L’AFFINITÉ DU LIBÉRALISME AVEC LE FASCISME

Fernando Alcoforado*

  1. L’avènement du libéralisme en tant qu’idéologie

Le libéralisme est né des Révolution Américaine de 1776 et  Révolution Française de 1789. Le libéralisme est né au Moyen Âge avec les Lumières, par opposition à l’absolutisme. C’est l’idéologie politique de la bourgeoisie libérale qui, au XIXe siècle, a réussi à acquérir une position dominante. Au cours de l’histoire, les États libéraux ont émergé à la suite de l’usure progressive du pouvoir absolu du roi. Alors que l’absolutisme se dégrade, des courants libéraux apparaissent, qui s’unissent pour instituer l’État libéral. Le libéralisme a préconisé que l’État soit limité dans ses pouvoirs et ses fonctions régis par des normes générales, avec la soumission de tous aux lois et le respect des droits fondamentaux et inviolables de l’homme, généralement reconnus par un document officiel, tel que la Constitution du pays.

Après la Révolution française, les luttes entre conservateurs et libéraux se sont déroulées dans tous les principaux pays du système international entre 1815 et 1848. L’histoire de ces années est celle d’une intensification constante du mécontentement populaire de différentes manières et dans différents pays. Dans ce contexte, la droite était représentée par les conservateurs et le centre par les libéraux. La gauche, qui n’avait pas encore acquis sa propre identité, faisait partie des libéraux comme étant le secteur le plus radical. Emmanuel Wallerstein, un sociologue nord-américain, déclare que “les révolutions de 1848 ont constitué le moment de l’émergence d’une troisième idéologie, une idéologie de gauche qui rompait les liens avec ce qui était alors considéré comme un libéralisme centriste et  a été établi en opposition à la fois à ce libéralisme et au conservatisme de droite. Cette idéologie de gauche avait plusieurs noms, mais en général, elle a commencé à s’appeler socialisme” [WALLERSTEIN, Immanuel. Utopística ou as Decisões Históricas do Século Vinte e Um (Utopistics ou Les décisions historiques du XXIe siècle). Petrópolis: Editora Vozes, 1998].

À son apparition, le libéralisme contrastait avec l’absolutisme (État monarchique) et, plus tard, avec le socialisme (État socialiste) après la Révolution Russe de 1917. Après la Première Guerre Mondiale (1914-1918), le libéralisme devint la force politique dominante dans pratiquement tout l’Occident. Le libéralisme a été combattu par la gauche avec des doctrines socialistes et communistes, auxquelles elle s’est opposée bien plus fortement que les courants conservateurs et traditionnels de droite. Wallerstein a déclaré que “la Révolution française a ouvert la boîte de Pandore et a suscité des aspirations, des attentes et des espoirs populaires que toutes les autorités constituées – à la fois conservateurs et libéraux – ont eu du mal à contenir.” Pour Wallerstein, conservateurs et libéraux ont adopté des stratégies différentes pour contenir les insurrections populaires résultant du non-respect des revendications sociales, les premières étant favorables au renforcement de l’autorité des institutions et des leaders symboliques, tandis que les libéraux ont soutenu que la normalité du changement, la souveraineté et la citoyenneté devrait être accordée.

L’année 1848 marque le continent européen avec des mouvements révolutionnaires qui se propagent rapidement depuis Paris dans les grands centres urbains. La consolidation du pouvoir politique de la bourgeoisie en France et l’émergence du prolétariat industriel en tant que force politique ont été object des réflexions les plus importantes de cette année, qui a également été marquée par la publication du “Manifeste communiste” de Marx et Engels. Ce n’est pas un hasard si, en cette même année de 1848, des rébellions de traits libéraux et socialistes ébranlèrent les structures archaïques du Vieux Monde. À partir de 1848, la confrontation entre la droite, représentée par les conservateurs, et la gauche, représentée par les socialistes, s’intensifie dans le monde entier, tandis que les libéraux centristes se positionnent entre les deux courants idéologiques tendant davantage vers les positions des conservateurs. Une différence fondamentale entre la gauche et la droite est que le premier est un défenseur sans compromis de l’égalité et que la droite ne l’est pas. La gauche estime que la plupart des inégalités sont sociales et, en tant que telles, peuvent être éliminées, et la droite estime que la plupart d’entre elles sont naturelles et donc inéliminables [BOBBIO, Norberto. Direita e esquerda (Droite et Gauche). São Paulo: Editora UNESP, 1995].

La Révolution de 1848 était d’une grande importance pour qu’une nouvelle polarisation politique apparaisse avec la bourgeoisie et le prolétariat dans des camps opposés qui marqueraient profondément les futurs bouleversements politiques. La bourgeoisie française a compris les dangers des révolutions, en réalisant que les aspirations politiques du peuple pourraient être atténuées par l’octroi d’un suffrage universel qui éviterait les conflits et les soulèvements. Selon Wallerstein, après 1848, “le déchaînement des passions populaires, et en particulier la légitimation de leurs objectifs, ont contraint les groupes dirigeants à faire des concessions significatives à moyen terme par le biais du programme du libéralisme. Parmi ceux-ci, les plus importants sont le suffrage (qui est finalement devenu universel) et une redistribution partielle du revenu (l’État providence). ” Les mécanismes de la démocratie moderne – en particulier le suffrage universel et le droit d’organisation – sont le fruit des luttes populaires et, en un sens, des victoires de la gauche contre le libéralisme.

Au lieu du suffrage universel, les libéraux étaient les défenseurs du suffrage de recensement – fondé sur le revenu – et du suffrage qualifié – fondé sur l’éducation formelle et / ou des fonctions sociales de commandement. Les deux formes de suffrage auraient pour but d’exclure les classes populaires du jeu politique. La démocratie, entendue par souveraineté populaire, serait presque synonyme de “despotisme de masse” pour le libéralisme. Contrairement à la pensée des travailleurs et de la bourgeoisie du XIXe siècle, la démocratie politique a montré qu’elle pouvait aussi être bénéfique pour le capitalisme. Pour cette raison même, la résistance bourgeoise contre le suffrage universel et l’état de bien-être social se réduisaient progressivement. Réduit, mais pas complètement éliminé. La démocratie politique n’est pas et ne sera jamais une valeur universelle pour le capitalisme et ses idéologues. Cela a été mis en évidence par les affinités du libéralisme avec le fascisme qui seraient apparues au début du XXe siècle.

  1. Le soutien du libéralisme au fascisme à travers l’histoire

Le fascisme représentait une réaction des forces conservatrices européennes contre la montée des travailleurs au pouvoir dans plusieurs pays après la victoire du socialisme en Union soviétique en 1917 et reposait sur des conceptions fortement nationalistes et sur l’exercice totalitaire du pouvoir, donc contre le système démocratique libérale et répressive aux idées social-démocrates, socialistes et communistes. Le fascisme implanté dans les années vingt et trente du vingtième siècle reposait sur un État totalitaire fort qui prétendait incarner l’esprit du peuple dans l’exercice du pouvoir par un parti unique dont l’autorité était imposée par la violence, la répression et de propagande politique. Le leader fasciste est une figure qui était au dessus des hommes ordinaires. Mussolini se dénommait comme Il Duce, qui dérive du latin Dux (général) et Hitler de Fuehrer (guide, chef). Tous deux étaient des dirigeants messianiques et autoritaires, dotés d’un pouvoir exercé unilatéralement sans consultation de quiconque.

Les affinités entre le libéralisme, qui est censé être un défenseur de la démocratie, et son opposé, la dictature, se sont manifestés en 1795, après la Révolution française, lorsque les Girondins renversèrent les Jacobins et qu’un gouvernement dictatorial s’installa en France.  Le général Napoléon Bonaparte a été placé au pouvoir après la réaction thermidorienne avec le coup d’État du 18 brumaire (9 novembre 1799) afin de contrôler l’instabilité sociale en France. Napoléon occupe le poste de premier consul de France, instaurant une dictature. La maxime beaucoup répandue de que “le plus grand ennemi du fascisme est le libéralisme” est faux. De même qui il existait une affinité entre libéralisme et dictature, comme ce fut le cas en France avec Bonaparte, il en va de même entre libéralisme avec le fascisme, qui ne sont pas strictement les mêmes, mais il n’ya pas non plus de mur infranchissable entre eux. Parmi eux, il y a plus de points de convergence que de divergence. Cela a été démontré par la montée du fascisme en Italie dans les années 1920 et du nazisme en Allemagne dans les années 1930 soutenu par les libéraux. Les libéraux légitiment à la fois le fascisme et le nazisme avec des politiques inspirées par les libéraux dans leurs dictatures.

