre les risques de dépression économique et de déflation si la demande s’effondre depuis longtemps, mais avec quelques pressions inflationnistes si les devises se déprécient, s’il y a pénurie, etc.

Les effets des mesures de distanciation sociale pour lutter contre le coronavirus sur l’économie mondiale sont dévastateurs car cela entraînera une dépression économique qui durera de nombreuses années grâce au manque de vision stratégique des gouvernements qui n’ont pas pu prédire cette pandémie, n’a pas investi à niveau nécessaire au développement de la recherche de nouveaux vaccins, ils n’ont pas investi dans l’augmentation de la capacité de leurs systèmes de santé et n’ont pas développé leurs industries dans des conditions de production d’équipements hospitaliers et même de masques à l’usage de la population, tous dépendants de la production chinoise. Pour faire face à la dépression économique, les gouvernements doivent agir pour minimiser la baisse de consommation de la population et des entreprises en maintenant des activités économiques essentielles en adoptant des mesures au profit des chômeurs et des pauvres pour ne pas mourir de faim et des micro, petits et les moyennes entreprises ne succomberont pas à la crise.

Les mesures en faveur des chômeurs et des pauvres comprennent le transfert de revenus du gouvernement aux familles et la suspension des paiements d’impôts et l’octroi de prêts à faible taux d’intérêt aux entreprises avec pour contrepartie de ne pas licencier de salariés pendant l’isolement social. Cet ensemble de mesures, qui a été adopté dans plusieurs pays du monde, doit être maintenu tant que la distanciation sociale de la population persiste afin de ne pas aggraver leurs conditions sociales, notamment des populations les plus vulnérables, et les conditions économiques des micros, petites et moyennes entreprises. Pour faire face à la baisse de la collecte des impôts par le gouvernement à tous les niveaux résultant de la réduction des activités économiques, le gouvernement central de chaque pays doit allouer des ressources dans le volume nécessaire  pour que les gouvernements régionaux et locaux puissent faire face aux problèmes  avec le système de santé et , aussi, les problèmes sociaux concernant les populations les plus vulnérables tandis que l’isolement social de la population perdure.

Un fait que la crise des coronavirus a mis en évidence est la nécessité pour les pays du monde de poursuivre leur autosuffisance productive en abandonnant la politique de mondialisation actuelle, néolibérale et économique et financière, responsable de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, notamment vis-à-vis de la Chine, en privilégiant la production dans le pays des produits et services indispensables à son progrès économique et social. Il est absurde la dépendance d’innombrables pays à l’égard de l’importation par la Chine d’articles élémentaires tels que des masques faciaux et des respirateurs. Cette crise peut représenter la fin du modèle irresponsable de mondialisation inauguré en 1990, après quoi chaque pays a adopté la politique d’abdication de sa production intérieure en important des biens et des services moins chers de l’étranger qui, en plus de désindustrialiser le pays, il est devenu vulnérable du fait de sa dépendance à l’extérieur, comme en témoigne la situation actuelle.

RÉFÉRENCES

ESTADO DE MINAS INTERNACIONAL. Coronavírus pode provocar recessão pior que a Grande Depressão. Disponible sur le site Web<https://www.em.com.br/app/noticia/internacional/2020/03/26/interna_internacional,1132681/coronavirus-pode-provocar-recessao-pior-que-a-grande-depressao.shtml>.

EXAME. Estudo indica que distanciamento social pode durar até 2022. Disponible sur le site Web <https://exame.abril.com.br/ciencia/estudo-preve-que-havera-algum-tipo-de-quarentena-ate-2022/>.

FUNDAÇÃO OSVALDO CRUZ. Vacinas: as origens, a importância e os novos debates sobre seu uso. Disponible sur le site Web<https://www.bio.fiocruz.br/index.php/br/noticias/1263-vacinas-as-origens-a-importancia-e-os-novos-debates-sobre-seu-uso?showall=1&limitstart=>.

NAVAS, María Elena. Coronavírus: Como o mundo desperdiçou a chance de produzir vacina para conter a pandemia. Disponível no website <https://www.bbc.com/portuguese/internacional-52238530>.

* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

HOW TO COMPATIBILIZE THE HEALTH PROBLEMS OF THE POPULATION WITH THE ECONOMY PROBLEMS RESULTING FROM THE CORONAVIRUS

Fernando Alcoforado*

This article shows how to tackle the health problems resulting from the Coronavirus pandemic and make them compatible with the problems of the economy that will lead to a major recession in countries and globally. The definitive solutions to health problems require the existence of drugs capable of curing the disease resulting from Coronavirus and vaccines capable of preventing the population from contracting this disease. As long as these solutions do not exist, social distancing is imperative to avoid the collapse of health systems, as has already occurred in Italy, Spain and Ecuador. Social distancing results in the worsening of the population’s social conditions due to the loss of income, whether of people with employment or not, the result of which is the default on payment of their commitments and the increase in hunger and misery of a large part of the population and , also, the drop in demand for goods and services with the worsening of the economic situation of companies that can be bankrupt, especially micro, small and medium-sized companies, and the drop in tax collection by the government at all levels, federal , state and municipal that would be driven to insolvency and would be unable to face the Coronavirus problem.

One fact is evident: the attempt by a very few irresponsible rulers, including Bolsonaro from Brazil, to adopt social isolation only for vulnerable people such as the elderly, under the pretext of maintaining jobs and economic activities, was adopted in Italy whose consequence it was the collapse of the health system. As it is demonstrated that this solution is not the most rational and responsible because it is detrimental to the life of the population, total social distancing is absolutely necessary until a drug is developed that cures and / or, above all, a vaccine capable of being developed to be used by the population as prevention against the disease. It is also demonstrated that no society will have the capacity to face pandemics without health infrastructure with sufficient capacity, as well as without investing heavily in research and development aimed at the manufacture of medicines and vaccines capable of combating current and future viruses. The Coronavirus pandemic highlighted the fragility of the health infrastructure with the insufficiency in hospital capacity and health posts and specialized human resources in several countries around the world, as well as the inability of medical research institutions to predict the emergence of new viruses, such as Coronavirus, aiming to prepare health systems with new drugs and vaccines for this purpose.

One fact is evident: vaccines move fortunes. Its discovery, however, is not immediate. In the time gap between the spread of contagion with a new virus and its complete prophylaxis, the consequences can be devastating. To make matters worse, there is no guarantee that drugs will emerge capable of immunizing humanity from all diseases caused by viruses. Such uncertainty can quickly turn into a panic. This is what has been happening with the recent outbreak of the new Coronavirus (2019-nCoV or Covid-19). In order to change this reality and humanity not to be surprised by new viruses, as it was now by the Coronavirus, therefore, it is necessary to implement health infrastructures with sufficient capacity in all countries with hospitals and health posts, as well as investing massively in research and development aimed at manufacture of medicines and vaccines capable of combating current and future viruses.

