INUNDAÇÕES RESULTAM DA INCOMPETÊNCIA DOS PODERES PÚBLICOS EM EVITÁ-LAS

Fernando Alcoforado*

Das 19h de ontem até às 7h da manhã de hoje (11/03/2019) choveu 32,6% do que deveria chover no mês de março inteiro na cidade de São Paulo que já matou até agora 12 pessoas por afogamento e soterramento. O vereador Eduardo Tuma (PSDB), presidente da Câmara e prefeito interino da capital paulista, disse que diante da excepcionalidade das chuvas “não existe como prever, não existe ação a priori que possa dar solução a posteriori diante do ocorrido”. A absurda declaração do prefeito interino de São Paulo é a mesma de muitos governantes incompetentes e irresponsáveis que atribuem a inundação ao excesso de chuvas e de que nada poderia ser feito para enfrentá-la, quando o que, de fato ocorreu, foi a falta de medidas preventivas e de precaução para fazer frente à ocorrência de chuvas neste período do ano.

Sobre as medidas preventivas e de precaução para fazer frente a eventos como o de ontem em São Paulo, as mesmas estão citadas em artigos que eu publiquei em vários websites e revista especializada, como os seguintes:

Estes artigos mostram o que e como fazer para adotar medidas preventivas e de precaução contra eventos climáticos extremos, entre eles as inundações. O prefeito interino de São Paulo e outros governantes do Brasil precisam se cercar de assessoramento técnico competente para assumir suas responsabilidades visando a proteção das pessoas e de propriedades públicas e privadas contra eventos extremos para não dizer bobagens como as ditas de que “não existe como prever, não existe ação a priori que possa dar solução a posteriori diante do ocorrido”.

*Fernando Alcoforado, 79, detentor da Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017) e Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Bahiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria).

COMMENT GENERER L’EMPLOI ET COMBATTRE LA PRECARISATION DES RELATIONS DE TRAVAIL AU BRESIL

Fernando Alcoforado*

Le Brésil compte une population active de 90,6 millions de personnes, dont 36,3%, soit 32,9 millions de travailleurs du secteur privé, ont un contrat de travail, un contrat formel, et 44% ou 40 millions de travailleurs se trouvent dans une situation informelle, c’est-à-dire qu’ils ne bénéficient pas droits du travail. Le chômage atteint 12,7 millions de personnes et la population économiquement active sous-utilisée compte 27,6 millions de travailleurs. Cela signifie que le nombre de travailleurs découragés qui ont cessé de chercher du travail est de 14,9 millions de travailleurs. Ces chiffres montrent que la situation de la classe ouvrière au Brésil est très grave. 23,3% de la population économiquement active travaille à son compte pour fournir des services. Cette situation a été exacerbée par la crise économique qui a éclaté au Brésil depuis 2014 et a amené son économie à faire face à la plus grande récession de son histoire. Les travailleurs brésiliens sont confrontés à deux problèmes gigantesques. Le premier est représenté par l’incapacité du système économique brésilien à créer les emplois nécessaires pour la population économiquement active et le second concerne la précarité du travail imposé par le modèle économique néolibéral.

Pour que le système économique brésilien crée les emplois nécessaires pour la population économiquement active, le gouvernement fédéral doit dans un premier temps surmonter la crise récessive actuelle, principale cause du chômage et de la sous-utilisation de la main-d’œuvre brésilienne, en exécutant immédiatement un vaste programme de travaux publiques des infrastructures  (énergie, transports, logement, installations sanitaires de base, etc.) pour augmenter les niveaux d’emploi et de revenu de la population et, par conséquent, pour promouvoir l’expansion de la consommation des ménages résultant de l’augmentation des salaires et des revenus des entreprises investissant dans des travaux publics . Le gouvernement fédéral devrait inciter le secteur privé à investir dans les infrastructures économiques (énergie, transports et communications) et les infrastructures sociales (éducation, santé, logement et assainissement de base) qui nécessitant des ressources de R$ 2 500 milliards pour réduire le coût de sa logistique. L’augmentation de la masse salariale et l’adoption d’une politique de crédit inciteront le consommateur à acheter plus. Le programme de travaux publics augmenterait la capacité de production et augmenterait les investissements dans l’industrie, contribuant ainsi au réchauffement de l’activité et des services commerciaux, ainsi qu’au relèvement du niveau de recouvrement des impôts par le gouvernement.

Outre le programme de travaux publics, le gouvernement fédéral devrait élaborer un plan économique qui contribuerait à la reprise du développement du Brésil et qui offre à la population et aux secteurs productifs une perspective permettant de surmonter la crise actuelle et de relancer la croissance économique. L’inexistence d’un plan gouvernemental de développement est l’un des facteurs qui ont conduit à l’immobilité du secteur privé dans la réalisation des investissements au Brésil qui ont entraîné une véritable paralysie. Le plan de développement devrait guider et coordonner les entreprises du pays qui, organisées en réseaux et aidées par les politiques en matière de commerce, de technologie et de crédit, peuvent soutenir la concurrence dans l’économie nationale et mondiale. Tenant compte du discours du ministre de l’économie du gouvernement, Jair Bolsonaro, Paulo Guedes, fondamentaliste du néolibéralisme, il est peu probable que le gouvernement fédéral joue un rôle actif en tant qu’inducteur de croissance économique  en élaborant un plan de développement avec l’adoption des mesures présentées ci-dessus pour promouvoir la réactivation de l’économie et la hausse des niveaux d’emploi au Brésil. Selon le programme gouvernemental Bolsonaro, le point de départ de la lutte contre le chômage est de s’attaquer au déséquilibre fiscal du pays avec la réforme de la sécurité sociale. Selon le gouvernement Bolsonaro, la stimulation des investissements, de la croissance et de la création d’emplois entraînerait un renversement du déficit public, obtenu par des réductions de dépenses, une réduction des allégements fiscaux et la vente de biens publics. Cependant, ce sont des mesures insuffisantes pour réactiver l’économie brésilienne.

Quant à la précarité des relations de travail au Brésil et dans le monde, elle résulte des politiques néolibérales adoptées ainsi que des avancées technologiques qui ont entraîné une réduction de l’offre d’emploi et une perte d’avantages pour le travail. Les formes de précarité des relations de travail sont multiples, telles que celles qui ont causé l’absence de contrat de travail pour la majorité des travailleurs, le chômage ouvert et voilé, l’allongement de la durée du travail, l’intensification des conditions de travail, l’externalisation du travail et la fragmentation de la classe ouvrière et difficultés d’organisation qui en découlent. En conséquence, les politiques néolibérales ont affaibli le syndicalisme, c’est-à-dire l’organisation des travailleurs dans la lutte pour leurs intérêts et leurs droits. L’établissement du néolibéralisme et le progrès technologique dans le monde ont eu lieu dans le but de promouvoir l’augmentation exponentielle de l’appropriation de l’excédent économique par le grand capital aux dépens des travailleurs.

Sans lien durable avec l’employeur, des emplois flexibles ou un travail précaire modifient la façon dont le travailleur reçoit son paiement sans congés payés et autres avantages. Sans horaires de travail et espaces fixes et peu de prévisibilité sur le revenu financier, le travailleur précaire court toujours le risque de s’endetter comme cela s’est déjà produit au Brésil. Ils sont généralement endettés et craignent de perdre soudainement leur revenu. Le travail intermittent de ce groupe devient générateur de dettes, car les besoins sont plus ou moins constants tout au long de l’année puisque le travailleur a besoin de manger, de boire, d’habiller et de se nourrir. La perte de droits, non seulement du travail, mais des droits civils, culturels, sociaux, économiques et politiques est l’une des caractéristiques déterminantes du travail précaire. Les changements intervenus dans la structure du marché mondial, combinés à l’augmentation de la flexibilité de la main-d’œuvre, entraînent l’extinction des droits classiques du travail, renforçant l’insécurité et l’instabilité des activités. C’est un moyen très difficile de travailler, très brut, sans aucun type de droit ou une intensité très faible de droits, de protection sociale, de sécurité sociale et du travail.

La crise économique qui a éclaté au Brésil en 2014 a amené les travailleurs à subir le poids de la plus grande récession de l’histoire, obligeant les entreprises, dans un premier temps, à décider de dispenser des travailleurs. Au cours des années de croissance qui ont précédé la crise, les bénéfices se sont multipliés et, au moment de la récession, les entreprises n’utilisent même pas une part des bénéfices non distribués pour maintenir l’emploi. Au contraire, ils licencient immédiatement des milliers de travailleurs, comme si le droit à l’emploi n’était pas un droit fondamental pour la grande majorité de la population, qui vit de son travail. Les politiques néolibérales ont également engendré un formidable processus de prolétarisation de larges secteurs de la classe moyenne, appauvris par la perte d’emplois formels et la concentration des revenus résultant des politiques mises en œuvre par les différents gouvernements au Brésil.

Le gouvernement Michel Temer a contribué aux réformes néolibérales du travail en vigueur et le gouvernement Jair Bolsonaro à ceux qui aboutiront à la précarité des relations de travail au Brésil. Au Brésil, l’administration Jair Bolsonaro n’offre aucune solution au travail précaire, car le gouvernement fédéral ne jouera pas un rôle actif en tant qu’inducteur de la croissance économique pour favoriser la réactivation de l’économie et relever le niveau de l’emploi au Brésil. Au contraire, il se produit une aggravation de la situation avec l’approbation de la réforme du travail par le gouvernement Michel Temer et son maintien par le gouvernement Jair Bolsonaro.  Le président de la République, Jair Bolsonaro, qui a voté en tant que député fédéral en faveur de la réforme du travail qui se terminait par 100 articles du CLT affirme qu’il est préférable d’avoir un emploi précaire que de ne rien avoir. Sa proposition de lutter contre le drame du chômage appelle à la création d’un portefeuille de main-d’œuvre “vert et jaune” avec moins de droits du travail. Cette proposition prévoit que chaque jeune entrant sur le marché du travail pourra choisir entre un contrat de travail basé sur le permis de travail bleu traditionnel, qui garantit tous les droits du travail, ou opter pour le portefeuille de travaux vert et jaune, et perdre ainsi un nombre de droits du travail.