En Italie, par exemple, un libéral de la genèse du fascisme était Vilfredo Pareto, économiste libéral et sociologue italien d’origine française, né au milieu du XIXe siècle, ennemi mortel de tout type de socialisme, contrairement à toute forme d’interventionnisme. dans le marché et défenseur de la domination des élites, était l’un des théoriciens qui ont produit l’idéologie précurseur du fascisme. Pareto a fait valoir que la démocratie était une illusion (tout comme le disent aujourd’hui les ultralibéraux et les néolibéraux) et qu’une classe dirigeante subsistera toujours pour s’enrichir de plus en plus. Comme tous les libéraux, il estimait que les inégalités sociales faisaient partie d’un ordre naturel. Il a revendiqué une réduction drastique de l’État et a défendu le régime fasciste de Benito Mussolini en tant que transition vers l’État minimal, afin de libérer les forces économiques.

Dans les premières années de son règne, Mussolini appliqua littéralement la politique prescrite par Pareto, détruisant la liberté politique existante. Mais en même temps, il remplaça la gestion de l’État par une gestion privée, réduisant les impôts fonciers, favorisant le développement industriel et imposant une éducation religieuse  (BORKENAU, Franz. Pareto. New York: John Wiley & Sons, 1936).  Pareto considérait le triomphe de Mussolini comme une confirmation de certaines de ses idées, d’autant plus que le leader fasciste de l’Italie démontrait l’importance de la force et partageait son mépris pour un système égalitaire. Il accepta plus tard sa nomination au Sénat italien de Mussolini et mourut moins d’un an après la mise en place du régime fasciste.

De 1922 à 1925, Mussolini et son gouvernement fasciste ont adopté une politique économique de laisser-faire sous la coordination d’un ministre des finances libéral, Alberto De Stefani. Son administration a réduit les impôts, les réglementations et les restrictions commerciales et cherché à promouvoir une plus grande compétitivité entre les entreprises. En outre, la montée du fascisme (comme le nazisme d’Adolf Hitler en Allemagne) n’a été possible qu’avec la collaboration et le soutien financier de grandes entreprises toujours puissantes: BMW, Fiat, IG Farben (Bayer), Volkswagen, Siemens, IBM, Chase Manhattan Bank, Allianz et d’autres groupes de médias qui ont financé ces projets dans le but de ralentir l’avancée du socialisme soviétique en Europe. Le nazisme avait également de nombreux points communs avec le libéralisme économique, un drapeau traditionnellement à droite.

Les libéraux néoclassiques à l’origine du courant idéologique devenu aujourd’hui hégémonique, le néolibéralisme, ont également défendu le fascisme et sa variante nazie en tant que projets politiques nécessaires au maintien de l’ordre capitaliste. C’est ce que l’on peut dire dans cette déclaration de Friedrich Hayek, membre de l’École d’économie autrichienne, à propos de son impression du nazisme: “Hitler n’a pas besoin détruire la démocratie; il se limita à profiter de sa décadence et au moment critique, il obtint le soutien de beaucoup de personnes qui, bien qu’ils le détestaient, le considéraient comme le seul homme assez puissant pour faire bouger les choses” [HAYEK, Friedrich. O caminho da servidão (Le chemin de la servitude). 5. ed. Rio de Janeiro: Instituto Liberal, 1990]. Contrairement à ce que Hayek a dit, Hitler a détruit la démocratie en Allemagne.

La complaisance des théoriciens libéraux néoclassiques avec le fascisme se poursuit avec Ludwig von Mises, une autre icône de l’école autrichienne d’économie. Mises a agi en tant que conseiller économique du gouvernement fasciste d’Engelbert Dollfuss en Autriche. Dans son livre “Libéralisme – Selon la tradition classique”, il rappelle que le fascisme était un mouvement politique dont l’un des objectifs principaux était la lutte contre le bolchevisme. Ludwig von Mises a déclaré: “Les actions des fascistes et des autres partis qui lui correspondaient étaient des réactions émotionnelles, évoquées par l’indignation des actions perpétrées par les bolcheviks et les communistes. (…) Contre les armes des bolcheviks, on devrait utiliser les mêmes armes en représailles, et ce serait une erreur de montrer la faiblesse devant les meurtriers. Jamais un libéral n’a mis cela en question “[Von Mises, Ludwig. Liberalismo – Segundo a Tradição Clássica (Le libéralisme – Selon la tradition classique). São Paulo: Instituto Ludwig von Mises Brasil, 2010]. Mises a déclaré qu’aucun libéral n’avait mis en doute le recours à la violence par les fascistes et les nazis.

Dans ce travail, Mises n’hésitait pas non plus à légitimer, louer et même louer le fascisme: “On ne peut nier que le fascisme et les mouvements similaires, visant à l’établissement de dictatures, agissent avec les meilleures intentions et que son intervention, jusqu’à présent, a sauvé la civilisation européenne. Le mérite que, pour cette raison, le fascisme obtenu pour lui-même sera inscrit dans l’histoire. Cependant, bien que sa politique ait apporté un salut momentané, ce n’est pas le genre qui peut promettre un succès continu. Le fascisme est un expédient d’urgence”. Mises, l’un des idéologues du néolibéralisme,  a affirmé l’absurdité que le fascisme et le nazisme ont sauvé la civilisation européenne.

L’origine totalitaire du néolibéralisme est le résultat de la collusion entre libéraux et fascistes dans la lutte contre le socialisme. À l’ère contemporaine de la mondialisation économique et financière, le fascisme moderne émerge, englobant toute la planète. Le système capitaliste néolibéral dominant est défini par l’omniprésence de son idéologie marchande qui occupe tout l’espace et tous les secteurs de la vie en même temps. Cette idéologie a réduit toutes les relations humaines dans les relations commerciales et considère notre planète comme une simple marchandise. Le seul droit reconnu par le système capitaliste néolibéral est le droit à la propriété privée. Le seul dieu qu’il aime est l’argent. L’omniprésence de l’idéologie néo-liberal, néo-fasciste, se manifeste dans le culte de l’argent, le parti unique déguisé en pluralisme parlementaire, l’absence d’opposition visible et la répression sous toutes ses formes contre la volonté de transformer l’homme et le monde. C’est le vrai visage du fascisme moderne, qui doit s’appeler par son vrai nom: le système capitaliste totalitaire. L’homme, la société et l’ensemble de notre planète sont au service de cette idéologie néo-fasciste. Le système capitaliste totalitaire a accompli ce qu’aucun totalitarisme n’avait été capable de faire auparavant: unifier le monde à son image. Aujourd’hui, il n’y a pas d’exil possible.

Ainsi, l’affinité entre le libéralisme et le fascisme est démontrée avec les expériences historiques du fascisme en Italie, du nazisme en Allemagne et de la mondialisation contemporaine. Au Brésil actuel, le système capitaliste totalitaire est représenté par le gouvernement néo-fasciste de Bolsonaro qui se manifeste par sa politique économique néolibérale et sa répression contre les mouvements sociaux.

* Fernando Alcoforado, 79 ans, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de 14 ouvrages traitant de questions comme la mondialisation et le développement, l’économie brésilienne, le réchauffement climatique et les changements climatiques, les facteurs qui conditionnent le développement économique et social, l’énergie dans le monde, les grandes révolutions scientifiques, économiques et sociale et comment inventer l’avenir pour changer le monde.

