RIEN À CÉLÉBRER DANS LE JOUR DE LA TERRE

Fernando Alcoforado*

Aujourd’hui, le 22 avril est célébrée la Journée internationale de la Terre instituée depuis 1970 aux États-Unis et reconnue par l’ONU en 2009. La planète Terre connaît le taux d’extinction le plus élevé depuis la perte des dinosaures il y a plus de 60 millions d’années grâce à des actions des forces prédatrices promues par le capitalisme depuis la 1re révolution industrielle du XVIIe siècle jusqu’à nos jours. Les changements climatiques, la déforestation, l’agriculture non durable, la pollution et l’utilisation de pesticides sont parmi les causes humaines de la dégradation de la biodiversité.

Depuis 1970, 40% des animaux marins ont disparu et les populations d’insectes dans certaines parties du monde et les animaux d’eau douce ont diminué de 75%. On estime que les humains ont eu un impact négatif sur 83% de la surface terrestre, des écosystèmes aux espèces animales. Si nous n’agissons pas maintenant pour construire une société durable, l’extinction des animaux et des êtres humains eux-mêmes peut être le grand héritage de l’humanité.

À l’ère où nous vivons, l’humanité est confrontée à la menace du réchauffement planétaire, qui a tendance à produire un changement climatique catastrophique à travers le monde, avec de graves répercussions sur les activités économiques et une aggravation des problèmes sociaux de l’humanité. Cette menace tend à produire une véritable crise de l’humanité qui rend impératif la construction d’une nouvelle société agissant de manière durable, interdépendante et rationnelle avec des objectifs communs dans chaque pays et à une échelle planétaire sans laquelle il peut être placé en échec la survie des êtres humains et la vie sur la planète.

La nouvelle société à construire devrait être durable du point de vue économique, social et environnemental. Le concept de durabilité est devenu un élément clé du mouvement mondial, essentiel pour trouver des solutions viables pour résoudre les plus gros problèmes du monde. La durabilité mondiale exige que la population mondiale se stabilise à un maximum de huit milliards de personnes. Les économies durables ne reposent pas sur les combustibles fossiles, mais sur l’énergie solaire et ses nombreuses formes directes et indirectes (lumière solaire pour le chauffage et l’électricité photovoltaïque, énergie éolienne, eau, etc.), l’énergie nucléaire n’est plus utilisée en raison de sa longue liste de désavantages et de risques économiques, sociaux et environnementaux, la production d’énergie est plus décentralisée et donc moins vulnérable aux coupures ou aux pannes de courant. et un système énergétique durable beaucoup plus efficace à utiliser.

Dans une société durable, le système de transport générera beaucoup moins de gaspillage et de pollution qu’aujourd’hui. Les gens vivront beaucoup plus près de leurs lieux de travail et se déplaceront dans les environs grâce à des systèmes de transport ferroviaire et par bus très développés, il y aura moins de voitures privées, les vélos seront un véhicule important dans le système de transport durable, le recyclage sera la principale source des matières premières dans les industries durables, et la conception des produits sera axée sur la durabilité et l’utilisation répétée plutôt que sur la courte durée de vie des produits. Ce qui est souhaitable, ce sera un état d’esprit fondé sur l’éthique du recyclage lorsque les entreprises de recyclage se substitueront aux entreprises de nettoyage et d’élimination urbaines actuelles, réduisant ainsi la quantité de déchets d’au moins les deux tiers.

Dans une société durable, une base biologique restaurée et stabilisée sera nécessaire, l’utilisation des terres respectera les principes de base de la stabilité biologique (rétention des éléments nutritifs, bilan carbone, protection des sols et la préservation de la diversité des espèces), les zones rurales auront une plus grande diversité qu’actuellement avec une gestion équilibrée des terres, où il y aura rotation des plantations et culture des espèces, il n’y aura pas de gaspillage des cultures, les forêts tropicales seront conservées, il n’y aura pas de déforestation à obtenir des produits forestiers et d’autres produits, des millions d’hectares de nouveaux arbres seront plantés, les efforts visant à mettre fin à la désertification transformeront les zones dégradées en terres productives, l’utilisation exhaustive des pâturages sera éliminée, de même que la chaîne alimentaire des sociétés aisées, y compris moins de viande et plus de céréales et de légumes.

Les systèmes de valeurs actuels qui mettent l’accent sur la quantité, l’expansion, la concurrence et la domination seront remplacées par la qualité, la conservation, la coopération et la solidarité entre les êtres humains. L’élément décisif d’une économie durable sera le rejet de la poursuite aveugle de la croissance économique, le produit intérieur brut sera reconnu comme un indicateur raté, les changements économiques et sociaux ainsi que technologiques seront mesurés par sa contribution à la durabilité, les budgets militaires seront une petite fraction de ce qu’ils sont aujourd’hui, les gouvernements investiront dans une Organisation des Nations Unies pour le maintien de la paix renforcée au lieu de conserver des institutions de défense coûteuses et polluantes. Les pays décentraliseront le pouvoir et la prise de décisions à l’intérieur de leurs frontières. tout en établissant un degré sans précédent de coopération et de coordination au niveau international pour faire face aux problèmes mondiaux.

C’est pour défendre la vie sur la planète Terre qu’il devient impératif d’établir une société durable dans chaque pays et dans le monde afin d’éviter que l’existence des êtres vivants et de l’humanité elle-même ne soit mise en échec. La nouvelle société durable au niveau mondial devrait pouvoir réglementer les relations internationales sur la base d’un contrat social planétaire visant à promouvoir le développement durable dans l’intérêt de tous les êtres humains. Ce contrat social planétaire devrait résulter de la volonté de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui constituerait le nouveau Parlement mondial, qui élirait un gouvernement mondial représentant la volonté de tous les peuples du monde. Avec un gouvernement mondial, il sera possible non seulement d’ordonner l’économie mondiale, la lutte contre la guerre et de mettre fin au bain de sang qui a caractérisé l’histoire de l’humanité, mais également d’éviter l’épuisement des ressources naturelles de la planète et le changement climatique catastrophique qui menace pour la vie sur la planète.

Dans le Jour de la Terre, l’humanité doit être consciente de la nécessité de construire une société durable pour la défense de la vie sur notre planète.

* Fernando Alcoforado, 79 ans, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de 14 ouvrages traitant de questions comme la mondialisation et le développement, l’économie brésilienne, le réchauffement climatique et les changements climatiques, les facteurs qui conditionnent le développement économique et social, l’énergie dans le monde et les grandes révolutions scientifiques, économiques et sociales.

NOTHING TO CELEBRATE ON EARTH DAY

Fernando Alcoforado*

Today, April 22, is celebrated the International Earth Day instituted since 1970 in the United States and recognized by the UN in 2009. Planet Earth faces the highest extinction rate since we lost dinosaurs more than 60 million years ago thanks to actions predatory forces promoted by capitalism from the 1st Industrial Revolution in the seventeenth century to the present. Climate change, deforestation, unsustainable agriculture, pollution and the use of pesticides are some of the human causes of declining biodiversity.

Since 1970, 40% of marine animals have disappeared and insect populations in some parts of the world and freshwater animals have declined by 75%. It is estimated that humans have negatively impacted 83% of the terrestrial surface, from ecosystems to animal species. If we do not act now to build a sustainable society, the extinction of animals and human beings themselves can be the great legacy of humanity.

In the age in which we live, humanity is confronted with the threat of global warming, which tends to produce catastrophic climate change across the globe with serious repercussions on economic activities and the worsening of humanity’s social problems. This threat tends to produce a genuine crisis of humanity that makes it imperative to build a new society that acts in a sustainable, interdependent and rational way with common goals in each country and on a planetary scale without which can be put in check the survival of human beings and life on the planet.

The new society to be built would have to be sustainable from the economic, social and environmental point of view. The concept of sustainability has become a key element in the global movement, crucial to finding viable solutions to solve the world’s biggest problems. Global sustainability requires that the world population stabilize to a maximum of eight billion people, sustainable economies are not driven by fossil fuels, but by solar energy and its many direct and indirect forms (solar light for heating and photovoltaic electricity, energy wind, water, and so on), nuclear power is no longer used due to its long list of economic, social and environmental disadvantages and risks, energy production is more decentralized and therefore less vulnerable to cuts or blackouts and a much more efficient sustainable energy system to be used.

In a sustainable society, the transport system will be much less wasteful and polluting than it is today. People will live much closer to their workplaces and will move around in the vicinity by highly developed bus and rail transport systems, there will be fewer private cars, bicycles will be an important vehicle in the sustainable transport system, recycling will be the main source of raw materials in sustainable industries, and product design will focus on durability and repeated use rather than the short and disposable life of products. What is desirable will be a mindset based on recycling ethics when recycling companies will take the place of current urban cleaning and disposal companies, reducing the amount of waste by at least two-thirds.

In a sustainable society there will be a need for a restored and stabilized biological base, land use will follow the basic principles of biological stability (nutrient retention, carbon balance, soil protection, water conservation and diversity of species), rural areas will have greater diversity than currently with balanced land management, where there will be rotation of plantations and species cultivation, there will be no crop wastage, tropical forests will be conserved, there will be no deforestation to obtain woodland and other products, millions of hectares of new trees will be planted, efforts to halt desertification will transform degraded areas into productive land, the exhaustive use of pasture will be eliminated, as will the food chain of affluent societies, to include less meat and more grains and vegetables.

Present value systems that emphasize quantity, expansion, competition and domination will be replaced by quality, conservation, cooperation and solidarity among human beings. The decisive feature of a sustainable economy will be the rejection of the blind pursuit of economic growth, gross domestic product will be recognized as a failed indicator, economic and social as well as technological changes will be measured by its contribution to sustainability, military budgets will be a small fraction of what they are today, governments will invest in a strengthened United Nations peacekeeping organization instead of keeping expensive and polluting defense institutions, nations will decentralize power and decision making within their own borders while at the same time establishing an unprecedented degree of cooperation and coordination at the international level to address global problems.

It is in defense of life on planet Earth that it becomes imperative to establish a sustainable society in each country and in the world to avoid that the existence of living beings and of humanity itself is put in check. The new sustainable society at the global level should be able to regulate international relations based on a Planetary Social Contract aimed at promoting sustainable development for the benefit of all human beings. This Planetary Social Contract should result from the will of the UN General Assembly that would constitute the new World Parliament that would elect a World Government representative of the will of all the peoples of the world. With a World Government, it will be possible not only to order the global economy, to fight the war and end the bloodbath that has characterized the history of humanity, but also to avoid the depletion of the planet’s natural resources and the catastrophic climate change that threat to life on the planet.

On Earth Day, humanity must be aware of the need to build a sustainable society in defense of life on our planet.

* Fernando Alcoforado, 79, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, ​​university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of 14 books addressing issues such as Globalization and Development, Brazilian Economy, Global Warming and Climate Change, The Factors that Condition Economic and Social Development,  Energy in the world and The Great Scientific, Economic, and Social Revolutions that Changed the World.

NADA A COMEMORAR NO DIA DA TERRA

Fernando Alcoforado*

Hoje, 22 de abril, é celebrado o Dia Internacional da Terra instituído desde 1970 nos Estados Unidos e reconhecido pela ONU em 2009. O planeta Terra enfrenta a maior taxa de extinção desde que perdemos os dinossauros há mais de 60 milhões de anos graças às ações predatórias promovidas pelo capitalismo desde a 1ª Revolução Industrial no século XVII até o presente momento. Mudanças climáticas, desmatamento, agricultura insustentável, poluição e uso de pesticidas são algumas das causas humanas da diminuição da biodiversidade.

Desde 1970, 40% dos animais marinhos desapareceram e as populações de insetos em alguns lugares do mundo e de animais de água doce diminuíram 75%. Estima-se que os seres humanos tenham impactado negativamente 83% da superfície terrestre, desde ecossistemas a espécies de animais. Se não agirmos agora no sentido de construirmos ums sociedade sustentável, a extinção dos animais e dos próprios seres humanos pode ser o grande legado da humanidade.

Na era em que vivemos, a humanidade se defronta com a ameaça representada pelo aquecimento global que tende a produzir mudanças climáticas catastróficas em todo o planeta com graves repercussões sobre as atividades econômicas e o agravamento dos problemas sociais da humanidade Esta ameaça tende a produzir uma verdadeira crise de humanidade que faz com que se torne um imperativo a construção de uma nova sociedade que atue de forma sustentável, interdependente e racional com objetivos comuns em cada país e em escala planetária sem a qual poderá ser colocado em xeque a sobrevivência dos seres humanos e da vida no planeta .

A nova sociedade a ser construída teria que ser sustentável do ponto de vista econômico, social e ambiental. O conceito de sustentabilidade transformou-se num elemento chave no movimento global, crucial para encontrar soluções viáveis para resolver os maiores problemas do mundo. A sustentabilidade global requer que a população mundial se estabilize no máximo em oito bilhões de pessoas, as economias sustentáveis não sejam movidas por combustíveis fósseis, mas sim por energia solar e suas muitas formas diretas e indiretas (luz solar para aquecimento e eletricidade fotovoltaica, energia eólica, hídrica e assim por diante), a energia nuclear deixe de ser usada devido a sua longa lista de desvantagens e riscos econômicos, sociais e ambientais, a produção de energia seja mais descentralizada e, por isso mesmo, menos vulnerável aos cortes ou apagões e um sistema energético sustentável muito mais eficiente seja utilizado.

Em uma sociedade sustentável, o sistema de transporte será muito menos esbanjador e poluente do que é hoje. As pessoas morarão muito mais perto dos seus lugares de trabalho e se movimentarão nas vizinhanças por sistemas altamente desenvolvidos de ônibus e transportes sobre trilhos, haverá menos automóveis particulares, as bicicletas serão um veículo importante no sistema de transporte sustentável, a reciclagem será a principal fonte de matéria prima nas indústrias sustentáveis, e o design de produtos se concentrará na durabilidade e no uso reiterado, em vez da vida curta e descartável dos produtos. O desejável será uma mentalidade baseada na ética da reciclagem quando as empresas de reciclagem ocuparão o lugar das atuais companhias de limpeza urbana e disposição final do lixo, reduzindo a quantidade de resíduos em pelo menos em dois terços.

Em uma sociedade sustentável haverá a necessidade de uma base biológica restaurada e estabilizada, o uso da terra seguirá os princípios básicos da estabilidade biológica (a retenção de nutrientes, o equilíbrio de carbono, a proteção do solo, a conservação da água e a preservação da diversidade de espécies), as áreas rurais terão maior diversidade do que atualmente com o manejo equilibrado da terra, em que haverá rotatividade de plantações e de cultivo de espécies, não haverá desperdício de colheitas, os bosques tropicais serão conservados, não haverá desmatamento para obtenção de madeira e outros produtos, milhões de hectares de novas árvores serão plantados, os esforços para deter a desertificação transformarão as áreas degradadas em terrenos produtivos, o uso exaustivo de pastagens será eliminado, assim como haverá modificação na cadeia alimentar das sociedades afluentes, para incluir menos carne e mais grãos e vegetais.

Os sistemas de valores atuais que enfatizam a quantidade, a expansão, a competição e a dominação darão lugar à qualidade, à conservação, à cooperação e à solidariedade entre os seres humanos. A característica decisiva de uma economia sustentável será a rejeição da cega busca de crescimento econômico, o produto interno bruto será reconhecido como um indicador falido, as mudanças econômicas e sociais, tanto quanto as tecnológicas, serão medidas por sua contribuição à sustentabilidade, os orçamentos militares serão uma pequena fração do que são hoje, os governos investirão em uma fortalecida Organização das Nações Unidas para a manutenção da paz em vez de manter caras e poluidoras instituições de defesa, as nações descentralizarão o poder e a tomada de decisões dentro de suas próprias fronteiras e, ao mesmo tempo, estabelecerão um grau de cooperação e coordenação sem precedentes em nível internacional para solucionar os problemas globais.

É em defesa da vida no planeta Terra que se torna um imperativo a implantação de uma sociedade sustentável em cada país e no mundo para evitar que seja colocada em xeque a existência dos seres vivos e da própria humanidade. A nova sociedade sustentável na esfera mundial deve ser capaz de regular as relações internacionais baseadas em um Contrato Social Planetário visando promover o desenvolvimento sustentável em benefício de todos os seres humanos. Este Contrato Social Planetário deveria resultar da vontade da Assembleia geral da ONU que se constituiria no novo Parlamento Mundial que elegeria um Governo Mundial representativo da vontade de todos os povos do mundo. Com um Governo Mundial, será possível, não apenas ordenar a economia global, combater a guerra e acabar com o banho de sangue que tem caracterizado a história da humanidade, mas também, evitar o esgotamento dos recursos naturais do planeta e a mudança climática catastrófica que ameaça a vida no planeta.

No Dia da Terra, é preciso que a humanidade se conscientize da necessidade de construir uma sociedade sustentável em defesa da vida em nosso planeta.

*Fernando Alcoforado, 79, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017) e Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Bahiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria).

BASES DU SYSTÈME D’ÉDUCATION POUR LE BRÉSIL À L’ÂGE CONTEMPORAIN

Fernando Alcoforado*

  1. Introduction

L’éducation a toujours été considérée comme l’un des principaux facteurs de développement économique et social d’une nation. L’éducation a été l’un des principaux leviers du développement du Japon dans les années 1970, de la Corée du Sud dans les années 1980 et de la Chine à partir des années 1990, tout comme elle a contribué au progrès économique et social des pays scandinaves ( Suède, Danemark, Norvège, Finlande et Islande) après la seconde guerre mondiale. L’éducation a également toujours été considérée comme la garantie d’obtenir un emploi bien rémunéré, une ascension sociale dans les classes inférieures de la population et une réduction des inégalités sociales. Les meilleurs salaires ont toujours été liés aux compétences du travailleur qui seraient obtenues avec l’éducation qualifiée.

