POURQUOI UN AUTRE MONDE EST-IL NÉCESSAIRE ET POSSIBLE?

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à démontrer la nécessité et la possibilité de construire un autre monde diamétralement opposé à celui actuel qui est confrontés à l’époque contemporaine à des crises économiques, sociales, environnementales et internationales pour éviter la survenue de conséquences néfastes pour l’humanité tout entière. Chaque jour qui passe, ces crises s’intensifient et s’aggravent, que ce soit au niveau national ou mondial. Le monde traverse une période troublée de l’époque contemporaine où tout est balayé par la rapidité des changements chaotiques dans les domaines économique, politique, social, technologique, environnemental et des relations internationales. Si, d’une part, il y a optimiste quant aux perspectives de progrès scientifiques et technologiques, la perte de références passées et l’absence de sens de la vie suscitent un grand pessimisme. Si, aux XVIIIe et XIXe siècles, les progrès de la civilisation européenne ont suscité l’enthousiasme, ce rêve s’est dissipé du XXe siècle, une période dévastée par des guerres d’une ampleur sans précédent, une dictature, une explosion démographique, de vastes zones de pauvreté extrême, entre autres problèmes, qui a contribué pour que mettre en échec l’idée de progrès.

Au vingtième siècle, des utopies telles que la construction d’un monde meilleur, une société sans classes avec l’effondrement de l’Union soviétique et du système socialiste de l’Europe de l’Est, et à sa place émergé des dystopies comme celles d’Aldous Huxley avec son travail « Admirable nouveau monde » et George Orwell avec son travail de « 1984 » qui envisageait un avenir sombre pour l’humanité. Au début du XXe siècle, le sociologue Oswald Spengler, dans son ouvrage « Le déclin de l’Occident », disait que l’Occident avait depuis longtemps atteint son apogée et tout ce qui restait était leur déclin. Ce climat pessimiste ne s’est pas limité à la première moitié du XXe siècle, mais également à la période qui a suivi la seconde guerre mondiale. Même si, à cette époque, il y avait des moments de grand optimisme, comme durant les «années glorieuses» des années 1950 et 1960 de l’expansion de l’économie capitaliste mondiale qui a rapidement eu tendance à se dissiper au milieu des années 70 et 80 du déclin du système capitaliste mondial qui continuera sa chute jusqu’à la fin du 21ème siècle, lorsque le taux de profit mondial et le taux de croissance de l’économie mondiale atteindront zéro, ce que nous prédisons dans notre livre « Como inventar o futuro para mudar o mundo » (Comment inventer l’avenir pour changer le monde) (Editora CRV, Curitiba , 2019).

Le capitalisme est né au XIIe siècle et a atteint sa maturité effectuant 4 révolutions industrielles majeures à partir de 1760 en Angleterre avec la première révolution industrielle lorsque la science et la technologie acquièrent une importance fondamentale pour le progrès humain, grâce aux innovations technologiques continues. L’idée dominante à l’époque était d’utiliser l’accumulation de connaissances générées dans la poursuite de l’émancipation humaine et l’enrichissement de la vie quotidienne. Le capitalisme a également contribué à la réalisation de la 2e révolution industrielle qui a commencé dans la seconde moitié du XIXe siècle à la suite de transformations socio-économiques commençant vers 1870 avec l’industrialisation de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, des États-Unis et du Japon, caractérisées notamment par le développement de nouvelles sources d’énergie (électricité et pétrole), le remplacement du fer par l’acier et l’émergence de nouvelles machines, outils et produits chimiques (tels que le plastique). Du 1909, lorsque Henry Ford crée la chaîne de montage dans l’industrie automobile, inaugurant la production en masse et en série, et à la fin du XXe siècle, presque toutes les industries deviennent mécanisées et l’automatisation s’étend à tous les secteurs manufacturiers. La 3ème révolution industrielle qui eu lieu à partir de la seconde moitié du XXe siècle a été caractérisée par le développement des industries chimiques et électroniques, les progrès de l’automatisation, de l’informatique et du génie génétique. Nous assistons à présent à la quatrième révolution industrielle avec l’avènement de l’Industrie 4.0, qui repose sur certaines technologies courantes de notre vie quotidienne, qui sont exploitées pour être appliquées à la fabrication, permettant ainsi l’émergence d’usines intelligentes qui utilisent l’intelligence artificielle.

L’évolution du capitalisme a été marquée par des progrès économiques, sociaux, scientifiques et technologiques extraordinaires, ainsi que par des événements qui ont marqué négativement la société d’aujourd’hui. La plus importante a sans aucun doute été les catastrophes des deux guerres mondiales qui ont entraîné un bain de sang et la mort de quelque 200 millions de soldats sur le champ de bataille et de populations civiles. En effet, la science et la technologie ont contribué à la barbarie des deux guerres mondiales en inventant des armes puissantes et destructrices. La science et la technologie sont maintenant utilisées à une échelle sans précédent pour le bien et le mal. Ajoutez à cela que la science a perdu sa valeur en raison de sa désillusion face aux avantages que la technologie a apportés à l’humanité. Tous ces développements scientifiques et technologiques doivent conduire à un changement climatique catastrophique au milieu du XXIe siècle, avec des conséquences néfastes pour l’humanité qui pourraient menacer leur survie même.

Après la Seconde Guerre mondiale, le capitalisme a adopté le modèle keynésien de gestion économique dans le système capitaliste mondial, dans le but de mettre de l’ordre dans l’économie de chaque pays et du monde et d’éviter l’apparition de dépressions économiques telles que celles survenues en 1873 et 1929. Le keynésianisme, qui envisageait une participation active de l’État à la conduite des économies nationales, contribué au développement économique mondial avec le boom du capitalisme des «années glorieuses» des années 1950 et 1960. L’échec du keynésianisme en tant que politique économique capable de promouvoir le développement des pays capitalistes centraux et périphériques s’est produit à partir des années 1970 à la suite des crises pétrolières qui ont considérablement augmenté leurs prix et de la dette des pays périphériques avec la hausse vertigineuse des taux d’intérêt bancaires. L’échec du keynésianisme fut additionné à la crise qui a conduit à la fin de l’Union soviétique et au système socialiste d’Europe de l’Est à la fin des années 1980 qui a ouvert la voie à une modification du mode de fonctionnement du système capitaliste mondial avec la mise en œuvre d’une mondialisation productive, commerciale et financière à l’échelle planétaire quand il a été introduit l’idéologie néolibérale prônant l’internationalisation du capital sous toutes ses formes (productive, commerciale et financière) et l’adoption de politiques de déréglementation, de libéralisation et d’ouverture des marchés des pays du capitalisme mondial.

Ce passage du keynésianisme au néolibéralisme se concrétise avec l’arrivée de Margareth Thatcher, Ronald Reagan et Helmut Kohl, respectivement, dans les gouvernements d’Angleterre, des États-Unis et d’Allemagne de l’Ouest. Les forces libérales et conservatrices en Angleterre en 1979 avec Margareth Thatcher, aux États-Unis en 1980 avec Ronald Reagan et en Allemagne en 1982 avec Helmut Kohl ont adopté des politiques néolibérales visant à la déréglementation, la privatisation et la libéralisation du commerce dans leurs économies, qui ont été incorporées par des organisations multilatérales, principalement le FMI et la BIRD, et mises en œuvre dans les pays qui ont utilisé ces institutions, notamment les pays périphériques. L’option offerte politiquement aux peuples du monde par le système capitaliste mondial se limitait aux options suivantes: 1) capitulation / démission / conformisme avec la victoire historique du capitalisme mondialisé néolibéral; ou 2) contester l’ordre actuel, mais pas dans une perspective totalisant, global qui conduirait au remplacement du capitalisme, mais dans une perspective fragmentée des luttes. La posture pratique du capitalisme néolibéral globalisé est d’empêcher la contestation de la logique capitaliste telle qu’elle est. Délibérément, les idéologues du capitalisme néolibéral mondial défendent la thèse selon laquelle il est impossible de contester un système victorieux (le capitalisme) et qu’il est là pour rester définitivement, c’est-à-dire le capitalisme néolibéral mondialisé.

Le discours des idéologues du capitalisme mondial néolibéral est caractérisé par la tentative de dissimuler le conflit entre les classes sociales, de dissimuler la domination de classe et de cacher la présence et la domination des grandes puissances sur les pays périphériques du capitalisme, en lui donnant l’apparence d’universel. En bref, l’idéologie est une forme de production de l’imaginaire social qui correspond aux aspirations des classes et des pays dominante comme le moyen le plus efficace de contrôle social et d’atténuation des conflits de classe et de spoliation international, soit en renversant la notion de cause à effet, soit en réduisant au silence les questions qui empêchent donc les citoyens de prendre conscience de leur condition historique, en se faisant de fausses idées sur eux-mêmes, sur ce qu’ils sont et ce qu’ils devraient être. En ce sens, l’idéologie du néolibéralisme et de la mondialisation envisage la politique de démantèlement de l’Etat – en tant qu’agence économique, service public et protection sociale -, la déréglementation du marché et la suppression des barrières protectionnistes, des relations de travail précaires et la emploi et limitation des luttes syndicales et populaires.

On peut comprendre la fonction implicite ou explicite de l’idéologie dans la tentative des classes sociales dominantes faire avec quoi le point de vue particulier des classes et des grandes puissances capitalistes qui exercent la domination politique de le faire apparaître à tous les sujets sociaux et politiques comme universel et non comme l’intérêt particulier d’une classe ou d’un pays en particulier. En ce sens, l’idéologie a des fonctions telles que préserver la domination de classe dans chaque pays et impérialiste dans les relations internationales en fournissant une explication apaisant des différences sociales au sein de chaque pays et des différences entre les pays capitalistes centraux et périphériques au niveau internationale. Son objectif est d’éviter les conflits ouverts entre dominants et dominés. En dépit de la dictature néolibérale imposée à l’échelle mondiale, la crise actuelle du néolibéralisme qui s’est manifestée lors de la crise mondiale de 2008 et la dévastation économique qui eu lieu depuis 1990 dans le monde entier contribuent à empêcher l’idéologie néolibérale de s’imposer.

Les faits de l’histoire démontrent que le libéralisme, le socialisme et le néolibéralisme n’ont pas réussi à construire le bonheur collectif des nations et des peuples du monde entier. Afin de construire le bonheur collectif des nations et des peuples du monde entier et de mettre fin à la barbarie qui caractérise le monde dans lequel nous vivons, il est urgent de construire un nouveau modèle de société permettant la vie civilisée parmi tous les êtres humains. Ce besoin est imposé au 21ème siècle face à la fin prévisible du capitalisme au milieu de ce siècle, à la dégradation de l’environnement de la planète Terre résultant de l’épuisement des ressources naturelles et du changement climatique mondial et à l’escalade des conflits internationaux qui pourraient mener à la guerre de tous contre tous aux niveaux national et international [ALCOFORADO, Fernando. Como inventar o futuro para mudar o mundo (Comment inventer l’avenir pour changer le monde). Curitiba: Editora CRV, 2019]. Compte tenu de la fin prévisible du capitalisme au milieu du XXIe siècle, il est urgent de remplacer le capitalisme par le modèle nordique ou scandinave de la social-démocratie, pratiqué au Danemark, en Norvège, en Suède, en Finlande et en Islande, qui pourrait être décrit comme une sorte de milieu de terrainentre le capitalisme et le socialisme. Ce n’est ni pleinement capitaliste ni pleinement socialiste, êtant la tentative de fusionner les éléments les plus désirables des deux systèmes en un système “hybride”.

En 2013, le magazine The Economist a déclaré que les pays nordiques sont probablement les mieux gouvernés du monde. Le rapport 2013 sur le bonheur dans le monde des Nations Unies montre que les pays les plus heureux du monde sont concentrés dans le nord de l’Europe. Les pays nordiques ont le PIB réel par habitant le plus élevé, la plus longue espérance de vie, la plus grande liberté de choix en matière de vie et la plus grande générosité. En dépit de leurs différences, les pays scandinaves partagent certaines caractéristiques communes: un État-providence universaliste visant à améliorer l’autonomie individuelle, à promouvoir la mobilité sociale et à garantir la fourniture universelle des droits de l’homme fondamentaux et la stabilisation économique. Il se distingue également par son accent mis sur la participation à la main-d’œuvre, la promotion de l’égalité des sexes, la réduction des inégalités sociales, vasteavantages considérables pour la population et la grande magnitude de redistribution de la richesse.

En plus d’établir une social-démocratie scandinave dans tous les pays du monde, il est urgent de mettre en place un gouvernement mondial qui ne vise pas seulement l’ordre mondial et la paix mondiale, mais surtout de créer les conditions permettant de faire face à les grands défis de l’humanité au XXIe siècle, qui consistent en: 1) une crise économique et financière en chaîne; 2) révolutions sociales et contre-révolutions à travers le monde; 3) guerres en cascade; 4) la surpopulation mondiale; 5) pandémie mortelle; 6) changement climatique extrême; 7) crime organisé; et 8) les menaces spatiales dont les actions globales visant à les neutraliser sont impossibles à mener par les États nationaux et les institutions internationales actuelles. Il est impératif que l’humanité s’achemine vers une intégration économique et politique complète entre les pays. L’intégration économique mondiale nécessite inévitablement une intégration politique mondiale. Depuis le village primitive, l’humanité évolué à un “village global”. Pour que ce village mondial réussisse, il faut qu’un gouvernement mondial ait également un droit mondialisé.

Le moment est venu pour l’humanité de se doter le plus rapidement possible des outils nécessaires pour maîtriser son destin et mettre en place un gouvernement démocratique du monde. C’est le seul moyen de survie de l’espèce humaine. Parce qu’il n’y a pas d’autre moyen de construire un monde dans lequel chaque être humain aujourd’hui et de demain a les mêmes droits et devoirs, et où les intérêts de la planète, toutes les formes de vie et les générations futures sont pris en compte, dans lesquels la nature est utilisée de manière durable sur les plans écologique et social. Un gouvernement mondial aurait pour objectif de défendre la paix mondiale et les intérêts généraux de la planète, de veiller à ce que chaque État national respecte la souveraineté de chaque pays du monde et de prévenir la propagation des risques systémiques mondiaux. Un autre monde est donc nécessaire, en plus d’être nécessaire, il est également possible.

* Fernando Alcoforado, 79, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

POR QUE UM OUTRO MUNDO É NECESSÁRIO E POSSIVEL?

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo demonstrar a necessidade e, também a possibilidade de construção de um outro mundo diametralmente oposto ao atual que se defronta na era contemporânea com crises econômica, social, ambiental e das relações internacionais que impeçam a ocorrência de consequências danosas para toda a humanidade. A cada dia que se passa, essas crises se avolumam e se aprofundam seja nos planos nacionais, seja em escala planetária. O mundo passa por um período conturbado na era contemporânea em que tudo é varrido pela velocidade das mudanças caóticas nos campos econômico, político, social, tecnológico, ambiental e das relações internacionais. Se por um lado existe otimismo com a perspectiva de avanço do progresso científico e tecnológico, existe também um grande pessimismo diante da perda dos referenciais do passado e da falta de sentido da vida. Embora nos séculos XVIII e XIX o progresso da civilização europeia despertasse entusiasmo, esse sonho se dissipou a partir do século XX que foi uma época devastada por guerras em escala jamais vista, ditaduras, explosão populacional, vastas áreas de pobreza extrema, entre outros problemas, que contribuíram para que fosse colocada em xeque a ideia de progresso.

No século XX, desapareceram as utopias como a da edificação de um mundo melhor, de uma sociedade sem classes sociais com o fim da União Soviética e do sistema socialista do leste europeu, e em seu lugar surgiram distopias como as de Aldous Huxley com sua obra Admirável mundo novo e George Orwell com sua obra 1984 que vislumbravam um futuro sombrio para a humanidade. No início do século XX, o sociólogo Oswald Spengler com sua obra O declínio do Ocidente dizia que o Ocidente já havia há muito atingido o seu apogeu e que, portanto, só lhe restava o declínio. Este clima pessimista não se limitou à primeira metade do século XX se estendendo também para o período posterior à Segunda Guerra Mundial. Embora neste período tenha havido momentos de grande otimismo como durante os “anos gloriosos” das décadas de 1950 e 1960 de expansão da economia capitalista mundial que logo tenderam a se dissipar em meio às sombrias décadas de 1970 e 1980 de declínio do sistema capitalista mundial que continuará sua derrocada até chegar ao fim em meados do século XXI quando a taxa de lucro mundial e a taxa de crescimento da economia mundial alcançarão o valor zero cuja previsão apresentamos em nosso livro Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

O capitalismo nasceu no século XII e adquiriu a maioridade realizando 4 grandes revoluções industriais a partir de 1760 na Inglaterra com a 1ª Revolução Industrial quando a ciência e a tecnologia adquiriram uma importância fundamental para o progresso humano, mediante as contínuas inovações tecnológicas. A ideia que predominava na época era a de usar o acúmulo de conhecimento gerado em busca da emancipação humana e do enriquecimento da vida diária. O capitalismo contribuiu, também, para a realização da 2ª Revolução Industrial que teve seu início na segunda metade do século XIX resultante de transformações socioeconômicas iniciadas por volta de 1870 com a industrialização da França, da Alemanha, da Itália, dos Estados Unidos e do Japão, caracterizadas especialmente pelo desenvolvimento de novas fontes de energia (eletricidade e petróleo), pela substituição do ferro pelo aço e pelo surgimento de novas máquinas, ferramentas e produtos químicos (como o plástico). De 1909, quando Henry Ford criou a linha de montagem na indústria automobilística inaugurando a produção em série e em massa, e o final do século XX, quase todas as indústrias se mecanizaram e a automação se estendeu a todos os setores fabris. A 3ª Revolução Industrial ocorrida a partir da segunda metade do século XX se caracterizou pelo desenvolvimento das indústrias química e eletrônica, os avanços da automação, da informática e da engenharia genética. Agora vivenciamos a 4ª Revolução Industrial com o advento da Indústria 4.0 que tem como base algumas tecnologias comuns do nosso dia a dia, que estão sendo potencializadas para a aplicação na manufatura, que possibilitam o surgimento das fábricas inteligentes que operam com o uso da inteligência artificial.

A evolução do capitalismo foi marcada por extraordinário progresso econômico, social, científico e tecnológico e, também, por eventos que marcaram negativamente a sociedade atual. O principal deles foi sem dúvida às catástrofes da I e da II Guerra Mundial das quais resultaram um banho de sangue com a morte de cerca de 200 milhões de militares nos campos de batalha e de populações civis. Na verdade, a ciência e a tecnologia contribuíram para a barbárie de duas guerras mundiais com a invenção de armamentos bélicos poderosos e destrutivos. A ciência e a tecnologia passaram a ser utilizadas numa escala sem precedentes tanto para o bem como para o mal. Adicione-se o fato de que a ciência perdeu o seu valor, como resultado da desilusão com os benefícios que associados à tecnologia trouxe à humanidade. Todo esse desenvolvimento científico e tecnológico deve fazer com que, em meados do século XXI, ocorra mudança climática catastrófica global de maléficas consequências para a humanidade que podem ameaçar sua própria sobrevivência.

