L’IRRESPONSIBLE DONALD TRUMP

Fernando Alcoforado*

Avec 10 mois restant à courir pour la réélection à la présidence américaine et face à un processus de destitution du Congrès dans lequel il est accusé d’utiliser l’appareil diplomatique américain à des fins personnelles et politiques, Donald Trump a personnellement pris la décision irresponsable de mener à bien une frappe aérienne sur l’aéroport international de Bagdad en Irak, qui a conduit à l’assassinat par drone du général iranien Qasem Soleimani, chef des forces de renseignement iraniennes Quds, jeudi dernier (2/1/2020). Cette mesure de Trump est irresponsable car elle menace: 1) de compromettre l’approvisionnement mondial en pétrole et d’augmenter ses prix affectant l’économie mondiale; 2) conduire à la fin de l’accord nucléaire avec l’Iran, ouvrant la voie à la production par l’Iran d’artefacts nucléaires; 3) promouvoir l’instabilité politique dans la région du Moyen-Orient avec la possibilité d’impliquer l’allié américain Israël et de grandes puissances telles que les alliés de l’Iran, la Russie et la Chine; et 4) au pire, avec tout cela, contribuer au déclenchement d’une nouvelle guerre mondiale.

Au cours des 3 dernières années de son mandat présidentiel, Trump a tenté établir une marque privée en s’engageant dans une guerre commerciale avec la Chine, en essayant de promouvoir la dénucléarisation et la fin des tests de lancement de missiles avec la Corée du Nord, pour revoir l’accord de libre-échange avec le Mexique et le Canada et annuler l’accord nucléaire avec l’Iran. À l’exception de la reformulation de l’accord de libre-échange avec le Mexique et le Canada, les autres actions n’ont pas abouti. Elle ne gagne pas la guerre commerciale avec la Chine, n’a pas imposé sa volonté à la Corée du Nord et n’a pas réussi à imposer ses conditions à l’accord nucléaire avec l’Iran. Tout cet échec décrit ci-dessus s’ajoute au fiasco de la participation américaine dans la lutte contre l’État islamique. Pour compenser tous ces résultats négatifs en matière de politique étrangère, Trump a créé un factoïde pour renforcer sa candidature à la réélection présidentielle en effectuant la frappe aérienne sur l’aéroport international de Bagdad. Trump a pris un virage dans la politique étrangère de son administration, jusque-là marquée par des sanctions économiques et des cyberattaques contre l’Iran pour agir avec violence.

L’administration Trump a conclu qu’elle devra accroître ses forces et qu’au Moyen-Orient, pour être prise au sérieux, la violence doit être utilisée. À ce moment-là, Trump n’utilisait que des pressions économiques, et il s’est rendu compte qu’avec cela seul, il n’allait pas réussir. Maintenant, il a décidé d’utiliser la pression économique et la violence. Face à la menace d’une représailles iranienne, le président Donald Trump a déclaré sur Twitter que si le gouvernement iranien atteignait un cible américain en représailles à la mort du général Qassim Suleimani, les États-Unis réagiraient en atteignant 52 cibles de haut niveau importantes pour l’Iran. L’armée iranienne a déclaré aujourd’hui que les États-Unis n’oseraient pas attaquer l’Iran. Pour éviter d’être le théâtre d’attaques iraniennes contre des cibles américaines dans le pays, le Parlement irakien a adopté une résolution appelant à l’expulsion de 5 000 membres des troupes et soldats américains d’autres pays de la coalition étrangère dont le siège est là. La décision intervient après l’assassinat du général iranien Qasem Suleimani par les États-Unis vendredi dernier (3/1/2020). La résolution du Parlement irakien appelle spécifiquement à la fin d’un accord qui a permis aux Américains d’envoyer des troupes en Irak en 2014 pour aider à combattre l’État islamique. Aujourd’hui, Trump a déclaré qu’il ne quitterait l’Irak que si le gouvernement américain payait pour les installations militaires américaines.

Il convient de noter que le gouvernement iranien est convaincu depuis longtemps que seule la véritable possession d’armes nucléaires peut la libérer des attaques extérieures, qu’elles soient américaines ou israéliennes. Il y a quarante ans, les grandes puissances qui ont développé des armes nucléaires ont imposé des restrictions à d’autres pays non nucléaires, dont l’Iran, limitant l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques et empêchant son utilisation à des fins militaires. Cela a été fait par le biais du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), signé en 1968, qui légitimait la possession d’armes nucléaires par les États-Unis, l’Union soviétique, l’Angleterre, la France et la Chine et essayé d’empêcher d’autres nations d’avoir accès à la technologie nucléaire. L’Iran a déclaré dans une déclaration le 5/1/2020 que ses travaux d’enrichissement d’uranium ne respecteront plus l’accord nucléaire de 2015, qui a limité le niveau d’enrichissement à 3,6%, et que sa production sera sans restriction. Pour que l’Iran produise une arme nucléaire, l’uranium devrait être enrichi à plus de 90%. En revanche, le gouvernement de Téhéran a déclaré dans son communiqué qu’il reviendrait à l’accord sur le nucléaire si les sanctions américaines contre le pays étaient levées et que les intérêts de l’Iran étaient garantis.

En plus de l’opportunisme de Trump de gagner un avantage électoral en alimentant un conflit américain avec l’Iran, un fait est évident : les États-Unis ont trop étendu leur empire au point qu’ils ne peuvent plus le diriger, comme l’Espagne l’a fait au XVIIe siècle et le Royaume-Uni au XXe siècle. Les deux premières décennies du 21e siècle ont montré les limites de la puissance américaine sur la scène mondiale. La puissance des États-Unis est grande, mais elle n’est plus décisive comme elle l’était après la Seconde Guerre mondiale, et surtout avec la disparition de l’ancienne Union soviétique en 1989. Le monde est devenu plus hostile aux États-Unis en raison de sa politique impérialiste et aussi parce que d’autres puissances se sont développées plus rapidement, économiquement et militairement, et se renforcent, comme la Chine et la Russie. La grande puissance relativement en déclin, comme les États-Unis, réagit instinctivement en dépensant plus qu’elle ne peut pour la «sécurité» et en détournant ainsi les ressources potentielles de «l’investissement productif». En ce sens, les dépenses militaires américaines augmenteront fortement à mesure que le conflit avec l’Iran s’intensifie, ce qui aggrave encore son dilemme à long terme.

Les prévisions concernant l’avenir des États-Unis démontrent sans aucun doute leur déclin économique et militaire. En déclinant économiquement, les États-Unis sont devenus le plus grand débiteur international dépendant de plus en plus des capitales chinoises, et en déclinant militairement, ils ont perdu leur capacité de dicter la politique internationale comme ils l’ont fait après la Seconde Guerre mondiale et la fin de l’ex-Union soviétique en 1989. Paul Kennedy déclare que l’histoire de la montée et de la chute des grandes puissances depuis l’avance L’Europe occidentale au XVIe siècle, c’est-à-dire de pays tels que l’Espagne, les Pays-Bas, la France, l’Empire britannique et maintenant les États-Unis, montre une corrélation à long terme très significative entre leur capacité limitée à produire et à générer des revenus suffisants, d’un côté, et l’augmentation excessive des dépenses militaires, de l’autre  [KENNEDY, Paul. Ascensão e Queda das Grandes Potências: Transformação Econômica e Conflito Militar de 1500 a 2000 (Rise and Fall of the Great Powers: Economic Transformation et conflit militaire de 1500 à 2000). Rio de Janeiro, Editora Campus, 1989].

Kennedy déclare que «lorsque leur capacité de production a augmenté, les pays étaient généralement plus facilement en mesure de supporter le fardeau des armes à grande échelle en temps de paix et de maintenir et de fournir de grandes armées et forces armées pendant la guerre. La richesse est généralement nécessaire à la puissance militaire. Ceci, à son tour, est généralement nécessaire pour l’acquisition et la protection de la richesse. Cependant, si une trop grande partie des ressources du pays sont détournées de la création de richesses et affectées à des fins militaires, cela risque de conduire à un affaiblissement du pouvoir national à long terme».  Les États-Unis vivent leur fin des temps comme une grande puissance. Le conflit avec l’Iran peut aider à accélérer la fin des États-Unis en tant que puissance hégémonique de la planète.

* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

THE IRRESPONSIBLE DONALD TRUMP

Fernando Alcoforado*

With 10 months left to run for reelection to the US presidency and facing a congressional impeachment process in which he is accused of using the US diplomatic apparatus for personal and political benefit, Donald Trump personally made the irresponsible decision to carry out an air strike on Iraq’s Baghdad International Airport, which led to the drone assassination of Iranian General Qasem Soleimani, chief of Iran’s Quds intelligence force, last Thursday (2/1/2020). This Trump measure is irresponsible because it threatens to: 1) compromise the world oil supply and raise its prices affecting the global economy; 2) lead to the end of the nuclear agreement with Iran, paving the way for Iran to produce nuclear artifacts; 3) promote political instability in the Middle East region with the possibility of involvement of US ally Israel and major powers such as Iran’s allies Russia and China; and 4) at worst, with all this, contributing to the outbreak of a new world war.

Over the past three years of his presidential term, Trump has tried to make a mark of his own by engaging in a trade war with China, trying to promote denuclearization and the end of North Korea’s missile launch tests, overhauling the deal free trade agreement with Mexico and Canada and undo the nuclear agreement with Iran. With the exception of the reformulation of the free trade agreement with Mexico and Canada, the other actions have not been successful. US is not winning the trade war with China, has failed to impose its will on North Korea, and has failed to impose its conditions on the nuclear deal with Iran. All of this failure described above adds to the fiasco of US participation in the struggle against the Islamic State. To compensate for all these negative foreign policy outcomes, Trump created a factoid to strengthen his candidacy for presidential reelection by conducting the airstrike on Baghdad International Airport. Trump took a turn in the foreign policy of his administration, hitherto marked by economic sanctions and cyber-attacks on Iran to act violently.

The Trump administration has concluded that it will have to increase its strength and that in the Middle East, to be taken seriously, violence must be used. By then, Trump was using only economic pressure, and he realized that with that alone he was not going to be successful. Now he has made the decision to use economic pressure and violence. Faced with the threat of Iranian retaliation, President Donald Trump said on Twitter that if the Iranian government hits a US target in retaliation for the death of General Qassim Suleimani, the United States would respond by reaching 52 high-level targets of importance to Iran. Iran’s army said today that the United States would not dare attack Iran. To avoid being the scene of Iranian attacks on US targets in the country, the Iraqi Parliament passed a resolution calling for the expulsion of 5,000 members of US troops and soldiers from other countries of the foreign coalition headquartered there. The decision comes after the assassination of Iranian General Qasem Suleimani by the United States last Friday (3/1/2020). The Iraqi Parliament resolution specifically calls for the end of an agreement that allowed Americans to send troops to Iraq in 2014 to help fight the Islamic State. Today, Trump said he would only leave Iraq if the US government pays for US military installations.

It should be noted that the Iranian government has long been convinced that only true possession of nuclear weapons can free it from external attack, whether by the United States or Israel. Forty years ago, the major powers that developed nuclear weapons imposed restrictions on other non-nuclear countries, including Iran, limiting the use of nuclear energy for peaceful purposes and preventing its use for military purposes. This was done through the Nuclear Non-Proliferation Treaty (NPT), signed in 1968, which legitimized the possession of nuclear weapons by the United States, the Soviet Union, England, France, and China and tried to prevent other nations from having access to nuclear technology. Iran said in a statement on 5/1/2020 that its uranium enrichment work will no longer respect the 2015 nuclear agreement, which limited the enrichment level to 3.6%, and that its production will be unrestricted. For Iran to produce a nuclear weapon, uranium would have to be enriched to over 90%. By contrast, the Tehran government said in the note that it would return to the nuclear deal if US sanctions against the country were removed and Iran’s interests were secured.

In addition to Trump’s opportunism to gain electoral advantage by fueling a US conflict with Iran, one fact is evident: the United States has expanded its empire too much to the point that it can no longer run it, as was the case with Spain in the seventeenth century and the United Kingdom in the twentieth century. The first two decades of the 21st century have shown the limits of US power on the world stage. The power of the United States is great, but it is no longer decisive as it was after World War II, and especially with the demise of the former Soviet Union in 1989. The world became more hostile to the United States due to its imperialist policy and also because other powers have grown faster, economically and militarily, and are becoming stronger, such as China and Russia. The relatively declining big power, like the United States, instinctively reacts by spending more than it can on “security” and thereby shifting potential resources away from “productive investment”. In this sense, US military spending will increase sharply as the conflict with Iran escalates. This further exacerbates its long-term dilemma.

Predictions about the future of the United States undoubtedly demonstrate its economic and military decay. By declining economically, the United States became the largest international debtor relying increasingly on Chinese capital, and by declining militarily, it lost its ability to dictate international politics as it did after World War II and the end of the former Soviet Union in 1989. Paul Kennedy states that the history of the rise and fall of the great powers since the advancement of western Europe in the sixteenth century, that is, of nations such as Spain, the Netherlands, France, the British Empire and now the United States shows a very significant longer-term correlation between its limited ability to produce and generate sufficient revenue on the one hand and the unreasonable increase in military spending on the other [KENNEDY, Paul. Ascensão e Queda das Grandes Potências: Transformação Econômica e Conflito Militar de 1500 a 2000 (Rise and Fall of the Great Powers: Economic Transformation and Military Conflict from 1500 to 2000). Rio de Janeiro, Editora Campus, 1989].

Kennedy states that “when their productive capacity increased, great powers were usually more easily able to bear the burden of large-scale, peacetime weapons and to maintain and supply large armies and armed forces during the war. Wealth is generally necessary for military might. This, in turn, is generally necessary for the acquisition and protection of wealth. If, however, too large a proportion of the country’s resources are diverted from wealth creation and allocated to military ends, then it is likely to lead to the weakening of national power in the long run”. United States is living its end of time as great power. The conflict with Iran can help accelerate the definitive end of the United States as the hegemonic power of the planet.

* Fernando Alcoforado, 80, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

O IRRESPONSÁVEL DONALD TRUMP

Fernando Alcoforado*

Faltando 10 meses para disputar a reeleição para a presidência dos Estados Unidos e diante de um processo de impeachment no Congresso no qual é acusado de ter usado o aparato diplomático americano para benefício pessoal e político, Donald Trump tomou pessoalmente a decisão irresponsável de levar a cabo um ataque aéreo ao Aeroporto Internacional de Bagdá, no Iraque, que levou ao assassinato por drones do general iraniano Qasem Soleimani, chefe da Força de inteligência Quds do Irã, na última quinta-feira (2/1/2020). Esta medida de Trump é irresponsável porque ameaça: 1) comprometer o suprimento mundial de petróleo e elevar seus preços afetando a economia global; 2) levar ao fim do acordo nuclear com o Irã abrindo caminho para este país produzir artefatos nucleares; 3) promover a instabilidade política na região do Oriente Médio com a possibilidade de envolvimento de Israel, aliado dos Estados Unidos, e de grandes potências como Rússia e China, aliados do Irã; e 4), na pior das hipóteses, com tudo isto, contribuir para a eclosão de uma nova guerra mundial.

Ao longo dos últimos 3 anos de seu mandato presidencial, Trump tentou estabelecer uma marca própria ao se engajar em uma guerra comercial com a China, tentar promover a  desnuclearização e o fim dos testes de lançamento de mísseis com a Coreia do Norte, reformular o acordo de livre comércio com México e Canadá e desfazer o acordo nuclear com o Irã.  À exceção da reformulação do acordo de livre comércio com México e Canadá, as demais ações não têm sido bem sucedidas. Os Estados Unidos não está vencendo a guerra comercial com a China, não conseguiu impor sua vontade diante da Coreia do Norte e não teve sucesso em impor suas condições relativas ao acordo nuclear com o Irã.    Todo este insucesso acima descrito se soma ao fiasco da participação dos Estados Unidos na luta contra o Estado Islâmico. Para compensar todos estes resultados negativos de sua política externa, Trump criou um factoide para fortalecer sua candidatura à reeleição presidencial realizando o ataque aéreo ao Aeroporto Internacional de Bagdá. Trump deu uma guinada na política externa de sua gestão, até então marcada por sanções econômicas e ataques cibernéticos ao Irã partindo para agir com violência.