L’éducation conventionnelle actuellement offerte aux travailleurs et aux étudiants qui se préparent à entrer sur le marché du travail est inefficace. En d’autres termes, le système éducatif brésilien prépare les travailleurs à un monde du travail qui cessera d’exister. Il y a tout lieu de croire que les robots devraient être largement utilisés dans les activités de production générales, c’est-à-dire dans l’agriculture, l’industrie, le commerce et les services, ce qui rend impératif de préparer les êtres humains à utiliser ces machines intelligentes sur le marché de travail. La conclusion à tirer de tout cela est que l’éducation à dispenser aux travailleurs en général devrait contribuer à leur permettre d’utiliser des machines intelligentes.

En 2013, des chercheurs de l’Université d’Oxford ont publié une étude détaillée de l’impact de l’informatique sur l’emploi aux États-Unis, en tenant compte des récents progrès de l’apprentissage automatique et des robots mobiles. Ils ont analysé chacune des catégories professionnelles répertoriées par le Bureau of Labor Statistics des États-Unis sur la base d’une base de données des compétences nécessaires à l’exercice de ces emplois. Les chercheurs ont conclu que 47% des emplois actuels présentaient un risque d’automatisation élevé dans les années et les décennies à venir et 19%, un risque inférieur à la moyenne. Ils considèrent que seulement un tiers des travailleurs actuels sont sauvés de leur remplacement au cours des deux prochaines décennies par des robots intelligents. La conclusion à tirer de tout cela est que l’éducation à dispenser aux travailleurs en général devrait contribuer à leur permettre d’utiliser des machines intelligentes.

Nous vivons à une époque définie par le changement fondamental qui opère entre les travailleurs et les machines et qui fait que les machines contribuent à augmenter la productivité des travailleurs, en plus de se transformer également en travailleurs remplaçant les êtres humains. Selon Martin Ford, tout ce changement résulte de l’accélération incessante de la technologie informatique. La loi de Moore, selon laquelle la capacité des ordinateurs double tous les 18 ou 24 mois, a été maintenue jusqu’à présent. La loi de Moore est née en 1965 grâce à un concept établi par Gordon Earl Moore. Une telle loi stipulait que la puissance informatique des ordinateurs doublerait tous les 18 ou 24 mois. Il n’ya aucun moyen de dire que cette loi se perpétuera bien longtemps, mais jusqu’à présent, elle était valide (Ford, Martin, Rise of the Robots, New York: Basic Books, 2015).

Le système éducatif vise à préparer les gens, non seulement au marché du travail, mais également à la vie. L’éducation contemporaine doit fournir aux étudiants les conditions nécessaires pour acquérir les connaissances nécessaires pour penser et construire un monde meilleur. Les étudiants doivent être informés de ce qui se passe dans les domaines de l’économie, de la science et de la technologie, de l’environnement et des relations internationales, entre autres. Il existe une énorme désinformation qui touche la grande majorité des étudiants brésiliens, les empêchant d’interpréter correctement la réalité dans laquelle ils vivent, encore moins de la transformer. Le système éducatif actuel contribue énormément à l’aliénation des êtres humains car l’éducation n’est pas perçue comme une culture de l’esprit comme une condition du progrès de l’humanité. C’est ce qui devrait être le vrai sens de l’éducation.

Pour que le système éducatif prépare les individus à la vie, les directives proposées par Edgar Morin dans son livre Les sept nécessités de l’éducation pour l’avenir devraient être adoptées, ce qui indique la nécessité d’un effort transdisciplinaire capable de rejoindre les sciences et les humanités et rompre avec l’opposition entre nature et culture qui, selon lui, constitue un défi pour tous ceux qui sont déterminés à repenser le cours des institutions éducatives et ne veulent pas céder à l’inertie de la fragmentation et de l’excès de séparation dans des disciplines caractéristiques de l’époque contemporaine. Morin défend la thèse selon laquelle nous devons réapprendre à rejoindre la  partie et le tout, le texte et le contexte, le global et le planétaire, et faire face aux paradoxes que le développement technique et économique a engendrés [MORIN. Edgar. Os sete saberes necessários a educação do futuro (Les sept connaissances nécessaires à l’éducation de l’avenir). São Paulo: Editora Cortez, 2011].  Étant donné que le monde sera très différent de ce qu’il est aujourd’hui, il est nécessaire de révolutionner le système éducatif pour répondre aux besoins non seulement du présent, mais surtout de l’avenir.

L’éducation brésilienne traverse une crise sans précédent. Cette crise résulte, d’une part, de l’absence d’un système éducatif efficace et effectif, et, d’autre part, de l’absence de politiques gouvernementales permettant de surmonter les problèmes actuels de l’éducation et de les adapter aux changements technologiques en cours qui ont une incidence sur la société, le monde du travail et la société en général. Le fait que le système éducatif brésilien soit inefficace et ineffectif l’empêche de fonctionner en tant que facteur de développement économique et social et contribuer à l’ascension sociale des couches inférieures de la population. L’absence d’une nouvelle politique éducative adaptée aux mutations technologiques actuelles empêche le Brésil d’accroître la productivité de ses travailleurs et de compromettre leur développement économique et social futur. Ce sont les raisons pour lesquelles il est impératif de mettre en place un nouveau système d’éducation au Brésil.

  1. Évaluation du système éducatif brésilien actuel

L’inefficacité du système éducatif actuel est illustrée par les performances médiocres des étudiants brésiliens aux examens PISA (Programme international d’évaluation des élèves) mesurant les connaissances et les compétences en lecture, en mathématiques et en sciences des élèves âgés de 15 ans à la fois dans les pays industrialisés de l’OCDE et des pays partenaires et par la performance insatisfaisante des universités brésiliennes dans le classement des universités dans le monde, mesuré par THE (Times Higher Education), qui évalue la performance des étudiants universitaires et la production universitaire dans les domaines de l’ingénierie et de la technologie , arts et sciences humaines, sciences de la vie, santé, physique et sciences sociales et prend également en compte la recherche, le transfert de connaissances et la perspective internationale, ainsi que l’environnement pédagogique.

La Pisa de 2015 a évalué les élèves de 15 et 16 ans dans 70 pays et territoires en mathématiques, en lecture et en sciences. La moyenne générale laisse le Brésil en dernière position: le Brésil occupe la 63ème position en mathématiques, 58ème en lecture et 65ème en science. Les universités brésiliennes sont également mal évaluées dans le classement international des universités THE, le principal de l’actualité. La principale université du Brésil, USP, compte entre 251 et 300, et la deuxième université brésilienne, Unicamp, se situe entre 401 et 500 en 2018. L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture ( L’Unesco) a présenté l’indice de développement de l’éducation de 128 pays. Le Brésil apparaît en 88ème position, près du Honduras (87ème), de l’Équateur (81ème) et de la Bolivie (79ème) et loin de nos voisins Argentina (38ème), Uruguay (39ème) et Chile (51ème).

Le Brésil occupe la dernière position lorsque le sujet est le montant investi annuellement par élève. En 2012, 3 441 USD par étudiant du réseau public brésilien, allant de l’enseignement fondamental à l’enseignement supérieur, ont été investis, ce qui correspond à 37% de la moyenne des 34 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui est de US$ 9.317.  En haut de la liste figurent le Luxembourg (US$ 21 998) et la Suisse (US$ 15 859). Derrière le Brésil, seuls le Mexique (US$ 3 233), la Turquie (US$ 3 072), la Colombie (US$ 2 898) et l’Indonésie (US$ 1 809). Selon des recherches internationales, le montant dépensé par étudiant au Brésil est le deuxième plus faible de tous les pays cartographiés.

L’enseignement primaire et secondaire est une distorsion qui tend à renforcer les faiblesses de l’éducation de base. Toujours dans l’attribution des ressources, les fonds alloués à l’enseignement secondaire dépassé ceux de l’enseignement primaire et leurs effets apparaissant dans les chiffres de l’IBGE. Alors que la population scolaire de 10 ans et plus représente 94,6%, ou presque universel, le nombre de personnes non scolarisées entre 4 et 7 ans est grand (31%), ou 4,1 millions de personnes.

L’enseignement supérieur brésilien reçoit 3,4 fois plus de ressources que les premières années de l’enseignement primaire au Brésil. En moyenne dans l’OCDE, cet investissement est 1,8 fois plus élevé. Le gouvernement fédéral est une entité fédérée qui participe peu à l’investissement dans l’éducation au Brésil. Selon l’INEP, en 2012, chaque R$ investi dans l’éducation, les municipalités ont mis R$ 0,42, les États ont dépensé R$ 0,40 et l’Union n’a investi que  R$ 0,18. Le gouvernement fédéral investit peu dans l’éducation car 45% du budget de l’Union sont consacrés au paiement d’intérêts et au remboursement de la dette publique.

Les faiblesses de l’enseignement supérieur au Brésil sont dues, entre autres facteurs, aux faiblesses des écoles élémentaires et intermédiaires qui ne préparent pas les étudiants suffisamment qualifiés pour suivre des cours universitaires. C’est la raison principale pour laquelle se produit l’abandon d’une grande partie des étudiants dans plusieurs cours proposés par l’université brésilienne. En enseignement ingénierie au Brésil, par exemple, sur les 150 000 étudiants admis aux examens d’entrée, seuls 32 000 sont diplômés.  En plus de s’occuper d’étudiants non préparés du secondaire, l’université publique s’attaque au manque de ressources qui limite ses performances et, surtout, à l’absence de plan d’éducation national cohérent.

En faisant l’analogie de l’enseignement supérieur avec la construction d’un bâtiment et de l’éducation de base avec la fondation du bâtiment, on peut dire que le bâtiment ne pourra atteindre des hauteurs plus élevées que s’il dispose d’une base solide pour le soutenir, alors que l’enseignement supérieur ne sera considérablement développé que si l’éducation de base est bien structurée et la soutient. Pour ériger un bâtiment, il faut d’abord poser les fondations. Pour que l’étudiant réussisse dans l’enseignement supérieur, il doit avoir une éducation de base de qualité.

La situation catastrophique du système éducatif au Brésil démontrée par les données PISA, THE, UNESCO et OCDE et les changements technologiques en cours qui ont une incidence sur le monde du travail et la société en général exigent que ce soit fait une véritable révolution dans l’éducation au Brésil. Le grand défi de l’éducation au Brésil est représenté non seulement par la déficience du système actuel, mais surtout par les changements rapides qui se produisent dans le monde du travail grâce au progrès technologique, principalement dû à l’impact de l’intelligence artificielle, l’intelligence semblable à l’humain affiché par des mécanismes ou des logiciels. Les experts estiment que l’intelligence des machines sera équivalente à celle des humains d’ici 2050, grâce à une nouvelle ère dans leur capacité d’apprentissage. Cela signifie que nous créons des machines qui peuvent apprendre et communiquer en simulant le discours humain.

  1. Bases du nouveau système éducatif à mettre en œuvre au Brésil

Considérant que l’un des objectifs du système éducatif d’un pays est de planifier la préparation et le recyclage des personnes pour le marché du travail, il appartient aux planificateurs du système éducatif du Brésil d’identifier le rôle de l’homme dans le monde du travail à l’avenir avec des machines intelligentes pour mener une révolution complète dans l’enseignement à tous les niveaux, y compris la qualification des enseignants et la structuration des unités d’enseignement pour préparer leurs étudiants à un monde du travail où les gens devront faire face à des machines intelligentes. Les programmes éducatifs des unités éducatives à tous les niveaux doivent être profondément restructurés pour atteindre ces objectifs.

Afin de mettre en place un nouveau système éducatif visant à préparer les êtres humains au futur marché du travail, il est impératif que nous commencions à identifier les compétences humaines nécessaires au travail du XXIe siècle et promouvoir la restructuration du système éducatif brésilien, devenu obsolète pour former des citoyens mieux équipés pour une réalité différente de l’ère industrielle qui touche à sa fin et qui prévaut encore à l’heure actuelle.

Comme dans les meilleurs systèmes éducatifs du monde, le gouvernement brésilien devrait donner la priorité à l’éducation de base et seulement quand il devient universel, il convient d’allouer des ressources à l’enseignement supérieur. Il convient de noter que le pilier qui soutiens l’éducation concerne la sélection et la formation d’enseignants hautement qualifiés avec une reconnaissance professionnelle et de bonnes conditions de travail comme dans les meilleurs systèmes éducatifs du monde. En Finlande, par exemple, où la meilleure éducation au monde est pratiquée, la carrière d’enseignant attire l’élite des étudiants. Les meilleurs étudiants ont vu des enseignants en Finlande. Pendant ce temps, au Brésil, il y a une “panne d’électricité des enseignants”, avec de moins en moins d’étudiants en quête de cours de premier cycle. En conséquence, le Brésil a été de moins en moins éduqué. Atteindre la qualité dans l’éducation n’est pas une tâche facile. Cela nécessite du temps et des actions intégrées, de la formation des enseignants à l’infrastructure, du salaire à la gestion de l’école.

Murilo Gun, un conférencier diplômé de la Singularity University et professeur de créativité, a énuméré quatre compétences qui seront essentielles pour un avenir en croissance exponentielle avec des technologies de rupture telles que l’intelligence artificielle: 1) l’intelligence interpersonnelle – la capacité de nouer des relations avec d’autres personnes, la capacité à créer de l’empathie, qui est liée à la capacité de leadership; 2) intelligence intrapersonnelle – capacité à se relier à soi-même, en mettant l’accent sur la connaissance de soi, la maîtrise de soi et la maîtrise des émotions; 3) intelligence artificielle – capacité à comprendre l’impact de la technologie, telle que l’intelligence artificielle et la robotique, et à utiliser ces ressources comme outils pour développer le potentiel humain; et, 4) l’intelligence créative – la principale différence entre l’intelligence humaine et artificielle, c’est-à-dire le développement de la capacité de créer quelque chose de nouveau, en utilisant les autres intelligences et en les appliquant de manière innovante [SAP. As habilidades do futuro em um mundo com Inteligência Artificial (Les compétences du futur dans un monde d’intelligence artificielle). Disponível no website <http://news.sap.com/brazil/2017/01/25/as-habilidades-do-futuro-em-um-mundo-com-inteligencia-artificial/>, 2017].

Des pays comme la Suisse et la Finlande ont déjà commencé à examiner activement cette nouvelle réalité et ont entamé un processus d’adaptation de leurs sociétés – qui a commencé par reformuler leurs systèmes éducatifs, en favorisant le développement de la capacité de métacognition (capacité humaine à surveiller et autoréguler les processus cognitifs, c’est-à-dire la capacité de l’être humain à prendre conscience de ses actions et de ses pensées), maîtrise de la langue (surtout en anglais, car la plupart des connaissances humaines sont enregistrées dans cette langue) et un programme basé sur: STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques) associé à la “méthode” grecque “d’art libéral”, car il est considéré comme un moyen efficace d’adapter la façon de penser à une mentalité davantage orientée vers la création de propriété intellectuelle, dans lequel la connexion de la connaissance – de manière plus complète – et l’imagination – pour agir de manière créative dans la société et générer de l’innovation [TIBAU, Marcelo. Inteligência Artificial e o mercado de trabalho (Intelligence artificielle et le marché du travail). Disponible sur le site Web  <http://www.updateordie.com/2016/10/08/inteligencia-artificial-e-o-mercado-de-trabalho/>, 2016].

Article publié sur le blog CONQUER – la nouvelle école intitulée 6 tendências para o futuro da educação (6 tendances pour l’avenir de l’éducation), disponible sur le site Web <http://escolaconquer.com.br/6-tendencias-para-o-futuro-da-educacao/>, informe que le système éducatif doit suivre les changements du monde. Les 6 tendances du système éducatif du futur sont les suivantes:

  1. Salles de classe – Au lieu d’être destinées à la théorie, les salles de classe auront pour but la pratique. L’élève apprend la théorie à la maison et se pratique en classe avec l’aide d’un enseignant / mentor.
  1. Apprentissage personnalisé – Les élèves apprendront avec des outils qui s’adapteront à leurs propres capacités et pourront apprendre à des moments et à des endroits différents. Cela signifie que les élèves au-dessus de la moyenne seront confrontés à des exercices plus difficiles et que ceux qui ont plus de difficulté auront la possibilité de pratiquer davantage jusqu’à atteindre le niveau souhaité. Ce processus permettra aux enseignants de mieux voir le type d’aide dont chaque élève a besoin.
  1. Libre choix – Les étudiants auront la liberté de modifier leur processus d’apprentissage, en choisissant les sujets qu’ils souhaitent apprendre en fonction de leurs préférences et peuvent utiliser différents dispositifs, programmes et techniques qu’ils jugent nécessaires pour leur propre apprentissage.
  1. Applicabilité pratique – La connaissance ne sera pas seulement théorique, elle sera mise en pratique par le biais de projets afin que les étudiants acquièrent la maîtrise de la technique, mais aussi qu’ils pratiquent l’organisation, le travail d’équipe et le leadership.
  1. QE> QI (quotient émotionnel> quotient intellectuel) – La technologie apportant plus d’efficacité et remplaçant de plus en plus le travail humain dans plusieurs domaines, la formation devrait inclure la présence de compétences essentiellement humaines et la valorisation des interactions sociales. Les écoles devraient offrir aux élèves davantage de possibilités d’acquérir des compétences concrètes qui amélioreront leur travail. Cela signifie plus d’espace pour les programmes de travail, plus de projets collaboratifs, plus de pratique.
  1. Le système d’évaluation va changer – Beaucoup soutiennent que l’efficacité du système de quiz n’est pas efficace, car de nombreux étudiants décorent simplement le contenu et l’oublient le lendemain de l’évaluation. De plus, ce système n’évalue pas de manière adéquate ce que l’élève est réellement capable de faire avec ce contenu dans la pratique. La tendance est donc que les évaluations se produisent lors de la réalisation de projets réels avec les étudiants mettant la main à la pâte.

