COMMENT FAIRE DE L’UTOPIE DE CONSTRUIRE DES VILLES VERTES ET SMART UNE RÉALITÉ DANS TOUS LES PAYS DU MONDE

Fernando Alcoforado*

Cet article représente la suite de l’article dont le titre est Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (Comment réaliser des utopies planétaires en vue de construire un monde meilleur) [1]. Cet article est le huitième d’une série de 12 articles qui abordent les 12 utopies planétaires qui doivent être réalisées pour construire un monde meilleur et contribuer à la réalisation du bonheur des êtres humains, individuellement et collectivement. Cet article vise à présenter comment concrétiser la huitième des utopies considérées, celle de construire des villes vertes et intelligentes dans tous les pays, pour éliminer la dystopie représentée par des villes de plus en plus dégradées dans la grande majorité des pays du monde.

Construire des villes vertes signifie rendre les villes durables. En raison essentiellement des migrations, la moitié de la population mondiale (plus de 3,9 milliards de personnes) vit aujourd’hui dans les villes. Il existe 19 mégalopoles sur la planète, dont 15 situées dans des pays capitalistes périphériques, avec une population de plus de 10 millions d’habitants. Les prévisions font état de l’existence de 23 mégapoles après 2015. Les grandes métropoles sont celles qui ont le plus besoin d’une planification urbaine durable. Ce besoin surgit en raison de problèmes urbains et environnementaux résultant d’une densification désordonnée, du manque de planification, du manque de ressources et de services, du manque d’infrastructures et d’espaces bâtis, de normes de gestion arriérées, d’agressions envers l’environnement, entre autres.

L’article Como tornar as cidades sustentáveis (Comment rendre les villes durables) [2] indique que les villes durables sont des villes qui ont une politique de développement économique et social compatible avec l’environnement naturel et bâti. C’est dans les villes que les dimensions sociales, économiques et environnementales du développement durable convergent le plus intensément, ce qui nécessite de les penser, de les gérer et de les planifier conformément au modèle de développement durable qui vise à répondre aux besoins actuels de la population de la Terre sans compromettre ses ressources naturelles, en les léguant aux générations futures. Cela signifie que le modèle de développement durable dans les villes doit être adopté en visant la compatibilité des facteurs économiques et sociaux avec l’environnement. Qu’est-ce qui caractérise une ville durable ? Il s’agit du droit de la population à la terre urbaine, au logement, à l’assainissement, aux infrastructures urbaines, aux transports et aux services publics, au travail et aux loisirs, pour les générations actuelles et futures.

L’article Como construir cidades inteligentes e sustentáveis (Comment construire des villes intelligentes et durables) [4] informe que l’amélioration de la qualité de vie de la population dépend des conditions de son existence en termes d’offres d’emploi, de logement, d’assainissement de base, d’infrastructures urbaines, la mobilité urbaine et l’accès aux services d’éducation, de culture, de santé et de loisirs. Le développement durable d’une ville ne sera atteint que lorsque la dégradation des ressources naturelles sera évitée et qu’il existe des politiques claires et globales en matière d’assainissement, de collecte et de traitement des déchets, de gestion de l’eau, avec collecte, traitement, économie et réutilisation, des systèmes de transport qui privilégient les transports de masse avec qualité et sécurité, des actions qui préservent et agrandissent les espaces verts, l’utilisation d’énergies propres et renouvelables et, surtout, une administration publique transparente partagée avec la société civile organisée. À son tour, la démocratisation des décisions gouvernementales avec la participation de l’ensemble de la population n’existera que lorsque celle-ci s’impliquera non seulement dans la fourniture de données,  mais aussi, décider de l’avenir de la ville.

À l’époque contemporaine, où les problèmes du réchauffement climatique peuvent conduire à un changement climatique catastrophique au niveau planétaire, chaque ville doit disposer d’un plan d’adaptation au changement climatique, en particulier celles soumises à des événements extrêmes. Les villes côtières, par exemple, doivent se préparer à l’élévation prévisible du niveau de la mer et se préoccuper des glissements de terrain, des inondations, etc., résultant de précipitations de grande magnitude. En bref, ils doivent faire preuve de flexibilité et d’adaptabilité aux nouvelles exigences climatiques. Il est nécessaire de repenser la croissance urbaine des villes pour les intégrer au milieu naturel, pour récupérer leurs plages et leurs rivières désormais compromises par les rejets d’eaux usées, afin que les villes ne reçoivent pas de réponse hostile du milieu naturel.

Economist Intelligence Unit a réalisé, en partenariat avec Siemens, une étude pour identifier les villes les plus vertes d’Europe. Les 30 centres urbains les plus importants politiquement ou économiquement du continent ont été analysés, classés selon 8 catégories de performance : émissions de dioxyde de carbone, consommation d’eau et déchets, gestion des sols et des déchets, consommation d’énergie et utilisation de sources renouvelables, qualité de l’air, mobilité et politiques environnementales. Toutes les données ont été calculées par l’équipe de chercheurs de The Economist, qui a également utilisé les objectifs environnementaux fixés par l’Union européenne pour l’année 2020 comme référence pour le score. Dans ce classement, les 10 premières villes étaient les suivantes : 1) Copenhague ; 2) Stockholm ; 3) Oslo ; 4) Vienne ; 5) Amsterdam ; 6) Zurich; 7)Helsinki ; 8) Berlin ; 9) Bruxelles ; et 10) Paris.

L’article As 100 cidades mais sustentáveis do mundo em 2022 (Les 100 villes les plus durables au monde en 2022) [3] informe qu’Arcadis, un cabinet de conseil et de solutions durables pour la conception et l’ingénierie, publie une liste annuelle des villes les plus avancées en matière de durabilité au monde. Pour Arcadis, une ville fonctionne sur la base du développement durable, si elle agit de manière à ce que ses trois piliers – Social, Économique et Environnemental – coexistent et interagissent pleinement les uns avec les autres. La capitale norvégienne, Oslo, est en tête de l’indice global des villes durables 2022. Stockholm (Suède), Tokyo (Japon), Copenhague (Danemark) et Berlin (Allemagne) complètent les cinq premières places de la liste des villes durables. À l’exception de Tokyo, le top 20 est occupé uniquement par les villes européennes et nord-américaines, l’accent étant mis sur les villes scandinaves, qui occupent trois places dans les cinq premières positions. La ville brésilienne la mieux placée dans l’évaluation générale est São Paulo, en 84ème position.

Quant à Oslo, première ville durable au monde, avec une population d’environ 650 000 habitants, elle a toujours eu une forte préoccupation environnementale et a intensifié ces efforts ces dernières années. Dans le secteur des transports par exemple, depuis les années 1990, la population est incitée à utiliser des véhicules électriques. Aujourd’hui, Oslo est un leader mondial de la mobilité électrique et entend atteindre 100 % de voitures électriques en 2025. Parallèlement, d’importants investissements sont réalisés dans les transports publics, les infrastructures cyclables et les voies navigables. La gestion des déchets est un autre point fort à Oslo. En plus d’un service complet de collecte et d’une gamme de programmes de recyclage, Oslo est la première ville à tester le captage et le stockage du carbone par l’incinération des déchets.

L’article As 100 cidades mais sustentáveis do mundo em 2022 (Les 100 villes les plus durables au monde en 2022) [3] informe que la gestion des déchets est un défi mondial qui génère actuellement d’énormes émissions de gaz à effet de serre car d’importants volumes de déchets sont déposés dans les décharges de la grande majorité des villes. Récupérer l’énergie contenue dans ces déchets grâce au captage du carbone fait partie de la solution. Il est prévu qu’Oslo deviendra une ville à bilan carbone négatif à partir de 2030 grâce à la stratégie climatique qui établit que la ville deviendra pratiquement sans émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030, avec une réduction des émissions de 95 % par rapport à 2009 et de 52 % de moins en 2023. L’intention est de contribuer à réduire la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère par des moyens biologiques et par le captage et le stockage industriel du carbone. Une réduction de 10 % de la consommation totale d’énergie est toujours prévue d’ici 2030 par rapport à 2009. La résilience est en cours de construction pour résister aux impacts du changement climatique attendus d’ici 2100 grâce à des mesures d’adaptation telles que des toits verts et des espaces de ruissellement pour lutter contre les inondations.

Construire une ville durable n’est pas une tâche facile, mais ce n’est pas non plus une tâche impossible, comme l’a démontré la ville d’Oslo en Norvège. Le grand enjeu stratégique du moment est la métropole. S’ils ne fonctionnent pas bien, la planète devient non viable. Cependant, les métropoles contemporaines compactes, comme les capitales des pays scandinaves, offrent un développement durable plus important. La raison en est qu’ils concentrent la technologie et les nouvelles opportunités de croissance et génèrent de l’innovation et du développement. C’est le grand défi lancé aux grandes villes. La solution est de les refaire, au lieu de les étendre, de les compacter, de les rendre plus durables et de les transformer en un réseau stratégique de noyaux polycentriques compacts et denses.

Le grand défi est de penser de manière systémique toutes les parties liées à la construction d’une ville, en englobant les aspects économiques, sociaux et environnementaux ainsi que d’autres aspects tels que l’éloignement des sources alimentaires, le traitement des déchets, le chauffage, l’utilisation ou la réutilisation. eau, matériaux recyclés et recyclables, etc. La recherche de la durabilité doit être poursuivie aux niveaux mondial et local. Les villes, en particulier les mégalopoles, devraient adopter le modèle de développement durable, visant à rendre l’environnement compatible avec les facteurs économiques et sociaux. Pour atteindre cet objectif dans les villes, il est impératif d’améliorer l’efficacité énergétique en développant des actions conduisant à des économies d’énergie dans les bâtiments, les industries et les moyens de transport en général, contribuant ainsi à la réduction des émissions mondiales de carbone et, par conséquent, de l’effet de serre.

L’article Como construir cidades inteligentes e sustentáveis (Comment construire des villes intelligentes et durables) [4] indique que chaque ville atteint la condition de ville intelligente lorsque ses gestionnaires la considèrent comme un système et utilisent les technologies de l’information dans son processus de planification et de contrôle, en comptant sur le soutien efficace de ses population. Chaque ville intelligente nécessite l’utilisation des technologies de l’information avec l’utilisation de divers appareils connectés au réseau IoT (Internet des objets) pour gérer rationnellement les opérations et les services de la ville et se connecter avec ses citoyens. L’Internet des objets (IoT) fait référence à une révolution technologique qui vise à connecter les objets utilisés quotidiennement au World Wide Web et constitue l’une des principales tendances mondiales. Son utilisation dans l’administration d’une ville car elle est applicable dans des solutions allant de la surveillance de l’éclairage publique, la surveillance des piétons, des cyclistes, des véhicules à moteur, des transports publics, des services d’éducation et de santé, entre autres. Les applications de l’Internet des objets sont presque infinies. De plus, l’IoT entraînera une réduction du gaspillage des ressources publiques dans les villes.

Poussés par l’essor de l’Internet 5G, les appareils IoT peuvent apporter des avantages aux particuliers, aux entreprises et au secteur public. Mais il convient de mentionner que, pour être considéré comme une solution IoT, le système administratif d’une ville doit avoir trois caractéristiques : 1) recevoir des données numériques provenant de capteurs ; 2) se connecter à un réseau externe ; et 3) traiter les informations automatiquement, c’est-à-dire sans intervention humaine. Une nouvelle révolution dans les médias est sur le point de se produire avec l’utilisation de l’Internet 5G dans le monde entier, qui représente jusqu’à présent la plus grande avancée en matière de communication après un long processus historique d’évolution technologique. L’Internet 5G aura d’énormes impacts sur l’économie et la société. Il s’agit d’une plate-forme de communication absolument innovante dont les caractéristiques permettent une communication de machine à machine (M2M) avec une grande efficience, efficacité, fiabilité et sécurité. En ce sens, il est développé pour l’Internet des objets (IoT), c’est-à-dire pour les applications personnelles, mais sert également de plateforme de communication pour le développement d’applications nouvelles et révolutionnaires pour l’industrie, les villes, l’agriculture, les transports et les services.

L’Internet 5G sera un formidable moteur du développement de l’Industrie 4.0 et de l’avènement des villes intelligentes car il tend à accélérer le développement de technologies telles que l’Internet des objets (IoT), l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning), dont Le potentiel ne consistera pas seulement à améliorer la connectivité des personnes, mais à permettre la communication entre les objets, ce qui peut transformer de manière décisive les services et les espaces urbains. Les technologies de l’information permettent aux gestionnaires municipaux d’interagir directement avec leurs agences d’exécution et avec la population et de suivre ce qui se passe dans la ville et son évolution en temps réel. Les technologies de l’information devraient être utilisées pour améliorer la qualité, les performances et l’interactivité des services urbains, réduire les coûts et la consommation de ressources et accroître les contacts entre les citoyens et le gouvernement. Une ville intelligente peut être mieux préparée à répondre aux défis auxquels sont confrontés ses gestionnaires et sa population. Chaque ville atteindra la condition de ville intelligente lorsque les objectifs d’humanisation de la ville seront atteints avec l’amélioration de la qualité de vie de l’ensemble de la population, de développement durable de la ville et de démocratisation des décisions gouvernementales avec la participation de l’ensemble de la population.

On peut dire qu’il est impératif de rendre les villes durables, car elles sont devenues le principal habitat de l’humanité étant donné que, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des villes. Ce nombre, 3,9 milliards de personnes vivant dans les villes aujourd’hui, devrait dépasser la barre des 6,4 milliards d’ici 2050. L’accès à l’emploi, aux services, aux équipements publics et à un plus grand bien-être économique et social est son plus grand attrait pour tous ceux qui y viennent. On peut également dire que la plupart des problèmes environnementaux mondiaux proviennent des villes, ce qui rend difficile leur durabilité sans être en même temps des villes intelligentes. Il est donc impératif que les villes soient durables et intelligentes.

LES RÉFÉRENCES

  1. ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponible sur le site Web <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.
  2. ALCOFORADO. Fernando. Como tornar as cidades sustentáveis. Disponible sur le site Web <https://www.linkedin.com/pulse/como-tornar-cidades-sustent%C3%A1veis-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.
  3. EXAME. As 100 cidades mais sustentáveis do mundo em 2022. Disponible sur le site Web <https://exame.com/negocios/100-cidades-sustentaveis-mundo-2022/>.
  4. ALCOFORADO. Fernando. Como construir cidades inteligentes e sustentáveis.Disponible sur le site Web <https://www.linkedin.com/pulse/como-construir-cidades-inteligentes-e-sustent%C3%A1veis-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

​* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur (Ingénierie, Économie et Administration) et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’Université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018),  Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022) et How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

HOW TO MAKE THE UTOPIA OF BUILDING GREEN AND SMART CITIES A REALITY IN ALL COUNTRIES IN THE WORLD

Fernando Alcoforado*

This article represents the continuation of the article whose title is Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (How to make planetary utopias come true with a view to building a better world) [1]. This article is the eighth of 12 articles that address the 12 planetary utopias that need to be realized in order to build a better world and contribute to the achievement of happiness for human beings, individually and collectively. This article aims to present how to make the eighth of the utopias considered, that of building green and smart cities in all countries, come true to eliminate the dystopia represented by increasingly degraded cities in the vast majority of countries in the world.

Building green cities means making cities sustainable. Basically due to migration, today half of the world’s population (more than 3.9 billion people) live in cities. There are 19 megalopolises on the planet, 15 of which are located in peripheral capitalist countries, with a population of over 10 million inhabitants. Forecasts point to the existence of 23 megacities after the year 2015. Large metropolises are the ones most in need of sustainable urban planning. This need arises due to urban and environmental problems arising from disorderly densification, lack of planning, lack of resources and services, deficiency in infrastructure and built spaces, backward management standards, aggressions to the environment, among others.

The article Como tornar as cidades sustentáveis (How to make cities sustainable) [2] informs that sustainable cities are cities that have an economic and social development policy compatible with the natural and built environment. It is in cities that the social, economic and environmental dimensions of sustainable development converge most intensely, making it necessary for them to be thought out, managed and planned in accordance with the sustainable development model that aims to meet the current needs of the population of the Earth without compromising its natural resources, bequeathing them to future generations. It means to say that the model of sustainable development in the cities must be adopted aiming at the compatibility of economic and social factors with the environment. What characterizes a sustainable city? It is the population’s right to urban land, housing, environmental sanitation, urban infrastructure, transportation and public services, work and leisure, for current and future generations.

The article Como construir cidades inteligentes e sustentáveis (How to build smart and sustainable cities) [4] informs that improving the quality of life of the population depends on the conditions of its existence in terms of job offers, housing, basic sanitation, urban infrastructure, urban mobility and access to education, culture, health and leisure services. The sustainable development of a city will only be achieved when the degradation of natural resources is avoided and there are clear and comprehensive policies for sanitation, garbage collection and treatment, water management, with collection, treatment, economy and reuse, transport systems that favor mass transport with quality and safety, actions that preserve and expand green areas, the use of clean and renewable energies and, above all, transparent public administration shared with organized civil society. In turn, the democratization of government decisions with the participation of the entire population will only exist when it becomes involved not only in providing data, but also deciding on the directions of the city.

In the contemporary era, when the problems of global warming can lead to catastrophic climate change at the planetary level, every city needs to have a climate change adaptation plan, especially those subject to extreme events. Coastal cities, for example, must plan against the foreseeable rise in sea levels and be concerned about hillside landslides, flooding, etc., resulting from inclement rainfall. In short, they must have flexibility and adaptability to new climate requirements. It is necessary to redesign the urban growth of cities to integrate them into the natural environment, to recover their beaches and rivers now compromised by the release of sewage, so that cities do not receive a hostile response from the natural environment.

Economist Intelligence Unit carried out, in partnership with Siemens, a study to point out the greenest cities in Europe. The 30 most politically or economically significant urban centers on the continent were analyzed, classified according to 8 performance categories: carbon dioxide emissions, water consumption and waste, land and waste management, energy consumption and use of renewable sources, air quality, mobility and environmental policies. All data were calculated by the team of researchers from The Economist, who also used the environmental goals set by the European Union for the year 2020 as a reference for the score. In this ranking, the top 10 cities were as follows: 1) Copenhagen; 2) Stockholm; 3) Oslo; 4) Vienna; 5) Amsterdam; 6) Zurich; 7) Helsinki; 8) Berlin; 9) Brussels; and, 10) Paris.