Les travailleurs n’ont d’autre choix que de renforcer leurs organisations syndicales et de se coordonner avec les organisations de la société civile pour tenter de renverser les réformes du travail néolibérales en cours par le biais de leurs représentants au Parlement et, à l’avenir, de lutter pour changer la corrélation des forces au Parlement et d’élire leurs représentants. un président de la République attaché aux intérêts des travailleurs. Afin de faire face à l’avancée technologique, les travailleurs doivent agir pour que le gouvernement fédéral actuel ou futur adopte des politiques publiques qui encouragent les entreprises qui ne sont pas éliminées par l’avancée technologique telle que celle de l’Économie Créative qui combine création, production et commercialisation de produits créatifs à caractère culturel et innovant. En outre, adopter des politiques visant à encourager l’Économie Sociale et Solidaire à soutenir les chômeurs, ce qui est une manière différente de générer du travail et des revenus dans différents secteurs, qu’il s’agisse de banques communautaires, de coopératives de crédit, de coopératives d’agriculture familiale, de commerce équitable, de clubs d’échange, etc. ., ainsi qu’un programme de transfert de revenus pour les travailleurs en général confrontés au problème du chômage, qui est un système d’assistance sociale grâce auquel tous les citoyens d’un pays, qu’ils soient employés ou non, reçoivent du gouvernement un montant mensuel fixe.

* Fernando Alcoforado, 79 ans, titulaire de la Médaille du Mérite du Génie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de 14 ouvrages traitant de questions comme la mondialisation et le développement, l’économie brésilienne, le réchauffement climatique et les changements climatiques, les facteurs qui conditionnent le développement économique et social, l’énergie dans le monde et les grandes révolutions scientifiques, économiques et sociales.

HOW TO GENERATE EMPLOYMENT AND TO FIGHT AGAINST THE PRECARISATION OF WORK RELATIONS IN BRAZIL

Fernando Alcoforado*

Brazil has an economically active population of 90.6 million of which 36.3%, or 32.9 million of the private sector workers have work contracts, with a formal contract and 44% or 40 million workers are in an informal situation, that is, they do not enjoy labor rights. Unemployment is 12.7 million workers and the economically active underutilized population is 27.6 million workers. This means that the number of discouraged workers who have stopped seeking work is 14.9 million workers. These figures show that the situation of the working class in Brazil is very serious. 23.3% of the economically active population are self-employed in providing services. This situation was exacerbated by the economic crisis that broke out in Brazil since 2014 and caused the Brazilian economy to face the biggest recession in Brazil’s history. Workers in Brazil face two gigantic problems. The first is represented by the inability of the Brazilian economic system to generate the necessary jobs for the economically active population and the second concerns the precariousness of the work imposed by the neoliberal economic model.

For the Brazilian economic system to generate the necessary jobs for the economically active population, as a first step, the federal government must overcome the current recessive crisis, the main cause of unemployment and the underutilization of Brazilian workers, immediately executing a large program of public works (energy, transport, housing, basic sanitation, etc.) to raise the population’s employment and income levels and, as a consequence, to promote the expansion of household consumption resulting from an increase in wages and incomes of companies with investments in public works. The federal government should attract the private sector to invest in economic infrastructure (energy, transportation and communications) and social infrastructure (education, health, housing and basic sanitation) that require resources of R$ 2.5 trillion to reduce the cost of its logistics. The increase in the wage bill and the adoption of a credit policy will encourage the consumer to buy more. The public works program would increase productive capacity and increase investment in industry, contributing to the heating of commercial activity and services, as well as raising the levels of government tax collection.

In addition to the public works program, the federal government should draw up an economic plan that would contribute to the resumption of Brazil’s development that presents for the population and the productive sectors a perspective to overcome the current crisis and to resume economic growth. It is the inexistence of a governmental plan of development one of the factors that lead to the immobility of the private sector in the realization of investments in Brazil leading to true paralysis. The development plan should guide and coordinate the country’s companies that, organized in networks, and aided by trade, technology and credit policies, can compete successfully in the national and global economy. Taking into account the speech of the economy minister of the government Jair Bolsonaro, Paulo Guedes, who is a fundamentalist of neoliberalism hardly the federal government will take an active role as inducer of economic growth by developing a development plan with the adoption of the measures presented above to promote the reactivation of the economy and the increase of employment levels in Brazil. According to the Bolsonaro government program, the starting point for combating unemployment is to tackle the country’s fiscal imbalance with the Social Security Reform. The stimulus to investment, growth and job creation would, according to the Bolsonaro government, lead to the reversal of the public deficit, achieved through spending cuts, reduction of tax breaks and sale of public assets. However, they are insufficient measures to reactivate the Brazilian economy.

As for the precariousness of labor relations in Brazil and in the world, it results from the neoliberal policies adopted, as well as the technological advance that led to a reduction in the supply of employment and loss of labor benefits. The forms of precariousness of labor relations are manifold, such as those that have caused the majority of workers to have no work contract, open and veiled unemployment, extension of working hours, intensification of conditions of work, there is the outsourcing of work and there is fragmentation of the working class and the consequent difficulties of organization. As a result, neoliberal policies weakened trade unionism, that is, the organization of workers in the struggle for their interests and rights. The establishment of neoliberalism and technological advance in the world occurred with the purpose of promoting the exponential increase in the appropriation of the economic surplus by the great capital at the expense of the workers.

Without long-lasting ties to the employer, flexible occupations or precarious work change the way the worker receives his or her payment without paid vacation and other benefits. Without fixed working hours and spaces and little predictability about financial income, the precarious worker always runs the risk of becoming indebted as has already occurred in Brazil. They are usually in debt and afraid of losing their income suddenly. The intermittent work of this group becomes a generator of debts, because the needs are more or less constant throughout the year since the worker needs to eat, drink, dress and feed. The loss of rights, not only labor, but civil, cultural, social, economic and political rights is one of the defining characteristics of precarious work. The changes in the structure of the global market combined with the deepening of labor flexibility stimulate the extinction of classic labor rights, intensifying the insecurity and instability of activities. It is a very hard way to work, very raw, without any kind of right or very low intensity of rights, social protection, social and labor security.

The economic crisis that broke out in Brazil in 2014 brought to the workers the weight of the greatest recession in history that made companies, as a first step, decide to dispense workers. In the years of growth that preceded the crisis, profits have multiplied and at the time of recession, companies do not even use a share of retained earnings to maintain employment. On the contrary, they immediately dismiss thousands of workers, as if the right to employment was not a fundamental right for the vast majority of the population, who live on their labor. Neoliberal policies also produced a great process of proletarianisation of broad sectors of the middle class, impoverished by the loss of formal employment and the concentration of income resulting from the policies implemented by the various governments in Brazil.

The Michel Temer government contributed with the neoliberal labor reforms in force and the Jair Bolsonaro government with those that will come to the precariousness of labor relations in Brazil. In Brazil, there is no prospect of a solution to the precarious work during the Jair Bolsonaro administration because the federal government will not take an active role as an inducer of economic growth to promote the reactivation of the economy and raise employment levels in Brazil. On the contrary, what is happening is the aggravation of this situation with the approval of the labor reform by the government Michel Temer and its maintenance by the government Jair Bolsonaro. The president of the Republic Jair Bolsonaro who voted as a federal deputy in favor of the labor reform that ended with 100 items of CLT, claims that it is better to have precarious employment than to have nothing. His proposal to combat the unemployment drama calls for the creation of a “green and yellow” labor portfolio with less labor rights. This proposal foresees that every young person entering the labor market will be able to choose between an employment contract based on the traditional blue work permit, which guarantees all labor rights, or opt for the green and yellow work portfolio, and with this, lose a number of labor rights.

The workers have no choice but to strengthen their trade union organizations and to coordinate with civil society organizations to try to reverse the current neoliberal labor reforms through their representatives in Parliament and in the future to fight to change the correlation of forces in Parliament and to elect a President of the Republic committed to the interests of the workers. In order to cope with the technological advance, the action of the workers should be directed to fight for the current or future federal government to adopt public policies that encourage entrepreneurial ventures not eliminated by the technological advance such as those of the Creative Economy that combines the creation, production and marketing of creative goods of a cultural nature and innovation. In addition, adopt policies to encourage the Social and Solidarity Economy to support the unemployed, which is a different way of generating work and income in various sectors, be it community banks, credit cooperatives, family agriculture cooperatives, fair trade, exchange clubs, etc., as well as an income transfer program for the general workers facing the unemployment problem which is a social assistance system through which all the citizens of a country, being employed or not, would receive from the government a fixed monthly amount.

* Fernando Alcoforado, 79, holder of the CONFEA / CREA System Medal of Engineering Merit, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, ​​university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of 14 books addressing issues such as Globalization and Development, Brazilian Economy, Global Warming and Climate Change, The Factors that Condition Economic and Social Development,  Energy in the world and The Great Scientific, Economic, and Social Revolutions that Changed the World.

COMO GERAR EMPREGOS E COMBATER A PRECARIZAÇÃO DAS RELAÇÕES DE TRABALHO NO BRASIL

Fernando Alcoforado*

O Brasil tem uma população economicamente ativa de 90,6 milhões dos quais 36,3%, ou 32,9 milhões dos trabalhadores do setor privado têm contratos de trabalho, com carteira assinada, e 44% ou 40 milhões de trabalhadores estão em situação informal, isto é, não gozam de direitos trabalhistas. O desemprego é de 12,7 milhões de trabalhadores e a população economicamente ativa subutilizada é de 27,6 milhões de trabalhadores. Isto significa dizer que o número de trabalhadores desalentados que deixaram de procurar emprego é de 14,9 milhões de trabalhadores. Estes números demonstram que a situação da classe trabalhadora do Brasil é gravíssima. 23,3% da população economicamente ativa trabalham por conta própria, em prestação de serviços. Esta situação foi agravada com a crise econômica que eclodiu no País a partir de 2014 e fez com que a economia brasileira se defrontasse com a maior recessão registrada na história do Brasil. Os trabalhadores do Brasil estão diante de 2 gigantescos problemas. O primeiro é representado pela incapacidade do sistema econômico brasileiro de gerar os empregos necessários à população economicamente ativa e, o segundo, diz respeito à precarização do trabalho imposta pelo modelo econômico neoliberal.