O governo Trump concluiu que terá que aumentar a força e que, no Oriente Médio, para ser levado a sério, é preciso usar a violência. Até então, Trump estava usando apenas a pressão econômica, e ele percebeu que, com isso apenas, não ia ser bem-sucedido. Agora, ele tomou a decisão de usar pressão econômica e violência. Diante da ameaça de retaliação iraniana, o presidente Donald Trump afirmou no Twitter que se o governo iraniano acertar um alvo americano, em retaliação pela morte do general Qassim Suleimani, os Estados Unidos responderão atingindo 52 alvos de alto nível e importância para o Irã. O Exército do Irã afirmou hoje que os Estados Unidos não ousarão atacar o Irã. Para evitar ser cenário de ataques iranianos contra alvos americanos no país, o Parlamento do Iraque aprovou uma resolução pedindo a expulsão dos 5.000 membros das tropas americanas e dos soldados de outros países da coalizão estrangeira lá sediados. A decisão ocorre após o assassinato do general iraniano Qasem Suleimani pelos Estados Unidos na última sexta-feira (3/1/2020). A resolução do Parlamento iraquiano pede especificamente o fim de um acordo que permitiu aos norte-americanos o envio de tropas ao Iraque em 2014 para ajudar na luta contra o Estado Islâmico. Hoje, Trump afirmou que só sairá do Iraque se o governo deste país pagar pelas instalações militares  norte-americanas.

É preciso observar que, há muito, o governo iraniano se convenceu de que só a verdadeira posse de armas nucleares pode livrá-lo de um ataque externo, seja pelos Estados Unidos, seja por Israel. Há 40 anos, foram impostas pelas grandes potências que desenvolveram armas nucleares restrições aos demais países não nucleares, entre eles o Irã, limitando o uso da energia nuclear para fins pacíficos e evitando que seja usada para fins militares. Isso foi feito por meio do Tratado de Não-Proliferação Nuclear (TNP), firmado em 1968, que legitimou a posse de armas nucleares pelos Estados Unidos, pela União Soviética, pela Inglaterra, pela França e pela China e tentou evitar que outras nações tivessem acesso à tecnologia nuclear. O Irã afirmou em comunicado no dia 5/1/2020 que seu trabalho de enriquecimento de urânio não respeitará mais o acordo nuclear de 2015, que limitava o nível de enriquecimento a 3,6%, e que sua produção não terá mais restrições. Para o Irã produzir uma arma nuclear, o urânio teria que ser enriquecido para mais de 90%. Em contrapartida, o governo de Teerã afirmou na nota que retornaria ao acordo nuclear se as sanções impostas pelos Estados Unidos contra o país fossem removidas e os interesses do Irã fossem garantidos.

Além do oportunismo de Trump para obter vantagens eleitorais ao alimentar um conflito dos Estados Unidos com o Irã, um fato é evidente: os Estados Unidos ampliaram demais o seu império, ao ponto de não conseguirem mais administrá-lo, como aconteceu com a Espanha no século XVII e o Reino Unido no século XX. As duas primeiras décadas do século XXI mostraram os limites do poder norte-americano na cena mundial. O poder dos Estados Unidos é grande, porém não é mais determinante como era após a 2ª Guerra Mundial e, principalmente, com o fim da ex-União Soviética em 1989.  O mundo se tornou mais hostil para os Estados Unidos devido à sua política imperialista e, também, porque outras potências cresceram mais rápido, econômica e militarmente, e estão se tornando mais fortes, como é o caso da China e da Rússia. A grande potência em declínio relativo, como os Estados Unidos, reage, instintivamente, gastando mais do que pode  com a “segurança” e, com isso, afastando do “investimento produtivo” recursos potenciais. Neste sentido, os gastos militares dos Estados Unidos aumentarão bastante com a escalada do conflito com o Irã. Isto agrava ainda mais seu dilema em longo prazo.

As previsões sobre o futuro dos Estados Unidos demonstram indiscutivelmente sua decadência econômica e militar. Ao declinar economicamente, os Estados Unidos se tornaram o maior devedor internacional dependendo crescentemente de capitais chineses e, ao declinar militarmente, perdeu a capacidade de ditar a política internacional como faziam após a 2ª Guerra Mundial e com o fim da ex-União Soviética em 1989. Paul Kennedy afirma que a história da ascensão e queda das grandes potências, desde o avanço da Europa ocidental no século XVI, isto é, de nações como Espanha, Holanda, França, Império Britânico e, atualmente, Estados Unidos, mostra correlação muito significativa, em prazo mais longo, entre sua limitada capacidade de produzir e gerar receitas suficientes, de um lado, e o aumento desmesurado dos gastos militares, do outro (KENNEDY, Paul. Ascensão e Queda das Grandes Potências: Transformação Econômica e Conflito Militar de 1500 a 2000.  Rio de Janeiro, Editora Campus, 1989).

Kennedy afirma que “quando sua capacidade produtiva aumentava, as grandes potências tinham, normalmente, maior facilidade de arcar com os ônus dos armamentos em grande escala, em tempo de paz, e manter e abastecer grandes exércitos e armadas durante a guerra. A riqueza é, geralmente, necessária ao poderio militar. Este, por sua vez, é, geralmente, necessário à aquisição e proteção da riqueza. Se, porém, proporção demasiado grande dos recursos do país é desviada da criação de riqueza e atribuída a fins militares, torna-se então provável que isso leve ao enfraquecimento do poderio nacional, em longo prazo”. Estados Unidos está vivendo seu ocaso como grande potência. O conflito com o Irã pode contribuir para acelerar o ocaso definitivo dos Estados Unidos como potência hegemônica do planeta.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

 

THE VEINS STILL OPEN OF LATIN AMERICA

Fernando Alcoforado*

Eduardo Galeano’s Open Veins of Latin America is one of the great classic works of Latin American literature. It is a necessary reading for those who need to understand the history of Latin America. As veias abertas da América Latina (The Open Veins of Latin America) was first published in 1970. Galeano takes stock of Latin America’s 500-year history depicting its internationally dominated agricultural and mining economy with the aim of generating profits for the dominant power, social poverty as a result of an exclusionary economic system that privileges a minority, the oppression of authoritarian governments against the majorities that produced genocide and social chaos, the exploitation of labor and the very poor survival conditions for the vast majority of its population. In Galeano’s work, it is shown that Latin America has been and is a major player in the enrichment of a few nations, and the price it pays for it is its chronic underdevelopment, its eternal social crises, and its colony status. The wealth of the powers is the poverty of Latin America, says Galeano [GALEANO, Eduardo. As veias abertas da América Latina (The Open Veins of Latin America). Montevideo: L&PM, 2010).

Galeano’s book shows how the Spanish and Portuguese arrived in Latin America in the fifteenth century and took advantage of the riches that the continent possessed. The Spaniards, set from the Mexican highlands to the Andes, found gold and silver. The Portuguese, occupying the Atlantic Ocean coast, built a colonial empire based on sugar cane until they found the gold. Although in different areas, the focus of exploitation was the same: forced labor, physical aggression, enrichment, colonial oppression. The Spaniards used two armies of available labor: the Aztec Indians in Mexico and the Incas in Peru. These civilizations portray, for the author, the character of colonial rule: socially and militarily evolved, they were destroyed and forced into the mines. Already the Portuguese, after trying to exploit the Indians in the sugar mills and were unsuccessful, became the largest black trafficker in the world. Coming from Africa, blacks were forcibly taken to become slaves and engines of sugar production in Brazilian lands.

In describing the evolution of these colonial wealth-producing centers in Latin America, Galeano showed that it was not enjoyed by either Spain or Portugal because it was intended to repay the debts these countries had with the power that would rob them of economic dominance in the Latin American continent : England. Galeano brings colonial exploitation to the present moment and speaks of the decay of Latin America. The liberation wars of the Latin American peoples against the Spanish empire lasted more than two decades – from 1810 to 1830 – with popular uprisings and a liberation war in which true popular armies were created. A struggle that encompassed all of Latin America dominated by Spain. The main protagonists were the army of Simón Bolívar, which liberated Venezuela, Colombia and Ecuador, and that of San Martín, which consolidated the independence of Argentina and liberated Chile and Peru. Bolivar soon ended freeing Bolivia, with which consolidated the total defeat of the Spanish imperialism. These liberating armies met in the Ecuadorian city of Guayaquil. At this point, Bolivar defended the idea of a Great United Latin America, but there was no agreement, a fact that led to the fragmentation of Spanish America in several countries.