Após a 2ª Guerra Mundial, o capitalismo adotou o modelo Keynesiano de gestão econômica em todo o sistema capitalista mundial na tentativa de ordenar a economia em cada país e na esfera mundial e evitar a ocorrência de depressões econômicas como as que aconteceram em 1873 e 1929. O Keynesianismo, que contemplava ativa participação do Estado na condução das economias nacionais, contribuiu para o desenvolvimento econômico mundial com o “boom” do capitalismo dos “anos gloriosos” das décadas de 1950 e 1960. O fracasso do Keynesianismo como política econômica capaz de alavancar o desenvolvimento dos países capitalistas centrais e periféricos ocorreu a partir da década de 1970 em consequência das crises do petróleo que elevaram vertiginosamente seus preços e da dívida dos países periféricos com a, também, vertiginosa elevação dos juros bancários. O fracasso do Keynesianismo se somou à  crise que levou ao fim da União Soviética e do sistema socialista do Leste Europeu no final da década de 1980 que abriram caminho para a mudança no modus-operandi do sistema capitalista mundial com a implementação da globalização produtiva, comercial e financeira em escala planetária quando foi introduzida a ideologia neoliberal que preconiza a internacionalização do capital, em todas as suas formas (produtiva, comercial e financeira) e a adoção de políticas de desregulamentação, liberalização e abertura dos mercados dos países, centrais e periféricos, do capitalismo mundial.

Esta mudança do Keynesianismo para o neoliberalismo se concretiza com a chegada aos governos da Inglaterra,  dos Estados Unidos e da Alemanha Ocidental de Margareth Thatcher, Ronald Reagan e Helmut Kohl, respectivamente. As forças liberais e conservadoras na Inglaterra, em 1979, com Margareth Thatcher,  nos Estados Unidos, em 1980, com Ronald Reagan e, na Alemanha, em 1982, com Helmut Kohl passaram a adotar  políticas de cunho neoliberal visando a desregulamentação, a privatização e a abertura comercial em suas economias as quais foram incorporadas pelos organismos multilaterais, fundamentalmente FMI e BIRD, e implementadas nos países que recorriam a estas instituições, em especial os países periféricos. A opção oferecida pelo sistema capitalista mundial do ponto de vista político para os povos do mundo inteiro limitava-se às seguintes alternativas: 1) capitulação/resignação/conformismo com a vitória histórica do capitalismo globalizado neoliberal; ou então, 2) contestar a ordem vigente, mas não a partir de uma perspectiva totalizante, global que levasse à substituição do capitalismo, mas sob uma ótica fragmentada de lutas. A postura prática do capitalismo neoliberal globalizado é o de impedir a contestação da lógica capitalista como ela é de fato. Deliberadamente, os ideólogos do capitalismo neoliberal mundial defendem a tese de que é impossível contestar um sistema vitorioso (o capitalismo) e que ele veio para ficar definitivamente, isto é, o capitalismo neoliberal globalizado.

O discurso dos ideólogos do capitalismo neoliberal mundial se caracteriza pela tentativa de escamotear o conflito entre as classes sociais, dissimular a dominação de classe e ocultar a presença e a dominação das grandes potências sobre os países periféricos do capitalismo, dando-lhe a aparência de universal. A ideologia é, em síntese, uma forma de produção do imaginário social que corresponde aos anseios das classes  e países dominantes como meio mais eficaz de controle social e de amenizar os conflitos de classe e a espoliação internacional, seja invertendo a noção de causa e efeito, seja silenciando sobre questões que por isso mesmo impedem a tomada de consciência dos cidadãos dos países de sua condição histórica, formando ideias falsas sobre si mesmos, sobre o que é ou o que deveriam ser. Neste sentido, a ideologia do neoliberalismo e da globalização contempla a política de desmanche do Estado – como agência econômica, de prestação de serviços públicos e de proteção social -, de desregulamentação do mercado e retirada das barreiras protecionistas, de precarização das relações trabalhistas e do emprego e da contenção das lutas sindicais e populares.

Pode-se compreender a função implícita ou explícita da ideologia na tentativa das classes sociais dominantes de fazer com que o ponto de vista particular das classes e das grandes potências capitalistas que exercem a dominação política de fazer com que apareça para todos os sujeitos sociais e políticos como universal, e não como interesse particular de uma classe determinada ou de um país determinado.  Nesse sentido, a ideologia tem funções como a de preservar a dominação de classes no interior de cada país e imperialista nas relações internacionais apresentando uma explicação apaziguadora para as diferenças sociais no interior de cada país e as diferenças entre os países capitalistas centrais e periféricos no plano internacional. Seu objetivo é evitar o conflito aberto entre dominadores e dominados. Apesar da ditadura neoliberal imposta globalmente, a atual crise do neoliberalismo manifestada na crise mundial de 2008 e a devastação econômica ocorrida desde 1990 em todo o mundo estão contribuindo para impedir que a ideologia neoliberal se imponha.

Os fatos da história demonstram que o liberalismo, o socialismo e o neoliberalismo fracassaram na construção da felicidade coletiva das nações e dos povos do mundo inteiro. Para construir a felicidade coletiva das nações e dos povos do mundo inteiro e acabar com a barbárie que caracteriza o mundo em que vivemos, urge a edificação de um novo modelo de sociedade que possibilite uma convivência civilizada entre todos os seres humanos.  Esta necessidade se impõe no século XXI diante do previsível fim do capitalismo em meados deste século, da degradação ambiental do planeta Terra resultante da exaustão dos recursos naturais e da mudança climática global e da escalada dos conflitos internacionais que poderão levar à guerra de todos contra todos nos planos nacionais e internacional (ALCOFORADO, Fernando, Como inventar o futuro para mudar o mundo. Curitiba: Editora CRV, 2019).  Considerando o previsível fim do capitalismo em meados do século XXI, urge a substituição do capitalismo pelo modelo nórdico ou escandinavo de social democracia, praticado na Dinamarca, Noruega, Suécia, Finlândia e Islândia, que poderia ser melhor descrito como uma espécie de meio-termo entre capitalismo e socialismo. Não é nem totalmente capitalista nem totalmente socialista, sendo  a tentativa de fundir os elementos mais desejáveis de ambos em um sistema “híbrido”.

Em 2013, a revista The Economist declarou que os países nórdicos são provavelmente os mais bem governados do mundo. O relatório World Happiness Report 2013 da ONU mostra que as nações mais felizes do mundo estão concentradas no Norte da Europa. Os nórdicos possuem a mais alta classificação no PIB real per capita, a maior expectativa de vida saudável, a maior liberdade de fazer escolhas na vida e a maior generosidade. Apesar de suas diferenças, os países escandinavos compartilham alguns traços em comum: estado de bem-estar-social universalista que é voltado para melhorar a autonomia individual, promovendo a mobilidade social e assegurando a prestação universal de direitos humanos básicos e a estabilização da economia. Se distingue, também, por sua ênfase na participação da força de trabalho, promovendo igualdade de gênero, redução da desigualdade social, extensos níveis de benefícios à população e grande magnitude de redistribuição da riqueza.

Além de implantar a social democrcia nos moldes escandinavos em todos os países do mundo, urge constituir um governo mundial que visaria não apenas o ordenamento econômico em escala mundial e a paz mundial, mas, sobretudo, criar as condições para enfrentar os grandes desafios da humanidade no Século XXI os quais consistem em: 1) Crises econômicas e financeiras em cadeia; 2) Revoluções e contrarrevoluções sociais em todo o globo; 3) Guerras em cascata; 4) Superpopulação mundial; 5) Pandemia mortal; 6) Mudanças climáticas extremas; 7) Crime organizado; e, 8) Ameaças vindas do espaço, cujas ações de caráter global para neutralizá-las são impossíveis de serem levadas avante pelos estados nacionais isoladamente e pelas instituições internacionais atuais. É um imperativo a humanidade caminhar na direção de uma completa integração econômica e política entre os países. A integração econômica global exige inevitavelmente a integração política mundial.   Da aldeia primitiva, a humanidade evoluiu para uma “aldeia global”. Para que esta aldeia global tenha sucesso, é preciso que haja um governo mundial para haver também um direito globalizado.

É chegada a hora da humanidade se dotar o mais urgentemente possível de instrumentos necessários a ter o controle de seu destino e colocar em prática um governo democrático do mundo. Este é o único meio de sobrevivência da espécie humana. Porque não existe nenhum outro meio capaz de construir um mundo no qual cada ser humano de hoje e de amanhã tenham os mesmos direitos e os mesmos deveres, e nos quais os interesses do planeta, de todas as formas de vida e das gerações futuras, sejam levados em conta, no qual a natureza seja utilizada de maneira ecologicamente e socialmente durável. Um governo mundial teria por objetivo a defesa da paz mundial e dos interesses gerais do planeta, zelaria no sentido de cada Estado nacional respeitar a soberania de cada país do mundo e buscaria impedir a propagação dos riscos sistêmicos mundiais. Um outro mundo é, portanto, além de ser necessário, é, também, possível.

* Fernando Alcoforado, 79, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

TECNOLOGIAS DISRUPTIVAS E SEUS IMPACTOS AO LONGO DA HISTÓRIA

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar os impactos das tecnologias disruptivas ao longo da história da humanidade desde a 1ª Revolução Agrícola até a 4ª Revolução Industrial ou Revolução Informacional ou Pós- Industrial contemporânea. O termo “disrupção” significa um ato de quebra ou descontinuidade de um processo existente. Um processo é chamado de disruptivo quando ele interrompe, suspende ou se afasta do funcionamento padrão ou normal. Quando esse termo é trazido para o contexto tecnológico e corporativo, a disrupção é tratada como um novo modelo de negócio que surge propondo algo diferente e inovador, rompendo com os padrões vigentes. Basicamente, quando uma nova tecnologia surge e proporciona o surgimento de serviços ou produtos inovadores ao mercado, causando efeitos de mudança e de ruptura nos padrões e modelos já estabelecidos, ela é considerada disruptiva.

A tecnologia disruptiva se baseia no conceito de “destruição criativa” cunhado pelo economista austríaco Joseph Schumpeter em 1939 para explicar os ciclos de negócios. Segundo Schumpeter, o capitalismo funciona em ciclos, e cada nova revolução (industrial ou tecnológica) destrói a anterior e domina seu mercado. O termo tecnologia disruptiva é uma tradução literal do conceito inglês «disrupt» que significa “interromper”, “destruir” ou “desmoronar” ou aquilo que interrompe o curso normal, que cria uma descontinuidade. Nem todas as inovações são, entretanto, disruptivas, mesmo que sejam revolucionárias. As invenções disruptivas são uma minoria comparadas quando comparadas a outros tipos de inovações introduzidas no mercado. Elas não podem ser confundidas com o aperfeiçoamento de tecnologias em termos de desenvolvimento tecnológico. Pode-se comparar a tecnologia disruptiva, grosso modo, a uma mudança de paradigma.

A 1ª Revolução Agrícola aconteceu há 6 mil anos a.C. Para que ocorresse a 1ª Revolução Agrícola foi de fundamental importância a descoberta, por exemplo, das sementes, que levaram ao desenvolvimento das técnicas produtivas e da especialização do trabalho na agricultura. Vendo como as sementes germinavam no solo, os produtores daquela época passaram a selecionar sementes dos melhores alimentos, a plantar uma a uma em solo macio e úmido e conseguiram os primeiros cultivos. O uso das sementes na produção agrícola se constituiu em tecnologia disruptiva que mudou o paradigma de produção da época.

A 2ª Revolução Agrícola ocorreu na Baixa Idade Média que corresponde ao período entre os séculos XII e meados do século XV. Neste período, houve um conjunto de transformações ocorridas na agricultura, a partir de novas técnicas e tecnologias como ferradura, rotação de culturas, charrua, coalheira etc.. Com a melhora das técnicas agrícolas, surgiu o excedente de produção agrícola, dinamizou o comércio, as cidades e a burguesia, abalando os pilares do feudalismo. Este excedente de produção agrícola fez com que o que fosse produzido virasse “moeda”, escambo. Na Baixa Idade Média, surgiu uma nova classe social: a burguesia. Dedicados ao comércio, os burgueses se enriqueceram e dinamizaram a economia no final da Idade Média. As cidades passaram a significar maiores oportunidades de trabalho (MAZOYER e ROUDART, 2008).

A evolução da produtividade agrícola na Baixa Idade Média  foi muitíssimo lenta. Baseando-se apenas em melhorar o arado de pau puxado pelo homem e alguns utensílios de pedra, passaram-se séculos para que os trabalhos de arrasto feitos pelo homem pudessem ser substituídos pela força animal, libertando-se o homem de trabalho tão árduo. Com o aparecimento e barateamento do ferro, o arado foi melhorado. O arado é um instrumento que serve para lavrar (arar) os campos, revolvendo a terra com o objetivo de descompactá-la e, assim, viabilizar um melhor desenvolvimento das raízes das plantas. Houve várias conquistas técnicas com o arado de ferro e com o desenvolvimento de novas maneiras de se atrelar o arado aos animais de modo a permitir que eles fossem utilizados à plena carga, além de substituír o boi pelo cavalo, como animal de tração. Pode-se afirmar que o arado foi uma das grandes invenções da humanidade se constituindo em uma tecnologia disruptiva por permitir a produção de crescentes quantidades de alimentos e a fixação de populações estáveis.

A Revolução Comercial teve início no século XI. A moeda entra em cena, assumindo a posição de elemento fundamental da economia. É o fim das relações de subsistência e início das relações de produção e troca que passaram a acontecer através dos mercados das cidades. Ao final da Idade Média, inovações tecnológicas começaram a aparecer na Europa. As técnicas de produção agrícola foram uma inovação adquirida ainda no final da Idade Média, mas ampliadas no novo período da história da humanidade. Junto com elas, vieram novas técnicas contábeis adequadas às novas formas de comércio, a intensificação da mineração, os novos artifícios de navegação e o aperfeiçoamento da cartografia e seus instrumentos que se constituíram em tecnologias disruptivas. Ao mesmo tempo, foram se desenvolvendo as grandes navegações, que permitiram maior circulação de mercadorias e das chamadas especiarias.

A Revolução Comercial na Idade Média foi um período de grande expansão econômica da Europa que durou do século XII ao século XVIII e resultou em transformações profundas na economia europeia. A moeda tornou-se fator primordial da riqueza porque as transações comerciais foram monetizadas. A produção e a troca deixaram de ter caráter de mera subsistência e passaram a atender aos mercados das cidades. A Revolução Comercial foi fruto dos novos tempos vividos na Europa, como resultado da transição do período medieval para o Moderno, da expansão ultramarina e do mercantilismo que contempla uma série de medidas de ordem econômica e política, com as quais os reis procuravam aumentar o absolutismo monárquico e promover a prosperidade do Estado. A navegação e o comércio de alto-mar ganharam impulso com a construção de novos tipos de embarcação e o aperfeiçoamento da cartografia e de instrumentos como a bússola todas elas tecnologias disruptivas porque promoveram transformações profundas na economia europeia. O mundo estava começando a se integrar economicamente.

A 3ª Revolução Agrícola aconteceu na Inglaterra em paralelo com a 1ª Revolução Industrial com as inovações agrícolas que foi um processo que iniciou entre o final do século XVII e o final do século XVIII, na Inglaterra e na Holanda (Províncias Unidas), países com uma intensa atividade comercial. Os grandes proprietários agrícolas ingleses aumentaram o tamanho de seus terrenos com a anexação de terrenos baldios, comprando a baixo preço terras a pequenos proprietários, recorrendo ao emparcelamento e cercamento dos terrenos (enclosures) que se constituindo em novas tecnologias disruptivas possibilitaram o aumento da criação de gado. Fizeram experiências agrícolas ao nível da produtividade do solo e do aperfeiçoamento das raças animais. A agricultura, orientada para o mercado, permitiu aos proprietários rurais, aumentar a produção, conseguir lucros e investir em novas máquinas e técnicas (MAZOYER & ROUDART, 2008).

O cercamento das terras e a criação de gado provocaram a diminuição das necessidades de mão de obra. Muitos camponeses sem terra e trabalho no campo acabaram por migrar para a cidade. As inovações que se constituíram em tecnologias disruptivas na agricultura consistiram no aperfeiçoamento de instrumentos e utilização das primeiras máquinas agrícolas, aplicação do sistema de rotação quadrienal das culturas com recurso à fertilização da terra com estrume animal, seleção de sementes e de animais reprodutores, expansão de novas culturas mais produtivas, caso da batata e do milho, aumento da área cultivável com a melhoria dos solos arenosos, com a adição de argila e a drenagem de pântanos. Novas técnicas agrícolas e maior investimento em maquinaria agrícola levaram ao aumento da produção agrícola que passou a ser orientada para o mercado gerando maiores lucros na agricultura que foram investidos no arranque do processo de industrialização. Os lucros oriundos da agricultura e do comércio colonial foram aplicados no desenvolvimento da atividade industrial e no comércio contribuindo para o crescimento do número de bancos que emprestavam dinheiro. A 3ª Revolução Agrícola ocorrida na Inglaterra foi uma fator importante no desencadeamento da 1ª Revolução Industrial (SLIDESHARE.NET, 2014).

A 1ª Revolução Industrial ocorreu no fim do século XVIII na Inglaterra. No seu decorrer, multiplicaram-se as fábricas com o uso de novas tecnologias disruptivas como a máquina a vapor, no final do Século XVIII e começo do Século XIX, cujo desenvolvimento foi marcante, particularmente nos setores motores da época, o têxtil e a metalurgia. (BRONOWSKY, 1991).  Neste período, a ciência ingressou em um constante processo de evolução que desencadeou uma série de novas tecnologias que transformaram de forma rápida a vida do ser humano, sobretudo, no modo de produzir mercadorias. (TEIXEIRA, 2004). Iniciada na Inglaterra, no ano de 1780, também chamada “era do carvão e do ferro”, a 1ª Revolução Industrial foi assim denominada por ter sido responsável por profundas e radicais transformações econômicas e sociais. Embora tenha causado mudanças não só na indústria, mas também na agricultura, pecuária, comércio, etc., as mais profundas se deram nos meios de produção. Foi introduzida a prática mecânica, com máquinas a vapor e a carvão, o trabalho assalariado, e a sociedade deixou de ser rural para ser urbana.