A AFINIDADE DO LIBERALISMO COM O FASCISMO

Fernando Alcoforado*

  1. O advento de liberalismo como ideologia

O liberalismo surgiu a partir das Revoluções Americana em 1776 e Francesa em 1789. O liberalismo surgiu na Idade Média com o Iluminismo em oposição ao absolutismo. Era a ideologia política da burguesia liberal que, no século XIX, conseguiu conquistar posição dominante. Ao longo da história, os Estados Liberais foram surgindo como uma consequência do desgaste progressivo do poder absoluto do rei. Enquanto o absolutismo decai, surgem correntes liberais, que acabam se juntando para instituir o Estado Liberal. O liberalismo defendia que o Estado fosse limitado em seus poderes e funções regulado através de normas gerais, com a submissão de todos às leis e respeito aos direitos fundamentais e invioláveis do homem, geralmente reconhecidos através de algum documento oficial, como a Constituição do país.

Após a Revolução Francesa, a luta entre conservadores e liberais ocorreu em todos os países mais importantes do sistema internacional entre 1815 e 1848. A história daqueles anos é a de uma constante intensificação da insatisfação popular de várias maneiras e em vários países. Neste contexto, a direita era representada pelos conservadores e o centro pelos liberais. A esquerda, que ainda não havia assumido identidade própria, estava inserida entre os liberais como seu setor mais radical.  Immanuel Wallerstein, sociólogo norte-americano, afirma que “as Revoluções de 1848 constituiram o momento de emergência de uma terceira ideologia, uma ideologia de esquerda que rompeu os laços com o que era então considerado um liberalismo centrista e se estabeleceu em oposição tanto a esse liberalismo como ao conservadorismo de direita. Essa ideologia de esquerda teve vários nomes, mas, de um modo geral, começou a ser chamada de socialismo” (WALLERSTEIN, Immanuel. Utopística ou as Decisões Históricas do Século Vinte e Um. Petrópolis: Editora Vozes, 1998).

Quando surgiu, o liberalismo se contrapôs ao absolutismo (Estado monárquico) e, mais tarde, ao socialismo (Estado socialista) a partir da Revolução Russa em 1917.  Depois da 1ª Guerra Mundial (1914-1918), o liberalismo tornou-se a força política dominante em praticamente todo o Ocidente. O liberalismo foi combatido pela esquerda com as doutrinas socialistas e comunistas, as quais se opuseram de forma bem mais fortemente do que as correntes conservadoras e tradicionais de direita. Wallerstein afirma que “a Revolução Francesa abriu a caixa de Pandora e fez surgir as aspirações, expectativas e esperanças populares que todas as autoridades constituídas- tanto conservadoras quanto liberais- tiveram dificuldade de conter”. Para Wallerstein, os conservadores e liberais divergiam quanto às estratégias para conter insurreições populares resultantes do não atendimento das demandas sociais, sendo os primeiros favoráveis ao fortalecimento da autoridade das instituições e de líderes simbólicos, enquanto os liberais defendiam que a normalidade da mudança, a soberania popular e a cidadania deveriam ser concedidos.

O ano de 1848 marcou o continente europeu com movimentos revolucionários que, a partir de Paris, tiveram rápida propagação nos grandes centros urbanos. A consolidação do poder político da burguesia na França e o surgimento do proletariado industrial enquanto força política foram os reflexos mais importantes daquele ano, que também foi marcado pela publicação do “Manifesto Comunista” de Marx e Engels. Não foi por acaso que naquele mesmo ano de 1848 rebeliões de traço liberal e socialista abalaram as arcaicas estruturas de Velho Mundo. A partir de 1848, agudizou-se em todo o mundo o confronto entre a direita, representada pelos conservadores, e a esquerda, representada pelos socialistas, enquanto os liberais centristas se posicionavam entre as duas correntes ideológicas tendendo mais para as posições dos conservadores. Uma diferença fundamental entre esquerda e direita é a de que a primeira é defensora intransigente da igualdade e a direita não. A esquerda acredita que a maior parte das desigualdades é social e, enquanto tal, eliminável e a direita acha que a maior parte delas é natural e, portanto, ineliminável (BOBBIO, Norberto. Direita e esquerda. São Paulo: Editora UNESP, 1995).

A Revolução de 1848 teve grande importância para que uma nova polarização política ganhasse vida com a burguesia e o proletariado em campos opostos que marcaria profundamente os embates políticos futuros. A burguesia francesa apercebera-se dos perigos das revoluções, tomando consciência de que os anseios políticos do povo poderiam ser atenuados com a concessão do sufrágio universal que evitaria conflitos e sublevações. Segundo Wallerstein, no período pós-1848, “o desencadear de paixões populares e, em particular, a legitimação de objetivos populares, forçou os grupos governantes a fazer concessões importantes no médio prazo através do programa do liberalismo. Desses os mais importantes foram o sufrágio (que acabou por se tornar universal) e uma redistribuição de renda parcial (o estado do bem-estar)”. Os mecanismos da democracia moderna – especialmente o sufrágio universal e o direito de organização – são frutos das lutas populares e que, em certo sentido, foram vitórias da esquerda contra o liberalismo.

Ao invés do sufrágio universal, os liberais foram defensores do sufrágio censitário – baseado na renda – e do sufrágio qualificado – baseado na educação formal e/ou nas funções sociais de mando exercidas. As duas formas de sufrágio teriam por finalidade excluir as classes populares do jogo político. Democracia, entendida como soberania popular, seria quase um sinônimo de “despotismo das massas” para o liberalismo. Ao contrário do que pensavam os operários e burgueses no século XIX, a democracia política demonstrou que também poderia ser benéfica ao capitalismo. Por isso mesmo, a resistência burguesa contra o sufrágio universal e o estado do bem-estar social foi se reduzindo pouco a pouco. Reduzida, mas não completamente eliminada. A democracia política não é e jamais será um valor universal para o capitalismo e seus ideólogos. Isto ficou comprovado com as afinidades do liberalismo com o fascismo que surgiria no início do século XX.

  1. O apoio do liberalismo ao fascismo ao longo da história

O fascismo representou uma reação das forças conservadoras da Europa contra a ascensão dos trabalhadores ao poder em vários países após a vitória do socialismo na União Soviética em 1917 e se baseava em concepções fortemente nacionalistas e no exercício totalitário do poder, portanto contra o sistema democrático e liberal, e repressivo ante as ideias socialdemocratas, socialistas e comunistas. O fascismo implantado durante as décadas de 1920 e 1930 do século XX se baseava em um Estado forte, totalitário, que se afirmava encarnar o espírito do povo, no exercício do poder por um partido único cuja autoridade se impunha através da violência, da repressão e da propaganda política. O líder fascista é uma figura que estava acima dos homens comuns. Mussolini era denominado como Il Duce, que deriva do latim Dux (General) e Hitler de Fuehrer (Condutor, Guia, Líder, Chefe). Ambos eram lideranças messiânicas e autoritárias, com um poder que era exercido de maneira unilateral sem consulta a quem quer que fosse.

As afinidades entre o liberalismo, que supostamente é defensor da democracia, e o seu oposto, a ditadura, se manifestou em 1795, após a Revolução Francesa, quando houve a derrubada dos jacobinos do poder pelos girondinos e foi instalado um governo ditatorial na França. O general Napoleão Bonaparte foi colocado no poder, após a Reação Thermidoriana com o golpe de estado do 18 Brumário (9 de novembro de 1799) com o objetivo de controlar a instabilidade social na França. Napoleão assume o cargo de primeiro-cônsul da França, instaurando uma ditadura. Sempre foi bastante difundida a máxima cuja acepção estabelece que “o maior inimigo do fascismo é o liberalismo” que é falso. Da mesma foram que existe afinidade entre o liberalismo e a ditadura como ocorreu na França com Bonaparte, o mesmo acontece entre o liberalismo e o fascismo que não são rigorosamente iguais, mas tampouco existe entre eles uma muralha intransponível. Entre eles, existem mais pontos de convergência do que de divergência. Isto ficou comprovado com a ascensão do fascismo na Itália na década de 1920 e do nazismo na Alemanha na década de 1930 do século XX que contaram com o apoio de liberais. Os liberais legitimaram tanto o fascismo quanto o nazismo com políticas de inspiração liberal em suas ditaduras.