The article As 100 cidades mais sustentáveis do mundo em 2022 (The 100 most sustainable cities in the world in 2022) [3] informs that Arcadis, a consultancy and sustainable solutions for design and engineering, publishes an annual list of the most advanced cities in sustainability in the world. For Arcadis, a city works based on sustainable development, if it acts in such a way that its three pillars – Social, Economic and Environmental – coexist and interact with each other fully. The Norwegian capital, Oslo, leads the overall Sustainable Cities 2022 index. Stockholm (Sweden), Tokyo (Japan), Copenhagen (Denmark) and Berlin (Germany) complete the top five positions on the list of sustainable cities. With the exception of Tokyo, the top 20 is occupied only by European and North American cities, with emphasis on the Scandinavian ones, which hold three places in the top five positions. The best placed Brazilian city in the general evaluation is São Paulo, in 84th position.

About Oslo, the number 1 sustainable city in the world, with a population of around 650,000 inhabitants, it has historically always had a strong environmental concern and has intensified these efforts in recent years. In the transport sector, for example, since the 1990s, the population has been encouraged to use electric vehicles. Today, Oslo is a world leader in electric mobility and intends to reach 100% of electric cars in 2025. At the same time, large investments are being made in public transport, cycling infrastructure and waterways. Waste management is another strength in Oslo. In addition to a full collection service and a range of recycling programs, Oslo is the first city to test carbon capture and storage through waste incineration.

The article As 100 cidades mais sustentáveis do mundo em 2022 (The 100 most sustainable cities in the world in 2022) [3] informs that waste management is a global challenge that currently generates enormous emissions of greenhouse gases because large volumes of waste are deposited in landfills in the vast majority of cities. Recovering energy contained in these wastes using carbon capture is part of the solution. It is predicted that Oslo will become a carbon negative city from 2030 with the climate strategy that establishes that the city will become practically without greenhouse gas (GHG) emissions by 2030, with a 95% reduction in emissions compared to 2009 and 52% less in 2023. The intention is to contribute to reducing the amount of greenhouse gases in the atmosphere through biological means and industrial carbon capture and storage. A 10% reduction in total energy consumption is still projected by 2030 compared to 2009. Resilience is being built to withstand the impacts of climate change expected by 2100, with adaptation measures such as green roofs and run-off spaces water to fight floods.

Making a sustainable city is not an easy task, but it is not an impossible task either, as demonstrated by the city of Oslo in Norway. The great strategic challenge of the moment are the metropolises. If they don’t work well, the planet becomes unviable. However, compact contemporary metropolises, such as the capitals of Scandinavian countries, provide greater sustainable development. The reason is that they concentrate technology and new growth opportunities and generate innovation and development. This is the great challenge presented to the big cities. The path is to remake them, instead of expanding them, compacting them, making them more sustainable and transforming them into a strategic network of compact and dense polycentric nuclei.

The big challenge is to think about all the parts related to the construction of a city in a systemic way, encompassing economic, social and environmental aspects along with other aspects such as its distance from food sources, waste treatment, heating, use or reuse water, recycled and recyclable materials, etc. The pursuit of sustainability must be pursued on a global and local level. Cities, especially megalopolises, should adopt the model of sustainable development, aiming at making the environment compatible with economic and social factors. To achieve this goal in cities, it is imperative to improve energy efficiency by developing actions that lead to energy savings in buildings, industries and means of transport in general, thus contributing to the reduction of global emissions of carbon and, consequently, the greenhouse effect.

The article Como construir cidades inteligentes e sustentáveis (How to build smart and sustainable cities) [4] informs that every city reaches the condition of smart city when its managers consider it as a system and make use of information technology in its planning and control process, counting on the effective support of its population. Every smart city requires the use of information technology with the use of various devices connected to the IoT (Internet of Things) network to rationally manage city operations and services and connect with its citizens. The Internet of Things (IoT) refers to a technological revolution that aims to connect everyday used items to the world wide web and is one of the main global trends its use in the administration of a city because it is applicable in solutions ranging from monitoring public lighting, monitoring pedestrians, cyclists, motor vehicles, public transport, education and health services, among others. The applications of the Internet of Things are almost endless. In addition, IoT will lead to a reduction in the waste of public resources in cities.

Driven by the rise of 5G Internet, IoT devices can bring benefits to people, businesses and the public sector. But it is worth mentioning that, to be considered an IoT solution, the administration system of a city needs to have three characteristics: 1) receive digital data originating from sensors; 2) connect to an external network; and, 3) process information automatically, that is, without human intervention. A new revolution in the media is about to take place with the use of 5G Internet all over the world, representing so far the greatest advance in communications after a long historical process of technological evolution. 5G Internet will have huge impacts on the economy and society. It is an absolutely innovative communications platform with characteristics that allow machine-to-machine (M2M) communication with great efficiency, effectiveness, reliability and security. In this sense, it is developed for the Internet of Things (IoT), that is, for personal applications, but also serves as a communications platform for the development of new and revolutionary applications for industry, cities, agriculture, transport and the services.

The 5G Internet will be a great driver for the development of Industry 4.0 and the advent of smart cities because it tends to accelerate the development of technologies, such as the Internet of Things (IoT), artificial intelligence and machine learning (machine learning), whose potential will not consist of just improving connectivity for people, but allowing communication between objects, which can decisively transform urban services and spaces. Information technology allows city managers to interact directly with their executing agencies and with the population and monitor what is happening in the city and how the city is evolving in real time. Information technology should be used to improve the quality, performance and interactivity of urban services, reduce costs and resource consumption and increase contact between citizens and government. A smart city can be better prepared to respond to the challenges faced by its managers and its population. Every city will reach the condition of smart city when the goals of humanization of the city are achieved with the improvement of the quality of life for the entire population, of sustainable development of the city and of democratization of government decisions with the participation of the entire population.

It can be said that it is an imperative need to make cities sustainable because they have become humanity’s main habitat given that, for the first time in human history, more than half of the world’s population lives in cities. This number, 3.9 billion people living in cities today, is expected to pass the 6.4 billion mark by 2050. Access to jobs, services, public facilities and greater economic and social well-being is its biggest draw for all those who go to her. It can also be said that most global environmental problems originate in cities, which makes it difficult for them to be sustainable without at the same time being smart cities. It is imperative, therefore, that cities are sustainable and intelligent.

REFERENCES

  1. ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Available on the website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.
  2. ALCOFORADO. Fernando. Como tornar as cidades sustentáveis. Available on the website <https://www.linkedin.com/pulse/como-tornar-cidades-sustent%C3%A1veis-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.
  3. EXAME. As 100 cidades mais sustentáveis do mundo em 2022. Available on the website <https://exame.com/negocios/100-cidades-sustentaveis-mundo-2022/>.
  4. ALCOFORADO. Fernando. Como construir cidades inteligentes e sustentáveis.Available on the website <https://www.linkedin.com/pulse/como-construir-cidades-inteligentes-e-sustent%C3%A1veis-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, college professor (Engineering, Economy and Administration) and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press,  Boca Raton, Florida United States, 2022) and How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023). 

COMO TORNAR REALIDADE A UTOPIA DA CONSTRUÇÃO DE CIDADES VERDES E INTELIGENTES EM TODOS OS PAÍSES DO MUNDO    

Fernando Alcoforado*

Este artigo representa a continuação do artigo cujo título é Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor [1].  Este artigo é o oitavo dos 12 artigos que abordam as 12 utopias planetárias que precisam ser realizadas visando a construção de um mundo melhor e contribuir para a conquista da felicidade dos seres humanos, individual e coletivamente.  Este artigo tem por objetivo apresentar como fazer com que a oitava das utopias consideradas, a da construção das cidades verdes e inteligentesem todos os países se torne realidade para eliminar a distopia representada pelascidades crescentemente degradadas na grande maioria dos países do mundo. 

Construir cidades verdes significa tornar as cidades sustentáveis. Basicamente devido à migração, hoje, metade da população mundial (mais de 3,9 bilhões de pessoas) vive em cidades. Existem 19 megalópoles no planeta, das quais 15 estão localizadas nos países capitalistas periféricos, com população acima de 10 milhões de habitantes. As previsões apontam para a existência de 23 megalópoles depois do ano de 2015.  As grandes metrópoles são as que mais necessitam de um planejamento urbano sustentável. Esta necessidade se impõe devido aos problemas urbanos e ambientais decorrentes de adensamentos desordenados, ausência de planejamento, carência de recursos e serviços, deficiência da infraestrutura e dos espaços construídos, padrões atrasados de gestão, agressões ao meio ambiente, dentre outros.

O artigo Como tornar as cidades sustentáveis [2] informa que as cidades sustentáveis ​​são cidades que têm uma política de desenvolvimento econômico e social compatível com o ambiente natural e construído. É nas cidades que as dimensões sociais, econômicas e ambientais do desenvolvimento sustentável convergem mais intensamente, fazendo com que se torne necessário que sejam pensadas, gerenciadas e planejadas de acordo com o modelo de desenvolvimento sustentável que tem por objetivo atender as necessidades atuais da população da Terra sem comprometer seus recursos naturais, legando-os às gerações futuras. Significa dizer que o modelo de desenvolvimento sustentável nas cidades deve ser adotado objetivando a compatibilização dos fatores econômico e social com o meio ambiente. O que caracteriza uma cidade sustentável? É o direito da população à terra urbana, à moradia, ao saneamento ambiental, à infraestrutura urbana, ao transporte e aos serviços públicos, ao trabalho e ao lazer, para a atual e futuras gerações.

O artigo Como construir cidades inteligentes e sustentáveis [4] informa que a melhoria da qualidade de vida da população depende das condições de sua existência quanto à oferta de emprego, à moradia, ao saneamento básico, à infraestrutura urbana, à mobilidade urbana e ao acesso aos serviços de educação, cultura, saúde e lazer. O desenvolvimento sustentável de uma cidade só será alcançado quando for evitada a degradação dos recursos naturais e existirem políticas claras e abrangentes para saneamento, coleta e tratamento de lixo, gestão da água, com coleta, tratamento, economia e reuso, sistemas de transporte que privilegiem o transporte de massa com qualidade e segurança, ações que preservem e ampliem áreas verdes, o uso de energias limpas e renováveis e, sobretudo, administração pública transparente e compartilhada com a sociedade civil organizada. Por sua vez, a democratização das decisões do governo com a participação de toda a população só existirá quando ela se envolver não apenas no fornecimento de dados, mas também, decidir sobre os rumos da cidade.  

Na era contemporânea, quando os problemas do aquecimento global podem levar à mudança climática catastrófica em nível planetário, cada cidade precisa ter um plano de adaptação às mudanças climáticas, especialmente aquelas sujeitas a eventos extremos. As cidades costeiras, por exemplo, devem ter planejamento contra o aumento previsível do nível dos oceanos e se preocupar com deslizamentos de terra nas encostas, inundações, etc., resultantes de chuvas inclementes. Em suma, elas devem ter flexibilidade e adaptabilidade aos novos requisitos climáticos. É necessário redesenhar o crescimento urbano das cidades para integrá-las ao ambiente natural, para recuperar suas praias e seus rios agora comprometidos com o lançamento de esgotos, para que as cidades não recebam uma resposta hostil do meio ambiente natural.

Economist Intelligence Unit realizou, em parceria com a Siemens, um estudo para apontar as cidades mais verdes da Europa. Foram analisados os 30 centros urbanos política ou economicamente mais expressivos do continente, classificados de acordo com 8 categorias de desempenho: emissão de dióxido de carbono, consumo e desperdício de água, gerenciamento de terra e resíduos, consumo de energia e uso de fontes renováveis, qualidade do ar, mobilidade e políticas ambientais. Todos os dados foram apurados pela equipe de pesquisadores da The Economist, que usou também as metas ambientais traçadas pela União Europeia para o ano de 2020 como referência para a pontuação. Nesse ranking, as 10 primeiras cidades foram as seguintes: 1) Copenhague; 2) Estocolmo; 3) Oslo; 4) Viena; 5) Amsterdã; 6) Zurique; 7) Helsinque; 8) Berlim; 9) Bruxelas; e, 10) Paris.

O artigo As 100 cidades mais sustentáveis do mundo em 2022 [3] informa que a Arcadis, empresa de consultoria e soluções sustentáveis de design e engenharia, divulga uma lista anual das cidades mais avançadas em sustentabilidade no mundo. Para a Arcadis, uma cidade trabalha com base no desenvolvimento sustentável, se ela atuar de forma que seus três pilares – Social, Econômico e Ambiental – coexistam e interajam entre si plenamente. A capital norueguesa, Oslo, lidera o índice geral do Sustainable Cities 2022. Estocolmo (Suécia), Tóquio (Japão), Copenhague (Dinamarca) e Berlim (Alemanha) completam as cinco primeiras posições da lista de cidades sustentáveis. Com exceção de Tóquio, o top 20 é ocupado apenas por cidades europeias e norte-americanas, com destaque para as escandinavas, que detêm três lugares nas cinco primeiras posições. A cidade brasileira mais bem colocada na avaliação geral é São Paulo, na 84ª posição. 

Sobre Oslo, a número 1 das cidades sustentáveis do mundo, com população de cerca de 650 mil habitantes, ela sempre apresentou, historicamente, uma forte preocupação ambiental e tem intensificado esses esforços nos últimos anos. No setor de transporte, por exemplo, desde a década de 1990 incentiva a população a usar veículos elétricos. Hoje, Oslo é líder mundial em mobilidade elétrica e pretende chegar a 100% dos carros elétricos em 2025. Paralelamente, grandes investimentos vêm sendo realizados em transporte público, infraestrutura cicloviária e hidrovias. A gestão de resíduos é outro ponto forte em Oslo. Além de um completo serviço de coleta seletiva e uma série de programas de reciclagem, Oslo é a primeira cidade a testar a captura e armazenamento de carbono por meio da incineração de resíduos. 

O artigo As 100 cidades mais sustentáveis do mundo em 2022 [3] informa que a gestão de resíduos é um desafio global que atualmente gera enormes emissões de gases do efeito estufa porque grandes volumes de resíduos são depositados em aterros sanitários na grande maioria das cidades. Recuperar energia contida nesses resíduos usando a captura de carbono é parte da solução. É previsto que Oslo se torne uma cidade negativa em carbono a partir de 2030 com a estratégia climática que estabelece que a cidade se tornará praticamente sem emissões de gases de efeito estufa (GEE) até 2030, com redução de 95% nas emissões em comparação a 2009 e 52% menos já em 2023. A intenção é contribuir para a redução da quantidade de gases do efeito estufa na atmosfera por meio biológico e captura e armazenamento industrial de carbono. Ainda está prevista uma redução de 10% no consumo total de energia até 2030, em relação a 2009. A resiliência está sendo reforçada para resistir aos impactos da mudança climática esperados até 2100, com medidas de adaptação como telhados verdes e espaços para escoamento de água para combater inundações.

Fazer uma cidade sustentável não é uma tarefa fácil, mas também não é uma tarefa impossível como demostra a cidade de Oslo na Noruega. O grande desafio estratégico do momento são as metrópoles. Se elas não funcionam bem, o planeta se torna inviável. Porém, metrópoles contemporâneas compactas, como as capitais dos países escandinavos, propiciam maior desenvolvimento sustentável. A razão é que elas concentram tecnologia e novas oportunidades de crescimento e geram inovação e desenvolvimento. Eis o grande desafio apresentado às grandes cidades. O caminho é refazê-las, em vez de expandi-las, compactá-las, deixá-las mais sustentáveis e transformá-las numa rede estratégica de núcleos policêntricos compactos e densos.

O grande desafio é pensar em todas as partes relacionadas à construção de uma cidade de forma sistêmica, englobando aspectos econômicos, sociais e ambientais juntamente com outros aspectos como sua distância em relação às fontes de alimentos, o tratamento de resíduos, aquecimento, aproveitamento ou reaproveitamento das águas, materiais reciclados e recicláveis etc. A busca da sustentabilidade deve ser perseguida em níveis global e local. As cidades, sobretudo as megalópoles, deveriam adotar o modelo de desenvolvimento sustentável objetivando a compatibilização do meio ambiente com os fatores econômico e social. Para a consecução desse objetivo nas cidades, torna-se um imperativo aperfeiçoar a eficiência energética desenvolvendo ações que levem à obtenção de economias de energia nas edificações, nas indústrias e nos meios de transporte em geral contribuindo, dessa forma, para a redução das emissões globais de carbono e, consequentemente, do efeito estufa.

O artigo Como construir cidades inteligentes e sustentáveis [4] informa que toda cidade alcança a condição de cidade inteligente quando seus gestores a consideram como um sistema e fazem o uso da tecnologia da informação em seu processo de planejamento e controle contando com o efetivo apoio de sua população. Toda cidade inteligente requer o uso da tecnologia da informação com o uso de vários dispositivos conectados à rede IoT (Internet das coisas) para gerir as operações e serviços da cidade de forma racional e conectar-se com seus cidadãos. A Internet das Coisas (IoT, em inglês) se refere a uma revolução tecnológica que tem como objetivo conectar os itens usados do dia a dia à rede mundial de computadores e é uma das principais tendências globais seu uso na administração de uma cidade porque é aplicável em soluções que vão desde o monitoramento da iluminação pública, ao de pedestres, ciclistas, de veículos automotores, do transporte público, dos serviços de educação e saúde, entre outros. As aplicações da Internet das Coisas são quase infinitas. Além disso, a IoT vai levar a uma redução dos desperdícios de recursos públicos nas cidades.