A 1ª Revolução Industrial ficou caracterizada por duas importantes invenções que propunham uma reviravolta no setor produtivo e de transportes. A ciência descobriu a utilidade do carvão como fonte de energia e a partir daí desenvolveram simultaneamente a máquina a vapor e a locomotiva. Ambas foram tecnologias disruptivas determinantes da dinamização do transporte de matéria-prima, pessoas e distribuição de mercadorias, dando um novo panorama aos meios de se locomover e produzir. O sistema de transporte característico é a ferrovia, além da navegação marítima, também movida à energia do vapor do carvão. Um dos primeiros ramos industriais a usufruir a nova tecnologia da máquina a vapor foi a produção têxtil com o uso do tear mecânico, que antes da 1ª Revolução Industrial era desenvolvida de forma artesanal.  Ao seu lado, aparece a siderurgia, dada a importância que o aço tem na instalação de um período técnico apoiado na mecanização do trabalho.

A principal característica da 1ª Revolução Industrial foi a substituição do trabalho artesanal pelo assalariado e com o uso das máquinas. A utilização de máquinas nas indústrias, que desempenhavam grande força e agilidade movida à energia do carvão, proporcionou uma produtividade extremamente elevada e crescente, fazendo com que a indústria se tornasse uma excepcional alternativa de trabalho. Nesse momento milhares de pessoas deixaram o campo em direção às cidades. O acelerado êxodo rural provocou expressivo crescimento dos centros urbanos em grande parte das nações europeias que realizavam sua revolução industrial. Algumas cidades da Europa aumentaram três vezes o número existente de sua população em meio século (ALCOFORADO, 2016).

A 2ª Revolução Industrial ocorreu no período de 1860 a 1900. O emprego do aço, a utilização da energia elétrica e dos combustíveis derivados do petróleo, a invenção do motor a explosão e o desenvolvimento de produtos químicos foram as principais tecnologias disruptivas desse período (SOUSA, 2016). A 2ª Revolução Industrial tem suas bases nos ramos metalúrgico e químico. Neste período, o aço torna-se um material tão básico que é nele que a siderurgia ganha sua grande expressão. A indústria automobilística assume grande importância nesse período. O trabalhador típico desse período é o metalúrgico. O sistema de técnica e de trabalho desse período é o fordista, termo que se refere ao empresário Henry Ford, criador da linha de montagem na sua indústria automobilística em Detroit, Estados Unidos, sistema que se tornou o paradigma de regulação técnica e do trabalho conhecido em todo o mundo industrial. A forma mais característica de automação é a linha de montagem, criada por Ford em 1920, com a qual introduz na indústria a produção padronizada, em série e de massa. A tecnologia característica desse período é baseada no aço, na metalurgia, na eletricidade, na eletromecânica, no petróleo, no motor a explosão e na petroquímica. A eletricidade e o petróleo são as principais formas de energia (TEIXEIRA, 2004).

A 2ª Revolução Industrial ficou conhecida como a “era do aço e da eletricidade”. Entre as tecnologias disruptivas surgidas nessa época, estão o processo de Bessemer de transformação do ferro em aço, que permitiu a produção do aço em larga escala, o dínamo, que permitiu a substituição do vapor pela eletricidade e o motor de combustão interna, que permitiu a utilização do petróleo em larga escala, criando condições para a invenção do automóvel e do avião. (ALCOFORADO, 2016). O taylorismo surgiu no começo do Século XX como tecnologia disruptiva de gestão, criada por Frederick W. Taylor e era uma nova forma de gestão empresarial. Seu objetivo era tornar o trabalhador mais produtivo. A intenção de Taylor era fazer do trabalhador uma parte da empresa, incorporá-lo à maquina. Seus princípios básicos eram a divisão do trabalho, a padronização das tarefas, a separação entre planejamento e execução, a criação de um trabalhador facilmente treinável e substituível. O trabalhador passa a ser comandado pela máquina. É o taylorismo na base do fordismo que separa o trabalho intelectual do trabalho manual. Taylor elabora um sistema que denomina organização científica do trabalho que se caracteriza por contemplar um trabalho especializado, fragmentado, intenso, rotineiro e hierarquizado.

A 4ª Revolução Agrícola recebeu o nome de Revolução Verde tendo ocorrido nas décadas de 1960 e 1970 do século XX. A expressão Revolução Verde diz respeito à invenção e disseminação de novas sementes e práticas agrícolas que se constituiram em tecnologias disruptivas ao permitirem um vertiginoso aumento na produção agrícola nos Estados Unidos e na Europa e, nas décadas seguintes, em outros países. A Revolução Verde  é um amplo programa idealizado para aumentar a produção agrícola no mundo por meio de melhorias genéticas em sementes, uso intensivo de insumos industriais, mecanização e redução do custo de manejo (VASCONCELOS, 2007). A Revolução Verde foi um amplo programa idealizado para aumentar a produção agrícola no mundo por meio do uso intensivo de insumos industriais, mecanização e redução do custo de manejo. O modelo se baseia na intensiva utilização de sementes geneticamente alteradas (particularmente sementes híbridas), insumos industriais, fertilizantes e defensivos agrícolas com o uso de agrotóxicos, mecanização, produção em massa de produtos homogêneos e diminuição do custo de manejo. Também é creditado, à Revolução Verde, o uso extensivo de tecnologias disruptivas no plantio, na irrigação e na colheita, assim como no gerenciamento de produção. Esse ciclo de inovações se iniciou com os avanços tecnológicos obtidos após a 2ª Guerra Mundial.

Na expansão da agricultura com base na Revolução Verde, há na atualidade uma grande utilização dos Sistemas de Informação Geográfica (SIG), que os especialistas têm chamado de “agricultura de precisão”. Nesse contexto é que o debate entre biotecnologia, transgênicos e agricultura orgânica ganha força. A biotecnologia, há tempos, é uma tecnologia disruptiva sendo uma realidade em todas as partes do planeta, pois consiste em desenvolver técnicas e tecnologias de melhoramento genético de organismos vegetais (até mesmo animais) para sua melhor adaptação a um tipo de clima, solo, relevo e etc., como também pretende desenvolver o melhoramento no manejo do solo, a fim de garantir uma melhor produtividade da lavoura. A biotecnologia começou a produzir sementes modificadas em laboratório, os chamados transgênicos.

A 3ª Revolução Industrial tem início na década de 1970 do século XX, tendo por base a alta tecnologia, a tecnologia de ponta (RIFKIN, 2012). As atividades tornam-se mais criativas, exigem elevada qualificação da mão de obra e têm horário flexível. É uma revolução técnico-científica inspirada no sistema Toyota de produção cujas características foram desenvolvidas pelos engenheiros da Toyota, indústria automobilística japonesa, cujo método consistiu em abolir a função de trabalhadores profissionais especializados para torná-los trabalhadores multifuncionais. Principal modelo da reestruturação produtiva, principal motor da reestruturação produtiva contemporânea, o toyotismo começou a ser implantado definitivamente como tecnologia disruptiva em 1962 e tem como principal característica e objetivo a produção somente do necessário e no menor tempo. É o just-in-time (SHIGEO, 1996). Ao contrário do fordismo, onde a produção determina a demanda, no toyotismo, a demanda determina a produção, isto é, só se produz o que é pedido, por isso se produz mais rápido e melhor (SILVEIRA JR., 1993).

Com a 3ª Revolução Industrial, a organização do trabalho sofre uma profunda reestruturação. Dela resulta um sistema de trabalho polivalente, flexível, integrado em equipe, menos hierárquico. Computadorizada, a programação do conjunto é passada a cada setor da fábrica para discussão e adaptação em equipe com o uso do CCQ- Círculos de Controle de Qualidade que se converte em um sistema de rodízio de tarefa que estabelece a possibilidade de uma ação criativa dos trabalhadores no setor. Elimina-se pela reengenharia grande parte da rede de chefias. Toda essa flexibilização técnica e do trabalho toma-se mais adaptável ao sistema econômico, sobretudo a relação entre produção e consumo, por meio do Just-in-Time que surgiu da necessidade de se atender a um público que pedia produtos diferenciados em pequenas quantidades, fazendo assim com que as empresas competissem entre si para ver quem era melhor e mais rápido. Com o toyotismo veio o fim da produção em massa fordista.

No toyotismo, quase não há desperdício, pois só se produz o necessário; a produção é mais rápida e com mais qualidade e há a necessidade de menos homens, pois quase todo o maquinário é automático, robotizado. A tecnologia disruptiva característica desse período técnico, que tem início no Japão, é a microeletrônica, a informática, a máquina CNC (Controle Numérico Computadorizado), o robô, o sistema integrado à telemática (telecomunicações informatizadas), a biotecnologia. Sua base mistura Física, Química, Engenharia Genética e Biologia Molecular. O computador é a máquina da 3ª Revolução Industrial. É uma máquina flexível, composta por duas partes: o hardware (a máquina propriamente dita) e o software (o programa). O circuito e o programa integram-se sob o comando do chip, o que faz do computador, ao contrário da máquina comum, uma máquina reprogramável e mesmo autoprogramável.

A 4ª Revolução Industrial em curso cujo nome mais apropriado deveria ser Revolução informacional ou Pós-industrial porque ela não está ocorrendo apenas no setor industrial, mas em toda a sociedade. A Revolução informacional ou Pós-industrial tem como base algumas tecnologias disruptivas comuns do nosso dia a dia, que estão sendo potencializadas para a aplicação na manufatura e na sociedade em geral, que possibilitam o surgimento de sistemas produtivos inteligentes. Um sistema produtivo inteligente é aquele que consegue alcançar cada vez mais eficiência, de forma autônoma e customizável, para conseguir prever falhas, agendar manutenções, se adaptar ao que não foi planejado de maneira ágil e versátil, consultando dados históricos, digitalizando processos em um ambiente onde sistemas, máquinas e ativos estão interligados e seguros. As principais tecnologias disruptivas em uso são Internet das Coisas (IoT); Impressão 3D; Manufatura híbrida; Sistemas de simulação; Computação em nuvem; Sensores e atuadores; Big data; Sistemas de conexão entre máquinas; Infraestrutura de comunicação; Inteligência artificial; e, Robótica avançada.

Agora, temos a indústria conectada e os sistemas produtivos inteligentes com tudo conectado à internet (IoT), o que foi facilitado pelo uso do Wireless (que possibilita a ampla utilização das redes sem fio), pela Virtualização (diversos computadores interligados a partir de softwares), pelo uso de Cloud (todas as informações compartilhadas e disponibilizadas pela nuvem), pela assertividade do Big Data (milhares de dados reunidos de forma inteligível para facilitar a tomada de decisões) e pela possibilidade de coletar informações e gerar mais dados importante, com o rastreamento dos materiais. Hoje, temos a indústria conectada e os sistemas produtivos inteligentes com linhas de produção totalmente automatizadas com máquinas inteligentes com o uso de tecnologias disruptivas, sem a presença humana, totalmente conectada e agindo de forma autônoma.  A 4ª Revolução Industrial ou Revolução Informacional ou Pós-industrial se caracteriza, portanto, pela aplicação da inteligência artificial a seus sistemas produtivos e de gestão. Sistemas que simulam a inteligência humana, com sua capacidade de raciocínio, resolução de problemas e tomadas de decisões – com a denominada inteligência artificial (IA). A inteligência artificial é um conjunto de tecnologias que atuam com a manipulação de dados e impacta todos os setores da sociedade.

Pelo exposto, pode-se concluir que as tecnologias disruptivas presentes na 1ª, 2ª, 3ª e 4ª Revolução Agrícola e na 1ª, 2ª e 3ª Revolução Industrial ampliaram a capacidade física e a precisão das atividades humanas e, com a 4ª Revolução Industrial ou Revolução Informacional ou Pós-industrial, amplificaram a mente humana. Essa última revolução, exatamente por basear-se nas tecnologias da inteligência, amplia exponencialmente as diferenças na capacidade de tratar informações e transformá-las em conhecimento. Os exemplos do desenvolvimento das tecnologias disruptivas ao longo da história confirmam a tese de Joseph Schumpeter apresentada em seu livro The theory of economic development (Newbrunswich/London-VK:Transation Publishers, 2000)  de que o processo de desenvolvimento é identificado com a criação de inovações. Para Schumpeter, desenvolvimento consiste em utilizar recursos de uma maneira diferente, em fazer coisas novas com eles. Para Schumpeter, o crescimento não é desenvolvimento e sim acumulação de fatores de produção (terra, capital, trabalho). Por outro lado, inovação diz respeito a novas ferramentas, novas formas de organização da atividade produtiva que vão permitir a otimização dos esforços humanos e proporcionar o aumento da produtividade e a acumulação do capital nos setores agrícola, industrial e de serviços.

A palavra inovação foi introduzida pelo economista austríaco Joseph Schumpeter na sua obra Business Cycles publicada em 1939. Segundo Schumpeter, a economia sai de um estado de equilibrio e entra em um processo de expansão com o surgimento de alguma inovação que, do ponto de vista econômico,  altere consideravelmente as condições anteriores de equilíbrio. Isto aconteceu em todas as revoluções econômicas, agrícolas e industiais, ao longo da história. Em outra de suas obras Capitalismo, Socialismo e Democracia publicado em 1942, Schumpeter descreve o processo de inovação como destruição criativa. Como exemplos de inovações que alteram o estado de equilíbrio no ambiente econômico temos a introdução de um novo produto ou serviço no mercado, a descoberta de um novo método de produção ou de comercialização de mercadorias, a conquista de novas fontes de matérias-primas, e, por fim, a alteração da estrutura econômica vigente.

Na era contemporânea, as estratégias de qualquer país para promover seu progresso científico e tecnológico consistem basicamente no seguinte: 1) Estimular a pesquisa científica e tecnológica – Em países capitalistas centrais a base de qualquer estratégia para o desenvolvimento tecnológico é a elevação dos investimentos das empresas em pesquisa e inovação tecnológica, mas em países capitalistas periféricos, compete ao governo realizar a pesquisa formando uma aliança virtuosa entre a comunidade acadêmica, o setor empresarial e o governo, além de incentivá-la no setor privado; 2) Aumentar os gastos com educação – Nenhum país produz tecnologia de ponta com uma população iletrada. Trabalhadores analfabetos ou que não entendam o que leem nunca conseguirão fabricar microprocessadores. Por isso, é preciso investir maciçamente em todos os níveis de ensino; 3) Investir em áreas prioritárias – Elevar os gastos com C&T em áreas prioritárias para o desenvolvimento do país é outra medida essencial; 4) Valorizar programas de bolsas de pós-graduação – A formação de mestres e doutores é outro ponto fundamental para a geração de conhecimento. Os programas de concessão de bolsas pelo governo têm uma função estratégica. É importante, também, estimular as empresas a terem programas de incentivo à pós-graduação, financiando a especialização de seus funcionários; e, 5) Estimular o registro de patentes – O número de patentes de um país é um dos indicadores da sua capacidade inovadora.

REFERÊNCIAS

 

ALCOFORADO, Fernando. As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo. Curitiba: Editora CRV, 2016.

BRONOWSKY, Jacob. A escalada do homem. São Paulo: Martins Fontes, 1991.

CASTELLS, Manuel. A Sociedade em Rede. São Paulo: Paz e Terra, 1999.

KAGERMANN, H., WAHLSTER, W. and HELBIG, J. Recommendations for implementing the strategic initiative Industrie 4.0: Final report of the Industrie 4.0 Working Group. Federal Ministry of Education and Research,2013.

MAZOYER, Marcel & ROUDART, Laurence. História das agriculturas no mundo. Do neolítico à crise contemporânea. São Paulo: Editora UNESP, 2008.

RIFKIN, Jeremy. A Terceira Revolução Industrial. M. Books, 2012.

SCHUMPETER, Joseph. The theory of economic development. Newbrunswich/London-VK:Transation Publishers, 2000.

SILVEIRA JR., Luiz Carlos. A nova revolução industrial. Sagra-Luzzatto, 1993.

SLIDESHARE.NET. A Revolução Agrícola e o arranque da Revolução Industrial. Disponível no website <http://pt.slideshare.net/cristinabarcoso/a-revoluo-agrcola-e-o-arranque-da-revoluo-meu>, 2014.

TEIXEIRA, Francisco. Revolução Industrial. São Paulo: Atica Editora, 2004.

VASCONCELOS, Yuri. O que é revolução verde? Revista Vida Simples. Disponível no website <http://planetasustentavel.abril.com.br/noticia/atitude/conteudo_244070.shtml>, 2007.

SHIGEO, Shingo. O sistema Toyota de produção. Bookman Companhia ED, 1996.

SOUSA, Rainer Gonçalves. Revolução Neolítica. Brasil Escola. Disponível no website <http://mundoeducacao.bol.uol.com.br/historiageral/revolucao-neolitica.htm>, 2016.

 

* Fernando Alcoforado, 79, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

TECHNOLOGIES DISRUPTIVES ET LEURS IMPACTS ALONG L’HISTOIRE

Fernando Alcoforado*

Cet article a pour objectif de présenter les impacts des technologies disruptives tout au long de l’histoire humaine, de la 1re révolution agricole à la 4e révolution industrielle ou la révolution informationnelle ou post-industrielle contemporaine. Le terme «disruption» désigne un acte consistant à interrompre ou à interrompre un processus existant. Un processus est appelé disruptive lorsqu’il interrompt, suspend ou s’écarte du fonctionnement normal ou normal. Lorsque ce terme est introduit dans le contexte technologique et commercial, la disruption est traitée comme un nouveau modèle commercial qui propose quelque chose de différent et innovant, en rupture avec les normes en vigueur. Fondamentalement, quand une nouvelle technologie émerge et fournit l’émergence de services ou de produits innovants sur le marché, entraînant des effets changeants et perturbateurs sur les normes et modèles établis, elle est considérée comme disruptive.

La technologie disruptive s’appuie sur le concept de «destruction créatrice» inventé par l’économiste autrichien Joseph Schumpeter en 1939 pour expliquer les cycles économiques. Selon Schumpeter, le capitalisme fonctionne par cycles et chaque nouvelle révolution (industrielle ou technologique) détruit la précédente et domine son marché. Le terme technologie disruptive est une traduction littérale du concept anglais «disrupt» qui signifie «interrompre», «détruire» ou «effondrement» ou celui qui interrompt le cours normal qui crée une discontinuité. Cependant, toutes les innovations ne sont pas disruptives, même si elles sont révolutionnaires. Les inventions disruptives sont une minorité par rapport aux autres types d’innovations du marché. Ils ne peuvent pas être confondus avec l’amélioration des technologies en termes de développement technologique. La technologie disruptive peut être comparée à un changement de paradigme.

La première révolution agricole a eu lieu il y a 6 000 ans avant notre ère. Pour la 1ère révolution agricole arriver était d’une importance fondamentale la découverte, par exemple, de semences, qui a conduit au développement de techniques de production et à la spécialisation du travail dans l’agriculture. Voyant comment les graines avaient germé dans le sol, les producteurs de cette époque ont commencé à sélectionner des graines parmi les meilleurs aliments, en les plantant une à une dans un sol moelleux et humide et en obtenant les premières cultures. L’utilisation de semences dans la production agricole constituait une technologie disruptive qui changeait le paradigme de la production de l’époque.