Dans le texte Educação do Futuro (L’éducation du futur), disponible sur le site Web <https://www.goconqr.com/pt-BR/examtime/blog/educacao-futuro/>, une interview a été présentée par José Moran,
chercheur et conseiller pour des projets éducatifs innovants avec des méthodologies actives dans des cours en face à face et en ligne, et auteur du livre A educação que desejamos: novos desafios e como chegar lá  (L’éducation que nous voulons: de nouveaux défis et comment y parvenir). Les principaux aspects examinés par lui sont les suivants:

  1. Un modèle unique, proposé, voie d’accès à l’éducation ne devrait pas être adopté. Travailler avec des défis, avec des projets réels, avec des jeux semble être le chemin le plus important de nos jours, mais cela peut se faire de différentes manières et dans différents contextes. Nous pouvons enseigner avec problèmes et des projets dans un modèle avec des disciplines isolées et des modèles avec une approche transdisciplinaire; avec des modèles plus ouverts – de construction plus participative et procédurale – et avec plus de modèles scriptés, préparés au préalable, planifiés dans les moindres détails.
  2. Certaines composantes sont essentielles au succès de l’apprentissage: la création de défis, d’activités, de jeux qui apportent réellement les compétences nécessaires à chaque étape, qui sollicitent des informations pertinentes qui offrent des récompenses stimulantes combinant des parcours personnels avec une participation significative dans des groupes, qui sont intégrés des plates-formes adaptatives qui reconnaissent chaque élève et apprennent en même temps par interaction, en utilisant toutes les technologies appropriées. L’enseignant est l’articulateur des étapes individuelles et de groupe, avec sa capacité à surveiller, à assurer la médiation, à analyser les processus, les résultats, les lacunes et les besoins, avec des actions menées par les étudiants individuellement et en groupe. Ce nouveau rôle de l’enseignant est plus complexe que le précédent de transmission d’informations. Cela nécessite une préparation à des compétences plus larges, au-delà de la connaissance du contenu, de la manière de s’adapter au groupe et à chaque élève; planifier, surveiller et évaluer des activités significatives et différentes.
  3. L’enseignement et l’apprentissage peuvent être dispensés de manière beaucoup plus souple, active et ciblée dans le rythme de chaque élève. Le modèle d’utilisation des technologies le plus intéressant et le plus prometteur consiste à concentrer sur l’environnement virtuel les informations de base et les activités les plus créatives et supervisées en classe. La combinaison de l’apprentissage par défis, des problèmes réels et des jeux est très importante pour que les étudiants puissent apprendre par la pratique, apprendre ensemble et à leur propre rythme. Et il est également décisif de valoriser davantage le rôle de l’enseignant en tant que gestionnaire de processus riches en apprentissages significatifs et non en tant que simple transfert d’informations. Si nous transformons la mentalité des enseignants en médiateurs, ils peuvent utiliser les ressources proches, des technologies simples telles que celles sur le téléphone portable, une caméra pour illustrer, un programme gratuit pour rassembler des images et avoir des histoires intéressantes, et des étudiants pour être des auteurs, les protagonistes de leur processus d’apprentissage.
  4. Les défis de l’évolution de l’éducation sont structurels. Il est nécessaire d’augmenter le nombre d’écoles de qualité, d’écoles dotées de bons gestionnaires, d’enseignants et d’infrastructures susceptibles de motiver les élèves et de promouvoir réellement un apprentissage significatif, complexe et complet. Un plan de carrière, une formation et une valorisation des responsables de l’éducation et des enseignants sont nécessaires. Des politiques de formation cohérentes sont nécessaires pour attirer les meilleurs enseignants, les récompenser et les qualifier mieux, des politiques de gestion innovantes qui conduisent à des modèles de gestion réussis pour l’enseignement de base et supérieur.
  5. Les éducateurs doivent apprendre à être des personnes et des professionnels dans des contextes difficiles et précaires, à apprendre à évoluer dans tous les domaines, à être plus affectifs et à savoir gérer des groupes. Ils doivent devenir des éducateurs inspirants et motivants.

Pour révolutionner le système éducatif brésilien, il est nécessaire de préparer l’enseignant à jouer un nouveau rôle. Le rôle de l’enseignant est déterminant pour qu’à travers l’éducation, un nouveau type d’hommes qualifiés pour le monde du travail soit créé, conscient et bien préparé pour transformer le monde dans lequel nous vivons à son avantage. Le rôle de l’enseignant devrait être celui d’un gestionnaire de processus riche en apprentissages significatifs et non celui d’envoyer simplement des informations en classe. Nous devrions nous inspirer des politiques éducatives pratiquées au Japon, en Corée du Sud, en Finlande et en Suisse, qui sont les pays les plus avancés du monde en matière d’éducation, afin de restructurer le système éducatif brésilien de l’enseignement préscolaire à l’enseignement supérieur.

* Fernando Alcoforado, 79 ans, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de 14 ouvrages traitant de questions comme la mondialisation et le développement, l’économie brésilienne, le réchauffement climatique et les changements climatiques, les facteurs qui conditionnent le développement économique et social, l’énergie dans le monde et les grandes révolutions scientifiques, économiques et sociales.

BASES OF THE EDUCATION SYSTEM FOR BRAZIL IN THE CONTEMPORARY AGE

Fernando Alcoforado*

  1. Introduction

Education has always been seen as one of the major economic and social development factors of a nation. Education operated as one of the main levers of Japan’s development in the 1970s, South Korea in the 1980s and China from the 1990s, just as it contributed to the economic and social progress of the Scandinavian countries ( Sweden, Denmark, Norway, Finland and Iceland) after World War II. Education has also always been seen as the guarantee of obtaining a well-paid job, of social ascension to the lower classes of the population and reduction of social inequalities. Better wages have always been related to the skill of the worker that would be obtained with the qualified education.

Conventional education currently offered to workers and students who are preparing to enter the labor market is ineffective. In other words, Brazil’s education system is preparing workers for a world of work that will cease to exist. There is every reason to believe that robots should be widely used in general productive activity, that is, in agriculture, industry, commerce, and services, which makes it imperative to prepare human beings to deal with these intelligent machines in the market of work.

In 2013, researchers at Oxford University published a detailed study of the impact of computing on employment in the United States, considering recent advances in machine learning and mobile robots. They analyzed each of the professional categories cataloged by the U.S. Bureau of Labor Statistics based on a database of skills required to perform those jobs. The researchers concluded that 47% of current jobs are under high risk of automation in the coming years and decades and another 19% under average risk. They consider that only a third of current workers are saved from replacement in the next one or two decades by smart robots. The conclusion to be drawn from all this is that education to be provided to workers in general should contribute to enabling them to deal with intelligent machines.

We live in an age defined by the fundamental change between workers and machines and that this change is causing the machines to contribute to increase the productivity of the workers, besides being also transforming into workers in replacing the human beings. According to Martin Ford, all this change results from the relentless acceleration of computer technology. Moore’s Law that the capacity of computers doubles every 18 or 24 months has been maintained to the present moment. Moore’s Law emerged in 1965 through a concept established by Gordon Earl Moore. Such a law said that the computing power of computers would double every 18 or 24 months. There is no way to say that this law will perpetuate itself for much longer, but so far it has been valid (Ford, Martin, Rise of the Robots, New York: Basic Books, 2015).

The education system aims to prepare people, not only for the job market, but also for life. Contemporary education needs to provide the conditions for students to acquire the knowledge they need to think and build a better world. Students need to be made aware of what is happening in the fields of economics, science and technology, the environment and international relations, among others. There is enormous disinformation that reaches the overwhelming majority of students in Brazil, causing them to be unable to correctly interpret the reality in which they live, much less transform it. The present educational system contributes enormously to the alienation of human beings because education is not thought of as cultivation of the spirit as a condition for the advancement of humanity. This is what should be true sense education.

For the education system to prepare people for life, the guidelines proposed by Edgar Morin in his book The seven knowledge needed to education of the future should be adopted, which indicates the need for a transdisciplinary effort that is capable of rejoining the sciences and the humanities and to break with the opposition between nature and culture which, he argues, is a challenge for all those who are committed to rethinking the course of educational institutions and do not want to succumb to the inertia of fragmentation and excessive separation in disciplines characteristics of the contemporary era. Morin defends the thesis that we need to re – learn to rejoin the part and the whole, the text and the context, the global and the planetary, and face the paradoxes that the technical and economic development brought with it [MORIN. Edgar. Os sete saberes necessários a educação do futuro (The seven knowledge needed to education of the future). São Paulo: Editora Cortez, 2011]. Considering that the world will very soon be quite different from what it is today, it is necessary to carry out a revolution in the education system to meet the needs not only of the present but above all of the future.

Brazilian education is going through an unprecedented crisis. This crisis results, on the one hand, from the lack of an efficient and effective education system and, on the other, from the lack of government policies that contribute to overcoming the current problems of education and their adaptation to the ongoing technological changes that impact on the world of work and society in general. The fact that Brazil’s education system is inefficient and ineffective prevents it from functioning as a factor of economic and social development and contributes to the social ascent of the lower classes of the population. The lack of a new education policy adjusted to the current technological changes prevents Brazil from increasing the productivity of its workers and jeopardizing their future economic and social development. These are the reasons why it is imperative to implement a new education system in Brazil.

  1. Evaluation of Brazil’s current education system

The inefficiency and ineffectiveness of the current education system are demonstrated by the mediocre performance of Brazilian students in the PISA (International Student Assessment Program) examinations that measure the knowledge and ability in reading, mathematics and science of students aged 15 years of age  in countries industrialized members of the OECD as well as partner countries and by the unsatisfactory performance of Brazilian universities in the ranking of universities in the world  as measured by THE (Times Higher Education), which evaluates the performance of university students and academic production in the areas of engineering and technology, arts and humanities, life sciences, health, physics and social sciences and also considers research, transfer of knowledge and international perspective, as well as the teaching environment.

The Pisa of 2015 evaluated 15- and 16-year-olds in 70 countries and territories in mathematics, reading and science. The general average leaves Brazil in the last position: it is in 63rd position in mathematics, 58th in reading and 65th in science. The Brazilian universities are also poorly evaluated in the international university ranking of THE, the main one of the present time. The main University of Brazil, USP is between 251 and 300, and the second largest Brazilian university, Unicamp, is located between 401 and 500 in 2018. The United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization ( Unesco) presented the Education Development Index of 128 countries. Brazil appears in the uncomfortable 88th position, near Honduras (87th), Ecuador (81st) and Bolivia (79th) and away from our neighbors Argentina (38th), Uruguay (39th) and Chile (51st).

Brazil is in the last position when the subject is the amount invested annually per student. In 2012, US$ 3,441 per student of the Brazilian public network, from basic to higher education, was invested, an amount that corresponds to 37% of the average of the 34 countries that make up the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD), which is US$ 9,317. At the top of the list are Luxembourg (US$ 21,998) and Switzerland (US$ 15,859). Behind Brazil, only Mexico (US$ 3,233), Turkey (US$ 3,072), Colombia (US$ 2,898) and Indonesia (US$ 1,809). According to international research, the amount spent per student in Brazil is the 2nd lowest among all countries mapped.

The fact that the Brazilian government allocates more public money in universities than in primary and secondary education is a distortion that tends to reinforce the weaknesses of basic education. Still in the allocation of resources, the funds allocated to secondary education exceed those of elementary education and the effects of this appear in IBGE figures. While the school population aged 10 years or older is 94.6%, or almost universal, the number of people out of school between 4 and 7 years is large (- 31%), or 4.1 million people.

Brazilian higher education receives 3.4 times more resources than the initial years of elementary education in Brazil. On the OECD average, this investment is 1.8 times higher. The Federal Government is a federated entity that participates little in the investment in education in Brazil. According to INEP, in 2012, each R$ 1 invested in education, municipalities put R$ 0.42, the States spent R$ 0.40 and the Union invested only R$ 0.18. The federal government invests little in education because 45% of the Union’s budget is committed to paying interest and amortization of public debt.

The weaknesses of higher education in Brazil happen, among other factors, due to weaknesses in elementary and middle school that does not prepare students with sufficient qualification to attend university courses. This is the main reason why there is great student evasion in several courses offered by the Brazilian University. In engineering education in Brazil, for example, of the 150 thousand students admitted to the entrance exams, only 32 thousand are graduates. In addition to dealing with unprepared students from high school, the public university deals with the lack of resources that limits its performance and, above all, due to the lack of a consistent national education plan.

Making analogy of higher education with the construction of a building and basic education with the foundation of the building, it can be said that the building will only be able to reach higher heights if it has a strong foundation to support it, while higher education will only be greatly developed if basic education is well structured and supports it. To construct a building, we must first lay the foundation. For the student to succeed in higher education, he must have a basic education of quality.

The catastrophic situation of the education system in Brazil demonstrated by PISA, THE, UNESCO and OECD data and the ongoing technological changes that impact on the world of work and society in general are demanding that it be carried out a true revolution in education in Brazil. The great challenge of education in Brazil is represented not only by the deficiency of the current system, but above all by the rapid changes that are occurring in the world of work thanks to the technological advance, mainly due to the impact of artificial intelligence, which is intelligence similar to the human displayed by mechanisms or software. Experts believe that the intelligence of machines will match that of humans by 2050, thanks to a new era in their ability to learn. This means that we are creating machines that can teach themselves and also communicate by simulating human speech.

  1. Bases of the new education system to be implemented in Brazil

Considering that one of the objectives of a country’s education system is to plan the preparation and recycling of people for the labor market, it is up to the planners of Brazil’s education system to identify the role of human beings in the world of work in a future with intelligent machines to bring about a broad revolution in teaching at all levels, including the qualification of teachers and the structuring of teaching units to prepare their students for a world of work where people will have to deal with intelligent machines. The educational programs of educational units at all levels should be deeply restructured to achieve these goals.

In order to implement a new education system aimed at preparing human beings for the future labor market, it is imperative that we begin to identify the human skills necessary for 21st century work and to restructure Brazil’s educational system that is obsolete for to train citizens better equipped for a reality that is different from the industrial era that is coming to an end and still prevails at the moment.

As in the best education systems in the world, the Brazilian government should prioritize basic education, and only when it becomes universal should it allocate resources to higher education. It should be noted that the pillar that supports education concerns the selection and training of highly qualified teachers, with professional recognition and good working conditions, as in the best education systems in the world. In Finland, for example, where the best education in the world is practiced, the teaching career attracts the student elite. The best students saw teachers in Finland. Meanwhile, in Brazil, there is a “blackout of teachers”, with fewer and fewer students seeking undergraduate courses. As a result, Brazil has been less and less educated. Achieving quality in education is not an easy task. It requires time and integrated actions, from teacher training to infrastructure, from salary to school management.

Murilo Gun, a lecturer who graduated from Singularity University and a professor of creativity, listed four skills that will be essential in an exponential growth future with disruptive technologies such as Artificial Intelligence: 1) Interpersonal Intelligence- the ability to relate to other people, the ability to create empathy, which is related to leadership capacity; 2) Intrapersonal intelligence – the ability to relate to oneself, emphasizing self-knowledge, self-control and mastery of emotions; 3) Artificial Intelligence – ability to understand the impact of technology, such as Artificial Intelligence and robotics, and use these resources as tools to expand human potential; and, 4) Creative intelligence – the main differential between human and artificial intelligence, that is, developing the capacity to create something new, using the other intelligences and applying them in an innovative way [SAP. As habilidades do futuro em um mundo com Inteligência Artificial (Skills of the future in a world with Artificial Intelligence). Available on the website <http://news.sap.com/brazil/2017/01/25/as-habilidades-do-futuro-em-um-mundo-com-inteligencia-artificial/>, 2017].

Countries such as Switzerland and Finland have already begun to actively consider this new reality and have started a process of adapting their societies – which began by reformulating their educational systems, favoring the development of the ability to metacognition (human capacity to monitor and self-regulate cognitive processes, ie the human being’s ability to be aware of his actions and thoughts), language proficiency (especially in English, because most human knowledge is registered in this language) and a curriculum based on STEM (Science, Technology, Engineering and Mathematics) associated with the Greek “method” of “liberal art” because it is understood to be an efficient way of adapting the way of thinking to a mentality more directed to the creation of intellectual property, in which the connection of knowledge – more comprehensively – and the imagination – to act creatively in society and generate innovation [TIBAU, Marcelo. A Inteligência Artificial e o mercado de trabalho (Artificial Intelligence and the labor Market). Available on the website <http://www.updateordie.com/2016/10/08/inteligencia-artificial-e-o-mercado-de-trabalho/>, 2016].

Article published on the Blog CONQUER – a nova escola (CONQUER Blog – the new school) under the title 6 tendências para o futuro da educação (6 trends for the future of education), available on the website <http://escolaconquer.com.br/6-tendencias-para-o-futuro-da-educacao/>, informs that the education system must follow the changes in the world. The 6 trends of the education system of the future are as follows:

  1. Classrooms– Instead of being intended for theory, the rooms will have the purpose of practice. The student learns theory at home and practices in classrooms with the help of a teacher / mentor.
  2. Personalized learning – Students will learn with tools that adapt to their own abilities, being able to learn in different time and places. This means that above-average students will be challenged with more difficult exercises and those with more difficulty will have the opportunity to practice more until they reach the desired level. This process will make teachers more able to see clearly what kind of help each student needs.
  3. Free choice – Students will have the freedom to modify their learning process, choosing the subjects they wish to learn based on their own preferences and may use different devices, programs and techniques that they deem necessary for their own learning.
  4. Practical applicability– Knowledge will not only be in theory, it will be put into practice through projects so that students acquire the mastery of technique and also practice organization, teamwork and leadership.
  5. QE> IQ (emotional quotient> intelligence quotient) – Since technology brings more efficiency and is increasingly replacing human work in several areas, training should include the presence of essentially human skills and value social interactions. Schools should provide more opportunities for students to acquire real world skills that will make a difference in their work. That means more space for work programs, more collaborative projects, more practice.
  6. The evaluation system will change – Many argue that how the quiz system is not effective because many students just decorate the contents and forget them the day after the evaluation. Moreover, this system does not adequately assess what the student is actually able to do with that content in practice. Therefore, the tendency is that the evaluations happen to occur in the realization of real projects, with the students putting their hand in the mass.