In turn, Brazil’s independence from Portugal followed a different course. During the colonial period, there were several revolts in Brazil seeking its separation from Portugal, such as the 1789 Inconfidência Mineira and the Conjuration of Bahia in 1798. With the return of D. João VI to Portugal in 1821 his son, D. Pedro I, replaces him as Emperor of Brazil and decides, on September 7, 1822, to proclaim Brazil’s Independence from Portugal with the primary objective of maintaining Brazil’s territorial unity and avoiding fractionation in various countries such as occurred in the Spanish colonies. D. Pedro I maintained the unity of the territory of Brazil, pleasing the interests of the groups that dominated the colony. The deplorable fact about Brazil’s Independence lies in the fact that it did not lead to the abolition of slavery that would benefit the country’s main social segment, the enslaved Africans.

The main deplorable fact of the Independence of Brazil is that it did not result from the struggle of the Brazilian people, but from the will of Emperor D. Pedro I. Independence from Brazil differed from the experience of other countries of the Americas because it did not have the characteristics of a typical national-liberatory revolutionary process. Revolutionary nativism, under the influence of the ideals of liberalism and the great revolutions of the late eighteenth century, gave ground in Brazil to the logic of change while preserving the privileges that still prevail today. Brazil’s independence was therefore an “independence without revolution” because there were no changes in the nation’s economic base. The State born of Brazil’s Independence maintains the execrable landholding and intensifies the no less execrable slavery, making it the support of its restoration of the economic structures inherited from the Colony.

We must not forget that in Haiti, the poorest country in Latin America, the first black revolution took place in 1791, which led to its independence from France at the time of the French Revolution. This was a true popular revolution that was soon crushed. With the conquest of independence from Spain and Portugal, the Latin American countries did not achieve regional integration or solve all democratic tasks. The issue of land reform has not been resolved except for some countries and regions such as Mexico with the revolution in the early twentieth century, Bolivia with the revolution of the 1950s, and Peru with the agrarian reform of the 1960s. Even with independence from Spain and Portugal, the whole history of Latin America has been characterized by the struggle against imperialism because the social and national liberation tasks have not been resolved. The struggle against imperialism first presented itself against the Spanish, Portuguese and French colonizers. Next, against the imperialism of England and the United States. The only country that achieved a definitive break with US imperialism and carried out land reform was Cuba in 1959.

After World War II, some Latin American countries tried to break free from the yoke of imperialism, especially of the United States. In an attempt to maintain its domination, the US government sponsored 49 coups d’état from 1945 to the point that led to the overthrow of governments in several Latin American countries that opposed its interests. Bolivia is the country with the highest number of coups d´état and riots in Latin America. It was in this country where the great political, economic and social contradictions of the Latin American continent came together in a more concentrated way, first sacked by the Spanish, Portuguese and French imperialisms and then by the British and North American imperialisms. The only major national liberation revolution that took place on our continent was the Cuban in 1959. Unlike Bolivia, the Cuban revolution triumphed, defeated US imperialism, and expropriated the main means of production in private hands. Cuba was a small republic of the United States, famous for its casinos and tourist spot of the American bourgeoisie, with mills in the countryside as the main industry in the hands of imperialism. The July 26 movement led by Fidel Castro was a movement of the democratic middle class of cities and bourgeois sectors that overthrew dictator Fulgencio Batista, linked to the United States bourgeoisie.

From the 1960s onwards, nationalist movements were increasingly domesticated and subjected to coups d’état or co-optation by hegemonic imperialism, the American. This happened with the great political movements that had emerged such as laborist in Brazil, Peronism in Argentina, PRI in Mexico, PARA in Peru. Much contributed to this was the end of socialism as an ideology, which was defeated in the world after the end of the Soviet Union and the eastern European socialist system in 1989, as well as the process of globalization from 1990 that caused the countries of Latin America were increasingly subordinated to the dictates of international capitalism. One fact is evident: the transformation of the Latin American countries to the condition of independent and developed is quite difficult to accomplish due to the harmful action imposed by the great capitalist powers on these countries, specially US. The post-World War II thesis that it would be possible for all the peripheral and semi-peripheral nations of capitalism to reach the high-level stage of development enjoyed by the central capitalist countries, especially the United States, has not been realized.

From the second half of the twentieth century, there were several attempts to promote economic and social development in various countries of the world that failed be those in the milestones of capitalism with national developmentalism started, for example, in Brazil, by the Getúlio Vargas governments and those with the implantation of socialism in Eastern Europe and Southeast Asia. Since the 1990s, Latin American countries have further deepened their dependence on the great capitalist powers and international capital with the imposition of the neoliberal economic model that threatens them to suffer the consequences of the crises of the global economy that tend to get worse with the evolution of time. Latin America’s veins are still open with its member countries presenting as a result of international economic spoliation negative economic growth, external imbalances, deindustrialization, denationalization of state-owned enterprises, stagnation of productivity, widespread corporate failure, high domestic debt, high concentration of wealth and income, mass unemployment and extreme poverty.

It can be said that peripheral and semi-peripheral capitalist countries such as those in Latin America will only promote their development if they fight against their external (economic and technological) dependence on central capitalist countries. Achieving the economic and technological break with the central capitalist countries does not mean autarchic development, but rather to promote the internal development of the country with selective foreign economic opening as have made Japan, South Korea and China in the 1970s , 1980 and 1990, respectively. The breaking of dependence means active state participation in the planning of the national economy aiming at the development of the productive forces of the country and the internal market, domestic production aiming at the substitution of imported and export products, the development of own technology and the formation of savings in the amount necessary not to depend on external capital for investment. This strategy would propitiate the expansion of the national economy by generating enough business and jobs to meet the needs of the country, as well as mitigating the impact of the crises that occur in the world economy.

Regrettably, Brazil adopts a subordinate position with the Bolsonaro government in relation to the United States and international capital, further deepening the neoliberal, antisocial and antinational economic policy adopted by the Brazilian governments since 1990 and decided to surrender the Alcântara Base to the United States, the denationalization of Embraer through its sale to Boeing, the auctions for the sale of the onerous assignment of Petrobras for Presal benefiting foreign capital, and the privatization of Petrobras’ oil and gas refining, distribution and transportation sectors, demonstrating the character his government’s surrender who is in the service of the god Market, Wall Street, and the Washington Consensus. In addition, it does not adopt concrete measures that contribute to overcoming the serious economic and social problems of the country that has been economically stagnant for 5 years and has 41 million unemployed and underemployed people. 2019 was a tragic year for Brazil with the Bolsonaro government that continues the deplorable subaltern trajectory of the country in relation to great powers throughout its history. The veins of Latin America are still open, also in Brazil.

To free the countries of Latin America from the secular tyranny imposed by the great imperialist powers and globalized neoliberal capitalism, there is no other way than the struggle in the parliament and civil society of every patriot within each country against the political forces that support this domination and the continental articulation of all forces fighting for the independence of each country and of the region in the fight against the common enemy. If none of us Latin Americans is unwilling to die for independence, we will all die under tyranny.

* Fernando Alcoforado, 80, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

LES VEINES TOUJOURS OUVERTES D’AMERIQUE LATINE

Fernando Alcoforado*

Les Veines ouvertes d’Amérique latine d’Eduardo Galeano est l’une des grandes œuvres classiques de la littérature latino-américaine. C’est une lecture nécessaire pour ceux qui ont besoin de comprendre l’histoire de l’Amérique latine. Les Veines ouvertes d’Amérique latine a été publié pour la première fois en 1970. Galeano fait le point sur les 500 ans d’histoire de l’Amérique latine décrivant son économie agricole et minière à domination internationale dans le but de générer des profits pour le puissance dominant, la pauvreté sociale en raison d’un système économique d’exclusion qui favorise une minorité, l’oppression des gouvernements autoritaires contre les majorités qui ont produit le génocide et le chaos social, l’exploitation de la main-d’œuvre et les très mauvaises conditions de survie de la grande majorité de sa population. Dans le livre de Galeano, il est démontré que l’Amérique latine a été et est un élément important dans l’enrichissement de quelques nations, et le prix qu’elle paie est son sous-développement chronique, ses crises sociales éternelles et son statut de colonie. La richesse des grandes puissances est la pauvreté de l’Amérique latine, dit Galeano [GALEANO, Eduardo. As veias abertas da América Latina (Les veines ouvertes de l’Amérique latine), Montevideo: L&PM, 2010].