Na Itália, por exemplo, um liberal na gênese do fascismo foi Vilfredo Pareto, economista liberal e sociólogo italiano de origem francesa, nascido em meados do século XIX, que era inimigo mortal de todo e qualquer tipo de socialismo, contrário a qualquer forma de intervencionismo no mercado e defensor da dominação das elites, foi um dos teóricos que produziram a ideologia precursora do fascismo. Pareto argumentava que a democracia era uma ilusão (da mesma forma que ultraliberais e neoliberais dizem hoje) e que uma classe dominante sempre irá subsistir enriquecendo-se cada vez mais. Como todo liberal, acreditava que as desigualdades sociais faziam parte de uma ordem natural. Ele reivindicava uma redução drástica do Estado e defendeu o regime fascista de Benito Mussolini como uma transição para o Estado mínimo, de modo a libertar as forças econômicas.

Nos primeiros anos de seu governo, Mussolini literalmente executou a política prescrita por Pareto, destruindo a liberdade política até então existente. Mas, ao mesmo tempo, substituiu a gestão estatal pela gestão privada, diminuindo os impostos sobre a propriedade, favorecendo o desenvolvimento industrial e impondo uma educação religiosa (BORKENAU, Franz. Pareto. Nova Iorque: John Wiley & Sons, 1936). Pareto considerou o triunfo de Mussolini como uma confirmação de algumas das suas ideias, especialmente pelo fato do líder da Itália fascista demonstrar a importância da força e compartilhar seu desprezo por um sistema igualitário. Posteriormente, ele aceitou sua nomeação para o senado italiano de Mussolini e morreu menos de um ano após a instauração do regime fascista.

No período de 1922 a 1925, Mussolini e seu governo fascista adotaram política econômica baseada no laissez-faire, por meio da coordenação de um ministro de finanças liberal, Alberto De Stefani. Sua administração reduziu impostos, regulamentações, restrições comerciais e procurou promover uma maior competitividade entre as empresas. Além disso, a ascensão do Fascismo (tal como a do Nazismo de Adolf Hitler na Alemanha) só foi possível com a colaboração e o suporte financeiro de grandes corporações ainda hoje poderosas: BMW, Fiat, IG Farben (Bayer), Volkswagen, Siemens, IBM, Chase Manhattan Bank, Allianz, e outros grupos de mídia, que financiaram esses regimes com o objetivo de frear o avanço do socialismo soviético na Europa. O nazismo tinha, também, muitos pontos em comum com o liberalismo econômico, uma bandeira tradicionalmente da direita.

Os liberais neoclássicos que deram origem à corrente ideológica que se tornou hegemônica hoje, o neoliberalismo, também defendiam o fascismo e sua variante nazista como projetos políticos necessários para manter a ordem capitalista. É o que se pode conferir nesta declaração de Friedrich Hayek, membro da Escola Austríaca de Economia, sobre a sua impressão do nazismo: “Hitler não precisou destruir a democracia; limitou-se a tirar proveito da sua decadência e no momento crítico conseguiu o apoio de muitos que, embora o detestassem, consideravam-no o único homem bastante forte para pôr as coisas em marcha” (HAYEK, Friedrich. O caminho da servidão. 5. ed. Rio de Janeiro: Instituto Liberal, 1990). Ao contrário do que disse Hayek, Hitler destruiu a democracia na Alemanha.

A complacência de teóricos liberais neoclássicos com relação ao Fascismo prossegue com Ludwig von Mises. Outro ícone da Escola Austríaca de Economia. Mises atuou como conselheiro econômico do governo fascista de Engelbert Dollfuss na Áustria. Em seu livro “Liberalismo — Segundo a tradição clássica”, ele reitera que o Fascismo foi um movimento político que teve como um de seus principais objetivos o combate ao bolchevismo. Ludwig von Mises afirmou: “As ações dos fascistas e de outros partidos que lhe correspondiam eram reações emocionais, evocadas pela indignação com as ações perpetradas pelos bolcheviques e comunistas. (…) Contra as armas dos bolcheviques, devem-se utilizar, em represália, as mesmas armas, e seria um erro mostrar fraqueza ante os assassinos. Jamais um liberal colocou isto em questão” (VON MISES, Ludwig. Liberalismo – Segundo a Tradição Clássica. São Paulo: Instituto Ludwig von Mises Brasil, 2010). Mises afirmou que nenhum liberal colocou em questão o uso da violência pelos fascistas e nazistas.

Nesta obra, Mises também não hesitou em legitimar, elogiar e, até mesmo, enaltecer o Fascismo: “Não se pode negar que o fascismo e movimentos semelhantes, visando ao estabelecimento de ditaduras, estejam imbuidos das melhores intenções e que sua intervenção, até o momento, salvou a civilização europeia. O mérito que, por isso, o fascismo obteve para si estará inscrito na história. Porém, embora sua política tenha propiciado salvação momentânea, não é do tipo que possa prometer sucesso continuado. O fascismo constitui um expediente de emergência”. Mises, um dos ideólogos do neoliberalismo afirmou o absurdo de que o fascismo e o nazismo salvaram a civilização europeia.

A origem totalitária do Neoliberalismo resultou do conluio entre liberais e fascistas no combate ao socialismo. Na era contemporânea de globalização econômica e financeira, surge o fascismo moderno, abarcando todo o planeta. O sistema capitalista neoliberal dominante se define pela onipresença de sua ideologia mercantil que ocupa ao mesmo tempo todo o espaço e todos os setores da vida. Esta ideologia reduziu todas as relações humanas em relações mercantis e considera nosso planeta como uma simples mercadoria. O único direito que o sistema capitalista neoliberal reconhece é o direito a propriedade privada. O único deus que ele adora é o dinheiro. A onipresença da ideologia neoliberal neofascista se manifesta no culto ao dinheiro, no partido único disfarçado de pluralismo parlamentar, na ausência de uma oposição visível e na repressão sob todas as formas contra a vontade de transformar o homem e o mundo. Eis o verdadeiro rosto do fascismo moderno que é necessário chamá-lo pelo seu verdadeiro nome: sistema capitalista totalitário. O homem, a sociedade e o conjunto de nosso planeta estão ao serviço desta ideologia neofascista. O sistema capitalista totalitário realizou o que nenhum totalitarismo conseguiu fazer antes: unificar o mundo à sua imagem. Hoje já não existe exílio possível.  

Pelo exposto, fica, portanto, demonstrada a afinidade entre o liberalismo e o fascismo com as experiências históricas do fascismo na Itália, do nazismo na Alemanha e da globalização contemporânea. No Brasil atual, o sistema capitalista totalitário está representado pelo governo neofascista de Bolsonaro que se manifesta com suas políticas econômicas neoliberais e pela repressão contra os movimentos sociais.

*Fernando Alcoforado, 79, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Bahiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria) e Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019).

MAQUIAVEL ET MORO

Fernando Alcoforado*

Selon le philosophe grec Aristote, l’homme est un animal social et politique par nature. Et si l’homme est un animal politique, cela signifie qu’il a un besoin naturel de vivre en société, de promouvoir le bien commun et le bonheur. Avec les thèses de Niccolò Machiavelli, exposées dans son ouvrage Le Prince, la conception d’Aristote de la politique comme recherche de la justice et du bien commun est abandonnée. À chaque époque historique, le fondement de la politique et de l’État chez Machiavel est le maintien du pouvoir politique par les classes dirigeantes. Pour Machiavel, le but essentiel de la politique est, en bref, de conquérir et de conserver le pouvoir. C’est sur cette base que Machiavel a inventé sa phrase célèbre et la plus controversée: la fin justifie les moyens.

La thèse selon laquelle les fins justifient les moyens s’applique à la réalité politique dans laquelle vit le Brésil, qui est loin de ressembler au paradis ou à l’harmonie positiviste de l’ordre et du progrès, devise du drapeau brésilien. L’ordre politique, économique et social reste au Brésil en fer et en feu, cachant les relations et les mécanismes d’exploitation par le recours à la justice et à l’appareil répressif de l’État chaque fois que cela est nécessaire, et le progrès a été constitué dans une véritable illusion. Aux XXe et XXIe siècles, l’illusion que le Brésil marcherait inexorablement vers le progrès était enterrée. Au Brésil, la conception d’Aristote de la politique comme recherche de la justice et du bien commun n’a jamais été appliquée, mais la vision de Machiavel selon laquelle le fondement de la politique et de l’État est le maintien du pouvoir politique.