La deuxième révolution agricole a eu lieu au Bas Moyen Âge, ce qui correspond à la période comprise entre le XIIe et le milieu du XVe siècle. Au cours de cette période, diverses techniques et technologies telles que le fer à cheval, la rotation des cultures, charrue, etc. Avec l’amélioration des techniques agricoles, des excédents de production agricole ont émergé, stimulant le commerce, les villes et la bourgeoisie, ébranlant les piliers de la féodalité. Cet excédent de production agricole a transformé ce qui était produit en “monnaie”, le troc. Au Bas Moyen Âge, une nouvelle classe sociale a émergé: la bourgeoisie. Dédié au commerce, le bourgeois a enrichi et dynamisé l’économie à la fin du Moyen Âge. Les villes signifient maintenant plus d’opportunités (MAZOYER et ROUDART, 2008).

L’évolution de la productivité agricole au Bas Moyen Âge a été très lente. S’appuyant uniquement sur l’amélioration de la charrue en bois et de certains ustensiles en pierre, des siècles ont passé pour que les travaux effectués par l’homme pourrait être remplacé par la force animale, libérant l’homme d’un travail aussi dur. Avec l’apparition et la réduction du prix du fer, la charrue a été améliorée. La charrue est un instrument utilisé pour labourer les champs, en retournant le sol afin de le décompresser et ainsi permettre un meilleur développement des racines des plantes. La charrue en fer a fait l’objet de nombreuses réalisations techniques et de nouvelles méthodes de fixation de la charrue sur les animaux ont été mises au point pour leur permettre d’être utilisées à pleine charge et de remplacer le bœuf par le cheval comme animal de trait. On peut dire que la charrue était l’une des grandes inventions de l’humanité, constituant une technologie disruptive pour permettre la production de quantités croissantes de nourriture et la fixation des populations stables.

La révolution commerciale a commencé au 11ème siècle. La monnaie entre en jeu, assumant la position d’élément fondamental de l’économie. C’est la fin des relations de subsistance et le début des relations de production et d’échange qui se sont produites sur les marchés des villes. À la fin du Moyen Âge, les innovations technologiques ont commencé à apparaître en Europe. Les techniques de production agricole étaient une innovation acquise à la fin du Moyen Âge, mais elles se sont étendues à la nouvelle période de l’histoire humaine. Parallèlement, de nouvelles techniques comptables adaptées aux nouvelles formes de commerce, l’intensification des activités minières, les nouveaux appareils de navigation et l’amélioration de la cartographie et de ses instruments, devenus des technologies disruptives. Parallèlement, les grandes navigations se développaient, ce qui permettait une plus grande circulation des marchandises et des épices.

La révolution commerciale du Moyen Âge a été une période de grande expansion économique en Europe qui a duré du XIIe au XVIIIe siècle et a entraîné de profondes transformations de l’économie européenne. La monnaie est devenue un facteur primordial de la richesse parce que les transactions commerciales ont été monétisées. La production et les échanges n’étaient plus des moyens de subsistance, mais commençaient à desservir les marchés des villes. La révolution commerciale est le fruit des temps nouveaux vécus en Europe du fait de la transition de la période médiévale à la période moderne, de l’expansion à l’étranger et du mercantilisme, qui comprend une série de mesures économiques et politiques, avec lesquelles les rois cherchaient à accroître l’absolutisme. et promouvoir la prospérité de l’état. La navigation et le commerce offshore ont pris de l’ampleur avec la construction de nouveaux types de navires et l’amélioration de la cartographie et d’instruments tels que le compas, toutes des technologies disruptives, car elles ont favorisé de profondes transformations de l’économie européenne. Le monde commençait à s’intégrer économiquement.

La 3ème révolution agricole s’est déroulée en Angleterre parallèlement à la 1re révolution industrielle avec les innovations agricoles, un processus qui a débuté entre la fin du 17e et la fin du 18e siècle en Angleterre et aux Pays-Bas (Provinces-Unies), pays à intense activité commerciale. Les grands propriétaires agricoles anglais ont augmenté la taille de leurs terres en annexant les terres vacantes, en achetant des terres à bas prix à de petits propriétaires et récurrent par le morcellement et clôtures des terrains (enclosures) constituant de nouvelles technologies disruptives ont permis  d’accroître la élevage de bétail. Ils ont mené des expériences agricoles sur la productivité des sols et l’amélioration des races animales. L’agriculture axée sur le marché a permis aux propriétaires terriens d’accroître leur production, de réaliser des bénéfices et d’investir dans de nouvelles machines et techniques (MAZOYER & ROUDART, 2008).

Le clôtures des terrains (enclosures) et l’élevage du bétail ont entraîné une diminution des besoins en main-d’œuvre. De nombreux paysans sans terre et main-d’œuvre agricole ont finalement migré vers la ville. Les innovations qui ont été des technologies disruptives en agriculture ont consisté à améliorer les instruments et l’utilisation des premières machines agricoles, à appliquer le système de rotation quadriennale des cultures en fertilisant les terres avec du fumier d’animaux, à sélectionner les semences et les animaux pour reproduction, de nouvelles cultures plus productives, telles que la pomme de terre et le maïs, ont permis d’accroître la surface cultivable avec des sols sableux améliorés, avec l’ajout d’argile et le drainage des marais. Les nouvelles techniques agricoles et les investissements accrus dans les machines agricoles ont entraîné une augmentation de la production agricole axée sur le marché, générant des profits plus élevés dans l’agriculture investie au début du processus d’industrialisation. Les bénéfices tirés de l’agriculture et du commerce colonial ont été consacrés au développement de l’activité industrielle et du commerce, contribuant à la croissance du nombre de banques prêteuses. La 3ème révolution agricole en Angleterre a été un facteur important dans le déclenchement de la 1re révolution industrielle (SLIDESHARE.NET, 2014).

La première révolution industrielle a eu lieu à la fin du dix-huitième siècle en Angleterre. Au cours de son évolution, les usines se sont multipliées avec l’utilisation de nouvelles technologies disruptives, telles que la machine à vapeur de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, dont le développement a été remarquable, notamment dans les secteurs de l’automobile, du textile et de la métallurgie (BRONOWSKY, 1991). Au cours de cette période, la science est entrée dans un processus constant d’évolution qui a déclenché une série de nouvelles technologies qui ont rapidement transformé la vie humaine, en particulier dans la manière de produire des biens (TEIXEIRA, 2004). Commencée en Angleterre en 1780, également appelée «l’âge du charbon et du fer», La 1ère révolution industrielle a été nommée ainsi parce qu’elle était responsable de transformations économiques et sociales profondes et radicales. Bien que cela ait entraîné des changements non seulement dans l’industrie, mais aussi dans l’agriculture, l’élevage, le commerce, etc., les changements les plus profonds ont été dans les moyens de production. La pratique mécanique a été introduite, avec des machines à vapeur et à charbon, un travail salarié et la société est passée des zones rurales aux zones urbaines est passé de rural à urbain.

La première révolution industrielle a été caractérisée par deux inventions importantes qui proposait un changement radical dans le secteur de la production et des transports. La science a découvert l’utilité du charbon en tant que source d’énergie et a depuis lors développé simultanément la machine à vapeur et la locomotive. Il s’agissait de technologies perturbatrices qui déterminaient la dynamisation du transport des matières premières, du transport des personnes et de la distribution des marchandises, offrant ainsi un nouveau panorama des moyens de déplacement et de production. Le système de transport caractéristique est le chemin de fer, en plus de la navigation maritime, également alimenté par l’énergie de la vapeur de charbon. L’une des premières branches industrielles à tirer parti de la nouvelle technologie de la machine à vapeur a été la production de textiles avec l’utilisation d’un métier à tisser mécanique qui, avant la première révolution industrielle, était développée à la main. À côté de cela, l’industrie sidérurgique apparaît, compte tenu de l’importance que l’acier a dans l’installation d’une période technique soutenue par la mécanisation du travail.

La principale caractéristique de la 1re révolution industrielle était le remplacement de l’artisanat par le travail salarié et l’utilisation de machines. L’utilisation de machines dans les industries, puissantes et agiles basée dans la puissance du charbon, fournissait une productivité extrêmement élevée et croissante, faisant de l’industrie une alternative de travail exceptionnelle. A ce moment, des milliers de personnes ont quitté la campagne vers les villes. L’exode rural rapide a provoqué une croissance significative des centres urbains dans la plupart des pays européens en pleine révolution industrielle. Certaines villes d’Europe ont multiplié par trois leur population d’ici un demi-siècle (ALCOFORADO, 2016).

La deuxième révolution industrielle a eu lieu de 1860 à 1900. L’utilisation de l’acier, l’utilisation d’électricité et de carburants à base de pétrole, l’invention du moteur à explosion et le développement de produits chimiques ont été les principales technologies de rupture de cette période (SOUSA , 2016). La 2ème révolution industrielle a ses bases dans les branches métallurgique et chimique. À cette époque, l’acier devient un matériau de base si important que l’industrie sidérurgique tire sa grande expression. L’industrie automobile revêt une grande importance durant cette période. Le travailleur typique de cette période est le métallurgiste. Le système technique et de travail de cette période est fordiste, terme qui désigne l’homme d’affaires Henry Ford, créateur de la chaîne de montage de son industrie automobile à Detroit (États-Unis), système qui est devenu le paradigme de la réglementation technique et du travail connu dans le monde industriel. L’automate le plus caractéristique est la chaîne de montage, créée par Ford en 1920, qui introduit la production de masse et de masse normalisée dans l’industrie. La forme la plus caractéristique de l’automation est la chaîne de montage, créée par Ford en 1920, avec laquelle elle introduit la production normalisée dans l’industrie, en série et en masse. La technologie caractéristique de cette période est basée sur l’acier, la métallurgie, l’électricité, l’électromécanique, le pétrole, le moteur de soufflage et la pétrochimie. L’électricité et le pétrole sont les principales formes d’énergie (TEIXEIRA, 2004).

La deuxième révolution industrielle est devenue «l’âge de l’acier et de l’électricité». Parmi les technologies disruptives apparues à cette époque, citons le procédé Bessemer de transformation du fer en acier,  qui a permis la production d’acier à grande échelle, la dynamo qui permettait de remplacer la vapeur par de l’électricité, et le moteur à combustion interne qui a permis l’utilisation de l’huile à grande échelle, créant les conditions de l’invention de l’automobile et de l’avion (ALCOFORADO, 2016). Le taylorisme est apparu au début du XXe siècle en tant que technologie de gestion disruptive créée par Frederick W. Taylor et constituait une nouvelle forme de gestion d’entreprise. Leur objectif était de rendre le travailleur plus productif. L’intention de Taylor était d’intégrer le travailleur dans l’entreprise et de l’intégrer à la machine. Ses principes de base étaient la division du travail, la standardisation des tâches, la séparation de la planification et de l’exécution, la création d’un travailleur facile à former et à remplacer. Le travailleur est maintenant contrôlé par la machine. C’est le taylorisme sur la base du fordisme qui sépare le travail intellectuel du travail manuel. Taylor élabore un système qui désigne l’organisation scientifique du travail qui se caractérise par un travail spécialisé, fragmenté, intense, routinier et hiérarchique.

La 4ème révolution agricole a reçu le nom de révolution verte ayant eu lieu dans les années 1960 et 1970 du vingtième siècle. Le terme «révolution verte» fait référence à l’invention et à la diffusion de nouvelles semences et pratiques agricoles devenues des technologies disruptives permettant une augmentation spectaculaire de la production agricole aux États-Unis et en Europe et, au cours des décennies suivantes, dans d’autres pays. La révolution verte est un vaste programme conçu pour accroître la production agricole dans le monde grâce à des améliorations génétiques des semences, à l’utilisation intensive d’intrants industriels, à la mécanisation et à la réduction des coûts de gestion (VASCONCELOS, 2007). La Révolution verte était un vaste programme visant à accroître la production agricole dans le monde grâce à l’utilisation intensive d’intrants industriels, à la mécanisation et à la réduction des coûts de gestion. Le modèle repose sur l’utilisation intensive de semences génétiquement modifiées (notamment hybrides), d’intrants industriels, d’engrais et de pesticides, de mécanisation, de production en série de produits homogènes et de coûts de gestion réduits. On attribue également à la Révolution verte l’utilisation intensive de technologies disruptives dans la plantation, l’irrigation et la récolte ainsi que dans la gestion de la production. Ce cycle d’innovations a commencé avec les progrès technologiques réalisés après la Seconde Guerre mondiale.

Dans l’expansion de l’agriculture fondée sur la Révolution verte, les systèmes d’information géographique (SIG), que les experts ont appelés «agriculture de précision», sont largement utilisés. Dans ce contexte, le débat entre biotechnologies, OGM et agriculture biologique gagne du terrain. La biotechnologie est depuis longtemps une technologie disruptivee et une réalité sur toute la planète, car elle implique le développement de techniques et de technologies permettant l’amélioration génétique des organismes végétaux (même des animaux) afin de s’adapter au mieux à un type de climat, de sol, etc., ainsi que pour améliorer la gestion des sols afin d’améliorer la productivité des cultures. La biotechnologie a commencé à produire des semences modifiées en laboratoire, appelées transgéniques.

La 3ème révolution industrielle commence dans les années 1970 du XXe siècle et repose sur une technologie de pointe (RIFKIN, Jeremy. La troisième révolution industrielle. M. Books, 2012). Les activités deviennent plus créatives, nécessitent une main-d’œuvre hautement qualifiée et des horaires flexibles. Il s’agit d’une révolution technico-scientifique inspirée du système de production Toyota dont les caractéristiques ont été développées par les ingénieurs de Toyota, l’industrie automobile japonaise, dont la méthode consistait à abolir la fonction des travailleurs spécialisé pour en faire des travailleurs multifonctionnels. Modèle principal de la restructuration productive, principal moteur de la restructuration productive contemporaine, le toyotisme a commencé à être définitivement mis en œuvre en tant que technologie disruptive en 1962 et son objectif principal est de ne produire que le nécessaire et le plus rapidement possible. C’est “just-in-time”, c’est-à-dire juste à temps (SHIGEO, 1996). Contrairement au fordisme, où la production détermine la demande, dans le toyotisme, la demande détermine la production, c’est-à-dire que seulement produit ce qui est demandé, donc il produit plus vite et mieux (SILVEIRA JR., 1993).

Avec la 3ème révolution industrielle, l’organisation du travail subit une profonde restructuration. Le résultat est un système de travail polyvalent, flexible, basé sur une équipe et moins hiérarchisée. Informatisé, le calendrier défini est transmis à chaque secteur de l’usine pour discussion et adaptation en équipe à l’aide des cercles de contrôle de la qualité (CCQ), qui deviennent un système de rotation des tâches qui permet aux travailleurs de prendre des mesures créatives dans le secteur. Une partie du réseau de gestion est éliminée par la réingénierie. Toute cette flexibilité technique et professionnelle devient de plus en plus adaptable au système économique, en particulier au rapport entre production et consommation, par le biais du Just-in-Time, né de la nécessité de servir un public qui exigeait des produits différenciés en petites quantités, rendant ainsi les entreprises en concurrence les unes avec les autres pour savoir qui était meilleur et plus rapide. Le toyotisme marque la fin de la production de masse fordiste.

En toyotisme, il n’ya presque pas de gaspillage, car seul le nécessaire est produit; La production est plus rapide et de meilleure qualité et nécessite moins d’hommes, car presque toutes les machines sont automatiques, robotisées. La technologie disruptive caractéristique de cette période technique, qui commence au Japon, est la microélectronique, l’informatique, la machine à commande numérique par ordinateur (CNC), le robot, le système de télématique intégrée (télécommunications informatisées), la biotechnologie. Sa base mélange physique, chimie, génie génétique et biologie moléculaire. L’ordinateur est la machine de la 3ème révolution industrielle. C’est une machine flexible, composée de deux parties: le hardware (la machine elle-même) et le logiciel (le programme). Le circuit et le programme s’intègrent sous la commande de la puce, ce qui fait de l’ordinateur, contrairement à la machine ordinaire, une machine reprogrammable et même auto-programmable.

L’actuelle 4ème révolution industrielle, dont le nom le plus approprié devrait être «révolution informationnelle ou postindustrielle» parce que elle ne se situe pas uniquement dans le secteur industriel, mais dans l’ensemble de la société. La révolution informationnelle ou postindustrielle est basée sur certaines technologies disruptives courantes de notre quotidien, qui sont exploitées pour être appliquées dans le secteur manufacturier et dans la société en général, qui permettent l’émergence de systèmes de production intelligents. Un système de production intelligent permet d’accroître l’efficacité, de manière autonome et personnalisable, de prévoir les défaillances, de planifier la maintenance, de s’adapter à ce qui n’était pas planifié rapidement et de manière polyvalente, la consultation des données historiques, avec numérisation des processus dans un environnement où les systèmes, les machines et les actifs sont interconnectés et sécurisés. Les principales technologies de rupture utilisées sont l’Internet des objets (IoT); Impression 3D; Fabrication hybride; Systèmes de simulation; Informatique en nuage; Capteurs et actionneurs; Big data; Systèmes de connexion de machine; Infrastructure de communication; Intelligence artificielle; et robotique avancée.

Nous disposons maintenant de systèmes de production intelligents et connectés à l’industrie, avec tout ce qui est connecté à Internet (IoT), facilité par l’utilisation du sans fil (qui permet l’utilisation généralisée de réseaux sans fil), par la virtualisation (plusieurs ordinateurs reliés entre eux par un logiciel), l’utilisation du cloud (toutes les informations partagées et mises à disposition via le cloud), l’assurance du Big Data (des milliers de données collectées de manière intelligible pour faciliter la prise de décision) et la capacité de collecter des informations et de générer des données plus importantes, avec le suivi des matériaux. Nous disposons aujourd’hui de systèmes de production intelligents et connectés au secteur, dotés de lignes de production entièrement automatisées et de machines intelligentes utilisant des technologies de rupture, sans présence humaine, totalement connectés et fonctionnant de manière autonome. La 4e révolution industrielle ou révolution informationnelle ou postindustrielle est donc caractérisée par l’application de l’intelligence artificielle à ses systèmes de production et de gestion. Systèmes qui simulent l’intelligence humaine avec ses capacités de raisonnement, de résolution de problèmes et de prise de décision – appelées intelligence artificielle (IA). L’intelligence artificielle est un ensemble de technologies fonctionnant avec la manipulation de données et impactant tous les secteurs de la société.