In the text Education of the Future, available on the website <https://www.goconqr.com/pt-BR/examtime/blog/educacao-futuro/&gt;, an interview was presented by José Moran, researcher and adviser of Innovative Educational Projects with active methodologies in face-to-face and online courses and author of the book “A educação que desejamos: novos desafios e como chegar lá” (The education we want: new challenges and how to get there). The main aspects considered by him are as follows:

  1. A single model, proposed, path to education should not be adopted. Working with challenges, with real projects, with games seems the most important path today, but it can be done in many ways and in different contexts. We can teach for problems and projects in a model with isolated disciplines and models with a transdisciplinary approach; with more open models – of more participatory and procedural construction – and with more scripted models, previously prepared, planned in the smallest details.
  2. Some components are fundamental to learning success: the creation of challenges, activities, games that actually bring the necessary skills to each stage, which solicit pertinent information that offer stimulating rewards that combine personal pathways with meaningful participation in groups, which are embedded in adaptive platforms that recognize each student and at the same time learn through interaction, all using the right technologies. The articulator of the individual and group stages is the teacher, with his ability to monitor, mediate, analyze the processes, results, gaps and needs, based on the individual and group courses. This new role of the teacher is more complex than the previous one of transmitting information. It needs a preparation in broader skills, beyond the knowledge of the content, how to adapt to the group and each student; plan, monitor and evaluate meaningful and different activities.
  1. Teaching and learning can be done in a much more flexible, active and focused way in each student’s rhythm. The most interesting and promising model of use of technologies is to concentrate on the virtual environment what is basic information and in the classroom the most creative and supervised activities. The combination of learning by challenges, real problems, games is very important for students to learn by doing, to learn together and to learn at their own pace as well. And it is decisive also to value more the role of the teacher as manager of processes rich in meaningful learning and not that of a simple information transfer. If we change the mindset of teachers to be mediators, they can use the near resources, simple technologies such as those on the cell phone, a camera to illustrate, a free program to gather images and have interesting stories, and students to be authors, the protagonists of their learning process.
  2. The challenges of changing education are structural. There is a need to increase the number of quality schools, schools with good managers, teachers and infrastructure that can motivate students and really promote meaningful, complex and comprehensive learning. There needs to be a career plan, training and valuation of educational managers and teachers. Consistent training policies are needed to attract the best teachers, reward them well and qualify them better, innovative management policies that lead to successful management models for basic and higher education.
  3. Educators need to learn to be people and professionals in difficult and precarious contexts, to learn to evolve in all fields, to be more affective, and at the same time to know how to manage groups. They must become inspiring and motivational educators.

To make a revolution in Brazil’s education system, it is necessary to prepare the teacher to fulfill a new role. The role of the teacher is decisive so that through education a new type of man qualified for the world of work is created and conscious and well prepared to transform the world in which we live for his benefit. The role of the teacher should be that of a manager of processes rich in meaningful learning and not that of simply sending information in the classroom. We should be inspired by the educational policies practiced in Japan, Finland, South Korea and Switzerland, which are the most advanced countries in education in the world in order to restructure Brazil’s education system from pre-school to higher education.

* Fernando Alcoforado, 79, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, ​​university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of 14 books addressing issues such as Globalization and Development, Brazilian Economy, Global Warming and Climate Change, The Factors that Condition Economic and Social Development,  Energy in the world and The Great Scientific, Economic, and Social Revolutions that Changed the World.

BASES DO SISTEMA DE EDUCAÇÃO PARA O BRASIL NA ERA CONTEMPORÂNEA

Fernando Alcoforado*

  1. Introdução

A educação sempre foi vista como um dos principais fatores de desenvolvimento econômico e social de uma nação. A educação operou como um dos principais alavancadores do desenvolvimento do Japão na década de 1970, da Coreia do Sul na década de 1980 e da China a partir da década de 1990, da mesma forma que contribuiu para os avanços econômicos e sociais dos países escandinavos (Suécia, Dinamarca, Noruega, Finlândia e Islândia) após a Segunda Guerra Mundial. A educação sempre foi vista, também, como a garantia da obtenção de um emprego bem remunerado, de ascensão social para as camadas mais baixas da população e de redução das desigualdades sociais. Melhores salários sempre estiveram relacionados com a perícia do trabalhador que seria obtida com a educação qualificada.

A educação convencional oferecida atualmente aos trabalhadores e estudantes que se preparam para entrar no mercado de trabalho é ineficaz. Em outras palavras, o sistema de educação do Brasil está preparando trabalhadores para um mundo do trabalho que vai deixar de existir. Tudo leva a crer que os robôs deverão ser utilizados largamente na atividade produtiva em geral, isto é, na agricultura, na indústria, no comércio e nos serviços que faz com que seja um imperativo preparar os seres humanos para lidar com estas máquinas inteligentes no mercado de trabalho.

Em 2013, pesquisadores da Oxford University publicaram um estudo detalhado do impacto da computação sobre o emprego nos Estados Unidos considerando os avanços recentes em aprendizado de máquinas (machine learning) e robôs móveis. Eles analisaram cada uma das categorias profissionais catalogadas pelo U.S. Bureau of Labor Statistics baseada em um banco de dados sobre competências requeridas para exercer esses empregos. Os pesquisadores concluíram que 47% dos atuais empregos estão sob alto risco de automação nos próximos anos e décadas e outros 19% sob o risco médio. Eles consideram que somente um terço dos atuais trabalhadores está salvo de substituição nas próximas uma ou duas décadas por robôs inteligentes.  A conclusão que se extrai disso tudo é a de que a educação a ser propiciada aos trabalhadores em geral deve contribuir no sentido deles se capacitarem a lidar com máquinas inteligentes.

Vivemos em uma era definida pela mudança fundamental entre trabalhadores e máquinas e que esta mudança está fazendo com que as máquinas contribuam para aumentar a produtividade dos trabalhadores, além de estar se transformando, também, em trabalhadores ao substituir os seres humanos. Segundo Martin Ford, toda esta mudança resulta da implacável aceleração da tecnologia do computador. A Lei de Moore de que a capacidade dos computadores dobra a cada 18 ou 24 messes tem se mantido até o presente momento. A Lei de Moore surgiu em 1965 através de um conceito estabelecido por Gordon Earl Moore. Tal lei dizia que o poder de processamento dos computadores dobraria a cada 18 ou 24 meses. Não há como dizer que esta lei vá se perpetuar por muito mais tempo, mas até agora ela tem sido válida (FORD, Martin. Rise of the robots. New York: Basic Books, 2015).

O sistema de educação tem por objetivo preparar as pessoas, não apenas para o mercado de trabalho, mas também para a vida.  É preciso que a educação contemporânea proporcione as condições para que os estudantes adquiram os conhecimentos necessários para poder pensar e construir um mundo melhor. É preciso fazer com que os estudantes saibam sobre o que acontece nos campos da economia, da ciência e da tecnologia, do meio ambiente e das relações internacionais, entre outras. Há enorme desinformação que atinge a esmagadora maioria dos estudantes do Brasil fazendo com que eles não tenham condições de interpretar corretamente a realidade em que vive e, muito menos, em transformá-la. O sistema de educação atual contribui enormemente para a alienação dos seres humanos porque a educação não é pensada como cultivo do espírito, como condição para o avanço da humanidade. Este é que deveria ser o verdadeiro sentido da educação.

Para o sistema de educação preparar as pessoas para a vida, deveriam ser adotadas as diretrizes propostas por Edgar Morin em sua obra Os Sete Saberes Necessários à Educação no Futuro que indica a necessidade de haver um esforço transdisciplinar que seja capaz de rejuntar ciências e humanidades e romper com a oposição entre natureza e cultura que, segundo ele, trata-se de um desafio para todos aqueles que estão empenhados em repensar os rumos das instituições educacionais e não quiserem sucumbir na inércia da fragmentação e da excessiva separação em disciplinas características da era contemporânea. Morin defende a tese de que precisamos reaprender a rejuntar a parte e o todo, o texto e o contexto, o global e o planetário, e enfrentar os paradoxos que o desenvolvimento técnico e econômico trouxe consigo (MORIN. Edgar. Os sete saberes necessários a educação do futuro. São Paulo: Editora Cortez, 2011).  Considerando que muito em breve o mundo será bastante diferente do que é hoje, é preciso realizar uma revolução no sistema de educação para atender as necessidades não apenas do presente, mas, sobretudo do futuro.

A educação brasileira atravessa uma crise sem precedentes. Esta crise resulta, de um lado, da inexistência de um eficiente e eficaz sistema de educação e, de outro, da falta de políticas governamentais que contribuam para a superação dos problemas atuais da educação e para sua adequação às mudanças tecnológicas em curso que impactam sobre o mundo do trabalho e a sociedade em geral. O fato de o sistema de educação do Brasil ser ineficiente e ineficaz impede que ela opere como fator de desenvolvimento econômico e social e contribua para a ascensão social das camadas mais baixas da população. A inexistência de uma nova política de educação ajustada às mudanças tecnológicas em curso impede que o Brasil aumente a produtividade de seus  trabalhadores e comprometa seu futuro desenvolvimento econômico e social. Estas são as razões pelas quais é um imperativo implantar um novo sistema de educação no Brasil.

  1. Avaliação do sistema de educação atual do Brasil

A ineficiência e a ineficácia do sistema de educação atual são demonstradas pelo desempenho medíocre de estudantes brasileiros nos exames do PISA (Programa Internacional de Avaliação de Alunos) que busca medir o conhecimento e a habilidade em leitura, matemática e ciências de estudantes com 15 anos de idade tanto de países industrializados membros da OCDE como de países parceiros e pelo insatisfatório desempenho das universidades brasileiras no ranking das universidades no mundo medido pelo THE (Times Higher Education) que avalia o desempenho dos estudantes universitários e a produção acadêmica nas áreas de engenharia e tecnologia, artes e humanidades, ciências da vida, saúde, física e ciências sociais e considera ainda pesquisa, transferência de conhecimento e perspectiva internacional, além do ambiente de ensino.

O Pisa de 2015 avaliou jovens de 15 e 16 anos em 70 países e territórios em matemática, leitura e ciências. A média geral deixa o Brasil nas últimas posições: fica na 63ª posição em matemática, 58ª em leitura e 65ª em ciências. As universidades brasileiras também estão mal avaliadas no ranking universitário internacional do THE, o principal da atualidade. A principal Universidade do Brasil, USP se situa entre 251º a 300º lugar e, a segunda maior Universidade brasileira, a Unicamp, se situa entre 401º a 500º lugar em 2018. A Organização das Nações Unidas para a Educação, a Ciência e a Cultura (Unesco) apresentou o índice de desenvolvimento da Educação de 128 países. O Brasil aparece na incômoda 88ª posição, perto de Honduras (87ª), Equador (81ª) e Bolívia (79ª) e longe dos nossos vizinhos Argentina (38ª), Uruguai (39ª) e Chile (51ª).

O Brasil está nas últimas posições quando o assunto é o valor investido anualmente por aluno. Em 2012, foram investidos US$ 3.441 por estudante da rede pública brasileira, do ensino básico ao superior, montante que corresponde a 37% da média dos 34 países que compõem a Organização para a Cooperação e Desenvolvimento Econômico (OCDE) que é de US$ 9.317. No topo da lista está Luxemburgo (US$ 21.998) e Suíça (US$ 15.859). Atrás do Brasil, apenas México (US$ 3.233), Turquia (US$ 3.072), Colômbia (US$ 2.898) e Indonésia (US$ 1.809). De acordo com pesquisa internacional, valor gasto por aluno no Brasil é o 2º mais baixo entre todos os países mapeados.

O fato de o governo brasileiro alocar mais dinheiro público nas universidades do que no ensino fundamental e médio é uma distorção que tende a reforçar as fragilidades da educação básica. Ainda na repartição dos recursos, as verbas destinadas ao ensino médio superam as do ensino fundamental e os efeitos disso aparecem nos números do IBGE. Enquanto que a população na escola com 10 anos ou mais é de 94,6%, ou quase universal, a quantidade de pessoas fora da escola entre 4 e 7 anos é grande (- 31%), ou 4,1 milhões de pessoas.

O ensino superior brasileiro recebe 3,4 vezes mais recursos do que os anos iniciais do ensino fundamental no Brasil. Na média da OCDE, esse investimento é 1,8 vezes maior. O Governo Federal é um ente federado que participa pouco do investimento na educação no Brasil. Segundo o INEP, em 2012, a cada R$ 1 investido em educação, os municípios colocaram R$ 0,42, os Estados despenderam R$ 0,40 e a União investiu apenas R$ 0,18. O governo federal investe pouco em educação porque 45% do orçamento da União está comprometido com o pagamento dos juros e amortização da dívida pública.

As fragilidades do ensino superior no Brasil acontecem, entre outros fatores, devido às fraquezas existentes no ensino fundamental e médio que não prepara os estudantes com capacitação suficiente para frequentarem os cursos universitários. Esta é a principal razão pela qual ocorre grande evasão de alunos em vários cursos oferecidos pela Universidade brasileira. No ensino da engenharia no Brasil, por exemplo, dos 150 mil alunos admitidos nos exames de admissão ao curso, apenas 32 mil são diplomados. Além de lidar com alunos despreparados oriundos do ensino médio, a Universidade pública lida com a carência de recursos que limita sua atuação e, sobretudo, devido à falta de um consistente plano nacional de educação.

Fazendo analogia do ensino superior com a construção de um edifício e da educação básica com o alicerce ou fundação do edifício, pode-se afirmar que o edifício só terá condições de alcançar maiores alturas se possuir um robusto alicerce que lhe dê sustentação, enquanto o ensino superior só terá grande desenvolvimento se a educação básica for bem estruturada e lhe dê sustentação. Para erguer um edifício, é preciso primeiro fazer o alicerce. Para o aluno ter sucesso no ensino superior, é preciso que tenha uma educação básica de qualidade.

A catastrófica situação em que se encontra o sistema de educação no Brasil demonstrada pelos dados do PISA, do THE, da UNESCO e OCDE e as mudanças tecnológicas em curso que impactam sobre o mundo do trabalho e a sociedade em geral estão a exigir que se realize uma verdadeira revolução na educação no Brasil. O grande desafio de educação no Brasil é representado, não apenas pela deficiência do sistema atual, mas, sobretudo, pelas rápidas mudanças que estão ocorrendo no mundo do trabalho graças ao avanço tecnológico, devido, sobretudo, ao impacto da inteligência artificial que é a inteligência similar à humana exibida por mecanismos ou software. Especialistas acreditam que a inteligência das máquinas se equiparará à de humanos até 2050, graças a uma nova era na sua capacidade de aprendizado. Isso significa dizer que estamos criando máquinas que podem ensinar a si mesmas e também a se comunicar simulando a fala humana.

  1. Bases do novo sistema de educação a ser implantado no Brasil

Considerando que um dos objetivos de um sistema de educação de um país é o de planejar a preparação e a reciclagem das pessoas para o mercado de trabalho, compete aos planejadores do sistema de educação do Brasil identificar o papel dos seres humanos no mundo do trabalho em um futuro com máquinas inteligentes para realizar uma ampla revolução no ensino em todos os níveis contemplando a qualificação dos professores e a estruturação das unidades de ensino para prepararem seus alunos para um mundo do trabalho em que as pessoas terão que lidar com máquinas inteligentes. Os programas de ensino das unidades educacionais em todos os níveis devem ser profundamente reestruturados para atingirem esses objetivos.

Para implantar um novo sistema de educação voltado para a preparação dos seres humanos para o futuro mercado de trabalho, se torna imprescindível que se comece a identificar as competências humanas necessárias para o trabalho do século XXI e reestruturar o sistema educacional do Brasil que está obsoleto para formar cidadãos mais capacitados para uma realidade diferente da era industrial que está chegando ao fim e ainda prevalece no momento.

Como ocorre nos melhores sistemas de educação do mundo, o governo brasileiro deveria priorizar a educação básica e, só quando esta se tornar universal, deveria destinar recursos para o ensino superior. É preciso ressaltar que o pilar que sustenta a educação diz respeito à seleção e formação de professores altamente qualificados, com reconhecimento profissional e boas condições de trabalho como ocorre nos melhores sistemas de educação do mundo. Na Finlândia, por exemplo, onde se pratica a melhor educação no mundo, a carreira do magistério atrai a elite dos estudantes. Os melhores alunos viram professores na Finlândia. Enquanto isto, no Brasil, ocorre o “apagão de professores” sendo cada vez menor a quantidade de estudantes que procuram cursos de licenciatura. Consequentemente, o Brasil tem formado cada vez menos docentes. Alcançar a qualidade na educação não é uma tarefa fácil. Requer tempo e ações integradas, da formação de professores à infraestrutura, da questão salarial à gestão escolar.

Murilo Gun, palestrante graduado na Singularity University e professor de criatividade, elencou quatro habilidades que serão essenciais em um futuro de crescimento exponencial com tecnologias disruptivas, como a Inteligência Artificial: 1) Inteligência interpessoal- a habilidade de se relacionar com outras pessoas, destacando-se a capacidade de criar empatia, que está relacionada com a capacidade de liderança; 2) Inteligência intrapessoal- a capacidade de se relacionar consigo mesmo, destacando-se o autoconhecimento, autocontrole e domínio de emoções; 3) Inteligência Inter artificial- habilidade de compreender o impacto da tecnologia, como a Inteligência Artificial e a robótica, e utilizar esses recursos como ferramentas para ampliar o potencial humano; e, 4) Inteligência criativa– principal diferencial entre a inteligência humana e a artificial, ou seja, desenvolvendo a capacidade de criar algo novo, utilizando as demais inteligências e aplicando-as de forma inovadora (SAP. As habilidades do futuro em um mundo com Inteligência Artificial. Disponível no website <http://news.sap.com/brazil/2017/01/25/as-habilidades-do-futuro-em-um-mundo-com-inteligencia-artificial/>, 2017).