Impulsionada pela ascensão da Internet 5G, os dispositivos IoT podem trazer benefícios para pessoas, empresas e setor público. Mas vale ressaltar que, para ser considerada uma solução IoT, o sistema de administração de uma cidade precisa ter três características: 1) receber dados digitais originado em sensores; 2) se conectar com uma rede externa; e, 3) processar informações de forma automática, ou seja, sem intervenção humana. Um nova revolução nos meios de comunicação está para ocorrer com o uso da Internet 5G em todo o mundo, representando até o momento o maior avanço nas comunicações após um longo processo histórico de evolução tecnológica. A Internet 5G produzirá gigantescos impactos na economia e na sociedade. Trata-se de uma plataforma de comunicações absolutamente inovadora e com características que permitem a comunicação máquina a máquina (M2M) com grande eficiência, eficácia, confiabilidade e segurança. Nesse sentido, é desenvolvida para a internet das coisas (IoT), ou seja para aplicações pessoais, mas também servem de plataforma de comunicações para o desenvolvimento de novas e revolucionárias aplicações para a indústria, para as cidades, para a agricultura, o transporte e os serviços.

A Internet 5G será grande impulsionador para o desenvolvimento da Indústria 4.0 e o advento das cidades inteligentes porque tende a acelerar o desenvolvimento de tecnologias, como a Internet das Coisas (IoT), inteligência artificial e machine learning (aprendizado de máquina) cujo potencial não consistirá apenas em melhorar a conectividade para as pessoas, mas permitir a comunicação entre os objetos, o que pode transformar decisivamente os serviços e espaços urbanos. A tecnologia da informação permite que os gestores da cidade interajam diretamente com seus órgãos executores e com a população e monitorem o que está acontecendo na cidade e como a cidade está evoluindo em tempo real. A tecnologia da informação deve ser usada para melhorar a qualidade, o desempenho e a interatividade dos serviços urbanos, reduzir custos e o consumo de recursos e aumentar o contato entre os cidadãos e o governo. Uma cidade inteligente pode estar mais preparada para responder aos desafios enfrentados pelos seus gestores e por sua população. Toda cidade alcançará a condição de cidade inteligente quando forem conquistados os objetivos de humanização da cidade com a melhoria da qualidade de vida para toda a população, de desenvolvimento sustentável da cidade e de democratização das decisões do governo com a participação de toda a população.

Pode-se afirmar que é uma necessidade imperiosa tornar as cidades sustentáveis porque elas se tornaram o principal habitat da humanidade haja vista que, pela primeira vez na história humana, mais da metade da população mundial vive nas cidades. Este número, 3,9 bilhões de pessoas vivendo nas cidades atualmente, deverá ultrapassar a marca de 6,4 bilhões até 2050. O acesso a empregos, serviços, instalações públicas e maior bem-estar econômico e social é o seu maior atrativo para todos os que para ela se dirigem. Pode-se afirmar, também, que a maior parte dos problemas ambientais globais têm origem nas cidades o que faz com que dificilmente sejam sustentáveis sem que, ao mesmo tempo sejam cidades inteligentes. É imperiosa, portanto, que as cidades sejam sustentáveis e inteligentes.  

REFERÊNCIAS

  1. ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponível no website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.
  2. ALCOFORADO. Fernando. Como tornar as cidades sustentáveis. Disponível no website <https://www.linkedin.com/pulse/como-tornar-cidades-sustent%C3%A1veis-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.
  3. EXAME. As 100 cidades mais sustentáveis do mundo em 2022. Disponível no website <https://exame.com/negocios/100-cidades-sustentaveis-mundo-2022/>.
  4. ALCOFORADO. Fernando. Como construir cidades inteligentes e sustentáveis.Disponível no website <https://www.linkedin.com/pulse/como-construir-cidades-inteligentes-e-sustent%C3%A1veis-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022) e How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

O PATRIOTISMO E O NACIONALISMO NA HISTÓRIA DO BRASIL

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo, neste 7 de setembro de 2023, quando se comemora os 201 anos da Independência do Brasil, prestar homenagens a todos os patriotas e nacionalistas brasileiros que, ao longo da história do País, se dedicaram, até mesmo com o sacrifício de suas vidas, em defender os interesses de pátria e da nação brasileira e de seu povo. Patriotismo é o sentimento de orgulho, amor e devoção à pátria, aos seus símbolos (bandeira, hino, brasão, riquezas naturais e patrimônios material e imaterial, dentre outros) e ao seu povo. Nacionalismo corresponde à identidade nacional, definida em termos de origem comum, laços culturais, língua e etnia. O nacionalista defende que cada nação deve governar-se a si própria, livre de interferências externas (autodeterminação). Ser patriota significa ser, também, nacionalista. Ser patriota e ser nacionalista significaram, ao longo da história do Brasil, a luta contra a opressão do colonialismo português, a luta contra a opressão do imperialismo em defesa da soberania nacional, a luta contra a ameaça de agressores externos e, também, a luta em defesa da democracia contra a tirania.

1. A luta patriótica contra a opressão do colonialismo português no Brasil 

São merecedoras de homenagens os povos indígenas do Brasil que lutaram para não se submeterem à escravização desejada pelo colonizador português desde o Século XVI ao formarem a Confederação dos Tamoios (1554-1567), conglomeração militar de diversas tribos localizadas no que hoje é o litoral do Sudeste brasileiro, com a organização de populações originárias de resistência à opressão do colonizador português.

São merecedores de homenagens todos os patriotas participantes da Inconfidência Mineira (1789), sobretudo o alferes Joaquim José da Silva Xavier, o Tiradentes, que foi assassinado pelo colonizador português, porque fizeram parte da luta pela emancipação do Brasil de Portugal com o programa de cinco pontos formulado por Tiradentes, para construir a Nação brasileira: independência, república, abolição da escravidão, industrialização e instrução pública.

São merecedores de homenagens os patriotas baianos Lucas Dantas, Manuel Faustino, Luiz Gonzaga e João de Deus líderes da Conjuração Baiana ou Revolta dos Alfaiates ocorrida em Salvador em 1798, que tinham como objetivos separar o Brasil de Portugal, abolir a escravatura, atender às reivindicações das camadas pobres da população e proclamar a república.   

São merecedores de homenagens os patriotas baianos Maria Quitéria, Joana Angélica, bem como a negra lendária Maria Felipa que contribuíram substantivamente para a expulsão do colonialismo português do Brasil. A resistência do povo baiano foi decisiva para a manutenção da unidade nacional sem a qual o território do Brasil seria dividido em duas partes: uma sob controle de D. Pedro e, a outra, sob controle português. A guerra de Independência do Brasil na Bahia durou 21 meses, entre fevereiro de 1822 e novembro de 1823. Em 1823, o clima era de ódio na Bahia contra o colonizador português. A resistência na Bahia teve caráter armado e popular com destaque para a Batalha de Pirajá, a Batalha de Itaparica, a Batalha do 4 de maio e, finalmente, a batalha do Dois de Julho na Bahia, que coroou a independência do Brasil de Portugal. Dessas lutas participaram diversas camadas do povo, e em especial muitas mulheres de imensa coragem e patriotismo.

Sem o empenho de todos os patriotas brasileiros, o Brasil não teria conquistado sua independência do colonizador português.

2. A luta patriótica contra a opressão do imperialismo em defesa da soberania nacional

São merecedores de homenagens os patriotas brasileiros que assumiram o poder em 1930 sob a liderança de Getúlio Vargas que apoiaram e implementaram um projeto de industrialização com o objetivo de retirar o Brasil do atraso econômico secular e impulsioná-lo rumo ao progresso com a implantação de um parque industrial próprio, nos moldes das nações europeias e dos Estados Unidos. Foi a primeira vez na história do Brasil que um governo fez semelhante opção. Em 1930, torna-se vitoriosa a ideologia do nacionalismo com o desenvolvimento autônomo do Brasil com forte base industrial.

É merecedor de homenagens o patriota presidente Getúlio Vargas que voltou a governar o Brasil na primeira metade da década de 1950 ao imprimir ao seu governo a mesma política de caráter populista e nacionalista adotada de 1930 a 1945 e passou a ser alvo do ataque pelo governo norte-americano e seus aliados internos que o queriam fora do poder. A deposição de Getúlio Vargas em 1945 e o seu suicídio em 1954 para não ser deposto e preso pelas Forças Armadas foram consequências de sua defesa intransigente em defesa dos interesses nacionais.

É merecedor de homenagens o patriota presidente João Goulart que governou o Brasil de 1961 a 1964 se aliando às correntes e ideias nacional-reformistas que buscavam a emancipação nacional do jugo do imperialismo especialmente o norte-americano. Diante dos grandes problemas estruturais vividos pelo Brasil e para fazer frente à crise econômica, política e social existente nos primeiros anos da década de 1960, o governo João Goulart buscou implementar as denominadas Reformas de Base que visava a realização das reformas bancária, fiscal, urbana, administrativa, agrária e universitária. Incluía também oferecer o direito de voto para analfabetos e às patentes subalternas das Forças Armadas. As medidas buscavam também uma participação maior do Estado nas questões econômicas, regulando o investimento estrangeiro no Brasil, especialmente a remessa de lucros de empresas estrangeiras para o exterior. O comício na Central do Brasil foi o momento decisivo para determinar a organização dos militares para dar início ao golpe de estado que foi deflagrado em 31 de março de 1964 para depor o governo João Goulart estabelecendo uma ditadura militar no país que durou 21 anos.

São merecedores de homenagens os patriotas presidentes Luiz Inácio Lula da Silva, que governou o Brasil de 2002 a 2010, e Dilma Rousseff, que governou o Brasil de 2011 a 2016, e adotaram políticas governamentais progressistas, mesmo com limitações e contradições, abrindo uma nova fase da luta pela soberania nacional depois do governo neoliberal de Fernando Henrique Cardoso que abriu a economia brasileira à sanha do capital internacional. De 2002 a 2016, foi implementada uma política externa afirmativa da soberania nacional que contribuiu para a retomada do crescimento econômico que também impulsionou o desenvolvimento e fortalecimento do Mercosul e a criação da Unasul, tendo por objetivo a integração continental e a proteção mútua dos países da América do Sul que, em aliança com governos da região, afastou a ameaça neocolonialista da Área de Livre Comércio das Américas (ALCA) desejada pelo imperialismo norte-americano. O Brasil foi protagonista na construção do Brics (Brasil, Rússia, Índia, China e África do Sul), organização que fez o polo de poder mundial pender como forma alternativa à tentativa de construção unipolar do imperialismo norte-americano.

Sem o empenho de todos os patriotas brasileiros, o Brasil não se livrará da opressão do imperialismo e da dependência econômica e financeira.

3. A luta patriótica contra a ameaça de agressores externos

São merecedores de homenagens os patriotas brasileiros militares que se engajaram na luta contra o nazi-fascismo na Europa. A partir de janeiro de 1942, houve uma série de torpedeamentos de navios mercantes brasileiros por submarinos alemães na costa litorânea brasileira numa ofensiva que visava impedir o envio de suprimentos (equipamentos, armas e matéria-prima) para os países aliados que na Europa que combatiam os alemães. Tinha também por objetivo a ofensiva submarina do Eixo em águas brasileiras para intimidar o governo do Brasil a se manter na neutralidade. Em 1943, sob forte mobilização popular, o presidente Getúlio Vargas criou as Forças Expedicionárias Brasileiras (FEB) que se engajaram na luta contra o nazi-fascismo na Europa. A FEB foi uma força militar terrestre composta por 25.834 homens e mulheres, que durante a Segunda Guerra Mundial foi responsável pela participação do Brasil ao lado dos Aliados na Campanha da Itália. O Brasil perdeu nesta campanha, mortos em ação, quatrocentos e cinquenta e quatro homens do exército e cinco pilotos da aeronáutica.  Além disso, houve cerca de duas mil mortes decorrentes dos ferimentos de combate, e mais de doze mil baixas em campanha por mutilação ou outras diversas causas incapacitantes para a continuidade nos campos de batalha. Todos os militares brasileiros que se empenharam na luta contra o nazi-fascismo merecem nossas efusivas homenagens pelo patriotismo demonstrado nos campos de batalha.  

Sem o empenho dos patriotas brasileiros na luta pela paz mundial e o fortalecimento das Forças Armadas, o Brasil ficará à mercê de ameaças de agressão externa.

4. A luta patriótica em defesa da democracia contra a tirania

É merecedor de homenagens o patriota Marechal Henrique Batista Duffles Teixeira Lott, grande personagem e importante militar da história do Brasil, porque foi intransigente na defesa da legalidade democrática e obediente à normalidade constitucional em 1954. Em 1954, com o suicídio do presidente Vargas e a posse do vice-presidente Café Filho, Lott foi nomeado Ministro da Guerra do Brasil. Quando Carlos Luz, presidente da Câmara dos Deputados, assume a presidência interina do Brasil devido a problemas de saúde do vice-presidente Café Filho e concede anistia a um general que foi punido por Lott ao discursar de modo a questionar a posse do presidente eleito Juscelino Kubitschek (JK) e de seu vice João Goulart (Jango), Lott ficou indignado com a situação. Esse evento, somado à posição de Carlos Luz, que admitiu a possibilidade de não passar a faixa presidencial ao presidente eleito, Juscelino Kubitschek, no fim do ano de 1954, gerou um clima de tensão no seio das forças armadas. Lott impediu que se consumasse um golpe de estado se posicionando em defesa da Constituição de 1946, que garantia a posse do presidente Juscelino Kubitschek e do vice João Goulart que foram eleitos no ano anterior. Ao assumir o governo, JK confiou o cargo no Ministério da Guerra para Lott cuja gestão ficou marcada pela transformação das Forças Armadas como ferramenta de manutenção da democracia, em que o exército brasileiro seria composto por homens dedicados à integridade das determinações constitucionais.

É merecedor de homenagens o patriota Leonel Brizola, governador do Rio Grande do Sul em 1961, que mobilizou a Brigada Militar gaúcha e ocupou estações de rádio em Porto Alegre formando a cadeia da legalidade para apoiar a posse do vice-presidente João Goulart após a renúncia do então presidente Jânio Quadros contando com o apoio do III Exército em defesa da legalidade constitucional. Jânio Quadros, ao renunciar ao governo, tinha a pretensão de comover as massas e obrigar os ministros militares conservadores a admitir sua volta como ditador, evitando que se entregasse o poder a João Goulart que era considerado esquerdista. O golpe de estado de 1961 foi abortado pela luta de muitos patriotas no Brasil sob a liderança do grande patriota Leonel Brizola.

São merecedores de homenagens os patriotas brasileiros que lutaram de 1964 a 1988   contra a ditadura militar, muitos dos quais foram encarcerados e mortos, batalhando pela redemocratização do Brasil, pela anistia ampla, geral e irrestrita e pelas eleições diretas para a Presidência da República.  Em torno da campanha das Diretas Já e da chapa presidencial que tinha à frente Tancredo Neves no colégio eleitoral, a luta política pelo fim da ditadura militar ganhou novos contornos com uma ampliação ainda maior da larga aliança política e social que acumulava vitórias desde a conquista da anistia ampla, geral e irrestrita. A campanha que ganhou as ruas de todo o país venceu no Colégio Eleitoral com a eleição de Tancredo Neves para a Presidência da República. Estes acontecimentos foram determinantes para o fim da ditadura militar no Brasil em 1985 que abriu caminho para a convocação da Assembleia Nacional Constituinte e a promulgação da Constituição Cidadã em 1988.  A redemocratização do Brasil teve em Ulisses Guimarães, que presidiu a Assembleia Nacional Constituinte, seu grande baluarte. 

São merecedores de homenagens os patriotas brasileiros que evitaram o fim da democracia brasileira que ocorreria se o candidato neofascista Jair Bolsonaro fosse reeleito com a ditadura que seria por ele imposta ao povo brasileiro. Para isto concorreu a determinação da grande maioria do povo brasileiro que proporcionou a vitória de Lula nas eleições presidenciais de 2022 e a ação do STF que se destacou como um dos paladinos em defesa da democracia ameaçada no Brasil com o avanço do neofascismo. O insucesso do golpe de estado no Brasil se deveu, fundamentalmente, à resistência patriótica e democrática do STF, em especial do ministro Alexandre de Morais, e, também, do comportamento legalista da maioria dos integrantes do alto comando das Forças Armadas que não aderiram à aventura golpista de Bolsonaro. 

5. O futuro da luta patriótica e nacionalista no Brasil

Levando em conta a trajetória do Brasil ao longo de sua história, pode-se afirmar que seu progresso político, econômico e social foi abortado pelas potências colonialistas e imperialistas contando com a subserviência de diversos governantes do País que agiram de forma subalterna em relação a Portugal durante o período colonial de 1500 a 1822, em relação a Inglaterra durante o Império de 1822 a 1889 e a Primeira República de 1889 a 1930 e em relação aos Estados Unidos de 1945 até a era contemporânea com exceção dos governos Getúlio Vargas de 1930 a 1945 e de 1950 a 1954 e do governo João Goulart de 1961 a 1964 que tentaram romper com a dependência nacional em relação às grandes potências imperialistas e por causa disto foram apeados do poder. A situação de dependência econômica e tecnológica em relação ao exterior explica a incapacidade do Brasil promover seu desenvolvimento econômico e social ao longo da história. O Brasil, que comemora 201 anos de sua independência política em relação ao colonizador português, só conquistará sua verdadeira independência como nação em relação ao exterior quando superar sua dependência econômica e tecnológica. Para tanto, precisa se libertar de seu atraso econômico realizando uma verdadeira revolução que promova mudanças na base econômica e na superesstrutura política e jurídica da nação e o fim da secular dependência em relação aos imperialismos antigo e moderno. Este é o grande desafio que se apresenta para todos os patriotas brasileiros.

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022) e How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

COMMENT FAIRE DE L’UTOPIE DE LA FIN DU CHAOS ÉCONOMIQUE ET SOCIAL UNE RÉALITÉ AUX NIVEAUX NATIONAL ET MONDIAL

Fernando Alcoforado*

Cet article représente la suite de l’article dont le titre est Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (Comment réaliser des utopies planétaires en vue de construire un monde meilleur) [1]. Cet article est le septième d’une série de 12 articles qui abordent les 12 utopies planétaires qui doivent être réalisées pour construire un monde meilleur et contribuer à la réalisation du bonheur des êtres humains, individuellement et collectivement. Cet article vise à présenter comment réaliser la septième des utopies envisagées, la fin du chaos économique et social aux niveaux national et mondial, grâce à la planification économique dans chaque pays et au niveau mondial.

Le capitalisme est un système complexe, dynamique, adaptatif et non linéaire car il comporte un grand nombre d’éléments ou d’agents qui interagissent les uns avec les autres, formant une ou plusieurs structures issues des interactions entre ces agents [2]. Les systèmes complexes sont des systèmes caractérisés par leur dynamisme, dont les caractéristiques fondamentales sont leur dépendance sensible aux conditions initiales, où des différences minimes au début de tout processus peuvent conduire à des situations complètement opposées au fil du temps.

Le livre As leis do caos (Les lois du chaos) [3] informe que la théorie du chaos explique le fonctionnement des systèmes complexes et dynamiques. Dans ces systèmes, de nombreux éléments interagissent de manière imprévisible et aléatoire. C’est le cas dans l’économie de marché capitaliste car il n’y a pas de gouvernance efficace du système économique. Il convient de noter que l’auteur de l’article, Ilya Prigogine, commentant les points de bifurcation dans les réactions chimiques, affirme qu’« ils démontrent que même à un niveau macroscopique, notre prédiction de l’avenir mêle déterminisme et probabilité. Au point de bifurcation, la prédiction a un caractère probabiliste, alors qu’entre les points de bifurcation, on peut parler de lois déterministes ».

L’auteur du livre O Ponto do Caos (Le point du chaos), Ervin Laszlo, [4] défend la thèse selon laquelle les systèmes entrent dans un état de chaos lorsque des fluctuations jusqu’alors corrigées par des rétroactions négatives auto-stabilisantes en sortent de contrôle. La trajectoire de développement devient non linéaire : les tendances dominantes s’effondrent et à leur place surgissent diverses évolutions complexes. Le chaos est rarement une situation prolongée ; dans la plupart des cas, il s’agit simplement d’une période transitoire entre des états plus stables. Lorsque les fluctuations du système atteignent des niveaux d’irréversibilité, le système atteint un point critique où soit il s’effondre en ses composants individuels stables (effondrement), soit il subit une évolution rapide vers un état résistant aux fluctuations qui l’ont déstabilisé (percée révolutionnaire). Si cette voie de progrès révolutionnaire est choisie, le système évolue vers un état dans lequel il dispose d’une capacité de traitement de l’information améliorée et d’une plus grande efficacité dans l’utilisation de l’énergie libre, ainsi que d’une plus grande flexibilité, d’une plus grande complexité structurelle et de niveaux d’organisation supplémentaires.

La figure 1 ci-dessous montre ce qui arrive à un système dynamique lorsqu’il est soumis à des « fluctuations » qui le conduisent à un point de bifurcation à partir duquel le système atteint une nouvelle stabilité dynamique (avancée révolutionnaire) ou s’effondre. La figure 1 montre qu’au point de bifurcation, le système doit être restructuré, sinon il s’effondrera.

Figure 1- Systèmes dynamiques

Source : Ervin Laszlo. O Ponto do Caos (Le point du chaos). São Paulo : Editora Cultrix, 200.

Lorsqu’il est soumis à des « fluctuations », un système dynamique est amené à un point de bifurcation à partir duquel le système atteint une nouvelle stabilité dynamique (avancée révolutionnaire) ou s’effondre. Au point de bifurcation, le système doit être restructuré, sinon il s’effondrera. C’est la situation que connaît l’économie mondiale qui, après la crise qui a éclaté en 2008 aux États-Unis et s’est propagée à toute la planète, n’a pas connu de restructuration des systèmes économiques nationaux et mondiaux. La voie du progrès révolutionnaire, qui mènerait à surmonter la crise économique mondiale qui a éclaté en 2008 et qui n’a pas été résolue à ce jour, nécessiterait de restructurer le système économique mondial, de le transformer en un système auto-organisé, sensible au feedback en s’adaptant au nouvel environnement et en apprenant grâce à leur expérience.

L’article Urge o Keynesianismo global e o governo mundial para ordenar a economia mundial (Le keynésianisme mondial et le gouvernement mondial sont urgents pour ordonner l’économie mondiale) [5] démontre que la politique économique keynésienne adoptée à l’échelle mondiale et l’existence d’un gouvernement mondial sont les solutions pour éliminer le chaos qui caractérise l’économie mondiale aujourd’hui. Le modèle keynésien a été initialement formulé pour être appliqué dans chaque pays. John Maynard Keynes pensait que le capitalisme pourrait surmonter ses problèmes structurels en tant que système économique à condition que des réformes significatives soient mises en œuvre comme il le proposait, étant donné que le capitalisme libéral, qui a dominé l’économie mondiale jusqu’en 1945, s’était révélé incompatible avec le maintien du plein emploi et de la stabilité économique. Le keynésianisme économique s’oppose aux idéaux du libéralisme économique et du néolibéralisme, qui valorisent l’initiative individuelle et la non-intervention de l’État sur le marché. Le libéralisme, basé sur les idées d’Adam Smith, défendait que le marché était capable de s’autoréguler, car il est régi par la loi de l’offre et de la demande.

Le keynésianisme, adopté après la Seconde Guerre mondiale, a contribué de manière décisive au développement économique de la plupart des pays du monde entre 1945 et 1965, ce que l’on appelle « l’âge d’or ». Le keynésianisme a cessé d’être efficace dans les années 1970 avec la chute de la croissance économique mondiale après les « années glorieuses » (1945/1965), car il n’a pas réussi à résoudre les deux crises pétrolières et la crise de la dette de la plupart des pays dans le monde devenu insolvable auprès des banques internationales. Il convient de noter que dans les « années glorieuses » (1945/1965), des taux uniques, c’est-à-dire sans pareil, de croissance économique et de création d’emplois et de revenus ont été enregistrés dans l’économie mondiale et la combinaison de la croissance économique avec une main-d’œuvre pleinement employée, avec des salaires raisonnables et protégée par l’État-providence, en particulier dans les pays d’Europe occidentale.

Le keynésianisme a été remplacé par la mondialisation néolibérale. Le keynésianisme a été abandonné comme pensée économique dominante dans les années 1980 et remplacé par la pensée économique néolibérale qui s’oppose à la pensée économique marxiste et à la pensée libérale néoclassique keynésienne du bien-être social et propose la restauration de la pensée économique libérale classique basée sur une vision économique conservatrice qui entend réduire au maximum autant que possible la participation de l’État à l’économie, non seulement au niveau national, mais aussi au niveau mondial, dont l’attente était de promouvoir la reprise de la croissance du taux de profit mondial du système capitaliste [5]. L’article O fracasso do neoliberalismo no mundo (L’échec du néolibéralisme dans le monde) [6] indique que les facteurs qui ont déclenché la mondialisation néolibérale étaient, d’une part, la crise du système capitaliste mondial avec le déclin du processus d’accumulation du capital dans le monde, aggravé par le triplement des prix le pétrole, littéralement le carburant du capitalisme, en 1973 et de nouveau en 1979, lorsqu’il y eut également une énorme augmentation des taux d’intérêt américains, qui provoqua, dans les années 1980, ce qu’on appelle la « crise de la dette extérieure » dans les pays capitalistes périphériques. La crise du système capitaliste mondial s’est produite à plusieurs niveaux : politique, économique, vie sociale, externe et interne dans tous les pays. L’ensemble de la crise s’est manifesté par l’augmentation du chômage, la baisse des niveaux d’investissement et la réduction de la rentabilité du capital, la crise budgétaire des États nationaux, etc. La réponse à cette question a été le néolibéralisme, sur la base duquel de nouvelles idéologies, de nouvelles formes d’administration, de gestion et de production ont été adoptées. D’un autre côté, la fin de l’Union soviétique et du système socialiste en Europe de l’Est a également contribué au fait que plusieurs pays qui ont adopté le socialisme en Russie et en Europe de l’Est, ainsi que certains pays qui ont adopté l’État-providence en Europe occidentale comme système contrepoint capitaliste au système socialiste pour les remplacer par le modèle néolibéral.

Cependant, le néolibéralisme qui a remplacé le keynésianisme a également échoué, car le taux de profit mondial et la croissance économique mondiale ont continué à décliner, n’empêchant pas l’éclatement de la crise mondiale de 2008 et le chaos qui s’est installé dans l’économie mondiale grâce à l’absence de régulation économique et financière mondiale[5]. L’échec de la mondialisation néolibérale s’est manifesté lors de l’éclatement de la crise mondiale de 2008, qui a éclaté aux États-Unis dans le secteur des prêts hypothécaires, et qui s’est immédiatement étendue à d’autres parties du système financier mondial, avec une rapidité et une ampleur qui ont surpris le marché. La Banque asiatique de développement estime que les actifs financiers dans le monde pourraient avoir chuté de plus de 50 000 milliards de dollars, un chiffre équivalent à la production mondiale annuelle. Le système financier a subi des pertes d’une ampleur que personne n’avait jamais prédit. Le système financier international ne fonctionne plus. Le modèle néolibéral qui a gouverné le monde au cours des 40 dernières années est mort et il y aura une dépression qui durera de nombreuses années.

Le résultat inévitable de la mondialisation néolibérale a été l’augmentation du déséquilibre mondial en matière de commerce, d’épargne et d’investissement et des inégalités sociales matérialisées par la concentration excessive des richesses dans le monde [6]. Ce déséquilibre mondial du commerce, de l’épargne et de l’investissement est le résultat de la crise qui a éclaté aux États-Unis en 2008 et s’est propagée à travers le monde, compromettant les systèmes financiers des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Europe avec des dettes insoutenables. Face à l’échec du néolibéralisme et à son incapacité à faire face à la crise mondiale du capitalisme, le keynésianisme pourrait être la solution à condition qu’il soit appliqué à l’échelle mondiale, c’est-à-dire qu’il opère dans la planification économique non seulement au niveau national pour parvenir à la stabilité économique et au plein emploi des facteurs dans chaque pays, mais aussi au niveau mondial pour éliminer le chaos économique mondial qui prévaut aujourd’hui avec le néolibéralisme [5]. Le keynésianisme devrait donc être adopté au niveau planétaire afin d’assurer la stabilité économique et le plein emploi des facteurs à l’échelle mondiale. Avec le keynésianisme mondial, il y aurait une coordination des politiques économiques keynésiennes au niveau planétaire qui ne pourrait être réalisée qu’avec l’existence d’un gouvernement mondial [5]. Ce serait le moyen d’obtenir la stabilité de l’économie mondiale pour éliminer le chaos qui caractérise la mondialisation néolibérale actuellement dominante dans le monde.

Pour gérer un système complexe tel que le capitalisme, il est nécessaire de créer des mécanismes de rétroaction et de contrôle par le gouvernement mondial pour assurer la stabilité du système économique [5]. Avec le keynésianisme global adopté dans la planification de l’économie mondiale et l’existence d’un gouvernement mondial, il serait possible d’éliminer le chaos générateur d’incertitudes qui caractérise l’économie mondiale soumise à des instabilités constantes. L’élimination du chaos ou l’atténuation de l’instabilité et de l’incertitude avec ses turbulences et ses risques dans l’économie mondiale ne sera possible qu’avec l’existence d’un gouvernement mondial qui agirait pour assurer la coordination entre les politiques économiques keynésiennes adoptées dans chaque pays et au niveau mondial. Pour être efficace, le gouvernement mondial devrait adopter le processus de planification économique keynésien qui contribue à éliminer l’instabilité et l’incertitude, avec leurs troubles et leurs risques. L’humanité ne progressera vers une intégration économique efficace, dans un premier temps, et, ensuite, vers une intégration politique entre les pays que tant qu’il y aura un gouvernement mondial et qu’un État de droit mondialisé fonctionnera également. L’organisation de la société au niveau mondial pourrait être réalisée avec la constitution d’un gouvernement mondial qui viserait non seulement à ordonner l’économie et les relations internationales au niveau mondial, mais surtout à créer les conditions nécessaires pour faire face aux défis de l’humanité. au 21ème siècle. Les pays individuels, même les plus puissants, et les institutions mondiales actuelles telles que l’ONU, le FMI, l’OMC, entre autres, ne remplissent pas les conditions pour mener à bien ces actions.

Pour rendre viable un gouvernement mondial, il est nécessaire qu’au départ, un Forum mondial pour la paix et le progrès de l’humanité soit constitué par les organisations de la société civile et les gouvernements de tous les pays du monde. Dans ce Forum, les objectifs et les stratégies d’un mouvement mondial pour la constitution d’un Gouvernement mondial, un Parlement mondial et une Cour suprême mondiale seraient débattus et établis, en vue de sensibiliser la population mondiale et les gouvernements nationaux afin de créer un monde de paix et de progrès pour toute l’humanité une réalité. Ce serait la voie qui permettrait de transformer l’utopie d’un gouvernement mondial en réalité. Sans la constitution d’un gouvernement mondial démocratique, le scénario qui se dessine pour l’avenir sera celui d’un désordre économique, politique et social et d’une guerre de tous contre tous.

LES RÉFÉRENCES

1.     ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponible sur le site Web <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.     ALCOFORADO, Fernando. O caos na dinâmica do sistema capitalista. Disponible sur le site Web <https://www.slideshare.net/falcoforado/o-caos-na-dinmica-do-sistema-capitalista>.

3.     PRIGOGINE, I. As leis do caos. São Paulo: Editora da UNESP, 2002.

4.     LASZLO, Ervin. O Ponto do CaosSão Paulo: Editora Cultrix, 2006.

5.     ALCOFORADO, Fernando. Urge o Keynesianismo global e o governo mundial para ordenar a economia mundial. Disponible sur le site Web <https://blogdefalcoforado.com/2022/04/13/urge-o-keynesianismo-global-e-o-governo-mundial-para-ordenar-a-economia-mundial/>.

6.     ALCOFORADO, Fernando. O fracasso do neoliberalismo no mundo. Disponible sur le site Web <https://www.linkedin.com/pulse/o-fracasso-do-neoliberalismo-mundo-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>. 

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur (Ingénierie, Économie et Administration) et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’Université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018),  Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022) et How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

HOW TO MAKE THE UTOPIA OF THE END OF ECONOMIC AND SOCIAL CHAOS REALITY IN THE NATIONAL AND GLOBAL PLANS

Fernando Alcoforado*

This article represents the continuation of the article whose title is Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (How to make planetary utopias come true with a view to building a better world) [1]. This article is the seventh of 12 articles that address the 12 planetary utopias that need to be realized in order to build a better world and contribute to the achievement of happiness for human beings, individually and collectively. This article aims to present how to make the seventh of the considered utopias, the end of economic and social chaos at the national and global levels, come true with economic planning in each country and globally.

Capitalism is a complex, dynamic, adaptive and non-linear system because it has elements or agents in a large number that interact with each other forming one or more structures that originate from the interactions between such agents [2]. Complex systems are systems that are characterized by being dynamic, whose fundamental characteristics are their sensitive dependence on initial conditions, whereby minimal differences at the beginning of any process can lead to completely opposite situations over time.

The book As leis do caos (The Laws of Chaos) [3] informs that Chaos Theory explains the functioning of complex and dynamic systems. In these systems, numerous elements are interacting in an unpredictable and random way. This is the case in the capitalist market economy because there is no effective governance of the economic system. It should be noted that the author of the article, Ilya Prigogine, commenting on bifurcation points in chemical reactions, states that “they demonstrate that even at a macroscopic level our prediction of the future mixes determinism and probability. At the bifurcation point, the prediction has a probabilistic character, whereas between the bifurcation points, we can speak of deterministic laws”.

The author of the book O Ponto do Caos (The Point of Chaos), Ervin Laszlo, [4] defends the thesis that systems enter a state of chaos when fluctuations that were, until then, corrected by self-stabilizing negative feedbacks get out of control. The developmental trajectory becomes non-linear: prevailing trends collapse and in their place arise various complex developments. Rarely is chaos a prolonged condition; in most cases, it is just a transitory time between more stable states. When fluctuations in the system reach levels of irreversibility, the system reaches a critical point where it either collapses into its individual stable components (collapse) or undergoes rapid evolution toward a state resistant to the fluctuations that destabilized it (revolutionary breakthrough). If this revolutionary advancement path is selected, the system evolves into a state in which it has enhanced information processing capability and greater efficiency in the use of free energy, as well as more flexibility, greater structural complexity, and additional levels of organization.

Figure 1, below, shows what happens to a dynamic system when it is subject to “fluctuations” that lead it to a bifurcation point from which the system reaches a new dynamic stability (revolutionary advance) or collapses. Figure 1 shows that at the bifurcation point the system has to be restructured or it will collapse. 

Figure 1- Dynamic systems

Source: O Ponto do Caos (The Point of Chaos). São Paulo: Editora Cultrix, 200.

When subject to “fluctuations”, a dynamic system is brought to a bifurcation point from which the system reaches a new dynamic stability (revolutionary advance) or collapses. At the bifurcation point, the system has to be restructured or it will collapse. This is the situation experienced by the world economy, which, after the crisis that broke out in 2008 in the United States and spread across the planet, there was no restructuring of the national and world economic systems. The path of revolutionary advancement, which would lead to overcoming the world economic crisis that erupted in 2008 and has not been resolved to date, would require restructuring the world economic system, transforming it into a self-organizing system, sensitive to feedback and adapting to the new environment and learning through their experience.

The article Urge o Keynesianismo global e o governo mundial para ordenar a economia mundial (Urging global Keynesianism and world government to order the world economy) [5] demonstrates that the Keynesian economic policy adopted globally and the existence of a world government are the solutions to eliminate the chaos that characterizes the world economy today. The Keynesian model was originally formulated to be applied in each country. John Maynard Keynes believed that capitalism could overcome its structural problems as an economic system provided that significant reforms were made as he proposed given that liberal capitalism, which dominated the world economy until 1945, had proved incompatible with maintaining full employment and of economic stability. Economic Keynesianism is opposed to the ideals of economic liberalism and neoliberalism, which value individual initiative and non-intervention by the State in the market. Liberalism, based on the ideas of Adam Smith, defended that the market was capable of self-regulation, as it is governed by the law of supply and demand.

Keynesianism, adopted after World War II, contributed decisively to the economic development of most countries in the world from 1945 to 1965, which is called the “golden age”. Keynesianism ceased to be effective in the 1970s with the drop in world economic growth after the so-called “glorious years” (1945/1965), because it was not able to solve the two oil crises and the debt crisis of most countries in the world that became insolvent with international banks. It should be noted that in the “glorious years” (1945/1965),  rates of economic growth and job and income generation unique, that is, without similar, were recorded in the world economy and the combination of economic growth with fully employed labor, with reasonable wages and protected by the welfare state especially in Western European countries.

Keynesianism has been replaced by neoliberal globalization. Keynesianism was abandoned as the dominant economic thought in the 1980s and replaced by neoliberal economic thought that opposes Marxist economic thought and Keynesian neoclassical liberal thought of social welfare and proposes the restoration of classical liberal economic thought based on a vision conservative economics that intends to reduce as much as possible the participation of the State in the economy, not only at the national level, but also at the world level, whose expectation was to promote the resumption of growth in the world rate of profit of the capitalist system [5]. The article O fracasso do neoliberalismo no mundo (The failure of neoliberalism in the world) [6] informs that the factors that triggered neoliberal globalization were, on the one hand, the crisis of the world capitalist system with the decline of the process of capital accumulation on a world level, aggravated by the tripling of prices oil, literally the fuel of capitalism, in 1973 and again in 1979, when there was also a huge increase in American interest rates, which caused, in the 1980s, the so-called “external debt crisis” in peripheral capitalist countries. The crisis of the world capitalist system took place on several levels: politics, economy, social life, externally and internally in all countries. The whole crisis was demonstrated through the increase in unemployment, the fall in investment levels and the reduction in the profitability of capital, the fiscal crisis of national states, etc. The answer to this was neoliberalism, on the basis of which new ideologies, new forms of administration, management and production were adopted. On the other hand, the end of the Soviet Union and the socialist system in Eastern Europe also contributed to the fact that several countries that adopted socialism in Russia and Eastern Europe, as well as some countries that adopted the Welfare State in Western Europe as a capitalist counterpoint to the socialist system replace them with the neoliberal model.

However, the neoliberalism that replaced Keynesianism failed, too, because the world profit rate and world economic growth continued to decline, not preventing the outbreak of the 2008 world crisis and chaos settled in the world economy thanks to the absence of economic and global finance regulation [5]. The failure of neoliberal globalization took shape in the outbreak of the 2008 world crisis that broke out in the United States in the mortgage-lending sector, which immediately spread to other parts of the world financial system, with a speed and scope that surprised the market. The Asian Development Bank has estimated that financial assets around the world may have fallen by more than US$50 trillion – a figure equivalent to annual global output. The financial system suffered losses on a scale that no one ever predicted. The international financial system no longer works. The neoliberal model that ruled the world for the last 40 years has died and there will be a depression that will last for many years.

The inevitable result of neoliberal globalization was the increase in the global imbalance in trade, savings and investment and in social inequality materialized in the excessive concentration of wealth around the world [6]. This global imbalance in trade, savings and investment was the result of the crisis that erupted in the United States in 2008 and spread across the world, compromising the financial systems of the United States, United Kingdom and Europe with unsustainable debts. Faced with the failure of neoliberalism and its inability to deal with the global crisis of capitalism, Keynesianism could be the solution as long as it is applied globally, that is, it would operate in economic planning, not just at the national level to achieve economic stability and the full use of factors in each country, but also at the global level to eliminate the global economic chaos that prevails today with neoliberalism [5]. Keynesianism should therefore be adopted at the planetary level in order to ensure economic stability and full employment of factors globally. With global Keynesianism, there would be coordination of Keynesian economic policies at the planetary level that could only be achieved with the existence of a world government [5]. This would be the way to obtain the stability of the world economy to eliminate the chaos that characterizes the neoliberal globalization currently dominant around the world.

To manage a complex system such as capitalism, it is necessary to create feedback mechanisms and control by the world government to ensure the stability of the economic system [5]. With the global Keynesianism adopted in the planning of the world economy and the existence of a world government, it would be possible to eliminate the chaos that generates uncertainties that characterizes the world economy subject to constant instabilities. The elimination of chaos or attenuation of instability and uncertainty with its turbulences and risks in the world economy will only be achieved with the existence of a world government that would act to ensure coordination between the Keynesian economic policies adopted in each country and globally. To be effective, the world government should adopt the Keynesian economic planning process that helps to eliminate instability and uncertainty with its turmoil and risks. Humanity will only move towards an effective economic integration, initially, and, subsequently, political integration between countries as long as there is a world government and a globalized rule of law also works. The organization of society on a world level could be achieved with the constitution of a world government that would aim not only at ordering the economy and international relations at a world level, but, above all, at creating the conditions to face the challenges of humanity in the 21st century. Individual countries, even the most powerful ones, and current world institutions such as the UN, IMF, WTO, among others, do not meet the conditions to carry out these actions.

To make a world government viable, it is necessary that, in the beginning, a World Forum for Peace and Humanity’s Progress be constituted by civil society organizations and governments of all countries of the world. In this Forum, the objectives and strategies of a world movement for the constitution of a World Government, a World Parliament and a World Supreme Court would be debated and established, with a view to sensitizing the world population and national governments in order to make a world of peace and progress for all humanity a reality. This would be the path that would make it possible to turn the utopia of world government into reality. Without the constitution of a democratic world government, the scenario that unfolds for the future will be one of economic, political and social disorder and the war of all against all.

REFERENCES

1.     ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Available on the website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.     ALCOFORADO, Fernando. O caos na dinâmica do sistema capitalista. Available on the website <https://www.slideshare.net/falcoforado/o-caos-na-dinmica-do-sistema-capitalista>.

3.     PRIGOGINE, I. As leis do caos. São Paulo: Editora da UNESP, 2002.

4.     LASZLO, Ervin. O Ponto do CaosSão Paulo: Editora Cultrix, 2006.

5.     ALCOFORADO, Fernando. Urge o Keynesianismo global e o governo mundial para ordenar a economia mundial. Available on the website <https://blogdefalcoforado.com/2022/04/13/urge-o-keynesianismo-global-e-o-governo-mundial-para-ordenar-a-economia-mundial/>.

6.     ALCOFORADO, Fernando. O fracasso do neoliberalismo no mundo. Available on the website <https://www.linkedin.com/pulse/o-fracasso-do-neoliberalismo-mundo-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, college professor (Engineering, Economy and Administration) and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press,  Boca Raton, Florida United States, 2022) and How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023). 

COMO TORNAR REALIDADE A UTOPIA DO FIM DO CAOS ECONÔMICO E SOCIAL NOS PLANOS NACIONAL E GLOBAL

Fernando Alcoforado*

Este artigo representa a continuação do artigo cujo título é Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor [1].  Este artigo é o sétimo dos 12 artigos que abordam as 12 utopias planetárias que precisam ser realizadas visando a construção de um mundo melhor e contribuir para a conquista da felicidade dos seres humanos, individual e coletivamente. Este artigo tem por objetivo apresentar como fazer com que a sétima das utopias consideradas, o fim do caos econômico e social nos planos nacional e global, se torne realidade com com o planejamento econômico em cada país e globalmente.

O capitalismo é um sistema complexo, dinâmico, adaptativo e não linear porque possui elementos ou agentes em grande número que interagem entre si formando uma ou mais estruturas que se originam das interações entre tais agentes [2]. Os sistemas complexos são sistemas que se caracterizam por serem dinâmicos que tem como características fundamentais sua sensível dependência das condições iniciais pelo qual, mínimas diferenças no início de um processo qualquer, podem levar a situações completamente opostas ao longo do tempo.

O livro As leis do caos [3] informa que a Teoria do Caos explica o funcionamento de sistemas complexos e dinâmicos. Nesses sistemas, inúmeros elementos estão em interação de forma imprevisível e aleatória. Este é o caso da economia de mercado capitalista porque não existe uma governança eficaz do sistema econômico. Cabe observar que o autor do artigo, Ilya Prigogine, comentando sobre pontos de bifurcação em reações químicas, afirma que “elas demonstram que até mesmo em nível macroscópico a nossa predição do futuro mistura determinismo e probabilidade. No ponto de bifurcação, a predição tem caráter probabilístico, ao passo que entre os pontos de bifurcação, podemos falar de leis deterministas”.

O autor do livro O Ponto do Caos, Ervin Laszlo, [4] defende a tese de que os sistemas entram em um estado de caos quando flutuações que eram, até então, corrigidas por realimentações negativas autoestabilizadoras ficam fora de controle. A trajetória de desenvolvimento torna-se não linear: tendências predominantes colapsam e em seu lugar surgem vários desenvolvimentos complexos. Raramente o caos é uma condição prolongada; na maior parte dos casos, é apenas uma época transitória entre estados mais estáveis. Quando as flutuações no sistema atingem níveis de irreversibilidade, o sistema atinge um ponto crítico em que ele colapsa em seus componentes individuais estáveis (colapso) ou passa por uma evolução rápida em direção a um estado resistente às flutuações que o desestabilizaram (avanço revolucionário). Se esse caminho do avanço revolucionário é selecionado, o sistema evolui para um estado no qual ele tem uma capacidade de processamento de informação intensificada e maior eficiência no uso da energia livre, bem como mais flexibilidade, maior complexidade estrutural e níveis de organização adicionais.

A Figura 1, a seguir, mostra o que acontece com um sistema dinâmico quando está sujeito a “flutuações” que o leva a um ponto de bifurcação a partir do qual o sistema alcança uma nova estabilidade dinâmica (avanço revolucionário) ou entra em colapso. A Figura 1 mostra que no ponto bifurcação o sistema tem que ser reestruturado ou entrará em colapso.

Figura 1- Sistemas dinâmicos

Fonte: Ervin Laszlo. O Ponto do Caos. São Paulo: Editora Cultrix, 200.

Quando está sujeito a “flutuações”, um sistema dinâmico é levado a um ponto de bifurcação a partir do qual o sistema alcança uma nova estabilidade dinâmica (avanço revolucionário) ou entra em colapso. No ponto bifurcação, o sistema tem que ser reestruturado ou entrará em colapso. Esta é a situação vivida pela economia mundial que, após a crise que eclodiu em 2008 nos Estados Unidos e se espraiou pelo planeta, não houve uma reestruturação dos sistemas econômicos nacionais e mundial. O caminho do avanço revolucionário, que levaria à superação da crise econômica mundial eclodida em 2008 e não foi resolvida até hoje, requereria a reestruturação do sistema econômico mundial transformando-o em um sistema auto-organizável, e sensível ao feedback adaptando-se ao novo ambiente e aprendendo por meio de sua experiência.

O artigo Urge o Keynesianismo global e o governo mundial para ordenar a economia mundial [5] demonstra que a política econômica Keynesiana adotada globalmente e a existência de um governo mundial são as soluções para eliminar o caos que caracteriza a economia mundial na atualidade. O modelo Keynesiano foi formulado originalmente para ser aplicado em cada país. John Maynard Keynes acreditava que o capitalismo poderia superar seus problemas estruturais como sistema econômico desde que fossem feitas reformas significativas como ele propôs haja vista que o capitalismo liberal, que dominou a economia mundial até 1945, havia se mostrado incompatível com a manutenção do pleno emprego e da estabilidade econômica. O Keynesianismo econômico é oposto aos ideais do liberalismo econômico e do neoliberalismo, que prezam pela iniciativa individual e a não intervenção do Estado no mercado. O liberalismo, baseado nas ideias de Adam Smith, defendia que o mercado era capaz de se autorregular, pois é regido pela lei da oferta e da procura. 

O Keynesianismo, adotado após a 2ª Guerra Mundial, contribuiu decisivamente para o desenvolvimento econômico da maioria dos países do mundo de 1945 até 1965 que é denominado “golden age” (era de ouro). O Keynesianismo deixou de ser eficaz na década de 1970 com a queda no crescimento econômico mundial após os denominados “anos gloriosos” (1945/1965), porque não foi capaz de solucionar as duas crises do petróleo e a crise da dívida de grande parte dos países do mundo que ficaram insolventes junto aos bancos internacionais.  Cabe observar que nos “anos gloriosos” (1945/1965), foram registrados índices ímpares de crescimento econômico e geração de emprego e renda na economia mundial e a combinação de crescimento econômico com mão-de-obra plenamente empregada, com salários razoáveis e protegida pelo Estado de bem-estar social especialmente nos países da Europa Ocidental.

O Keynesianismo foi substituído pela globalização neoliberal. O Keynesianismo foi abandonado como pensamento econômico dominante na década de 1980 e substituído pelo pensamento econômico neoliberal que se opõe ao pensamento econômico marxista e ao pensamento liberal neoclássico Keynesiano de bem-estar social e propõe a restauração do pensamento econômico liberal clássico tendo como base uma visão econômica conservadora que pretende diminuir ao máximo a participação do Estado na economia não apenas ao nível nacional, mas também ao nível mundial cuja expectativa era de promover a retomada do crescimento da taxa de lucro mundial do sistema capitalista [5]. O artigo O fracasso do neoliberalismo no mundo [6] informa que os fatores que desencadearam a globalização neoliberal foram, de um lado, a crise do sistema capitalista mundial com o declínio do processo de acumulação do capital em nível mundial agravada com a triplicação dos preços de petróleo, literalmente o combustível do capitalismo, em 1973 e de novo em 1979, quando houve também um enorme aumento nas taxas de juros americanas, que causou, na década de 1980, a chamada “crise da dívida externa” nos países capitalistas periféricos. A crise do sistema capitalista mundial se deu em vários níveis: política, economia, vida social, externa e internamente em todos os países. Toda a crise era demonstrada através do aumento do desemprego, da queda nos níveis de investimento e da redução da lucratividade do capital, da crise fiscal dos estados nacionais, etc. A resposta para isso foi o neoliberalismo com base no qual foram adotadas novas ideologias, novas formas de administração, de gerenciamento e de produção. De outro lado, o fim da União Soviética e do sistema socialista do Leste Europeu contribuiu, também, para que vários países que adotaram o socialismo na Rússia e no Leste Europeu, bem como alguns países que adotavam o Estado de Bem Estar Social na Europa Ocidental como contraponto capitalista ao sistema socialista os substituíssem pelo modelo neoliberal.

No entanto, o neoliberalismo que substituiu o Keynesianismo fracassou, também, porque a taxa de lucro mundial e o crescimento econômico mundial continuaram em declínio não impedindo a eclosão da crise mundial de 2008 e o caos se estabeleceu na economia mundial graças à ausência de regulamentação econômica e financeira global [5]. O fracasso da globalização neoliberal se configurou na eclosão da crise mundial de 2008 que eclodiu nos Estados Unidos no setor dos empréstimos hipotecários que, imediatamente, se propagou para outras partes do sistema financeiro mundial, com uma rapidez e uma amplitude que surpreenderam o mercado. O Banco de Desenvolvimento Asiático estimou que os ativos financeiros em todo o mundo podem ter sofrido uma queda de mais de US$ 50 trilhões – um número equivalente à produção global anual. O sistema financeiro amargou prejuízos em uma escala que ninguém jamais previu. O sistema financeiro internacional já não funciona mais. O modelo neoliberal que regeu o mundo nos últimos 40 anos morreu e haverá depressão que terá a duração de muitos anos.

O inevitável resultado da globalização neoliberal foi o aumento do desequilíbrio global no comércio, na poupança e no investimento e na desigualdade social materializada na excessiva concentração da riqueza em todo o mundo [6]. Este desequilíbrio global no comércio, na poupança e no investimento foi o resultado da crise que eclodiu nos Estados Unidos em 2008 e se espalhou pelo mundo e comprometeu o sistema financeiro dos Estados Unidos, Reino Unido e Europa com débitos insustentáveis. Diante do fracasso do neoliberalismo e de sua incapacidade de lidar com a crise global do capitalismo, o Keynesianismo poderá ser a solução desde que que ele seja aplicado globalmente, isto é, ele operaria no planejamento econômico, não apenas ao nível nacional para obter estabilidade econômica e o pleno emprego dos fatores em cada país, mas também ao nível mundial para eliminar o caos econômico global que predomina atualmente com o neoliberalismo [5]. O Keynesianismo deveria ser adotado, portanto, ao nível planetário visando assegurar a estabilidade econômica e o pleno emprego dos fatores globalmente. Com o Keynesianismo global, haveria a coordenação de políticas econômicas Keynesianas em nível planetário que só poderia ser realizada com a existência de um governo mundial [5]. Esta seria a forma de obter a estabilidade da economia mundial para eliminar o caos que caracteriza a globalização neoliberal dominante atualmente em todo o mundo.

Para gerir um sistema complexo como o capitalismo, é preciso criar mecanismos de “feedback” e controle pelo governo mundial para assegurar a estabilidade do sistema econômico [5]. Com o Keynesianismo global adotado no planejamento da economia mundial e a existência de um governo mundial seria possível eliminar o caos gerador de incertezas que caracteriza a economia mundial sujeita a instabilidades constantes. A eliminação do caos ou atenuação da instabilidade e da incerteza com suas turbulências e seus riscos na economia mundial só será alcançada com a existência de um governo mundial que atuaria para assegurar a coordenação entre as políticas econômicas Keynesianas adotadas em cada país e globalmente. Para ser eficaz, o governo mundial deveria adotar o processo de planejamento Keynesiano da economia que contribua para eliminar a instabilidade e a incerteza com suas turbulências e seus riscos.  A humanidade só caminhará rumo a uma efetiva integração econômica, inicialmente, e, política, posteriormente, entre os países desde que exista um governo mundial e que funcione, também, um Estado de direito globalizado.  O ordenamento da sociedade no plano mundial poderia ser alcançado com a constituição de um governo mundial que visaria não apenas o ordenamento econômico e das relações internacionais em nível mundial, mas, sobretudo, criar as condições para enfrentar os desafios da humanidade no Século XXI. Os países individualmente, mesmo os mais poderosos, e as instituições mundiais atuais como ONU, FMI, OMC, entre outras, não reúnem as condições para realizar essas ações. 

Para viabilizar um governo mundial é preciso que, de início, seja constituído um Fórum Mundial pela Paz e pelo Progresso da Humanidade por organizações da Sociedade Civil e governos de todos os países do mundo. Neste Fórum seriam debatidos e estabelecidos os objetivos e estratégias de um movimento mundial pela constituição de um Governo Mundial, um Parlamento Mundial e uma Corte Suprema Mundial visando sensibilizar a população mundial e os governos nacionais no sentido de tornar realidade um mundo de paz e de progresso para toda a humanidade. Este seria o caminho que tornaria possível transformar a utopia do governo mundial em realidade. Sem a constituição de um governo mundial democrático, o cenário que se descortina para o futuro será o de desordem econômica, política e social e da guerra de todos contra todos.

REFERÊNCIAS

1.     ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponível no website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.     ALCOFORADO, Fernando. O caos na dinâmica do sistema capitalista. Disponível no website <https://www.slideshare.net/falcoforado/o-caos-na-dinmica-do-sistema-capitalista>.

3.     PRIGOGINE, I. As leis do caos. São Paulo: Editora da UNESP, 2002.

4.     LASZLO, Ervin. O Ponto do CaosSão Paulo: Editora Cultrix, 2006.

5.     ALCOFORADO, Fernando. Urge o Keynesianismo global e o governo mundial para ordenar a economia mundial. Disponível no website <https://blogdefalcoforado.com/2022/04/13/urge-o-keynesianismo-global-e-o-governo-mundial-para-ordenar-a-economia-mundial/>.

6.     ALCOFORADO, Fernando. O fracasso do neoliberalismo no mundo. Disponível no website <https://www.linkedin.com/pulse/o-fracasso-do-neoliberalismo-mundo-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>. 

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022) e How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

COMMENT FAIRE UNE RÉALITÉ L’UTOPIE DE L’UTILISATION RATIONNELLE DES RESSOURCES DE LA NATURE DANS LE MONDE

Fernando Alcoforado*

Cet article représente la suite de l’article dont le titre est Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (Comment concrétiser les utopies planétaires en vue de construire un monde meilleur) [1]. Cet article est le sixième de 12 articles qui abordent les 12 utopies planétaires à réaliser pour construire un monde meilleur et contribuer à l’atteinte du bonheur des êtres humains, individuellement et collectivement. Cet article vise à présenter comment faire de la sixième des utopies envisagées, l’utilisation rationnelle des ressources de la nature dans le monde pour mettre fin à sa dévastation. Cet article démontre que l’épuisement des ressources naturelles et le réchauffement climatique avec le changement climatique mondial qui en résulte sont responsables de la dévastation de la nature qui, à son tour, contribue à l’apparition de pandémies qui peuvent menacer la survie de l’espèce humaine. Cet article montre également comment éviter l’épuisement des ressources naturelles de la planète, un changement climatique mondial catastrophique et la multiplication des pandémies.

L’article Como salvar a humanidade da devastação social, econômica, ambiental e das guerras no século XXI (Comment sauver l’humanité de la dévastation sociale, économique, environnementale et des guerres au 21e siècle) [2] rapporte ce qui suit :

• Les dommages environnementaux produits par le capitalisme se manifestent dans l’épuisement des ressources naturelles de la Terre, dans l’émergence de nouvelles pandémies et dans un changement climatique global catastrophique. L’épuisement des ressources naturelles de la planète est vérifié sur la base de l’analyse des données disponibles qui indiquent que la planète Terre atteint déjà ses limites dans l’utilisation de ses ressources naturelles. Les données disponibles sur les réserves de ressources minérales indiquent que la planète Terre atteint déjà ses limites sur la base des informations de l’US Geological Survey, l’agence gouvernementale américaine responsable de la recherche géologique. L’épuisement des ressources minérales telles que le pétrole est actuellement la plus grande source potentielle de conflit mondial. Le différend sur l’eau entre plusieurs pays devient une source de guerres pour les ressources en eau. La capacité de production alimentaire de la planète atteint également ses limites.

• Actuellement, plus de 80 % de la population mondiale vit dans des pays qui utilisent plus de ressources que leurs propres écosystèmes ne peuvent en renouveler. Les pays capitalistes centraux (Union européenne, États-Unis et Japon), débiteurs écologiques, ont déjà épuisé leurs propres ressources et doivent les importer. Dans l’enquête Global Footprint Network, les Japonais consomment 7,1 fois plus qu’ils ne consomment et il faudrait quatre Italies pour approvisionner les Italiens. Un fait incontestable est que l’humanité consomme déjà plus de ressources naturelles que la planète n’est capable d’en reconstituer. Les données disponibles sur les réserves de ressources minérales indiquent que la planète Terre atteint déjà ses limites.

• L’humanité utilise actuellement 50% de l’eau douce de la planète. Dans 40 ans, il en utilisera 80 %. L’utilisation d’une eau impropre à la consommation est responsable de 60% des malades sur la planète. La moitié des rivières du monde sont contaminées par les eaux usées, les pesticides et les déchets industriels. 748 millions de personnes sur la planète n’ont pas accès à des sources d’eau potable. Seulement 12% des terres de la planète sont arables. Au cours des 30 dernières années, le total des terres arables touchées par de graves sécheresses dues au réchauffement climatique a doublé. Sur les 200 espèces de poissons présentant le plus grand intérêt commercial, 120 sont exploitées au-delà des niveaux durables. A ce rythme, le volume de poisson disponible aura diminué de plus de 90% d’ici 2050. On estime que 40% de la superficie des océans est gravement dégradée par l’action humaine. Au cours des 50 dernières années, le nombre de zones mortes a été multiplié par 10. En 2050, la population mondiale pourrait dépasser les 10 milliards de personnes. Avec une population de plus de 10 milliards d’habitants, la planète Terre pourrait ne pas être en mesure de résister à une telle demande de ressources naturelles.

• Un fait incontestable est que l’humanité consomme déjà plus de ressources naturelles que la planète n’est capable d’en reconstituer. Le rythme actuel de consommation est une menace pour la prospérité future de l’humanité. Au cours des 45 dernières années, la demande en ressources naturelles de la planète a doublé, en raison de l’élévation du niveau de vie dans les pays riches et émergents et de l’augmentation de la population mondiale. Aujourd’hui, en raison du rythme actuel de consommation, la demande en ressources naturelles dépasse de 41 % la capacité de remplacement de la Terre. Si l’escalade de cette demande se poursuit au rythme actuel, en 2050, avec une population planétaire estimée à 10 milliards d’habitants, il faudra deux Terres pour la satisfaire. Ces faits montrent l’épuisement des ressources naturelles sur la planète Terre.

• Les atteintes à l’environnement se caractérisent également par le risque d’émergence de nouvelles pandémies à mesure que la déforestation progresse sur la planète. Il y a la perspective qu’une éventuelle prochaine pandémie pourrait être aussi contagieuse et bien plus meurtrière que le Covid-19, qui a déjà coûté la vie à plus de 15 millions de personnes sur la planète. L’émergence d’une nouvelle maladie est appelée par les scientifiques “maladie X” qui est un concept de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour quelque chose d’inattendu ou d’inconnu qui peut encore apparaître. Nous sommes maintenant dans un monde où de nouveaux agents pathogènes vont émerger. Et c’est ce qui constitue une menace gigantesque pour l’humanité. Un nouvel agent pathogène suivra le même schéma de transmission que d’autres déjà trouvés, passant d’un animal sauvage à l’homme. Si la destruction de la nature ne prend pas fin, il est probable que des maladies encore plus mortelles et destructrices frapperont l’humanité plus rapidement et plus fréquemment à l’avenir. L’alerte vient des plus grands experts mondiaux de la biodiversité.

• Les dommages environnementaux produits par le capitalisme ne se manifestent pas seulement par l’épuisement des ressources naturelles de la Terre et l’émergence de nouvelles pandémies, mais découlent également du fait qu’elles sont responsables de l’augmentation rapide des températures mondiales grâce au réchauffement climatique qui peut contribuer au changement climatique mondial catastrophique qui se produira si la hausse moyenne de la température de la Terre dépasse 2 ºC alors que l’humanité serait confrontée à des sécheresses dans certaines régions de la planète et à des pluies intenses dans d’autres compromettant la production alimentaire, la submersion des îles et des villes côtières en raison de la hausse du niveau de la mer résultant de la fonte des glaces aux pôles, au Groenland et dans les chaînes de montagnes et de la multitude de typhons et d’ouragans avec des inondations dévastatrices, entre autres problèmes. L’Accord de Paris vise à empêcher l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels et à faire des efforts pour limiter les hausses de température à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels afin de réduire les risques et les impacts du changement climatique. Une question non abordée dans l’Accord de Paris (COP 21) concerne les guerres qui se multiplient dans le monde et qui sont en grande partie responsables de la dégradation environnementale de la planète en raison de ses effets dévastateurs sur l’environnement.

Les solutions pour faire face à l’épuisement des ressources naturelles de la planète et au changement climatique global sont présentées dans le livre Como inventar o futuro para mudar o mundo (Comment inventer l’avenir pour changer le monde) [4] qui informe ce qui suit :

• Pour éviter l’épuisement des ressources minérales de la planète Terre, qui se produira surtout au milieu du XXIe siècle, il est nécessaire de remplacer l’économie linéaire qui domine aujourd’hui, qui demande un grand volume de ressources naturelles et ne recycle pas les déchets de sa production par le modèle d’économie circulaire qui, basé sur la logistique inverse, recycle les déchets de ses activités de production. Pour éviter les problèmes liés à l’approvisionnement en eau en quantité et en qualité, il est essentiel d’éviter de polluer les ressources en eau de surface et souterraines et de permettre la réutilisation de l’eau potable utilisée après un traitement approprié grâce à la logistique inverse. La production alimentaire peut être augmentée avec l’augmentation de la productivité agricole, mais en même temps, il faut éviter d’augmenter la population de la planète Terre au-delà de 11 milliards d’habitants afin de la rendre compatible avec la limite de la production alimentaire. Quant aux conflits sur le pétrole et l’eau, ils ne seront atténués ou résolus qu’avec la mise en place d’un gouvernement mondial capable de rechercher des solutions qui empêchent le déclenchement de guerres entre les pays concernés.

• Tout porte à croire que notre modèle de développement atteint ses limites. Faute de ressources naturelles nécessaires à sa survie, l’humanité tend à régresser vers la barbarie et les comportements cruels. Pour éviter ce scénario catastrophe, il est nécessaire d’adopter de nouveaux modes ou procédés économiques de production qui se traduisent par : 1) une moindre consommation de matières premières et de ressources énergétiques ; 2) une moindre consommation d’eau pour l’irrigation et l’approvisionnement de la population et des industries liée et, aussi, la réutilisation de l’eau potable ; 3) remplacer les combustibles fossiles par des sources d’énergie renouvelables ; et, 4) en limitant la population de la Terre à 11 milliards d’habitants compatibles avec la production alimentaire maximale susceptible d’être obtenue.

• Le risque que le réchauffement climatique contribue à la survenue de changements climatiques catastrophiques impose à l’ensemble de l’humanité d’adopter le principe de précaution, qui repose sur deux hypothèses : 1) la possibilité que les comportements humains provoquent des dommages collectifs liés à des situations catastrophiques pouvant affecter tous les êtres vivants; et, 2) l’incertitude quant à l’existence du préjudice redouté. Le fait que d’éventuels événements catastrophiques résultant du réchauffement climatique ne présentent pas de risque mesurable nécessiterait l’adoption de mesures de précaution pour prévenir leur survenance. Il faut noter qu’il s’agit d’un risque non mesurable, potentiel, non évaluable.

• L’adoption de mesures de précaution renforce le devoir de prudence. Il vaut mieux prévenir que guérir. Le principe de précaution va plus loin que l’idée de prévenir un certain risque, puisqu’il vise à préserver l’environnement face à un risque incertain. La précaution est envisagée lorsque le risque est élevé – si élevé qu’une certitude scientifique totale ne devrait pas être requise avant de prendre des mesures correctives, mais devrait s’appliquer dans les cas où toute activité pourrait entraîner des dommages durables ou irréversibles à l’environnement. Le principe de précaution diffère du principe de prévention, qui est directement lié à un certain risque, connu de la science. Le principe de précaution devrait régir les décisions liées à la lutte contre les changements climatiques catastrophiques.

• Le monde est confronté au défi de ne pas permettre au réchauffement climatique de dépasser deux degrés centigrades au 21e siècle. Pour éviter un réchauffement de la planète au-dessus de 2º C, il faudrait stabiliser les concentrations de dioxyde de carbone (et équivalents) à 400 ppm (parties par million) sans quoi le monde serait confronté à un changement climatique catastrophique d’ici la fin du 21ème siècle qui peuvent menacer la survie de l’humanité. Pour ce faire, les émissions mondiales devront être ramenées en dessous de leurs niveaux de 1990.

Des solutions pour faire face aux pandémies sont présentées dans l’article Futuras pandemias e degradação ambiental (Futures pandémies et dégradation de l’environnement) [3] qui stipule ce qui suit :

• Les faits de la réalité démontrent que la santé des êtres humains dépend de la santé de la planète. Il est bien clair que l’humanité devra opérer de profonds changements dans sa relation avec la nature pour éviter que de nouvelles pandémies ne se produisent et menacent son existence même. Il doit y avoir une mobilisation de la société civile à travers la planète pour construire un nouvel ordre mondial dans lequel il y a un changement radical dans le concept de développement tel qu’il est pratiqué depuis des siècles. L’être humain a besoin de vivre en harmonie avec la nature, sans quoi sa survie sera menacée. Il faut changer la matrice économique en général (agricole, industrielle et de services) pour qu’elle commence à prendre en compte la nécessité de préserver la nature, de respecter les limites de l’environnement et son temps de récupération et d’arrêter de produire tant de déchets. Il est nécessaire de cesser immédiatement de dégrader et de déboiser les forêts et de renforcer les systèmes de surveillance sanitaire de tous les pays et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de réduire les inégalités sociales entre et au sein des nations, de supprimer les subventions qui favorisent la déforestation et d’offrir davantage de soutien aux peuples autochtones pour freiner la déforestation.

• Il est urgent d’interdire au niveau international le commerce des espèces à haut risque de transmission de virus et d’éradiquer la consommation de viande sauvage dans le monde, de créer une bibliothèque de génétique virale, qui aidera à la cartographie des lieux où de nouveaux agents pathogènes à haut risque peuvent survenir, réaliser des investissements de 22 à 31 milliards de dollars par an pendant une décennie, pour surveiller et contrôler le commerce des espèces sauvages et prévenir la déforestation tropicale, et dans la surveillance sanitaire et la biosécurité du bétail destiné à la consommation, qui sont des intermédiaires potentiels du virus qui affectent humains, principalement dans les zones proches des forêts pour aider à prévenir de futures pandémies, ainsi que tenir la population mondiale bien informée des risques de nouvelles pandémies avec des données fiables, conçues par l’expérience et la science, qui seraient certainement d’une grande valeur pour générer des lignes directrices essentielles pour leur comportement social en vue de leur collaboration dans l’effort de prévention de nouvelles pandémies. Il est préférable de prévenir l’apparition de nouvelles pandémies à peu de frais que d’y remédier par des pertes colossales telles que celles enregistrées avec les décès et la stagnation économique qui en résultent. Sans ces actions proposées ci-dessus, il n’y aura pas assez de vaccins pour faire face à la multiplicité des futures pandémies.

C’est pour toutes ces raisons que la mise en œuvre du modèle de « développement durable » s’impose, basé sur des formes et des processus qui, lorsqu’ils sont utilisés, ne portent pas atteinte à l’intégrité de l’environnement dont ils dépendent. Le livre Como inventar o futuro para mudar o mundo (Comment inventer l’avenir pour changer le monde) [4] informe que la nouvelle société à construire devra être durable d’un point de vue économique, social et environnemental. Le concept de durabilité est devenu un élément clé du mouvement mondial, crucial pour trouver des solutions viables pour résoudre les plus grands problèmes du monde, basé sur la thèse selon laquelle une société durable est celle qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans diminuer les possibilités des autres .générations futures pour satisfaire les leurs.

Comment construire une société durable ? Le livre Como inventar o futuro para mudar o mundo (Comment inventer l’avenir pour changer le monde) [4] informe que la construction d’une société durable est une tâche visant à atteindre les objectifs de développement durable décrits ci-dessous :

• Réduire les émissions mondiales de carbone en favorisant des changements dans la matrice énergétique mondiale actuelle basée essentiellement sur les combustibles fossiles (charbon et pétrole), d’autre part structurée sur la base des ressources énergétiques renouvelables (hydroélectricité, biomasse et sources d’énergie solaire et éolienne) pour éviter ou minimiser réchauffement climatique et, par conséquent, l’apparition de changements catastrophiques dans le climat de la Terre.

• Améliorer l’efficacité énergétique en développant des actions qui conduisent à des économies d’énergie dans la ville et à la campagne, dans les bâtiments, dans l’agriculture, dans les industries et dans les moyens de transport en général, contribuant ainsi à la réduction des émissions mondiales de carbone et, par conséquent, de L’effet de serre.

• Veiller à ce que les véhicules et équipements à moteur à usage domestique, agricole et industriel soient plus performants, les bâtiments soient conçus dans le but d’économiser au maximum l’éclairage, la réfrigération et le chauffage, l’agriculture et l’industrie soient modélisées afin de nécessiter le minimum de ressources énergétiques et de matières premières, envisageant également l’autoproduction d’énergie avec l’utilisation des résidus de ses processus de production basés sur la logistique inverse et, enfin, l’utilisation de nouvelles alternatives de transport allant des vélos aux véhicules à grande capacité basés sur les chemins de fer, entre autres initiatives.

• Combattre la pollution du sol, de l’air et de l’eau en réduisant les déchets en recyclant les matériaux actuellement utilisés et mis au rebut. De ce point de vue, les matériaux essentiels ne devraient être utilisés dans les processus de production et dans d’autres applications qu’en dernier recours. Lorsqu’ils sont utilisés dans différentes applications, ils doivent, en premier lieu, être réutilisés d’innombrables fois ; deuxièmement, ils doivent être recyclés pour former un nouveau produit ; troisièmement, ils doivent être brûlés pour extraire toute l’énergie qu’ils contiennent et, seulement en dernier recours, doivent être évacués vers une décharge.

• Ajuster la croissance démographique aux ressources disponibles sur la planète, en réduisant les taux de natalité, en particulier dans les pays et régions à fort taux de croissance démographique.

• Réduire les inégalités sociales, en envisageant l’adoption de mesures qui contribuent à répondre aux besoins fondamentaux de la population mondiale, tels que l’alimentation, l’habillement, le logement, les services de santé, l’emploi et une meilleure qualité de vie. Pour qu’il y ait développement durable, il est donc nécessaire que tous les êtres humains voient leurs besoins fondamentaux satisfaits et qu’ils aient la possibilité de réaliser leurs aspirations à une vie meilleure.

• Veiller à ce que la croissance économique et la richesse qui en découle soient partagées par tous, les services d’éducation permettent d’élever les niveaux de qualification au travail et la culture de la population, les services de santé sont efficaces pour lutter contre la mortalité infantile et contribuent à l’augmentation de la l’espérance de vie de la population, tous les hommes et toutes les femmes disposent d’un logement décent et d’investissements publics et privés au niveau nécessaire qui contribuent à la réduction du chômage de masse en raison de la crise générale du système capitaliste mondial qui s’inscrit dans la situation actuelle et qui a tendance à s’aggraver à l’avenir.

• Adopter le modèle de développement durable dans les villes, visant à concilier leurs facteurs économiques et sociaux avec l’environnement, assurant à leur population le droit au foncier urbain, au logement, à l’assainissement environnemental, aux infrastructures urbaines, aux transports et aux services publics, au travail et aux loisirs, pour les et les générations futures.

• Planifier des villes durables basées sur l’ordonnancement et le contrôle de l’utilisation des sols, afin d’éviter la dégradation des ressources naturelles, avec des politiques claires et globales d’assainissement, de collecte et de traitement des ordures ; la gestion de l’eau, avec collecte, traitement, économie et réutilisation ; des systèmes de transport qui privilégient le transport de masse avec qualité et sécurité ; les actions de préservation et d’extension des espaces verts et l’utilisation d’énergies propres et renouvelables ; enfin, une administration publique transparente partagée avec la société civile organisée.

• A l’heure où les problèmes de réchauffement climatique peuvent conduire à une catastrophe planétaire, chaque ville doit se doter d’un plan d’adaptation au changement climatique, notamment celles soumises à des événements extrêmes.

LES RÉFÉRENCES

1.     ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponible sur le site Web <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.     ALCOFORADO, Fernando. Como salvar a humanidade da devastação social, econômica, ambiental e das guerras no século XXI. Disponible sur le site Web <https://www.linkedin.com/pulse/como-salvar-humanidade-da-devasta%C3%A7%C3%A3o-social-econ%C3%B4mica-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

3.     ALCOFORADO, Fernando. Futuras pandemias e degradação ambiental. Disponible sur le site Web <https://www.linkedin.com/pulse/futuras-pandemias-e-degrada%C3%A7%C3%A3o-ambiental-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

4.     ALCOFORADO, Fernando.  Como inventar o futuro para mudar o mundo. Curitiba: Editora CRV, 2019.

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur (Ingénierie, Économie et Administration) et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’Université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018),  Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022) et How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

HOW TO MAKE A REALITY THE UTOPIA OF THE RATIONAL USE OF NATURE’S RESOURCES IN THE WORLD

Fernando Alcoforado*

This article represents the continuation of the article whose title is Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (How to make planetary utopias come true with a view to building a better world) [1]. This article is the sixth of 12 articles that address the 12 planetary utopias that need to be realized in order to build a better world and contribute to the achievement of happiness for human beings, individually and collectively. This article aims to present how to make the sixth of the utopias considered, the rational use of nature’s resources in the world to end its devastation. This article demonstrates that the depletion of natural resources and global warming with consequent global climate change are responsible for the devastation of nature, which, in turn, contributes to the occurrence of pandemics, which can threaten the survival of the human species. This article also shows how to avoid the depletion of the planet’s natural resources, catastrophic global climate change and the multiplication of pandemics.

The article Como salvar a humanidade da devastação social, econômica, ambiental e das guerras no século XXI (How to save humanity from social, economic, environmental devastation and wars in the 21st century) [2] reports the following:

• The environmental damage produced by capitalism is manifested in the depletion of the Earth’s natural resources, in the emergence of new pandemics and in catastrophic global climate change. The depletion of the planet’s natural resources is verified based on the analysis of available data that point to the fact that planet Earth is already reaching its limits in the use of its natural resources. Available data on reserves of mineral resources point to the fact that planet Earth is already reaching its limits based on information from the US Geological Survey, the US government agency responsible for geological research. The depletion of mineral resources such as oil is currently the greatest potential source of world conflict. The dispute over water between several countries is becoming a source of wars over water resources. The planet’s food production capacity is also reaching its limits.

• Currently, more than 80% of the world’s population lives in countries that use more resources than their own ecosystems can renew. The central capitalist countries (European Union, United States and Japan), ecological debtors, have already exhausted their own resources and have to import them. In the Global Footprint Network survey, the Japanese consume 7.1 times more than they have and it would take four Italys to supply the Italians. An indisputable fact is that humanity already consumes more natural resources than the planet is capable of replenishing. Available data on reserves of mineral resources point to the fact that planet Earth is already reaching its limits.

• Humanity currently uses 50% of the planet’s fresh water. In 40 years it will use 80%. The use of water that is unfit for consumption is responsible for 60% of the sick people on the planet. Half of the world’s rivers are contaminated by sewage, pesticides and industrial waste. 748 million people on the planet do not have access to clean water sources. Only 12% of the planet’s land is arable. In the last 30 years, the total arable land affected by severe droughts due to global warming has doubled. Of the 200 fish species of greatest commercial interest, 120 are exploited beyond sustainable levels. At this rate, the volume of available fish will have decreased by more than 90% by 2050. It is estimated that 40% of the area of the oceans is seriously degraded by human action. In the last 50 years the number of dead zones has grown 10 times. From 2050, the world’s population could exceed 10 billion people. With a population of over 10 billion people, planet Earth may not be able to withstand such a demand for natural resources.

• An indisputable fact is that humanity already consumes more natural resources than the planet is capable of replenishing. The current pace of consumption is a threat to humanity’s future prosperity. In the last 45 years, the demand for the planet’s natural resources has doubled, due to the rise in the standard of living in rich and emerging countries and the increase in the world’s population. Today, due to the current pace of consumption, the demand for natural resources exceeds the Earth’s replacement capacity by 41%. If the escalation of this demand continues at the current pace, in 2050, with an estimated planetary population of 10 billion people, it will take two Earths to satisfy it. These facts show the depletion of natural resources on planet Earth.

• Environmental damage is also characterized by the risk of the emergence of new pandemics as deforestation advances across the planet. There is the prospect that a possible next pandemic could be as contagious and much more lethal than Covid-19, which has already claimed the lives of more than 15 million people on the planet. The emergence of a new disease is called by scientists “disease X” which is a concept of the World Health Organization (WHO) for something unexpected or unknown that may still appear. We are now in a world where new pathogens will emerge. This is what constitutes a gigantic threat to humanity. A new pathogen will follow the same pattern of transmission as others already found, passing from a wild animal to humans. If the destruction of nature does not end, it is likely that even more deadly and destructive diseases will hit humanity more quickly and more frequently in the future. The alert comes from the world’s leading biodiversity experts.

• The environmental damage produced by capitalism is not only manifested in the depletion of the Earth’s natural resources and the emergence of new pandemics, but also stems from the fact that they are responsible for the rapid increase in global temperatures thanks to the global warming that can contribute for the catastrophic global climate change that will occur if the Earth’s average temperature rise exceeds 2 ºC when humanity would face droughts in some areas of the planet and intense rains in others compromising food production, the submersion of islands and coastal cities due to the rise in sea levels resulting from the melting of ice at the poles, Greenland and the mountain ranges and the multitude of typhoons and hurricanes with devastating floods, among other problems. The Paris Agreement seeks to avoid the rise in global average temperature well below 2°C above pre-industrial levels and make efforts to limit the rise in temperature to 1.5°C above pre-industrial levels to reduce the risks and impacts of climate change. An issue not addressed in the Paris Agreement (COP 21) concerns the wars that are proliferating around the world and is largely responsible for the environmental degradation of the planet due to its devastating effects on the environment.

The solutions to deal with the depletion of the planet’s natural resources and with global climate change are presented in the book Como inventar o futuro para mudar o mundo (How to invent the future to change the world) [4] which informs the following:

• To avoid the depletion of mineral resources on planet Earth, which will mostly occur in the middle of the 21st century, it is necessary to replace the linear economy that dominates today, which demands a large volume of natural resources and does not recycle waste from its production by the model circular economy that, based on reverse logistics, recycles waste from its production activities. To avoid problems related to the supply of water in quantity and quality, it is essential to avoid polluting surface and underground water resources and to enable the reuse of potable water used after proper treatment through reverse logistics. Food production can be increased with the increase in agricultural productivity, but at the same time, it is necessary to avoid increasing the population of planet Earth beyond 11 billion inhabitants in order to make it compatible with the limit in food production. As for conflicts over oil and water, they will only be mitigated or resolved with the implementation of a world government capable of seeking solutions that prevent the outbreak of wars between the countries involved.

• Everything suggests that our development model is reaching its limits. With the lack of natural resources necessary for its survival, humanity tends to regress to barbarism and cruel behavior. To avoid this catastrophic scenario, it is necessary to adopt new economic production methods or processes that result in: 1) lower consumption of raw materials and energy resources; 2) lower consumption of water for irrigation and supply for the population and industries associated with the reuse of drinking water; 3) replacing fossil fuels with renewable energy sources; and, 4) limiting the Earth’s population to 11 billion inhabitants compatible with the maximum food production capable of being obtained.

• The risk that global warming contributes to the occurrence of catastrophic climate change requires that all of humanity adopt the precautionary principle, which has its application based on two assumptions: 1) the possibility that human conduct causes collective damage linked to catastrophic situations that can affect all living beings; and, 2) the uncertainty regarding the existence of the feared harm. The fact that possible catastrophic events resulting from global warming do not pose a measurable risk would require the adoption of precautionary measures to prevent their occurrence. It must be noted that we are dealing with a non-measurable, potential, non-assessable risk.

• The adoption of precautionary measures reinforces the duty of prudence.  It is better to take precautions than to face the catastrophe and try to solve it after it happens. The precautionary principle goes further than the idea of preventing a certain risk, as it seeks to preserve the environment considering an uncertain risk. Precaution is considered when the risk is high – so high that full scientific certainty should not be required before taking corrective action, but should apply in those cases where any activity could result in lasting or irreversible damage to the environment. The precautionary principle differs from the prevention principle, which is directly related to a certain risk, known to science. The precautionary principle should govern decisions related to tackling catastrophic climate change.

• The world is facing the challenge of not allowing global warming to exceed two degrees centigrade in the 21st century. To avoid a warming of the planet above 2º C, it would be necessary to stabilize the concentrations of carbon dioxide (and equivalents) at 400 ppm (parts per million) without which the world would face catastrophic climate change by the end of the 21st century that can threaten the survival of humanity. To do this, world emissions will have to be reduced below their 1990 levels.

Solutions to deal with pandemics are presented in the article Futuras pandemias e degradação ambiental (Future pandemics and environmental degradation) [3] which states the following:

• The facts of reality demonstrate that the health of human beings depends on the health of the planet. It is quite clear that humanity will have to make profound changes in its relationship with nature to prevent new pandemics from happening that threaten its very existence. There needs to be mobilization of civil society across the planet to build a new world order in which there is a radical change in the concept of development as practiced for centuries. Human beings need to live in harmony with nature, without which their survival will be threatened. It is necessary to change the economic matrix in general (agricultural, industrial and services) so that it starts to consider the need to preserve nature, respect the limits of the environment and its recovery time and stop producing so much garbage. It is necessary to immediately stop degrading and deforesting forests and strengthen the health surveillance systems of all countries and the World Health Organization (WHO), reduce social inequalities between and within nations, remove subsidies that favor deforestation and offer more support for indigenous peoples to curb deforestation.

• It is urgent to prohibit internationally the trade of species at high risk of virus transmission and to eradicate the consumption of wild meat in the world, to create a library of virus genetics, which will help in the mapping of places where new high risk pathogens may arise, carry out investments of US$22 billion to US$31 billion per year for a decade, to monitor and police the wildlife trade and prevent tropical deforestation, and in health surveillance and biosecurity in livestock for consumption, which are potential virus intermediaries that affect humans, mainly in areas close to forests to help prevent future pandemics, as well as keep the world’s population well informed about the risks of new pandemics with reliable data, conceived through experience and science, which would certainly be of great value to generate essential guidelines for their social behavior with a view to their collaboration in the effort to prevent new pandemics. It is preferable to prevent the occurrence of new pandemics at a low cost than to remedy them with huge losses such as those registered with deaths and the resulting economic stagnation. Without these actions proposed above, there will not be enough vaccines to face the multiplicity of future pandemics.

It is for all these reasons that the implementation of the “sustainable development” model is imperative, based on forms and processes that, when used, do not undermine the integrity of the environment on which they depend. The book Como inventar o futuro para mudar o mundo (How to invent the future to change the world) [4] informs that the new society to be built would have to be sustainable from an economic, social and environmental point of view. The concept of sustainability has become a key element in the global movement, crucial to finding viable solutions to solve the world’s biggest problems, based on the thesis that a sustainable society is one that satisfies the needs of the current generation without diminishing the possibilities of others future generations to satisfy theirs.

How to build a sustainable society? The book Como inventar o futuro para mudar o mundo (How to invent the future to change the world) [4] informs that building a sustainable society is a task aimed at achieving the sustainable development goals described below:

• Reduce global carbon emissions by promoting changes in the current world energy matrix based fundamentally on fossil fuels (coal and oil), by other structured based on renewable energy resources (hydroelectricity, biomass and solar and wind energy sources) to avoid or minimize global warming and, consequently, the occurrence of catastrophic changes in the Earth’s climate.

• Improve energy efficiency by developing actions that lead to energy savings in the city and in the countryside, in buildings, in agriculture, in industries and in means of transport in general, thus contributing to the reduction of global carbon emissions and, consequently, of the greenhouse effect.

• Ensure that motor vehicles and equipment for domestic, agricultural and industrial use have greater efficiency, buildings are designed aiming at maximum savings in lighting, refrigeration and heating, agriculture and industry are modeled in order to require the minimum of energy resources and raw materials, also contemplating the self-production of energy with the use of residues from its production processes based on reverse logistics and, finally, the use of new transport alternatives from bicycles to high-capacity ones based on railroads, among other initiatives.

• Combat land, air and water pollution by reducing waste by recycling currently used and discarded materials. From this perspective, essential materials should only be used in production processes and in other applications only as a last resort. When used in different applications, they must, in the first place, be reused countless times; second, they must be recycled to form a new product; third, they must be burned to extract all the energy they contain and, only as a last resort, must they be removed to a landfill.

• Adjusting population growth to the resources available on the planet, reducing birth rates, especially in countries and regions with high population growth rates.

• Reduce social inequalities, contemplating the adoption of measures that contribute to meeting the basic needs of the world’s population, such as food, clothing, housing, health services, employment and a better quality of life. For there to be sustainable development, it is therefore necessary that all human beings have their basic needs met and that they are given opportunities to fulfill their aspirations for a better life.

• Make sure that economic growth and the resulting wealth are shared by all, education services make it possible to increase the levels of qualification for work and the culture of the population, health services are effective in combating infant mortality and contribute to an increase in the life expectancy of the population, all men and women have decent housing and public and private investments at the necessary level that contribute to the reduction of mass unemployment as a result of the general crisis of the world capitalist system that is registered in the current situation and which tends to get worse in the future.

• Adopting the sustainable development model in cities, aiming to reconcile their economic and social factors with the environment, assuring their population the right to urban land, housing, environmental sanitation, urban infrastructure, transport and public services, to work and leisure, for current and future generations.

• Plan sustainable cities based on the ordering and control of land use, in order to avoid the degradation of natural resources, with clear and comprehensive policies for sanitation, garbage collection and treatment; water management, with collection, treatment, economy and reuse; transport systems that favor mass transport with quality and safety; actions that preserve and expand green areas and the use of clean and renewable energies; finally, transparent public administration shared with organized civil society.

• At the current time when the problems of global warming can lead to planetary catastrophe, every city must have a plan to adapt to climate change, especially those subject to extreme events.

REFERENCES

1.     ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Available on the website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.     ALCOFORADO, Fernando. Como salvar a humanidade da devastação social, econômica, ambiental e das guerras no século XXI. Available on the website <https://www.linkedin.com/pulse/como-salvar-humanidade-da-devasta%C3%A7%C3%A3o-social-econ%C3%B4mica-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

3.     ALCOFORADO, Fernando. Futuras pandemias e degradação ambiental. Available on the website <https://www.linkedin.com/pulse/futuras-pandemias-e-degrada%C3%A7%C3%A3o-ambiental-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

4.     ALCOFORADO, Fernando.  Como inventar o futuro para mudar o mundo. Curitiba: Editora CRV, 2019.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, college professor (Engineering, Economy and Administration) and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press,  Boca Raton, Florida United States, 2022) and How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023). 

COMO TORNAR REALIDADE A UTOPIA DO USO RACIONAL DOS RECURSOS DA NATUREZA NO MUNDO

Fernando Alcoforado*

Este artigo representa a continuação do artigo cujo título é Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor [1].  Este artigo é o sexto dos 12 artigos que abordam as 12 utopias planetárias que precisam ser realizadas visando a construção de um mundo melhor e contribuir para a conquista da felicidade dos seres humanos, individual e coletivamente. Este artigo tem por objetivo apresentar como fazer com que a sexta das utopias consideradas, a do uso racional dos recursos da natureza no mundo para acabar com sua devastação. Este artigo demonstra que a exaustão dos recursos naturais e o aquecimento global com a consequente mudança climática global são responsáveis pela devastação da natureza que, por sua vez, contribui para a ocorrência de pandemias as quais podem ameaçar a sobrevivência da espécie humana. Este artigo mostra, também, como evitar a exaustão dos recursos naturais do planeta, a mudança climática catastrófica global e a multiplicação de pandemias.

O artigo Como salvar a humanidade da devastação social, econômica, ambiental e das guerras no século XXI [2] informa o seguinte:

·       Os danos ambientais produzidos pelo capitalismo se manifestam no esgotamento dos recursos naturais do planeta Terra, no surgimento de novas pandemias e na mudança climática catastrófica global.  O esgotamento dos recursos naturais do planeta é constatado com base na análise dos dados disponíveis que apontam no sentido de que o planeta Terra já está atingindo seus limites no uso de seus recursos naturais. Os dados disponíveis sobre as reservas dos recursos minerais apontam no sentido de que o planeta Terra já está atingindo seus limites com base na informação da US Geological Survey, órgão do governo dos Estados Unidos responsável por pesquisas geológicas. A exaustão de recursos minerais como o petróleo é, atualmente, a maior fonte potencial de conflitos mundiais. A disputa pela água entre vários países está se convertendo em uma fonte geradora de guerras pelos recursos hídricos. A capacidade de produção de alimentos do planeta está atingindo, também, seus limites.

·       Atualmente, mais de 80% da população mundial vive em países que usam mais recursos do que seus próprios ecossistemas conseguem renovar. Os países capitalistas centrais (União Europeia, Estados Unidos e Japão), devedores ecológicos, já esgotaram seus próprios recursos e têm de importá-los. No levantamento da Global Footprint Network, os japoneses consomem 7,1 vezes mais do que têm e seriam necessárias quatro Itália para abastecer os italianos. Um fato indiscutível é o de que a humanidade já consome mais recursos naturais do que o planeta é capaz de repor.  Os dados disponíveis sobre as reservas dos recursos minerais apontam no sentido de que o planeta Terra já está atingindo seus limites.

·       A humanidade utiliza na atualidade 50% da água doce do planeta. Em 40 anos utilizará 80%. O uso da água imprópria para o consumo é responsável por 60% dos doentes do planeta. Metade dos rios do mundo está contaminada por esgoto, agrotóxicos e lixo industrial. 748 milhões de pessoas no planeta não têm acesso a fontes de água potável.  Apenas 12% das terras do planeta são cultiváveis. Nos últimos 30 anos dobrou o total de terras cultiváveis atingidas por secas severas devido ao aquecimento global. Das 200 espécies de peixe com maior interesse comercial, 120 são exploradas além do nível sustentável. Neste ritmo, o volume de pescado disponível terá diminuído em mais de 90% até 2050. Estima-se que 40% da área dos oceanos esteja gravemente degradada pela ação do homem. Nos últimos 50 anos o número de zonas mortas cresceu de 10 vezes. A partir de 2050, a população mundial poderá ultrapassar 10 bilhões de habitantes. Com uma população superior a 10 bilhões de habitantes, o planeta Terra poderá não resistir a tamanha demanda por recursos naturais.

·       Um fato indiscutível é o de que a humanidade já consome mais recursos naturais do que o planeta é capaz de repor. O ritmo atual de consumo é uma ameaça para a prosperidade futura da humanidade. Nos últimos 45 anos, a demanda pelos recursos naturais do planeta dobrou, devido à elevação do padrão de vida nos países ricos e emergentes e ao aumento da população mundial. Hoje, por conta do atual ritmo de consumo, a demanda por recursos naturais excede em 41% a capacidade de reposição da Terra. Se a escalada dessa demanda continuar no ritmo atual, em 2050, com uma população planetária estimada em 10 bilhões de pessoas, serão necessárias duas Terras para satisfazê-la. Estes fatos evidenciam o esgotamento dos recursos naturais do planeta Terra.

·       Os danos ambientais se caracterizam, também, pelo risco de surgimento de novas pandemias conforme o desmatamento avança em todo o planeta. Há a perspectiva de que uma eventual próxima pandemia pode ser tão contagiosa e muito mais letal que a de Covid-19, que já tirou a vida de mais de 15 milhões de pessoas no planeta. O surgimento de uma nova enfermidade é chamado pelos cientistas de “doença X” que é um conceito da Organização Mundial da Saúde (OMS) para algo inesperado ou desconhecido que ainda pode aparecer. Estamos agora em um mundo onde novos patógenos surgirão. E é isso que constitui uma gigantesca ameaça para a humanidade. Um novo patógeno seguirá o mesmo padrão de transmissão de outros já encontrados, passando de um animal silvestre para os seres humanos. Se a destruição da natureza não tiver um fim, é provável que doenças ainda mais mortais e destrutivas atinjam a humanidade no futuro, de forma mais rápida e frequente. O alerta vem dos principais especialistas em biodiversidade do mundo.

·       Os danos ambientais produzidos pelo capitalismo não se manifestam apenas no esgotamento dos recursos naturais do planeta Terra e no surgimento de novas pandemias, mas, também, decorre do fato de eles serem responsáveis pelo rápido aumento das temperaturas globais graças ao aquecimento global que pode contribuir para a mudança climática catastrófica global que ocorrerá se a elevação da temperatura média da Terra ultrapassar 2 ºC quando a humanidade se defrontaria com secas em algumas áreas do planeta e chuvas intensas em outras comprometedoras da produção de alimentos, a submersão de ilhas e cidades litorâneas devido ao aumento do nível do mar resultante do degelo dos polos, da Groenlândia e das cordilheiras  e a multiplicidade de tufões e furações com inundações devastadoras, entre outros problemas. Através do Acordo de Paris busca-se evitar a elevação da temperatura média global bem abaixo dos 2 °C acima dos níveis pré-industriais e fazer esforços para limitar a elevação da temperatura a 1,5 °C acima dos níveis pré-industriais para reduzir os riscos e impactos das mudanças climáticas. Uma questão não abordada no Acordo de Paris (COP 21) diz respeito às guerras que estão proliferando em todo o mundo e é, em grande parte, responsável pela degradação ambiental do planeta devido a seus efeitos devastadores sobre o meio ambiente.   

As soluções para lidar com a exaustão dos recursos naturais do planeta e com a mudança climática global estão apresentadas no livro Como inventar o futuro para mudar o mundo [4] que informa o seguinte:

·       Para evitar à exaustão dos recursos minerais do planeta Terra, que deverá ocorrer em sua maior parte em meados do século XXI, é preciso substituir a economia linear hoje dominante que demanda grande volume de recursos naturais e não recicla os resíduos de sua produção pelo modelo de economia circular que, com base na logística reversa, recicla os resíduos de sua atividade produtiva. Para evitar os problemas relacionados com o suprimento de água em quantidade e qualidade, é imprescindível evitar a poluição dos recursos hídricos de superfície e subterrâneos e viabilizar o reuso da água potável utilizada após o devido tratamento através da logística reversa. A produção de alimentos pode ser incrementada com o aumento da produtividade agrícola, mas, simultaneamente, é preciso evitar o aumento da população do planeta Terra além de 11 de bilhões de habitantes a fim de compatibilizá-la com o limite na produção de alimentos. Quanto aos conflitos pelo petróleo e pela água, eles só serão atenuados ou solucionados com a implantação de um governo mundial que seja capaz de buscar soluções que impeçam a eclosão de guerras entre os países envolvidos.

·       Tudo leva a crer que nosso modelo de desenvolvimento está atingindo seus limites. Com a falta de recursos naturais necessários para sua sobrevivência, a humanidade tende a uma regressão à barbárie e ao comportamento cruel. Para evitar este cenário catastrófico, é preciso que sejam adotados novos métodos ou processos econômicos de produção que resultem: 1) no menor consumo de matérias primas e de recursos energéticos; 2) no menor consumo de água para irrigação e abastecimento para a população e indústrias associado ao reuso da água potável; 3) na substituição dos combustíveis fósseis por fontes renováveis de energia; e, 4) na limitação da população da Terra em 11 bilhões de habitantes compatível com a máxima produção de alimentos capaz de ser obtida.

·       O risco de que o aquecimento global contribua para a ocorrência de mudança climática catastrófica exige que toda a humanidade adote o princípio de precaução que tem sua aplicação baseada em dois pressupostos: 1) a possibilidade de que condutas humanas causem danos coletivos vinculados a situações catastróficas que podem afetar o conjunto dos seres vivos; e, 2) a incerteza a respeito da existência do dano temido. O fato de os possíveis eventos catastróficos resultantes do aquecimento global não terem risco mensurável estaria a exigir a adoção de medidas de precaução para evitar sua ocorrência. É preciso observar que estamos a lidar com um risco não mensurável, potencial, não avaliável.

·       A adoção de medidas de precaução reforça o dever de prudência. É preferível se precaver a remediar. O princípio da precaução vai mais adiante da ideia de prevenir risco certo, pois busca preservar o meio ambiente considerando um risco incerto. A precaução é considerada quando o risco é elevado – tão elevado que a total certeza científica não deve ser exigida antes de se adotar uma ação corretiva, devendo ser aplicado naqueles casos em que qualquer atividade possa resultar em danos duradouros ou irreversíveis ao meio ambiente. O princípio da precaução difere do princípio da prevenção que está relacionado diretamente a um risco certo, conhecido pela ciência. O princípio da precaução é que deveria presidir as decisões relacionadas com o enfrentamento da mudança climática catastrófica.

·       O mundo está diante de um desafio que é o de não permitir um aquecimento global no século XXI superior a dois graus centígrados. Para evitar um aquecimento do planeta superior a 2º C, seria preciso estabilizar as concentrações de dióxido de carbono (e equivalentes) em 400 ppm (partes por milhão) sem a qual o mundo se defrontaria até o final do século XXI com uma mudança climática catastrófica que pode ameaçar a sobrevivência da humanidade. Para isso, as emissões mundiais terão que ser reduzidas abaixo de seus níveis de 1990.

As soluções para lidar com as pandemias estão apresentadas no artigo Futuras pandemias e degradação ambiental [3] que informa o seguinte:

·       Os fatos da realidade demonstram que a saúde do ser humano depende da saúde do planeta. Está bastante claro que a humanidade terá que realizar mudanças profundas em sua relação com a natureza para evitar que aconteçam novas pandemias que ameacem sua própria existência.  É preciso que haja a mobilização da sociedade civil em todo o planeta para construir uma nova ordem mundial em que haja a mudança radical do conceito de desenvolvimento como o praticado há séculos. O ser humano precisa passar a viver em harmonia com a natureza sem a qual sua sobrevivência estará ameaçada. É preciso mudar a matriz econômica em geral (agrícola, industrial e de serviços) para que se passe a considerar a necessidade de preservar a natureza, respeitar os limites do ambiente e o seu tempo de recuperação e deixar de produzir tanto lixo. É preciso parar imediatamente de degradar e desmatar florestas e fortalecer os sistemas de vigilância em saúde de todos os países e da Organização Mundial da Saúde (OMS), reduzir iniquidades sociais entre nações e no interior delas, remover subsídios que favoreçam o desmatamento e oferecer mais apoio aos povos indígenas, para conterem o desmatamento.

·       Urge proibir internacionalmente o comércio de espécies de alto risco de transmissão de vírus e erradicar o consumo de carne silvestre no mundo, criar uma biblioteca da genética de vírus, que ajude no mapeamento de locais de onde possam surgir novos patógenos de alto risco, realizar investimentos de US$ 22 bilhões a US$ 31 bilhões por ano por uma década, para monitorar e policiar o comércio de animais selvagens e impedir o desmatamento tropical e em vigilância sanitária e biosegurança na criação de animais de consumo, que são potenciais intermediários de vírus que atingem humanos, principalmente em áreas próximas a florestas para ajudar a prevenir futuras pandemias, bem como manter a população mundial bem informada quanto aos riscos de novas pandemias com dados confiáveis, concebidos pela experiência e pela ciência, que certamente seria de grande valia para gerar orientações imprescindíveis ao seu comportamento social visando sua colaboração no esforço de prevenção de novas pandemias. É preferível prevenir a ocorrência de novas pandemias com baixo custo do que remediá-las com imensos prejuízos como os que se registram com as mortes e a estagnação econômica que delas resultam.  Sem essas ações acima propostas não haverá vacinas suficientes para enfrentar a multiplicidade de futuras pandemias.

É por tudo isto que se torna um imperativo a implantação do modelo de “desenvolvimento sustentável” que se baseia em formas e processos que, ao serem utilizados, não abalam a integridade do ambiente de que dependem.  O livro Como inventar o futuro para mudar o mundo [4] informa que, a nova sociedade a ser construída teria que ser sustentável do ponto de vista econômico, social e ambiental. O conceito de sustentabilidade transformou-se num elemento chave no movimento global, crucial para encontrar soluções viáveis para resolver os maiores problemas do mundo, se apoiando na tese de que uma sociedade sustentável é aquela que satisfaz as necessidades da geração atual sem diminuir as possibilidades das gerações futuras de satisfazer as delas.  

Como construir uma sociedade sustentável? O livro Como inventar o futuro para mudar o mundo [4] informa que a construção de uma sociedade sustentável trata-se de uma tarefa visando a consecução dos objetivos de desenvolvimento sustentável descritos a seguir:

·      Reduzir as emissões globais de carbono com a promoção de mudanças na atual matriz energética mundial baseada fundamentalmente em combustíveis fósseis (carvão e petróleo), por outra estruturada com base nos recursos energéticos renováveis (hidroeletricidade, biomassa e fontes de energia solar e eólica) para evitar ou minimizar o aquecimento global e, consequentemente, a ocorrência de mudanças catastróficas no clima da Terra.

·      Aperfeiçoar a eficiência energética desenvolvendo ações que levem à obtenção de economias de energia na cidade e no campo, nas edificações, na agricultura, nas indústrias e nos meios de transporte em geral contribuindo, dessa forma, para a redução das emissões globais de carbono e, consequentemente, do efeito estufa.

·      Fazer com que os veículos automotores e equipamentos de usos domésticos, agrícolas e industriais tenham maior rendimento, as edificações sejam projetadas objetivando o máximo de economia de iluminação, refrigeração e calefação, a agricultura e a indústria sejam modeladas no sentido de requererem o mínimo de recursos energéticos e matérias-primas, contemplando também a autoprodução de energia com o uso de resíduos de seus processos de produção com base na logística reversa e, finalmente, a utilização de novas alternativas de transporte desde a bicicleta até aquelas de alta capacidade baseadas em ferrovias, dentre outras iniciativas.

·      Combater a poluição da terra, do ar e da água, reduzindo os desperdícios com a reciclagem dos materiais atualmente utilizados e descartados. Nessa perspectiva, os materiais essenciais só devem ser utilizados nos processos produtivos e em outras aplicações apenas em último caso. Quando usados nas diversas aplicações, devem, em primeiro lugar, ser reutilizados inúmeras vezes; em segundo lugar, devem ser reciclados para formarem um novo produto; em terceiro lugar, devem ser queimados de modo a extrair toda a energia que contenham e, apenas em última instância, devem ser removidos para um aterro sanitário.

·      Ajustar o crescimento da população aos recursos disponíveis no planeta, reduzindo suas taxas de natalidade, sobretudo nos países e regiões com elevadas taxas de crescimento populacional.

·      Reduzir as desigualdades sociais, contemplando a adoção de medidas que contribuam para o atendimento das necessidades básicas da população mundial, tais como alimentos, vestuário, habitação, serviços de saúde, emprego e uma melhor qualidade de vida. Para que haja desenvolvimento sustentável, é preciso, portanto, que todos os seres humanos tenham atendidas suas necessidades básicas e lhes sejam proporcionadas oportunidades de concretizar suas aspirações a uma vida melhor.

·      Fazer com que o crescimento econômico e a riqueza dele resultante sejam compartilhados por todos, os serviços de educação possibilitem ampliar os níveis de qualificação para o trabalho e a cultura da população, os serviços de saúde sejam eficazes no combate à mortalidade infantil e contribuam para o aumento da expectativa de vida da população, todos os homens e mulheres tenham uma habitação decente e que haja investimentos públicos e privados no nível necessário que contribuam para a redução do desemprego em massa em decorrência da crise geral do sistema capitalista mundial que se registra na atualidade e que tende a se agravar no futuro.

·      Adotar o modelo de desenvolvimento sustentável nas cidades objetivando a compatibilização de seus fatores econômicos e sociais com o meio ambiente assegurando à sua população o direito à terra urbana, à moradia, ao saneamento ambiental, à infraestrutura urbana, ao transporte e aos serviços públicos, ao trabalho e ao lazer, para a atual e futuras gerações.

·      Planejar cidades sustentáveis tendo como diretriz o ordenamento e controle do uso do solo, de forma a evitar a degradação dos recursos naturais, com políticas claras e abrangentes de saneamento, coleta e tratamento de lixo; gestão das águas, com coleta, tratamento, economia e reuso; sistemas de transporte que privilegiem o transporte de massa com qualidade e segurança; ações que preservem e ampliem áreas verdes e uso de energias limpas e renováveis; enfim, administração pública transparente e compartilhada com a sociedade civil organizada.

·      Na época atual em que os problemas do aquecimento global podem levar à catástrofe planetária, toda cidade tem que ter um plano de adaptação às mudanças climáticas, principalmente aquelas sujeitas a eventos extremos.

REFERÊNCIAS

1.     ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponível no website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.     ALCOFORADO, Fernando. Como salvar a humanidade da devastação social, econômica, ambiental e das guerras no século XXI. Disponível no website <https://www.linkedin.com/pulse/como-salvar-humanidade-da-devasta%C3%A7%C3%A3o-social-econ%C3%B4mica-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

3.     ALCOFORADO, Fernando. Futuras pandemias e degradação ambiental. Disponível no website <https://www.linkedin.com/pulse/futuras-pandemias-e-degrada%C3%A7%C3%A3o-ambiental-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

4.     ALCOFORADO, Fernando.  Como inventar o futuro para mudar o mundo. Curitiba: Editora CRV, 2019.

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022) e How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).