D’après ce qui précède, on peut conclure que les technologies perturbatrices présentes dans les 1re, 2e, 3e et 4e révolutions agricoles et dans les 1re, 2e et 3e révolutions industrielles ont accru la capacité physique et la précision des activités humaines et, avec la 4e révolution industrielle ou révolution informationnelle ou postindustrielle, ils ont amplifié l’esprit humain. Cette dernière révolution, précisément parce qu’elle repose sur des technologies de l’intelligence, élargit de manière exponentielle les différences en matière de capacité de traitement de l’information et de transformation en connaissance. Les exemples de développement de technologies perturbatrices au cours de l’histoire confirment la thèse de Joseph Schumpeter présentée dans son livre The theory of economic development (Newbrunswich/London-VK:Transation Publishers, 2000), selon laquelle le processus de développement s’identifie avec la création de innovations. Pour Schumpeter, le développement consiste à utiliser les ressources différemment, à faire de nouvelles choses avec elles. Pour Schumpeter, la croissance n’est pas le développement, mais l’accumulation de facteurs de production (terre, capital, travail). Par ailleurs, l’innovation concerne de nouveaux outils, de nouvelles formes d’organisation de l’activité productive qui permettront d’optimiser les efforts humains, d’accroître la productivité et d’accumuler du capital dans les secteurs agricole, industriel et des services.

Le mot innovation a été introduit par l’économiste autrichien Joseph Schumpeter dans son livre Business Cycles, publié en 1939. Selon Schumpeter, l’économie sort d’un état d’équilibre et entre dans un processus d’expansion avec l’émergence d’une innovation qui, d’un point de vue économique, modifie considérablement les conditions d’équilibre précédentes. Cela s’est produit lors de toutes les révolutions économiques, agricoles et industrielles, au cours de l’histoire. Dans une autre de ses œuvres intitulée Capitalism, Socialism and Democracy, publiée en 1942, Schumpeter décrit le processus d’innovation comme une destruction créatrice. Parmi les exemples d’innovations qui modifient l’équilibre de l’environnement économique figurent l’introduction d’un nouveau produit ou service sur le marché, la découverte d’une nouvelle méthode de production ou de commercialisation des biens, la conquête de nouvelles sources de matières premières et Enfin, la modification de la structure économique actuelle.

À l’époque contemporaine, les stratégies d’un pays pour faire progresser son progrès scientifique et technologique consistent essentiellement à: 1) Stimuler la recherche scientifique et technologique – Dans les pays capitalistes centraux, toute stratégie de développement technologique consiste à accroître les investissements des entreprises dans la recherche et l’innovation technologique, mais dans les pays capitalistes périphériques, il appartient au gouvernement de faire de la recherche en formant une alliance vertueuse entre le monde universitaire, le monde des affaires et le gouvernement, et de l’encourager dans le secteur privé; 2) Augmentation des dépenses d’éducation – Aucun pays ne produit de technologie de pointe avec une population analphabète. Les travailleurs illettrés ou ne comprenant pas ce qu’ils lisent ne pourront jamais fabriquer de microprocesseurs. C’est pourquoi il est nécessaire d’investir massivement à tous les niveaux de l’éducation; 3) Investir dans les domaines prioritaires – L’augmentation des dépenses en ST dans les domaines prioritaires pour le développement du pays est une autre mesure essentielle; 4) Améliorer les programmes de bourses d’études supérieures – La formation des maîtres et des PHDs est un autre point fondamental pour la génération de connaissances. Les programmes de subventions gouvernementales ont une fonction stratégique. Il est également important d’encourager les entreprises à se doter de programmes d’incitation pour étudiants de troisième cycle finançant la spécialisation de leurs employés; et 5) Stimuler l’enregistrement des brevets – Le nombre de brevets dans un pays est l’un des indicateurs de sa capacité d’innovation.

RÉFÉRENCES

ALCOFORADO, Fernando. As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo. Curitiba: Editora CRV, 2016.

BRONOWSKY, Jacob. A escalada do homem. São Paulo: Martins Fontes, 1991.

CASTELLS, Manuel. A Sociedade em Rede. São Paulo: Paz e Terra, 1999.

KAGERMANN, H., WAHLSTER, W. and HELBIG, J. Recommendations for implementing the strategic initiative Industrie 4.0: Final report of the Industrie 4.0 Working Group. Federal Ministry of Education and Research,2013.

MAZOYER, Marcel & ROUDART, Laurence. História das agriculturas no mundo. Do neolítico à crise contemporânea. São Paulo: Editora UNESP, 2008.

RIFKIN, Jeremy. A Terceira Revolução Industrial. M. Books, 2012.

SCHUMPETER, Joseph. The theory of economic development. Newbrunswich/London-VK: Transaction Publishers, 2000.

SILVEIRA JR., Luiz Carlos. A nova revolução industrial. Sagra-Luzzatto, 1993.

SLIDESHARE.NET. A Revolução Agrícola e o arranque da Revolução Industrial. Disponível no website <http://pt.slideshare.net/cristinabarcoso/a-revoluo-agrcola-e-o-arranque-da-revoluo-meu>, 2014.

TEIXEIRA, Francisco. Revolução Industrial. São Paulo: Atica Editora, 2004.

VASCONCELOS, Yuri. O que é revolução verde? Revista Vida Simples. Disponível no website <http://planetasustentavel.abril.com.br/noticia/atitude/conteudo_244070.shtml>, 2007.

SHIGEO, Shingo. O sistema Toyota de produção. Bookman Companhia ED, 1996.

SOUSA, Rainer Gonçalves. Revolução Neolítica. Brasil Escola. Disponível no website <http://mundoeducacao.bol.uol.com.br/historiageral/revolucao-neolitica.htm>, 2016.

 

* Fernando Alcoforado, 79, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

DISRUPTIVE TECHNOLOGIES AND THEIR IMPACTS THROUGHOUT HISTORY

Fernando Alcoforado*

This article aims to present the impacts of disruptive technologies throughout human history from the 1st Agricultural Revolution to the 4th Industrial Revolution or the contemporary Informational or Post-Industrial Revolution. The term “disruption” means an act of breaking or discontinuing an existing process. A process is called disruptive when it interrupts, suspends, or deviates from normal or normal operation. When this term is brought into the technological and corporate context, disruption is treated as a new business model that comes up with something different and innovative, breaking with current standards. Basically, when a new technology emerges and provides the emergence of innovative services or products to the market, causing changing and disruptive effects on established standards and models, it is considered disruptive.

Disruptive technology is based on the concept of “creative destruction” coined by Austrian economist Joseph Schumpeter in 1939 to explain business cycles. According to Schumpeter, capitalism works in cycles, and each new revolution (industrial or technological) destroys the previous one and dominates its market. The term disruptive technology is a literal translation of the English concept «disrupt» which means to “interrupt”, “destroy” or “collapse” or that which interrupts the normal course which creates a discontinuity. Not all innovations, however, are disruptive, even if they are revolutionary. Disruptive inventions are a minority compared to other types of market innovations. They cannot be confused with improving technologies in terms of technological development. Disruptive technology is compared to a paradigm shift.

The 1st Agricultural Revolution took place 6,000 years ago BC. For the 1st Agricultural Revolution to take place, the discovery of seeds, which led to the development of productive techniques and the specialization of agricultural work, was of fundamental importance. Seeing how seeds germinated in the soil, growers at that time began selecting seeds from the best foods, planting one by one in soft, moist soil and getting the first crops. The use of seeds in agricultural production constituted disruptive technology that changed the production paradigm of the time.

The 2nd Agricultural Revolution took place in the Lower Middle Ages, which corresponds to the period between the twelfth and mid-fifteenth centuries. During this period, there was a set of transformations that occurred in agriculture, from new techniques and technologies such as horseshoe, crop rotation, plow, creeper etc. With the improvement of agricultural techniques, surplus agricultural production emerged, boosted trade, the cities and the bourgeoisie, shaking the pillars of feudalism. This surplus of agricultural production turned what was produced into “currency”, barter. In the Lower Middle Ages, a new social class emerged: the bourgeoisie. Dedicated to trade, the bourgeois enriched and boosted the economy in the late Middle Ages. Cities have come to mean greater job opportunities (MAZOYER and ROUDART, 2008).

The evolution of agricultural productivity in the Lower Middle Ages was very slow. Relying only on improving the man-made wooden plow and some stone utensils, centuries passed so that man-made dragging could be replaced by animal force, freeing man from such hard work. With the emergence and cheapening of the iron, the plow was improved. The plow is an instrument used to plow (plowing) the fields, turning the soil in order to decompress it and thus enable a better development of plant roots. There have been several technical achievements with the iron plow and the development of new ways to attach the plow to animals to allow them to be used at full load, and to replace the ox with the horse as a draft animal. It can be said that the plow was one of the great inventions of mankind constituting a disruptive technology for allowing the production of increasing amounts of food and the establishment of stable populations.

The Commercial Revolution began in the 11th century. Currency comes into play, assuming the position of fundamental element of the economy. It is the end of subsistence relations and the beginning of the relations of production and exchange that happened through the markets of cities. By the late Middle Ages, technological innovations began to appear in Europe. Agricultural production techniques were an innovation acquired in the late Middle Ages, but expanded in the new period of human history. Along with them came new accounting techniques suited to the new forms of trade, the intensification of mining, the new navigation devices, and the improvement of cartography and its instruments that became disruptive technologies. At the same time, the great navigations were developing, which allowed greater circulation of goods and so-called spices.

The Commercial Revolution in the Middle Ages was a period of great economic expansion in Europe that lasted from the twelfth to the eighteenth centuries and resulted in profound transformations in the European economy. Currency became a prime factor in wealth because business transactions were monetized. Production and exchange were no longer of subsistence and began to cater to the cities’ markets. The Commercial Revolution was the fruit of the new times lived in Europe because of the transition from the medieval to the modern period, overseas expansion and mercantilism that includes a series of economic and political measures, with which kings sought to increase absolutism and promote the prosperity of the state. Navigation and offshore trade gained momentum with the construction of new types of vessels and the improvement of cartography and instruments such as the compass, all of them disruptive technologies because they promoted profound transformations in the European economy. The world was beginning to integrate economically.

The 3rd Agricultural Revolution took place in England in parallel with the 1st Industrial Revolution with agricultural innovations, which was a process that began between the late 17th and late 18th centuries in England and the Netherlands (United Provinces), countries with an intense commercial activity. The large English agricultural landowners increased the size of their land by annexing vacant land, buying low-priced land from small landowners and resorting to enclosures, which constituted new disruptive technologies and increased the creation of cattle. They conducted agricultural experiments on soil productivity and the improvement of animal breeds. Market-oriented agriculture has enabled landowners to increase production, make profits and invest in new machines and techniques (MAZOYER & ROUDART, 2008).

The enclosure of land and the raising of livestock led to a decrease in labor requirements. Many landless peasants and farm labor eventually migrated to the city. Innovations that have been disruptive technologies in agriculture consisted in the improvement of instruments and use of the first agricultural machines, the application of the quadrennial crop rotation system using fertilization of land with animal manure, selection of seeds and breeding animals, expansion of new, more productive crops, such as potatoes and maize, increased cultivable area with improved sandy soils, with the addition of clay and drainage of marshes. New agricultural techniques and greater investment in agricultural machinery have led to increased market-oriented agricultural production generating higher profits in agriculture that were invested in the start of the industrialization process. Profits from agriculture and colonial trade were spent on the development of industrial activity and trade, contributing to the growth in the number of banks lending money. The 3rd Agricultural Revolution that took place in England was an important factor in triggering the 1st Industrial Revolution (SLIDESHARE.NET, 2014).

The 1st Industrial Revolution took place at the end of the eighteenth century in England. In its course, factories multiplied with the use of new disruptive technologies such as the steam engine in the late eighteenth and early nineteenth centuries, whose development was remarkable, particularly in the motor sectors of the time, the textile and metallurgy (BRONOWSKY, 1991). During this period, science entered a constant process of evolution that triggered a series of new technologies that quickly transformed human life, especially in the way of producing goods (TEIXEIRA, 2004). Begun in England in 1780, also called the “age of coal and iron”, the 1st Industrial Revolution was like this called for having been responsible for profound and radical economic and social transformations.  Although it caused changes not only in industry, but also in agriculture, livestock, trade, etc., the most profound changes were in the means of production. Mechanical practice was introduced, with steam and coal machines, wage labor, and society went from rural to urban

The 1st Industrial Revolution was characterized by two important inventions that proposed a turnaround in the production and transport sector. Science has discovered the usefulness of coal as a source of energy and since then they have simultaneously developed the steam engine and the locomotive. Both were disruptive technologies that determined the development of the transport of raw materials, people and distribution of goods, giving a new panorama to the means of moving and producing. The characteristic transport system is the railroad, in addition to maritime navigation, also powered by coal vapor energy. One of the first industrial branches to take advantage of the new technology of the steam engine was textile production with the use of mechanical loom, which before the 1st Industrial Revolution was developed by hand. On its side, the steel industry appears, given the importance that steel has in the installation of a technical period supported by the mechanization of work.

The main feature of the 1st Industrial Revolution was the replacement of craftsmanship by wage labor and the use of machines. The use of machines in the industries, which that played great strength and agility powered by coal energy, provided extremely high and increasing productivity, making the industry an exceptional working alternative. At that moment thousands of people left the countryside towards the cities. The rapid rural exodus provoked significant growth in urban centers in much of the European nations that were carrying out their industrial revolution. Some cities in Europe have increased their population by three-fold by half a century (ALCOFORADO, 2016).

The 2nd Industrial Revolution took place from 1860 to 1900. The use of steel, the use of electricity and petroleum-based fuels, the invention of the explosion engine and the development of chemicals were the main disruptive technologies of this period (SOUSA, 2016). The 2nd Industrial Revolution has its bases in the metallurgical and chemical branches. In this period, steel becomes such a basic material that it is in it that the steel industry gets its great expression. The automobile industry assumes great importance during this period. The typical worker of this period is the metallurgist. The technical and work system of this period is Fordist, a term that refers to businessman Henry Ford, creator of the assembly line in his auto industry in Detroit, United States, a system that became the paradigm of technical regulation and known work throughout the industrial world. The most characteristic form of automation is the assembly line, created by Ford in 1920, which introduces standardized production into the industry, in series and mass. The characteristic technology of this period is based on steel, metallurgy, electricity, electromechanics, oil, the blast motor and petrochemicals. Electricity and oil are the main forms of energy (TEIXEIRA, 2004).

The 2nd Industrial Revolution became known as the “age of steel and electricity”. Among the disruptive technologies that emerged at that time are Bessemer’s process of transforming iron into steel, which allowed the large-scale production of steel, the dynamo, which allowed the replacement of steam for electricity, and the internal combustion engine, which allowed the use of oil on a large scale, creating conditions for the invention of the automobile and the airplane (ALCOFORADO, 2016). Taylorism emerged in the early twentieth century as a disruptive management technology created by Frederick W. Taylor and was a new form of corporate management. Their goal was to make the worker more productive. Taylor’s intention was to make the worker a part of the company, incorporate him into the machine. Its basic principles were the division of labor, the standardization of tasks, the separation of planning and execution, the creation of an easily trainable and replaceable worker. The worker is now controlled by the machine. It is Taylorism on the basis of Fordism that separates intellectual from manual labor. Taylor elaborates a system that called the scientific organization of the work that is characterized by contemplating a specialized, fragmented, intense, routine and hierarchical work

The 4th Agricultural Revolution received the name of Green Revolution having occurred in the 1960s and 1970s of the twentieth century. The term Green Revolution refers to the invention and dissemination of new seeds and agricultural practices that have become disruptive technologies allowing for a dramatic increase in agricultural production in the United States and Europe and, in subsequent decades, in other countries. The Green Revolution is a broad program designed to increase agricultural production in the world through genetic improvements in seeds, intensive use of industrial inputs, mechanization and reduction of management costs (VASCONCELOS, 2007). The Green Revolution was a broad program designed to increase agricultural production in the world through intensive use of industrial inputs, mechanization and reduction of management costs. The model is based on the intensive use of genetically altered seeds (particularly hybrid seeds), industrial inputs, fertilizers and pesticides, mechanization, mass production of homogeneous products and reduced management costs. The Green Revolution is also credited with the extensive use of disruptive technologies in planting, irrigation and harvesting as well as production management. This cycle of innovations began with the technological advances made after World War II

In the expansion of agriculture based on the Green Revolution, there is now a widespread use of Geographic Information Systems (GIS), which experts have called “precision agriculture”. In this context, the debate between biotechnology, GMOs and organic agriculture is gaining momentum. Biotechnology has long been a disruptive technology and is a reality all over the planet, as it involves developing techniques and technologies for the genetic improvement of plant organisms (even animals) to best adapt to a type of climate, soil, relief, etc., as well as to improve soil management in order to ensure better crop productivity. Biotechnology has begun to produce laboratory-modified seeds, called transgenic.

The 3rd Industrial Revolution begins in the 1970s of the twentieth century, based on high technology, innovative technology (RIFKIN, 2012). The activities become more creative, require high skilled labor and have flexible hours. It is a technical-scientific revolution inspired by the Toyota production system whose characteristics were developed by the engineers of Toyota, the Japanese auto industry, whose method was to abolish the role of specialists professional workers to make them multifunctional. The main model of productive restructuring, the main engine of contemporary productive restructuring, Toyotism began to be definitively implemented as a disruptive technology in 1962 and its main characteristic and objective is to produce only the necessary and in the shortest time. It is just-in-time (SHIGEO, 1996). Unlike Fordism, where production determines demand, in Toyotism, demand determines production, that is, only what is ordered is produced, so it is produced faster and better (SILVEIRA JR., 1993).

With the 3rd Industrial Revolution, the work organization undergoes a profound restructuring. The result is a multi-purpose, flexible, team-based, less hierarchical work system. Computerized, the set schedule is passed to each plant sector for team discussion and adaptation using the CCQ – Quality Control Circles that becomes a task rotation system that establishes the possibility for creative action by workers in the sector. Much of the management network is eliminated by reengineering. All this technical and work flexibility becomes more adaptable to the economic system, especially the relationship between production and consumption, through Just-in-Time that arose from the need to serve an audience that demanded differentiated products in small quantities, thus making companies compete with each other to see who was better and faster. With Toyotism came the end of Fordist mass production.

In Toyotism, there is almost no waste, because only the necessary is produced; Production is faster and with higher quality and fewer men are needed as almost all machinery is automatic, robotic. The disruptive technology characteristic of this technical period, which begins in Japan, is microelectronics, computing, the CNC (Computer Numerical Control machine), the robot, the integrated telematics (computerized telecommunications) system, biotechnology. Its base mixes Physics, Chemistry, Genetic Engineering and Molecular Biology. The computer is the machine of the 3rd Industrial Revolution. It is a flexible machine, composed of two parts: the hardware (the machine itself) and the software (the program). The circuit and program integrate under the command of the chip, which makes the computer, unlike the ordinary machine, a reprogrammable and even self-programmable machine.

The ongoing 4th Industrial Revolution whose most appropriate name should be Informational or Postindustrial Revolution because it is not just happening in the industrial sector, but throughout society. The Informational or Postindustrial Revolution is based on some common disruptive technologies of our day to day, which are being leveraged for application in manufacturing and in society at large, which enable the emergence of intelligent production systems. An intelligent production system is one that can achieve increased efficiency, autonomously and customizable, to predict failures, schedule maintenance, adapt to what was unplanned in an agile and versatile manner, querying historical data, digitizing processes in an environment where systems, machines and assets are interconnected and secure. The main disruptive technologies in use are Internet of Things (IoT); 3D printing; Hybrid manufacturing; Simulation systems; Cloud computing; Sensors and actuators; Big data; Machine connection systems; Communication infrastructure; Artificial intelligence; and, advanced robotics.