Países como a Suíça e a Finlândia já começaram a considerar ativamente esta nova realidade e iniciaram um processo de adequação de suas sociedades – que começou pela reformulação de seus sistemas educacionais, privilegiando o desenvolvimento da habilidade de metacognição (capacidade do ser humano de monitorar e autorregular os processos cognitivos, ou seja, a capacidade do ser humano de ter consciência de seus atos e pensamentos), domínio de idiomas (em especial da língua inglesa, pelo fato da maior parte do conhecimento humano estar registrado neste idioma) e um currículo baseado em STEM (acrônimo em inglês para Ciências, Tecnologia, Engenharia e Matemática) associado ao “método” grego de “arte liberal” por se entender que é uma maneira eficiente de adequar a forma de pensar para uma mentalidade mais direcionada à criação de propriedade intelectual, em que se destaca a conexão de conhecimentos – de forma mais abrangente – e a imaginação – para atuar criativamente na sociedade e gerar inovação (TIBAU, Marcelo. Inteligência Artificial e o mercado de trabalho. Disponível no website <http://www.updateordie.com/2016/10/08/inteligencia-artificial-e-o-mercado-de-trabalho/>, 2016).

Artigo publicado no Blog da CONQUER – a nova escola sob o título 6 tendências para o futuro da educação, disponível no website <http://escolaconquer.com.br/6-tendencias-para-o-futuro-da-educacao/>, informa que o sistema de ensino deve acompanhar as mudanças no mundo. As 6 tendências do sistema de educação do futuro são as seguintes:

  1. Salas de aula– Ao invés de serem destinadas à teoria, as salas terão como objetivo a prática. O aluno aprende a teoria em casa e pratica nas salas de aula com auxílio de um professor/mentor.
  2. Aprendizado personalizado– Estudantes irão aprender com ferramentas que se adaptam a suas próprias capacidades, podendo aprender em tempo e locais diferentes. Isso significa que alunos acima da média serão desafiados com exercícios mais difíceis e os com mais dificuldade terão a oportunidade de praticar mais até que atinjam o nível desejado. Esse processo fará com que os professores sejam mais capazes de ver claramente qual tipo de ajuda cada estudante precisa.
  3. Livre escolha– Estudantes terão a liberdade de modificar seu processo de aprendizagem, escolhendo as matérias que desejam aprender com base em suas próprias preferências e poderão utilizar diferentes dispositivos, programas e técnicas que julgarem necessários para o próprio aprendizado.
  4. Aplicabilidade prática– O conhecimento não ficará apenas na teoria, ele será posto em prática através de projetos para que os alunos adquiram o domínio da técnica e também pratiquem organização, trabalho em equipe e liderança.
  5. QE > QI (quociente emocional > quociente de inteligência)– Uma vez que a tecnologia traz mais eficiência e vem cada vez mais substituindo o trabalho humano em diversas áreas, a formação deverá contemplar a presença de habilidades essencialmente humanas e valorizar ainda mais as interações sociais. As escolas deverão prover mais oportunidades para os alunos adquirirem habilidades do mundo real, que farão a diferença em seus trabalhos. Isso significa mais espaço para programas de trabalho, mais projetos colaborativos, mais prática.
  6. O sistema de avaliações irá mudar– Muitos argumentam que a forma como o sistema de perguntas e respostas das provas não é eficaz, pois muitos alunos apenas decoram os conteúdos e os esquecem no dia seguinte após a avaliação. Ainda, esse sistema não avalia adequadamente o que realmente o aluno é capaz de fazer com aquele conteúdo na prática. Por isso, a tendência é que as avaliações passem a ocorrer na realização de projetos reais, com os alunos colocando a mão na massa.

No texto Educação do Futuro, disponível no website <https://www.goconqr.com/pt-BR/examtime/blog/educacao-futuro/>, foi apresentada entrevista de José Moran,
Pesquisador e orientador de Projetos Educacionais Inovadores com metodologias ativas em cursos presenciais e online e autor do livro “A educação que desejamos: novos desafios e como chegar lá ”. Os principais aspectos por ele considerados são os seguintes:

  1. Não deve ser adotado um único modelo, proposta, caminho para a educação. Trabalhar com desafios, com projetos reais, com jogos parece o caminho mais importante hoje, mas pode ser realizado de várias formas e em contextos diferentes. Podemos ensinar por problemas e projetos num modelo com disciplinas isoladas e em modelos com enfoque transdisciplinar; com modelos mais abertos – de construção mais participativa e processual – e com modelos mais roteirizados, preparados anteriormente, planejados nos seus mínimos detalhes.
  2. Alguns componentes são fundamentais para o sucesso da aprendizagem: a criação de desafios, atividades, jogos que realmente trazem as competências necessárias para cada etapa, que solicitam informações pertinentes, que oferecem recompensas estimulantes, que combinam percursos pessoais com participação significativa em grupos, que se inserem em plataformas adaptativas, que reconhecem cada aluno e ao mesmo tempo aprendem com a interação, tudo isso utilizando as tecnologias adequadas.  O articulador das etapas individuais e grupais é o docente, com sua capacidade de acompanhar, mediar, de analisar os processos, resultados, lacunas e necessidades, com as ações realizadas pelos alunos individual e grupalmente. Esse novo papel do professor é mais complexo do que o anterior de transmitir informações.Precisa de uma preparação em competências mais amplas, além do conhecimento do conteúdo,  como saber adaptar-se ao grupo e a cada aluno; planejar, acompanhar e avaliar atividades significativas e diferentes.
  3. Ensinar e aprender podem ser feitos de forma muito mais flexível, ativa e focada no ritmo de cada aluno. O modelo mais interessante e promissor de utilização de tecnologias é o de concentrar no ambiente virtual o que é informação básica e na sala de aula as atividades mais criativas e supervisionadas. A combinação de aprendizagem por desafios, problemas reais, jogos é muito importante para que os alunos aprendam fazendo, aprendam juntos e aprendam também no seu próprio ritmo. E é decisivo também para valorizar mais o papel do professor como gestor de processos ricos de aprendizagens significativas e não o de um simples repassador de informações. Se mudarmos a mentalidade dos docentes para serem mediadores, poderão utilizar os recursos próximos, tecnologias simples, como os que estão no celular, uma câmera para ilustrar, um programa gratuito para juntar as imagens e contar com elas histórias interessantes e os alunos serem autores, protagonistas do seu processo de aprender.
  4. Os desafios de mudanças na educação são estruturais. É preciso aumentar o número de escolas de qualidade, de escolas com bons gestores, docentes e infraestrutura, que consigam motivar os alunos e que realmente promovam uma aprendizagem significativa, complexa e abrangente. Precisa haver plano de carreira, formação e valorização de gestores educacionais e professores. É preciso políticas consistentes de formação, para atrair os melhores professores, remunerá-los bem e qualificá-los melhor, de políticas inovadoras de gestão que levem os modelos de sucesso de gestão para a educação básica e superior.
  5. Os educadores precisam aprender a realizar-se como pessoas e como profissionais, em contextos precários e difíceis, aprender a evoluir sempre em todos os campos, a ser mais afetivos e ao mesmo tempo saber gerenciar grupos. Devem se transformar em educadores inspiradores e motivadores.

Para realizar uma revolução no sistema de educação do Brasil, é preciso preparar o professor para cumprir um novo papel. O papel do professor é decisivo para que, através da educação, seja criado um novo tipo de homem qualificado para o mundo do trabalho e consciente e bem preparado para transformar o mundo em que vivemos em seu benefício. Deveríamos nos inspirar nas políticas educacionais praticadas no Japão, Finlândia, Coreia do Sul e Suíça que são os países mais avançados em educação no mundo no sentido de reestruturar o sistema de educação do Brasil do ensino infantil ao ensino superior.

*Fernando Alcoforado, 79, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017) e Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Bahiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria).

THE DESTRUCTION OF BRAZILIAN ENGINEERING AND ITS RECONSTRUCTION

Fernando Alcoforado*

The impact of Brazil’s economic crisis on national engineering has been devastating since 2014. The crisis led 253 contractors to judicial reorganization (bankruptcy) in 2015, whose number grew 25% compared to 2014. The bankruptcy process of the contractors resulted from the reduction of infrastructure works and delays in the payment of invoices by the federal, state and municipal governments. The cuts in the public budget contributed decisively to raising the requests for judicial recovery of the contractors. The growth of requests for judicial recovery is a reflection of the country’s economic crisis, the lack of credit and the increase in the interest rate. The large construction companies stopped receiving and caused a cascade effect among the subcontracted smaller companies. The construction industry in Brazil was affected, not only by delays in government transfers, but also by Lava Jato Operation, which led a number of companies involved in Petrobras’ corruption scheme to the courts, especially the large construction companies. Indebted, without credit to its operations and with contracts canceled or suspended, several companies followed this way to renegotiate the debts.

The Brazilian construction market is experiencing an unprecedented crisis. The sector’s profitability fell from 11.2% in 2013 to 2.3% in 2014. Only three of the 23 construction companies ranked among the country’s 500 largest managed to grow in 2014. Odebrecht, the largest of them, dropped by 32 % in sales. In 2014, the construction sector was responsible for about 6.5% of the Gross Domestic Product of the Country and directly employed more than 3 million people. The debts of contractors in excess of R$ 100 billion may also lead the country’s main banks to losses, which in turn will further restrict the granting of credit. Only Odebrecht has R$ 63 billion in debt. Due to Lava Jato Operation, contractors find legal restrictions to enter into bids. Petrobras, the main client of the contractors investigated at Lava-Jato Operation, planned to cut about 30% of the investments until 2019. Without cash and without new contracts, the last resort of these companies was to enter with judicial recovery to renegotiate the debts.

Odebrecht, the largest Brazilian engineering company, was destroyed by Lava Jato Operation. The largest Brazilian construction company loses successive contracts abroad, faces tremendous credit difficulties in Brazil and abroad, faces political discrimination and loses the most elementary conditions to establish a strategy to overcome the crisis. The number of workers, a large proportion of high-quality and well-paid jobs, has drastically reduced, while middle managers, with different areas of expertise who in the past represented the soul of the company’s business creativity, are totally disoriented and without initiative. Odebrecht is gradually disappearing in a process of inexorable degradation. This is the greatest national engineering disaster of all time. It is an unparalleled disaster for the Brazilian economy.

The participation of large construction projects in the GDP of Brazilian construction decreased from 41.3% to 29.5% in ten years. The fall reflects the end of a cycle of expansion of infrastructure in Brazil. The data are part of the Annual Survey of the Construction Industry (PAIC), released by the Brazilian Institute of Statistical Geography (IBGE), which mapped the sector between 2007 and 2016. In 2012, at the height of economic expansion in the 21st century, infrastructure investment amounted to R$ 67.04 billion, more than triple that of 2016. In the last three years, the Brazilian economy slowed down. Political uncertainties led to a drop in investment affecting all sectors, especially the construction industry. With less money, large construction companies being dismantled by Lava-Jato Operation and still works, in addition to other conjunctural factors, such as the fall in oil price in 2015, the construction market has been presented negative numbers for the fourth consecutive year.

In 2017, the decline in GDP (Gross Domestic Product) of construction was 6%. By the end of 2017, the Engineers were the top-level professionals who lost most of their jobs in the private sector. With the crisis and the outflow of so much skilled labor from the sector, there was an avalanche of microenterprise opening for the provision of engineering services, which made the environment even more competitive, leading to deterioration in the fees of already established companies and consolidated. The current balance of the civil construction sector indicates the existence of 5,000  paralyzed works and more than 50,000 unemployed engineers.

It is important to note that the Brazilian Engineering is a fundamental piece in the effort to promote the resumption of the country’s economic growth since, through it, it will be possible to overcome the weaknesses of Brazil in economic and social infrastructure. The country will have to invest an additional 2.5 trillion reais to achieve investments in the infrastructure sector of 4% of GDP, the minimum needed to reach a reasonable level of modernization. According to the Institute of Logistics and Supply Chain, the necessary investments in Brazil in ports (R$ 42.9 billion), railroads (R$ 130.8 billion) and highways (R$ 811.7 billion) total R$ 985.4 billion. Adding this value to the investments required for waterways and river ports (R$ 10.9 billion), airports (R$ 9.3 billion), electric sector (R$ 293.9 billion), oil and gas (R$ 75.3 million, basic sanitation (R$ 270 billion) and telecommunications (R$ 19.7 billion) totaled R$ 1,664.5 billion.

In Brazil, the education sector requires investments of R$ 83 billion per year, health R$ 54 billion per year and the popular housing requires R$ 68 billion to eliminate the housing deficit. Adding the total investment required in economic infrastructure (energy, transportation and communications) and social infrastructure (education, health, sanitation and housing) would total R$ 1,869.5 billion, that is, almost R$ 2 trillion. The economic and social infrastructure program that may be adopted in the short term could achieve these objectives. Brazilian engineering would certainly be rebuilt with the implementation of this infrastructure program.

The rebuilding of Brazilian engineering should also contemplate the adoption of measures that will make the Brazilian justice in its fight against corruption to seek to penalize corrupt people, businessmen and executives and not attack companies, as if legal entities had the human quality of virtue and sin. It is necessary to avoid that the national legal system destroys Brazilian companies responsible for the generation of hundreds of thousands of jobs and for the accumulation of Engineering knowledge unparalleled in the world, and with a high international competitive capacity. Regrettably, the Brazilian government did not create a recovery plan that would help engineering firms get out of the crisis. Even with the signing of leniency agreements, there is no resumption of works, and the damage already reaches R$ 50 billion.

It can be said that Brazilian engineering is experiencing the greatest crisis in its history. Companies of recognized technical capacity, with significant contribution in works and services for our engineering, are paralyzed before the legal processes to which they are responding. We see the destruction of our largest engineering companies. The professionals, especially their engineers, are fired in the thousands, works are suspended, while waiting to see to what extent these companies will be hit by the Lava Jato Operation penalties. Some major projects were interrupted, some of them already at an advanced stage of execution, such as the works of COMPERJ, Angra III, the nuclear-powered submarine, the Abreu e Lima refinery in the Northeast, the transposition of the São Francisco River and many others. The losses already amount to tens of billions of Reais and unemployment for millions of workers.

Urgent measures must also be taken to prevent Petrobras from contracting only foreign companies to tender for the resumption of works in COMPERJ. What is being done in Brazil with Brazilian engineering companies is not happening in other countries that act against corruption as happened with Volkswagen in Germany that falsified data of pollution of their cars and was applied very high fines while company leaders were dismissed and imprisoned. At Volkswagen, there was no stoppage of car production and no worker has lost his job. Germany has preserved its wealth and jobs. In Brazil the behavior has been the opposite. Leaders are arrested, works are suspended, these companies are prevented from participating in other bids and workers are laid off in the thousands. A national patrimony is destroyed, formed by companies formed over decades and holding important technological assets and teams of experienced professionals. This has to stop.

The present moment is serious. To overcome this, there is an urgent need to mobilize representatives of engineering professionals under the leadership of CONFEA / CREAs to build a strong alliance in defense of national engineering involving engineers, workers in general, companies committed to job creation, the union movement, as well as universities and technological centers.

* Fernando Alcoforado, 79, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, ​​university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of 14 books addressing issues such as Globalization and Development, Brazilian Economy, Global Warming and Climate Change, The Factors that Condition Economic and Social Development,  Energy in the world and The Great Scientific, Economic, and Social Revolutions that Changed the World.

LA DESTRUCTION DE L’INGENIERIE BRESILIENNE ET SA RECONSTRUCTION

Fernando Alcoforado*

L’impact de la crise économique brésilienne sur l’ingénierie nationale a été dévastateur depuis 2014. La crise a conduit 253 grandes entreprises de construction à une réorganisation judiciaire (faillite) en 2015, dont le nombre a augmenté de 25% par rapport à 2014. Le processus de faillite des grandes entreprises de construction résultait de la réduction travaux d’infrastructure et retards dans le paiement des factures par les gouvernements fédéral, étatiques et municipaux. Les coupes dans le budget public ont contribué de manière décisive à augmenter les demandes de recouvrement judiciaire des grandes entreprises de construction. La croissance des demandes de redressement judiciaire est le reflet de la crise économique du pays, du manque de crédit et de la hausse du taux d’intérêt. Les grandes entreprises de construction ont cessé de recevoir et ont provoqué un effet de cascade parmi les petites entreprises sous-traitées. Le secteur de la construction au Brésil a été touché, non seulement par les retards dans les transferts de gouvernement, mais également par l’opération Lava Jato, qui a conduit un certain nombre de sociétés impliquées dans le plan de corruption de Petrobras devant les tribunaux, en particulier les grandes entreprises de construction. Endettés, sans crédit et avec des contrats annulés ou suspendus, plusieurs entreprises ont suivi cette voie pour renégocier leurs dettes.

Le marché de la construction brésilien traverse une crise sans précédent. La rentabilité du secteur est passée de 11,2% en 2013 à 2,3% en 2014. Seules trois des 23 entreprises de construction classées parmi les 500 plus grandes du pays ont réussi à croître en 2014. La plus grande d’entre elles, Odebrecht, a baissé de 32 % dans les ventes. En 2014, le secteur de la construction représentait environ 6,5% du produit intérieur brut du pays et employait directement plus de 3 millions de personnes. Les dettes des contractants d’un montant supérieur à R$ 100 milliards pourraient également entraîner des pertes pour les principales banques du pays, ce qui restreindrait encore davantage l’octroi de crédits. Seul Odebrecht a une dette de R$ 63 milliards. En raison de l’opération Lava Jato, les entrepreneurs trouvent des restrictions légales pour pouvoir participer à des offres. Petrobras, principal client des contractants penalisés par l´opération Lava-Jato, prévoyait de réduire d’environ 30% des investissements jusqu’en 2019. Sans argent et sans nouveaux contrats, le dernier recours de ces sociétés consistait à procéder à un recouvrement judiciaire pour renégocier les dettes.