Le livre de Galeano montre comment les Espagnols et les Portugais sont arrivés en Amérique latine au XVe siècle et ont profité des richesses du continent. L’Espagnol, établi depuis le plateau mexicain jusqu’à les Andes, ils ont trouvé de l’or et de l’argent. Les Portugais, occupant la côte de l’océan Atlantique, ont construit un empire colonial basé sur la canne à sucre jusqu’à ce qu’ils trouvent l’or. Bien que dans différents domaines, l’objectif de l’exploitation était le même: travail forcé, agression physique, enrichissement, oppression coloniale. Les Espagnols ont utilisé deux armées de main-d’œuvre disponible: les Indiens aztèques au Mexique et les Incas au Pérou. Ces civilisations dépeignent, pour l’auteur, le caractère de la domination coloniale: socialement et militairement évolué, elles ont été détruites et forcées dans les mines. Déjà les Portugais, après avoir tenté d’exploiter les Indiens dans la production de canne à sucre et sans succès, sont devenus le plus grand trafiquant noir au monde. Venant d’Afrique, les Noirs ont été emmenés de force pour devenir esclaves et moteurs de la production de canne à sucre sur les terres brésiliennes.

En présentant l’évolution de ces centres coloniaux producteurs de richesses en Amérique latine, Galeano a montré que elle n’était dirigée ni par l’Espagne ni par le Portugal, car il était destiné à rembourser les dettes que ces pays avaient avec le puissance qui leur priverait de domination économique sur le continent latino-américain: l’Angleterre. Galeano apporte l’exploitation coloniale au moment présent et parle de la décadence de l’Amérique latine. Les guerres de libération des peuples d’Amérique latine contre l’empire espagnol ont duré plus de deux décennies – de 1810 à 1830 – avec des soulèvements populaires et une guerre de libération dans laquelle de véritables armées populaires ont été créées. Une lutte qui a englobé toute l’Amérique latine dominée par l’Espagne. Les principaux protagonistes étaient l’armée de Simón Bolívar, qui a libéré le Venezuela, la Colombie et l’Équateur, et celle de San Martín, qui a consolidé l’indépendance de l’Argentine et libéré le Chili et le Pérou. Bolivar a conclu en libérant la Bolivie, qui a consolidé la défaite totale de l’impérialisme espagnol. Ces armées libératrices se sont réunies dans la ville équatorienne de Guayaquil. À ce stade, Bolivar a défendu l’idée d’une grande Amérique latine unie, mais il n’y avait pas d’accord, ce qui a conduit à la fragmentation de l’Amérique espagnole dans plusieurs pays.

À son tour, l’indépendance du Brésil vis-à-vis du Portugal a suivi une voie différente. Au cours de la période coloniale, il y a eu plusieurs révoltes au Brésil visant à sa séparation du Portugal, comme l’Inconfidência Mineira de 1789 et la Conjuration de Bahia en 1798. Avec le retour de D. João VI au Portugal en 1821, son fils, D. Pedro I, le remplace en tant qu’empereur du Brésil et décide, le 7 septembre 1822, de proclamer l’indépendance du Brésil vis-à-vis du Portugal avec l’objectif principal de maintenir l’unité territoriale du Brésil et d’éviter le fractionnement dans divers pays, comme cela s’est produit dans les colonies espagnoles. D. Pedro I a maintenu l’unité du territoire du Brésil, faisant plaisir aux intérêts des groupes qui dominaient la colonie. Le fait déplorable de l’indépendance du Brésil réside dans le fait qu’elle n’a pas conduit à l’abolition de l’esclavage qui bénéficierait au principal segment social du pays, les Africains réduits en esclavage

Le principal fait déplorable de l’indépendance du Brésil est qu’elle ne résulte pas de la lutte du peuple brésilien, mais de la volonté de l’empereur D. Pedro I. L’indépendance du Brésil diffère de l’expérience d’autres pays des Amériques car elle n’a pas les caractéristiques de un processus révolutionnaire national-libératoire typique. Le nativisme révolutionnaire, sous l’influence des idéaux du libéralisme et des grandes révolutions de la fin du XVIIIe siècle, a cédé au Brésil la logique du changement tout en préservant les privilèges qui prévalent encore aujourd’hui. L’indépendance du Brésil était donc une “indépendance sans révolution” car il n’y avait aucun changement dans la base économique du pays. L’État né de l’indépendance du Brésil maintient le exécrable grands domaines et intensifie l’esclavage non moins exécrable en il faisant le support de la restauration qu’il réalise en ce qui concerne les structures économiques héritées de la colonie.

Il ne faut pas oublier qu’en Haïti, pays le plus pauvre d’Amérique latine, la première révolution noire a eu lieu en 1791, ce qui a conduit à son indépendance de la France lors de la Révolution française. Ce fut une véritable révolution populaire qui fut bientôt écrasée. Avec la conquête de l’indépendance vis-à-vis de l’Espagne et du Portugal, les pays d’Amérique latine n’ont pas réalisé l’intégration régionale ni résolu toutes les tâches démocratiques. La question de la réforme agraire n’a pas été résolue, sauf pour certains pays et régions comme le Mexique avec la révolution du début du XXe siècle, la Bolivie avec la révolution des années 1950 et le Pérou avec la réforme agraire des années 1960. Même avec l’indépendance de l’Espagne et du Portugal, toute l’histoire de l’Amérique latine a été caractérisée par la lutte contre l’impérialisme parce que les tâches de libération sociale et nationale n’ont pas été résolues. La lutte contre l’impérialisme s’est d’abord présentée contre les colonisateurs espagnol, portugais et français. Ensuite, contre l’impérialisme anglais et américain. Cuba est le seul pays à avoir rompu définitivement avec l’impérialisme américain et procédé à une réforme agraire en 1959.
Après la Seconde Guerre mondiale, certains pays d’Amérique latine ont tenté de se libérer du joug de l’impérialisme, en particulier les États-Unis. Dans une tentative de maintenir sa domination, le gouvernement américain a parrainé 49 coups d’État de 1945 au point qui a conduit au renversement des gouvernements de plusieurs pays d’Amérique latine qui s’opposaient à ses intérêts. La Bolivie est le pays avec le plus grand nombre de coups d’État et d’émeutes en Amérique latine. C’est dans ce pays que les grandes contradictions politiques, économiques et sociales du continent latino-américain se sont rapprochées de manière plus concentrée, d’abord saccagées par les impérialismes espagnol, portugais et français puis par les impérialismes britannique et nord-américain. La seule révolution majeure de libération nationale qui a eu lieu sur notre continent a été le Cubain en 1959. Contrairement à la Bolivie, la révolution cubaine a triomphé, vaincu l’impérialisme américain et exproprié les principaux moyens de production dans des mains privées. Cuba était un petit républic dominées par les États-Unis, célèbre pour ses casinos et lieu touristique de la bourgeoisie américaine, avec des moulins de sucre à la campagne comme principale industrie entre les mains de l’impérialisme. Le mouvement du 26 juillet dirigé par Fidel Castro était un mouvement de la classe moyenne démocratique des villes et des secteurs bourgeois contre le dictateur Fulgencio Batista, lié à la bourgeoisie américaine.
À partir des années 1960, les mouvements nationalistes sont de plus en plus domestiqués et soumis à des coups d’État ou à la cooptation par l’impérialisme hégémonique américain. Cela s’est produit avec les grands mouvements politiques qui étaient apparus comme le travaillisme au Brésil, le péronisme en Argentine, PRI au Mexique, PARA au Pérou. La fin du socialisme en tant qu’idéologie, qui a été vaincue dans le monde après la fin de l’Union soviétique et du système socialiste d’Europe orientale en 1989, ainsi que le processus de mondialisation de 1990 qui a rendu les pays d’Amérique latine de plus en plus subordonnés aux diktats du capitalisme international. Un fait est évident: la transformation des pays latino-américains à la condition d’indépendance et de développement est assez difficile à réaliser en raison de l’action néfaste imposée à ces pays par les grandes puissances capitalistes. La thèse de l’après-Seconde Guerre mondiale selon laquelle il serait possible pour toutes les nations périphériques et semi-périphériques du capitalisme d’atteindre le niveau de développement élevé dont jouissent les pays capitalistes centraux, en particulier les États-Unis, n’a pas été réalisée.

 

À partir de la seconde moitié du XXe siècle, il y a eu plusieurs tentatives pour promouvoir le développement économique et social dans plusieurs pays du monde être ceux dans les jalons du capitalisme avec le développementalisme national mis en œuvre, par exemple, au Brésil, par les gouvernements de Getúlio Vargas et ceux avec l’implantation du socialisme en Europe de l’Est et en Asie du Sud-Est. Depuis les années 1990, les pays d’Amérique latine ont encore accru leur dépendance à l’égard des grandes puissances capitalistes et du capital international avec l’imposition du modèle économique néolibéral qui les menace de subir les conséquences des crises économiques mondiales qui ils ont tendance à empirer avec le temps. Les veines de l’Amérique latine sont toujours ouvertes avec ses pays membres présentant comme résultat de la spoliation économique internationale une croissance économique négative, des déséquilibres externes, la désindustrialisation, la dénationalisation des entreprises publiques, la stagnation de la productivité, une faillite généralisée des entreprises, une dette intérieure élevée, une forte concentration de richesse et de revenus, un chômage de masse et l’extrême pauvreté.
On peut dire que les pays capitalistes périphériques et semi-périphériques tels que ceux d’Amérique latine ne favoriseront leur développement que s’ils luttent contre leur dépendance extérieure (économique et technologique) à l’égard des pays capitalistes centraux. Réaliser la rupture économique et technologique avec les pays capitalistes centraux ne signifie pas un développement autarchique, mais favorise plutôt le développement interne du pays avec une ouverture économique étrangère sélective comme l’ont fait le Japon, la Corée du Sud et la Chine dans les années 1970, 1980 et 1990, respectivement. La rupture de la dépendance signifie une participation active de l’État à la planification de l’économie nationale visant au développement des forces productives du pays et du marché intérieur, à la production intérieure pour remplacer des produits importés et croitre exportation, au développement de sa propre technologie et à la formation de l’épargne intérieure du montant nécessaire pour ne pas dépendre de capitaux étrangers pour l’investissement. Cette stratégie favoriserait l’expansion de l’économie nationale en générant suffisamment d’entreprises et d’emplois pour répondre aux besoins du pays, ainsi qu’en atténuant l’impact des crises qui se produisent dans l’économie mondiale.
Malheureusement, le Brésil adopte une position subordonnée avec le gouvernement de Bolsonaro vis-à-vis des États-Unis et aussi de capitale internationale, approfondissant encore la politique économique néolibérale, antisociale et antinationale adoptée par les gouvernements brésiliens depuis 1990 et décidé de céder la base d’Alcântara à la États-Unis, la dénationalisation d’Embraer par le biais de sa vente à Boeing, les enchères pour la vente de la cession onéreuse de Petrobras relative au Presal au profit de capitaux étrangers et la privatisation des secteurs du raffinage, de la distribution et du transport de pétrole et de gaz de Petrobras, démontrant le caractère la reddition de son gouvernement au service du dieu Market, de Wall Street et du Consensus de Washington. En outre, il n’adopte pas de mesures concrètes qui contribuent à surmonter les graves problèmes économiques et sociaux du pays qui stagne économiquement depuis 5 ans et compte 41 millions de chômeurs et de sous-employés. 2019 a été une année tragique pour le Brésil avec le gouvernement Bolsonaro qui continue la déplorable trajectoire subalterne du pays aux grandes puissances tout au long de son histoire. Les veines de l’Amérique latine sont toujours ouvertes, également au Brésil.

 

Pour libérer les pays d’Amérique latine de la tyrannie laïque imposée par les grandes puissances impérialistes et le capitalisme néolibéral mondialisé, il n’y a pas d’autre moyen que la lutte au Parlement et dans la société civile de chaque patriote de chaque pays contre les forces politiques qui soutiennent à cette domination et l´articulation continentale de toutes les forces luttant pour l’indépendance de chaque pays et de la région dans la lutte contre l’ennemi commun. Si aucun de nous latino-américains ne voulant pas mourir pour l’indépendance, nous mourrons tous sous la tyrannie.

 

* Fernando Alcoforado, 80, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

AS VEIAS AINDA ABERTAS DA AMÉRICA LATINA

Fernando Alcoforado*

As veias abertas da América Latina, de Eduardo Galeano, é uma das grandes obras clássicas da literatura latino-americana. É uma leitura necessária para aqueles que precisam entender a História da América Latina. As veias abertas da América Latina foi publicado pela primeira vez em 1970. Galeano faz um balanço dos 500 anos da história da América Latina retratando sua economia agrícola e mineradora dominada pelo mercado internacional com o objetivo de gerar lucros para a potência dominadora, a pobreza social como resultado de um sistema econômico excludente que privilegia uma minoria, a opressão de governos autoritários contra as maiorias que produziram genocídios e o caos social, a exploração do trabalho e as péssimas condições de sobrevivência para a grande maioria de sua população. Na obra de Galeano, fica demonstrado que a América Latina foi e é peça importante no enriquecimento de poucas nações, e o preço que paga por isso é o seu subdesenvolvimento crônico, suas eternas crises sociais e seu status de colônia. A riqueza das potências é a pobreza da América Latina, diz Galeano (GALEANO, Eduardo. As veias abertas da América Latina, Montevidéu: L&PM, 2010).

O livro de Galeano mostra como os espanhóis e portugueses chegaram à América Latina no século XV e se aproveitaram das riquezas que o continente possuía. Os espanhóis, estabelecidos desde o planalto mexicano até a Cordilheira dos Andes, encontraram ouro e prata. Os portugueses, ocupando a faixa litorânea do Oceano Atlântico, construíram um império colonial à base da cana-de-açúcar enquanto não encontravam o ouro. Embora em áreas diferentes, a tônica da exploração foi a mesma: trabalho forçado, agressão física, enriquecimento, opressão colonial. Os espanhóis utilizaram dois exércitos de mão-de-obra disponíveis: os índios astecas no México e os incas no Peru. Estas civilizações retratam, para o autor, o caráter do domínio colonial: socialmente e militarmente evoluídas, foram destruídas e levadas ao trabalho forçado nas minas. Já os portugueses, depois de tentarem a exploração dos índios na produção de cana de açúcar e não obterem sucesso, se transformaram no maior traficante de negros mundial. Vindos da África, os negros foram levados à força para, em terras brasileiras, se tornarem escravos e motores da produção açucareira.

Ao descrever a evolução desses centros produtores de riqueza colonial na América Latina, Galeano mostrou que ela não não era usufruida nem pela Espanha e nem por Portugal porque se destinava a pagar as dívidas que estes países tinham com a potência que lhes roubaria o domínio econômico no continente latino-americano: a Inglaterra. Galeano traz a exploração colonial para o momento atual e fala da decadência da América Latina. As guerras de libertação dos povos latino-americanos contra o império espanhol duraram mais de duas décadas – de 1810 a 1830 – com levantes populares e uma guerra de libertação na qual foram criados verdadeiros exércitos populares. Uma luta que abrangeu toda a América Latina dominada pela Espanha. Os principais protagonistas foram o exército de Simón Bolívar, que libertou Venezuela, Colômbia e Equador, e o de San Martín, que consolidou a independência da Argentina e libertou Chile e Peru. Logo, Bolívar terminou libertando a Bolívia, com o que consolidou a total derrota do imperialismo espanhol. Estes exércitos libertadores se encontraram na cidade equatoriana de Guayaquil. Neste momento, Bolívar defendeu a ideia de uma Grande América Latina Unida, mas não houve acordo, fato este que levou à fragmentação da América espanhola em vários países.

Por sua vez, a independência do Brasil em relação a Portugal seguiu um curso diferente. Durante o período colonial, houve várias revoltas no Brasil visando sua separação de Portugal, como a Inconfidência Mineira de 1789 e a Conjuração Baiana de 1798. Com o retorno de D. João VI a Portugal em 1821 seu filho, D. Pedro I, o substitui como Imperador do Brasil e decide, no dia 7 de setembro de 1822, proclamar a Independência do Brasil em relação Portugal com o objetivo principal de manter a unidade territorial do Brasil e evitar o fracionamento em vários países como o que ocorreu nas colônias espanholas. D. Pedro I manteve a unidade do território do Brasil, agradando aos interesses dos grupos que dominavam a colônia. O fato deplorável relativo à Independência do Brasil reside no fato de que ela não levou à abolição da escravidão que beneficiaria o principal segmento social que habitava o país, os africanos escravizados.

O principal fato deplorável da Independência do Brasil é o de que ela não resultou da luta do povo brasileiro, mas sim da vontade do Imperador D. Pedro I. A Independência do Brasil diferiu da experiência dos demais países das Américas porque não apresentou as características de um típico processo revolucionário nacional-libertador. O nativismo revolucionário, sob a influência dos ideais do liberalismo e das grandes revoluções de fins do século XVIII cedeu terreno no Brasil à lógica de mudar conservando os privilégios que prevalecem até hoje. A Independência do Brasil foi, portanto, uma “independência sem revolução” porque não houve mudanças na base econômica da nação. O Estado que nasce da Independência do Brasil mantém o execrável latifúndio e intensifica a não menos execrável escravidão fazendo desta o suporte da restauração que realiza quanto às estruturas econômicas herdadas da Colônia.

É preciso não esquecer que no Haiti, país mais pobre da América Latina, ocorreu a primeira revolução negra em 1791, que levou à sua independência da França na época da Revolução Francesa. Esta foi uma verdadeira revolução popular que logo foi esmagada. Com a conquista da independência em relação à Espanha e Portugal, os países latino-americanos não realizaram uma integração regional nem resolveram todas as tarefas democráticas. Não foi resolvida a questão da reforma agrária à exceção de alguns países e regiões como o México com a revolução ocorrida no começo do século XX, a Bolívia com a revolução dos anos 1950 e o Peru com a reforma agrária da década de 1960. Mesmo com a independência em relação à Espanha e Portugal, toda a história da América Latina tem se caracterizado pela luta contra o imperialismo porque as tarefas sociais e de libertação nacional não foram resolvidas. A luta contra o imperialismo apresentou-se primeiro contra os colonizadores espanhóis, portugueses e franceses. Na sequência, contra o imperialismo da Inglaterra e dos Estados Unidos. O único país que alcançou uma definitiva ruptura com o imperialismo norte-americano e realizou a reforma agrária foi Cuba em 1959.

Após a 2ª Guerra Mundial, alguns países da América Latina tentaram se libertar do jugo do imperialismo, sobretudo dos Estados Unidos. Na tentativa de manter sua dominação o governo norte-americano patrocinou 49 golpes de estado de 1945 até o momento que culminaram na derrubada de governos em vários países da América Latina que se opunham a seus interesses.   A Bolívia é o país com a ocorrência de maior número de golpes de estado e revoltas na América Latina. Foi neste país onde se juntaram, de forma mais concentrada, as grandes contradições políticas, econômicas e sociais do continente latino-americano, saqueado primeiro pelos imperialismos espanhol, português e francês e, em seguida, pelos imperialismos britânico e norte-americano. A única e grande revolução de libertação nacional ocorrida em nosso continente foi a cubana em 1959. Diferentemente da Bolívia, a revolução cubana triunfou, derrotou o imperialismo norte-americano e expropriou os principais meios de produção em mãos privadas. Cuba era uma pequena republiqueta dos Estados Unidos, famosa por seus cassinos e lugar de turismo da burguesia norte-americana, com os engenhos no campo como a principal indústria nas mãos do imperialismo. O movimento 26 de Julho comandado por Fidel Castro foi um movimento da classe média democrática das cidades e de setores burgueses que derrubou o ditador Fulgêncio Batista, com vinculação com a burguesia dos Estados Unidos.

Os movimentos nacionalistas, a partir da década de 1960, foram cada vez mais domesticados e submetidos por golpes de estado ou cooptação pelo imperialismo hegemônico, o norte-americano. Isto se deu com os grandes movimentos políticos que haviam surgido como o trabalhismo no Brasil, o peronismo na Argentina, o PRI no México, o PARA no Peru. Muito contribuiu para isto o fim do socialismo, como ideologia, que foi derrotado no mundo após o fim da União Soviética e do sistema socialista do leste europeu em 1989, bem como o processo de globalização a partir de 1990 que fez com que os países da América Latina se subordinassem cada vez mais aos ditames do capitalismo internacional.  Um fato é evidente: a transformação dos países da América Latina para a condição de independente e desenvolvido é bastante difícil de realizar devido à ação nefasta imposta pelas grandes potências capitalistas sobre esses países, especialmente os Estados Unidos. A tese que vigorava após a Segunda Guerra Mundial de que seria possível a todas as nações periféricas e semiperiféricas do capitalismo alcançarem o estágio de elevado nível de desenvolvimento desfrutado pelos países capitalistas centrais, sobretudo pelos Estados Unidos não se realizou.

A partir da segunda metade do século XX, houve várias tentativas de promoção do desenvolvimento econômico e social em vários os países do mundo que fracassaram sejam aqueles nos marcos do capitalismo com o nacional desenvolvimentismo implementado, por exemplo, no Brasil, pelos governos Getúlio Vargas e aquelas com a implantação do socialismo no leste europeu e no sudeste asiático. A partir da década de 1990, os países da América Latina aprofundaram ainda mais sua dependência em relação às grandes potências capitalistas e ao capital internacional com a imposição do modelo econômico neoliberal que faz com que estejam ameaçados de sofrerem as consequências das crises da economia global que tendem a se agravar com a evolução do tempo. As veias da América Latina ainda estão abertas com os países dela integrantes apresentando como resultados da espoliação econômica internacional crescimento econômico negativo, desequilíbrios externos, desindustrialização, desnacionalização de empresas estatais, estagnação da produtividade, falência generalizada de empresas, dívida interna elevada, concentração elevada da riqueza e da renda, desemprego em massa e pobreza extrema.

Pode-se afirmar que países capitalistas periféricos e semiperiféricos como os da América Latina só promoverão seu desenvolvimento se lutarem contra sua dependência externa (econômica e tecnológica) em relação aos países capitalistas centrais.  Realizar a ruptura econômica e tecnológica em relação aos países capitalistas centrais não significa o desenvolvimento autárquico, mas promover prioritariamente o desenvolvimento interno do país com abertura econômica seletiva em relação ao exterior como fizeram o Japão, a Coreia do Sul e a China nas décadas de 1970, 1980 e 1990, respectivamente. A ruptura da dependência significa ativa participação do Estado no planejamento da economia nacional visando o desenvolvimento das forças produtivas do país e do mercado interno, a produção interna em substituição de produtos importados e para exportação, o desenvolvimento de tecnologia própria e a formação de poupança interna na quantidade necessária para não depender de capitais externos para investimento. Esta estratégia propiciaria a expansão da economia nacional com a geração de negócios e de empregos suficientes para atender as necessidades do país, além de atenuar o impacto das crises que ocorram na economia mundial.

Lamentavelmente, o Brasil adota com o governo Bolsonaro um posicionamento subalterno em relação aos Estados Unidos e ao capital internacional aprofundando, ainda mais, a política econômica neoliberal, antissocial e antinacional, adotada pelos governos brasileiros desde 1990 e decidiu pela entrega da Base de Alcântara aos Estados Unidos, pela desnacionalização da Embraer com sua venda à Boeing, pelos leilões de venda da cessão onerosa da Petrobras relativo ao Presal  que beneficia o capital estrangeiro e pela privatização dos setores de refino, distribuição e transporte de óleo e gás da Petrobras demonstrando o caráter entreguista de seu governo que está a serviço do deus Mercado, de Wall Street e do Consenso de Washington. Além disso, não adota medidas concretas que contribuam para a superação dos graves problemas econômicos e sociais do País que se encontra estagnado economicamente há 5 anos e com 41 milhões de pessoas desempregadas e subempregadas. 2019 foi um ano trágico para o Brasil com o governo Bolsonaro que dá continuidade à perpetuação da deplorável trajetória subalterna do País em relação às grandes potências ao longo de sua história.  As veias da América Latina ainda estão abertas, também no Brasil.