Para o sistema econômico brasileiro gerar os empregos necessários à população economicamente ativa é preciso que, como primeira medida, o governo federal supere a  crise recessiva atual, causa principal do desemprego e da subutilização dos trabalhadores do Brasil, executando de imediato um amplo programa de obras públicas de infraestrutura (energia, transporte, habitação, saneamento básico, etc) para elevar os níveis de emprego e renda da população e, em consequência, promover a expansão do consumo das famílias resultante do aumento da massa salarial e a renda das empresas com os investimentos em obras públicas. O governo federal deveria atrair o setor privado para investir na infraestrutura econômica (energia, transporte e comunicações) e infraestrutura social (educação, saúde, habitação e saneamento básico) que demandam recursos de R$ 2,5 trilhões para reduzir o custo de sua logística. O aumento da massa salarial e a adoção de uma política de crédito incentivarão o consumidor a comprar mais. O programa de obras públicas faria com que houvesse elevação da capacidade produtiva e aumento do investimento na indústria, contribuindo para aquecer a atividade comercial e os serviços, além de elevar os níveis de arrecadação tributária do governo.

Além do programa de obras públicas, o governo federal deveria elaborar um plano econômico que contribuísse para a retomada do desenvolvimento do Brasil que apresentasse para a população e para os setores produtivos uma perspectiva de superação da crise atual e de retomada do crescimento econômico. É a inexistência de um plano governamental de desenvolvimento um dos fatores que levam à imobilidade do setor privado na realização de investimentos no Brasil levando-o a uma verdadeira paralisia. O plano de desenvolvimento deve orientar e coordenar as empresas do país que, organizadas em redes, e ajudadas com políticas de comércio, tecnologia e crédito possam competir com sucesso na economia nacional e mundial. Levando em conta o discurso do ministro da Economia do governo Jair Bolsonaro, Paulo Guedes, que é um fundamentalista do neoliberalismo dificilmente o governo federal assumirá um papel ativo como indutor do crescimento econômico elaborando um plano de desenvolvimento com a adoção das medidas acima apresentadas para promover a reativação da economia e a elevação dos níveis de emprego no Brasil. De acordo com o programa de governo de Bolsonaro, o ponto de partida para combater o desemprego é atacar o desequilíbrio fiscal do país com a Reforma da Previdência Social. O estímulo a investimento, crescimento e geração de emprego viria, segundo o governo Bolsonaro, da reversão do déficit público, alcançado por meio de cortes de despesas, redução de renúncia fiscal e venda de ativos públicos. São, entretanto, medidas insuficientes para reativar a economia brasileira.

Quanto à precarização das relações de trabalho no Brasil e no mundo, ela resulta das políticas neoliberais adotadas e, também, do avanço tecnológico que fizeram com que houvesse redução da oferta de emprego e perda dos benefícios trabalhistas. As formas de precarização das relações de trabalho são múltiplas destacando-se, entre elas, as que fizeram com que a maioria dos trabalhadores não tenha contrato de trabalho, haja o desemprego aberto e velado, ocorra extensão das jornadas de trabalho, exista intensificação das condições de trabalho, ocorra a terceirização do trabalho e haja fragmentação da classe trabalhadora e as consequentes dificuldades de organização. Como resultado, as políticas neoliberais enfraqueceram o sindicalismo, isto é, a organização dos trabalhadores na luta pelos seus interesses e pelos seus direitos. A instauração do neoliberalismo e do avanço tecnológico no mundo ocorreu com o propósito de promover o aumento exponencial na apropriação do excedente econômico pelo grande capital à custa dos trabalhadores.

Sem vínculos duradouros com o empregador, as ocupações flexíveis ou trabalho precário mudam a maneira com que o trabalhador recebe seu pagamento, sem férias remuneradas e outros benefícios. Sem horários e espaços de trabalho fixos e pouca previsibilidade sobre os rendimentos financeiros, o trabalhador precarizado corre sempre o risco de ficar endividado como já vem ocorrendo no Brasil. Eles normalmente estão com dívidas e com medo de perder suas rendas subitamente. O trabalho intermitente deste grupo converte-se em um gerador de dívidas, porque as necessidades são mais ou menos constantes ao longo do ano haja vista que o trabalhador precisa comer, beber, se vestir e se alimentar. A perda de direitos, não só trabalhistas, mas civis, culturais, sociais, econômicos e políticos é uma das características definidoras do trabalho precário. As mudanças da estrutura do mercado global aliadas ao aprofundamento da flexibilização do trabalho estimulam a extinção de direitos clássicos do mundo do trabalho, intensificando a insegurança e instabilidade das atividades. É uma maneira muito dura de trabalhar, muito crua, sem nenhum tipo de direito ou baixíssima intensidade de direitos, proteção social, previdenciária e trabalhista.

A crise econômica que eclodiu no Brasil em 2014 fez recair sobre os trabalhadores o peso da maior recessão da história, de que se valem as empresas para, como primeira medida, dispensar trabalhadores. Nos anos de crescimento que antecederam a crise, os lucros foram multiplicados e no momento da recessão, as empresas nem sequer utilizam uma parte dos lucros acumulados para manter o emprego. Ao contrário, dispensam imediatamente milhares de trabalhadores, como se o direito ao emprego não fosse um direito fundamental para a imensa maioria da população, que vive do seu trabalho. As políticas neoliberais produziram também um grande processo de proletarização de amplos setores da classe média, empobrecida pela perda do emprego formal e pela concentração de renda resultante das políticas implementadas pelos diversos governos no Brasil.

O governo Michel Temer contribuiu com as reformas trabalhistas neoliberais em vigor e  o governo Jair Bolsonaro com as que virão para a precarização das relações de trabalho no Brasil. No Brasil, não há perspectiva de solução para o trabalho precário durante o governo Jair Bolsonaro porque o governo federal não assumirá um papel ativo como indutor do crescimento econômico para promover a reativação da economia e a elevação dos níveis de emprego no Brasil. Muito pelo contrário, o que se verifica é o agravamento desta situação com a aprovação da reforma trabalhista pelo governo Michel Temer e sua manutenção pelo governo Jair Bolsonaro. O presidente da República Jair Bolsonaro, que votou como deputado federal a favor da reforma trabalhista que acabou com 100 itens da CLT, alega que é melhor ter emprego precário do que não ter nada. Sua proposta para combater o drama do desemprego prevê a criação de uma carteira de trabalho “verde e amarela” com menos direitos trabalhistas. Esta proposta prevê que todo jovem, ao ingressar no mercado de trabalho, poderá escolher entre um vínculo empregatício baseado na carteira de trabalho tradicional (azul), que garante todos os direitos trabalhistas, ou optar pela carteira de trabalho verde e amarela e, com isso, perder uma série de direitos trabalhistas.

Aos trabalhadores não resta outra ação a não ser fortalecer suas organizações sindicais e se articular com organismos da Sociedade Civil para tentar reverter as reformas trabalhistas neoliberais em vigor através de seus representantes no Parlamento e, no futuro, lutar para mudar a correlação de forças no Parlamento e eleger um Presidente da República comprometido com os interesses dos trabalhadores. Para fazer frente ao avanço tecnológico, a ação dos trabalhadores deveria ser direcionada no sentido de lutar para que o governo federal atual ou futuro adote políticas públicas que incentivem empreendimentos geradores de empregos não eliminados pelo avanço tecnológico como os da Economia Criativa que combina a criação, produção e a comercialização de bens criativos de natureza cultural e de inovação. Além disso, adote políticas de incentivo à Economia Social e Solidária de apoio aos desempregados que é uma forma diferente de gerar trabalho e renda, em diversos setores, seja nos bancos comunitários, nas cooperativas de crédito, nas cooperativas da agricultura familiar, na questão do comércio justo, nos clubes de troca, etc., bem como um programa de transferência de renda para os trabalhadores em geral que enfrentam o problema do desemprego que é um sistema de assistência social através do qual todos os cidadãos de um país, estando eles empregados ou não, receberiam, do governo, uma quantia fixa mensal.

*Fernando Alcoforado, 79, detentor da Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017) e Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Bahiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria).

COMO REATIVAR A ECONOMIA DO BRASIL

Fernando Alcoforado*

O Brasil sempre foi carente de decisões racionais na economia por parte do governo ao longo da história. O Brasil sempre se caracterizou pela irracionalidade econômica de seus governos desde o período colonial ao republicano até 1929 quando adotaram o modelo econômico agroexportador dependente dos mercados externos, quando promoveram a industrialização do País com um atraso de 200 anos em relação à 1ª Revolução Industrial na Inglaterra, quando abandonaram o modelo nacional desenvolvimentista adotado pelo governo Getúlio Vargas ao substituí-lo pelo modelo de desenvolvimento capitalista dependente de capitais e tecnologia estrangeiros desde o governo Juscelino Kubitschek até o governo José Sarney e quando adotaram o modelo neoliberal com a subordinação da economia nacional ao capitalismo globalizado desde o governo Fernando Collor em 1990 até o momento atual. A decisão racional do governo na economia deve ser orientada no sentido de escolher as opções que implicam em maior benefício para a sociedade, fato este que não vem ocorrendo ao longo da história do Brasil. Lamentavelmente, o governo Bolsonaro é irracional, também, porque seu foco tem sido o de lidar com questões que não produzem nenhum efeito imediato sobre a economia brasileira como, por exemplo, a reforma da Previdência Social que é colocada falsamente como imprescindível para equilibrar as contas públicas e reativar a economia brasileira.