Odebrecht, la plus grande entreprise d’ingénierie brésilienne, a été détruite par l’opération Lava Jato. La plus grande entreprise de construction brésilienne perd des contrats successifs à l’étranger, fait face à d’énormes difficultés de crédit au Brésil et à l’étranger, fait face à  la discrimination politique et perd les conditions les plus élémentaires pour mettre en place une stratégie de sortie de crise. Le nombre de travailleurs, qui représentent une part importante des emplois de qualité et bien rémunérés, a considérablement diminué, tandis que les cadres moyens, possédant différents domaines de compétence et qui représentaient autrefois l’âme de la créativité de l’entreprise, sont totalement désorientés et sans initiative. Odebrecht disparaît progressivement dans un processus de dégradation inexorable. C’est la plus grande catastrophe d’ingénierie nationale de tous les temps. C’est un désastre sans précédent pour l’économie brésilienne.

La participation des grands projets de construction au PIB de la construction brésilienne est passée de 41,3% à 29,5% en dix ans. La baisse, qui correspond à la fin du cycle d’expansion des infrastructures au Brésil, a été réalisée dans le cadre de l’enquête annuelle sur l’industrie de la construction publiée par l’Institut brésilien de géographie statistique (IBGE), qui a cartographié le secteur entre 2007 et 2016. En 2012, à l’apogée de l’expansion économique du XXIe siècle, les investissements dans les infrastructures s’élevaient à R$ 67,04 milliards, soit plus du triple de celui de 2016. Au cours des trois dernières années, l’économie brésilienne a ralenti. Les incertitudes politiques ont entraîné une baisse des investissements dans tous les secteurs, en particulier le secteur de la construction. Avec moins d’argent, les grandes entreprises de construction démantelées par l’opération Lava Jato et les œuvres paralysées, en plus d’autres facteurs conjoncturels, tels que la chute du prix du pétrole en 2015, le marché de la construction présenté leschiffres négatifs à la fin de l’année par le quatrième année consécutive.

En 2017, la baisse du PIB (produit intérieur brut) de la construction était de 6%. À la fin de 2017, les ingénieurs étaient les professionnels de haut niveau qui ont perdu la plupart de leurs emplois dans le secteur privé. Avec la crise et le départ de tant de main-d’œuvre qualifiée du secteur, il y a eu une avalanche de micro-entreprises pour la fourniture de services d’ingénierie, ce qui a rendu l’environnement économique encore plus compétitif, entraînant une baisse des frais des entreprises déjà établies et consolidé. Le solde actuel du secteur de la construction civile indique l’existence de 5 000 œuvres paralysées  et de 50 000 ingénieurs sans emploi.

Il est important de noter que l’ingénierie brésilienne est un élément fondamental de l’effort visant à promouvoir la reprise de la croissance économique du pays, car elle permettra de surmonter les faiblesses du Brésil en matière d’infrastructures économiques et sociales. Le pays devra investir R$ 2 500 milliards supplémentaires pour réaliser des investissements dans le secteur des infrastructures équivalant à 4% du PIB, le minimum nécessaire pour atteindre un niveau de modernisation raisonnable. Selon l’Institut de la logistique et des chaînes d’approvisionnement, les investissements nécessaires au Brésil dans les ports (R$ 42,9 milliards), les chemins de fer (R$ 130,8 milliards) et les autoroutes (R$ 811,7 milliards) totalisent R$ 985,4 milliards. En ajoutant cette valeur aux investissements requis pour les voies navigables et les ports fluviaux (R$ 10,9 milliards), les aéroports (R$ 9,3 milliards), le secteur de l’électricité (R$ 293,9 milliards), le pétrole et le gaz (R$ 75,3 millions), l’assainissement de base (R$ 270 milliards) et les télécommunications (R$ 19,7 milliards) ont totalisé R$ 1 664,5 milliards.

Au Brésil, le secteur de l’éducation nécessite des investissements de R$ 83 milliards par an, la santé de R$ 54 milliards par an et le logement populaire nécessite R$ 68 milliards pour éliminer le déficit de logements. Le montant total des investissements requis dans les infrastructures économiques (énergie, transports et communications) et les infrastructures sociales (éducation, santé, assainissement et logement) totaliserait R$ 1 869,5 milliards, soit près de R$ 2 000 milliards. Le programme d’infrastructure économique et sociale qui pourrait être adopté à court terme pourrait atteindre ces objectifs. L’ingénierie brésilienne serait certainement reconstruite avec la mise en œuvre de ce programme d’infrastructure.

Le rétablissement de l’ingénierie brésilienne devrait également envisager l’adoption de mesures qui permettront à la justice brésilienne, dans le cadre de sa lutte contre la corruption, de punir les personnes corrompues, les hommes d’affaires et les dirigeants, et non d’attaquer les entreprises, comme si les personnes morales avaient la qualité humaine de la vertu. et le péché. Il est nécessaire d’éviter que le système juridique national détruise les entreprises brésiliennes responsables de la création de centaines de milliers d’emplois et de l’accumulation de connaissances en ingénierie sans précédent dans le monde et avec une forte compétitivité internationale. Malheureusement, le gouvernement fédéral n’a pas créé de plan de relance qui aiderait les firmes d’ingénierie à sortir de la crise. Même avec la signature d’accords de clémence, il n’y a pas de reprise des travaux et les dégâts atteignent déjà R$ 50 milliards.

On peut dire que l’ingénierie brésilienne traverse la plus grande crise de son histoire. Les entreprises de capacité technique reconnue, qui contribuent de manière significative aux travaux et aux services de notre ingénierie, sont paralysées devant les processus juridiques auxquels elles répondent. Nous assistons à la destruction de nos plus grandes sociétés d’ingénierie. Les professionnels, en particulier leurs ingénieurs, sont licenciés par milliers, les travaux sont suspendus, en attendant de voir dans quelle mesure ces entreprises seront touchées par les penalités de l´Opération Lava Jato. Certains projets majeurs ont été interrompus, dont certains à un stade avancé d’exécution, tels que les travaux de COMPERJ, Angra III, le sous-marin nucléaire, la raffinerie Abreu e Lima au nord-est, la transposition du fleuve São Francisco et bien d’autres. Les pertes s’élèvent déjà à des dizaines de milliards de Reais et au chômage pour des millions de travailleurs.

Des mesures urgentes doivent également être prises pour empêcher Petrobras de faire appel à la concurrence d’entreprises étrangères pour la reprise des travaux dans COMPERJ. Ce qui se fait au Brésil avec les sociétés d’ingénierie brésiliennes ne se produit pas dans d’autres pays qui agissent contre la corruption, comme ce fut le cas avec Volkswagen en Allemagne qui a utilisé des données frauduleuses sur pollution et une très haute amende a été imposée a la société et les chefs d’entreprise ont été licenciés et arrêtés Chez Volkswagen, la production automobile n’a pas été arrêtée et aucun travailleur n’a perdu son emploi. L’Allemagne a préservé sa richesse et ses emplois. Au Brésil, le comportement a été inverse. Les dirigeants sont arrêtés, les travaux sont suspendus, ces entreprises sont empêchées de participer à d’autres offres et des travailleurs sont licenciés par milliers. Un patrimoine national est détruit, formé par des sociétés formées au fil de décennies et détenant des atouts technologiques importants et des équipes de professionnels expérimentés. Cela doit s’arrêter.

Le moment présent est sérieux. Sous l’impulsion de la CONFEA / CREA, il est urgent de mobiliser des représentants des professionnels de l’ingénierie afin de créer une alliance solide pour la défense de l’ingénierie nationale impliquant des ingénieurs, des travailleurs en général, le mouvement syndical, en plus des universités et des centres technologiques.

* Fernando Alcoforado, 79 ans, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de 14 ouvrages traitant de questions comme la mondialisation et le développement, l’économie brésilienne, le réchauffement climatique et les changements climatiques, les facteurs qui conditionnent le développement économique et social, l’énergie dans le monde et les grandes révolutions scientifiques, économiques et sociales.

A DESTRUIÇÃO DA ENGENHARIA BRASILEIRA E SUA RECONSTRUÇÃO

Fernando Alcoforado*

O impacto da crise econômica do Brasil sobre a engenharia nacional tem sido devastador desde 2014. A crise levou 253 empreiteiras à recuperação judicial (concordata) em 2015 cujo número cresceu 25% em relação a 2014. O processo de concordata das empreiteiras resultou da redução das obras de infraestrutura e dos atrasos nos pagamentos das faturas por parte dos governos federal, estadual e municipal. Os cortes no orçamento público contribuíram decisivamente para elevar os pedidos de recuperação judicial das empreiteiras. O crescimento dos pedidos de recuperação judicial é reflexo da crise econômica do País, da falta de crédito e do aumento da taxa de juros.  As grandes construtoras pararam de receber e provocaram um efeito cascata entre as empresas menores subcontratadas. O setor da construção civil no Brasil foi afetado, não apenas por atrasos de repasses do governo, mas também pela Operação Lava Jato que levou uma série de empresas envolvidas no esquema de corrupção da Petrobrás aos tribunais, especialmente as grandes construtoras. Endividadas, sem crédito na praça e com contratos cancelados ou suspensos, várias empresas seguiram esse caminho para renegociar as dívidas.

O mercado brasileiro de construção civil vive uma crise sem precedentes. A rentabilidade do setor caiu de 11,2% em 2013 para 2,3% em 2014. Apenas três das 23 empresas de construção classificadas entre as 500 maiores do país conseguiram crescer em 2014. A Odebrecht, a maior delas, teve queda de 32% nas vendas. O setor da construção civil era responsável, em 2014, por cerca de 6,5% do Produto Interno Bruto do País e empregava, diretamente, mais de 3 milhões de pessoas. As dívidas das empreiteiras que passam de 100 bilhões de reais podem, também, levar os principais bancos do país a perdas que, por sua vez, restringirão, ainda mais, a concessão de crédito. Apenas a Odebrecht tem 63 bilhões de reais em dívidas. Devido à Operação Lava Jato, as empreiteiras encontram restrições legais para entrar em licitações. A Petrobras, principal cliente das empreiteiras investigadas na Lava-Jato, previu cortar cerca de 30% dos investimentos até 2019. Sem caixa e sem novos contratos, o último recurso dessas companhias foi a de entrar com recuperação judicial para renegociar as dívidas.

A Odebrecht, maior empresa brasileira de engenharia, foi destruída pela Operação Lava Jato. A maior empresa brasileira de construção perde sucessivos contratos no exterior, enfrenta tremendas dificuldades de crédito no Brasil e no exterior, enfrenta discriminações políticas e perde as condições mais elementares para estabelecer uma estratégia de superação da crise. O número de trabalhadores, grande parte em postos de trabalho de qualidade e com bons salários reduziu-se drasticamente, enquanto os executivos intermediários, com diferentes áreas de especialização que representavam no passado a alma da criatividade empresarial da empresa, estão totalmente desorientados e sem iniciativa. A Odebrecht aos poucos vai se esvaindo num processo de degradação inexorável. Trata-se do maior desastre da Engenharia nacional de todos os tempos. E um desastre sem igual para a economia brasileira.

A participação de grandes obras no PIB da construção brasileira reduziu de 41,3% para 29,5% em dez anos. A queda reflete o fim de um ciclo de expansão da infraestrutura no País. Os dados fazem parte da Pesquisa Anual da Indústria da Construção (PAIC), liberada pelo Instituto Brasileiro de Geografia Estatística (IBGE), que mapeou o setor entre 2007 e 2016. Em 2012, no auge da expansão econômica no século XXI, o investimento em infraestrutura somava R$ 67,04 bilhões, mais que o triplo do verificado em 2016. Nos últimos três anos, a economia brasileira desacelerou. As incertezas políticas levaram a uma queda nos investimentos afetando todos os setores, principalmente a indústria da construção. Com menos dinheiro, grandes construtoras sendo desmanteladas pela Operação Lava-Jato e obras paradas, além de outros fatores conjunturais, como a queda do preço do barril de petróleo em 2015, o mercado da construção civil amargou números negativos pelo quarto ano consecutivo.

Em 2017, a queda no PIB (Produto Interno Bruto) da construção civil foi de 6%. Até o final de 2017, os Engenheiros foram os profissionais de nível superior que mais perderam emprego na iniciativa privada. Com a crise e a saída de tanta mão de obra qualificada do setor, houve uma avalanche de abertura de microempresas para a prestação de serviços de engenharia, o que tornou o ambiente econômico ainda mais competitivo, levando a uma degradação de honorários de empresas já estabelecidas e consolidadas. O balanço atual do setor da construção civil aponta a existência de 5 mil obras paradas e mais de 50 mil engenheiros desempregados.

É importante observar que a Engenharia brasileira é uma peça fundamental no esforço de promover a retomada do crescimento econômico do País haja vista que, por seu intermédio, será possível superar as fragilidades do Brasil em infraestrutura econômica e social. O País terá de investir 2,5 trilhões de reais adicionais para alcançar investimentos no setor de infraestrutura de 4% do PIB, o mínimo necessário para chegar a um nível razoável de modernização.  Segundo o Instituto de Logística e Supply Chain, os investimentos necessários no Brasil em portos (R$ 42,9 bilhões), ferrovias (R$ 130,8 bilhões) e rodovias (R$ 811,7 bilhões) totalizam R$ 985,4 bilhões. Acrescentando este valor aos investimentos necessários a hidrovias e portos fluviais (R$ 10,9 bilhões), aeroportos (R$ 9,3 bilhões), setor elétrico (R$ 293,9 bilhões), petróleo e gás (R$ 75,3 bilhões), saneamento básico (R$ 270 bilhões) e telecomunicações (R$ 19,7 bilhões) totalizam R$ 1.664,5 bilhões.

No Brasil, o setor de educação requer investimentos de R$ 83 bilhões por ano, o de saúde R$ 54 bilhões por ano e o de habitação popular requer R$ 68 bilhões para eliminar o déficit habitacional. Somando o total de investimento requerido em infraestrutura econômica (energia, transportes e comunicações) como o de infraestrutura social (educação, saúde, saneamento básico e habitação) totalizaria R$ 1.869,5 bilhões, isto é, quase R$ 2 trilhões. O programa de infraestrutura econômica e social que venha a ser adotado a curto prazo poderia atingir estes objetivos. A engenharia brasileira seria reerguida, certamente, com a execução deste programa de infraestrutura.

O soerguimento da engenharia brasileira deveria contemplar, também, a adoção de medidas que façam com que a justiça brasileira em sua luta contra a corrupção busque penalizar pessoas, empresários e executivos corruptos e não atacar empresas, como se pessoas jurídicas tivessem a qualidade humana da virtude e do pecado. É preciso evitar que o sistema jurídico nacional destrua empresas brasileiras responsáveis pela geração de centenas de milhares de empregos e pela acumulação de conhecimentos de Engenharia sem paralelo no mundo, e com alta capacidade competitiva internacional. Lamentavelmente, o governo federal não criou um plano de recuperação que ajudasse as empresas de engenharia a sair da crise. Mesmo com a assinatura de acordos de leniência, não há a retomada de obras, e o prejuízo já chega a R$ 50 bilhões.

Pode-se afirmar que a engenharia brasileira vive a maior crise de sua história. Empresas de reconhecida capacidade técnica, com expressiva contribuição em obras e serviços para nossa engenharia, encontram-se paralisadas diante dos processos jurídicos a que estão respondendo. Assiste-se à destruição de nossas maiores empresas de engenharia. Os profissionais, em especial seus engenheiros, são demitidos aos milhares, as obras são suspensas, enquanto se espera para ver até que ponto essas empresas serão atingidas pelas penalidades da Operação Lava Jato. Foram interrompidos empreendimentos de porte, alguns já em estágio avançado de execução, como as obras do COMPERJ, Angra III, o submarino a propulsão nuclear, a refinaria Abreu e Lima no Nordeste, a transposição do Rio São Francisco e muitos outros. Os prejuízos já chegam a dezenas de bilhões de reais e o desemprego para milhões de trabalhadores.

É preciso que sejam adotadas, também, medidas urgentes para evitar que a Petrobras contrate apenas empresas estrangeiras para licitação da retomada das obras no COMPERJ. O que está sendo feito no Brasil com as empresas de engenharia do Brasil não está ocorrendo em outros países que agem contra a corrupção como aconteceu com a Volkswagen na Alemanha que fraudou dados de poluição de seus carros e foi aplicada altíssima multa enquanto dirigentes da empresa foram demitidos e presos. Na Volkswagen, nenhum carro deixou de ser produzido e nenhum trabalhador perdeu seu emprego. A Alemanha soube preservar suas riquezas e os empregos. No Brasil o comportamento tem sido o oposto. Prendem-se dirigentes, suspendem-se as obras, impede-se que essas empresas participem de outras licitações e trabalhadores são demitidos aos milhares. Destrói-se um patrimônio nacional constituído por empresas formadas ao longo de décadas e detentoras de importante acervo tecnológico e equipes de profissionais experientes. Isto precisa acabar.

O momento atual é grave. Para superá-lo é urgente haver uma grande mobilização das entidades representativas dos profissionais da engenharia sob a liderança do CONFEA/CREAs visando construir uma grande aliança em defesa da engenharia nacional da qual participem os engenheiros, os trabalhadores em geral, o movimento sindical, além de universidades e centros tecnológicos.

*Fernando Alcoforado, 79, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017) e Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Bahiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria).

L’AVENIR DU TRAVAIL ET DE L’ÉDUCATION DANS LE MONDE

Fernando Alcoforado

Abstract: This article aims to demonstrate the need for restructuring the education system in all countries of the world as a consequence of the profound changes that are occurring in the world of work due to the technological advance, especially with the use of artificial intelligence in productive activities.