Now we have industry connected and intelligent production systems with everything connected to the internet (IoT), which has been facilitated by the use of Wireless (which enables the widespread use of wireless networks), by Virtualization (several computers linked together by software), the use of the Cloud (all information shared and made available through the cloud), the assertiveness of Big Data (thousands of data intelligibly gathered to make decisions easier) and the ability to collect information and generate more important data, with the tracking of materials. Today we have industry connected and intelligent production systems with fully automated production lines with intelligent machines using disruptive technologies, without human presence, fully connected and acting autonomously. The 4th Industrial Revolution or Informational or Postindustrial Revolution is therefore characterized by the application of artificial intelligence to its productive and management systems. Systems that simulate human intelligence with its reasoning, problem solving and decision making capabilities – called artificial intelligence (AI). Artificial intelligence is a set of technologies that work with data manipulation and impacts all sectors of society.

From the above, it can be concluded that the disruptive technologies present in the 1st, 2nd, 3rd and 4th Agricultural Revolution and in the 1st, 2nd and 3rd Industrial Revolution increased the physical capacity and precision of human activities and, with the 4th Industrial Revolution or Revolution Informational or Postindustrial, they amplified the human mind. This latest revolution, precisely because it is based on intelligence technologies, exponentially widens the differences in the ability to process information and transform it into knowledge. Examples of the development of disruptive technologies throughout history confirm Joseph Schumpeter’s thesis presented in his book Theory of Economic Development (Newbrunswich / London-VK: Transation Publishers, 2000) that the development process is identified with the creation of innovations. For Schumpeter, development is about using resources differently, about doing new things with them. For Schumpeter, growth is not development but accumulation of factors of production (land, capital, labor). On the other hand, innovation concerns new tools, new forms of organization of productive activity that will allow the optimization of human efforts and provide increased productivity and accumulation of capital in the agricultural, industrial and service sectors.

The word innovation was introduced by the Austrian economist Joseph Schumpeter in his book Business Cycles published in 1939. According to Schumpeter, the economy goes out of equilibrium and goes into a process of expansion with the emergence of some innovation that, from an economic point of view, alter considerably the previous equilibrium conditions. This has happened in all economic, agricultural and industrial, revolutions throughout history. In another of his works Capitalism, Socialism and Democracy published in 1942, Schumpeter describes the process of innovation as creative destruction. Examples of innovations that change the equilibrium in the economic environment include the introduction of a new product or service to the market, the discovery of a new method of production or marketing of goods, the conquest of new sources of raw materials, and finally, the alteration of the current economic structure.

In the contemporary era, the strategies of any country to advance its scientific and technological progress consist essentially of the following: 1) Stimulating scientific and technological research – In central capitalist countries the basis of any strategy for technological development is to increase corporate investment. in research and technological innovation, but in peripheral capitalist countries, it is up to the government to conduct research by forming a virtuous alliance between the academic community, the business sector, and the government, and to encourage it in the private sector; 2) Increasing education spending – No country produces cutting-edge technology with an illiterate population. Workers who are illiterate or do not understand what they read will never be able to make microprocessors. This is why it is necessary to invest massively at all levels of education; 3) Investing in priority areas – Increasing S&T spending in priority areas for the country’s development is another essential measure; 4) Enhance postgraduate scholarship programs – The training of masters and PHDs is another fundamental point for the generation of knowledge. Government grant programs have a strategic function. It is also important to encourage companies to have postgraduate incentive programs, financing the specialization of their employees; and 5) Stimulating patent registration – The number of patents in a country is one of the indicators of its innovative capacity.

REFERENCES

ALCOFORADO, Fernando. As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo. Curitiba: Editora CRV, 2016.

BRONOWSKY, Jacob. A escalada do homem. São Paulo: Martins Fontes, 1991.

CASTELLS, Manuel. A Sociedade em Rede. São Paulo: Paz e Terra, 1999.

KAGERMANN, H., WAHLSTER, W. and HELBIG, J. Recommendations for implementing the strategic initiative Industrie 4.0: Final report of the Industrie 4.0 Working Group. Federal Ministry of Education and Research,2013.

MAZOYER, Marcel & ROUDART, Laurence. História das agriculturas no mundo. Do neolítico à crise contemporânea. São Paulo: Editora UNESP, 2008.

RIFKIN, Jeremy. A Terceira Revolução Industrial. M. Books, 2012.

SCHUMPETER, Joseph. The theory of economic development. Newbrunswich/London-VK:Transation Publishers, 2000.

SILVEIRA JR., Luiz Carlos. A nova revolução industrial. Sagra-Luzzatto, 1993.

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VASCONCELOS, Yuri. O que é revolução verde? Revista Vida Simples. Disponível no website <http://planetasustentavel.abril.com.br/noticia/atitude/conteudo_244070.shtml>, 2007.

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SOUSA, Rainer Gonçalves. Revolução Neolítica. Brasil Escola. Disponível no website <http://mundoeducacao.bol.uol.com.br/historiageral/revolucao-neolitica.htm>, 2016.

 

* Fernando Alcoforado, 79, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

LA HAUSSE DES ALGORITHMES DES MACHINES FINANCIÈRES ET DE LEURS RISQUES

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à montrer les risques que l’utilisation des algorithmes dans le système financier peut faire peser sur l’économie en général. Techniquement, un algorithme est une séquence d’instructions logiques finies, définies, qui doivent être suivies pour résoudre un problème ou effectuer une tâche. Un algorithme n’est rien de plus qu’une recette qui montre étape par étape les procédures à suivre pour résoudre une tâche. Les algorithmes sont largement utilisés dans la programmation, décrivant les étapes à suivre pour qu’un programme exécute les tâches qui lui sont assignées. Les algorithmes sont une séquence d’instructions qui guident le fonctionnement d’un logiciel, ce qui peut entraîner des mouvements de matériel. Aujourd’hui, la logique des algorithmes est utilisée pour créer des règles extrêmement complexes, leur permettant de résoudre des problèmes par eux-mêmes. Le fonctionnement d’un algorithme d’intelligence artificielle, par exemple, est un calcul de probabilité résultant de la multiplication d’un vecteur d’entrée avec des millions de paramètres.

Les marchés des capitaux ont pour tâche de traiter les informations de manière à ce que l’économie se dirige vers les meilleurs projets et les meilleures entreprises. La dernière révolution bat son plein, les machines prenant le contrôle des investissements d’allocation de capital. Les fonds gérés par ordinateur qui utilisent des algorithmes définis par l’homme représentent 35% du marché boursier, 60% des actifs institutionnels et 60% de l’activité commerciale américaine. De nouveaux programmes d’intelligence artificielle rédigent également leurs propres règles d’investissement. En traitant des sommes importantes, la finance a toujours eu les ressources financières pour adopter des innovations. Les analystes de Wall Street ont été les premiers à adopter un tableur dans les années 1980. Depuis lors, les ordinateurs ont capturé le secteur financier. Le premier consistait à “exécuter” des ordres d’achat et de vente. Les machines ayant fait leurs preuves dans les actions et les produits dérivés, elles se développent également sur les marchés de la dette.

Les ordinateurs gagnent de plus en plus en autonomie. Les logiciels utilisés créent leurs propres stratégies sans intervention humaine. Vos compétences augmentent à mesure que la puissance de traitement augmente. En outre, considérons le flux d’informations, force vitale des marchés. Aujourd’hui, un nombre presque infini de nouvelles données et de puissances de traitement créent de nouvelles façons de rentabiliser les investissements. La nouvelle ère de la finance dominée par les machines suscite des inquiétudes, dont l’une pourrait compromettre ces avantages. Une des inquiétudes est la stabilité financière. Des investisseurs expérimentés se plaignent du fait que les ordinateurs peuvent fausser le prix des actifs, car de nombreux algorithmes poursuivent les titres ayant une caractéristique particulière, puis les abandonnent soudainement..

Les algorithmes permettent d’acheter et de vendre des actions afin de faciliter le travail humain, de prendre des décisions plus logiques et, partant, de rechercher les meilleurs investissements en se basant sur une analyse de marché basée sur divers modèles économiques et mathématiques, visant à réduire l’imprévisibilité de l’investissement et à en calculer la probabilité de l’application si est rentable ou non. Il convient toutefois de noter que la souveraineté des algorithmes intelligents dans la prise de décision n’est pas totale. À titre d’exemple, on peut citer le fait que, bien que certaines personnes aient pu prédire l’avènement de la crise financière de 2008 avec des projections mondiales, aucun des algorithmes intelligents, qui tirent parti de nouvelles informations et effectuent des achats et des ventes sans l’action humaine a pu faire de même, comme en témoigne la proportion que cet événement a pris parce qu’il n’y avait pas de prévision d’une crise future précédant son déclenchement.

Étant donné l’hypothèse que si l’algorithme ne parvient pas à réduire l’imprévisibilité du problème de l’analyse du marché, se pose la défense que l’être humain prendrait une meilleure décision et anticiperait mieux la situation que cet outil. Bien que l’application de l’algorithme à des problèmes puisse être bénéfique pour l’utilisateur, il existe des limites. Il n’est toujours pas certain que l’utilisation d’algorithmes soit plus bénéfique à la solution, prévention et la prédiction du problème, étant donné que nous ne comprenons pas très bien pourquoi, dans certaines régions il est meilleur et pas les autres. Le négoce en bourse a un haut niveau d’imprévisibilité. Plusieurs modèles et théories mathématiques ont été développés pour minimiser cette imprévisibilité et ainsi maximiser les bénéfices des investissements dans ce domaine, mais la plupart n’ont pas abouti.

En général, on peut dire que la bourse est un marché qui, comme tout, est caractérisé par l’imprévisibilité d’événements qui résulte, d’une part, de la incapacité de l’être humain à travailler avec de grandes quantités de données et, d’autre part, de la limitation à voir leurs normes de performance. C’est à ce moment que des algorithmes intelligents sont appliqués, car ils sont capables d’acquérir et de travailler avec de nouvelles informations, de capturer une grande quantité d’informations sur le marché et de les organiser pour trouver un standard de performance du marché et résoudre le problème de l’endroit où investir l’argent sur le marché.  Bien que les algorithmes soient plus efficaces que les humains dans la reconnaissance des formes et l’analyse de données volumineuses, il existe des informations selon lesquelles cet outil n’exploite pas au mieux le marché boursier.

Un des problèmes des algorithmes est qu’ils travaillent avec des modèles de données basés sur la courbe de Gauss, qui est une distribution de probabilité absolument continue, paramétrée par leur espérance mathématique et leur écart type. Les événements aléatoires de faible probabilité d’occurrence, c’est-à-dire les Cygnes noirs selon Nassim Nicholas Taleb, ne sont pas pris en compte. Nassim Nicholas Taleb, dans son livre A lógica do Cisne Negro (La logique du cygne noir) (Rio de Janeiro: Editora BestSeller, 2008), explore les problèmes de perception causés à la population par des événements aléatoires et inattendus qui ont un impact majeur sur l’humanité. Dans son livre, Taleb tente de nous aider à comprendre quand notre jugement est compromis. Le concept central du cygne noir fait référence au fait qu’avant la découverte de l’Australie, on croyait que tous les cygnes étaient blancs, après tout, personne n’avait jamais vu un cygne noir. Cependant, ils existent. Dans ce livre, un cygne noir est un événement rare, qui a un impact colossal sur la société et qui peut être expliqué, mais impossible à prédire en regardant simplement le passé. De rares événements comme le cygne noir se produisent plus souvent qu’on ne le pense. Cependant, des événements extrêmes se produisent souvent et ont des impacts majeurs. Notre tendance à les ignorer vient du fait que les gens sous-estiment leur ignorance.

Les Cygnes noirs sont les événements qui provoquent des transformations cognitives majeures, qu’elles soient triviales ou considérables, telles que la destruction d’un marché boursier tel que la crise mondiale de 2008 aux États-Unis ou une crise politique. L’information est le seul moyen de se protéger contre ces impacts. Plus vous êtes ignorant, le plus probable sera-ce que vous êtes surpris par un cygne noir et plus vous êtes informé, moins probable que vous serez touché. Au XVe siècle, lorsque Nicholas Copernic a proposé que la Terre ne soit pas le centre de l’univers, les conséquences étaient immenses à tous les niveaux. Il a contesté la religion (l’Église catholique a subi des impacts majeurs), mais cela a également ouvert la voie à un changement culturel dans la société et dans la science. Cygnes noirs comme ça peut changer les sociétés et accélérer de plus en plus le monde en mutation.

Pour mieux comprendre l’impact de l’improbable, Nassim Taleb divise les connaissances humaines en deux zones principales d’aléatoire, en séparant les deux principaux groupes d’effets improbables sur nos vies. La division de l’improbable en deux grands groupes facilite la compréhension de la manière dont elle nous trompe et prouve ainsi notre incapacité à faire des prédictions. La première consiste à décrire le phénomène en règle générale. Le deuxième domaine consiste à ignorer les phénomènes aléatoires en dehors des moyennes. Et si nous analysons les données en ne regardant que la moyenne, nous sommes trompés par une représentation qui ne reflète pas avec précision la réalité du phénomène analysé. Taleb prouve que les cygnes noirs ne se produisent pas à partir de moyennes mais en dehors de celles-ci. Apprendre à gérer cela nécessite d’accepter, de comprendre la nature imprévisible du monde plutôt que de l’ignorer.

Selon Taleb, il existe deux types de progrès, constant et linéaire et non linéaire qui ont tendance à se produire lors de sauts importants, alternant avec la stagnation. Cependant, bien que nous préférions croire que le monde fonctionne dans une perspective linéaire, ce n’est pas la bonne façon d’aborder le problème. Les situations non linéaires sont les plus constantes dans la vie et les choses linéaires ont la tendance à être la véritable exception. Considérant que notre apprentissage vient de choses si diverses et dans de nombreux cas aléatoires, croire que le modèle linéaire est le meilleur modèle cela devient une erreur. Le modèle linéaire est adopté dans les classes et les livres  simplement parce qu’ils sont plus faciles à comprendre. En outre, l’être humain a la limitation qu’en voyant le passé, il sélectionne les parties d’un processus qui correspondent à ses impressions et ignore les parties qui ne correspondent pas à ses idées préconçues. Notre esprit crée un enregistrement qui ignore les faits qui ne correspondent pas à notre modèle mental et Taleb appelle cela la preuve silencieuse..

Pour Taleb, serendipitia, les surprises positives, joue un rôle crucial dans les découvertes scientifiques, telles que la poursuite de quelque chose en laquelle il croit (par exemple, une nouvelle voie vers l’Inde) et découvre quelque chose qu’il ignorait (découvre l’Amérique). Il est donc important d’être ouvert à la possibilité d’obtenir des résultats imprévus pour nos activités. Cela peut nous aider à tirer profit des cygnes noirs lorsqu’ils apparaissent. Pour apprendre à tirer davantage parti des Black Swans, Taleb suggère, dans un premier temps, de se concentrer sur les conséquences potentielles de l’inattendu plutôt que sur la probabilité que l’imprévu se produise. Les conséquences de prévisions météorologiques erronées, par exemple, sont souvent insignifiantes, tandis que les conséquences de prévisions erronées du marché boursier peuvent être dévastatrices. Pour ce faire, l’idéal est de hiérarchiser vos croyances en fonction du préjudice qu’elles peuvent causer et non de la probabilité qu’elles se produisent.

Par conséquent, les machines financières qui fonctionnent avec des algorithmes basés sur des normes de performance représentent un risque important pour le système financier face à la possibilité de cygnes noirs ou d’événements aléatoires. La crise mondiale de 2008 aux États-Unis montre que le système financier basé sur des algorithmes a échoué aux tests de marché malgré tous ses joueurs talentueux. En 2008, la débâcle économique mondiale montre à quel point les banques comprenaient mal les risques qu’elles étaient censées gérer. Ces défaillances sont perçues comme une “myopie catastrophique” (tendance à sous-estimer les risques), une méconnaissance du “réseau d’externalités” (contamination d’un établissement à l’autre) et des “incitations mal alignées” (le côté positif pour les employés et les inconvénients pour les actionnaires et les contribuables). De nouveaux algorithmes devraient également être développés pour prendre en compte les événements aléatoires avec une faible probabilité d’occurrence, afin d’éviter l’occurrence de nouveaux événements catastrophiques tels que 2008.

* Fernando Alcoforado, 79, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

THE RISE OF ALGORITHMS OF FINANCIAL MACHINERY AND THEIR RISKS

Fernando Alcoforado*

This article aims to show the risks that the economy in general may suffer from the use of algorithms in the financial system. In technical terms, an algorithm is a logical, finite, defined sequence of instructions that must be followed to solve a problem or perform a task. An algorithm is nothing more than a recipe that shows step by step the procedures required to solve a task. Algorithms are widely used in programming, describing the steps that need to be taken for a program to perform its assigned tasks. Algorithms are a sequence of instructions that guide the operation of software – which in turn can result in movements of hardware. Today, the logic of algorithms is used to create extremely complex rules so that they can solve problems on their own. The operation of an Artificial Intelligence algorithm, for example, is a calculation of a probability, resulting from the multiplication of an input vector with millions of parameters.

The work of capital markets is to process information so that the economy flows to the best projects and companies. The latest revolution is in full swing with machines taking control of capital allocation investments. Computer-managed funds that use human-defined algorithms account for 35 percent of the stock market, 60 percent of institutional assets, and 60 percent of US commercial activity. New artificial intelligence programs are also writing their own investment rules. By dealing with large sums, finance has always had the financial resources to adopt innovations. Wall Street analysts were the first to adopt spreadsheet software in the 1980s. Since then, computers have captured the financial sector. The first was with the task of “executing” buy and sell orders. As machines have been proven in equities and derivatives, they are also growing in the debt markets.

Computers are gaining more and more autonomy. The software programs that are used create their own strategies without the need for human intervention. As processing power increases, so do your skills. In addition, consider the flow of information, the vital force of markets. Now an almost infinite supply of new data and processing power is creating new ways to value investments. The emerging era of machine-dominated finance raises concerns, one of which could jeopardize these benefits. One is financial stability. Experienced investors complain that computers can distort asset prices because many algorithms chase securities with a particular characteristic and then suddenly abandon them.

Algorithms make buying and selling stocks to facilitate human work, make more logical decisions and consequently seek the best investments based on market analysis based on various economic and mathematical models, seeking to reduce the unpredictability of the investment and to calculate the probability whether the app is profitable or not. It should be noted, however, that the sovereignty of intelligent algorithms in decision-making is not full. As an example, one can cite the fact that while some people were able to predict the arrival of the 2008 financial crisis that reached global proportions using their projections, none of the smart algorithms that learn from new information and make purchases and sales without the need for human action, managed to do the same, as evidenced by the proportion that the event took because there was no prediction of a future crisis preceding its onset.