O governo Bolsonaro não age racionalmente pelo fato de não adotar nenhuma estratégia que contribua efetivamente para: 1) promover a retomada do crescimento econômico do País; 2) enfrentar a guerra comercial em curso na economia mundial; e, 3) adotar medidas para impedir que o País sofra as consequências da inevitável explosão da dívida mundial que poderá ocorrer a qualquer momento. A prioridade número 1 do governo deveria ser o de promover a retomada do crescimento econômico para, reativando a economia, que está em recessão há 4 anos, elevar a arrecadação do setor público e reduzir rapidamente o déficit público e os níveis de desemprego. A prioridade número 2 do governo deveria ser o de reduzir a dependência do País das exportações promovendo o desenvolvimento do País com ênfase no mercado interno para minimizar os efeitos da guerra comercial em curso na economia mundial sobre o Brasil. A prioridade número 3 do governo seria a de fortalecer a economia brasileira que poderá ser afetada pela guerra comercial em curso na economia mundial e pela inevitável explosão da dívida mundial pelo fato de o Brasil ter um sistema econômico extremamente fragilizado pela crise que eclodiu em 2014 e, também, por ter adotado desde 1990 o modelo econômico neoliberal que fez com que ele se tornasse mais vulnerável aos impactos de crises econômicas globais.

Para reativar o crescimento econômico, enfrentar a guerra comercial em curso na economia mundial e impedir que o País sofra as consequências da inevitável explosão da bomba da dívida mundial, é preciso substituir o modelo econômico neoliberal que vem devastando a economia brasileira desde 1990 e, sobretudo, após 2014, pelo modelo nacional desenvolvimentista de abertura seletiva da economia brasileira cuja política econômica deveria apresentar as características descritas a seguir:

  • Elaboração de programa de obras de infraestrutura econômica (energia, transporte e comunicações) e social (educação, saúde, habitação, saneamento básico e meio ambiente)
  • Realização de parceria público/ privada na execução de obras de infraestrutura econômica e social
  • Elaboração de programa de desenvolvimento industrial substitutiva de importações para atender o mercado interno e para exportações visando reativar a economia brasileira
  • Elaboração de programa de desenvolvimento científico e tecnológico centrado na política industrial incentivadora do desenvolvimento de indústrias substitutivas de importações e de expansão das exportações
  • Elevação da poupança pública com o aumento da arrecadação pública e a redução dos custos do governo para que disponha de recursos para investir na infraestrutura econômica e social
  • Aumento da arrecadação pública com a taxação das grandes fortunas, dos dividendos de pessoas físicas e dos bancos
  • Redução dos custos do governo com a diminuição dos encargos com o pagamento da dívida pública, a eliminação de gastos supérfluos em todos os poderes da República e a redução de órgãos públicos e de pessoal comissionado
  • Adoção imediata de auditoria da dívida pública seguida de renegociação do pagamento dos juros da dívida interna pública do país visando a redução dos encargos para elevar a poupança pública para investimento
  • Redução drástica das taxas de juros bancárias para incentivar o investimento privado em obras de infraestrutura econômica e social, na indústria e na economia em geral

Adicionalmente, o governo federal deveria adotar as medidas descritas a seguir:

1) Importação seletiva de matérias-primas e produtos essenciais do exterior para reduzir os dispêndios em divisas do País

2) Adoção da política de câmbio fixo em substituição à de câmbio flutuante em vigor para proteger a indústria nacional e controlar a inflação

3) Reintrodução da reserva de mercado em áreas consideradas estratégicas para o desenvolvimento nacional

4) Nacionalizar empresas estatais privatizadas consideradas estratégicas para o desenvolvimento nacional

5) Aumento da poupança pública e privada visando elevar as taxas de investimento da economia brasileira

6) Realização de investimentos estrangeiros preferencialmente nas áreas voltadas para as exportações e naquelas em que as empresas nacionais não tiverem condições de suprir o mercado interno

7) Maximização das exportações brasileiras para expandir as receitas de divisas do país e alavancar o crescimento da economia nacional

8) Controle do fluxo de entrada e saída de capitais para evitar a evasão de divisas e restringir o acesso de capitais especulativos no país visando reduzir a vulnerabilidade externa do Brasil

9) Concessão de incentivos fiscais para a atração de investimentos privados em regiões menos desenvolvidas do Brasil

10) Incentivo e reforço das atividades de pesquisa e desenvolvimento e do sistema educacional do País

11) Redução das desigualdades sociais contemplando a adoção de programas que contribuam para o atendimento das necessidades básicas da população em termos de alimentos, vestuário, habitação, serviços de saúde e emprego, e uma melhor qualidade de vida

Todo este conjunto de medidas deveria ser posto em prática com base na planificação da economia nacional que assegurasse o crescimento econômico e o desenvolvimento do País em bases sustentáveis. É importante observar que o maior alavancador econômico do Brasil continua sendo o setor de infraestrutura. Há a necessidade de o Brasil investir 2,5 trilhões em infraestrutura.  Segundo o Instituto de Logística e Supply Chain, os investimentos necessários no Brasil em portos (R$ 42,9 bilhões), ferrovias (R$ 130,8 bilhões) e rodovias (R$ 811,7 bilhões) totalizam R$ 985,4 bilhões. Acrescentando este valor aos investimentos necessários a hidrovias e portos fluviais (R$ 10,9 bilhões), aeroportos (R$ 9,3 bilhões), setor elétrico (R$ 293,9 bilhões), petróleo e gás (R$ 75,3 bilhões), saneamento básico (R$ 270 bilhões) e telecomunicações (R$ 19,7 bilhões) totalizam R$ 1.664,5 bilhões. O setor de educação requer investimentos de R$ 83 bilhões por ano, o de saúde R$ 54 bilhões por ano e o de habitação popular requer R$ 68 bilhões para eliminar o déficit habitacional. Somando o total de investimento requerido em infraestrutura econômica (energia, transportes e comunicações) como o de infraestrutura social (educação, saúde, saneamento básico e habitação) totalizaria R$ 1.869,5 bilhões, isto é, quase R$ 2 trilhões. O programa de infraestrutura econômica e social a ser adotado a curto prazo deveria atingir estes objetivos.

Ao invés de adotar as medidas acima descritas, o governo Bolsonaro coloca a reforma da Previdência Social como imprescindível para reativar a economia brasileira, contando com o apoio dos grandes empresários que esperam reduzir seus custos com sua contribuição à Previdência e dos banqueiros que esperam ganhar dinheiro com a proposta de capitalização da Previdência.  Sem a adoção das medidas acima descritas, o Brasil caminhará rumo à inevitável ruina econômica e social com graves repercussões de natureza política. Para fazer com que o governo Bolsonaro reverta sua irracional política econômica neoliberal, é preciso que o povo brasileiro se mobilize através de seus representantes no Parlamento e de suas organizações da Sociedade Civil no sentido de exigir a adoção das medidas acima descritas em defesa do progresso econômico do País e do bem estar da população brasileira.

*Fernando Alcoforado, 79, detentor da Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017) e Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Bahiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria).

COMMENT REACTIVER L’ECONOMIE BRESILIENNE

Fernando Alcoforado *

Le Brésil a toujours manqué de décisions rationnelles dans l’économie par le gouvernement au cours de son histoire. Le Brésil a toujours été caractérisé par l’irrationalité économique de ses gouvernements, de la période coloniale au républicain, jusqu’en 1929, quand ils adoptèrent le modèle économique agro-exportateur dépendant des marchés extérieurs, quand ils ont favorisèrent l’industrialisation du pays avec un retard de 200 ans par rapport la 1ère révolution industrielle en Angleterre, quand ils ont abandonné le modèle développementaliste national adopté par Getúlio Vargas pour le remplacer par le modèle de développement capitaliste dépendant du capital et de la technologie étranger du gouvernement Juscelino Kubitschek jusqu’au gouvernement Jose Sarney et lorsqu’ils ont adopté le modèle néolibéral avec la subordination de l’économie nationale au capitalisme mondialisé du gouvernement Fernando Collor en 1990 jusqu’à présent. La décision rationnelle du gouvernement en matière d’économie doit être orientée vers le choix d’options qui impliquent le plus grand avantage pour la société, un fait qui ne s’est pas produit pendant l’histoire du Brésil. Malheureusement, l’administration Bolsonaro est elle aussi irrationnelle, car elle s’attache à régler des problèmes qui n’ont pas d’effet immédiat sur l’économie brésilienne, tels que la réforme de la Sécurité Sociale, placée à tort comme essentielle pour équilibrer les comptes publics et réactiver l’économie brésilienne.

Le gouvernement Bolsonaro n’agit pas de manière rationnelle, car il n’adopte aucune stratégie qui contribue effectivement à: 1) promouvoir la reprise de la croissance économique du pays; 2) faire face à la guerre commerciale en cours dans l’économie mondiale; et 3) prendre des mesures pour éviter que le pays ne subisse les conséquences de l’inévitable explosion mondiale de la dette mondiale qui pourrait survenir à tout moment. La priorité numéro 1 du gouvernement devrait être de promouvoir la reprise de la croissance économique en réactivant l’économie en récession depuis quatre ans et en réduisant rapidement les niveaux de déficit public et de chômage. La priorité numéro 2 du gouvernement devrait être de réduire la dépendance du Brésil à l’égard des exportations en favorisant le développement du pays en mettant l’accent sur le marché intérieur afin de minimiser les effets de la guerre commerciale en cours de l’économie mondiale sur le Brésil. La priorité numéro 3 du gouvernement serait de renforcer l’économie brésilienne qui pourrait être affectée par la guerre commerciale en cours dans l’économie mondiale et par l’explosion inévitable de la dette mondiale due au fait que le Brésil a un système économique extrêmement affaibli par la crise qui a éclaté en 2014 et aussi pour avoir adopté depuis 1990 le modèle économique néolibéral qui le rendait plus vulnérable aux impacts des crises économiques mondiales.