Vaccines are fundamental to fight diseases in the history of medicine. Throughout history, they have helped to significantly reduce the incidence of polio, measles and tetanus, among many other diseases. Today, they are considered the most cost-effective treatment in public health. What are vaccines? Vaccines are biological substances introduced into people’s bodies in order to protect them from disease. In practice, they activate the immune system, “teaching” our bodies to recognize and fight viruses and bacteria in future infections. When introduced into the body, the vaccine stimulates the human immune system to produce the antibodies necessary to prevent the development of the disease if the person comes into contact with the viruses or bacteria that cause it. The application of vaccines, in some cases, causes reactions such as fever, pain around the application site and muscle pain.

When were vaccines created? The first traces of the use of vaccines, with the introduction of attenuated versions of viruses in people’s bodies, are related to the fight against smallpox in the 10th century in China. It was in 1798 that the term “vaccine” first appeared, thanks to the experience of the English physician and scientist Edward Jenner. He heard reports that rural workers did not catch smallpox because they had already had bovine smallpox, with less impact on the human body. He then introduced the two viruses to an eight-year-old boy and realized that the rumor did indeed have a scientific basis. The word vaccine derives precisely from Variolae vaccinae, scientific name given to smallpox. In 1881, when French scientist Louis Pasteur began to develop the second generation of vaccines, aimed at combating avian cholera and anthrax, he suggested the term to name his newly created substance, in honor of Jenner. From then on, vaccines began to be mass produced and became one of the main elements to fight diseases in the world.

Who produces vaccines? In the international market, multinational producers GSK, Merck, Sanofi and Pfizer stand out. In Brazil, vaccines distributed in health centers are produced by national, international laboratories or by specialized institutes linked to the public power, such as the Butantan Institute (from the government of the State of São Paulo) or Bio-Manguinhos (from the federal government). In the case of influenza, for example, whose virus constantly changes, the process of formulating the vaccine is done under another logic. Throughout a year, countries around the world are analyzing the viruses that are collected. Twice a year, the WHO (World Health Organization) defines which ones will compose the vaccine for the following year. Vaccines are defined in the autumn of each hemisphere, since flu outbreaks usually occur in winter. From then on, a race against time to develop them begins. The race against time also happens in the case of epidemics, such as H1N1, which increase the demand for the substance and, consequently, its production.

Unfortunately, the world has wasted the chance to produce a vaccine to contain Coronavirus, according to countless analysts and researchers. The Sars epidemic has been controlled and the study of Coronavirus vaccines has been abandoned. Today, almost 20 years after Sars, when a new Coronavirus, Sars-Cov-2, has already infected almost 1.5 million people, the world is once again wondering when a vaccine will be ready. One fact is evident: if the vaccine research program for SARS were not abandoned, there would be many more bases ready to work on this new virus closely related to the previous one. The new Coronavirus, called Sars-Cov-2, is a “close cousin” to the virus that caused Sars in 2002. We would already have an example of how these types of vaccines behave, and although the viruses are not exactly the same, they come from the same class, according to several researchers. So, why don’t we learn from previous Coronaviruses to the point that we are more prepared today for covid-19? And why haven’t vaccines been studied further? According to experts, it all comes down to money. The reality is that in capitalism, when there is a market, there is a solution. Today we have hundreds of vaccines for coronaviruses, but they are all for animals: pigs, chickens, cows, etc. They are vaccines to prevent diseases that can cost the poultry and livestock industry millions of dollars. It was thought that coronavirus outbreaks in humans could be more easily controlled. They made a bad mistake.

The reality now is that the world needs a vaccine against the new Coronavirus that causes covid-19. It will probably not be ready in the coming months. Maybe this will only happen in 12 or 18 months. This is because there are no sustainable programs to promote research. In the absence of a vaccine to protect the population, there is no alternative but the social distance that can last until 2022, according to research published in the journal Science. This research simulated a series of scenarios in relation to the evolution of the contagion of the new Coronavirus. Considering that the immunity developed by humans against the virus is permanent, it could disappear within five years, this is, in 2025. With that, the quarantine in developed countries, such as the United States, would need to last until the middle of 2021. After that period, the gradual opening should occur by mid-2022. The study estimates that each person infected with the new Coronavirus can infect three others. This transmission rate is higher than that of other Coronaviruses, which had the potential to infect two people in each case. Regarding measures of social distance, the study estimates that the reduction of new contagions for each infected person is up to 60%. The scenario includes the closing of commerce and schools and agglomerations in general.

Coronavirus and the social detachment of billions of people have shaken deeply the world economy to the point where some economists predict the most violent recession in modern history, perhaps worse than the Great Depression of the 1930s. The G20 economies will suffer an unprecedented blow to the first part of the year and will contract in 2020, according to countless economists. The Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) has estimated that the world economy will suffer for many years. The current crisis is likely to be more serious than that of 2008, because this time it affects not only the financial system, but also the entire economy, with a collapse in production and, therefore, in supply and also in demand, due to the billions of people confined.

Transport, tourism and distribution are particularly affected, although some sectors are improving such as pharmaceuticals, the medical equipment industry and sanitary products, food and online commerce. According to the agency Moody’s, the G20 countries should collectively reduce by 0.5% of the Gross Domestic Product (GDP) in 2020. In the United States, it will be -2% and in the euro area, -2.2% . China is expected to grow only 3.3%, a very weak rate for that country. For the United States, Goldman Sachs predicts a year of 2020 with falling GDP of 3.8% and Deutsche Bank is betting on the worst contraction of the American economy since World War II. In Europe, the German Economy Minister spoke of a 5% recession in 2020 in Germany and France, Moody’s predicts -1.4%. For the United Kingdom, KPMG projects a slightly more severe drop of 2.6%. The IMF predicts that Brazil will have a 5% drop in GDP in 2020.

In the eurozone, with more protective labor regulations, unemployment is expected to rise to 12% by the end of June, thus reversing seven years of progress. In the United States, where employees can be laid off easily, economists predict a dramatic increase in the number of unemployed. James Bullard, president of the Federal Reserve, said in an interview with Bloomberg that unemployment could rise to 30% in the coming months. The Coronavirus epidemic is causing a lot of uncertainty about price developments, between the risks of economic depression and deflation if demand collapses for a long time, but with some inflationary pressures if currencies depreciate, if there is a shortage, etc.

The effects of social distancing measures to combat Coronavirus on the global economy are devastating because it will result in an economic depression that will last for many years thanks to the lack of strategic vision of governments that were unable to predict this pandemic, did not invest at the necessary level in the development of research for new vaccines, they did not invest in increasing the capacity of their health systems and did not develop their industries in conditions to produce hospital equipment and even masks for use by the population, all dependent on Chinese production. In order to face the economic depression, governments have to act to minimize the drop in consumption by the population and companies by maintaining essential economic activities by adopting measures to benefit the unemployed and the poor so as not to die of hunger and micro, small and medium-sized companies to not succumb to the crisis.

Measures for the benefit of the unemployed and the poor include the transfer of income from the government to families and the suspension of tax payments and the granting of low-interest loans to companies in exchange for not firing employees during social isolation. This set of measures, which has been adopted in several countries in the world, must be maintained as long as the social distancing of the population persists so as not to aggravate their social conditions, especially of the most vulnerable populations, and the economic conditions of micro, small and medium-sized companies. To cope with the drop in tax collection by the government at all levels resulting from the reduction of economic activities, the central government of each country must allocate resources in the volume necessary for regional and local governments to face problems with the health system and, also, the social problems concerning the most vulnerable populations while the social isolation of the population endures.

One fact that the Coronavirus crisis has highlighted is the need for countries in the world to pursue their productive self-sufficiency by abandoning the current, neoliberal and economic and financial globalization policy, responsible for dependence on the outside, especially in relation to China, prioritizing the production in the country of the products and services essential for its economic and social progress. It is absurd the dependence of countless countries on China’s import of elementary items such as face masks and respirators. This crisis may represent the end of the irresponsible model of globalization inaugurated in 1990, after which each country adopted the policy of abdicating its domestic production by importing lower-cost goods and services from abroad that, in addition to deindustrializing the country, it became vulnerable because its dependence on the outside as evidenced in the current situation.

REFERENCES

ESTADO DE MINAS INTERNACIONAL. Coronavírus pode provocar recessão pior que a Grande Depressão. Available on the website <https://www.em.com.br/app/noticia/internacional/2020/03/26/interna_internacional,1132681/coronavirus-pode-provocar-recessao-pior-que-a-grande-depressao.shtml>.

EXAME. Estudo indica que distanciamento social pode durar até 2022. Available on the website <https://exame.abril.com.br/ciencia/estudo-preve-que-havera-algum-tipo-de-quarentena-ate-2022/>.

FUNDAÇÃO OSVALDO CRUZ. Vacinas: as origens, a importância e os novos debates sobre seu uso. Available on the website <https://www.bio.fiocruz.br/index.php/br/noticias/1263-vacinas-as-origens-a-importancia-e-os-novos-debates-sobre-seu-uso?showall=1&limitstart=>.

NAVAS, María Elena. Coronavírus: Como o mundo desperdiçou a chance de produzir vacina para conter a pandemia. Available on the website <https://www.bbc.com/portuguese/internacional-52238530>.

* Fernando Alcoforado, 80, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

COMO COMPATIBILIZAR OS PROBLEMAS DA SAÚDE DA POPULAÇÃO COM OS DA ECONOMIA RESULTANTES DO CORONAVIRUS

Fernando Alcoforado*

Este artigo mostra como enfrentar os problemas de saúde resultantes da pandemia do Coronavirus e compatibilizá-los com os problemas da economia que será levada à uma recessão de grandes proporções nos países e globalmente. As soluções definitivas para os problemas da saúde exigem a existência de medicamentos capazes de curar a doença resultante do Coronavirus e de vacinas capazes de prevenir a população de contrair esta doença. Enquanto não existir essas soluções, é um imperativo o distanciamento social para evitar o colapso dos sistemas de saúde como já ocorreu na Itália, na Espanha e no Equador.  O distanciamento social traz como consequência o agravamento das condições sociais da população devido à perda de renda seja das pessoas com vínculo empregatício ou não cujo resultado é a inadimplência no pagamento de seus compromissos e o aumento da fome e da miséria de grande parte da população e, também, a queda na demanda de bens e serviços com o agravamento da situação econômica das empresas que podem ser levadas à falência, sobretudo as micro, pequena e média empresas, e a queda na arrecadação de impostos pelo governo em todos os níveis, federal, estadual e municipal que seriam levados à insolvência e ficariam incapacitados de enfrentar o problema do Coronavirus.

Um fato é evidente: a tentativa de alguns pouquíssimos governantes irresponsáveis, inclusive Bolsonaro do Brasil, de adotar o isolamento social apenas para as pessoas vulneráveis como os idosos, sob o pretexto de manter os empregos e as atividades econômicas, foi adotado na Itália cuja consequência foi o colapso do sistema de saúde. Como está demonstrado que esta solução não é a mais racional e responsável porque atenta contra a vida da população, o distanciamento social total é absolutamente necessário até que seja desenvolvido um medicamento que cure e/ou que, principalmente, seja desenvolvida uma vacina capaz de ser utilizada pela população como prevenção contra a doença. Está demonstrado, também, que nenhuma sociedade terá capacidade de enfrentar pandemias sem infraestruturas de saúde com capacidade suficiente, bem como sem investir maciçamente em pesquisa e desenvolvimento visando a fabricação de medicamentos e vacinas capazes de combater os vírus atuais e futuros. A pandemia do Coronavirus deixou evidenciada a fragilidade da infraestrutura de saúde com a insuficiência na capacidade hospitalar e de postos de saúde e de recursos humanos especializados em vários países do mundo, bem como a incapacidade das instituições de pesquisa médica em preverem o surgimento de vírus novos como o Coronavirus visando a preparação dos sistemas de saúde com novos medicamentos e vacinas voltados para este fim.

Um fato é evidente: vacinas movimentam fortunas. Sua descoberta, porém, não é imediata. No hiato de tempo entre a expansão do contágio por um novo vírus e sua profilaxia completa as consequências podem ser devastadoras. Para piorar, não há garantia de que surjam drogas capazes de imunizar a humanidade de todas as doenças causadas por vírus. Tal incerteza pode se converter rapidamente em pânico. É o que vem ocorrendo com o recente surto do novo Coronavírus (2019-nCoV ou Covid-19). Para mudar esta realidade e a humanidade não ser surpreendida com novos vírus, como foi agora pelo Coronavirus, é preciso, portanto, implantar infraestruturas de saúde com capacidade suficiente em todos os países com hospitais e postos de saúde, bem como investir maciçamente em pesquisa e desenvolvimento visando a fabricação de medicamentos e vacinas capazes de combater os vírus atuais e futuros.

As vacinas são fundamentais para o combate a doenças na história da medicina. Ao longo da história, elas ajudaram a reduzir expressivamente a incidência de pólio, sarampo e tétano, entre várias outras doenças. Hoje, as vacinas são consideradas o tratamento com melhor custo-benefício em saúde pública. O que são vacinas? As vacinas são substâncias biológicas introduzidas nos corpos das pessoas a fim de protegê-las de doenças. Na prática, elas ativam o sistema imunológico, “ensinando” nosso organismo a reconhecer e combater vírus e bactérias em futuras infecções. Ao ser introduzida no corpo, a vacina estimula o sistema imunológico humano a produzir os anticorpos necessários para evitar o desenvolvimento da doença caso a pessoa venha a ter contato com os vírus ou bactérias que são seus causadores. A aplicação de vacinas, em alguns casos, causa reações como febre, dor em torno do local da aplicação e dores musculares.

Quando as vacinas foram criadas? Os primeiros vestígios do uso de vacinas, com a introdução de versões atenuadas de vírus no corpo das pessoas, estão relacionados ao combate à varíola no século 10, na China. Foi em 1798 que o termo “vacina” surgiu pela primeira vez, graças a uma experiência do médico e cientista inglês Edward Jenner. Ele ouviu relatos de que trabalhadores da zona rural não pegavam varíola, pois já haviam tido a varíola bovina, de menor impacto no corpo humano. Ele então introduziu os dois vírus em um garoto de oito anos e percebeu que o rumor tinha de fato uma base científica. A palavra vacina deriva justamente de Variolae vaccinae, nome científico dado à varíola bovina. Em 1881, quando o cientista francês Louis Pasteur começou a desenvolver a segunda geração de vacinas, voltadas a combater a cólera aviária e o carbúnculo, ele sugeriu o termo para batizar sua recém-criada substância, em homenagem a Jenner. A partir de então, as vacinas começaram a ser produzidas em massa e se tornaram um dos principais elementos para o combate a doenças no mundo.

Quem produz vacinas? No mercado internacional, destacam-se as produtoras multinacionais GSK, Merck, Sanofi e Pfizer. No Brasil, as vacinas distribuídas em postos de saúde são produzidas por laboratórios nacionais, internacionais ou por institutos especializados ligados ao poder público, como o Instituto Butantan (do governo do Estado de São Paulo) ou a Bio-Manguinhos (do governo federal). No caso da gripe, por exemplo, cujo vírus muda constantemente, o processo de formulação da vacina é feito sob outra lógica. Durante todo um ano, países do mundo ficam analisando os vírus que são coletados. Duas vezes por ano, a OMS (Organização Mundial da Saúde) define quais vão compor a vacina do ano seguinte, As vacinas são definidas no outono de cada hemisfério, já que os surtos de gripe geralmente acontecem no inverno. A partir de então, tem início uma corrida contra o tempo para desenvolvê-las. A corrida contra o tempo também acontece no caso de epidemias, como a do H1N1, que aumentam a procura pela substância e, consequentemente, a sua produção.

Lamentavelmente, o mundo desperdiçou a chance de produzir vacina para conter o Coronavirus, segundo inúmeros analistas e pesquisadores. A epidemia de Sars foi controlada e o estudo das vacinas contra o Coronavírus foi abandonado. Hoje, quase 20 anos depois da Sars, quando um novo Coronavírus, o Sars-Cov-2, já infectou quase 1,5 milhão de pessoas, o mundo está mais uma vez se perguntando quando uma vacina estará pronta. Um fato é evidente: se não fosse abandonado o programa de pesquisa de vacinas para Sars, haveria muito mais bases prontas para trabalhar neste novo vírus intimamente relacionado ao anterior. O novo Coronavírus, chamado Sars-Cov-2, é um “primo próximo” do vírus que causou a Sars em 2002. Nós já teríamos um exemplo de como esses tipos de vacinas se comportam e, embora os vírus não sejam exatamente os mesmos, eles vêm da mesma classe, segundo vários pesquisadores. Então, por que não aprendemos com os Coronavírus anteriores a ponto de estarmos mais preparados hoje para a covid-19? E por que as vacinas não foram mais estudadas? Segundo especialistas, tudo se resume ao dinheiro. A realidade é que, no capitalismo, quando existe um mercado, existe uma solução. Hoje temos centenas de vacinas para os coronavírus, mas são todas para animais: porcos, galinhas, vacas etc. Elas são vacinas para prevenir doenças que podem custar milhões de dólares à indústria avícola e pecuária. Pensava-se que os surtos de Coronavírus em humanos poderiam ser controlados mais facilmente. Erraram redondamente.

A realidade agora é que o mundo precisa de uma vacina contra o novo Coronavírus que causa a covid-19. Provavelmente, ela não estará pronta nos próximos meses. Talvez isso só ocorra daqui a 12 ou 18 meses. Isso ocorre porque não há programas sustentáveis de fomento à pesquisa. Na ausência de uma vacina para proteger a população, não há outra alternativa a não ser o distanciamento social que pode durar até 2022, segundo pesquisa publicada na revista Science. Esta pesquisa simulou uma série de cenários em relação à evolução do contágio do novo Coronavírus. Considerando que a imunidade desenvolvida por humanos contra o vírus seja permanente, ele pode sumir dentro de cinco anos, isto é, em 2025. Com isso, a quarentena em países desenvolvidos, como os Estados Unidos, precisaria durar até meados de 2021. Após esse período, a abertura gradual deve ocorrer até meados de 2022. O estudo estima que cada pessoa infectada pelo novo Coronavírus pode contagiar outras três pessoas. Essa taxa de transmissão é mais alta do que a de outros Coronavírus, que tinha potencial de infecção de duas pessoas a cada caso. Em relação às medidas de distanciamento social, o estudo estima que a redução de novos contágios a cada pessoa infectada seja de até 60%. O cenário abrange fechamento de comércio e escolas e aglomerações em geral.

O Coronavíruse o distanciamento social de bilhões de pessoas abalaram profundamente a economia mundial, a ponto de alguns economistas preverem a recessão mais violenta da história moderna, talvez pior que a Grande Depressão da década de 1930. As economias do G20 sofrerão um golpe sem precedentes na primeira parte do ano e se contrairão em 2020, segundo preveem inúmeros economistas. A Organização para Cooperação e Desenvolvimento Econômico (OCDE) estimou que a economia mundial sofrerá por muitos anos. A crise atual provavelmente será mais grave que a de 2008, pois, dessa vez, afeta não apenas o sistema financeiro, mas toda a economia, com um colapso na produção e, portanto, na oferta e também na demanda, devido às bilhões de pessoas confinadas.

O transporte, o turismo e a distribuição são particularmente afetadas, embora alguns setores estejam melhorando como produtos farmacêuticos, indústria de equipamentos médicos e produtos sanitários, alimentos e comércio on-line. Segundo a agência Moody’s, os países do G20 devem sofrer coletivamente uma redução de 0,5% do Produto Interno Bruto (PIB) em 2020. Nos Estados Unidos, será de -2% e na zona do euro, de -2,2%. A expectativa é que a China cresça apenas 3,3%, uma taxa muito fraca para esse país. Para os Estados Unidos, o Goldman Sachs prevê um ano de 2020 com queda no PIB de 3,8% e o Deutsche Bank aposta na pior contração da economia americana desde a Segunda Guerra Mundial. Na Europa, o ministro da Economia alemão falou de uma recessão de 5% em 2020 na Alemanha e na França, a Moody’s prevê redução no PIB de 1,4%. Para o Reino Unido, a KPMG projeta uma queda ligeiramente mais severa de 2,6%. O FMI prevê que o Brasil terá uma queda no PIB de 5% em 2020.

Na zona do euro, com regulamentações trabalhistas mais protetoras, é esperado que o desemprego suba para 12% no final de junho, revertendo assim sete anos de progressos. Nos Estados Unidos, onde os funcionários podem ser demitidos facilmente, os economistas preveem um aumento dramático no número de desempregados. James Bullard, presidente do Federal Reserve, disse em entrevista à Bloomberg que o desemprego pode subir para 30% nos próximos meses. A epidemia de Coronavírus está causando muita incerteza sobre a evolução dos preços, entre os riscos de depressão econômica e deflação se a demanda entrar em colapso por um longo tempo, mas com algumas pressões inflacionárias se as moedas se desvalorizarem, se houver escassez, etc.

Os efeitos das medidas de distanciamento social para o combate ao Coronavirus sobre a economia global são devastadores porque dela resultará uma depressão econômica que durará muitos anos graças à falta de visão estratégica dos governos que não foram capazes de prever esta pandemia, não investiram no nível necessário no desenvolvimento de pesquisas de novas vacinas, não investiram no aumento da capacidade de seus sistemas de saúde e não desenvolveram suas indústrias em condições de produzirem equipamentos hospitalares e até mesmo de máscaras para uso pela população todas dependentes da produção chinesa. Para fazer frente à depressão econômica, os governos têm que atuar no sentido de minimizar a queda no consumo da população e das empresas mantendo as atividades econômicas essenciais com a adoção de medidas em benefício dos desempregados e das populações pobres para não morrerem de fome e das micro, pequena e média empresas para não sucumbirem à crise.

As medidas em benefício dos desempregados e das populações pobres incluem a transferência de renda do governo para famílias e a suspensão do pagamento de impostos e concessão de empréstimos a juros baixos para as empresas tendo como contrapartida não realizar demissões de empregados durante o isolamento social. Este conjunto de medidas, que vem sendo adotado em vários países do mundo, deve ser mantido enquanto perdurar o distanciamento social da população para não agravar suas condições sociais, especialmente das populações mais vulneráveis, e as condições econômicas das micro, pequena e média empresas.  Para fazer frente à queda na arrecadação de impostos pelo governo em todos os níveis resultante da redução das atividades econômicas, o governo central de cada país deve destinar recursos no volume necessário para os governos regionais e locais fazerem frente aos problemas com o sistema de saúde e, também, os problemas sociais concernentes às populações mais vulneráveis enquanto perdurar o isolamento social da população.

Um fato que a crise do Coronavirus deixou evidenciado é o da necessidade de os países do mundo perseguirem sua autossuficiência produtiva abandonando a política atual, neoliberal e de globalização econômica e financeira, responsável pela dependência em relação ao exterior, sobretudo em relação à China, priorizando a produção no próprio país dos produtos e serviços essenciais para seu progresso econômico e social. Trata-se de uma absurdo a dependência de inúmeros países da importação da China de itens elementares como a de máscaras faciais e de respiradores. Esta crise pode representar o fim do irresponsável modelo de globalização inaugurado em 1990 a partir do qual cada país adotou a política de abdicar de sua produção interna pela importação de bens e serviços do exterior de mais baixo custo que, além de desindustrializar o país, o tornou vulnerável em consequência de sua dependência do exterior como ficou evidenciada na situação atual.

REFERÊNCIAS

ESTADO DE MINAS INTERNACIONAL. Coronavírus pode provocar recessão pior que a Grande Depressão. Disponível no website <https://www.em.com.br/app/noticia/internacional/2020/03/26/interna_internacional,1132681/coronavirus-pode-provocar-recessao-pior-que-a-grande-depressao.shtml>.

EXAME. Estudo indica que distanciamento social pode durar até 2022. Disponível no website <https://exame.abril.com.br/ciencia/estudo-preve-que-havera-algum-tipo-de-quarentena-ate-2022/>.

FUNDAÇÃO OSVALDO CRUZ. Vacinas: as origens, a importância e os novos debates sobre seu uso. Disponível no website <https://www.bio.fiocruz.br/index.php/br/noticias/1263-vacinas-as-origens-a-importancia-e-os-novos-debates-sobre-seu-uso?showall=1&limitstart=>.

NAVAS, María Elena. Coronavírus: Como o mundo desperdiçou a chance de produzir vacina para conter a pandemia. Disponível no website <https://www.bbc.com/portuguese/internacional-52238530>.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

LES CONDITIONS REQUISES POUR METTRE FIN À LA QUARANTAINE CONTRE LE CORONAVIRUS AU BRÉSIL

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à souligner les conditions requises pour que les gens reprennent leurs activités normales après la crise du coronavirus. Les chercheurs brésiliens considèrent qu’il est impossible d’estimer quand le pire se sera passé au Brésil, mais ils disent que la reprise des activités normales nécessitera de surmonter le pic des personnes infectées par le nouveau coronavirus et de réaliser des tests d’immunité complets. Selon le biologiste Fernando Reinach, professeur à la retraite à la Faculté de biochimie de l’Université de São Paulo, pour que les gens sortent de la quarantaine, il est nécessaire que toutes les personnes ou 80% de la population soient  immunisé. Comme toutes les pandémies, elles ne prennent fin que lorsque le virus n’a personne d’autre à infecter. Le virus arrêtera d’infecter les personnes de deux manières: 1) avec une immunisation par le vaccin, ce qui devrait prendre du temps; et 2) l’immunisation contre l’infection de l’ensemble de la population par la maladie.

On sait que la stratégie d’isolement social total de la population ne vise pas seulement à empêcher les gens de contracter le coronavirus, mais aussi à empêcher qu’un important contingent de la population infectée qui surcharge le système de santé. On parle beaucoup de surmonter le pic de la courbe d’infection comme limite à partir de laquelle on pourrait commencer à penser à assouplir les restrictions imposées par l’isolement social. Au Brésil, par exemple, alors que la courbe d’infection augmente, le nombre de cas augmentant chaque jour, il ne peut y avoir de flexibilité dans l’isolement social que lorsque, après le pic, le nombre de personnes infectées commence à baisser progressivement. Cependant, personne n’est en mesure de dire à quel moment de l’automne il serait prudent de lever la quarantaine. Jusqu’à présent, le seul pays qui a effectivement monté et descendu la courbe des contaminée était la Chine, où le soulagement de la quarantaine n’est intervenu qu’au bout de deux ou trois semaines, sans nouveau cas et avec environ 70% de la population immunisée. En plus d’être progressive, la sortie ne doit pas être nationale, et le temps à venir peut être plus long que souhaité.

Bien qu’il ait décrété la fin de la période d’isolement dans la plupart des régions du pays, le gouvernement chinois maintient un contrôle strict sur les citoyens et la libération est progressive. La population continue de porter un masque facial, soumis à des mesures de température constante, en plus d’être contrôlée à l’aide d’un code QR de santé municipal (code de réponse rapide) qui fonctionne comme un passeport d’immunité. Dans plusieurs villes chinoises, il existe un QR pour chaque habitant, informant de son état de santé sur la base de ses propres déclarations et des données disponibles au gouvernement. Ainsi, les citoyens reçoivent des codes marqués en vert, jaune ou rouge. Seuls les résidents avec un code vert peuvent se déplacer librement dans la ville. Les détenteurs de code jaune et rouge doivent garder la quarantaine et s’inscrire quotidiennement sur une plateforme Internet pour fournir des informations, jusqu’à ce qu’ils obtiennent le code vert.

Pour Domingos Alves, professeur et chercheur au Laboratory of Health Intelligence (LIS) de la Ribeirão Preto Medical School (USP), qui travaille avec des projections dans le groupe de chercheurs Covid-19 Brésil, la première étape pour penser à sortir de la quarantaine est d’avoir des données fiables sur les personnes infectées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui au Brésil. Tant que les données ne sont pas aussi complètes que possible, il est nécessaire de maintenir une distance sociale totale pour éviter d’avoir un gros contingent de la population contaminée tout en surchargeant le système de santé.. Les incertitudes sont grandes, à commencer par le fait qu’il n’est pas encore clair comment sera l’immunité des personnes qui ont déjà eu la maladie et récupéré. La seule façon de mieux calibrer les mesures à adopter sera d’obtenir plus de connaissances, à commencer par les données sur le comportement du virus dans les régions tropicales comme le Brésil.

L’une des indications importantes est que le détachement social radical, s’il n’est effectué qu’une seule fois et pendant une période relativement courte, avec la reprise des activités normales des personnes, peut entraîner des résultats plus mauvais par la suite, car cela entraînerait une importante population de personnes sensibles au virus. infectés, sans aucune chance que certains d’entre eux développent des défenses. Ainsi, lorsque le contact avec le virus revient, le pic de cas peut être plus brutal selon plusieurs experts en science médicale. Des stratégies intermittentes de détachement social peuvent être employées jusqu’en 2022 s’il n’y a pas d’antibiotiques pour soigner les patients et de vaccins pour immuniser la population pour empêcher le nouveau coronavirus de continuer à mettre les systèmes de santé en danger dans le monde, indique une étude signée par des chercheurs de l’Université Harvard aux États-Unis.

Les stratégies intermittentes nécessitent de savoir comment fonctionne réellement l’immunité au nouveau coronavirus (Sars-CoV-2) et de comprendre l’impact de mesures telles que les médicaments et les vaccins qui, pour le moment, ne sont pas fiables malgré de nombreux tests. Il sera crucial de tester de plus en plus de personnes pour déterminer la présence d’anticorps contre le virus et de savoir calibrer «l’ouverture et la fermeture» de la distance sociale en fonction de la proportion de nouveaux cas et de lits d’hôpitaux et de soins intensifs dans la population de chaque pays, soulignent-ils. plusieurs infectologues. Il faut tenir compte du fait que le nouveau coronavirus, Sars-CoV-2, a tendance à circuler chaque année ou tous les deux ans, comme les autres coronavirus qui provoquent aujourd’hui diverses formes de rhume dans le monde, en général, avec des symptômes légers ou modérés.

De ce qui précède, la population brésilienne devra attendre longtemps pour que l’isolement social devienne plus flexible avec l’adoption des mesures décrites ci-dessus. Il sera très risqué de rendre l’isolement social plus flexible sans que la population brésilienne soit testée massivement pour obtenir des données sur son état d’infection, des antibiotiques pour guérir les personnes infectées et des vaccins pour immuniser les gens contre la maladie. Jusqu’à l’émergence d’antibiotiques et de vaccins, le relâchement de l’isolement social ne devrait se produire, de façon intermittente, que lorsque des personnes infectées et non infectées sont identifiées, libérant ces dernières pour reprendre leurs activités et maintenant les premiers isolés.

RÉFÉRENCE

UOL. Caminho do Brasil até fim da quarentena promete ser árduo. Disponible sur le site Web <https://noticias.uol.com.br/ultimas-noticias/deutschewelle/2020/04/10/caminho-do-brasil-ate-fim-da-quarentena-promete-ser-arduo.htm>.

FOLHA DE S. PAULO. Distanciamento social intermitente pode ser necessário até 2022 se não houver vacina, diz estudo na Science. Disponible sur le site Web <https://www1.folha.uol.com.br/equilibrioesaude/2020/04/distanciamento-social-intermitente-pode-ser-necessario-ate-2022-diz-estudo-na-science.shtml>.

* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

THE CONDITIONS REQUIRED TO END THE QUARANTINE AGAINST CORONAVIRUS IN BRAZIL

Fernando Alcoforado*

This article aims to point out the conditions required for people to resume their normal activities after the Coronavirus crisis. Brazilian researchers consider it impossible to estimate when the worst will have passed in Brazil, but they say that the resumption of normal activities will require overcoming the peak of those infected with the new Coronavirus and conducting comprehensive immunity tests. According to biologist Fernando Reinach, a retired professor at the Faculty of Biochemistry at the University of São Paulo, for people to get out of quarantine it is necessary that all people or 80% of the population is immunized. Like all pandemics, they only end when the virus has no one else to infect. The virus will stop infecting people in two ways: 1) with immunization by the vaccine, which should take time to happen; and, 2) immunization with the infection of the entire population by the disease.

It is known that the strategy of total social isolation of the population does not aim, just to prevent people from contracting the Coronavirus, but also to avoid that there is not a large contingent of the contaminated population at the same time that overburden the health system. Much is said about overcoming the peak of the infection curve as a borderline from which one could start thinking about relaxing the restrictions imposed by social isolation. In Brazil, for example, as the infection curve is on the rise, with the number of cases increasing every day, there could only be flexibility in social isolation when, after the peak, the number of infected people started to fall progressively. However, no one is able to say at what point in the fall of infected people it would be safe to suspend quarantine. So far, the only country that has actually gone up and down the contaminated curve was China, where the quarantine relief only came after two or three weeks with no new cases and with about 70% of the population immune. In addition to being gradual, the release should not be national, and the time ahead may be longer than desired.

Despite decreeing the end of the period of isolation in most parts of the country, the Chinese government maintains strict control over citizens, and the release is gradual. The population continues to wear a facemask, undergoing constant temperature measurements, in addition to being controlled using a municipal health QR code (Quick Response code) that functions as an immunity passport. In several Chinese cities, there is a QR for each inhabitant, informing their health condition based on both their own statements and data available to the government. Thus, citizens receive codes marked in green, yellow or red. Only residents with a green code can move freely around the city. Yellow and red code holders must keep quarantine and register daily on an internet platform to provide information, until they obtain the green code.

For Domingos Alves, professor and researcher at the Laboratory of Health Intelligence (LIS) at the Ribeirão Preto Medical School (USP), who works with projections in the group of researchers Covid-19 Brazil, the first step in thinking about getting out of quarantine is to have reliable data on infected people, which is not the case today in Brazil. As long as data is not as complete as possible, it is necessary to maintain total social distance to avoid having a large contingent of the contaminated population while overburdening the health system. The uncertainties are great, starting with the fact that it is not yet clear how the immunity of people who have already had the disease and recovered will be. The only way to better calibrate the measures to be adopted will be to obtain more knowledge, starting with data on the behavior of the virus in tropical regions such as Brazil.

One of the important indications is that radical social detachment, if carried out only once and for a relatively short period, with people resuming their normal activities, may bring worse results later, because it would cause a large population of people susceptible to the virus to be infected, with no chance that some of them will develop defenses. Thus, when contact with the virus returns, the peak of cases may be more abrupt according to several experts in medical science. Intermittent social distancing strategies can be employed until 2022 if there are no antibiotics to cure patients and vaccines for immunizing the population to prevent the new Coronavirus from continuing to put health systems at risk around the world, indicates a study signed by researchers from Harvard University in the United States.

Intermittent strategies require knowing how immunity to the new Coronavirus (Sars-CoV-2) really works and understanding the impact of measures such as drugs and vaccines that, now, are unreliable despite many tests. It will be crucial to test more and more people to determine the presence of antibodies against the virus and to know how to calibrate the “open and close” of social distance based on the proportion of new cases and hospital and ICU beds in the population of each country, they highlight several infectologists. One fact that needs to be considered is that there is a tendency for the new Coronavirus, Sars-CoV-2, to circulate every year, or every biennium, like other coronaviruses that today cause various forms of cold worldwide, in general, with mild or moderate symptoms.

From the above, the Brazilian population will have to wait a long time in order for the social isolation to become more flexible with the adoption of the measures described above. It will be very risky to make social isolation more flexible without the Brazilian population being massively tested to obtain data on their infection status, antibiotics available to cure infected people and vaccines to immunize people from the disease. Until the emergence of antibiotics and vaccines, the relaxation of social isolation should only occur, intermittently, when the infected and non-infected people will be identified, freeing the latter to resume their activities and keeping the former isolated.

REFERENCE

UOL. Caminho do Brasil até fim da quarentena promete ser árduo. Available on the  website <https://noticias.uol.com.br/ultimas-noticias/deutschewelle/2020/04/10/caminho-do-brasil-ate-fim-da-quarentena-promete-ser-arduo.htm>.

FOLHA DE S. PAULO. Distanciamento social intermitente pode ser necessário até 2022 se não houver vacina, diz estudo na Science. Available on the  website <https://www1.folha.uol.com.br/equilibrioesaude/2020/04/distanciamento-social-intermitente-pode-ser-necessario-ate-2022-diz-estudo-na-science.shtml>.

* Fernando Alcoforado, 80, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

AS CONDIÇÕES EXIGIDAS PARA ACABAR COM A QUARENTENA CONTRA O CORONAVIRUS NO BRASIL

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem o propósito de apontar as condições requeridas para que as pessoas retomem suas atividades normais após a crise do Coronavirus. Pesquisadores brasileiros consideram impossível estimar quando o pior terá passado no Brasil, mas adiantam que a retomada das atividades normais exigirá a superação do pico de infectados com o novo Coronavirus e a realização de testes de imunidade abrangentes. Segundo o biólogo Fernando Reinach, professor aposentado da Faculdade de Bioquímica da Universidade de São Paulo, para as pessoas saírem da quarentena é preciso que todas as pessoas ou 80% da população esteja imunizada. Como todas as pandemias, elas só acabam quando o vírus não tem mais a quem infectar. O vírus deixará de infectar as pessoas de duas formas: 1) com a  imunização pela vacina que deve demorar de acontecer; e, 2) com a imunização com a infecção de toda a população pela doença.

É sabido que a estratégia do isolamento social total da população não visa, apenas evitar que as pessoas contraiam o Coronavírus, mas, também, evitar que não se tenha um grande contingente da população contaminado ao mesmo tempo que sobrecarregue o sistema de saúde. Fala-se muito sobre a superação do pico da curva de infecções como uma linha limítrofe a partir da qual se poderia começar a pensar em relaxar as restrições impostas pelo isolamento social. No Brasil, por exemplo, como a curva de infectados está na subida, com o número de casos aumentando a cada dia, só poderia haver flexibilização no isolamento social quando, ultrapassado o pico, o número de infectados passasse a cair progressivamente. Contudo, ninguém é capaz de dizer em qual momento dessa queda de contaminados seria seguro suspender a quarentena. Até agora, o único país que realmente subiu e desceu a curva de contaminados foi a China, onde o alívio da quarentena só chegou depois de duas ou três semanas sem registro de novos casos e com cerca de 70% da população imune. Além de gradativa, a liberação não deverá ser nacional, e o tempo pela frente pode ser maior do que o desejado.

Mesmo tendo decretado o fim do período de isolamento na maior parte do país, o governo chinês mantém controle estrito sobre os cidadãos, e a liberação é gradativa. A população segue usando máscara facial, sendo submetida a constantes medições de temperatura, além de ser controlada por meio de um código QR (Quick Response code) de saúde municipal que funciona como passaporte de imunidade. Em diversas cidades chinesas, há um QR para cada habitante, informando sua condição de saúde com base tanto em declarações próprias quanto em dados de que o governo dispõe. Assim, os cidadãos recebem códigos marcados em verde, amarelo ou vermelho. Somente os residentes com código verde podem circular livremente pela cidade. Os portadores de códigos amarelos e vermelhos devem manter a quarentena e se registrar diariamente numa plataforma de internet para prestar informações, até obterem o código verde.

Para Domingos Alves, professor e pesquisador do Laboratório de Inteligência em Saúde (LIS) da Faculdade de Medicina de Ribeirão Preto (USP), que trabalha com projeções no grupo de pesquisadores Covid-19 Brasil, o primeiro passo para se pensar em sair da quarentena é dispor de dados confiáveis de infectados, o que não ocorre hoje no Brasil. Enquanto não houver a disponibilidade de dados a mais completa possível, é preciso manter o distanciamento social total para evitar que não se tenha um grande contingente da população contaminado sobrecarregando ao mesmo tempo o sistema de saúde. As incertezas são grandes, a começar pelo fato de que ainda não está claro como ficará a imunidade das pessoas que já tiveram a doença e se recuperaram.  O único jeito de calibrar melhor as medidas a serem adotadas vai ser com a obtenção de mais conhecimento, a começar por dados sobre o comportamento do vírus em regiões tropicais como o Brasil.

Um dos indicativos importantes é que o distanciamento social radical, se realizado uma única vez e por um período relativamente curto, com as pessoas retomando suas atividades normais, talvez traga resultados piores posteriormente, porque faria com que uma grande população de pessoas suscetíveis ao vírus fossem infectadas, sem que houvesse chance de algumas delas desenvolverem defesas. Assim, quando o contato com o vírus retorna, o pico de casos pode ser mais abrupto segundo vários especialistas na ciência médica.  Estratégias intermitentes de distanciamento social pode ser empregada até 2022 se não houver antibióticos para cura de pacientes e de vacinas para imunização da população a fim de evitar que o novo Coronavírus continue a colocar em risco os sistemas de saúde mundo afora, indica um estudo assinado por pesquisadores da Universidade Harvard, nos Estados Unidos.

As estratégias intermitentes de distanciamento social exigem saber como a imunidade ao novo Coronavirus (Sars-CoV-2) realmente funciona e entender o impacto de medidas como o uso de medicamentos e vacinas que, no momento, não há nada confiável, apesar dos muitos testes. Vai ser crucial testar cada vez mais pessoas para determinar a presença de anticorpos contra o vírus e saber calibrar o “abre e fecha” do distanciamento social com base na proporção de novos casos e de leitos de hospital e UTI na população de cada país, destacam vários infectologistas. Um fato que é preciso considerar é a de que há a tendência de o novo Coronavírus, Sars-CoV-2, passar a circular todos os anos, ou a cada biênio, tal como outros coronavírus que hoje causam várias formas de resfriado mundo afora, em geral, com sintomas leves ou moderados.