Given the hypothesis that if the algorithm fails to reduce the unpredictability of the problem from the market analysis comes up the defense that the human being would make better decision and anticipate the situation better than this tool. While applying the algorithm to problems may prove beneficial to the user, there are limitations. It is still uncertain whether the use of algorithms is more beneficial for problem solving, prevention and prediction, considering that we do not understand very well why in some areas it is better and in others not. Trading on the stock exchange has a high level of unpredictability. Several mathematical models and theories have been developed to minimize this unpredictability and thus maximize the profit from investments in this area, but most were not successful.

In general, it can be said that the stock exchange is a market that, like everything, is characterized by the unpredictability of events that results, on the one hand, from the limitation of the human being to work with large amounts of data and, on the other, of the limitation in seeing their performance standards. That’s when smart algorithms are applied because they are able to acquire and work with new information, capture a large amount of market information, and organize it to find a market performance standard and solve the problem of where to invest money in the market . Although algorithms are more efficient than human at pattern recognition and data analysis, there is information that this tool does not exploit the stock market to the best of its ability.

One of the problems with algorithms is that they work with data patterns based on the Gauss curve which is a continuous probability distribution parameterized by their mathematical expectation and standard deviation. Random events of low probability of occurrence, that is, Black Swans in Nassim Nicholas Taleb’s view, are not considered. Nassim Nicholas Taleb in his book A lógica do Cisne Negro (The logic of Black Swan)  (Rio de Janeiro: Editora BestSeller, 2008) explores the problems of perception caused to people by random, unexpected events that have a major impact on humanity. In his book, Taleb tries to help us understand when our judgment is compromised. The central concept of the Black Swan refers to the fact that before the discovery of Australia, it was believed that all swans were white; after all, no one had ever seen a black swan. However, they exist. In the book of Taleb, a Black Swan is an event that is rare, has a colossal impact on society, and is explainable but impossible to predict just by looking at the past. Rare events like the Black Swan occur more often than we think. However, extreme events often occur and have major impacts. Our tendency to ignore them comes from the fact that people tend to underestimate their ignorance.

Black Swans are the events that cause major cognitive transformations, whether trivial or huge, such as the destruction of a stock market sector such as the 2008 world crisis in the United States or a political crisis. The only way to guard against these impacts is information. The more ignorant you are, the more likely you will be surprised by a Black Swan and the more informed you are, the less likely you will be hit. In the fifteenth century, when Nicholas Copernicus proposed that the earth is not the center of the Universe, the consequences were immense at every level. He challenged religion (the Catholic Church suffered major impacts), but it also paved the way for cultural change throughout society and science. Black Swans like this change societies and accelerate the change of the world more and more.

To better understand the impact of the unlikely, Nassim Taleb divides human knowledge into two main areas of randomness, separating the two main groups of unlikely effects on our lives. Dividing the unlikely into two large groups makes it easier to understand how it deceives us and thus prove our inability to make predictions. The first is to describe the phenomena based on averages as a rule. The second territory is to disregard random phenomena outside the averages. And if we analyze the data by looking only at the mean, we will be deluded with a representation that does not accurately reflect the reality of the analyzed phenomenon. Taleb proves that Black Swans do not occur based on averages but outside them. Learning to deal with this requires accepting, embracing, and understanding the unpredictable nature of the world rather than ignoring it.

According to Taleb, there are two types of progress, constant and linear and nonlinear, which tend to occur in large jumps, alternating with stagnation. However, while we prefer to believe that the world works in a linear perspective, this is not the right way to approach the problem. Nonlinear situations are the most constant in life and linear things tend to be the real exception. Our learning comes from such diverse and in many random cases that believing that the linear model is the best model becomes a fallacy. The linear model is adopted in classrooms and books simply because they are easier to understand. In addition, the human being has the limitation that when viewing the past, he selects the parts of a process that fit his impressions and ignores the parts that do not agree with his preconceptions. Our mind creates a record that ignores facts that do not fit our mental model, and Taleb calls this the silent evidence.

For Taleb, serendipity, positive surprises, plays a crucial role in the  science discoveries such as the pursuit of something he believes in (such as a new path to India) and discovers something he did not know was there (discovers America). It is therefore important to be open to the possibility of obtaining unplanned results for our activities. This can help us take advantage of the Black Swans when they appear. To learn how to capture more value from Black Swans, Taleb suggests as a first step to focus on the potential consequences of the unexpected rather than the likelihood that the unlikely will occur. The consequences of erring in weather forecasts, for example, are often trivial, while the consequences of erring in stock market forecasts can be devastating. To do so, the ideal is to prioritize your beliefs according to the damage they can do and not the chance that they will happen.

Therefore, financial machines that operate with performance standards-based algorithms pose a great risk to the financial system in the face of the possibility of black swans or random events. The 2008 global crisis in the United States shows that the algorithm-based financial system has failed market testing despite all its talented players. In 2008, the global economic debacle shows how little banks understood the risks they were supposed to manage. These failures are seen as a “disaster myopia” (the tendency to underestimate risks), a lack of awareness of the “network of externalities” (contamination from one institution to another) and “misaligned incentives” (the positive side for employees and the downside for shareholders and taxpayers). New algorithms should be developed to take into account also the random events with low probability of occurrence in order to avoid the occurrence of new catastrophic events such as 2008.

* Fernando Alcoforado, 79, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

A ASCENSÃO DOS ALGORITMOS DAS MÁQUINAS FINANCEIRAS E SEUS RISCOS

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo mostrar os riscos que a economia em geral pode sofrer com o uso de algoritmos no sistema financeiro. Em termos técnicos, um algoritmo é uma sequência lógica, finita e definida de instruções que devem ser seguidas para resolver um problema ou executar uma tarefa. Um algoritmo nada mais é do que uma receita que mostra passo a passo os procedimentos necessários para a resolução de uma tarefa. Os algoritmos são muito utilizados na área de programação, descrevendo as etapas que precisam ser efetuadas para que um programa execute as tarefas que lhe são designadas. Os algoritmos são uma sequência de instruções que orientam o funcionamento de um software – que, por sua vez, pode resultar em movimentos de um hardware. Hoje, a lógica dos algoritmos é usada para criar regras extremamente complexas, para que possam resolver problemas sozinhos. O funcionamento de um algoritmo de Inteligência Artificial, por exemplo, é um cálculo de uma probabilidade, resultando da multiplicação de um vetor de entrada com milhões de parâmetros.

O trabalho dos mercados de capitais consiste em processar informações para que a economia flua para os melhores projetos e empresas. A última revolução está em pleno andamento com as  máquinas assumindo o controle dos investimentos na alocação de capital. Os fundos administrados por computadores, que utilizam algoritmos definidos por seres humanos, representam 35% do mercado de ações, 60% dos ativos institucionais e 60% da atividade comercial dos Estados Unidos. Novos programas de inteligência artificial também estão escrevendo suas próprias regras de investimento. Por lidar com grandes somas, as finanças sempre tiveram recursos financeiros para adotar inovações. Os analistas de Wall Street foram os primeiros a adotar softwares de planilhas na década de 1980. Desde então, os computadores conquistaram o setor financeiro. O primeiro foi com a tarefa de “executar” ordens de compra e venda. Como as máquinas foram provadas em ações e derivativos, elas também estão crescendo nos mercados da dívida.

Os computadores estão ganhando cada vez mais autonomia. Os programas de software que são usados criam suas próprias estratégias sem a necessidade de intervenção humana. À medida que o poder de processamento aumenta, o mesmo ocorre com suas habilidades. Adicionalmente, considere o fluxo de informações, a força vital dos mercados. Agora, um suprimento quase infinito de novos dados e poder de processamento está criando novas maneiras de avaliar investimentos. A era emergente das finanças dominadas por máquinas suscita preocupações, uma das quais é o de que poderia pôr em risco esses benefícios. Uma delas é a estabilidade financeira. Investidores experientes reclamam que os computadores podem distorcer os preços dos ativos, pois muitos algoritmos perseguem títulos com uma determinada característica e depois os abandonam de repente.

Os algoritmos fazem a compra e a venda de ações para facilitar o trabalho humano, tomar decisões mais lógicas e consequentemente procurar os melhores investimentos com base na análise do mercado fundamentada em diversos modelos econômicos e matemáticos, buscando diminuir a imprevisibilidade do investimento e calculando a probabilidade de a aplicação ser rentável ou não. Cabe ressaltar, contudo, que a soberania dos algoritmos inteligentes na tomada de decisões não é plena. Como exemplo pode-se citar o fato de que enquanto algumas pessoas conseguiram prever a chegada da crise financeira de 2008 que atingiu proporções globais usando suas projeções, nenhum dos algoritmos inteligentes, que aprendem com as novas informações e fazem as compras e vendas sem necessidade de ação humana, conseguiu fazer o mesmo, fato comprovado pela proporção que o evento tomou por não haver previsão de crise futura precedente ao desencadeamento da mesma.

Diante da hipótese de que caso o algoritmo não consiga diminuir a imprevisibilidade do problema a partir da análise de mercado, surge a defesa de que o ser humano faria uma melhor tomada decisão e anteciparia melhor a situação do que esta ferramenta. Embora a aplicação do algoritmo a problemas possa vir a ser benéfica para o usuário, há limitações. Ainda é incerto se o uso de algoritmos é mais benéfico para solução, prevenção e previsão de problemas, considerando que não compreendemos muito bem porque em algumas áreas ele é melhor e em outras não. A operação em bolsa de valores apresenta um alto nível de imprevisibilidade. Diversos modelos matemáticos e teorias foram desenvolvidos visando minimizar essa imprevisibilidade e por consequência maximizar o lucro de investimentos nessa área, porem a maioria não foi bem sucedido.

De maneira geral pode-se afirmar que a bolsa de valores é um mercado que, como tudo, se caracteriza pela imprevisibilidade dos eventos que resulta, de um lado, da limitação do ser humano em trabalhar com grande quantidade de dados e, de outro, da limitação em enxergar seus padrões desempenho. É então que são aplicados os algoritmos inteligentes porque são capazes de adquirir nova informação e trabalhar com ela, captar uma grande quantidade de informação de mercado e organizá-la afim de achar um padrão de desempenho de mercado e solucionar o problema de saber onde investir o dinheiro. Embora os algoritmos sejam mais eficientes do que humanos no reconhecimento de padrões e análise de grande quantidade de dados, há informações que essa ferramenta não explora a bolsa de valores da melhor forma possível.

Um dos problemas dos algoritmos é que eles trabalham com padrões de dados baseados na curva de Gauss que é uma distribuição de probabilidade absolutamente contínua parametrizada pela sua esperança matemática e desvio padrão. {\displaystyle \sigma }Os eventos aleatórios de baixa probabilidade de ocorrência, isto é, os Cisnes Negros na visão de Nassim Nicholas Taleb,  não são considerados. Nassim Nicholas Taleb, em seu livro A lógica do Cisne Negro (Rio de Janeiro: Editora BestSeller, 2008) explora os problemas de percepção causados nas pessoas por eventos aleatórios e inesperados que têm um grande impacto na humanidade. Em seu livro, Taleb tenta nos ajudar a entender quando o nosso julgamento está comprometido. O conceito central de Cisne Negro refere-se ao fato de que antes da descoberta da Austrália, acreditava-se que todos os cisnes eram brancos, afinal, ninguém nunca tinha visto um cisne da cor preta. No entanto, eles existem. Neste livro, um Cisne Negro é um evento que é raro, tem um impacto colossal na sociedade e é explicável, porém impossível de ser previsto apenas analisando o passado. Eventos raros como o Cisne Negro ocorrem com mais frequência do que imaginamos. No entanto, muitas vezes, eventos extremos ocorrem e têm grandes impactos. Nossa tendência de ignorá-los vem do fato de que as pessoas tendem a subestimar sua ignorância.

Cisnes Negros são os eventos que causam grandes transformações cognitivas, sejam elas triviais ou enormes, como a destruição de um setor no mercado de ações como a crise mundial de 2008 nos Estados Unidos ou uma crise política. O único jeito de se precaver destes impactos é a informação. Quanto mais ignorante você é, o mais provável será que você seja surpreendido por um Cisne Negro e quanto mais informado você é, menos provavelmente você será atingido. No século XV, quando Nicolau Copérnico propôs que a Terra não é o centro do Universo, as consequências foram imensas, em todos os níveis. Ele desafiou a religião (a Igreja Católica sofreu grandes impactos), mas também abriu o caminho para uma mudança cultural em toda a sociedade e na ciência. Cisnes Negros como esse mudam sociedades e aceleram a mudança do mundo cada vez mais.

Para melhor compreender o impacto do improvável, Nassim Taleb divide o conhecimento humano em duas áreas principais da aleatoriedade, separando os dois principais grupos de efeitos improváveis em nossas vidas. Dividindo o improvável em dois grandes grupos, fica mais facil entender como ele nos engana e assim provar nossa incapacidade de fazer previsões. O primeiro deles é descrever os fenômenos com base nas médias como regra. O segundo território é desconsiderar os fenômenos aleatórios fora das médias. E se analisarmos os dados olhando apenas a média, seremos iludidos com uma representação que não reflete com precisão a realidade do fenômeno analisado. Taleb prova que os Cisnes Negros não ocorrem com base nas médias e sim fora delas. Para aprendermos a lidar com isso, é preciso aceitar, abraçar e entender a natureza imprevisível do mundo, ao invés de ignorá-la.

Segundo Taleb, há dois tipos de progressos, os constantes e lineares e os não lineares que tendem a ocorrer em grandes saltos, alternados com a estagnação. Porém, apesar de preferirmos acreditar que o mundo funciona em uma perspectiva linear, esse não é o jeito certo de abordar o problema. As situações não lineares são as mais constantes na vida e as coisas lineares tendem a ser a verdadeira exceção. Nosso aprendizado vem de coisas tão diversas e em muitos casos randômicas, que acreditar que o modelo linear é o melhor modelo acaba se tornando uma falácia. O modelo linear é adotado nas salas de aulas e livros simplesmente por serem mais fáceis de ser compreendidos. Além disso, o ser humano tem a limitação de que ao ver o passado, ele seleciona as partes de um processo que se encaixam nas suas impressões e ignora as partes que não estão de acordo com seus pré-conceitos. Nossa mente cria um registro que ignora os fatos que não se encaixam em nosso modelo mental e Taleb chama isso de a evidência silenciosa.

Para Taleb, a serendipitia, as surpresas positivas, tem um papel crucial nas descobertas da ciência como o da busca de algo em que acredita (como um novo caminho para a Índia) e descobre algo que não sabia que estava lá (descobre a América). Por isso, é importante estar aberto à possibilidade de obter resultados não planejados para nossas atividades. Isso pode nos ajudar a aproveitar de forma vantajosa os Cisnes Negros quando eles aparecerem. Para saber capturar mais valor dos Cisnes Negros, Taleb sugere como primeiro passo focar-se nas consequências potenciais do inesperado em vez de focar na probabilidade de o improvável ocorrer. As consequências de se errar na previsão do tempo, por exemplo, costumam ser triviais, ao passo que as consequências de errar em previsões do mercado de ações podem ser devastadoras. Para tal, o ideal é priorizar suas crenças de acordo com os danos que elas podem causar e não com a chance de elas acontecerem.

Pelo exposto, as máquinas financeiras que operam com algoritmos baseados em padrões de desempenho representam um grande risco para o sistema financeiro diante da possibilidade de ocorrerem cisnes negros ou eventos aleatórios. A crise mundial de 2008 eclodida nos Estados Unidos mostra que o sistema financeiro que opera com base no uso de algoritmos fracassou no teste de mercado apesar de todos os seus participantes talentosos. Em 2008, a debacle econômica global mostra quão pouco os bancos entendiam os riscos que supostamente deveriam administrar. Estes fracassos são vistos como uma “miopia de desastre” (a tendência de subestimar os riscos), uma falta de consciência da “rede de externalidades” (contaminações de uma instituição para outras) e “incentivos desalinhados” (o lado positivo para os empregados e o lado negativo para os acionistas e contribuintes). Novos algoritmos deveriam ser desenvolvidos no sentido de levarem em conta, também, os eventos aleatórios com baixa probabilidade de ocorrência a fim de evitar a ocorrência de novos eventos catastróficos como o de 2008.

* Fernando Alcoforado, 79, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

THE TIME OF CATASTROPHES IN BRAZIL

Fernando Alcoforado*

This article aims to demonstrate that Brazil lives the time of the catastrophes announced from the political, economic, social and environmental point of view that could lead the country to a disaster of gigantic proportions. The political catastrophe in Brazil could occur with the end of the democratic process resulting from the rise of fascism in society and at all levels of the Republic’s powers by the action of President Jair Bolsonaro who seeks to put into practice his typically fascist government proposal based on explicit cult of order, state violence, authoritarian government practices, social contempt for vulnerable and fragile groups, and anti-communism. In addition to the escalation of fascism, the worsening social conditions of the Brazilian population in view of the anti-social stance of the Bolsonaro government to undermine the social rights of the population and not meet their demands, especially those related to job creation.

Brazil has an economically active population of 90.6 million of which 36.3%, or 32.9 million of private sector workers have signed employment contracts and 44% or 40 million workers are in informal situation, that is, they do not enjoy labor rights. Unemployment is 12.7 million workers and the underutilized economically active population is 27.6 million workers. This means that the number of discouraged workers who stopped looking for a job is 14.9 million workers. Taking into account the speech of Jair Bolsonaro’s Minister of Economy Paulo Guedes, who is a fundamentalist of neoliberalism, the Bolsonaro government is unlikely to take an active role as a driver of economic growth by devising a development plan with the necessary measures in place to promote the reactivation of the economy and raising employment levels in Brazil.

The action of the Bolsonaro government detrimental to workers’ interests against social rights with labor and social security reforms and its inaction to solve the unemployment problem tends to place large sectors of Brazilian society in blatant opposition, creating the culture broth for the confrontation between government and the marginalized population. This clash has not yet been established because opposition parties and social movements are preferring to defeat Bolsonaro and his allies in the upcoming presidential elections because they are believing in the increasing unpopularity of the current president. The confrontation between the Bolsonaro government and Brazil’s marginalized population tends to be radicalized with the people rebelling against government anti-social measures and their inaction in solving the country’s problems that will worsen over time. The Bolsonaro government itself has an interest in creating this confrontational situation to justify repression against those who react against government measures and, ultimately, to establish a dictatorship in Brazil to govern without the obstacles currently imposed by the legislative and judiciary powers based on Constitution of 1988. Since the beginning of its government, the attitude of the Bolsonaro government has been to intensify the existing division in Brazil between its supporters and opponents. At no time did Bolsonaro propose to rule for all Brazilians.