Afin de réactiver la croissance économique, de faire face à la guerre commerciale actuelle dans l’économie mondiale et d’éviter que le pays subisse les conséquences de la inévitable explosion de la dette mondiale, nous devons remplacer le modèle économique néolibéral qui a dévasté l’économie brésilienne depuis 1990, surtout après 2014, par le modèle développementaliste national d’ouverture sélective de l’économie brésilienne, dont la politique économique devrait présenter les caractéristiques décrites ci-après:

1) Elaboration d’un programme de travaux d’infrastructures économiques (énergie, transports et communications) et d’infrastructures sociales (éducation, santé, logement, assainissement de base et environnement)

2) Mise en œuvre d’un partenariat public / privé dans l’exécution de travaux d’infrastructure économique et sociale

3) Élaboration d’un programme de développement industriel visant à substituer les importations pour satisfaire le marché intérieur et pour les exportations pour relancer l’économie brésilienne

4) Elaboration d’un programme de développement scientifique et technologique centré sur la politique industrielle encourageant le développement d’industries substituant les importations et l’expansion des exportations

5) Augmenter l’épargne publique en augmentant les recettes publiques et en réduisant les coûts pour que le gouvernement dispose des ressources nécessaires pour investir dans les infrastructures économiques et sociales

6) Augmentation des recettes publiques en taxant les grandes fortunes, les dividendes des particuliers et des banques

7) Réduction des coûts pour le gouvernement par la réduction des coûts d’amortissement de la dette publique, l’élimination des dépenses superflues dans toutes les puissances de la République et la réduction du nombre d’agences publiques et de personnel commissionné

8) Adoption immédiate d’un audit de la dette publique suivi de la renégociation du paiement d’intérêts sur la dette publique intérieure du pays afin de réduire le fardeau et d’augmenter l’épargne publique pour l’investissement

9) Réduction drastique des taux d’intérêt bancaires pour encourager l’investissement privé dans les travaux d’infrastructure économique et sociale, l’industrie et l’économie en général

De plus, le gouvernement fédéral devrait adopter les mesures décrites ci-dessous:

1) Importation sélective de matières premières et de produits essentiels de l’étranger pour réduire les dépenses en devises du pays

2) Adoption de la politique de taux de change fixe à la place du taux de change flottant en vigueur pour protéger la branche de production nationale et contrôler l’inflation

3) Réintroduction de la réserve de marché dans des zones considérées comme stratégiques pour le développement national

4) Nationalisation d’entreprises d’État privatisées considérées comme stratégiques pour le développement national

5) Augmentation de l’épargne publique et privée afin d’accroître les taux d’investissement de l’économie brésilienne

6) Réalisation d’investissements étrangers, de préférence dans les domaines tournés vers l’exportation et dans ceux dans lesquels les entreprises nationales ne peuvent pas approvisionner le marché intérieur

7) Maximisation des exportations brésiliennes pour accroître les recettes en devises du pays et stimuler la croissance de l’économie nationale

8) Contrôle des entrées et des sorties de capitaux pour éviter la fraude monétaire et limiter l’accès des capitaux spéculatifs dans le pays afin de réduire la vulnérabilité extérieure du Brésil

9) Concession d’incitations fiscales pour attirer les investissements privés dans les régions moins développées du Brésil

10) Encourager et renforcer les activités de recherche et développement et le système éducatif du pays

11) Réduction des inégalités sociales, notamment par l’adoption de programmes qui répondent aux besoins fondamentaux de la population en termes d’alimentation, de vêtement, de logement, de services de santé et d’emploi, et d’amélioration de la qualité de la vie.

Cet ensemble de mesures devrait être mis en pratique sur la base d’une planification de l’économie nationale qui assurerait la croissance économique et le développement du pays sur une base durable. Il est important de noter que le secteur des infrastructures reste le principal levier économique du Brésil. Le Brésil doit investir 2 500 milliards de Reais dans les infrastructures. Selon l’Institut de la logistique et de la chaîne d’approvisionnement, les investissements nécessaires au Brésil dans les ports (R$ 42,9 milliards), les chemins de fer (R$130,8 milliards) et les routes (R$ 811,7 milliards) s’élèvent à R$ 985,4 milliards. En ajoutant cette valeur aux investissements nécessaires pour les voies navigables et les ports fluviaux (R$ 10,9 milliards), les aéroports (R$ 9,3 milliards), le secteur de l’électricité (R$ 293,9 milliards), le pétrole et le gaz (R$ 75,3 milliards), l’assainissement de base ( R$ 270 milliards) et les télécommunications (R$ 19,7 milliards) ont totalisé 1 664,5 milliards de Reais. Le secteur de l’éducation nécessite des investissements de 83 milliards de Reais par an, la santé de 54 milliards de Reais par an et le logement populaire nécessite 68 milliards de Reais pour éliminer le déficit de logement. L’ajout de l’investissement total requis dans les infrastructures économiques (énergie, transports et communications) et les infrastructures sociales (éducation, santé, assainissement et logement) totaliserait 1 869,5 milliards de Reais, soit près de 2 000 milliards de Reais. Le programme d’infrastructure économique et sociale à adopter à court terme devrait permettre d’atteindre ces objectifs.

Au lieu d’adopter les mesures décrites ci-dessus, le gouvernement Bolsonaro considère que la réforme de la sécurité sociale est essentielle pour relancer l’économie brésilienne, avec le soutien de grands hommes d’affaires qui souhaitent réduire leurs coûts en contribuant à la sécurité sociale et des banquiers qui espèrent gagner de l’argent avec la capitalisation proposée de la Sécurité Sociale. Sans l’adoption des mesures décrites ci-dessus, le Brésil s’acheminera vers une ruine économique et sociale inévitable ayant de graves répercussions de nature politique. Pour que le gouvernement Bolsonaro renverse sa politique économique néolibérale irrationnelle, il est nécessaire que le peuple brésilien se mobilise par le biais de ses représentants au Parlement et de ses organisations de la société civile pour exiger l’adoption des mesures décrites ci-dessus en vue de défendre le progrès économique du pays. et le bien-être de la population brésilienne.

* Fernando Alcoforado, 79 ans, titulaire de la Médaille du Mérite du Génie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de 14 ouvrages traitant de questions comme la mondialisation et le développement, l’économie brésilienne, le réchauffement climatique et les changements climatiques, les facteurs qui conditionnent le développement économique et social, l’énergie dans le monde et les grandes révolutions scientifiques, économiques et sociales.

HOW TO REACTIVATE THE BRAZILIAN ECONOMY

Fernando Alcoforado*

Brazil has always lacked rational decisions in the economy by the government throughout history. Brazil has always been characterized by the economic irrationality of its governments from the colonial period to the Republican until 1929 when they adopted the agro-export economic model dependent on external markets, when they promoted the industrialization of the Country with a delay of 200 years in relation to the 1st Industrial Revolution in England, when they abandoned the national developmentalist model adopted by Getúlio Vargas government in replacing it with the model of capitalist development dependent on foreign capital and technology from the Juscelino Kubitschek government to the Jose Sarney government and when they adopted the neoliberal model with the subordination of the national economy to globalized capitalism from the Fernando Collor government in 1990 until the present moment. The rational decision of the government in the economy must be oriented towards choosing the options that imply the greatest benefit to society, a fact that has not been occurring throughout the history of Brazil. Sadly, the Bolsonaro administration is irrational, too, because its focus has been on dealing with issues that have no immediate effect on the Brazilian economy, such as Security Social reform which is falsely placed as essential to balance the public accounts and reactivate the Brazilian economy.

The Bolsonaro government does not act rationally because it does not adopt any strategy that effectively contributes to: 1) promote the resumption of the country’s economic growth; 2) to face the ongoing trade war in the world economy; and 3) to take measures to prevent the country from suffering the consequences of the inevitable worldwide explosion of the world debt that could occur at any moment. The government’s number 1 priority should be to promote the resumption of economic growth by reactivating the economy that has been in recession for four years and rapidly reduce the public deficit and unemployment levels. Government’s priority number 2 should be to reduce Brazil’s dependence on exports by promoting the country’s development with an emphasis on the domestic market to minimize the effects of the ongoing trade war of the world economy over Brazil. The government’s priority number 3 would be to strengthen the Brazilian economy that could be affected by the ongoing trade war in the world economy and by the inevitable explosion of world debt due to the fact that Brazil has an economic system extremely weakened by the crisis that broke out in 2014 and, also, for having adopted since 1990 the neoliberal economic model that made it more vulnerable to the impacts of global economic crises.

In order to reactivate economic growth, to face the current commercial war in the world economy and prevent the country from suffering the consequences of the inevitable explosion of the world debt, we must replace the neoliberal economic model that has devastated the Brazilian economy since 1990 and, above all, after 2014, by the national developmentalist model of selective opening of the Brazilian economy whose economic policy should have the characteristics described below:

1) Elaboration of a program of works on economic infrastructure (energy, transport and communications) and social infrastructure (education, health, housing, basic sanitation and environment)

2) Implementation of public / private partnership in the execution of economic and social infrastructure works

3) Elaboration of an industrial development program to substitute imports to meet the domestic market and exports to reactivate the Brazilian economy

4) Elaboration of a program of scientific and technological development centered on the industrial policy that encourages the development of industries that substitute imports and export expansion

5) Raising public savings by increasing public revenues and reducing government costs so that it has the resources to invest in economic and social infrastructure

6) Increase in public revenues by taxing large fortunes, dividends from individuals and banks

7) Reduction of government costs by reducing public debt amortization costs, elimination of superfluous expenses in all the powers of the Republic, and reduction of public agencies and commissioned personnel

8) Immediate adoption of a public debt audit followed by renegotiation of the payment of interest on the country’s domestic public debt in order to reduce the burden and raising public saving for investment

9) Drastic reduction of bank interest rates to encourage private investment in economic and social infrastructure works, industry and the economy in general

In addition, the federal government should adopt the measures described below:

1) Selective import of raw materials and essential products from abroad to reduce the country’s foreign exchange expenditures

2) Adoption of the fixed exchange rate policy in place of the floating exchange rate in force to protect the domestic industry and control inflation

3) Reintroduction of the market reserve in areas considered strategic for national development