Résumé: Cet article vise à démontrer la nécessité de restructurer le système éducatif dans tous les pays du monde à la suite des profonds changements survenus dans le monde du travail dus au progrès technologique, notamment avec l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les activités de production.

KeywordsTechnological advancement, Future of working, New education system required.

Mots clés: Avancement technologique, Avenir du travail, Nouveau système éducatif nécessaire.

  1. Introduction

Cet article vise à démontrer la nécessité de restructurer le système éducatif dans tous les pays du monde pour s’adapter aux profonds changements qui se produisent dans le monde du travail et qui résultent des progrès technologiques. Cette étude était basée sur des recherches approfondies dans la littérature existante qui traitent des avancées technologiques contemporaines et de leur impact sur la société et en particulier sur le monde du travail, ainsi que sur des propositions relatives à la nouvelle éducation à mettre en œuvre pour traiter les changements dans le monde du travail à l’époque contemporaine. La méthodologie utilisée dans le travail consistait à identifier les caractéristiques du progrès technologique actuel à l’ère contemporaine et son impact sur le monde du travail afin de caractériser le nouveau système éducatif requis dans un avenir économique avec l’utilisation de machines intelligentes dans des activités productives et dans la société en général.

  1. Avancement technologique contemporain

La Post-Industrial Society est le nom proposé pour une économie qui a subi une série de changements spécifiques après le processus d’industrialisation. Le concept a été introduit par le sociologue et professeur de l’Université Harvard, Daniel Bell, en 1962, et détaillé dans son ouvrage intitulé The Coming of Post Industrial Society: A Venture in Social Forecasting de 1976. La société postindustrielle est marquée par une croissance rapide du services, par opposition au secteur industriel, et une augmentation rapide de la technologie de l’information, avec la connaissance et la créativité étant les matières premières cruciales de telles économies. C’est pourquoi l’ère post-industrielle est également connue sous le nom d’ère de l’information et du savoir (BELL, 1976).

L’une des principales caractéristiques de la société postindustrielle est l’utilisation à grande échelle des technologies de l’information. La révolution de l’information ou de la technologie de l’information s’est étendue à partir des années 1970 et 1980 et a pris de l’intensité dans les années 1990 avec la diffusion de l’Internet, c’est-à-dire de la communication par réseau informatique. Pourquoi appeler ce processus de révolution? Parce que l’informatisation a pénétré la société ainsi que l’énergie électrique issue de la deuxième révolution industrielle qui a reconfiguré la vie urbaine. L’ordinateur, icône de la nouvelle révolution en réseau, change la relation des gens avec le temps et l’espace. L’ordinateur a ressuscité l’écriture après la suprématie des médias audiovisuels, principalement après l’empire de la communication télévisée. Les réseaux d’information permettent aux gens d’accroître leur capacité de penser de manière inimaginable.

Dans The Second Machine Age, ses auteurs affirment que la combinaison d’une puissance de calcul massive, de réseaux complets, de l’apprentissage automatique, de la cartographie numérique et de “l’Internet des objets” produit une révolution industrielle complète dans le monde dans le à la même échelle que les transformations causées par la vapeur et l’électricité. Mais si ces révolutions anciennes ont supplanté la force physique humaine (et équine), la nouvelle révolution supplantera une grande partie de la cognition humaine, et le travail qui a nécessité l’emploi de personnes pour effectuer des tâches de traitement de l’information sera finalement effectué par ordinateur. L’implication est que même les personnes exerçant de nombreuses professions de cols blancs peuvent se retrouver au chômage. La plupart des gens n’ont aucune idée des capacités de ces nouvelles technologies. La menace pour les emplois actuels est assez évidente. Le Boston Consulting Group prédit que d’ici 2025, près d’un quart des emplois seront remplacés par des logiciels ou des robots, alors qu’une étude réalisée par l’université d’Oxford au Royaume-Uni montre que 47% des emplois actuels dans le pays courent le risque d’être automatisé au cours des deux prochaines décennies (BRYNJOLFSSON et McAFEEE, 2016).

Il convient de noter que l’intelligence artificielle (IA) est l’intelligence humaine présentée par des mécanismes ou des logiciels. L’objectif principal des systèmes d’intelligence artificielle est d’exécuter des fonctions considérées comme intelligentes. Les experts estiment que l’intelligence des machines sera équivalente à celle des humains d’ici 2050, grâce à une nouvelle ère dans leur capacité d’apprentissage. Les ordinateurs commencent déjà à assimiler les informations des données collectées. Cela signifie que nous créons des machines qui peuvent apprendre à jouer aux jeux informatiques – et y être très doués – et également communiquer en simulant la parole humaine, comme avec les smartphones et leurs systèmes d’assistant virtuel. Il est important de noter que, même si l’intelligence artificielle n’aboutit pas à un scénario de chômage de masse à court terme, elle peut le prendre à moyen et à long terme. La menace pour les emplois actuels est assez évidente.

  1. L’avenir de travaille avec l’utilisation de machines intelligentes

La plupart des emplois impliquent un certain nombre de tâches ou de processus. Certaines d’entre elles sont plus routinières, alors que d’autres nécessitent du jugement, des compétences sociales et d’autres capacités humaines. Plus les activités de routine et basées sur des règles sont favorables, plus l’automatisation est avantageuse. Dans le passé, la technologie a détruit des emplois, mais elle en a créé d’autres. Cette fois, ce sera différent, car l’intelligence artificielle finira par remplacer de nombreux emplois, y compris ceux qui sont hautement qualifiés, et en créer de nouveaux.

Les professions les plus menacées par les robots, selon Wakefield, sont les chauffeurs de taxi, les ouvriers d’usine, les journalistes, les médecins, les avocats, les employés de bureau, les livreurs de marchandise, les officiers de police, etc. Les chauffeurs de taxi du monde entier sont menacés par Uber, de même que les conducteurs en général par les constructeurs automobiles qui fabriquent déjà des véhicules autonomes qui ne nécessitant pas la présence du conducteur. Les ouvriers d’usine sont menacés car les chaînes de montage sont de plus en plus automatisées. La profession de journaliste est menacée car, dans un avenir proche, les reportages ne seront plus écrits par des journalistes, mais par des logiciels capables de collecter des données et de les transformer en textes minimalement compréhensibles. Les médecins sont menacés parce que certaines procédures médicales sont effectuées plus rapidement par des robots qui les aident déjà à effectuer des chirurgies. Les employés de bureau sont déjà remplacés par des machines intelligentes qui effectuent d’innombrables tâches. Les travailleurs chargés de la livraison des marchandises seront remplacés par des drones ou des véhicules sans chauffeur. La police et l’armée seront remplacées par des robots (WAKEFIELD, 2015).

On pense que les effets économiques de l’intelligence artificielle sur les soi-disant emplois humains cognitifs (ceux que l’on considérait auparavant à l’ère industrielle comme “travail de bureau”) seront analogues aux effets de l’automatisation et de la robotique sur le travail de fabrication industrielle, où les travailleurs finissent par perdre des emplois même dotés de connaissances techniques, souvent spécialisées, qui ont eu un impact négatif sur leur statut social et leur capacité à subvenir aux besoins de leurs familles. La main-d’œuvre devenant un facteur de production moins important que le capital intellectuel et la capacité de l’utiliser pour générer de la valeur, il est possible que la majorité des citoyens éprouve des difficultés à trouver du travail à l’avenir (TIBAU, 2016).

Futuriste et auteur consacré à l’étude de l’intelligence artificielle, de la robotique et de son impact sur l’emploi, la société et l’économie, Martin Ford est l’auteur de deux livres: Rise of the Robots: Technology and the Threat of a Jobless Future (Montée des robots: la technologie et la menace d’un avenir sans emploi) publiée en 2015 et The Lights in the Tunnel: Automation, Accelerating Technology and the Economy of the Future (Les lumières dans le tunnel: automatisation, accélération de la technologie et économie du futur), publiée en 2009 qui traitent des effets de l’automatisation et du potentiel de chômage structurel qui aggrave considérablement les inégalités sociales. Ford a été le premier auteur du XXIe siècle à publier un livre The Lights in the Tunnel (Les lumières dans le tunnel) présentant un argument de poids selon lequel les progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle rendraient une grande partie de la force obsolète le travail humain dans le futur. Au cours des années suivantes, d’autres ouvrages ont présenté des arguments similaires et la thèse de Martin Ford a été étayée par plusieurs études universitaires, principalement par des chercheurs de l’Université d’Oxford, qui ont découvert en 2013 que les emplois occupés par environ 47% des Les États-Unis pourraient être automatisés au cours des deux prochaines décennies.

En 2013, des chercheurs de l’Université d’Oxford ont publié une étude détaillée de l’impact de l’informatique sur l’emploi aux États-Unis, en tenant compte des récents progrès de l’apprentissage automatique et des robots mobiles. Ils ont analysé chacune des catégories professionnelles répertoriées par le Bureau of Labor Statistics des États-Unis sur la base d’une base de données des compétences nécessaires à l’exercice de ces emplois. Les chercheurs ont constaté que 47% des emplois actuels présentaient un risque élevé d’automatisation dans les années et décennies à venir et 19%, à risque moyen. Ils estiment que seul un tiers des travailleurs actuels seront épargnés d’être remplacés au cours des deux ou trois prochaines décennies.

Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont conclu que les professions de cols bleus les plus susceptibles d’être remplacées par l’automatisation sont les suivantes: 1) les creuseurs d’eaux usées; 2) supervision des réparateurs; 3) opérateurs de machines; 4) scrutateur; 5) agents des transports, de la réception et du transit; 6) les conducteurs; 7) inspecteurs, testeurs, classificateurs et échantillonneurs; 8) projecteur d’images au cinéma; 9) caissier; 10) meuleuses et polisseuses; 11) travailleurs ruraux; 12) les lobbyistes, les destinataires de billets; 13) cuisiniers; 14) marchands de jeux; 15) ingénieurs de locomotive; 16) les préposés au comptoir; 17) les employés des postes; 18) paysagistes et jardiniers; 19) les assembleurs d’équipements électriques et électroniques; et 20) ouvriers pour l’impression, la reliure et la finition. En revanche, les professions moins susceptibles d’être automatisées parmi les “cols bleus” sont les suivantes: 1) les thérapeutes de loisirs; 2) audiologistes; 3) ergothérapeutes; 4) techniciens orthopédiques et prothétiques; 5) les chorégraphes; 6) médecins et chirurgiens; 7) dentistes et orthodontistes; 8) instructeurs d’éducation physique; 9) forestiers; 10) infirmières; 11) les maquilleurs; 12) pharmaceutiques; 13) entraîneurs et éclaireurs; 14) thérapeutes physiques; 15) photographes; 16) chiropraticiens; 17) vétérinaires; 18) artistes et artisans; 19) designers floraux; et 20) les concepteurs de tissus et de vêtements.

Les chercheurs de l’Université d’Oxford ont conclu que les professions qui exigent travail intellectuel (col blanc) plus susceptibles d’être remplacés par l’automatisation  sont les suivants: (1) préparateurs d’impôts sur le revenu; 2) examinateurs du titre; 3) les abonnés au service et les processeurs de réclamations; 4) employés de courtage et de saisie de données; 5) agents de crédit; 6) analyste de crédit; 7) comptables et auditeurs; 8) employés; 9) archiviste; 10) opérateurs de tableaux de distribution; 11) les gestionnaires d’avantages; 12) assistants de bibliothèque; (13) opérateurs de réacteurs nucléaires; 14) analyste budgétaire; 15) les commis techniques; 16) transcripteurs médicaux; 17) cartographes; 18) réviseurs; 19) traitement de texte et dactylographe. Les professions moins susceptibles d’être automatisées chez les cols blancs sont les suivantes: 1) analyste de systèmes; 2) ingénieurs; 3) artistes multimédia et animateurs; 4) scientifique pour recherche de de l’informatique et de l’information; 5) directeur général; 6) compositeurs; 7) les créateurs de mode; 8) photographes; 8) administrateurs de bases de données; 9) les responsables des achats; 10) les avocats; 11) écrivains et auteurs; 12) les développeurs de logiciels; 13) mathématiciens; 14) les éditeurs; 15) graphistes; 16) contrôleurs aériens; 17) ingénieurs du son; et 18) éditeurs de bureau (ordinateur de bureau).

Selon Ford, en 2013, un travailleur type recevait un salaire inférieur de 13% à celui de 1973, après ajustement en fonction de l’inflation, même avec une augmentation de productivité de 107% (Ford, 2015). Ford affirme qu’en janvier 2010, le Washington Post avait signalé que dans la première décennie du XXIe siècle, il n’y avait pas eu de création d’emplois et que cela ne s’était pas produit depuis la Grande Dépression de 1929. Ford (2015) a déclaré que la perte de la première décennie du XXIe siècle est surprenant compte tenu de la nécessité pour les États-Unis de créer un million d’emplois par an. Aux États-Unis, les inégalités sociales ont atteint des niveaux sans précédent depuis 1929 et la part de la main-d’œuvre dans le revenu national a régulièrement diminué.

Ford (2015) affirme que nous vivons à une époque définie par le décalage fondamental entre travailleurs et machines et que ce changement remet en cause l’une des hypothèses de base sur la technologie selon laquelle les machines sont des outils permettant d’accroître la productivité des travailleurs. Au lieu de cela, les machines se transforment en travailleurs. Tous ces progrès proviennent de l’accélération incessante de la technologie informatique. La loi de Moore, selon laquelle la capacité des ordinateurs double tous les 18 ou 24 mois, a été maintenue jusqu’à présent. La loi de Moore est née en 1965 grâce à un concept établi par Gordon Earl Moore. Une telle loi stipule que la puissance de traitement des ordinateurs double tous les 18 ou 24 mois. Il n’ya aucun moyen de dire que cette loi se perpétuera bien longtemps, mais jusqu’à présent, elle était valide. Il y a tout lieu de croire que les robots remplaceront l’homme sur le marché du travail. Selon Brynjolfsson et McAfee, certaines de nos technologies façonnent le monde vers lequel nous nous dirigeons. La menace pour les emplois actuels est assez évidente (WAKEFIELD, 2015).

  1. L’impact de l’intelligence artificielle sur la société

En plus de constituer une menace pour l’ascension sociale des travailleurs, l’avancée de l’intelligence artificielle peut remettre en question l’existence même du système capitaliste, dans la mesure où le chômage de masse contribuera de plus en plus au déclin de la consommation de biens et de services. Cette situation conduirait à la cessation du processus d’accumulation de capital sans lequel le système capitaliste serait amené à s’effondrer.

Les solutions présentées pour atténuer les effets du chômage généré par le progrès technologique de l’ère contemporaine concernent l’adoption de l’économie créative, de l’économie sociale et solidaire et du programme de transfert de revenus. La question qui se pose est de savoir si l’économie créative et l’économie sociale et solidaire peuvent compenser le chômage de masse que les activités productives généreront généralement avec l’utilisation de l’intelligence artificielle. Le programme de transfert de revenus par lequel l’État fournirait un revenu aux chômeurs serait adopté pour compenser les faiblesses de l’économie créative et de l’économie sociale et solidaire.

Marisa Adán Gil indique que “l’un des moyens les plus efficaces de créer de nouveaux emplois est de stimuler l’industrie créative”, selon George Windsor, directeur de la recherche à Nesta, une organisation à but non lucratif qui vise à stimuler les 12 secteurs de l’économie créative du Royaume Royaume-Uni. De l’avis de Windsor, la création d’emplois liée à la créativité présente un potentiel énorme pour faire évoluer l’économie. Selon George Windsor, “l’industrie créative ajoute de la valeur aux produits d’une manière qu’aucune autre industrie n’est capable” et qu’il existe plusieurs façons de créer des emplois liés à l’économie créative: stimuler l’industrie des jeux; développer des noyaux créatifs locaux qui fonctionnent sur la base des traditions culturelles de chaque région; faciliter le crédit pour les secteurs créatifs de l’économie; investissement dans le design et l’éducation technologique. Si le gouvernement britannique adopte ces mesures, George Windsor estime qu’il est possible de créer 1 million d’emplois au Royaume-Uni d’ici 2030. Aujourd’hui, l’économie créative est l’un des secteurs de la croissance la plus rapide de l’économie mondiale. C’est également l’un des domaines les plus rentables en termes de génération de bénéfices, d’emplois et d’exportation de biens et services, selon George Windsor (GIL, 2015).

Le terme “économie créative” désigne des activités à potentiel socio-économique axées sur la créativité, le savoir et l’information. Pour le comprendre, il est nécessaire de garder à l’esprit que les entreprises ce secteur associent création, production et commercialisation de moyens de création culturels et d’innovations telles que Mode, Art, Médias numériques, Publicité, Journalisme, Photographie et Architecture. En général, les entreprises de la région misent sur le talent et la créativité pour exister efficacement. Ils sont répartis dans 13 domaines différents: 1) architecture; 2) la publicité; 3) conception; 4) arts et antiquités; 5) artisanat; 6) la mode; 7) cinéma et vidéo; 8) télévision; 9) édition et publications; 10) arts de la scène; 11) radio; 12) logiciels de loisirs; et 13) musique. Il est important de dire qu’en se concentrant principalement sur la créativité, l’imagination et l’innovation, l’économie créative ne se limite pas aux produits, aux services ou aux technologies. Elle englobe également des processus, des modèles commerciaux, des modèles de gestion, entre autres (DESCOLA, 2016).

Dans les secteurs liés à l’art, par exemple, que les arts de la scène, visuels et la musique, augmente le nombre de possibilités qui stimulent des services spécialisés dans le tournage, l’enregistrement et la photographie. De plus, la personne intéressée par ce domaine peut aussi choisir de se spécialiser dans de gestion des spectacles et direction artistique; la création de décors et de costumes, par exemple, et des services d’éclairage, le son, l’image. Les studios de la peinture sont, par exemple, dans ce domaine.  Dans le secteur de la communication, la liste des spécialisations est aussi grande: Service à la clientèle; marketing traditionnel et numérique, la création de sites Web, portails et marques. Il y a aussi des segments liés aux médias, y compris la production de vidéos et de jeux, et les systèmes de distribution et d’affichage audiovisuel, qui génèrent également de nombreux emplois, à savoir la création de gestion de contenu et de sa distribution et etant donc une région assez riche en opportunités. Déjà la publicité encourage les publications, la reproduction et l’impression, en plus des organismes de gestion et de publicité. Ce groupe est très riche et variée en contemplant diverses professions à tous les stades de la production, l’enregistrement, l’achèvement et la post-production de publicités, marketing, etc. Parmi les entreprises liées à la conception, l’architecture, etc., sont, par exemple, les agences et les start-up, de bureaux techniques de l’architecture  et d’ingénierie et studios de conception.

L’économie sociale et solidaire est configuré comme l’un des moyens futurs pour inventer d’autres façons de produire et de consommer contribuant à une plus grande cohésion sociale. Telle est l’opinion de Géraldine Lacroix et Romain Slitine présenté dans son ouvrage L’économie sociale et solidaire (2016).  Selon Lacroix et Slitine, du commerce équitable à l’épargne solidaire en passant par les innovations sociales dans les domaines de la protection de l’environnement, de la lutte contre l’exclusion sociale ou de l’égalité des chances, l’économie sociale et solidaire apporte des réponses à de nombreuses questions de la société contemporaine. Ce travail contient les informations que l’économie sociale et solidaire est de 10% du PIB et représente 12,7% de l’emploi en France. Au Brésil, l’économie sociale et solidaire est de 1% du PIB (REDE BRASIL ATUAL, 2015).

L’économie sociale et solidaire est un nouveau modèle de développement économique, social, politique et environnemental qui est une autre façon de générer des emplois et des revenus dans divers secteurs, que ce soit dans les banques communautaires, les coopératives de crédit, les coopératives de l’agriculture familiale, question du commerce équitable, dans les clubs de change, etc. Il est une nouvelle forme d’organisation du travail et l’activité économique en général apparaît comme une alternative importante à l’inclusion des travailleurs sur le marché du travail, ce qui donne une nouvelle occasion par le biais d’autogestion. Avec la possibilité de récupérer entreprises de faillite et continuer avec eux, avec un nouveau mode de production, dans lequel la maximisation du profit cesse d’être l’objectif principal, conduisant à la maximisation de la quantité et de la qualité du travail.

Avec la première révolution industrielle à la fin du XVIIIe siècle, il est apparu en Europe l’économie sociale et solidaire. Cependant, c’est en Grande-Bretagne (et plus précisément en Angleterre) qu’il s’est renforcé à partir du XIXe siècle, en tant que “réponse à l’aggravation de la crise du travail” et à un mécontentement croissant des performances du système public de sécurité sociale. Compte tenu de ces vides économiques et sociaux produits par l’histoire du capitalisme, l’économie sociale et solidaire constitue un modèle alternatif (SILVA et SILVA, 2008).

L’économie sociale et solidaire a été créé par les travailleurs dans les premiers jours du capitalisme industriel. Dans sa résurgence vers la fin du XXe siècle, il a été configuré comme une réponse des travailleurs à la restructuration productive du capitalisme mondial et l’abus et aucun critère pour les nouvelles technologies qui ont conduit à un chômage de masse et l’échec commercial. L’économie sociale et solidaire se pose comme une alternative possible pour les travailleurs qui sont le plus souvent exclus du marché du travail formel et la consommation. L’économie sociale et solidaire a émergé dans différentes régions du monde avec des pratiques de relations économiques et sociales qui offrent la survie et une meilleure qualité de vie pour des millions de personnes. en particulier ces pratiques reposent sur des relations de collaboration communes, inspirée par des valeurs culturelles qui placent l’être humain comme sujet et le but de l’activité économique, plutôt que l’accumulation privée de la richesse en général et du capital.

Si nous acceptons l’idée selon laquelle il est irréaliste d’investir davantage dans l’éducation et la formation ne résoudra probablement pas le problème du chômage et empêchera le progrès de l’automatisation, Ford estime que la solution la plus efficace consiste à adopter une politique garantissant un revenu aux travailleurs. (FORD, 2015). Cette idée n’est pas nouvelle. Friedrich August von Hayek, économiste et philosophe autrichien, plus tard naturalisé britannique, considéré comme l’un des plus grands représentants de l’école autrichienne de pensée économique, en fut le puissant défenseur de cette idée lorsqu’il publia entre 1973 et 1979 son ouvrage Law, Legislation and Liberty (Routledge, 1988). Le programme néolibéral de transfert de revenus des gouvernements Lula et Dilma Rousseff au Brésil, le Bolsa Família, est un exemple de l’application de la politique de garantie de revenus de Hayek.

En plus de la nécessité de fournir une sécurité liquide de base, Ford (2015) soutient qu’il existe un argument puissant en faveur de l’adoption d’une politique de garantie de revenu, car les progrès technologiques favorisent les inégalités sociales et menacent la consommation. Alors que le marché du travail continue de s’éroder et que les salaires stagnent ou baissent, le mécanisme garantissant le pouvoir d’achat des consommateurs commence à s’effondrer et la demande en produits et services en pâtit. Face à ce fait, Martin Ford estime qu’une restructuration de l’économie sera nécessaire. En pratique, la politique de garantie des revenus serait une stratégie qui, parallèlement à l’adoption de l’économie créative et de l’économie sociale et solidaire, fournirait les conditions permettant aux travailleurs de faire face au chômage de masse généré par le système capitaliste mondial. Il faudrait que les gouvernements des pays du monde prélèvent des taxes auprès des entreprises de haute technologie pour garantir l’adoption de la politique de garantie de revenus pour les chômeurs. Le programme de transfert de revenus par lequel l’État fournirait un revenu aux chômeurs serait adopté pour compenser les insuffisances de l’économie créative et de l’économie sociale et solidaire dans la création d’emplois.

  1. Le nouveau système éducatif nécessaire dans un avenir économique avec l’utilisation de machines intelligentes

L’un des objectifs du système éducatif d’un pays est de planifier la préparation et l’actualisation continue des personnes sur le marché du travail. Le grand défi de l’éducation est représenté par les changements rapides qui se produisent dans le monde du travail grâce aux progrès technologiques, notamment l’impact de l’intelligence artificielle née de l’informatique et qui constitue un domaine extrêmement multidisciplinaire associant psychologie, neurosciences, théorie de la décision et l’économie, qui peut entraîner la cessation de certaines professions et générer un chômage de masse de travailleurs qualifiés et non qualifiés.

Tout cela laisse à penser que nous vivons une transition qui pèse énormément sur l’économie et la société. L’éducation actuelle offerte aux travailleurs et aux étudiants qui se préparent à entrer sur le marché du travail sera probablement inefficace. En d’autres termes, les systèmes éducatifs préparent les travailleurs à un monde du travail qui cessera d’exister. L’avenir du travail dans un monde d’intelligence artificielle nécessite l’adoption de nouvelles mesures visant à la qualification de la main-d’œuvre qui devrait savoir comment utiliser la technologie en tant que complément, outil et non pour remplacer ses capacités. Certaines fonctions sont affectées à des machines et systèmes intelligents. De nouvelles fonctions pour l’homme apparaissent dans ce nouveau scénario.

Il incombe aux planificateurs de systèmes éducatifs d’identifier le rôle de l’être humain dans le monde du travail à l’avenir grâce à la présence de machines intelligentes permettant de réaliser une révolution dans l’enseignement à tous les niveaux, y compris la qualification des enseignants et la structuration d’unités éducatives pour préparer leurs étudiants à un monde du travail où les gens vont devoir utiliser des machines intelligentes et, d’autre part, pouvoir développer des activités liées à l’économie créative et à l’économie sociale et solidaire. Les programmes des unités d’enseignement à tous les niveaux doivent être profondément restructurés pour atteindre ces objectifs.

Un fait est incontestable: les progrès technologiques nuisent à certains marchés du travail. Cette situation oblige les gouvernements à préparer les travailleurs à l’acquisition de nouvelles compétences en les aidant à s’adapter aux besoins du marché. Cela implique de rendre l’éducation et la formation suffisamment flexibles pour enseigner de nouvelles compétences rapidement et efficacement, en mettant davantage l’accent sur l’apprentissage tout au long de la vie, en utilisant l’apprentissage en ligne et la simulation de jeux (IT FORUM 365, 2016).

L’éducation, la formation, la réduction du temps de travail et la création ou la réadaptation de biens et services nécessitant davantage d’intervention humaine peuvent contribuer à atténuer les effets économiques négatifs de l’automatisation, en particulier de l’intelligence artificielle. Avec une nouvelle éducation, il sera possible de préparer les travailleurs à exercer leurs activités en fonction des temps nouveaux. Afin de mettre en œuvre une nouvelle éducation, il est impératif que nous commencions à identifier les compétences nécessaires au travail du XXIe siècle et à adapter notre système éducatif obsolète pour former des citoyens mieux équipés pour faire face à une réalité différente de l’ère industrielle qui touche à sa fin et qui prévaut encore à l’heure actuelle.

Murilo Gun, un conférencier diplômé de la Singularity University et professeur de créativité, a énuméré quatre compétences qui seront essentielles dans un avenir de croissance exponentielle avec des technologies de rupture telles que l’intelligence artificielle: 1) L’intelligence interpersonnelle –  la capacité à créer de l’empathie, qui est liée à la capacité de leadership; 2) L’intelligence intrapersonnelle – capacité à se relier à soi-même, en mettant l’accent sur la connaissance de soi, la maîtrise de soi et la maîtrise des émotions; 3) L’intelligence artificielle – capacité à comprendre l’impact de la technologie, telle que l’intelligence artificielle et la robotique, et à utiliser ces ressources comme outils pour développer le potentiel humain; et, 4) L’intelligence créative – le principal différentiel entre l’intelligence humaine et artificielle, c’est-à-dire le développement de la capacité de créer quelque chose de nouveau, en utilisant les autres intelligences et en les appliquant de manière innovante (SAP, 2017).

Des pays comme la Suisse et la Finlande ont déjà commencé à examiner activement cette nouvelle réalité et ont entamé un processus d’adaptation de leurs sociétés – qui a commencé par reformuler leurs systèmes éducatifs, en favorisant le développement de la capacité de métacognition (capacité humaine à surveiller et autoréguler les processus cognitifs, c’est-à-dire la capacité de l’être humain à prendre conscience de ses actions et de ses pensées), maîtrise de la langue (surtout en anglais, car la plupart des connaissances humaines sont enregistrées dans cette langue) et un programme basé sur: STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques) associé à la “méthode” grecque “d’art libéral”, car il est considéré comme un moyen efficace d’adapter la façon de penser à une mentalité davantage axé sur la création de propriété intellectuelle, qui met l’accent sur la connexion des connaissances – de manière plus globale – et de l’imagination – pour agir de manière créative dans la société et générer de l’innovation (TIBAU, 2016).

  1. Conclusions

Considérant que l’éducation vise à préparer les individus à la vie et au marché du travail actuel et futur et que le monde sera bientôt très différent de ce qu’il est aujourd’hui, il est nécessaire de structurer le système éducatif pour répondre aux besoins non seulement du présent, mais surtout de l’avenir. Article publié sur le blog CONQUER – a nova escola intitulée 6 tendências para o futuro da educação (6 tendances pour l’avenir de l’éducation), disponible sur le site Web <http://escolaconquer.com.br/6-tendencias-para-o-futuro-da-educacao/&gt; , informe que le système éducatif doit suivre les changements du monde. Les 6 tendances du système éducatif du futur sont les suivantes:

  1. Salles de classe – Au lieu d’être destinées à la théorie, les salles auront pour but la pratique. L’élève apprend la théorie à la maison et se pratique en classe avec l’aide d’un enseignant / mentor.
  1. Apprentissage personnalisé – Les élèves apprendront avec des outils qui s’adapteront à leurs propres capacités et pourront apprendre à des moments et à des endroits différents. Cela signifie que les élèves au-dessus de la moyenne seront confrontés à des exercices plus difficiles et que ceux qui ont plus de difficulté auront la possibilité de pratiquer davantage jusqu’à atteindre le niveau souhaité. Ce processus permettra aux enseignants de mieux voir le type d’aide dont chaque élève a besoin.
  2. Libre choix – Les étudiants auront la liberté de modifier leur processus d’apprentissage, en choisissant les sujets qu’ils souhaitent apprendre en fonction de leurs préférences et peuvent utiliser différents dispositifs, programmes et techniques qu’ils jugent nécessaires pour leur propre apprentissage.
  3. Applicabilité pratique – La connaissance ne sera pas seulement théorique, elle sera mise en pratique par le biais de projets afin que les étudiants acquièrent la maîtrise de la technique, mais aussi qu’ils pratiquent l’organisation, le travail d’équipe et le leadership.
  4. QE> QI (quotient émotionnel> quotient intellectuel) – La technologie apportant plus d’efficacité et remplaçant de plus en plus le travail humain dans plusieurs domaines, la formation devrait envisager la présence de capacités essentiellement humaines et valoriser encore plus les interactions sociales. Les écoles devraient offrir aux élèves davantage de possibilités d’acquérir des compétences concrètes du monde réel qui amélioreront leur travail. Cela signifie plus d’espace pour les programmes de travail, plus de projets collaboratifs, plus de pratique.
  5. Le système d’évaluation va changer – Beaucoup soutiennent que l’efficacité du système de quiz n’est pas efficace, car de nombreux étudiants décorent simplement le contenu et l’oublient le lendemain de l’évaluation. De plus, ce système n’évalue pas de manière adéquate ce que l’élève est réellement capable de faire avec ce contenu dans la pratique. La tendance est donc que les évaluations se produisent lors de la réalisation de projets réels, les étudiants mettant la main à la pâte.

Dans le texte Educação do Futuro (Education du futur), disponible sur le site Web <https://www.goconqr.com/pt-BR/examtime/blog/educacao-futuro/>, une interview a été présentée par José Moran, chercheur et conseiller de projets éducatifs innovants avec des méthodologies actives dans des cours en face à face et en ligne et auteur du livre A educação que desejamos: novos desafios e como chegar lá (L’éducation que nous voulons: nouveaux défis et comment y parvenir). Les principaux aspects examinés par lui sont les suivants:

  1. Un modèle unique, proposé, voie d’accès à l’éducation ne devrait pas être adopté. Travailler avec des défis, avec des projets réels, avec des jeux semble être le chemin le plus important de nos jours, mais cela peut se faire de différentes manières et dans différents contextes. Nous pouvons enseigner des problèmes et des projets dans un modèle disciplinaire et dans des modèles sans disciplines isolées; avec des modèles plus ouverts – de construction plus participative et procédurale – et avec plus de modèles scriptés, préparés au préalable, planifiés dans les moindres détails.
  1. Certains composants sont essentiels à la réussite de l’apprentissage: la création de défis, des activités, des jeux qui apportent vraiment les compétences requises pour chaque étape, demandant des informations pertinentes, qui offrent des récompenses intéressantes qui combinent des itinéraires personnels avec la participation significative des groupes intégrés dans des plates-formes adaptatives qui reconnaissent chaque élève et apprennent en même temps de l’interaction, en utilisant toutes les technologies appropriées. Le articulateur des étapes individuelles et collectives enseigne, avec sa capacité à surveiller, servir de médiateur, d’analyser les processus, les résultats, les lacunes et les besoins, des déplacements effectués par les étudiants et grupalmente. Ce nouveau rôle de l’enseignant est plus complexe que la précédente. Besoin d’une préparation de compétences plus larges, au-delà du contenu des savoirs, savoir comment adapter au groupe et chaque élève; planifier, suivre et évaluer les activités importantes et différentes.
  1. L’enseignement et l’apprentissage peuvent être plus souples, actifs et basés sur le rythme de chaque élève. Le modèle le plus intéressant et prometteur de l’utilisation de la technologie est de se concentrer dans l’environnement virtuel qui est des informations de base et dans la salle de classe les activités les plus créatives et supervisées. La combinaison de l’apprentissage par des défis, des problèmes réels, des jeux est très important pour les étudiants d’apprendre en faisant, d’apprendre ensemble et apprennent aussi à votre propre rythme. Et il est également important de valoriser davantage le rôle de ’enseignant en tant que gestionnaire de processus riches d’apprentissage enrichissant et pas celui d’un simple messager d’informations. Si nous modifions la mentalité des enseignants pour qu’ils soient médiateurs, ils peuvent utiliser les ressources à proximité,  des technologies simples telles que les téléphones portables, une caméra à illustrer, un programme gratuit permettant de rassembler des images et de leur raconter des histoires intéressantes, et que les étudiants deviennent des auteurs, des protagonistes de leur processus d’apprentissage.
  1. Les défis sont les changements structurels dans l’éducation. Nous devons augmenter le nombre d’écoles de qualité, les écoles avec de bons gestionnaires, les enseignants et les infrastructures, nous pouvons motiver les élèves et de promouvoir efficacement un important, l’apprentissage complexe et complet. Il doit y avoir une planification de carrière, la formation et le développement des administrateurs de l’éducation et les enseignants. Il faut des politiques de formation cohérente, pour attirer les meilleurs enseignants, les payer bien et les qualifier de meilleures politiques de gestion innovantes qui prennent la gestion des modèles de réussite pour l’éducation de base et supérieur.
  1. Les éducateurs doivent apprendre à se faire tant que personnes et en tant que professionnels dans des environnements précaires et difficiles à apprendre à toujours évoluer dans tous les domaines, pour être plus affective et en même temps apprendre à gérer des groupes. Ils doivent devenir des éducateurs inspirants et motivants.

AUTEUR

FERNANDO ALCOFORADO, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’éducation de l’État de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur d’université et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification régionale et planification des systèmes énergétiques, ancien secrétaire au Plan de Salvador (1986/1987) et ancien sous-secrétaire à l’Énergie de l’État de Bahia, auteur des ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016) et A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017).

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