Il est légitime que les fins justifient les moyens utilisés, mais seulement dans la mesure où ces moyens ne contredisent pas les fins visées. Isto significa dizer que pas tout Il est acceptable. Il n’est acceptable que ce qui contribue à la réalisation du but recherché et qui ne signifie pas sa négation. Avec Machiavel, la politique cesse d’être pensée par l’éthique et la religion. En ce sens, Machiavel représente une double rupture: avec les classiques de l’antiquité gréco-romaine et les valeurs chrétiennes médiévales. Dans Machiavel, la politique s’identifie à l’espace du pouvoir en tant qu’activité sur laquelle repose l’existence collective et qui a la priorité sur les autres sphères de la vie humaine. La politique se confond avec la réalité objective, avec les problèmes concrets des relations entre hommes. La politique décrite dans Le Prince de Machiavel avec d’innombrables exemples tirés de l’histoire ressemble davantage à l’enfer de Dante qu’au paradis promis.

En libérant la politique de la moralité religieuse, Machiavel explicite son caractère terrestre et en fait quelque chose qui peut être assimilé par les gens du peuple des mortels. Ce n’est pas un hasard si le machiavélisme est devenu synonyme d’une pratique politique dépourvue d’éthique, de morale et de bonne foi, de procédure ruse et voyous. Le panorama de la politique brésilienne tout au long de son histoire et dans la conjoncture actuelle reflète les postulats de Machiavel, bien que la plupart de nos dirigeants n’aient pas lu The Prince. Malgré cela, de nombreux hommes politiques agissent conformément aux principes énoncés dans les travaux de Machiavel, qui reposent sur une vision utilitaire et pragmatique fondée sur le calcul rationnel du rapport coûts / avantages.

La politique devrait être poursuivie sur la base de l’éthique et de la morale. Il convient de souligner que l’éthique est la manière dont l’homme doit se comporter dans son environnement social. À son tour, la morale est un ensemble de normes qui régissent le comportement de l’homme dans la société. Ces normes sont acquises par l’éducation, la tradition et la vie quotidienne. Le terme éthique représente un ensemble de valeurs morales et de principes qui devraient guider la conduite humaine dans la société. L’éthique sert à établir des règles de conduite qui assurent l’équilibre et le bon fonctionnement de la société, en veillant à ce que personne ne soit préjudiciée. En ce sens, l’éthique est liée au sentiment de justice sociale. Du point de vue de la philosophie, l’éthique est une science qui étudie les valeurs et les principes moraux d’une société et de ses groupes.

Chaque société et chaque groupe social ont leurs propres codes d’éthique. Outre les principes généraux qui guident le fonctionnement social, il existe également l’éthique de certains groupes ou lieux spécifiques. En ce sens, on peut citer l’éthique du pouvoir judiciaire, l’éthique médicale, l’éthique du travail, l’éthique de l’ingénieur, l’éthique des affaires, l’éthique de l’éducation, l’éthique du sport, l’éthique du journalisme, l’éthique de la politique, etc. À son tour, l’étude du caractère de l’individu et des coutumes s’appelle morale. Ethique et morale deviennent synonymes, désignant le même objet et le même champ d’investigation philosophique.

L’ancien juge Sérgio Moro, qui a excellé dans la défense du noble objectif de la lutte contre la corruption, a utilisé des moyens dénués d’éthique, de morale et de bonne foi en agissant illégalement dans le cadre de son action punitive dans l´Opération Lava Jato en collusion avec des membres du parquet du Paraná pratiquant la fraude procédurale contre les accusés. L’échange de messages par une application entre le juge Sérgio Moro – l’actuel ministre de la Justice et de la Sécurité publique – et le procureur de la République, Deltan Dallagnol, récemment révélé par le site Intercept Brasil, viole les principes d’indépendance et de neutralité fondamentales du pouvoir judiciaire au Brésil  et dans diverses parties du monde, selon des juristes et des universitaires internationaux.

Si le juge est un véritable magistrat qui préside le procès, il aurait alors tort et serait problématique pour lui de discuter des stratégies de poursuite, ouvertement ou non avec les procureurs. Les messages indiquent que Moro aurait suggéré au ministère public fédéral de modifier l’ordre des phases de l’opération, a indiqué un témoin, anticipant au moins une décision de justice et informé le procureur de l’ampleur des poursuites. Les faits rapportés par le site Web d’Intercept Brazil montrent que Moro a commis de graves violations de l’éthique. Les relations entre les juges et les parties (procureur et défense) sont bien fondées aux articles 8 et 9 du Code de déontologie de la magistrature (http://www.cnj.jus.br/publicacoes/codigo-de-etica-da-magistratura) décrite ci-dessous:

Art. 8 Le magistrat impartial est un magistrat qui cherche dans la preuve la vérité des faits, avec objectivité et fondement, tout au long du processus en maintenant une distance équivalente des parties et en évitant tout type de comportement pouvant refléter favoritisme, prédisposition ou préjudice.

Art. 9 – Le magistrat, dans l’exercice de son activité, doit accorder aux parties un traitement égal, sans discrimination d’aucune sorte.

Avec le comportement de l’ex-juge Sergio Moro dépourvu d’éthique et de morale, il est démontré qu’il a agi sur la base du principe machiavélique selon lequel la fin justifie les moyens contre l’éthique de la justice et les principes moraux les plus élevés, à l’égal des prévenus punis par celui qui volé les caisses publiques au détriment de la population brésilienne. En agissant illégalement dans le cadre de l’opération Lava Jato, Sérgio Moro peut mettre en échec les jugements rendus qui se caractérisent par la partialité qu’il a pratiquée. Sérgio Moro n’a pas suivi les enseignements du grand juriste brésilien, Ruy Barbosa, qui a affirmé que “la justice aveugle d’un côté n’est plus la justice. Elle doit être vue de la même manière à droite et à gauche” et qu’il “existe rien de plus pertinent pour la vie sociale que la formation du sentiment de justice”. De plus, Sérgio Moro n’a pas adopté l’un des grands commandements de Ruy Barbosa, fondé sur la phrase lapidar: “Avec la loi, par la loi et dans la loi; car hors de la loi il n’y a pas de salut”.

* Fernando Alcoforado, 79 ans, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de 14 ouvrages traitant de questions comme la mondialisation et le développement, l’économie brésilienne, le réchauffement climatique et les changements climatiques, les facteurs qui conditionnent le développement économique et social, l’énergie dans le monde et les grandes révolutions scientifiques, économiques et sociale.

MAQUIAVEL AND MORO

Fernando Alcoforado*

According to the Greek philosopher Aristotle, man is a social and political animal by nature. And if man is a political animal, it means that he has a natural need to live in society, to promote the common good and happiness. With the theses of Niccolò Machiavelli, exposed in his work The Prince, the conception of Aristotle of politics as a search for justice and the common good falls by the wayside. In each historical epoch, the foundation of politics and the state for Machiavelli is the maintenance of political power by the ruling classes. For Machiavelli, the essential purpose of politics is, in short, to conquer and maintain power. It is based on this view that Machiavelli coined his famous and most controversial phrase: the ends justify the means.

The thesis that the ends justify the means applies to the political reality in which Brazil lives, which is far from resembling paradise or the positivist harmony of order and progress, the motto of the Brazilian flag. The political, economic and social order remains in Brazil in iron and fire, hiding the relations and mechanisms of exploitation by the use of justice and the state repressive apparatus, whenever it is necessary, and the progress has been constituted in a true illusion. In the twentieth and twenty-first centuries, the illusion that Brazil would walk inexorably toward progress was buried. In Brazil, Aristotle’s conception of politics as a search for justice and the common good has never been applied, but Machiavelli’s view that the foundation of politics and the state is the maintenance of political power.

It is legitimate that the ends justify the means used, but only insofar as these means do not contradict the intended ends. This means that not everything that is done is acceptable. It is only acceptable that which contributes to the attainment of the desired end and does not mean the negation of it. With Machiavelli, politics ceases to be thought from ethics and religion. In this sense, Machiavelli represents a double rupture: with the classics of Greco-Roman antiquity and medieval Christian values. In Machiavelli, politics identifies itself with the space of power as an activity on which the collective existence is based and which has priority over the other spheres of human life. Politics merges with objective reality, with the concrete problems of relations between men. The policy described in The Prince of Machiavelli with countless examples drawn from the history more resembles Dante’s hell than the promised paradise.