4) Nationalize privatized state enterprises considered strategic for national development

5) Increase in public and private savings in order to raise the investment rates of the Brazilian  economy

6) Realization of foreign investments, preferably in the export-oriented areas, and in those in which domestic companies are unable to supply the domestic market

7) Maximization of Brazilian exports to expand the country’s foreign exchange earnings and boost the growth of the national economy

8) Control of the inflow and outflow of capital to avoid currency evasion and restrict the access of speculative capital in the country in order to reduce Brazil’s external vulnerability

9) Concession of tax incentives to attract private investments in less developed regions of Brazil

10) Encouraging and strengthening research and development activities and the country’s education system

11) Reduction of social inequalities, including the adoption of programs that contribute to the basic needs of the population in terms of food, clothing, housing, health services and employment, and a better quality of life

This whole set of measures should be put into practice based on the planning of the national economy that would ensure economic growth and the development of the country on a sustainable basis. It is important to note that Brazil’s largest economic leverage continues to be the infrastructure sector. There is a need for Brazil to invest R$ 2.5 trillion in infrastructure. According to the Institute of Logistics and Supply Chain, the necessary investments in Brazil in ports (R$ 42.9 billion), railroads (R$ 130.8 billion) and highways (R$ 811.7 billion) total R$ 985.4 billion. Adding this value to the investments required for waterways and river ports (R$ 10.9 billion), airports (R$ 9.3 billion), electric sector (R$ 293.9 billion), oil and gas (R$ 75.3 million, basic sanitation (R$ 270 billion) and telecommunications (R$ 19.7 billion) totaled R$ 1,664.5 billion. The education sector requires investments of R$ 83 billion per year, health R$ 54 billion per year and the popular housing requires R$ 68 billion to eliminate the housing deficit. Adding the total investment required in economic infrastructure (energy, transportation and communications) and social infrastructure (education, health, sanitation and housing) would total R$ 1,869.5 billion, that is, almost R$ 2 trillion. The economic and social infrastructure program to be adopted in the short term should achieve these goals.

Instead of adopting the measures described above, the Bolsonaro government places the Social Security reform as essential to reactivate the Brazilian economy, with the support of big businessmen who hope to reduce their costs with their contribution to Social Security and the bankers who hope to make money with the proposed capitalization of Social Security. Without the adoption of the measures described above, Brazil will move towards inevitable economic and social ruin with serious repercussions of a political nature. In order to make the Bolsonaro government reverse its irrational neoliberal economic policy, it is necessary that the Brazilian people mobilize through their representatives in the Parliament and their Civil Society organizations to demand the adoption of the measures described above in defense of economic progress of the country and the well-being of the Brazilian population.

* Fernando Alcoforado, 79, holder of the CONFEA / CREA System Medal of Engineering Merit, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, ​​university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of 14 books addressing issues such as Globalization and Development, Brazilian Economy, Global Warming and Climate Change, The Factors that Condition Economic and Social Development,  Energy in the world and The Great Scientific, Economic, and Social Revolutions that Changed the World.

LE MENSONGE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE DE BOLSONARO SUR LES AVANTAGES DE LA REFORME DE LA SECURITÉ SOCIALE

Fernando Alcoforado*

Le ministère de l’Économie a informé que le Brésil pourrait entrer en récession à partir du deuxième semestre de 2020 si la réforme des retraites n’était pas approuvée et le taux de chômage atteindrait 15,1% en 2023. La croissance du produit intérieur brut) en 2019, la première année de l’administration Bolsonaro, serait inférieure à 1%. D’ici 2023, l’économie continuerait sur une trajectoire récessive atteignant un recul du PIB de 1,8%. Si aucune réforme n’était approuvée à l’horizon de projection, la croissance annuelle du PIB aurait tendance à baisser de 2,9 points de pourcentage en moyenne au cours des cinq prochaines années par rapport au scénario de modification des règles de sécurité sociale. Le document a été préparé pour tenter de convaincre la population brésilienne de l’importance d’approuver le projet de réforme de la Sécurité Sociale envoyé par le gouvernement Bolsonaro au Congrès national.

Le ministère de l’Économie informe à juste titre que le manque de contrôle des comptes publics est à la base de la grave crise économique que traverse le pays, arguant à tort que la détérioration budgétaire actuelle résulte de l’augmentation des dépenses publiques consacrées aux prestations de sécurité sociale qui correspond à 24% du budget de l’Union sans mentionner toutefois le principal facteur responsable de la crise financière du gouvernement représenté par le fardeau du paiement de la dette publique, qui correspond à 44% du budget de l’Union. La crise budgétaire actuelle est fondamentalement due à la croissance excessive de la dette publique et non aux dépenses avec la sécurité sociale. À tort, le ministère de l’Économie prédit qu’il y aura de moins en moins de place dans le budget pour maintenir les dépenses publiques essentielles au bien-être de la population (éducation, santé, sécurité, assainissement) et que la dette publique deviendra inévitablement insoutenable sinon arriver la réforme de la Sécurité Sociale.

En réalité, il y aura de moins en moins d’espace budgétaire pour le maintien des dépenses publiques essentielles au bien-être de la population (éducation, santé, sécurité, assainissement et même sécurité sociale) si le gouvernement fédéral continuer le payment de plus en plus du fardeau de la dette publique. Le principal effort qui devrait être développé par le gouvernement fédéral serait de réduire le fardeau du paiement de la dette publique et non de réduire les dépenses de Sécurité Sociale. La dette publique entrera inévitablement dans une trajectoire insoutenable, non pas avec le maintien des dépenses de la Sécurité sociale, mais surtout si le gouvernement fédéral continue de dépenser plus que les taxes collection. Pour réduire les dépenses publiques, le gouvernement doit éliminer les dépenses superflues et les organes inutiles et, pour augmenter les collection taxes, il est nécessaire de faire croître l’économie brésilienne et d’imposer collection taxes de les grandes fortunes, les dividendes et les banques.

L’équipe économique a averti que le taux de chômage pourrait atteindre de nouveau des records si la réforme de l’aide sociale n’était pas approuvée. Le ministère de l’Économie dit que le taux de chômage pourrait atteindre 15,1% en 2023 sans modification des règles de retraite dans le pays. En revanche, l’approbation de la réforme pourrait ramener ce taux à près de la moitié, à 8,0%. En effet, les modifications apportées aux règles pourraient créer près de 8 millions d’emplois d’ici 2023, soit une moyenne de 1,33 million par an, et ce potentiel de création d’emplois augmenterait, selon les estimations du gouvernement, sans expliquer en quoi ce “miracle” de la création d’emplois aurait lieu.

Sans la réforme de la Sécurité Sociale, le taux d’intérêt augmenterait fortement pour atteindre 18,5% d’ici 2023, a prédit le ministère de l’Économie. Déjà avec la réforme, le taux de Selic pourrait atteindre environ 5,6% par an en 2023. Sans modification des règles de sécurité sociale, le ministère de l’Économie prédit un scénario catastrophique pour la dette brute du gouvernement, qui entrerait dans une trajectoire explosive. Dans le scénario sans réforme, les indicateurs budgétaires s’aggraveraient considérablement: le principal résultat du secteur public consolidé resterait définitivement insuffisant. En l’absence de réforme, la dette brute du gouvernement fédéral continuerait sur une trajectoire explosive, alors que dans le scénario de réforme, sans tenir compte des recettes extraordinaires, elle commencerait à diminuer . à partir de 2021. “Plus la réforme des retraites a été reportée, plus le coût pour la population brésilienne est élevé”, indique le document du ministère de l’Économie.

Il convient de noter que les résultats de l’étude du ministère de l’Économie ne peuvent être considérés comme une vérité irréfutable, car ils n’ont aucune base scientifique. Il s’agissait d’un autre exercice d’élaboration de scénarios qui consiste en une technique qui suppose qu’il existe des incertitudes et une imprévisibilité qui ne garantissent pas que ses résultats se produiront. Le document du Ministère de l’économie tente de convaincre la population brésilienne en utilisant, par conséquent, une technique dépourvue de base déterministe.

Selon le ministère de l’Économie, une réforme de la sécurité sociale permettrait d’économiser R$ 1 000 milliards en 10 ans, ce qui représenterait une moyenne de R$  100 milliards par an. Compte tenu du fait que le PIB (Y) est calculé par la formule suivante: Y = C + I + G + X -M, C correspondant à la consommation des ménages, I investissements du secteur privé, G aux dépenses publiques, X recettes d’exportation et M dépenses d´importation, l’économie des dépenses consacrées à la réforme de la sécurité sociale réduirait les dépenses du gouvernement de G de R$ 100 milliards  par an, augmentant sa capacité d’investissement équivalente à celle de 2014 (99,1 milliards de rands) et est dérisoire en comparaison, par exemple, avec R$ 845,25 milliards investissements nécessaires pour maintenir un taux de croissance du PIB de 5% par an.

Afin de résoudre le problème du déficit des comptes publics, raison invoquée par le gouvernement Bolsonaro pour mener à bien la réforme de la sécurité sociale, le gouvernement fédéral devrait adopter comme stratégie fondamentale la relance de l’économie brésilienne qui, outre le le problème du chômage de 13 millions de travailleurs et de 14 millions de travailleurs découragés contribuerait à augmenter les recettes fiscales grâce à un vaste programme de travaux d’infrastructure publique (énergie, transports, logement, assainissement, etc.) et, en conséquence, favoriserait l’expansion des ménages la consommation résultant de l’augmentation de l’emploi et des salaires, et le revenu des entreprises provenant des investissements dans les travaux publics. En plus du programme de travaux publics, le gouvernement brésilien devrait élaborer un vaste programme d’exportation, en particulier de l’agroalimentaire et du secteur des minéraux, et promouvoir une réduction drastique des taux d’intérêt bancaires afin d’encourager la consommation des ménages et les investissements des entreprises, la réduction des coûts de l’administration publique avec le gel des salaires élevés du secteur public, la réduction de l’intendance et des organes de l’administration publique.