Para libertar os países da América Latina da tirania secular imposta pelas grandes potências imperialistas e pelo capitalismo neoliberal globalizado não há outro caminho senão o da luta no parlamento e na sociedade civil de todos os patriotas no interior de cada país contra as forças políticas que dão sustentação a esta dominação e de articulação continental de todas as forças que lutam pela conquista da independência de cada país e da região na luta contra o inimigo comum. Se nenhum de nós latino americanos não estiver disposto a morrer pela independência, todos morreremos sob a tirania.

* Fernando Alcoforado, 80, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

EM DEFESA DO PLANEJAMENTO ECONÔMICO RACIONAL

Fernando Alcoforado*

O tema que tratamos neste artigo diz respeito ao planejamento econômico que é um assunto bastante importante para toda sociedade que deseja promover seu desenvolvimento econômico e social em um ambiente de elevada complexidade e de mudanças muitas vezes caóticas como o que nós vivemos impostas por fatores econômicos internos e, também, por fatores econômicos externos resultantes da participação do país na economia global.

Para ler o artigo, acessar o website:

https://www.academia.edu/41278769/EM_DEFESA_DO_PLANEJAMENTO_ECON%C3%94MICO_RACIONAL

* Fernando Alcoforado, 79, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

IN DEFENSE OF RATIONAL ECONOMIC PLANNING

Fernando Alcoforado*

The theme we are dealing with in this article concerns economic planning, which is a very important issue for every society that wants to promote its economic and social development in an environment of high complexity and often chaotic changes, such as the one we live imposed by internal economic factors and also by external economic factors resulting from the country’s participation in the global economy.

To read this article, access the website:

https://www.academia.edu/41278762/IN_DEFENSE_OF_RATIONAL_ECONOMIC_PLANNING

* Fernando Alcoforado, 79, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

 

DANS LA DEFENSE DE LA PLANIFICATION ECONOMIQUE RATIONNELLE

Fernando Alcoforado*

Le sujet dont nous traitons dans cet article est la planification économique, qui est une question très importante pour toute société qui souhaite promouvoir son développement économique et social dans un environnement de grande complexité et de changements souvent chaotiques, comme celui que nous vivons, imposés par des facteurs économiques internes. et aussi par des facteurs économiques externes résultant de la participation du pays à l’économie mondiale.

Pour lire cet article, accédez au site:

https://www.academia.edu/41278752/DANS_LA_DEFENSE_DE_LA_PLANIFICATION_ECONOMIQUE_RATIONNELLE

* Fernando Alcoforado, 79, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

 

CAPITALISME, SOCIALISME ET SOCIAL-DEMOCRATIE À TRAVERS L’HISTOIRE

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à faire une analyse comparative entre le capitalisme, le socialisme et la social-démocratie à travers l’histoire de l’humanité du point de vue économique, social et politique. Le capitalisme, qui est apparu comme un système économique à partir du XIIe siècle en Italie, continue de fonctionner à l’échelle mondiale jusqu’à l’ère contemporaine. Le socialisme de style soviétique est devenu un système économique dans l’ancienne Union soviétique en 1917 et a pris fin en 1989, bien qu’il soit actuellement maintenu dans certains pays comme Cuba et la Corée du Nord. La social-démocratie est apparue comme un système économique en 1930 en Scandinavie et a également été adoptée dans certains pays d’Europe occidentale après la Seconde Guerre mondiale.

De ce qui précède dans cet article, le capitalisme a échoué à travers l’histoire à promouvoir le progrès économique, social et politique. Le capitalisme libéral a échoué dans le domaine de l’économie, car il était responsable de la survenue de deux dépressions majeures dans le système capitaliste mondial en 1873 et 1929, de l’escalade du colonialisme et de l’impérialisme sur toute la Terre et de l’avènement de deux guerres mondiales (1914- 1918 et 1939-1945). Le capitalisme libéral adopté jusqu’en 1929 et le capitalisme néolibéral qui a prévalu depuis 1990 ont échoué du point de vue social parce qu’ils ont contribué, depuis leurs origines au XIIe siècle, à la progression des inégalités sociales qui ont atteint des niveaux alarmants dans le monde entier au XXIe siècle. Le capitalisme libéral et néolibéral était également un instrument de dégradation de l’environnement mondial. L’une des caractéristiques du capitalisme à travers l’histoire a été l’abandon de la démocratie politique lorsque ses intérêts sont menacés par l’aggravation des problèmes économiques et sociaux en soutenant les dictatures et le fascisme. De plus, le système capitaliste mondial arrivera à son terme au milieu du 21e siècle en mettant à l’ordre du jour la nécessité de son remplacement par un nouveau système économique capable de promouvoir le progrès économique et social aux niveaux de chaque pays et planète Terre dans son ensemble.

De ce qui précède dans cet article, le socialisme a échoué tout au long de son histoire à promouvoir le progrès économique et politique, malgré les progrès sociaux réalisés. Les partis socialistes à base marxiste ont échoué parce que le principal élément qui a conduit au retrait populaire de ces partis était la désillusion, le sentiment que ces partis avaient eu leur chance historique, qui avait obtenu un soutien basé sur une stratégie en deux étapes pour transformer le monde (saisir le pouvoir de l’État, puis le transformer), et qu’ils n’avaient pas tenu leur promesse historique. Quant à l’échec de l’Union soviétique et des pays socialistes, les trois principales accusations contre le socialisme historique sont: 1) l’utilisation arbitraire de l’autorité de l’État (et du parti) dans laquelle, dans le pire des cas, la terreur dirigée par l’État; 2) l’extension des privilèges de la Nomenclature (groupe dominant dans la structure du pouvoir de l’Union soviétique et d’autres pays socialistes); et 3) une inefficacité économique considérable, dont le résultat a été la limitation de l’augmentation de la valeur sociale plutôt que sa promotion.

De ce qui précède dans cet article, la social-démocratie scandinave serait la solution pour promouvoir le progrès économique, social et politique car elle mettrait fin à l’anarchie de la production, aux inégalités sociales et à la menace pour la démocratie caractéristique du capitalisme libéral et néolibéral et assurerait la stabilité économique, le bien-être et l’exercice de la démocratie politique non atteints par le capitalisme libéral et néolibéral; et l’exercice de la démocratie non atteint par le socialisme à la manière soviétique. Le modèle nordique ou scandinave de la social-démocratie pourrait être décrit comme une sorte de compromis entre le capitalisme et le socialisme. Elle n’est ni pleinement capitaliste ni entièrement socialiste, étant la tentative de fusionner les éléments les plus souhaitables des deux en un système “hybride”. En 2013, le magazine The Economist a déclaré que les pays nordiques sont probablement les mieux gouvernés du monde. Le rapport 2013 des Nations Unies sur le bonheur montre que les nations les plus heureuses se concentrent dans le nord de l’Europe. Les Scandinaves ont la cote la plus élevée de PIB réel par habitant, l’espérance de vie en bonne santé la plus élevée, la plus grande liberté de faire des choix de vie et la plus grande générosité.

Par conséquent, dans cet article, il est conclu que le capitalisme et le socialisme n’ont pas réussi à construire une société économiquement, socialement et politiquement viable dans divers pays du monde. Il est également conclu que la promotion du progrès économique, social et politique afin d’établir une coexistence civilisée entre tous les êtres humains appelle à la construction de la social-démocratie scandinave dans tous les pays du monde. Cette exigence est imposée parce que le socialisme de style soviétique a échoué et a pris fin en 1989, et le capitalisme, lui aussi, a échoué et prendra fin au milieu du 21e siècle.

Pour lire l’article, accédez au site:

https://www.academia.edu/41234504/CAPITALISMO_SOCIALISMO_E_SOCIAL_DEMOCRACIA_AO_LONGO_DA_HIST%C3%93RIA

* Fernando Alcoforado, 79, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).