By liberating politics from religious morality, Machiavelli made explicit his earthly character and made it something that could be assimilated by the commoners of mortals. It is not by chance that Machiavellianism has become synonymous with a political practice devoid of ethics, morality and good faith, a cunning and rogue procedure. The panorama of Brazilian politics throughout its history and in the current conjuncture reflects the postulates of Machiavelli, although most of our rulers have not read The Prince. Despite this, many politicians act according to the principles contained in Machiavelli’s work, which are based on a utilitarian, pragmatic view based on the rational calculation of the cost / benefit ratio.

Politics should be pursued on the basis of ethics and morals. Emphasize that Ethics is the way that man should behave in his social environment. In turn, Moral is a set of norms that regulate the behavior of man in society, and these norms are acquired by education, tradition and everyday life. The term Ethics represents a set of moral values ​​and principles that should guide human conduct in society. Ethics serves to establish rules of conduct that ensure the balance and the proper functioning of society, ensuring that no one is harmed. In this sense, Ethics is related to the feeling of social justice. From the point of view of Philosophy, Ethics is a science that studies the values ​​and moral principles of a society and its groups.

Each society and each social group have their own codes of ethics. Besides the general principles that guide social functioning, there is also the ethics of certain specific groups or places. In this sense, ethics of the judiciary, medical ethics, work ethics, engineering ethics, business ethics, educational ethics, sports ethics, journalistic ethics, ethics in politics, etc. can be cited. In turn, the study of the character of the individual and customs is called moral. Ethics and Moral become synonymous, designating the same object and the same field of philosophical inquiry.

Former Judge Sérgio Moro, who excelled in defending the noble purpose of the fight against corruption, used means devoid of ethics, morals and good faith by acting illegally in his punitive action in  Lava Jato Operation in collusion with members of the Public Prosecutor’s Office of Paraná practicing procedural fraud against defendants. The exchange of messages by an application between Judge Sérgio Moro – current Minister of Justice and Public Security – and Attorney of the Republic Deltan Dallagnol, recently revealed by The Intercept Brasil, violate the principles of basic independence and neutrality in Judiciary in Brazil and in various parts of the world, according to international lawyers and scholars.

If the judge is a true magistrate who presides over the trial, then it would be wrong and problematic for him to be discussing prosecution strategies, openly or not with prosecutors. The messages indicate that Moro would have suggested to the Federal Public Ministry to change the order of phases of the operation, indicated a witness, anticipating at least one judicial decision and advised the prosecutor on the scope of the prosecution. The facts reported by The Intercept Brazil website show that Moro has committed serious ethical violations. The relationship of judges with the parties (prosecution and defense) is well founded in articles 8 and 9 of the Code of Ethics of the Magistracy (http://www.cnj.jus.br/publicacoes/codigo-de-etica-da-magistratura) described below:

Art. 8 The impartial magistrate is one who seeks in the evidence the truth of the facts, with objectivity and foundation, maintaining throughout the process an equivalent distance from the parties, and avoids any kind of behavior that may reflect favoritism, predisposition or prejudice.

Art. 9 – The magistrate, in the performance of his activity, must grant the parties equal treatment, without any kind of unjustified discrimination.

With the behavior of ex-judge Sergio Moro devoid of ethics and moral is demonstrated that he acted based on the Machiavellian principle that the ends justify the means against the ethics of the judiciary and the highest moral principles acting equal the defendants punished by him that assaulted the public coffers to the detriment of the Brazilian population. By acting illegally in Operation Lava Jato, Sérgio Moro may to put in check the judgments made that are characterized by the partiality practiced by him. Sérgio Moro did not follow the teachings of the great Brazilian jurist, Ruy Barbosa, who affirmed that “justice, blind to one side, is no longer justice. It must be seen equally to the right and to the left “and that” there is nothing more relevant to social life than the formation of the feeling of justice. Moreover, Sérgio Moro did not adopt one of the great commandments of Ruy Barbosa based on the phrase lapidar: “With the law, by the law and within the law; for out of the law there is no salvation”.

* Fernando Alcoforado, 79, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of 14 books addressing issues such as Globalization and Development, Brazilian Economy, Global Warming and Climate Change, The Factors that Condition Economic and Social Development, Energy in the world and The Great Scientific, Economic, and Social Revolutions that Changed the World.

MAQUIAVEL E MORO

Fernando Alcoforado*

Segundo o filósofo grego Aristóteles, o homem é um animal social e político por natureza. E, se o homem é um animal político, significa que tem necessidade natural de conviver em sociedade, de promover o bem comum e a felicidade. Com as teses de Niccolò Machiavelli ou Maquiavel, como é conhecido no Brasil, expostas em sua obra O Príncipe, cai por terra a concepção de Aristóteles da política enquanto busca da justiça e do bem comum. Em cada época histórica, o fundamento da política e do Estado para Maquiavel é a manutenção do poder político pelas classes dirigentes. Para Maquiavel, a finalidade essencial da política é, em síntese, conquistar e manter o poder. É baseado nesta visão que Maquiavel cunha sua famosa e mais polêmica frase: os fins justificam os meios.

A tese de que os fins justificam os meios se aplica à realidade política na qual vive o Brasil que está longe de assemelhar-se ao paraíso ou à harmonia positivista da ordem e progresso, lema da bandeira brasileira. A ordem política, econômica e social se mantém no Brasil a ferro e fogo, ocultando as relações e mecanismos de exploração pelo uso da justiça e do aparato repressivo estatal, sempre que se faz necessário, e o progresso tem se constituído em uma verdadeira ilusão. Nos séculos XX e XXI, foi enterrada a ilusão de que o Brasil caminharia inexoravelmente rumo ao progresso. No Brasil, a concepção de Aristóteles da política enquanto busca da justiça e do bem comum nunca se aplicou e sim a de Maquiavel de que o fundamento da política e do Estado é a manutenção do poder político.

É legítimo que os fins justifiquem os meios utilizados, porém apenas na medida em que estes meios não entram em contradição com os fins almejados. Isto significa dizer que nem tudo que se faça é aceitável. Só é aceitável aquilo que contribui para que se atinja o fim almejado e que não signifique a negação deste. Com Maquiavel, a política deixa de ser pensada a partir da ética e da religião. Neste sentido, Maquiavel representa uma dupla ruptura: com os clássicos da antiguidade greco-romana e com os valores cristãos medievais. Em Maquiavel, a política identifica-se com o espaço do poder, enquanto atividade na qual se assenta a existência coletiva e que tem prioridade sobre as demais esferas da vida humana. A política funde-se com a realidade objetiva, com os problemas concretos das relações entre os homens. A política descrita em O Príncipe de Maquiavel com inúmeros exemplos retirados da história mais se assemelha ao inferno de Dante do que ao paraíso prometido.

Ao libertar a política da moral religiosa, Maquiavel explicitou seu caráter terreno e transformou-a em algo passível de ser assimilada pelos comuns dos mortais. Não é por acaso que maquiavelismo virou sinônimo de uma prática política desprovida de ética, de moral e de boa fé, um procedimento astucioso e velhaco. O panorama da política brasileira ao longo de sua história e na conjuntura atual reflete os postulados de Maquiavel, embora a maioria dos nossos governantes não tenha lido O Príncipe. Apesar disso, muitos políticos atuam de acordo com os princípios contidos na obra de Maquiavel os quais se baseiam em uma visão utilitarista, pragmática e fundamentada no cálculo frio e racional da relação custo/benefício.

A política deveria ser levada avante com base na ética e na moral.  Ressalte-se que a Ética é a forma que o homem deve se comportar no seu meio social. Por sua vez, Moral  é um conjunto de normas que regulam o comportamento do homem em sociedade, e estas normas são adquiridas pela educação, pela tradição e pelo cotidiano. O termo Ética representa um conjunto de valores morais e princípios que devem nortear a conduta humana na sociedade. A Ética serve para estabelecer regras de conduta que garanta o equilíbrio e o bom funcionamento da sociedade, assegurando que ninguém seja prejudicado. Neste sentido, a Ética está relacionada com o sentimento de justiça social. Do ponto de vista da Filosofia, a Ética é uma ciência que estuda os valores e princípios morais de uma sociedade e seus grupos.

Cada sociedade e cada grupo social possuem seus próprios códigos de ética. Além dos princípios gerais que norteiam o bom funcionamento social, existe também a ética de determinados grupos ou locais específicos. Neste sentido, podem ser citadas a ética da magistratura, ética médica, ética de trabalho, ética da engenharia, ética empresarial, ética educacional, ética nos esportes, ética jornalística, ética na política, etc. Por sua vez, o estudo sobre o caráter do indivíduo e os costumes recebe o nome de moral. Ética e moral tornam-se sinônimos, designando o mesmo objeto e o mesmo campo de investigação filosófica.

O ex-juiz Sérgio Moro que se notabilizou na defesa de um fim nobre que é o combate à corrupção, utilizou um meio desprovido de ética, de moral e de boa fé ao agir ilegalmente em sua ação punitiva na Operação Lava Jato em conluio com integrantes do Ministério Público do Paraná praticando fraudes processuais contra réus. A troca de mensagens por um aplicativo entre o juiz Sérgio Moro – atual ministro da Justiça e Segurança Pública – e o procurador da República Deltan Dallagnol, reveladas recentemente pelo site The Intercept Brasil, ferem os princípios de independência e neutralidade básicos em Judiciários no Brasil e em várias partes do mundo, na opinião de juristas e acadêmicos internacionais.

Se o juiz é um verdadeiro magistrado que preside o julgamento, então, seria errado e problemático que ele estivesse discutindo estratégias de acusação, abertamente ou não com integrantes do Ministério Público. As mensagens indicam que Moro teria sugerido ao Ministério Público Federal trocar a ordem de fases da operação, indicado uma testemunha, antecipando ao menos uma decisão judicial e aconselhado o promotor sobre o escopo da acusação. Os fatos relatados pelo site The Intercept Brasil mostra que
Moro cometeu violações éticas sérias. O relacionamento de juízes com as partes (acusação e defesa) está bem fundamentado nos artigos 8º e 9º do Código de Ética da Magistratura (http://www.cnj.jus.br/publicacoes/codigo-de-etica-da-magistratura) descrito a seguir:

Art. 8º O magistrado imparcial é aquele que busca nas provas a verdade dos fatos, com objetividade e fundamento, mantendo ao longo de todo o processo uma distância equivalente das partes, e evita todo o tipo de comportamento que possa refletir favoritismo, predisposição ou preconceito.

Art. 9º Ao magistrado, no desempenho de sua atividade, cumpre dispensar às partes igualdade de tratamento, vedada qualquer espécie de injustificada discriminação.

Com o comportamento do ex-juiz Sérgio Moro desprovido de ética e moral fica demonstrado que ele agiu com base no princípio maquiavélico de que os fins justificam os meios atentando contra a ética da magistratura e os mais elevados princípios morais se igualando aos réus por ele punidos que assaltaram os cofres públicos em prejuízo da população brasileira. Ao atuar de forma ilegal na Operação Lava Jato, Sérgio Moro pode colocar em xeque os julgamentos realizados que se caracterizam pela parcialidade por ele praticada. Sérgio Moro não seguiu os ensinamentos do grande jurista brasileiro, Ruy Barbosa, que afirmou que “a justiça, cega para um dos dois lados, já não é justiça. Cumpre que enxergue por igual à direita e à esquerda” e que “não há nada mais relevante para a vida social que a formação do sentimento da justiça”. Além disso, Sérgio Moro não adotou um dos grandes mandamentos de Ruy Barbosa embasado na frase lapidar: “Com a lei, pela lei e dentro da lei; porque fora da lei não há salvação”.

*Fernando Alcoforado, 79, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017) e Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Bahiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria).

LA FIN DU SYSTEME CAPITALISTE MONDIAL AU MILIEU DU 21ème SIECLE

Fernando Alcoforado*

Cet article cherche à démontrer que le système capitaliste mondial touche à sa fin au milieu du XXIe siècle, soulignant la nécessité de le remplacer par un nouveau système économique capable de promouvoir le progrès économique et social aux niveaux de chaque pays et de la planète Terre dans son ensemble. Cette constatation découle du fait que cette étude identifie qui: 1) l’évolution du taux de profit du système capitaliste mondial de 1869 à 2007 diminue au cours de cette période avec la tendance à réaliser un profit nul entre 2097 et 2142; 2) il y a une baisse du taux de profit par rapport au coût historique du capital fixe des sociétés américaines qui, s’il est maintenu au cours des prochaines années, ce taux de profit pour les sociétés américaines atteindra zéro en 2059; et, 3) la croissance de l’économie mondiale a connu une baisse constante de 1961 à 2007, croissance qui devrait atteindre zéro en 2057. On peut dire que le taux de profit du système capitaliste mondial sera probablement nul depuis 2057 et pas 2097 et 2142 car le taux de profit ne pouvait pas dépasser zéro dans une économie mondiale avec un produit brut mondial égal à zéro, c’est-à-dire en stagnation, à partir de 2057. Le fait que le taux de profit au coût historique du capital fixe des sociétés des États-Unis, la plus grande économie du monde, atteindre la valeur zéro en 2059 semble indiquer que 2057 est plus fiable que 2097 et 2142, de sorte le taux de profit mondial atteint zéro. Cela signifie que le système capitaliste mondial prendra fin d’ici le milieu du XXIe siècle, car le processus d’accumulation de capital sera bloqué lorsque le taux de profit mondial et le produit mondial brut atteindront zéro.

Pour lire l’article, accédez au site web:

https://www.academia.edu/39554561/LA_FIN_DU_SYSTEME_CAPITALISTE_MONDIAL_AU_MILIEU_DU_21%C3%A8me_SIECLE

* Fernando Alcoforado, 79 ans, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de 14 ouvrages traitant de questions comme la mondialisation et le développement, l’économie brésilienne, le réchauffement climatique et les changements climatiques, les facteurs qui conditionnent le développement économique et social, l’énergie dans le monde et les grandes révolutions scientifiques, économiques et sociale.

THE END OF THE WORLD CAPITALIST SYSTEM IN THE MIDDLE OF THE 21ST CENTURY

Fernando Alcoforado*

This article seeks to demonstrate that the world capitalist system is coming to an end in the middle of the 21st century, putting the need for its replacement by a new economic system that is capable of promoting economic and social progress at the levels of each country and of the planet Earth as a whole. This finding results from the fact that this study identifies that: 1) the evolution of the profit rate of the world capitalist system from 1869 to 2007 declines in this period with the tendency to achieve zero profit between 2097 and 2142; 2) there is a decline in the rate of profit to the historical cost of fixed capital of US corporations which, if maintained over the next few years, this rate of profit for US corporations will reach zero in 2059; and, 3) the world economy shows a steady decline in its growth from 1961 to 2007, which is expected to reach zero growth in 2057. It can be said that the profit rate of the world capitalist system will probably be zero since 2057 and not 2097 and 2142 because the rate of profit could not grow beyond zero in a world economy with the World Gross Product of zero value, ie stagnated, from 2057. The fact that the rate of profit at the historical cost of fixed capital of corporations in the United States, the world’s largest economy, tending to zero in 2059 seems to indicate 2057 as more reliable than 2097 and 2142 so that the world profit rate reaches zero. This means that the world capitalist system will be brought to an end by the middle of the twenty-first century because the process of capital accumulation will be stalled when the world profit rate and the Gross World Product reach zero.

To read the article, access the website:

https://www.academia.edu/39554532/THE_END_OF_THE_WORLD_CAPITALIST_SYSTEM_IN_THE_MIDDLE_OF_THE_21ST_CENTURY

* Fernando Alcoforado, 79, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic  planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of 14 books addressing issues such as Globalization and Development, Brazilian Economy, Global Warming and Climate Change, The Factors that Condition Economic and Social Development, Energy in the world and The Great Scientific, Economic, and Social Revolutions that Changed the World.

 

O FIM DO SISTEMA CAPITALISTA MUNDIAL EM MEADOS DO SÉCULO XXI

Fernando Alcoforado*

Este artigo procura demonstrar que o sistema capitalista mundial caminha para seu fim em meados do século XXI colocando na ordem do dia a necessidade de sua substituição por um novo sistema econômico que seja capaz de promover o progresso econômico e social nos níveis de cada país e do planeta Terra como um todo. Esta constatação resulta do fato deste estudo identificar que: 1) a evolução da taxa de lucro do sistema capitalista mundial de 1869 a 2007 apresenta declínio neste período com a tendência de alcançar lucro zero entre 2097 e 2142; 2) há declínio da taxa de lucro ao custo histórico do capital fixo das corporações dos Estados Unidos que, se for mantido nos próximos anos, esta taxa de lucro das corporações dos Estados Unidos alcançará zero em 2059; e, 3) a economia mundial apresenta queda contínua em seu crescimento de 1961 a 2007 que deve alcançar crescimento zero em 2057. Pode-se afirmar que, muito provavelmente, a taxa de lucro do sistema capitalista mundial terá valor zero a partir de 2057 e não 2097 e 2142 porque a taxa de lucro não poderia crescer além de zero em uma economia mundial com o Produto Bruto Mundial de valor zero, isto é estagnado, a partir de 2057. O fato de a taxa de lucro ao custo histórico do capital fixo das corporações dos Estados Unidos, maior economia mundial, tender a zero em 2059 parece indicar 2057 como mais confiável do que 2097 e 2142 para que a taxa de lucro mundial alcance o valor zero.  Isto significa dizer que o sistema capitalista mundial será levado ao fim em meados do século XXI porque será estancado o processo de acumulação do capital quando a taxa de lucro mundial e o Produto Bruto Mundial alcançarem o valor zero.

Para ler o artigo, acessar o website:

https://www.academia.edu/39554574/O_FIM_DO_SISTEMA_CAPITALISTA_MUNDIAL_EM_MEADOS_DO_S%C3%89CULO_XXI

*Fernando Alcoforado, 79, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017) e Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Bahiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria).

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR LE LIVRE “COMO INVENTAR O FUTURO PARA MUDAR O MUNDO” (COMMENT INVENTER L’AVENIR POUR CHANGER LE MONDE)

Auteur: FERNANDO ALCOFORADO

Editeur: CRV (https://editoracrv.com.br/produtos/detalhes/33908-como-inventar-o-futuro-para-mudar-o-mundo)

Le but de ce livre est de présenter quoi et comment restructurer: 1) le système économique dans les sphères nationale et mondiale; 2) le système environnemental pour éviter la dégradation environnementale de la planète et le changement climatique catastrophique mondial; et 3) le système international visant à assurer la coexistence pacifique des nations et des peuples.

Le résumé du livre est présenté ci-dessous:

Résumé

Préface

  1. Introduction

    2. La fin prévisible du capitalisme en tant que système dominant au 21e siècle

2.1- La formation du profit dans le capitalisme
2.2 La tendance inexorable de la baisse du taux de profit dans le monde du système capitaliste
2.3 – Les actions ou stratégies adoptées visant à neutraliser la tendance à la baisse du taux de profit du système capitaliste mondial
2.4- Les conséquences de l’automatisation industrielle sur le taux de profit dans le capitalisme et la société
2.5- La financiarisation du système capitaliste mondial
2.6 – La fin du système capitaliste mondial à la fin du 21ème siècle
2.7- Les cycles longs de Kondratieff et la fin du capitalisme
2.8- Controverses sur la fin du capitalisme

  1. La dégradation de l’environnement de la planète Terre au 21ème siècle

3.1- Épuisement des ressources naturelles de la planète Terre au 21ème siècle

3.1.1- L’impact de l’être humain sur la planète Terre
3.1.2- Épuisement des ressources minérales de la planète Terre au 21ème siècle
3.1.3- La rareté et la dégradation de la qualité de l’eau dans le monde
3.1.4- La limite sur la production alimentaire
3.1.5- Comment éviter l’épuisement des ressources naturelles de la planète Terre au 21ème siècle

3.2- Changement climatique catastrophique mondial au 21ème siècle

3.2.1- Causes et conséquences du réchauffement climatique
3.2.2- Energie et réchauffement climatique
3.2.3- Les villes et leurs impacts environnementaux
3.2.4- Les mesures actuellement adoptées pour lutter contre le réchauffement climatique
3.2.5- Comment éviter un changement climatique catastrophique au XXIe siècle?

  1. L’escalade des conflits internationaux au 21ème siècle

4.1- Les principales guerres de l’histoire de l’humanité au 20ème siècle
4.2- Les foyers générateurs des guerres dans le monde et leurs perspectives
4.3- Conflits sur les ressources naturelles au 21ème siècle
4.4- En marche une nouvelle Guerre Froide
4.5- Le déclin des Etats-Unis en tant que puissance hégémonique
4.6- Le monde post-américain
4.7- Le monde vers la 4ème Guerre Mondiale?
4.8- Scénarios de guerres futures
4.9- Causes des guerres
4.10- Comment éliminer les guerres sur notre planète

  1. Comment inventer l’avenir pour changer le monde

5.1- L´admirable nouveau monde que l’humanité doit construire
5.2- Le futur modèle de société à construire dans chaque pays
5.3- La future société durable à construire dans chaque pays et dans le monde
5.4- Le gouvernement mondial pour relever les grands défis de l’humanité au 21ème siècle

RÉFÉRENCES

À PROPOS DE L’AUTEUR

ADDITIONAL INFORMATION ABOUT THE BOOK “COMO INVENTAR O FUTURO PARA MUDAR O MUNDO” (INVENTING THE FUTURE TO CHANGE THE WORLD)

Author: FERNANDO ALCOFORADO

Publisher: CRV (https://editoracrv.com.br/produtos/detalhes/33908-como-inventar-o-futuro-para-mudar-o-mundo)

The purpose of this book is to present what and how to restructure: 1) the economic system in the national and global spheres; 2) the environmental system to avoid environmental degradation of the planet and global catastrophic climate change; and, 3) the international system to ensure peaceful coexistence between nations and peoples.

The Summary of the book is presented below:

SUMMARY

      Preface

  1. Introduction

 

      2. The Foreseeable end of capitalism as the dominant system in the 21st Century

2.1- The formation of profit in capitalism
2.2 The inexorable tendency of the fall of the rate of profit in the capitalist system world
2.3 – The actions or strategies adopted aiming at neutralizing the downward trend of the profit rate of the world capitalist system
2.4- The consequences of industrial automation on the rate of profit in capitalism and society
2.5- The financialisation of the world capitalist system
2.6 – The end of the world capitalist system at the end of the 21st century
2.7- Long cycles of Kondratieff and the end of capitalism
2.8- Controversies about the end of capitalism

  1. The environmental degradation of planet Earth in the 21st century

 

3.1- Exhaustion of the natural resources of planet Earth in the 21st century 

3.1.1- The impact of the human being on planet Earth
3.1.2- Exhaustion of the mineral resources of the planet Earth in the 21st century
3.1.3- The scarcity and deterioration of water quality in the world
3.1.4- The limit on food production
3.1.5- How to avoid the exhaustion of the natural resources of the planet Earth in the 21st century

3.2- Global catastrophic climate change in the 21st century 

3.2.1- Causes and consequences of global warming
3.2.2- Energy and global warming
3.2.3- Cities and their environmental impacts
3.2.4- The measures currently adopted to combat global warming
3.2.5- How to avoid global catastrophic climate change in the 21st century

  1. The escalation of international conflicts in the 21st century

4.1- The main wars in the history of humanity during the 20th century
4.2- Foci of wars in the world and their prospects
4.3- Conflicts over natural resources in the 21st century
4.4- On the march a new Cold War
4.5- The decline of the United States as a hegemonic power
4.6- The Post-American World
4.7- The world towards the 4th World War?
4.8- Scenarios of future wars
4.9- Causes of wars
4.10- How to eliminate wars on our planet

  1. How to invent the future to change the world 

5.1- The brave new world that mankind needs to build
5.2- The future model of society to be built in each country
5.3- The future sustainable society to build in each country and in the world
5.4- The world government to face the great challenges of humanity in the 21st century

REFERENCES

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