En plus d’adopter la stratégie de réactivation de l’économie brésilienne pour augmenter les recettes fiscales et réduire les coûts de l’administration publique, le gouvernement fédéral devrait promouvoir la vérification de la dette publique, suivie d’une réduction des paiements d’intérêts et d’un amortissement de la dette publique à renégocier avec les créanciers. Le budget fédéral pour 2019 correspond à R$ 3 262 milliards. Parmi les dépenses, on distingue la dépense financière avec la dette dite publique, qui absorbera près de 44% du budget total, soit R$ 1 425 milliards. Les dépenses sur la dette comprennent des dépenses d’amortissement de la dette de R$ 1 046 000 milliards et des intérêts débiteurs et des charges de la dette de R$ 379 milliards, pour un total de R$ 1 425 milliards. Les dépenses consacrées aux fonctionnaires – actifs et retraités – coûteront R$ 350,4 milliards. Les dépenses au titre de la sécurité sociale (INSS) devraient atteindre R$ 625 milliards, soit moins de la moitié de ce qui sera consacré à la dette publique. Le montant destiné à l’investissement public est insignifiant pour un pays comme le Brésil, qui n’a que R$ 36 milliards. Par conséquent, le déficit budgétaire élevé des comptes publics se situe clairement dans les dépenses financières avec ce que l’on appelle la dette publique – qui n’a jamais fait l’objet d’un audit, comme prévu par la Constitution, et non de dépenses de sécurité sociale.

En plus d’adopter la stratégie de réactivation de l’économie brésilienne pour augmenter les recettes fiscales, réduire les coûts d’administration publique et alléger le fardeau des paiements d’intérêts et de l’amortissement de la dette publique qui doit être renégocié avec les créanciers publics, le gouvernement fédéral devrait s’attaquer aux grands débiteurs de la Securité Sociale dont la dette s’élève à R$ 426 milliards. Il convient de noter que, parmi les 400 plus gros débiteurs de la sécurité sociale sont Bradesco (R$ 465,2 millions), Itaú (R$ 88,8 millions), Caixa Econômica (R$ 549,5 millions), Banco do Brasil (R$ 208,2 millions), Santander ( R$ 80,8 millions), Banco Rural (R$ 124,8 millions), CBTU (R$ 131,6 millions), Friboi (R$ 1,8 milliard), Jornal do Brasil (R$ 274,9 millions), Lojas Americanas (R$ 166 millions), Oi (R$ 126,5 millions), Usina Santa Rita (R$ 205,5 millions), Usina Santa Helena (R$ 159,5 millions), Usina Santa Maria (R$ 76,7 millions), Vasp (R$ 1,5 milliard), ex-Parmalat (R$ 25 milliards). Ce ne sont que quelques-uns des cas de gros débiteurs de la sécurité sociale.

* Fernando Alcoforado, 79 ans, titulaire de la Médaille du Mérite du Génie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, ingénieur et docteur en planification territoriale et développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur universitaire et consultant dans les domaines de la planification stratégique, planification d’entreprise, planification régionale et planification énergétique, il est l’auteur de 14 ouvrages traitant de questions comme la mondialisation et le développement, l’économie brésilienne, le réchauffement climatique et les changements climatiques, les facteurs qui conditionnent le développement économique et social, l’énergie dans le monde et les grandes révolutions scientifiques, économiques et sociales.

THE LIE OF THE MINISTRY OF THE ECONOMY OF BOLSONARO ABOUT THE BENEFITS OF THE REFORM OF THE SOCIAL SECURITY

Fernando Alcoforado*

The Ministry of Economy informs that Brazil may enter into recession from the second half of 2020 if the pension reform is not approved and the unemployment rate would reach 15.1% in 2023. The growth of the Gross Domestic Product) in 2019, the first year of the Bolsonaro administration, would be less than 1%. By 2023, the economy would continue on a recessive trajectory reaching GDP drop of 1.8%. If no reform were approved over the projection horizon, annual GDP growth would tend to average 2.9 percentage points lower over the next five years compared to the scenario of changing social security rules. The document was prepared to try to convince the Brazilian population of the importance of approving the proposed Social Security reform sent by the Bolsonaro government to the National Congress.

The Ministry of the Economy correctly informs that the lack of control of public accounts is at the root of the serious economic crisis that the country has been going through arguing falsely that the current fiscal deterioration results from the increase in government spending on social security benefits that corresponds to 24% of the Union’s budget without mentioning, however, to the largest factor responsible for the government’s fiscal crisis represented by the burden of paying the public debt, which corresponds to 44% of the Union’s budget. The current fiscal crisis is fundamentally due to the excessive growth of the public debt and not the expenses with Social Security. Erroneously, the Ministry of Economy predicts that there will be less and less room in the budget for maintaining public expenditures essential to the well-being of the population (education, health, safety, sanitation) and public debt will inevitably go unsustainably if not happen the reform of Social Security.

In reality, there will be less and less budget space for maintaining public expenditures essential to the well-being of the population (education, health, safety, sanitation and even social security) if the federal government increasingly payment of the public debt burden. The main effort that should be developed by the federal government would be to reduce the burden of paying public debt and not to reduce spending on Social Security. Public debt will inevitably enter unsustainable trajectory, not with the maintenance of Social Security spending, but especially if the federal government continues to spend more than collection taxes. To reduce government spending, it must eliminate superfluous expenditures and unnecessary organs, and in order to raise more collection taxes, it is necessary to make the Brazilian economy grow and tax large fortunes, dividend income and banks.

The economic team warns that the unemployment rate may once again hit record highs if welfare reform is not approved. The Ministry of Economy says that the unemployment rate could reach 15.1% in 2023 without changes in the rules of retirement and pension in the country. On the other hand, the approval of the reform could make this rate fall to almost half, to 8, 0%. That is because changes in the rules could create nearly 8 million jobs by 2023 – an average of 1.33 million per year and that job creation potential would increase, according to government estimates without explaining how this “miracle” job creation would take place.

Without the reform of Social Security, the interest rate would rise sharply to 18.5% by 2023, predicts the Ministry of Economy. Already with the reform, the Selic rate could reach around 5.6% per year in 2023. Without changes in social security rules, the Ministry of Economy predicts a catastrophic scenario for the government’s gross debt, which would enter an explosive trajectory. In the scenario without reform, the fiscal indicators would worsen considerably: the primary result of the consolidated public sector would remain permanently deficient. Already with the reform, differently, surpluses are generated as from 2021. In the absence of reform, the gross debt of the federal government would continue in an explosive trajectory, whereas in the reform scenario, not considering extraordinary revenues, it would begin to decline. starting in 2021. “The more the pension reform was postponed, the greater the cost for the Brazilian population,” says the document of the Ministry of Economy.

It should be noted that the results of the study of the Ministry of Economy cannot be considered as irrefutable truth because they have no scientific basis. It was another scenario building exercise that is a technique that assumes that there are uncertainties and unpredictability that do not ensure that its results will happen. The document of the Ministry of the Economy tries to convince the Brazilian population using, therefore, a technique that does not have a deterministic base.

The Ministry of Economy’s estimate is that Social Security reform would make it possible to save R$ 1 trillion in 10 years, which would mean an average of R$ 100 billion per year. Taking into account that GDP (Y) is calculated by the formula Y = C + I + G + X -M in which C corresponds to household consumption, I private sector investment, G government expenditure, X export revenue and M spending on imports, the economy of spending on Social Security reform would reduce G’s government spending by R $ 100 billion annually, increasing its investment capacity equivalent to that of 2014 (R$ 99.1 billion ) and is derisory in comparison, for example, with the R$ 845.25 billion investment needed to sustain GDP growth rates of 5% per year.

In order to solve the problem of the deficit in the public accounts, a reason alleged by the Bolsonaro government to carry out the Social Security reform, the federal government should adopt as a fundamental strategy the reactivation of the Brazilian economy which, in addition to tackling the unemployment problem of 13 million workers and 14 million discouraged workers, would contribute to raising tax revenues through a broad program of public infrastructure works (energy, transportation, housing, sanitation, etc.) and, as a consequence, promote the expansion of household consumption resulting from the increase employment and wages, and corporate income from investments in public works. In addition to the public works program, the Brazilian government should develop a broad export program, especially agribusiness and the mineral sector, and promote drastic reduction of bank interest rates to encourage household consumption and investment by companies, reduction of costs of public administration with the freezing of the high salaries of the public sector, the cut of stewardships and organs of the public administration.

In addition to adopting the strategy of reactivating the Brazilian economy to raise tax revenues and reduce public administration costs, the federal government should promote public debt auditing followed by reduction of interest payments and public debt amortization to be renegotiated with public debt creditors. The Federal Budget for 2019 corresponds to R$ 3.262 trillion. Among the expenses, the financial expenditure with the so-called public debt stands out, which will consume almost 44% of the entire budget, or R$ 1.425 trillion. Expenditures on debt comprise debt amortization expenses of R $ 1.046 trillion and interest expense and debt charges of R$ 379 billion, totaling R$ 1.425 trillion. Spending on public servants – active and retired – will consume R$ 350.4 billion. Expenditures on Social Security (INSS) are expected to reach R$ 625 billion, well less than half of what will be spent on public debt. The amount destined for public investment is insignificant for a country like Brazil of only R$ 36 billion. Therefore, the high deficit of public accounts is clearly located in the financial expenditures with so-called public debt – which has never been audited, as mandated by the Constitution and not Social Security expenditures.

In addition to adopting the strategy of reactivating the Brazilian economy to raise tax revenues, reduce public administration costs, and reduce the burden of interest payments and public debt amortization to be renegotiated with public debt creditors, federal government should go after the large debtors of Social Security whose debt totals R$ 426 billion. It should be noted that among the 400 largest Social Security debtors are Bradesco (R$ 465.2 million), Itaú (R$ 88.8 million), Caixa Econômica (R$ 549.5 million), Banco do Brasil (208,2 million), Santander (R$ 80.8 million), Banco Rural (R$ 124.8 million), CBTU (R$ 131.6 million), Friboi (R$ 1.8 billion), Jornal do Brasil (274.9 million), Lojas Americanas (R$166 million), Oi (R$ 126,5 million), Usina Santa Rita (R$ 205,5 million), Usina Santa Helena (R$ 159.5 million, Usina Santa Maria (R$ 76.7 million), Vasp (R$ 1.5 billion), former Parmalat (R$ 25 billion). These are just some of the cases of large Social Security debtors.