Most likely, Bolsonaro’s attempt to establish a dictatorship will face strong opposition that could lead the country to a social upheaval that could lead to a civil war never occurred in Brazil of unpredictable consequences. A fascist dictatorship and a civil war are two of the catastrophes that can happen in Brazil in the near future at the political and institutional level. This scenario puts on the agenda the need for Brazil’s democratic forces to unite in order to prevent the escalation of fascism and the establishment of a far-right dictatorship in Brazil with the formation of an anti-fascist democratic front in Parliament and Civil Society to defend the 1988 Constitution and fight against government acts that are contrary to the interests of the vast majority of the population and Brazil.

The Bolsonaro government does not only attack Brazil at the institutional political level with the possibility of implanting a fascist dictatorship, but with the economic catastrophe represented by the bankruptcy of the Brazilian economic system that has been stagnant for 5 years and the national state itself as a result of the gigantic fiscal crisis that causes the government to accumulate successive deficits in its public accounts. Faced with the need to strengthen the Brazilian state to reactivate the national economy, the Brazilian government should suspend the payment of domestic public debt for a period of 5 years or renegotiate with its creditors in order to extend the time ofits payment so that the government could have the necessary resources for public investments aimed at reactivating the economy. This solution is unavoidable because almost half of the Union budget is used to pay the domestic public debt service because without it there will be no public investment necessary to reactivate the Brazilian economy. To make the Bolsonaro government’s economic policy match the nation’s interests, a political front must be set up to mobilize the population to demand that the Bolsonaro government take action in defense of the country’s economic progress.

The Bolsonaro government does not only attack Brazil on an institutional political level with the possibility of implanting a fascist dictatorship and on the economic level with the country’s economic bankruptcy, but with another catastrophe represented by the transformation of the Brazilian nation into a country subordinate to the interests of United States and of international capital. Brazil’s subaltern alignment with US interests is manifested in the position of the Bolsonaro government that handed over the Alcantara Base to the United States, the transfer of the Brazilian embassy in Israel from Tel Aviv to Jerusalem according to Donald Trump’s guidance, and the denationalization of Embraer with its sale to Boeing. The Bolsonaro government also undermines national sovereignty by making a gigantic auction of oil in the pre-salt area by making the largest surrender of national wealth in history to foreign capital with the surplus area of ​​“ceding assignment” that some estimates amount to up to 30 billion barrels in the giant fields. With the auction of the assignment, the fields of Buzios, Itaipu, Atapu and Sepia will be delivered to international capital. Petrobras will be left out and will be a minority shareholder of foreign companies that will capture most of it.

Since the Michel Temer government foreign participation in the looting of national wealth has increased exponentially, with privatizations of oil fields owned by Petrobras and with new auctions that, in two years, foreign production went from 7% to 23%. With the new auctions to be held by the Bolsonaro government, most of the national production will soon be foreign, demonstrating the surrender character of its government, which is in the service of the god Mercado, Wall Street, the Washington Consensus and against the Brazilian people. And more than that, it is conniving with the continued actions of the American empire and multinational corporations to dominate Brazil. The Bolsonaro government is willing to hand over Brazil, its lands and its mineral wealth, in short, the national public assets such as Petrobras, Banco do Brasil, Caixa Econômica Federal, etc., to international investors.

Paulo Guedes, the neoliberal economist and minister of economics of the Bolsonaro government, said that he intends to privatize all public assets and, consequently, hand them over to foreign capital. Privatization implies, in fact, what is commonly referred to as “denationalization”, where controlling acquirers are almost always (if not always!) Foreign companies or consortia whose profits are remitted to their overseas headquarters. The use of the term “privatization” is a way of hiding its true purpose of surrendering the nation’s assets to foreign capital. This surrender action of the Bolsonaro government could cause the opposition nationalist forces to rise against it, as well as sectors of the armed forces that do not accept the impatriotic action of the Bolsonaro government. The handing over of national wealth to international capital is yet another catastrophe produced by the deplorable Bolsonaro government. In order to defend national sovereignty, a nationalist front must be constituted in Parliament and civil society to fight government acts that are contrary to Brazil’s interests.

Another major catastrophe to be produced by the Bolsonaro government is the destruction of the Amazon rainforest with the Bolsonaro government’s manifest possibility of paving the way for mining, agriculture, livestock and logging activities. The destruction of the Amazon rainforest to implement agricultural activities has negative consequences for the climate and water cycle. One of the consequences of deforestation of the Amazon rainforest is also the destruction and extinction of different species. Many species that can help cure diseases used in food or as new raw materials, unknown to man, are in danger of being destroyed even before they are known and studied. This natural good is well known to the indigenous people who live in the forests. Another aggravating consequence of deforestation is the advance of erosion processes. The trees of a forest have the function of protecting the soil, so that rainwater does not pass through the trunk and infiltrate underground. They slow the runoff velocity, and prevent the direct impact of rainfall on the soil and its roots help to retain it, preventing its disintegration. The removal of vegetation cover with deforestation exposes the soil to the impact of rainfall. The world’s largest rainforest faces the danger of partially becoming savannah as a result of deforestation and burning.

About 200 billion tons of carbon are stored in the tropical vegetation that covers the planet. Photosynthesis by forest vegetation absorbs an enormous amount of carbon from the atmosphere each year. Only the Amazon rainforest is capable of absorbing six billion tons of carbon, equivalent to 10% of the world’s photosynthesis. Most of this absorption is compensated, however, by the release of carbon through the decomposition of organic matter and the respiration of the forest itself. The remaining part may be being absorbed by the forest, turning into a carbon dioxide (CO2) sink. In order to prevent the destruction of the Amazon rainforest and to ensure that the natural resources of the Amazon are rationally used for the benefit of its resident population and the economic and social progress of Brazil, as well as in the fight against global warming, it is essential the defense at all costs of the integrity of the Amazon rainforest. The Brazilian people must fight to stop the environmental crime practiced in the Amazon with the complacency of the Bolsonaro government.

Prospects for Brazil’s future are extremely negative with the Jair Bolsonaro government whose actions will be disastrous for the Country in the face of the catastrophe it can produce for democracy, social rights, the national economy and Brazil’s independence regarding the great powers, especially the United States, and international capital. In the neoliberal era in which we live with the Bolsonaro government, there is no room for the advancement of democracy, social rights, the Brazilian economy and national independence. On the contrary, there is the elimination of democracy and social rights and the deconstruction and denial of the achievements already made by Brazil in the political, economic and social fields and by the subordinate classes. The so-called “reforms” of social security, labor laws, the privatization of public enterprises, etc. – “reforms” that are on the Bolsonaro government’s agenda aim at the pure and simple restoration of the conditions proper to a “savage” capitalism, in which the laws of the market must be unhindered. Faced with the catastrophe that represents the fascist, anti-social and anti-national government of Bolsonaro for Brazil, the Brazilian people must mobilize in the struggle to defend democracy, the interests of the marginalized population, economic progress and national sovereignty.

* Fernando Alcoforado, 79, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) and Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

TEMPS DE CATASTROPHE AU BRÉSIL

Fernando Alcoforado*

Cet article a pour objectif de démontrer que le Brésil vit le temps des catastrophes annoncées du point de vue politique, économique, social et environnemental qui pourraient mener le pays à un désastre d’une ampleur gigantesque. Le catastrophe politique au Brésil peut se produire avec la fin du processus démocratique résultant de la montée du fascisme dans la société à tous les niveaux des pouvoirs de la République par l’action du président Jair Bolsonaro cherchant à mettre en pratique sa proposition de gouvernement typiquement fasciste fondée sur un culte explicite de l´ordre, violence étatique, pratiques de gouvernement autoritaire, mépris social pour les groupes vulnérables et fragiles et anti-communisme. Outre l’escalade du fascisme, il y a l’aggravation des conditions sociales de la population brésilienne liée à l’attitude antisociale du gouvernement Bolsonaro visant à saper les droits sociaux de la population et à non satisfaire ses revendications, en particulier celles liées à la création d’emplois.

Le Brésil compte une population économiquement active de 90,6 millions d’habitants, dont 36,3%, soit 32,9 millions de travailleurs du secteur privé, ont signé un contrat de travail et 44% ou 40 millions de travailleurs sont employés dans le secteur informel, c’est-à-dire qu’ils ne jouissent pas des droits du travail. Le chômage s’élève à 12,7 millions de travailleurs et la population économiquement active sous-utilisée s’élève à 27,6 millions de travailleurs. Cela signifie que le nombre de travailleurs découragés qui ont cessé de chercher un emploi est de 14,9 millions de travailleurs. Tenant compte du discours de Paulo Guedes, ministre de l’Economie de Jair Bolsonaro, fondamentaliste du néolibéralisme, le gouvernement Bolsonaro ne pourra plus jouer un rôle actif en tant que moteur de la croissance économique en élaborant un plan de développement prévoyant les mesures nécessaires pour promouvoir la réactivation de l’économie et la hausse des niveaux d’emploi au Brésil.

L’action du gouvernement Bolsonaro qui porte atteinte aux droits des travailleurs contre les droits sociaux avec les réformes du travail et de la sécurité sociale et son inaction à résoudre le problème du chômage a tendance à mettre de larges secteurs de la société brésilienne en opposition flagrante créant le bouillon de culture pour la confrontation entre le gouvernement et la population marginalisée. Cette confrontation n’a pas encore été établie car les partis d’opposition et les mouvements sociaux préfèrent vaincre Bolsonaro et ses alliés lors des prochaines élections présidentielles, car ils croient en l’impopularité croissante du président en exercice. La confrontation entre le gouvernement Bolsonaro et la population marginalisée du Brésil tend à se radicaliser avec le peuple se rebellant contre les mesures anti-sociales du gouvernement et pour son inaction à résoudre les problèmes du pays qui s’aggraveront avec le temps. Le gouvernement Bolsonaro a lui-même intérêt à créer cette situation conflictuelle pour justifier la répression contre ceux qui réagissent contre les mesures du gouvernement et, finalement, instaurer une dictature au Brésil pour gouverner sans les obstacles actuellement imposés par les pouvoirs législatif et judiciaire sur la base de la Constitution de 1988. Depuis le début de son gouvernement, l’attitude du gouvernement Bolsonaro a été d’intensifier la division existante au Brésil entre ses partisans et ses opposants. Bolsonaro n’a à aucun moment proposé exercer le gouvernement pour tous les Brésiliens.

Très probablement, la tentative de Bolsonaro d’établir une dictature fera face à une forte opposition qui pourrait conduire le pays à un bouleversement social pouvant mener à une guerre civile qui n’a jamais eu lieu au Brésil et qui aurait des conséquences imprévisibles. Une dictature fasciste et une guerre civile sont deux des catastrophes qui peuvent se produire au Brésil dans un proche avenir aux niveaux politique et institutionnel. Ce scénario met à l’ordre du jour la nécessité pour les forces démocratiques brésiliennes de s’unir afin d’empêcher l’escalade du fascisme et l’instauration d’une dictature d’extrême droite au Brésil avec la formation d’un front démocratique antifasciste au Parlement et La société civile pour défendre la Constitution de 1988 et lutter contre les actions du gouvernement contraires aux intérêts de la grande majorité de la population et du Brésil.

Le gouvernement Bolsonaro n’attaque pas seulement le Brésil au niveau politique institutionnel avec la possibilité d’une dictature fasciste et sur la faillite économique du pays, mais avec une autre catastrophe représentée par la transformation de la nation brésilienne en un pays subordonné aux intérêts des États-Unis et du capitale internationale. L’alignement subalterne du Brésil sur les intérêts américains se manifeste par la position du gouvernement Bolsonaro qui a transféré la base d’Alcantara aux États-Unis, le transfert de l’ambassade du Brésil en Israël de Tel Aviv à Jérusalem selon les directives de Donald Trump et la dénationalisation de l´Embraer avec sa vente à Boeing. Le gouvernement de Bolsonaro commet, aussi contre la souveraineté nationale en réalisant une gigantesque vente aux enchères de pétrole dans la zone de pré-sel, apportant ainsi la plus grande livraison de richesse nationale à des capitaux étrangers avec la zone excédentaire de la «cession coûteux» qui, selon certaines estimations, pourrait atteindre 30 milliards de barils dans les champs géants. Avec la vente aux enchères de la  «cession coûteux», les champs de Buzios, Itaipu, Atapu et Sepia seront livrés à la capitale internationale. Petrobras sera laissé de côté et sera un actionnaire minoritaire de sociétés étrangères qui capturera la plupart des ressources.

Depuis le gouvernement Michel Temer, la participation étrangère au pillage de la richesse nationale a augmenté de façon exponentielle avec la privatisation des champs pétrolifères appartenant à Petrobras et les nouvelles ventes aux enchères qui, en deux ans, ont vu la production étrangère passer de 7% à 23%. Avec les nouvelles ventes aux enchères organisées par le gouvernement Bolsonaro, la majeure partie de la production nationale sera bientôt étrangère, ce qui démontre le caractère de capitulation de son gouvernement, au service du dieu Marché, Wall Street, du consensus de Washington et contre le peuple brésilien. Et plus que cela, il collabore avec les actions continuelles de l’empire américain et des multinationales visant à dominer le Brésil. Le gouvernement de Bolsonaro est prêt à céder le Brésil, ses terres et sa richesse minière, en un mot, les biens publics nationaux tels que Petrobras, la Banco do Brasil, la Caixa Econômica Federal, etc., à des investisseurs internationaux.

Paulo Guedes, économiste néolibéral et ministre de l’économie du gouvernement Bolsonaro, a déclaré qu’il avait l’intention de privatiser tous les actifs publics et, par conséquent, de les céder aux capitaux étrangers. La privatisation implique en fait ce que l’on appelle communément la «dénationalisation», où les acquéreurs qui contrôlent sont presque toujours (sinon toujours!) des sociétés ou des consortiums étrangers dont les bénéfices sont remis à leur siège à l’étranger. L’utilisation du terme «privatisation» est un moyen de cacher son véritable objectif, qui est de céder les actifs de la nation à des capitaux étrangers. Cette action de livraison de la richesse nationale aux capitaux étrangers du gouvernement Bolsonaro pourrait conduire à l’opposition de forces nationalistes et de secteurs des forces armées qui n’acceptent pas l’action impatriotique du gouvernement Bolsonaro. La remise de la richesse nationale au capital international est une autre catastrophe produite par le déplorable gouvernement Bolsonaro. Afin de défendre la souveraineté nationale, un front nationaliste doit être constitué au Parlement et dans la société civile pour lutter contre les actes du gouvernement Bolsonaro contraires aux intérêts du Brésil.

Une autre catastrophe majeure à produire par le gouvernement Bolsonaro est la destruction de la forêt amazonienne avec la possibilité manifeste du gouvernement Bolsonaro de paver la voie pour les activités minières, l’agriculture, l’élevage et l’exploitation forestière. La destruction de la forêt amazonienne pour mettre en œuvre des activités agricoles a des conséquences négatives sur le climat et le cycle de l’eau. Il convient de noter que les pâturages et les cultures absorbent moins d’énergie solaire que la végétation d’origine et peuvent contribuer à une réduction des précipitations et à une augmentation de la température dans la région amazonienne. Les incendies effectués pour préparer la zone aux activités agricoles sont toujours responsables de l’émission importante de gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de carbone (CO2). La combustion produit beaucoup plus de dioxyde de carbone que les plantes ne peuvent en absorber. En outre, la destruction de la forêt amazonienne contribuerait à une catastrophe humanitaire majeure en compromettant l’existence des populations autochtones qui y vivent.

L’une des conséquences de la déforestation de la forêt amazonienne est également la destruction et l’extinction de différentes espèces. De nombreuses espèces pouvant aider à guérir les maladies utilisées dans les aliments ou en tant que nouvelle matière première, inconnues de l’homme, risquent d’être détruites avant même d’être connues et étudiées. Ce bien naturel est bien connu des peuples autochtones vivant dans les forêts. Une autre conséquence aggravante de la déforestation est l’avancée des processus d’érosion. Les arbres d’une forêt ont pour fonction de protéger le sol, de sorte que l’eau de pluie ne passe pas à travers le tronc et ne s’infiltre sous terre. Ils ralentissent la vitesse de ruissellement et empêchent l’impact direct des précipitations sur le sol et ses racines aident à les retenir, empêchant ainsi sa désintégration. L’élimination de la couverture végétale avec la déforestation expose le sol à l’impact des précipitations. La plus grande forêt pluviale du monde fait face au danger de devenir partiellement la savane à la suite de la déforestation et du brûlage.

Environ 200 milliards de tonnes de carbone sont stockées dans la végétation tropicale qui recouvre la planète. La photosynthèse par la végétation forestière absorbe chaque année une quantité énorme de carbone de l’atmosphère. Seule la forêt amazonienne est capable d’absorber six milliards de tonnes de carbone, soit 10% de la photosynthèse mondiale. La majeure partie de cette absorption est toutefois compensée par le dégagement de carbone résultant de la décomposition de la matière organique et de la respiration de la forêt elle-même. La partie restante peut être absorbée par la forêt et se transformer en un absorbant de dioxyde de carbone (CO2). Afin de prévenir la destruction de la forêt amazonienne et de veiller à ce que les ressources naturelles de l’Amazonie soient utilisées de manière rationnelle au profit de sa population résidente et du progrès économique et social du Brésil, ainsi que dans la lutte contre le réchauffement climatique, est essentiel la défense à tout prix du intégrité de la forêt amazonienne. Le peuple brésilien doit lutter contre le crime environnemental en Amazonie avec la complaisance du gouvernement Bolsonaro

Les perspectives pour l’avenir du Brésil sont extrêmement négatives avec le gouvernement Jair Bolsonaro dont les actions seront désastreuses pour le pays face à la catastrophe qu’il peut engendrer pour la démocratie, les droits sociaux, l’économie nationale et l’indépendance du Brésil vis-à-vis des grandes puissances, en particulier les États-Unis et capitale internationale. À l’ère néolibérale dans laquelle nous vivons avec le gouvernement Bolsonaro, il n’y a pas de place pour la promotion de la démocratie, des droits sociaux, de l’économie brésilienne et de l’indépendance nationale. Au contraire, il y a l’élimination de la démocratie et des droits sociaux ainsi que la déconstruction et le déni des acquis déjà accomplis par le Brésil dans les domaines politique, économique et social et par les classes subordonnées. Les soi-disant “réformes” de la sécurité sociale, les lois du travail, la privatisation des entreprises publiques, etc. – les “réformes” inscrites au programme du gouvernement Bolsonaro visent à restaurer de manière pure et simple les conditions propres à un capitalisme “sauvage”, dans lequel les lois du marché ne doivent pas être gênées. Face à la catastrophe que représente le gouvernement fasciste, antisocial et anti-national de Bolsonaro pour le Brésil, le peuple brésilien doit se mobiliser dans la lutte pour la défense de la démocratie, des intérêts de la population marginalisée, du progrès économique et de la souveraineté nationale.

* Fernando Alcoforado, 79, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) et Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).