Pelo exposto, a população brasileira terá que esperar bastante tempo a fim de que haja flexibilização do isolamento social com a adoção das medidas acima descritas. Será bastante arriscado flexibilizar o isolamento social sem que a população brasileira seja testada maciçamente para obter dados sobre o seu estado de infecção, haja disponibilidade de antibióticos para cura de pessoas infectadas e de vacinas para imunizar as pessoas da doença. Até o surgimento de antibióticos e vacinas, a flexibilização do isolamento social só deverá ocorrer, de forma intermitente, quando forem identificadas as pessoas infectadas e as não infectadas, liberando estas últimas para retomar suas atividades e mantendo isoladas as primeiras.

REFERÊNCIA

UOL. Caminho do Brasil até fim da quarentena promete ser árduo. Disponível no website <https://noticias.uol.com.br/ultimas-noticias/deutschewelle/2020/04/10/caminho-do-brasil-ate-fim-da-quarentena-promete-ser-arduo.htm>.

FOLHA DE S. PAULO. Distanciamento social intermitente pode ser necessário até 2022 se não houver vacina, diz estudo na Science. Disponível n website <https://www1.folha.uol.com.br/equilibrioesaude/2020/04/distanciamento-social-intermitente-pode-ser-necessario-ate-2022-diz-estudo-na-science.shtml>.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

ENFRAQUECIDO POLITICAMENTE, BOLSONARO INCENTIVA E PREGA O GOLPE CONTRA A DEMOCRACIA NO BRASIL

Fernando Alcoforado*

Em frente ao Quartel General do Exército, em Brasília, o presidente Jair Bolsonaro discursou em frente a uma multidão de militantes aglomerados que pediam o fechamento do Congresso Nacional e o retorno do Ato Institucional número 5 estabelecido durante a ditadura militar que durou 21 anos (1964/1985). Bolsonaro afirmou que não quer negociar nada demonstrando que deseja impor sua vontade à nação à revelia dos outros poderes da República. O discurso de Bolsonaro foi transmitido ao vivo pelas redes sociais do próprio presidente. Ele afirmou que “todos no Brasil têm que entender que estão submissos à vontade do povo brasileiro”, disse ele, antes de começar a tossir bastante parecendo estar infectado pelo Coronavirus. Ao defender que todos devem se submeter à vontade do povo, Bolsonaro considera que deve haver a submissão apenas à vontade de seus seguidores. Ao afirmar em seu discurso que “chega da velha política”, ele demonstra rejeitar as instituições democráticas.

Os militantes gritavam “Mito”, “AI-5” e “Fora, Maia” – uma referência ao presidente da Câmara, Rodrigo Maia. Um homem berrou várias vezes “Fecha o Congresso, o STF” e sua voz foi captada pelos microfones dos cinegrafistas do presidente, que faziam a transmissão ao vivo.  Em seu discurso, Bolsonaro disse: “Eu estou aqui porque acredito em vocês”, “Vocês estão aqui porque acreditam no Brasil. Nós não queremos negociar nada. Nós queremos é ação pelo Brasil. O que tinha de velho ficou para trás. Temos um novo Brasil pela frente. Todos, sem exceção têm que ser patriotas. Acabou a época da patifaria. É agora o povo no poder. Mais do que um direito, vocês têm obrigação de lutar pelo país de vocês. Contem com o seu presidente”. Ao afirmar que contem com seu apoio, Bolsonaro incentiva que seus seguidores atentem contra a democracia.

Apesar dos pedidos de volta da ditadura, Bolsonaro tentou evitar no seu discurso assumir, também, o desejo de seus seguidores afirmando, falsamente, que é preciso “manter a nossa democracia” e a “nossa liberdade”, “todos no Brasil têm que entender que estão submissos à vontade do povo brasileiro” que, na sua visão, esta vontade do povo seria por ele exercida, certamente ditatorialmente. Ele terminou o discurso tossindo parecendo estar com o Coronavirus. Os soldados do Exército e os seguranças do Palácio do Planalto, muitos sem máscaras, fizeram um cordão de isolamento para deixar o presidente longe das pessoas. Bolsonaro não apertou as mãos do público, mas apenas acenou de longe.

A tentativa explicita de incentivo ao autogolpe de estado por Bolsonaro contra as instituições democráticas resulta do fato de ele não mais governar o Brasil porque não conta com a maioria do Congresso Nacional, com a maioria do STF- Supremo Tribunal Federal e com a maioria da população brasileira. À revelia de Bolsonaro, o Congresso Nacional aprovou pacotes de medidas de apoio às populações vulneráveis e às micro, pequena e média empresas e, também, contra a vontade de Bolsonaro, o STF decidiu que os governadores e prefeitos poderiam estabelecer políticas estaduais e locais de combate ao Coronavirus. As pesquisas recentes de opinião, especialmente do Data Folha, deixam claro que Bolsonaro é repelido por ampla maioria da população cujos “panelaços” traduzem a insatisfação da grande maioria da população em relação ao seu péssimo e irresponsável desempenho como presidente da República.

O evento de hoje em que Bolsonaro comete,mais uma vez, crime contra a saúde pública ao incentivar aglomeração de pessoas e contra a democracia ultrapassou todos os limites. Está bastante claro que Bolsonaro deseja com seus inúmeros crimes de responsabilidade que seja aberto processo de impeachment ou seu afastamento do poder por insanidade mental pelo Congresso Nacional para aparecer como vítima perante seus partidários para mobilizá-los e aglutiná-los visando atrair, em seguida, as Forças Armadas para seu projeto de poder e implantar uma ditadura no Brasil. Esta é a estratégia de Bolsonaro para recuperar a governabilidade perdida.

Dois cenários se apresentam diante do exposto: 1) Bolsonaro é bem sucedido na tentativa de autogolpe com o apoio de seus partidários e das Forças Armadas. A consequência deste cenário seria mergulhar o Brasil em um estado de guerra civil porque o autogolpe enfrentaria a resistência da grande maioria da população. Neste cenário, o caos sanitário se estabeleceria no Brasil com o insucesso no combate ao Coronavirus e aprofundaria a crise econômica que só pode ser superada em um ambiente político pacificado. Bolsonaro não teria condições de governar em uma conjuntura de alta complexidade caracterizada pela crise do Coronavirus e pelo agravamento da crise econômica; e. 2) Bolsonaro é mal sucedido na tentativa de autogolpe e é impedido de governar devido ao impeachment ou ao afastamento por insanidade mental ou por subverter a ordem política do País. O País sofreria bastante com o longo processo de impeachment, sobretudo na conjuntura atual de combate ao Coronavirus e sofreria, bem menos, se o afastamento do poder de Bolsonaro ocorresse por insanidade mental ou por subverter a ordem política do País. O Vice-presidente assumiria o poder e tentaria restabelecer as condições de governabilidade para vencer a batalha contra o Coronavirus e a retomada do crescimento econômico, além de evitar a guerra civil no Brasil que ocorreria com a permanência de Bolsonaro no poder com o autogolpe de estado

Pelo exposto, urge o afastamento do poder de Bolsonaro por insanidade mental ou por subverter a ordem política do País para a governabilidade do País ser restabelecida pelo Vice-presidente Hamilton Mourão e o Brasil ser bem sucedido no combate ao Coronavirus e à crise econômica.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).