* Fernando Alcoforado, 79, holder of the CONFEA / CREA System Medal of Engineering Merit, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, ​​university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of 14 books addressing issues such as Globalization and Development, Brazilian Economy, Global Warming and Climate Change, The Factors that Condition Economic and Social Development,  Energy in the world and The Great Scientific, Economic, and Social Revolutions that Changed the World.

A MENTIRA DO MINISTÉRIO DA ECONOMIA DE BOLSONARO SOBRE OS BENEFÍCIOS DA REFORMA DA PREVIDÊNCIA

Fernando Alcoforado*

O Ministério da Economia informa que o Brasil poderá entrar em recessão a partir do segundo semestre de 2020, caso a reforma da Previdência não seja aprovada e a taxa de desemprego chegaria a 15,1% em 2023. O crescimento do Produto Interno Bruto (PIB) em 2019, primeiro ano do governo Bolsonaro, seria inferior a 1%. Até 2023, a economia continuaria em trajetória recessiva atingindo a queda do PIB em 1,8%. Caso nenhuma reforma fosse aprovada no horizonte de projeção, o crescimento anual do PIB tenderia a ser, em média, 2,9 pontos porcentuais menor nos próximos cinco anos em comparação com o cenário com a mudança das regras previdenciárias. O documento foi preparado para tentar convencer a população brasileira da importância da aprovação da proposta de reforma da Previdência Social enviada pelo governo Bolsonaro ao Congresso Nacional.

O Ministério da Economia informa corretamente que o descontrole das contas públicas está na raiz da grave crise econômica pela qual o País vem passando argumentando de forma mentirosa que a deterioração fiscal atual resulta do aumento dos gastos do governo com benefícios previdenciários que corresponde a 24% do orçamento da União sem fazer menção, entretanto, ao maior responsável pela crise fiscal do governo representado pelos encargos com o pagamento da dívida pública que corresponde a 44% do orçamento da União. A crise fiscal atual resulta fundamentalmente do crescimento desmesurado da dívida pública e não dos gastos com a Previdência Social. Erroneamente, o Ministério da Economia prevê que haverá cada vez menos espaço no orçamento para a manutenção de gastos públicos essenciais para o bem-estar da população (educação, saúde, segurança, saneamento) e a dívida pública inevitavelmente entrará em trajetória insustentável se não acontecer a reforma da Previdência Social.

Na realidade, haverá cada vez menos espaço no orçamento para a manutenção de gastos públicos essenciais para o bem-estar da população (educação, saúde, segurança, saneamento e, inclusive, previdência social) se o governo federal comprometer cada vez mais recursos para o pagamento dos encargos com o pagamento da dívida pública. O principal esforço que deveria ser desenvolvido pelo governo federal seria o de reduzir os encargos com o pagamento da dívida pública e não o de reduzir os gastos com a Previdência Social. A dívida pública entrará inevitavelmente em trajetória insustentável não com a manutenção dos gastos com a Previdência Social, mas principalmente se o governo federal continuar gastando mais do que arrecada de impostos. Para reduzir os gastos do governo, deve eliminar os dispêndios supérfluos e órgãos desnecessários e, para arrecadar mais, é preciso fazer a economia brasileira crescer e taxar grandes fortunas, a renda de dividendos e os bancos.

A equipe econômica alerta que a taxa de desemprego pode voltar a bater recordes caso a reforma da Previdência não seja aprovada. O Ministério da Economia diz que a taxa de desemprego pode chegar a 15,1% em 2023 sem mudanças nas regras de aposentadoria e pensão no País. Por outro lado, a aprovação da reforma poderia fazer esse índice cair a quase metade, a 8,0%. Isso porque as alterações nas regras poderiam propiciar a criação de quase 8 milhões de empregos até 2023 – uma média de 1,33 milhão por ano e que esse potencial de criação de emprego seria crescente, segundo as estimativas do governo sem explicar como este “milagre” de geração de empregos se realizaria.

Sem a reforma, a taxa de juros subiria drasticamente para 18,5% em 2023, prevê o Ministério da Economia. Já com a reforma, a taxa Selic poderá chegar em torno de 5,6% ao ano em 2023. Sem as mudanças nas regras previdenciárias, o Ministério da Economia prevê um cenário catastrófico para a dívida bruta do governo, que entraria em trajetória explosiva. No cenário sem reforma, os indicadores fiscais piorariam consideravelmente: o resultado primário do setor público consolidado continuaria permanentemente deficitário. Já com a reforma, diferentemente, são gerados superávits a partir de 2021. Na ausência de reforma, a dívida bruta do governo federal seguiria em trajetória explosiva, ao passo que, no cenário de reforma, sem considerar receitas extraordinárias, ela começaria a declinar a partir de 2021. “Quanto mais a reforma da Previdência fosse postergada, maior seria o custo para a população brasileira”, diz o documento do Ministério da Economia.

É preciso observar que os resultados do estudo do Ministério da Economia não podem ser considerados como uma verdade irrefutável porque não têm uma base científica. Foi mais um exercício de construção de cenários que é uma técnica que assume que existem incerteza e imprevisibilidade que não asseguram que seus resultados irão acontecer. O documento do Ministério da Economia tenta convencer a população brasileira utilizando, portanto, uma técnica que não tem uma base determinística.

A estimativa do Ministério da Economia é o de que a reforma da Previdência Social possibilitaria uma economia de R$ 1 trilhão em 10 anos que significaria obter R$ 100 bilhões por ano em média. Levando em conta que o PIB (Y) é calculado pela fórmula Y= C +I +G+ X –M na qual C corresponde ao consumo das famílias, I o investimento do setor privado, G os gastos do governo, X a receita com exportações e M os gastos com importações, a economia de gastos com a reforma da Previdência Social faria com que os gastos do governo G se reduzissem de R$ 100 bilhões anualmente elevando sua capacidade de investimento que equivaleria ao realizado em 2014 (R$ 99,1 bilhões) e é irrisória em comparação, por exemplo, com o investimento R$ 845,25 bilhões necessário para sustentar taxas de crescimento do PIB de 5% ao ano.

Para resolver problema do déficit nas contas públicas, motivo este alegado pelo governo Bolsonaro para realizar a reforma da Previdência, o governo federal deveria adotar como estratégia fundamental a reativação da economia brasileira que, além de fazer frente ao problema do desemprego de 13 milhões de trabalhadores e de 14 milhões de trabalhadores desalentados, contribuiria para elevar a arrecadação de impostos com um amplo programa de obras públicas de infraestrutura (energia, transporte, habitação, saneamento básico, etc) e, em consequência, promover a expansão do consumo das famílias resultante do aumento do emprego e da massa salarial e a renda das empresas com os investimentos em obras públicas. Além do programa de obras públicas, o governo brasileiro deveria desenvolver um amplo programa de exportações, sobretudo do agronegócio e do setor mineral e promover a redução drástica das taxas de juros bancárias para incentivar o consumo das famílias e o investimento pelas empresas, a redução dos custos da administração pública com o congelamento dos altos salários do setor público, o corte de mordomias e de órgãos da administração pública.

Além da adoção da estratégia de reativação da economia brasileira para elevar a arrecadação de impostos e de redução dos custos da administração pública, o governo federal deveria promover auditoria da dívida pública seguida de redução dos encargos com o pagamento de juros e amortização da dívida pública a ser renegociada com os credores da dívida pública.  O Orçamento Federal para 2019 corresponde a R$ 3,262 trilhões. Dentre as despesas, sobressai o gasto financeiro com a chamada dívida pública, que consumirá quase 44% de todo o orçamento, ou seja, R$ 1,425 trilhão. O gasto com a dívida compreende o gasto com amortizações da dívida de R$ 1,046 trilhão e o gasto com juros e encargos da dívida de R$ 379 bilhões, somando R$ 1,425 trilhão. O gasto com servidores públicos – ativos e aposentados – consumirá R$ 350,4 bilhões. As despesas com a Previdência Social (INSS) estão previstas para R$ 625 bilhões, bem menos da metade do que será gasto com a dívida pública. O valor destinado a investimento público é insignificante para um país como o Brasil de apenas R$ 36 bilhões. Portanto, o rombo das contas públicas está claramente localizado nos gastos financeiros com a chamada dívida pública – que nunca foi auditada, como manda a Constituição e não nas despesas com a Previdência Social.

Além da adoção da estratégia de reativação da economia brasileira para elevar a arrecadação de impostos, de redução dos custos da administração pública e de redução dos encargos com o pagamento de juros e amortização da dívida pública a ser renegociada com os credores da dívida pública, o governo federal deveria ir atrás dos grandes devedores da Previdência Social cuja dívida totaliza R$ 426 bilhões. Cabe observar que, entre os 400 maiores devedores da Previdência Social estão Bradesco (R$ 465,2 milhões), Itaú (R$ 88,8 milhões), Caixa Econômica (R$549,5 milhões), Banco do Brasil (208,2 milhões), Santander (R$ 80,8 milhões), Banco Rural (R$ 124,8 milhões), CBTU (R$ 131,6 milhões) Friboi (R$ 1,8 bilhão), Jornal do Brasil (274,9 milhões), Lojas Americanas (R$166 milhões), Oi (R$ 126,5 milhões), Usina Santa Rita (R$ 205,5 milhões), Usina Santa Helena (R$ 159, 8 milhões), Usina Santa Maria (R$ 76,7 milhões), Vasp (R$ 1,5 bilhão), antiga Parmalat (R$ 25 bilhões).  Estes são apenas alguns dos casos de grandes devedores da Previdência Social.

*Fernando Alcoforado, 79, detentor da Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017) e Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Bahiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria).