COMMENT FAIRE RÉALISER L’UTOPIE DE L’ÉTAT-PROVIDENCE SOCIAL DANS TOUS LES PAYS DU MONDE

Fernando Alcoforado*

Cet article représente la suite de l’article dont le titre est Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (Comment réaliser les utopies planétaires en vue de construire un monde meilleur) [1]. Cet article est le cinquième des 12 articles qui traitent des 12 utopies planétaires à réaliser pour construire un monde meilleur et contribuer à l’atteinte du bonheur des êtres humains, individuellement et collectivement. Cet article vise à présenter comment concrétiser la construction de l’État providence social dans tous les pays du monde pour éliminer les inégalités économiques et sociales mondiales croissantes. L’État-providence social se caractérise par l’intervention de l’État dans la vie sociale et économique, l’État intervenant dans l’économie pour garantir l’égalité des chances à tous les citoyens par la répartition des revenus et la fourniture de services publics tels que, par exemple, la santé et l’éducation. La principale caractéristique de l’État-providence social est la défense des droits des citoyens à la santé, à l’éducation, à la sécurité sociale, etc. L’État-providence social s’oppose au capitalisme libéral et néolibéral en faveur de l’intervention de l’État dans l’économie.

L’État-providence social défend la nationalisation des entreprises dans les secteurs stratégiques, la création de services publics gratuits et de qualité. Avec l’État-providence social, l’État s’immisce dans le cours de l’économie, la régulant pour générer des emplois et des revenus, prévenir les monopoles et construire des infrastructures, prévenir le travail des enfants et garantir aux travailleurs une assurance-chômage et une assistance aux services de santé et de la sécurité sociale. L’État-providence social est considéré comme un moyen de lutter contre les inégalités économiques et sociales, car il favorise l’accès aux services publics pour l’ensemble de la population. L’État-providence a été mis en place en Europe occidentale à cause de la crise du capitalisme libéral, un modèle qui prônait la liberté du marché et la non-intervention de l’État dans l’économie et était dominant dans le monde jusqu’à l’éclatement de la crise de 1929 qui a conduit à la faillite de l’économie mondiale. L’État-providence social était aussi une réponse aux menaces posées par les mouvements ouvriers et le socialisme soviétique qui rivalisaient avec le capitalisme après la Seconde Guerre mondiale.

L’article A social democracia é a solução para a construção de uma ordem política viavel? (La social-démocratie est-elle la solution pour construire un ordre politique viable ?) [2]] informe que, depuis le XIXe siècle, la thèse marxiste d’implanter la dictature du prolétariat et de construire le socialisme par la révolution sociale existe parmi les partisans du socialisme, comme cela s’est produit en Union soviétique et chez d’autres partisans de la construction d’un socialisme démocratique fondé sur des réformes. Ce dernier courant a donné naissance à la social-démocratie, qui est une idéologie politique dont l’objectif est l’instauration du socialisme démocratique. C’est une idéologie politique qui a émergé à la fin du XIXe siècle par des adeptes du marxisme qui croyaient que la transition vers une société socialiste devait se faire sans révolution, mais plutôt par une réforme politique progressive du système capitaliste afin de le rendre plus égalitaire. La social-démocratie s’est ainsi écartée du socialisme marxiste, générant des partisans de l’idée d’un État-providence social démocratique, incorporant des éléments à la fois du socialisme et du capitalisme.

L’État-providence social consiste en un mode d’organisation économique et politique dans lequel l’État agit comme organisateur de l’économie et agent de promotion sociale. L’État-providence social agit pour assurer les intérêts des capitalistes propriétaires des moyens de production et garantir la protection et les services publics au peuple. En d’autres termes, il cherche à concilier les intérêts de ceux « en haut » avec ceux « en bas » de la pyramide sociale. Avec l’État-providence social, les sociaux-démocrates tentent de réformer démocratiquement le capitalisme par la réglementation étatique et la création de programmes qui atténuent ou éliminent les injustices sociales inhérentes au capitalisme. Cette approche diffère considérablement du socialisme marxiste, qui vise à remplacer entièrement le système capitaliste par un nouveau système économique caractérisé par la propriété collective des moyens de production sous la direction des travailleurs.

L’article Capitalismo, socialismo e social democracia ao longo da história (Capitalisme, socialisme et social-démocratie à travers l’histoire) [3] rapporte que, lorsqu’on analyse le modèle de social-démocratie mis en place dans le monde avec l’État-providence social, il apparaît que c’était en Scandinavie (Suède, Danemark, Norvège, Finlande et Islande) où le plus réussi de tous a eu lieu. La Scandinavie est le berceau du modèle de société le plus équilibré et égalitaire que l’humanité ait jamais connu. Son origine remonte à la Suède dans les années 1930, lorsque l’hégémonie social-démocrate dans le gouvernement du pays nordique se dessinait, initiant une série de réformes sociales et économiques qui inaugureraient un nouveau modèle de société en opposition au capitalisme libéral des précédentes décennies, dont l’acte final fut la crise de 1929 qui conduisit à la faillite de l’économie mondiale. L’initiative des économistes suédois fut décisive, menée par Gunnar Myrdal, qui allait fournir les bases théoriques d’une politique économique sociale-démocrate alternative. L’École de Stockholm, comme sera baptisée cette branche de la pensée économique hétérodoxe, dénonce les maux du capitalisme libéral et démontre la primauté de l’exigence des familles de reprendre des cycles de manne économique, par opposition aux stimuli d’offre anodins qui caractérisaient (et caractérisent encore ) la vision conservatrice du capitalisme libéral et néolibéral.

C’est ainsi qu’est né le modèle dit scandinave de social-démocratie avec l’État-providence social [7], qui allait rapidement dépasser les frontières suédoises pour devenir influent en Europe du Nord, mais aussi une référence importante dans la formulation de politiques économiques hétérodoxes (progressistes) à travers la planète. Le succès de ce modèle a été dû à la combinaison d’un large État-providence social avec des mécanismes rigides de régulation des forces du marché, capables de mettre l’économie sur une trajectoire dynamique, tout en réalisant les meilleurs indicateurs de bien-être social entre les pays du monde [6]. Le modèle nordique ou scandinave de social-démocratie pourrait être décrit au mieux comme une sorte de compromis entre le capitalisme et le socialisme. Ce n’est ni entièrement capitaliste ni entièrement socialiste, étant la tentative de fusionner les éléments les plus souhaitables des deux dans un système “hybride”. En 2013, le magazine The Economist déclarait que les pays nordiques sont probablement les mieux gouvernés au monde. Le Rapport sur le bonheur dans le monde 2023 de l’ONU montre que les nations les plus heureuses sont concentrées en Europe du Nord. Les pays nordiques ont le classement le plus élevé en termes de PIB réel par habitant, la plus longue espérance de vie en bonne santé, la plus grande liberté de faire des choix de vie et la plus grande générosité.

Parmi les pays scandinaves ou nordiques, la Norvège est le plus prospère du monde, avec un État-providence social caractérisé par beaucoup d’égalité et beaucoup de justice sociale [4]. En Norvège, l’inégalité, l’égoïsme et l’individualisme caractéristiques du capitalisme libéral et du capitalisme néolibéral ne prospèrent pas. Il y a 100 ans, la Norvège est passée de l’un des pays les plus pauvres d’Europe, vivant dans la glace et l’obscurité pendant la moitié de l’année, à un synonyme de richesse et de justice sociale avec un PIB par habitant de 89 000 dollars américains. La Norvège donne la priorité aux dépenses d’éducation qui sont garanties pour l’ensemble de la population. En 30 ans, les Norvégiens ont réduit leur temps de travail de 270 heures, gagnant plus de dix jours de vacances par an, et une partie importante des travailleurs ne peut plus travailler que quatre jours par semaine. Selon l’ONU, aucune société n’a jamais atteint un niveau de développement humain égal à celui d’Oslo, capitale de la Norvège. De plus, la Norvège a traduit le pétrole en prospérité et en égalité.

Même à une époque d’austérité et de crise mondiale, le système d’État-providence social en Norvège est resté intact, avec un salaire minimum de 2 581 dollars américains (environ 12 803 reais) et un taux de chômage de 3,70 %. La Norvège est le pays qui a le moins ressenti la crise mondiale qui a éclaté en 2008 aux États-Unis. Lors des élections en Norvège, le seul débat est de savoir quoi faire avec l’argent qui reste dans les coffres publics. La Norvège possède le plus grand fonds souverain de la planète, estimé à 1 400 milliards de dollars américains, et les caisses de l’État débordent. L’État norvégien a acheté 1% des actions sur les bourses du monde entier et investit dans 3 200 entreprises. En Norvège, la présence de l’État est forte dans pratiquement tous les domaines de l’économie, depuis après la 2e guerre mondiale, lorsque le gouvernement a nationalisé des entreprises liées à l’Allemagne nazie, qui occupait militairement le pays. L’État détient 44 % des actions de Norsk Hydro, détient 37 % de la Bourse d’Oslo et de dizaines d’entreprises. Aujourd’hui, l’État norvégien contrôle la compagnie pétrolière Statoil, le groupe de télécommunications Telenor, le fabricant d’engrais Yara et la plus grande banque du pays, DnBNor [4].

En Norvège, les syndicats négocient leurs salaires chaque année, en fonction des besoins du secteur exportateur et pour s’assurer que le produit national reste compétitif sur le marché mondial. Lors des élections en Norvège, les partis politiques promettent de ne pas réduire les impôts. Dans l’État-providence social norvégien, les hommes s’occupent de leurs bébés et chaque année, le gouvernement alloue 2,8 % du PIB pour soutenir les familles dans tout ce dont elles ont besoin pour avoir des enfants. Les parents qui décident de ne pas emmener leurs enfants à la garderie reçoivent un chèque de 200 dollars américains chaque mois pour les aider à faire face à leurs dépenses. Là-bas, les citoyens qui reçoivent des prestations sociales de l’État ne sont pas appelés vagabonds. C’est un droit légitime [4].

En Norvège, le congé de maternité est de 9 mois pour la mère et de 4 mois pour le père. Au cours de ces mois, l’État paie le salaire des parents. Le gouvernement considère que cette incitation pour les femmes et les lois garantissant l’égalité des sexes sont positives pour l’économie. Les entreprises sont tenues d’attribuer 40 % des sièges de leurs conseils d’administration à des femmes. 75 % des femmes travaillent à l’extérieur de la maison et pour le gouvernement, cela signifie plus d’activité dans l’économie et plus de personnes qui paient des impôts. En Norvège, l’impôt sur le revenu atteint 42%, ce qui est plus élevé qu’au Brésil. Il existe un consensus sur le fait que la valeur est juste pour maintenir le système. L’État paie de la crèche à l’enterrement, finance les étudiants et paie même les vacances. Le modèle de société norvégien est le minimum attendu d’une société juste. Le reste est de la barbarie [4].

L’adoption de la pensée économique keynésienne a contribué au succès de l’État providence social dans les pays scandinaves. L’article Urge o Keynesianismo global e governo mundial para ordenar a economia mundial (Le keynésianisme mondial et le gouvernement mondial sont nécessaires de toute urgence pour ordonner l’économie mondiale) [5] informe que John Maynard Keynes était le plus grand représentant de la pensée économique libérale néoclassique liée à l’école néoclassique suédoise qui, avec ses travaux, a promu une révolution dans la doctrine économique, s’opposant s’inspire principalement de la pensée marxiste et de la pensée libérale classique. Son ouvrage principal était La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie lancée en 1936. La pensée économique de Keynes défend l’État comme un agent actif contre la récession et le chômage élevé. En réclamant un gouvernement plus large comme décideur dans l’économie d’un pays, le keynésianisme s’est positionné contre la pensée libérale classique et les autres écoles de pensée libérale néoclassique qui défendent un État aussi petit que possible. Keynes croyait que le capitalisme pouvait surmonter ses problèmes structurels en tant que système économique à condition que des réformes importantes soient faites comme il le proposait étant donné que le capitalisme libéral, qui a dominé l’économie mondiale jusqu’en 1945, s’était avéré incompatible avec le maintien du plein emploi et la stabilité économique.

Keynes a préconisé une intervention modérée de l’État pour parvenir à la stabilité économique et assurer le plein emploi dans l’économie d’un pays [5]. Keynes a affirmé qu’il appartient à l’Etat de favoriser l’accroissement des moyens de production et la bonne rémunération de leurs détenteurs. La pensée keynésienne a laissé certaines tendances qui prévalent à ce jour dans le système économique actuel. Parmi les principaux, l’adoption de modèles macroéconomiques, l’interventionnisme modéré de l’État et l’utilisation des mathématiques dans les sciences économiques. Le libéralisme néoclassique a succédé au keynésianisme après la Seconde Guerre mondiale lorsqu’il a contribué de manière décisive au développement économique de la plupart des pays du monde de 1945 aux années 1970 et réussit dans les pays scandinaves qui se situent actuellement comme les pays de plus grand progrès politique, économique et social. Face à l’échec du néolibéralisme et à son incapacité à faire face à la crise globale du capitalisme, l’État-providence social avec l’usage du keynésianisme pouvait être la solution tant qu’il était appliqué globalement, c’est-à-dire qu’il opérait dans la planification économique, pas seulement au niveau national pour atteindre la stabilité économique et le plein emploi des facteurs dans chaque pays, mais aussi au niveau mondial pour éliminer le chaos économique mondial qui prévaut aujourd’hui avec le néolibéralisme. L’adoption du keynésianisme au niveau planétaire exigerait, à son tour, l’existence d’un gouvernement mondial pour ordonner l’économie mondiale. Il est important de noter que, pour construire un socialisme démocratique en remplacement du capitalisme, il doit y avoir une étape de transition avec la construction de l’État-providence social. L’État providence social et le socialisme démocratique de demain à construire dans le monde doivent être adaptés aux conditions spécifiques de chaque pays.

LES RÉFÉRENCES

1.             ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponível no website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.             ALCOFORADO, Fernando. A social democracia é a solução para a construção de uma ordem política viável? Disponible sur le site Web <https://www.slideshare.net/falcoforado/a-social-democracia-a-soluo-para-o-fracasso-do-liberalismo-do-socialismo-e-do-neoliberalismo-na-construo-de-uma-ordem-poltica-vivel>.

3.             ALCOFORADO, Fernando. Capitalismo, socialismo e social democracia ao longo da história. Disponible sur le site Web <https://www.linkedin.com/pulse/capitalismo-socialismo-e-social-democracia-ao-longo-da-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

4.             VIOLIN, Tarso Cabral. Noruega, um paraíso com muito Estado Social, serviços públicos e impostos. Disponible sur le site Web <https://www.cspb.org.br/news/print.php?id=17357>.

5.             ALCOFORADO, Fernando. Urge o Keynesianismo global e governo mundial para ordenar a economia mundial. Disponible sur le site Web <https://blogdefalcoforado.com/2022/04/13/urge-o-keynesianismo-global-e-o-governo-mundial-para-ordenar-a-economia-mundial/>.

6.             LEITE, Pedro. Escandinávia: modelo de desenvolvimento, democracia e bem-estar. Disponible sur le site Web <https://www.academia.edu/40098789/ESCANDIN%C3%81VIA_MODELO_DE_DESENVOLVIMENTO_DEMOCRACIA_E_BEM-ESTAR>.

7.             WIKIPEDIA. Modelo nórdico. Disponible sur le site Web <http://pt.m.wikipedia.org/wiki/Modelo_n%C3%B3rdico>, 2017.

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur (Ingénierie, Économie et Administration) et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’Université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022) et How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

HOW TO MAKE THE UTOPIA OF THE SOCIAL WELFARE STATE IN ALL THE COUNTRIES OF THE WORLD REALIZE

Fernando Alcoforado*

This article represents the continuation of the article whose title is Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (How to make planetary utopias come true with a view to building a better world) [1]. This article is the fifth of 12 articles that address the 12 planetary utopias that need to be realized in order to build a better world and contribute to the achievement of happiness for human beings, individually and collectively. This article aims to present how to make the construction of the Welfare State a reality in all countries of the world to eliminate the growing global economic and social inequalities. The Welfare State is characterized by State intervention in social and economic life with the State intervening in the economy to guarantee equal opportunities for all citizens through income distribution and the provision of public services such as, for example, health and education. The main characteristic of the Welfare State is the defense of citizens’ rights to health, education, social security, etc. The Welfare State opposes liberal and neoliberal capitalism in favor of state intervention in the economy.

The Social Welfare State defends the nationalization of companies in strategic sectors, the creation of free and quality public services. With the Social Welfare State, the State interferes in the course of the economy, regulating it to generate jobs and income, prevent monopolies and build infrastructure, prevent child labor and ensure workers are provided with unemployment insurance and assistance with health services health and social security. The Social Welfare State is seen as a way to combat economic and social inequalities, as it promotes access to public services for the entire population. The Welfare State was implemented in Western Europe because of the crisis of liberal capitalism, a model that preached market freedom and non-intervention of the State in the economy and was dominant in the world until the outbreak of the 1929 crisis that led to bankruptcy of the world economy. The Welfare State was also a response to the threats posed by labor movements and Soviet socialism that rivaled capitalism after World War II.

The article A social democracia é a solução para a construção de uma ordem política viável? (Is social democracy the solution for building a viable political order?) [2] informs that, since the 19th century, the Marxist thesis of implanting the dictatorship of the proletariat and building socialism through social revolution has existed among the supporters of socialism, as occurred in the Soviet Union and other supporters of the construction of democratic socialism based on reforms. This last current gave rise to social democracy, which is a political ideology whose objective is the establishment of democratic socialism. It is a political ideology that emerged at the end of the 19th century by adherents of Marxism who believed that the transition to a socialist society should take place without a revolution, but rather through a gradual political reform of the capitalist system in order to make it more egalitarian. Social democracy thus deviated from Marxist socialism, generating supporters of the idea of a democratic welfare state, incorporating elements of both socialism and capitalism.

The Social Welfare State consists of a mode of economic and political organization in which the State acts as an organizer of the economy and an agent of social promotion. The Social Welfare State acts in order to ensure the interests of the capitalists who own the means of production and guarantee the protection and public services to the people. In other words, it seeks to reconcile the interests of those “at the top” with those “at the bottom” of the social pyramid. With the Social Welfare State, social democrats attempt to reform capitalism democratically through state regulation and the creation of programs that lessen or eliminate the social injustices inherent in capitalism. This approach differs significantly from Marxist socialism, which aims to replace the capitalist system entirely with a new economic system characterized by collective ownership of the means of production under the direction of workers.

The article Capitalismo, socialismo e social democracia ao longo da história (Capitalism, socialism and social democracy throughout history) [3] reports that, when analyzing the model of social democracy implemented in the world with the Social Welfare State, it appears that it was in Scandinavia (Sweden, Denmark, Norway , Finland and Iceland) where the most successful of them all took place. Scandinavia is the birthplace of the most balanced and egalitarian model of society that humanity has ever known. Its origin dates back to Sweden in the 1930s, when the social democratic hegemony in the government of the Nordic country was taking shape, begining a series of social and economic reforms that would inaugurate a new model of society in opposition to the liberal capitalism of previous decades, whose final act it was the 1929 crisis that led to the bankruptcy of the world economy. The initiative of Swedish economists was decisive, led by Gunnar Myrdal, who would provide the theoretical foundation for an alternative social democratic economic policy. The Stockholm School, as this branch of heterodox economic thought would be baptized, denounced the ills of liberal capitalism and demonstrated the primacy of the families’ demand to resume cycles of economic bonanza, as opposed to the innocuous supply stimuli that characterized (and still characterize) the conservative view of liberal and neoliberal capitalism.

This was how the so-called Scandinavian model of social democracy was born with the Social Welfare State [7], which would quickly go beyond Swedish borders to become influential in northern Europe, but also an important reference in the formulation of heterodox (progressive economic policies ) across the planet. The success of this model was due to the combination of a broad Social Welfare State with rigid mechanisms for regulating market forces, capable of putting the economy on a dynamic trajectory, while at the same time achieving the best social welfare indicators between countries in the world [6]. The Nordic or Scandinavian model of social democracy could best be described as a kind of middle ground between capitalism and socialism. It is neither fully capitalist nor fully socialist, being the attempt to merge the most desirable elements of both into a “hybrid” system. In 2013, The Economist magazine declared that the Nordic countries are probably the best governed in the world. The UN’s World Happiness Report 2023 shows that the happiest nations are concentrated in Northern Europe. Nordics have the highest ranking in real GDP per capita, the longest healthy life expectancy, the greatest freedom to make life choices, and the greatest generosity.

Among the Scandinavian or Nordic countries, Norway is the most prosperous in the world, with the Social Welfare State characterized by a lot of equality and a lot of social justice [4]. In Norway, the inequality, selfishness and individualism characteristic of liberal capitalism and neoliberal capitalism do not prosper. 100 years ago, Norway went from being one of the poorest countries in Europe, living with ice and darkness for half the year, to being synonymous with wealth and social justice with a per capita GDP of US$ 89,089.98. Norway prioritizes spending on education that is guaranteed for the entire population. In 30 years, Norwegians have reduced their working hours by 270 hours, gaining more than ten days of vacation a year, and a significant part of workers is now able to work only four days a week. According to the UN, no society has ever reached a level of human development equal to that of Oslo, capital of Norway. Furthermore, Norway translated oil into prosperity and equality.

Even in an era of austerity and global crisis, the Social Welfare State system in Norway has remained intact, with a minimum wage of US$ 2,581 (about R$ 12,803) and unemployment is 3.70% . Norway was the country that least felt the global crisis that erupted in 2008 in the United States. In Norway’s elections the only debate is what to do with the money left in the public coffers. Norway has the largest sovereign wealth fund on the planet, estimated at US$ US$ 1.4 trillion and the state coffers are full. The Norwegian state has bought 1% of shares on exchanges around the world and invests in 3,200 companies. In Norway, the presence of the State is strong in virtually all fields of the economy, since after the 2nd World War, when the government nationalized companies linked to Nazi Germany, which occupied the country militarily. The State has 44% of the shares of Norsk Hydro, has a 37% stake in the Oslo Stock Exchange and in dozens of companies. Today the State of Norway controls the oil company Statoil, the telecommunications group Telenor, the fertilizer manufacturer Yara, and the country’s largest bank DnBNor [4].

In Norway, unions negotiate their salaries each year, depending on the needs of the export sector and to ensure that the national product remains competitive in the global market. In Norway’s elections, political parties promise not to cut taxes. In Norway’s Social Welfare State men take care of their babies and each year the government allocates 2.8% of GDP to support families in everything they need to have children. Parents who decide not to take their children to daycare receive a check for US$200 each month to help with expenses. There, citizens who receive social benefits from the state are not called vagabonds. It is a legitimate right [4].

In Norway, maternity leave is 9 months for the mother and four months for the father. In these months, the state pays the parents’ salary. The government considers that this incentive for women and laws to guarantee gender equality are positive for the economy. Companies are required to give 40% of seats on their boards to women. 75% of women work outside the home and for the government this means more activity in the economy and more people paying taxes. In Norway income tax reaches 42% being higher than in Brazil. There is consensus that the value is fair to maintain the system. The state pays from nursery to burial, finances students and even pays for vacations. The Norwegian model of society is the minimum that is expected for a just society. The rest is barbarism [3].

The adoption of Keynesian economic thinking has contributed to the success of the Welfare State in Scandinavian countries. The article Urge o Keynesianismo global e governo mundial para ordenar a economia mundial (Urges global Keynesianism and world government to order the world economy) [5] informs that John Maynard Keynes was the greatest exponent of neoclassical liberal economic thought linked to the Swedish Neoclassical School who, with his works, promoted a revolution in economic doctrine, opposing draws mainly on Marxist thought and classical liberal thought. His main work was The General Theory of Employment, Interest and Money launched in 1936. Keynes’ economic thought defends the State as an active agent against recession and high unemployment. By demanding a larger government as a decision-maker in the economy of a country, Keynesianism positioned itself against classical liberal thought and other schools of neoclassical liberal thought that defend a State as small as possible. Keynes believed that capitalism could overcome its structural problems as an economic system provided significant reforms were made as he proposed given that liberal capitalism, which dominated the world economy until 1945, had proved incompatible with maintaining full employment and stability economical.

Keynes advocated moderate state intervention to achieve economic stability and ensure full employment in a country’s economy [5]. Keynes affirmed that it is up to the State to encourage the increase of the means of production and the good remuneration of their holders. Keynesian thinking left some trends that prevail to this day in the current economic system. Among the main ones, the adoption of macroeconomic models, moderate state interventionism and the use of mathematics in economic science. Neoclassical liberalism had great success with Keynesianism after World War II when it contributed decisively to the economic development of most countries in the world from 1945 to the 1970s and is succeeding in the Scandinavian countries that are currently situated as the countries of greatest political, economic and social progress. Faced with the failure of neoliberalism and its inability to deal with the global crisis of capitalism, the Social Welfare State with the use of Keynesianism could be the solution as long as it was applied globally, that is, it operated in economic planning, not only at the national level to achieve economic stability and full employment of factors in each country, but also at the world level to eliminate the global economic chaos that prevails today with neoliberalism. The adoption of Keynesianism on a planetary level would require, in turn, the existence of a world government to order the world economy. It is important to note that, in order to build democratic socialism to replace capitalism, there must be a transition stage with the construction of the Social Welfare State. The Welfare State and the democratic socialism of the future to be built in the world must be adjusted to the specific conditions of each country.

REFERENCES

1.             ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Available on the website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.             ALCOFORADO, Fernando. A social democracia é a solução para a construção de uma ordem política viável? Available on the website <https://www.slideshare.net/falcoforado/a-social-democracia-a-soluo-para-o-fracasso-do-liberalismo-do-socialismo-e-do-neoliberalismo-na-construo-de-uma-ordem-poltica-vivel>.

3.             ALCOFORADO, Fernando. Capitalismo, socialismo e social democracia ao longo da história. Available on the website <https://www.linkedin.com/pulse/capitalismo-socialismo-e-social-democracia-ao-longo-da-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

4.             VIOLIN, Tarso Cabral. Noruega, um paraíso com muito Estado Social, serviços públicos e impostos. Available on the website <https://www.cspb.org.br/news/print.php?id=17357>.

5.             ALCOFORADO, Fernando. Urge o Keynesianismo global e governo mundial para ordenar a economia mundial. Available on the website <https://blogdefalcoforado.com/2022/04/13/urge-o-keynesianismo-global-e-o-governo-mundial-para-ordenar-a-economia-mundial/>.

6.             LEITE, Pedro. Escandinávia: modelo de desenvolvimento, democracia e bem-estar. Available on the website <https://www.academia.edu/40098789/ESCANDIN%C3%81VIA_MODELO_DE_DESENVOLVIMENTO_DEMOCRACIA_E_BEM-ESTAR>.

7.             WIKIPEDIA. Modelo nórdico. Available on the website <http://pt.m.wikipedia.org/wiki/Modelo_n%C3%B3rdico>, 2017.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, college professor (Engineering, Economy and Administration) and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida United States, 2022) and How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).  

COMO TORNAR REALIDADE A UTOPIA DO ESTADO DE BEM ESTAR SOCIAL EM TODOS OS PAÍSES DO MUNDO

Fernando Alcoforado*

Este artigo representa a continuação do artigo cujo título é Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor [1].  Este artigo é o quinto dos 12 artigos que abordam as 12 utopias planetárias que precisam ser realizadas visando a construção de um mundo melhor e contribuir para a conquista da felicidade dos seres humanos, individual e coletivamente. Este artigo tem por objetivo apresentar como tornar realidade a construção do Estado de Bem Estar Social em todos os países do mundo para eliminar as crescentes desigualdades econômicas e sociais globais. O Estado de Bem-Estar Social se caracteriza pela intervenção do Estado na vida social e econômica com o Estado intervindo na economia para garantir oportunidades iguais para todos os cidadãos através da distribuição de renda e a prestação de serviços públicos como, por exemplo, saúde e educação. A principal característica do Estado de Bem-Estar Social é a defesa dos direitos dos cidadãos à saúde, educação, previdência, etc. O Estado de Bem-Estar Social se contrapõe ao capitalismo liberal e neoliberal em favor da intervenção estatal na economia.  

O Estado de Bem-Estar Social defende a estatização de empresas em setores estratégicos, a criação de serviços públicos gratuitos e de qualidade. Com o Estado de Bem-Estar Social, o Estado interfere nos rumos da economia, regulando-a para gerar emprego e renda, impedir monopólios e construir infraestruturas, impedir o trabalho infantil e assegurar aos trabalhadores o seguro-desemprego e a assistência aos serviços de saúde e Previdência Social. O Estado de Bem-Estar Social é visto como uma forma de combate às desigualdades econômicas e sociais, na medida em que promove o acesso dos serviços públicos a toda população. O Estado de Bem-estar Social foi implementado na Europa Ocidental por causa da crise do capitalismo liberal, modelo que pregava a liberdade de mercado e a não intervenção do Estado na economia e era dominante no mundo até a eclosão da crise de 1929 que levou à bancarrota da economia mundial. O Estado de Bem-estar Social foi, também, uma resposta às ameaças representadas pelos movimentos trabalhistas e pelo socialismo soviético que rivalizou com o capitalismo após a 2ª Guerra Mundial.

O artigo A social democracia é a solução para a construção de uma ordem política viável? [2]] informa que, desde o século XIX, passou a existir entre os partidários do socialismo a tese marxista de implantar a ditadura do proletariado e construir o socialismo através da revolução social como ocorreu na União Soviética e outros partidários da construção do socialismo democrático com base em reformas. Esta última corrente deu origem à social democracia que é uma ideologia política que tem como objetivo o estabelecimento do socialismo democrático. Trata-se de uma ideologia política surgida no fim do século XIX por partidários do marxismo que acreditavam que a transição para uma sociedade socialista deveria ocorrer sem uma revolução, mas sim por meio de uma gradual reforma política no sistema capitalista a fim de torná-lo mais igualitário. A social democracia desviou-se, portanto, do socialismo marxista, gerando adeptos da ideia de um Estado de bem estar social democrático, incorporando elementos tanto do socialismo como do capitalismo.

O Estado de Bem-Estar Social consiste em um modo de organização econômica e política na qual o Estado atua enquanto organizador da economia e agente de promoção social. O Estado de Bem-Estar Social age no intuito de assegurar os interesses dos capitalistas detentores dos meios de produção e garantir a proteção e serviços públicos ao povo. Em outras palavras procura conciliar os interesses dos “de cima” com os “de baixo” da pirâmide social. Com o Estado de Bem-Estar Social, os sociais democratas tentam reformar o capitalismo democraticamente através de regulação estatal e da criação de programas que diminuem ou eliminem as injustiças sociais inerentes ao capitalismo. Esta abordagem difere significativamente do socialismo marxista, que tem como objetivo substituir o sistema capitalista inteiramente por um novo sistema econômico caracterizado pela propriedade coletiva dos meios de produção sob a direção dos trabalhadores.

O artigo Capitalismo, socialismo e social democracia ao longo da história [3] informa que, ao analisar o modelo da social democracia implantado no mundo com o Estado de Bem-Estar Social, constata-se que foi na Escandinávia (Suécia, Dinamarca, Noruega, Finlândia e Islândia) onde ocorreu o mais bem sucedido entre todos eles. A Escandinávia é o berço do modelo de sociedade mais equilibrado e igualitário que a humanidade já conheceu. Sua origem remonta à Suécia dos anos 1930, quando se concretizava a hegemonia social democrata no governo do país nórdico, dando início a uma série de reformas sociais e econômicas que inauguraria um novo modelo de sociedade em oposição ao capitalismo liberal das décadas anteriores cujo ato final foi a crise de 1929 que levou à bancarrota da economia mundial. Foi decisiva a iniciativa de economistas suecos, tendo à frente Gunnar Myrdal que forneceriam o fundamento teórico para uma política econômica alternativa social democrata. A Escola de Estocolmo, como seria batizada esta ramificação do pensamento econômico heterodoxo, denunciou as mazelas do capitalismo liberal e demonstrou a primazia da demanda das famílias para se retomar ciclos de bonança econômica, em contraposição aos estímulos inócuos de oferta que caracterizavam (e caracterizam ainda) a visão conservadora do capitalismo liberal e neoliberal.

Foi assim que nasceu o chamado modelo escandinavo de social democracia com o Estado de Bem-Estar Social [7], que rapidamente ultrapassaria as fronteiras suecas para se tornar influente no norte europeu, mas também uma referência importante na formulação de políticas econômicas heterodoxas (progressistas) em todo o planeta. O sucesso deste modelo se deveu à combinação de um amplo Estado de Bem-Estar Social com rígidos mecanismos de regulação das forças de mercado, capaz de colocar a economia em uma trajetória dinâmica, ao mesmo tempo em que alcançava os melhores indicadores de bem-estar social entre os países do mundo [6]. O modelo nórdico ou escandinavo de social democracia poderia ser melhor descrito como uma espécie de meio-termo entre capitalismo e socialismo. Não é nem totalmente capitalista nem totalmente socialista, sendo a tentativa de fundir os elementos mais desejáveis de ambos em um sistema “híbrido”. Em 2013, a revista The Economist declarou que os países nórdicos são provavelmente os mais bem governados do mundo. O relatório World Happiness Report 2023 da ONU mostra que as nações mais felizes estão concentradas no Norte da Europa. Os nórdicos possuem a mais alta classificação no PIB real per capita, a maior expectativa de vida saudável, a maior liberdade de fazer escolhas na vida e a maior generosidade. 

Entre os países escandinavos ou nórdicos, a Noruega é o mais próspero do mundo, com o Estado do Bem-Estar Social caracterizado por muita igualdade e muita justiça social [4]. Na Noruega, não prospera a desigualdade, o egoísmo e o individualismo caracterizadores do capitalismo liberal e do capitalismo neoliberal. Há 100 anos, a Noruega passou da condição de um dos países mais pobres da Europa, convivendo com o gelo e a escuridão por metade do ano, para ser sinônimo de riqueza e justiça social com um PIB per capita de US$ 89 mil. A Noruega prioriza gastos com educação que é garantida para toda a população. Em 30 anos, os noruegueses reduziram suas horas de trabalho em 270 horas, ganhando mais de dez dias de férias ao ano, e parte significativa dos trabalhadores já consegue trabalhar apenas quatro dias na semana. Segundo a ONU, jamais uma sociedade atingiu nível de desenvolvimento humano igual ao de Oslo, capital da Noruega. Além disso, a Noruega traduziu petróleo em prosperidade e igualdade.

Mesmo em uma era de austeridade e crise global, o sistema do Estado de Bem-Estar Social na Noruega se manteve intacto, com salário mínimo de US$ 2.581 (cerca de R$ 12.803) e o desemprego é de 3.70 %. A Noruega foi o país que menos sentiu a crise mundial que eclodiu em 2008 nos Estados Unidos. Nas eleições da Noruega o único debate é o que fazer com o dinheiro que sobra nos cofres públicos. A Noruega tem o maior fundo soberano do planeta, estimado em US$ 1,4 trilhão e os cofres do Estado estão abarrotados. O Estado norueguês comprou 1% de ações em bolsas de todo o mundo e investe em 3,2 mil empresas. Na Noruega é forte a presença do Estado em praticamente todos os campos da economia, desde depois da 2ª Guerra Mundial, quando o governo nacionalizou empresas ligadas à Alemanha nazista que ocupou o país militarmente. O Estado ficou com 44% das ações da Norsk Hydro, tem participação de 37% na Bolsa de Valores de Oslo e em dezenas de empresas. Hoje o Estado da Noruega controla a petroleira Statoil, o grupo de telecomunicações Telenor, a fabricante de fertilizantes Yara, e o maior banco do país DnBNor [4]. 

Na Noruega, os sindicatos negociam a cada ano seus salários, dependendo das necessidades do setor exportador e para garantir que o produto nacional continue competitivo no mercado global. Nas eleições da Noruega os partidos políticos prometem não cortar impostos. No Estado de Bem-Estar Social da Noruega os homens cuidam de seus bebês e a cada ano o governo destina 2,8% do PIB para apoiar famílias em tudo que precisam para ter filhos. Os pais que decidem não levar as crianças para creches recebem, a cada mês, um cheque de US$ 200 para ajudar nos gastos. Lá os cidadãos que recebem benefícios sociais do Estado não são chamados de vagabundos. É um direito legítimo [4].

Na Noruega a licença-maternidade é de 9 meses para a mãe e quatro meses para o pai. Nesses meses quem paga o salário dos pais é o Estado. O governo avalia que esse incentivo para as mulheres e leis para garantir a igualdade de gênero são positivas para a economia. As empresas são obrigadas a dar 40% das vagas em seus conselhos para mulheres. 75% das mulheres trabalham fora do lar e para o governo isso representa maior atividade na economia e um número maior de pessoas pagando impostos. Na Noruega o imposto de renda atinge 42% sendo maior do que no Brasil. Lá existe consenso de que o valor é justo para manter o sistema. O Estado paga do berçário ao enterro, financia estudantes e até banca férias. O modelo de sociedade norueguês é o mínimo que se espera para uma sociedade justa. O resto é barbárie [4].

Para o sucesso do Estado de Bem-Estar Social nos países escandinavos muito contribuiu a adoção do pensamento econômico Keynesiano. O artigo Urge o Keynesianismo global e governo mundial para ordenar a economia mundial [5] informa que John Maynard Keynes foi o maior expoente do pensamento econômico liberal neoclássico vinculado à Escola Neoclássica Sueca que, com suas obras, promoveu uma revolução na doutrina econômica, opondo-se, principalmente, ao pensamento marxista e ao pensamento liberal clássico. Sua obra principal foi A Teoria Geral do Emprego, do Juro e da Moeda lançada em 1936. O pensamento econômico de Keynes defende o Estado como um agente ativo contra a recessão e alta no desemprego. Por exigir um governo maior como decisor na economia de um país, o Keynesianismo se posicionou contra o pensamento liberal clássico e as demais escolas do pensamento liberal neoclássico que defendem um Estado o menor possível. Keynes acreditava que o capitalismo poderia superar seus problemas estruturais como sistema econômico desde que fossem feitas reformas significativas como ele propôs haja vista que o capitalismo liberal, que dominou a economia mundial até 1945, havia se mostrado incompatível com a manutenção do pleno emprego e da estabilidade econômica.

Keynes defendia a intervenção moderada do Estado para alcançar a estabilidade econômica e assegurar o pleno emprego na economia de um país [5]. Keynes afirmava que compete ao Estado incentivar o aumento dos meios de produção e a boa remuneração de seus detentores. O pensamento Keynesiano deixou algumas tendências que prevalecem até hoje no atual sistema econômico. Dentre as principais, a adoção de modelos macroeconômicos, o intervencionismo estatal moderado e o uso da matemática na ciência econômica. O liberalismo neoclássico foi bem sucedido com o Keynesianismo após a 2ª Guerra Mundial quando contribuiu decisivamente para o desenvolvimento econômico da maioria dos países do mundo de 1945 até a década de 1970 e está obtendo sucesso nos países escandinavos que se situam atualmente como ao países de maior progresso político, econômico e social. Diante do fracasso do neoliberalismo e de sua incapacidade de lidar com a crise global do capitalismo, o Estado de Bem-Estar Social com o uso do Keynesianismo poderia ser a solução desde que que ele fosse aplicado globalmente, isto é, ele operasse no planejamento econômico, não apenas ao nível nacional para obter estabilidade econômica e o pleno emprego dos fatores em cada país, mas também ao nível mundial para eliminar o caos econômico global que predomina atualmente com o neoliberalismo.  A adoção do Keynesianismo em nível planetário requereria, por sua vez, a existência de um governo mundial para ordenar a economia mundial.  É importante observar que, para edificar o socialismo democrático em substituição ao capitalismo, é preciso que haja uma etapa de transição com a construção do Estado de Bem Estar Social. O Estado do Bem Estar Social e o socialismo democrático do futuro a serem construídos no mundo devem ser ajustados às condições específicas de cada país.

REFERÊNCIAS

1.             ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponível no website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.             ALCOFORADO, Fernando. A social democracia é a solução para a construção de uma ordem política viável? Disponível no website <https://www.slideshare.net/falcoforado/a-social-democracia-a-soluo-para-o-fracasso-do-liberalismo-do-socialismo-e-do-neoliberalismo-na-construo-de-uma-ordem-poltica-vivel>.

3.             ALCOFORADO, Fernando. Capitalismo, socialismo e social democracia ao longo da história. Disponível no website <https://www.linkedin.com/pulse/capitalismo-socialismo-e-social-democracia-ao-longo-da-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

4.             VIOLIN, Tarso Cabral. Noruega, um paraíso com muito Estado Social, serviços públicos e impostos. Disponível no website <https://www.cspb.org.br/news/print.php?id=17357>.

5.             ALCOFORADO, Fernando. Urge o Keynesianismo global e governo mundial para ordenar a economia mundial. Disponível no website <https://blogdefalcoforado.com/2022/04/13/urge-o-keynesianismo-global-e-o-governo-mundial-para-ordenar-a-economia-mundial/>.

6.             LEITE, Pedro. Escandinávia: modelo de desenvolvimento, democracia e bem-estar. Disponível no website <https://www.academia.edu/40098789/ESCANDIN%C3%81VIA_MODELO_DE_DESENVOLVIMENTO_DEMOCRACIA_E_BEM-ESTAR>.

7.             WIKIPEDIA. Modelo nórdico. Disponível no website <http://pt.m.wikipedia.org/wiki/Modelo_n%C3%B3rdico>, 2017.

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022) e How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

COMMENT FAIRE UNE RÉALITÉ L’UTOPIE DE LA CONSTRUCTION DU SOCIALISME DÉMOCRATIQUE DANS TOUS LES PAYS DU MONDE

Fernando Alcoforado*

Cet article représente la suite de l’article dont le titre est Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (Comment réaliser des utopies planétaires visant à la construction d’un monde meilleur) [1]. Cet article est le quatrième des 12 articles qui aborderont les 12 utopies planétaires à réaliser pour construire un monde meilleur et contribuer à l’atteinte du bonheur des êtres humains, individuellement et collectivement. Cet article vise à présenter comment faire de la construction du socialisme démocratique une réalité dans tous les pays pour éliminer la dystopie du capitalisme décadent et sauvage dominant dans le monde. Dans cet article, des preuves sont présentées que la fin du capitalisme se produira au 21ème siècle, ainsi que les caractéristiques du socialisme démocratique à construire en remplacement du capitalisme.

La fin du capitalisme au XXIe siècle

L’article Os sinais da decadência do capitalismo no mundo (Les signes du déclin du capitalisme dans le monde) [2] informe que le système capitaliste mondial marche inévitablement vers sa fin au milieu du XXIe siècle lorsque le taux de profit mondial et la taux de croissance du produit mondial brut atteindra zéro [3]. Le système capitaliste mondial prendra fin au milieu du 21e siècle parce qu’il y a une tendance à la baisse du taux de profit mondial de 1869 à 2007 (Figure 1), du taux de profit des grandes entreprises aux États-Unis de 1947 à 2007 (Figure 2 ) et le taux de croissance du Produit Mondial Brut de 1961 à 2007 (Figure 3) [3]. Pour déterminer quand ces taux atteindront zéro à l’avenir, en maintenant la tendance à la baisse, des calculs ont été effectués à l’aide de la méthode des moindres carrés de la statistique.

Ce scénario conduira à la fin du processus d’accumulation du capital, confirmant la tendance selon laquelle le capitalisme ne durera pas éternellement comme mode de production, comme beaucoup le pensent, car il aura la même fin que les autres modes de production qui ont disparu, comme c’est le cas de l’esclavage au Ve siècle et de la féodalité au XIVe siècle [5]. De plus, le capitalisme évoluera avec les caractéristiques de l’entropie [6] en montrant la tendance universelle à évoluer vers un désordre croissant et l’autodestruction jusqu’à sa fin au milieu du XXIe siècle. La décadence du système capitaliste mondial se réalise donc dans le fait que le taux de profit global et le taux de croissance du Produit Mondial Brut atteindront zéro au milieu du 21e siècle, le capitalisme évoluera montrant l’entropie avec un désordre croissant et l’autodestruction et viendra à une fin comme cela s’est produit avec les modes de production esclavagistes et féodaux.

La Figure 1 montre l’évolution du taux de profit du système capitaliste mondial de 1869 à 2007, indiquant sa baisse au cours de cette période [8]. Si l’on considère l’évolution du taux de profit du système capitaliste mondial dans la période 1869-1947, et si l’on maintient la tendance à la baisse de ce taux de profit dans la période la plus récente, 1947-2007, le taux de profit du système capitaliste mondial tendrait vers la valeur égale à zéro en 2037. La Figure 2 montre l’évolution du taux de profit au coût historique du capital fixe des entreprises aux États-Unis de 1947 à 2007, indiquant sa baisse sur cette période [7]. Si la tendance à la baisse de ce taux de profit se maintient dans les années à venir, le taux de profit des entreprises américaines atteindra zéro en 2043. La Figure 3 montre l’évolution du produit mondial brut de 1961 à 2007, indiquant sa baisse sur cette période [ 4]. Si la tendance à la baisse du taux de croissance du Produit Mondial Brut se maintient dans les années à venir, ce taux atteindra zéro en 2053.

Figure 1- Taux de profit mondial

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Source : MAITO, Esteban Ezequiel. The tendency of the rate of profit to fall since the nineteenth century and a world rate of profit (La tendance du taux de profit à baisser depuis le XIXe siècle et un taux de profit mondial). Dans : Roberts, M. & Carchedi, G. World in Crisis: a global analysis of Marx’s law of profitability (Monde en crise: une analyse globale de la loi de rentabilité de Marx). Chicago : Haymarket, 2018.

Figure 2- Taux de profit au coût historique du capital fixe dans les entreprises américaines

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Source : KLIMAN, A. The failure of capitalist production: underlying causes of the great recession (L’échec de la production capitaliste : causes sous-jacentes de la grande récession). London: Pluto, 2012. 

Figure 3- Taux de croissance réels du produit brut mondial et des produits financiers (dérivés)

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Source : BEINSTEIN, Jorge. Rostos da crise: Reflexões sobre o colapso da civilização burguesa (Visages de la crise : Réflexions sur l’effondrement de la civilisation bourgeoise). Disponible sur le site. <http://resistir.info/crise/beinstein_04nov08_p.html&gt;, 2008. 

Il est conclu, de ce qui précède, que le système capitaliste mondial serait irréalisable au milieu du 21e siècle (2037, 2043 ou 2053) lorsque le processus d’accumulation du capital cessera avec le profit global et les taux de croissance de l’économie mondiale atteignant zéro . La tendance à la baisse des taux de profit dans le système capitaliste mondial montre le caractère historique, transitoire du mode de production capitaliste et le conflit qui s’instaure avec les possibilités de poursuivre son développement. Ainsi, les fondements de la théorie de Marx présentés dans son ouvrage Le Capital se trouvent confirmés [9, 10 et 11]. Karl Marx a prédit que le taux de profit aura tendance à baisser à long terme, décennie après décennie. Non seulement il y aura des hauts et des bas dans chaque cycle d’expansion et de récession, mais il y aura également une tendance à la baisse à long terme, rendant chaque boom plus court et chaque rétraction plus profond.

Outre les signes de décadence du système capitaliste représentés par la chute du taux de profit mondial, le taux de profit des grandes entreprises aux États-Unis, le taux de croissance du Produit Mondial Brut qui atteindra zéro au milieu du XXIe siècle, un autre signe important du déclin du capitalisme est la gigantesque dette mondiale, qui a atteint 275 000 milliards de dollars américains en 2020 en dette publique, des entreprises et intérieure, soit près de trois fois le produit mondial brut, qui constitue une bombe prête à exploser (Figure 4). La Figure 5 montre l’évolution de la dette globale des ménages, des sociétés non financières, des gouvernements et du secteur financier et du total en 2003, 2008, 2013 et 2018.

Figure 4- Dette mondiale de 2013 à 2020

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Source : https://www.intellinews.com/attack-of-the-debt-tsunami-global-debt-soars-to-a-new-all-time-high-196972/

La Figure 5 montre l’évolution de la dette globale des ménages (ménages), des sociétés non financières (sociétés non financières), des administrations publiques (gouvernement) et du secteur financier (financière) et du total en 2003, 2008, 2013 et 2018.

Figure 5- Dette mondiale de 2003 à 2018

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Source : ALVES, José Eustaquio Diniz. A dívida global atinge US$ 247 trilhões: uma bomba prestes à explodir? (La dette mondiale atteint 247 000 milliards de dollars : une bombe sur le point d’exploser?). Disponible sur le site Web <https://jornalggn.com.br/crise/a-divida-global-atinge-us-247-trilhoes-uma-bomba-prestes-a-explodir/>, 08/06/2018.

L’Institute of International Finance (IIF) indique que la dette mondiale était inférieure à 100 000 milliards de dollars américains en 2003, a atteint 177 700 milliards de dollars américains en 2008, 209 400 milliards de dollars américains en 2013 et 247 200 milliards de dollars américains en 2018. La dette mondiale a augmenté de près de 150 billions de dollars américains en 15 ans. Environ 10 000 milliards de dollars américains chaque année. Les niveaux d’endettement des ménages, des secteurs des entreprises non financières et du gouvernement ont atteint 186 500 milliards de dollars au premier trimestre 2018. La dette du secteur financier a atteint un record de 60 600 milliards de dollars. La croissance économique mondiale est soutenue par le crédit et la dette. La dette des marchés émergents a atteint un record de 58 500 milliards de dollars au premier trimestre 2018, soit plus de 84 % depuis le début de la crise mondiale en 2008. Au cours des cinq dernières années, la dette publique a augmenté le plus au Brésil, en Arabie saoudite, en Nigeria et Argentine, selon l’IIF [13].

Après la crise mondiale de 2008 [16], l’attente générale était que les dettes seraient réduites. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Plusieurs pays ont des gouvernements, des entreprises et des ménages dont les dettes dépassent largement le PIB. Le Japon, par exemple, a des dettes qui représentent 4 fois la taille de l’économie elle-même. Les dettes les plus importantes parmi les pays sont, dans l’ordre, les suivantes : Japon (400 % du PIB), Irlande (390 % du PIB), Singapour (382 % du PIB), Portugal (358 % du PIB), Belgique (327 % du PIB). PIB), Pays-Bas (325% du PIB), Espagne (313% du PIB), Danemark (302% du PIB), Suède (290% du PIB), France (280% du PIB), Italie (259% du PIB) , Royaume-Uni (252 % du PIB), Norvège (244 % du PIB), Finlande (238 % du PIB), États-Unis (233 % du PIB) et Brésil (128 % du PIB). Le problème est particulièrement aigu dans des pays comme le Japon dont la dette totale représente 4 fois la taille de l’économie elle-même [14]. Ces chiffres montrent que tous les pays listés ont des dettes supérieures au PIB (Produit Intérieur Brut) caractérisant l’existence d’un surendettement.

La figure 6 montre la part des pays dans la dette mondiale. Les États-Unis, la Chine et le Japon sont les plus gros débiteurs de la planète, représentant 45,93 % de la dette totale. Cela signifie qu’en cas de défaut de paiement de la dette dans ces trois pays, l’économie mondiale pourrait faire face à des situations similaires à celles survenues en 1929 avec la grande dépression ou en 2008 avec la grande récession qui dure encore.

Figure 6- Participation des pays à la dette mondiale (%)

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Source : https://coinzodiac.com/get-rich-in-market-crash/how-much-world-debt/

L’un des pays endettés qui mérite une analyse particulière car il constitue la plus grande économie et le pays le plus endetté de la planète, ce sont les États-Unis. La dette publique des États-Unis atteint des records, notamment depuis 2019 avec le déclenchement de la pandémie de nouveau coronavirus, car le pays dépense et achète au-delà de ses capacités en émettant des dollars et des bons du Trésor [15]. Le risque de catastrophes majeures aux Etats-Unis avec son endettement excessif n’a pas disparu, mais s’est propagé dans le temps, au prix d’augmenter en proportion et d’exploser quand il le fait. Il convient de noter que la dette publique des États-Unis est fortement liée aux dépenses militaires. La figure 7 présente l’escalade de la dette de la plus grande économie du monde, les États-Unis, de 1966 à 2014.

Figure 7- L’escalade de la dette américaine de 1966 à 2014 en milliards de dollars

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Source : DANTAS, Gilson. DANTAS, Gilson. Por que o neoliberalismo desembocou na grande crise de 2008-09? (Pourquoi le néolibéralisme a-t-il conduit à la grande crise de 2008-09?). Disponible sur le site Web <https://www.esquerdadiario.com.br/Por-que-o-neoliberalismo-desembocou-na-grande-crise-de-2008-09 >, 10/09/2018.

De ce qui précède, on peut affirmer que le système capitaliste est un système qui fonctionne selon le principe d’entropie, qui est la mesure du désordre ou de l’imprévisibilité de la performance d’un système. Le capitalisme évolue donc avec une tendance universelle à évoluer vers un désordre croissant et l’autodestruction [4][6]. Cette situation est démontrée par la tendance à la baisse du taux de profit mondial, du taux de profit des grandes entreprises aux États-Unis et du taux de croissance du produit mondial brut, qui atteindront

la valeur zéro au milieu du XXIe siècle, ainsi que l’endettement excessif des pays du monde, notamment les États-Unis, la Chine et le Japon. L’imprévisibilité du capitalisme résulte du fait qu’il s’agit d’un système qui fonctionne de manière chaotique, sans planification ni contrôle, en niant, avec le libéralisme et le néolibéralisme, la régulation du système capitaliste mondial. Un autre signe de la décadence du capitalisme réside dans le fait que toutes les données disponibles pointent vers le fait que le système capitaliste mondial va évoluer vers un désordre et une autodestruction croissants car la planète Terre atteint déjà ses limites dans l’utilisation de ses ressources naturelles [2]. Aujourd’hui, en raison du rythme actuel de consommation, la demande en ressources naturelles dépasse de 41 % la capacité de remplacement de la Terre. Si l’escalade de cette demande se poursuit au rythme actuel, en 2030, avec une population planétaire estimée à 10 milliards d’habitants, il faudra deux Terres pour la satisfaire. L’épuisement prévisible des ressources minérales, notamment énergétiques, et les menaces de changements climatiques catastrophiques, thèmes majeurs de l’agenda écologique, s’inscrivent bien dans le processus entropique.

Bien qu’ayant contribué au progrès de l’humanité depuis son émergence au XIVe siècle, le déclin du capitalisme se manifeste, par exemple, par le chaos économique aux niveaux national et mondial, générant d’interminables récessions et dépressions économiques, les graves dommages sociaux dans tous les pays dans le monde représenté par une concentration excessive des revenus, des inégalités sociales croissantes et une faim et une misère endémiques, un chômage de masse, une dégradation environnementale de la planète qui tend à épuiser ses ressources naturelles, un changement climatique catastrophique et l’apparition de nouvelles pandémies mortelles pour l’humanité , l’augmentation de la violence à l’intérieur des pays avec la montée de la criminalité et l’éclatement des guerres civiles, mais aussi la violence dans les relations internationales représentée par les deux grandes guerres mondiales et les interminables conflits internationaux à travers la planète [2]. La décadence du mode de production capitaliste se manifeste à la fois dans les pays capitalistes centraux et dans les pays périphériques et semi-périphériques, en particulier dans ces derniers où la pauvreté augmente massivement. Tout cela montre qu’un nouveau mode de production devra émerger avec la fin du capitalisme.

Tout au long de l’histoire humaine, l’esclavage, le féodalisme, le capitalisme et la tentative ratée de socialisme ont existé comme mode de production, après le mode de vie primitif [5]. Le mode de vie primitif existait depuis des centaines de milliers d’années depuis l’émergence de la société humaine lorsque les êtres humains travaillaient ensemble, de sorte que les fruits de ce travail étaient la propriété de tous. L’esclavage était un mode de production qui a duré 1000 ans, du 5ème siècle avant JC au 5ème siècle, à travers lequel un petit nombre de maîtres ont exploité une grande masse d’esclaves, étant leurs propriétaires, en plus des moyens de production et du produit, ne donnant aucun droit aux esclaves qui produisaient les biens. C’était un mode de production typique dans l’Antiquité (Grèce et Rome antiques). Le féodalisme a duré 900 ans, du Ve siècle au XIVe siècle, caractérisé par la relation entre seigneurs féodaux et serfs. Les serfs étaient subordonnés aux seigneurs. À l’époque de la féodalité au Moyen Âge, il n’y avait pas de pays tels que nous les connaissons aujourd’hui. Il y avait des domaines féodaux, des portions de terre sur lesquelles les seigneurs féodaux avaient la possession et le pouvoir politique. Les seigneurs féodaux n’étaient pas seulement propriétaires des domaines féodaux, ils étaient aussi leurs dirigeants. Une partie de la production était destinée à la subsistance des serfs. L’autre partie, plus grande, appartenait aux seigneurs féodaux. Vers le XIVe siècle, avec la désintégration du féodalisme, un nouveau système économique, social et politique commence à émerger : le capitalisme. La caractéristique essentielle du nouveau mode de production capitaliste est le fait que le travail y est salarié et non plus servile comme dans le féodalisme. Mais ce n’est qu’après la révolution industrielle, qui a commencé au 18ème siècle en Angleterre, que le capitalisme a été étendu. De la même manière que l’esclavage et le féodalisme ont eu un début et une fin, le capitalisme qui a eu ses débuts au XIVe siècle en Europe suivra la même trajectoire culminant avec sa fin au milieu du XXIe siècle avec une durée de 700 ans lorsque le taux de profit du système capitaliste mondial et la croissance de l’économie mondiale atteindront une valeur nulle.

Tout ce qui vient d’être décrit montre clairement qu’il n’y a pas de solution aux problèmes qui affligent l’humanité dans le cadre du capitalisme avec la mise en œuvre de réformes politiques, économiques, sociales et environnementales. Face à la perspective de la fin du système capitaliste mondial au milieu du XXIe siècle, l’humanité a besoin de construire une nouvelle société qui devrait être le socialisme démocratique avec l’objectif de créer un environnement de liberté, d’égalité et de fraternité entre les êtres humains pour le conquête de leur bonheur selon les idéaux des Lumières [12].

Le socialisme démocratique à construire pour remplacer le capitalisme

La tentative ratée de construire le socialisme selon les lignes soviétiques dans plusieurs pays du monde démontre son impossibilité politique. L’article As lições do fracasso do socialismo real na União Soviética e a construção do socialismo de face humana no futuro (Leçons de l’échec du socialisme réel en Union soviétique et construction d’un socialisme à visage humain dans le futur) [17] informe que la désintégration de l’Union soviétique démontre sans équivoque qu’aucun modèle de société ne se perpétue sans un consensus entre l’État et la société civile, comme le préconise le philosophe italien Antonio Gramsci dans son ouvrage Cadernos do Cárcere (Cahiers de prison)[18] qui prétend que la domination grossière d’une classe sur les autres n’est jamais possible, sauf dans des dictatures ouvertes et terroristes comme celles de Staline, par exemple. Pour Gramsci, une classe sociale doit être à la fois dominante et dirigeante pour articuler autour d’elle un bloc d’alliances et obtenir le consensus des classes et des couches dirigées, construisant une hégémonie éthico-politique. En étudiant les mécanismes de construction de cette hégémonie, Gramsci parvient à un concept fondamental de sa théorie politique, à savoir le concept d'”État étendu”, qui cesse d’être un pur instrument de force au service de la classe dominante, telle que définie par des versions mécanistes du marxisme lui-même, mais, justement, force enrobée de consensus, coercition accompagnée d’hégémonie. L’État élargi s’inscrit ainsi dans la formule : société politique + société civile. Et, dans les sociétés de type occidental, l’hégémonie, qui se décide dans les innombrables instances et médiations de la « société civile », ne peut être ignorée par des groupes sociaux subordonnés qui aspirent à modifier leur condition et à diriger la société dans son ensemble.

Le sens du progrès civilisateur, impliqué dans la stratégie Gramscienne, réside dans le fait que, prospectivement, l’ensemble du mouvement doit s’inscrire dans le sens d’une « réabsorption de l’État politique par la société civile », avec la prédominance croissante d’éléments de auto -gouvernement et (auto)conscience. La contre-preuve en est que dans son ouvrage Cadernos do Cárcere (Cahiers de prison) [18] est formulée une critique pionnière du stalinisme, dans laquelle, pour Gramsci, il y avait des traces inquiétantes d’hypertrophie de l’État (statolâtrie), caractérisant ainsi une situation d’une dictature sans hégémonie, qui ne pouvait subsister longtemps. Cela revient à dire que le socialisme ne prévaudra à l’avenir que s’il est radicalement démocratique, contrairement à l’expérience de l’Union soviétique et de tous les pays qui ont copié son modèle de société. La thèse de la dictature du prolétariat formulée par Marx, Lénine et d’autres idéologues pour construire le socialisme serait contradictoire dans un Etat gouverné par la Société Civile sur la base du consensus entre les classes sociales. Si, même dans les sociétés capitalistes avancées, le prolétariat n’a pas suffisamment avancé pour devenir la classe dominante et dirigeante, il y aura moins de chances d’atteindre cette situation dans les sociétés capitalistes arriérées, comme ce fut le cas dans la Russie tsariste. Le socialisme de demain doit résulter d’un bloc d’alliances basées sur le consensus entre les classes sociales, visant à construire une société qui recherche le progrès économique, social et environnemental basé sur la coopération entre tous les êtres humains et non sur la volonté exclusive du prolétariat.

Admettant la possibilité de l’effondrement du système capitaliste mondial à la suite de la crise actuelle, il est important d’envisager la possibilité que le socialisme démocratique le remplace au 21e siècle. Ce socialisme devrait être d’un type nouveau compte tenu de l’échec du socialisme mis en place en Union soviétique et dans d’autres pays. Le socialisme démocratique de demain doit considérer que l’État est gouverné dans chaque pays par la société civile sur la base d’un consensus entre les classes sociales, toutes mues par l’intérêt collectif et non par l’intérêt individuel ou celui d’une classe dominante, comme l’a fait prédominante tout au long de l’histoire de l’humanité. Pour construire un socialisme démocratique en remplacement du capitalisme, il faut que il y a une transition avec la construction de l’Etat-providence social avec un modèle de société dans la lignée de celui construit dans les pays scandinaves qui, hybride entre ce qu’il y a de plus positif dans les systèmes capitaliste et socialiste, préparerait le terrain pour la construction de la démocratie socialiste dans le futur[12]. L’État-providence social consiste en un mode d’organisation économique, politique et sociale dans lequel l’État agirait comme organisateur de l’économie et agent de promotion sociale. L’État chercherait à concilier les intérêts de ceux « en haut » avec ceux « en bas » de la pyramide sociale. Le modèle scandinave de développement politique, économique et social doit servir de référence en tant que modèle de société à poursuivre par tous les peuples du monde comme transition vers le socialisme démocratique de demain, car les pays scandinaves sont considérés comme les mieux gouvernés sur la planète, ceux qui ont le plus de progrès politique, économique et social et qui ont les gens les plus heureux du monde. L’État providence et le socialisme démocratique de demain à construire dans le monde doivent être adaptés aux conditions spécifiques de chaque pays.

LES RÉFÉRENCES

1. ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponible sur le site Web <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2. ALCOFORADO, Fernando. Os sinais da decadência do capitalismo no mundo. Disponible sur le site Web <https://www.linkedin.com/pulse/os-sinais-da-decad%C3%AAncia-do-capitalismo-mundo-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

3. ALCOFORADO, Fernando. Como inventar o futuro para mudar o mundo. Curitiba: Editora CRV, 2019.

4. BEINSTEIN, Jorge. Rostos da crise: Reflexões sobre o colapso da civilização burguesa. Disponible sur le site Web <https://www.marxists.org/portugues/beinstein/2008/10/31.htm>, 2008. 

5. EDUCABRAS. A história dos modos de produção. Disponible sur le site Web <https://www.educabras.com/aula/a-historia-dos-modos-de-producao>.

6. GEORGESCU-ROEGEN, Nicholas. The Entropy Law and the Economic Process. Cambridge: Harvard University Press, 1971.

7. KLIMAN, A. The failure of capitalist production: underlying causes of the great recession. London: Pluto, 2012. 

8. MAITO, Esteban Ezequiel. The tendency of the rate of profit to fall since the nineteenth century and a world rate of profit. In: Roberts, M. & Carchedi, G. World in Crisis: a global analysis of Marx’s law of profitability. Chicago: Haymarket, 2018. 

9. MARX, Karl. O Capital: crítica da economia política. Livro I. 1. ed. São Paulo: Boitempo, 2013.

10. MARX, Karl. O Capital: crítica da economia política. Livro II. 1. ed. São Paulo: Boitempo, 2015.

11. MARX, Karl. O Capital: crítica da economia política. Livro III, volume I. 2. ed. São Paulo: Nova Cultural, 1985.

12. ALCOFORADO, Fernando. Como construir uma nova sociedade para substituir o capitalismo moribundo no mundo. Disponible sur le site Web <https://www.academia.edu/51783662/COMO_CONSTRUIR_UMA_NOVA_SOCIEDADE_PARA_SUBSTITUIR_O_CAPITALISMO_MORIBUNDO_NO_MUNDO>.

13. BEN ARIS. Attack of the Debt Tsunami: global debt soars to a new all-time highDisponible sur le site Web <https://www.intellinews.com/attack-of-the-debt-tsunami-global-debt-soars-to-a-new-all-time-high-196972/>.

14. ALVES, José Eustáquio Diniz. A dívida global atinge US$ 247 trilhões: uma bomba prestes à explodir? Disponible sur le site Web <https://jornalggn.com.br/crise/a-divida-global-atinge-us-247-trilhoes-uma-bomba-prestes-a-explodir/>, 06/08/2018.

15. CALEIRO, João Pedro. 16 países atolados em dívidas (e o Brasil em 34º). Disponível no website <https://exame.abril.com.br/economia/16-paises-atolados-em-dividas-e-o-brasil-em-34o/>, 13/09/2016.

16. DANTAS, Gilson. Por que o neoliberalismo desembocou na grande crise de 2008-09? Disponible sur le site Web <https://www.esquerdadiario.com.br/Por-que-o-neoliberalismo-desembocou-na-grande-crise-de-2008-09 >, 10/09/2018. 

17. ALCOFORADO, Fernando. As lições do fracasso do socialismo real na União Soviética e a construção do socialismo de face humana no futuro. Disponible sur le site Web Facebook, 2012.  

18. GRAMSCI, Antonio. Cadernos do Cárcere. Rio: Civilização Brasileira, 2001.

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur (Ingénierie, Économie et Administration) et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’Université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022) et How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

HOW TO MAKE A REALITY THE UTOPIA OF DEMOCRATIC SOCIALISM BUILDING IN ALL COUNTRIES OF THE WORLD

Fernando Alcoforado*

This article represents the continuation of the article whose title is Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (How to make planetary utopias come true, aiming at the construction of a better world) [1]. This article is the fourth of the 12 articles that will address the 12 planetary utopias that need to be realized in order to build a better world and contribute to the achievement of happiness for human beings, individually and collectively. This article aims to present how to make the construction of democratic socialism a reality in all countries to eliminate the dystopia of decadent and savage capitalism dominant in the world. In this article, evidence is presented that the end of capitalism will occur in the 21st century, as well as the characteristics of democratic socialism to be built in replacement of capitalism.

The end of capitalism in the 21st century

The article Os sinais da decadência do capitalismo no mundo (The signs of the decline of capitalism in the world) [2] informs that the world capitalist system inevitably walks towards its end in the middle of the 21st century when the global profit rate and the growth rate of the Gross World Product will reach zero [3]. The world capitalist system will come to an end in the middle of the 21st century because there is a downward trend in the world rate of profit from 1869 to 2007 (Figure 1), in the rate of profit of large corporations in the United States from 1947 to 2007 (Figure 2) and the growth rate of the Gross World Product from 1961 to 2007 (Figure 3) [3]. To determine when these rates will reach zero in the future, maintaining the downward trend, calculations were performed using the least squares method of Statistics.

This scenario will lead to the end of the capital accumulation process, confirming the tendency that capitalism will not last forever as a mode of production, as many people think, because it will have the same end as other modes of production that have disappeared, as is the case of slavery in the 5th century and feudalism in the 14th century [5]. Furthermore, capitalism will evolve with the characteristics of entropy [6] by showing the universal tendency to evolve towards increasing disorder and self-destruction until its end in the middle of the 21st century. The decay of the world capitalist system is realized, therefore, in the fact that the global profit rate and the growth rate of the Gross World Product will reach zero in the middle of the 21st century, capitalism will evolve presenting entropy with increasing disorder and self-destruction and will come to an end as happened with the slave and feudal modes of production.

Figure 1 shows the evolution of the profit rate of the world capitalist system from 1869 to 2007, pointing to its decline in this period [8]. If the evolution of the profit rate of the world capitalist system in the period 1869-1947 is considered, and the downward trend of this profit rate in the most recent period, 1947-2007, is maintained, the profit rate of the world capitalist system would tend towards the value equal to zero in 2037. Figure 2 shows the evolution of the profit rate at the historical cost of fixed capital of corporations in the United States from 1947 to 2007, pointing to its decline in this period [7]. If the downward trend of this profit rate is maintained in the coming years, the profit rate of US corporations will reach zero in 2043. Figure 3 shows the evolution of the Gross World Product from 1961 to 2007, pointing to its decline in this period [4]. If the downward trend in the Gross World Product growth rate is maintained in the coming years, this rate will reach zero in 2053.

Figure 1- World profit rate

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Source: MAITO, Esteban Ezequiel. The tendency of the rate of profit to fall since the nineteenth century and a world rate of profit. In: Roberts, M. & Carchedi, G. World in Crisis: a global analysis of Marx’s law of profitability. Chicago: Haymarket, 2018. 

Figure 2- Rate of profit at the historical cost of fixed capital in US corporations

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Source: KLIMAN, A. The failure of capitalist production: underlying causes of the great recession. London: Pluto, 2012. 

Figure 3- Real growth rates of World Gross Product and Financial Products (derivatives)

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Source: BEINSTEIN, Jorge. Rostos da crise: Reflexões sobre o colapso da civilização burguesa (Faces of Crisis: Reflections on the Collapse of Bourgeois Civilization). Available on the website <http://resistir.info/crise/beinstein_04nov08_p.html&gt;, 2008. 

It is concluded, from the above, that the world capitalist system would be unfeasible in the middle of the 21st century (2037, 2043 or 2053) when the process of capital accumulation will cease with the global profit and growth rates of the world economy reaching zero . The downward trend of profit rates in the world capitalist system shows the historical, transitory character of the capitalist mode of production and the conflict that is established with the possibilities of continuing its development. Thus, the foundations of Marx’s theory presented in his work Capital are being confirmed [9, 10 and 11]. Karl Marx predicted that the rate of profit will tend to fall in the long run, decade after decade. Not only will there be ups and downs in each boom and bust cycle, but there will also be a long-term downward trend, making each boom shorter and each dip deeper.

In addition to the signs of decay of the capitalist system represented by the fall in the world rate of profit, the rate of profit of large corporations in the United States, the rate of growth of the Gross World Product that will reach zero in the middle of the 21st century, another important sign of capitalism’s decline is the gigantic global debt, which reached US$ 275 trillion in 2020 in government, corporate and domestic debt, almost three times the Gross World Product, which constitutes a bomb ready to explode (Figure 4). Figure 5 shows the evolution of the global debt of households (household), non-financial corporations (non-financial corporate), government (government) and financial sector (financial) and total in 2003, 2008, 2013 and 2018.

Figure 4- Global debt from 2013 to 2020

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Source: https://www.intellinews.com/attack-of-the-debt-tsunami-global-debt-soars-to-a-new-all-time-high-196972/

Figure 5 shows the evolution of the global debt of households (household), non-financial corporations (non-financial corporate), government (government) and financial sector (financial) and total in 2003, 2008, 2013 and 2018.

Figure 5- Global debt from 2003 to 2018

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Source: ALVES, José Eustáquio Diniz. A dívida global atinge US$ 247 trilhões: uma bomba prestes à explodir?(Global Debt Hits $247 Trillion: A Bomb About to Explode?). Available on the website <https://jornalggn.com.br/crise/a-divida-global-atinge-us-247-trilhoes-uma-bomba-prestes-a-explodir/>, 08/06/2018.

The Institute of International Finance (IIF) states that global debt was less than US$ 100 trillion in 2003, reached US$ 177.7 trillion in 2008, US$ 209.4 trillion in 2013 and US$ 247.2 trillion in 2018 The world’s debt has risen by nearly US$ 150 trillion in 15 years. About US$ 10 trillion each year. Debt levels of households, non-financial corporate sectors and government reached US$ 186.5 trillion in the first quarter of 2018. Financial sector debt rose to a record US$ 60.6 trillion. World economic growth is being supported by credit and debt. Emerging market debt rose to a record US$ 58.5 trillion in the first quarter of 2018 – more than 84% since the start of the global crisis in 2008. Over the past 5 years, government debt has risen most sharply in Brazil, Saudi Arabia, Nigeria and Argentina, according to the IIF [13].

After the 2008 global crisis [16], the general expectation was that debts would be reduced. That is not what happened. Several countries have governments, companies and households with debts that far exceed GDP. Japan, for example, has debts that are 4 times the size of the economy itself. The largest debts among countries are, in order, the following: Japan (400% of GDP), Ireland (390% of GDP), Singapore (382% of GDP), Portugal (358% of GDP), Belgium (327% of GDP), Netherlands (325% of GDP), Spain (313% of GDP), Denmark (302% of GDP), Sweden (290% of GDP), France (280% of GDP), Italy (259% of GDP ), United Kingdom (252% of GDP), Norway (244% of GDP), Finland (238% of GDP), United States (233% of GDP) and Brazil (128% of GDP). The problem is especially acute in countries like Japan whose total debt is 4 times the size of the economy itself [14]. These figures show that all listed countries have debts greater than GDP (Gross Domestic Product) characterizing the existence of excessive indebtedness.

Figure 6 shows countries’ share of global debt. The United States, China and Japan are the largest debtors on the planet, accounting for 45.93% of the total debt. This means that if there is a default on debt payments in these three countries, the world economy could face situations similar to those that occurred in 1929 with the great depression or in 2008 with the great recession that still lasts.

Figure 6- Participation of countries in global debt (%)

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Source: https://coinzodiac.com/get-rich-in-market-crash/how-much-world-debt/

One of the indebted countries that deserves a special analysis because it constitutes the largest economy and the most indebted country on the planet is the United States. The public debt of the United States has been hitting records, especially since 2019 with the outbreak of the new coronavirus pandemic, because the country spends and buys beyond its capacity by issuing dollars and Treasury bonds [15]. The risk of major catastrophes in the United States with its excessive indebtedness has not disappeared, but has spread over time, at the price of increasing in proportion and exploding when it does. It should be noted that the public debt of the United States is strongly related to military spending. Figure 7 presents the debt escalation of the world’s largest economy, the United States, from 1966 to 2014.

Figure 7- The escalation of US debt from 1966 to 2014 in billions of dollars

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Source: DANTAS, Gilson. Por que o neoliberalismo desembocou na grande crise de 2008-09? (Why did neoliberalism lead to the great crisis of 2008-09?). Available on the website <https://www.esquerdadiario.com.br/Por-que-o-neoliberalismo-desembocou-na-grande-crise-de-2008-09>, 10/09/2018.

From the above, it can be stated that the capitalist system is a system that operates according to the principle of entropy, which is the measure of the disorder or unpredictability of a system’s performance. Capitalism evolves, therefore, with a universal tendency to evolve towards increasing disorder and self-destruction [4][6]. This situation is demonstrated by the downward trend in the global rate of profit, the rate of profit of large corporations in the United States and the rate of growth of the Gross World Product, which will reach zero in the middle of the 21st century, as well as by the excessive indebtedness of countries of the world, especially the United States, China and Japan. The unpredictability of capitalism results from the fact that it is a system that operates chaotically, without planning and control, by denying, with liberalism and neoliberalism, the regulation of the world capitalist system. Another sign of the decay of capitalism resides in the fact that all available data point to the fact that the world capitalist system will evolve towards increasing disorder and self-destruction because planet Earth is already reaching its limits in the use of its natural resources [2]. Today, due to the current pace of consumption, the demand for natural resources exceeds the Earth’s replacement capacity by 41%. If the escalation of this demand continues at the current pace, in 2030, with an estimated planetary population of 10 billion people, it will take two Earths to satisfy it. The foreseeable depletion of mineral resources, particularly energy resources, and the threats of catastrophic climate change, major themes of the ecological agenda, fit well into the entropic process.

Despite having contributed to the progress of humanity since its emergence in the fourteenth century, the decline of capitalism manifests itself, for example, with economic chaos at the national and global levels, generating interminable economic recessions and depressions, the serious social damage in all countries in the world represented by excessive income concentration, growing social inequality and endemic hunger and misery, mass unemployment, environmental degradation of the planet that tends to lead to the depletion of its natural resources, catastrophic climate change and the occurrence of new lethal pandemics for humanity, the increase in violence within countries with the rise of crime and the outbreak of civil wars, and also the violence in international relations represented by the two great world wars and the endless international conflicts across the planet [2]. The decay of the capitalist mode of production manifests itself both in central capitalist countries and in peripheral and semi-peripheral countries, especially in the latter where poverty grows overwhelmingly. All of this shows that a new mode of production will have to emerge with the end of capitalism.

Throughout human history, slavery, feudalism, capitalism, and the failed attempt at socialism existed as a mode of production, after the primitive way of life [5]. The primitive way of life has existed for hundreds of thousands of years since the emergence of human society when human beings worked together, so that the fruits of this labor were the property of all. Slavery was a mode of production that lasted 1000 years, from the 5th century BC to the 5th century, through which a small number of masters exploited a large mass of slaves, being their owners, in addition to the means of production and the product, not giving no rights to the slaves who produced the goods. It was a typical mode of production in Antiquity (ancient Greece and Rome). Feudalism lasted 900 years, from the 5th century to the 14th century, which was characterized by the relationship between feudal lords and serfs. Serfs were subordinate to lords. In the period of feudalism in the Middle Ages, there were no countries as we know them today. There were manors, portions of land over which feudal lords had possession and political power. The feudal lords were not only owners of the manors, they were also their rulers. Part of the production was intended for the subsistence of the serfs. The other, larger part was owned by the feudal lords. Around the fourteenth century, with the disintegration of feudalism, a new economic, social and political system begins to emerge: Capitalism. The essential characteristic of the new capitalist mode of production is the fact that in it, labor is salaried and no longer servile as in feudalism. It was only after the Industrial Revolution, which began in the 18th century in England, that capitalism was boosted. In the same way that slavery and feudalism had a beginning and an end, capitalism that had its beginnings in the fourteenth century in Europe will follow the same trajectory culminating with its end in the middle of the twenty-first century with a duration of 700 years when the rate of profit of the world capitalist system and the growth of the world economy will reach zero value.

Everything that has just been described makes it clear that there is no solution to the problems that afflict humanity within the framework of capitalism with the implementation of political, economic, social and environmental reforms. It will be the same as “drying ice”. Faced with the perspective of the end of the world capitalist system in the middle of the 21st century, humanity needs to build a new society that should be democratic socialism with the objective of creating an environment of freedom, equality and fraternity among human beings for the conquest of their happiness rescuing the ideals of the Enlightenment [12].

Democratic socialism to be built to replace capitalism

The failed attempt to build socialism along the Soviet lines in several countries around the world demonstrates its political unfeasibility. The article As lições do fracasso do socialismo real na União Soviética e a construção do socialismo de face humana no futuro (Lessons from the failure of real socialism in the Soviet Union and the construction of socialism with a human face in the future) [17] informs that the disintegration of the Soviet Union demonstrates unequivocally that no model of society is perpetuated without a consensus between the State and Civil Society, as advocated by the Italian philosopher Antonio Gramsci in his work Cadernos do Cárcere (Prison Notebooks)[18] who claims that the gross domination of one class over the others is never possible, except in open and terrorist dictatorships such as those of Stalin, for example. For Gramsci, a social class must be, at the same time, dominant and leading to articulate around itself a bloc of alliances and obtain the consensus of the classes and directed layers, building an ethical-political hegemony. By studying the mechanisms of construction of this hegemony, Gramsci arrives at a fundamental concept in his political theory, namely, the concept of “Extended State”, which ceases to be a pure instrument of force at the service of the dominant class, as defined by mechanistic versions of Marxism itself, but, precisely, force coated with consensus, coercion accompanied by hegemony. The expanded state thus fits into the formula: political society + civil society. In Western-type societies, hegemony, which is decided in the countless instances and mediations of “civil society”, cannot be ignored by subordinate social groups that aspire to modify their condition and direct society as a whole.

The sense of civilizing progress, implied in the Gramscian strategy, resides in the fact that, prospectively, the whole movement must take place in the sense of a “reabsorption of the political State by civil society”, with the growing predominance of elements of self-government and (self) conscience. The counterproof of this is that in his work Cadernos do Cárcere  (Prison Notebooks) [18] a pioneering critique of Stalinism is formulated, in which, for Gramsci, there were worrying traces of hypertrophy of the State (statolatry), thus characterizing a situation of dictatorship without hegemony, which could not subsist for long. This means saying that socialism will only prevail in the future if it is radically democratic, contrary to the experience of the Soviet Union and all the countries that copied its model of society. The thesis of the dictatorship of the proletariat formulated by Marx, Lenin and other ideologues to build socialism would be contradictory in a State governed by Civil Society based on consensus between social classes. If, even in advanced capitalist societies, the proletariat has not advanced enough to become the dominant and ruling class, there will be less chance of reaching this situation in backward capitalist societies, as was the case in tsarist Russia. The socialism of the future must result from a bloc of alliances based on consensus between social classes, aiming at building a society that seeks economic, social and environmental progress based on cooperation among all human beings and not on the exclusive will of the proletariat.

Admitting the possibility of the collapse of the world capitalist system because of the current crisis, it is important to consider the possibility that democratic socialism will replace it in the 21st century. This socialism would have to be of a new type in view of the failure of socialism implemented in the Soviet Union and in other countries. The democratic socialism of the future must consider the State to be governed in each country by Civil Society based on consensus among social classes, all of which are moved by collective interest and not by individual interest or that of a dominant class, as has been predominant throughout the history of humanity. In order to build democratic socialism to replace capitalism, there must be a transition with the construction of the Social Welfare State with a model of society along the lines of that built in the Scandinavian countries which, being a hybrid between what is most positive in the capitalist and socialist systems, would prepare the ground for the building of democratic socialism in the future [12]. The Welfare State consists of a mode of economic, political and social organization in which the State would act as an organizer of the economy and an agent of social promotion. The State would seek to reconcile the interests of those “at the top” with those “at the bottom” of the social pyramid. The Scandinavian model of political, economic and social development should serve as a reference as a model of society to be pursued by all the peoples of the world as a transition to the democratic socialism of the future, because Scandinavian countries are considered the best governed on the planet, those that have the greatest political, economic and social progress and have the happiest people in the world. The Welfare State and the democratic socialism of the future to be built in the world must be adjusted to the specific conditions of each country.

REFERENCES

1. ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Available on the website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>. 

2. ALCOFORADO, Fernando. Os sinais da decadência do capitalismo no mundo. Available on the website <https://www.linkedin.com/pulse/os-sinais-da-decad%C3%AAncia-do-capitalismo-mundo-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

3. ALCOFORADO, Fernando. Como inventar o futuro para mudar o mundo. Curitiba: Editora CRV, 2019.

4. BEINSTEIN, Jorge. Rostos da crise: Reflexões sobre o colapso da civilização burguesa. Available on the website <https://www.marxists.org/portugues/beinstein/2008/10/31.htm>, 2008. 

5. EDUCABRAS. A história dos modos de produção. Available on the website <https://www.educabras.com/aula/a-historia-dos-modos-de-producao>.

6. GEORGESCU-ROEGEN, Nicholas. The Entropy Law and the Economic Process. Cambridge: Harvard University Press, 1971.

7. KLIMAN, A. The failure of capitalist production: underlying causes of the great recession. London: Pluto, 2012. 

8. MAITO, Esteban Ezequiel. The tendency of the rate of profit to fall since the nineteenth century and a world rate of profit. In: Roberts, M. & Carchedi, G. World in Crisis: a global analysis of Marx’s law of profitability. Chicago: Haymarket, 2018. 

9. MARX, Karl. O Capital: crítica da economia política. Livro I. 1. ed. São Paulo: Boitempo, 2013.

10. MARX, Karl. O Capital: crítica da economia política. Livro II. 1. ed. São Paulo: Boitempo, 2015.

11. MARX, Karl. O Capital: crítica da economia política. Livro III, volume I. 2. ed. São Paulo: Nova Cultural, 1985.

12. ALCOFORADO, Fernando. Como construir uma nova sociedade para substituir o capitalismo moribundo no mundo. Available on the website <https://www.academia.edu/51783662/COMO_CONSTRUIR_UMA_NOVA_SOCIEDADE_PARA_SUBSTITUIR_O_CAPITALISMO_MORIBUNDO_NO_MUNDO>.

13. BEN ARIS. Attack of the Debt Tsunami: global debt soars to a new all-time highAvailable on the website <https://www.intellinews.com/attack-of-the-debt-tsunami-global-debt-soars-to-a-new-all-time-high-196972/>.

14. ALVES, José Eustáquio Diniz. A dívida global atinge US$ 247 trilhões: uma bomba prestes à explodir? Available on the website <https://jornalggn.com.br/crise/a-divida-global-atinge-us-247-trilhoes-uma-bomba-prestes-a-explodir/>, 06/08/2018.

15. CALEIRO, João Pedro. 16 países atolados em dívidas (e o Brasil em 34º). Disponível no website <https://exame.abril.com.br/economia/16-paises-atolados-em-dividas-e-o-brasil-em-34o/>, 13/09/2016.

16. DANTAS, Gilson. Por que o neoliberalismo desembocou na grande crise de 2008-09? Available on the website <https://www.esquerdadiario.com.br/Por-que-o-neoliberalismo-desembocou-na-grande-crise-de-2008-09 >, 10/09/2018. 

17. ALCOFORADO, Fernando. As lições do fracasso do socialismo real na União Soviética e a construção do socialismo de face humana no futuro. Available on the website Facebook, 2012.

18. GRAMSCI, Antonio. Cadernos do Cárcere. Rio: Civilização Brasileira, 2001.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, college professor (Engineering, Economy and Administration) and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida United States, 2022) and How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).  

COMO TORNAR REALIDADE A UTOPIA DA CONSTRUÇÃO DO SOCIALISMO DEMOCRÁTICO EM TODOS OS PAÍSES DO MUNDO

Fernando Alcoforado*

Este artigo representa a continuação do artigo cujo título é Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor [1].  Este artigo é o quarto dos 12 artigos que abordarão as 12 utopias planetárias que precisam ser realizadas visando a construção de um mundo melhor e contribuir para a conquista da felicidade dos seres humanos, individual e coletivamente. Este artigo tem por objetivo apresentar como tornar realidade a construção do socialismo democrático em todos os países para eliminar a distopia do capitalismo decadente e selvagem dominante no mundo. Neste artigo, são apresentadas as evidências de que o fim do capitalismo deverá ocorrer no século XXI, bem como as características do socialismo democrático a ser construído em substituição ao capitalismo.

O fim do capitalismo no século XXI

O artigo Os sinais da decadência do capitalismo no mundo [2] informa que o sistema capitalista mundial caminha inevitavelmente para seu fim em meados do século XXI quando a taxa de lucro global e a taxa de crescimento do Produto Mundial Bruto alcançarão o valor zero [3]. O sistema capitalista mundial chegará ao seu fim em meados do século XXI porque há uma tendência de queda na taxa de lucro mundial de 1869 a 2007 (Figura 1), na taxa de lucro das grandes corporações dos Estados Unidos de 1947 a 2007 (Figura 2) e na taxa de crescimento do Produto Bruto Mundial de 1961 a 2007 (Figura 3) [3]. Para determinar quando essas taxas chegarão a zero no futuro, mantendo a tendência de queda, efetuou-se os cálculos usando o método dos mínimos quadrados da Estatística.   

Este cenário levará ao fim do processo de acumulação do capital confirmando a tendência de que o capitalismo não perdurará para sempre como modo de produção, como muitos pensam, porque ele terá o mesmo fim de outros modos de produção que desapareceram, como é o caso do escravismo no século V e do feudalismo no século XIV [5]. Além disso, o capitalismo evoluirá com as características de entropia [6] ao apresentar a tendência universal de evoluir para uma crescente desordem e autodestruição até o seu fim em meados do século XXI.  A decadência do sistema capitalista mundial se concretiza, portanto, no fato de que a taxa de lucro global e a taxa de crescimento do Produto Mundial Bruto alcançarão o valor zero em meados do século XXI, o capitalismo evoluirá apresentando entropia com crescente desordem e autodestruição e chegará ao fim como aconteceu com os modos de produção escravista e feudal.

A Figura 1 apresenta a evolução da taxa de lucro do sistema capitalista mundial de 1869 a 2007 apontando seu declínio neste período [8]. Se for considerada a evolução da taxa de lucro do sistema capitalista mundial do período 1869- 1947 e, for mantida a tendência de queda desta taxa de lucro no período mais recente, 1947- 2007, a taxa de lucro do sistema capitalista mundial tenderia para o valor igual a zero em 2037. A Figura 2 apresenta a evolução da taxa de lucro ao custo histórico do capital fixo das corporações dos Estados Unidos de 1947 a 2007 apontando seu declínio neste período [7]. Se for mantida a tendência de queda desta taxa de lucro nos próximos anos, a taxa de lucro das corporações dos Estados Unidos alcançará o valor zero em 2043. A Figura 3 apresenta a evolução do Produto Mundial Bruto de 1961 a 2007 apontando seu declínio neste período [4]. Se for mantida a tendência de queda na taxa de crescimento do Produto Mundial Bruto nos próximos anos, esta taxa alcançará o valor zero em 2053.

Figura 1- Taxa de lucro mundial

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Fonte: MAITO, Esteban Ezequiel. The tendency of the rate of profit to fall since the nineteenth century and a world rate of profit. In: Roberts, M. & Carchedi, G. World in Crisis: a global analysis of Marx’s law of profitability. Chicago: Haymarket, 2018. 

Figura 2- Taxa de lucro ao custo histórico do capital fixo em corporações dos Estados Unidos

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Fonte: KLIMAN, A. The failure of capitalist production: underlying causes of the great recession. London: Pluto, 2012. 

Figura 3- Taxas de crescimento real do Produto Bruto Mundial e dos Produtos Financeiros (derivativos)

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Fonte: BEINSTEIN, Jorge. Rostos da crise: Reflexões sobre o colapso da civilização burguesa. Disponível no website <http://resistir.info/crise/beinstein_04nov08_p.html&gt;, 2008. 

Conclui-se, pelo exposto, que o sistema capitalista mundial ficaria inviabilizado em meados do século XXI (2037, 2043 ou 2053) quando cessará o processo de acumulação do capital com as taxas de lucro global e de crescimento da economia mundial alcançando o valor zero. A tendência decrescente das taxas de lucro no sistema capitalista mundial mostra o caráter histórico, transitório do modo de produção capitalista e o conflito que se estabelece com as possibilidades de continuar seu desenvolvimento. Assim, as bases da teoria de Marx apresentadas em sua obra O Capital estão sendo confirmadas [9, 10 e 11]. Karl Marx previu que a taxa de lucro tenderá a cair no longo prazo, década após década. Não só haverá altos e baixos em cada ciclo de “boom” e crise, mas também haverá uma tendência à queda no longo prazo, tornando cada “boom” mais curto e cada queda mais profunda. 

Além dos sinais de decadência do sistema capitalista representados pela queda da taxa de lucro mundial, da taxa de lucro das grandes corporações dos Estados Unidos, da taxa de crescimento do Produto Bruto Mundial que alcançarão o valor zero em meados do século XXI, outro sinal importante de decadência do capitalismo é a gigantesca dívida global, que alcançou US$ 275 trilhões em 2020 em dívidas governamentais, corporativas e domésticas, quase três vezes o Produto Bruto Mundial, que se constitui em uma bomba prestes a explodir (Figura 4). A Figura 5 apresenta a evolução da dívida global das famílias (household), das empresas não financeiras (non-financial corporate), do governo (government) e do setor financeiro (financial) e total em 2003, 2008, 2013 e 2018. 

Figura 4- Dívida global de 2013 a 2020

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Fonte: https://www.intellinews.com/attack-of-the-debt-tsunami-global-debt-soars-to-a-new-all-time-high-196972/

A Figura 5 apresenta a evolução da dívida global das famílias (household), das empresas não financeiras (non-financial corporate), do governo (government) e do setor financeiro (financial) e total em 2003, 2008, 2013 e 2018.

Figura 5- Dívida global de 2003 a 2018

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Fonte: ALVES, José Eustáquio Diniz. A dívida global atinge US$ 247 trilhões: uma bomba prestes à explodir? Disponível no website <https://jornalggn.com.br/crise/a-divida-global-atinge-us-247-trilhoes-uma-bomba-prestes-a-explodir/>, 06/08/2018.

O Institute of International Finance (IIF) afirma que a dívida global era inferior a US$ 100 trilhões em 2003, atingiu US$ 177,7 trilhões em 2008, US$ 209,4 trilhões em 2013 e US$ 247,2 trilhões em 2018. A dívida mundial subiu quase US$ 150 trilhões em 15 anos. Cerca de US$ 10 trilhões a cada ano. Os níveis de endividamento das famílias, dos setores corporativos não financeiros e do governo atingiram US$ 186,5 trilhões no primeiro trimestre de 2018. A dívida do setor financeiro subiu para um recorde de US$ 60,6 trilhões. O crescimento econômico mundial está sendo sustentado no crédito e no endividamento. A dívida dos mercados emergentes subiu para um recorde de US$ 58,5 trilhões no primeiro trimestre de 2018 – mais de 84% desde o início da crise mundial em 2008. Nos últimos 5 anos, a dívida do governo subiu mais acentuadamente no Brasil, Arábia Saudita, Nigéria e Argentina, de acordo com o IIF [13].

Depois da crise mundial de 2008 [16], a expectativa geral era de que as dívidas fossem reduzidas. Não foi o que aconteceu. Vários países têm governos, empresas e famílias com dívidas que ultrapassam amplamente o PIB. O Japão, por exemplo, tem dívidas que são 4 vezes maiores que o tamanho da própria economia. As maiores dívidas entre os países são, pela ordem, as seguintes: Japão (400% do PIB), Irlanda (390% do PIB), Singapura (382% do PIB), Portugal (358% do PIB), Bélgica (327% do PIB), Holanda (325% do PIB), Espanha (313% do PIB), Dinamarca (302% do PIB), Suécia (290% do PIB), França (280% do PIB), Itália (259% do PIB), Reino Unido (252% do PIB), Noruega (244% do PIB), Finlândia (238% do PIB), Estados Unidos (233% do PIB) e Brasil (128% do PIB). O problema é especialmente grave em países como o Japão cuja dívida total é 4 vezes maior que o tamanho da própria economia [14]. Estes números mostram que todos os países listados apresentam dívidas superiores ao PIB (Produto Interno Bruto) caracterizando a existência de endividamento excessivo.

A Figura 6 mostra a participação dos países na dívida global. Estados Unidos, China e Japão são os maiores devedores do planeta sendo responsáveis por 45,93% da dívida total. Isto significa dizer que se houver o calote no pagamento da dívida nesses três países, a economia mundial pode enfrentar situações semelhantes às ocorridas em 1929 com a grande depressão ou em 2008 com a grande recessão que ainda perdura.

Figura 6- Participação dos países na dívida global (%)

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Fonte: https://coinzodiac.com/get-rich-in-market-crash/how-much-world-debt/

Um dos países endividados que merece uma análise especial pelo fato de se constituir na maior economia e no país mais endividado do planeta é os Estados Unidos. A dívida pública dos Estados Unidos vem batendo recordes, especialmente a partir de 2019 com a eclosão da pandemia dos novo coronavirus porque o país gasta e compra além da sua capacidade emitindo dólares e títulos do Tesouro [15]. O risco de grandes catástrofes nos Estados Unidos com seu excessivo endividamento não desapareceu, mas se estendeu no tempo, ao preço de aumentá-las em proporção e explosão quando vier a estourar. Ressalte-se que o endividamento público dos Estados Unidos está fortemente relacionado com os gastos militares. A Figura 7 apresenta a escalada da dívida da maior economia do mundo, os Estados Unidos, de 1966 a 2014.

Figura 7- A escalada da dívida dos Estados Unidos de 1966 a 2014 em bilhões de dólares

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Fonte: DANTAS, Gilson. Por que o neoliberalismo desembocou na grande crise de 2008-09? Disponível no website <https://www.esquerdadiario.com.br/Por-que-o-neoliberalismo-desembocou-na-grande-crise-de-2008-09 >, 10/09/2018.

Pelo exposto, pode-se afirmar que o sistema capitalista é um sistema que opera de acordo com o princípio da entropia que é a medida da desordem ou da imprevisibilidade do desempenho de um sistema. O capitalismo evolui, portanto, com uma tendência universal de evoluir para uma crescente desordem e autodestruição [4][6]. Esta situação é demonstrada pela tendência de queda da taxa de lucro global, da taxa de lucro das grandes corporações dos Estados Unidos e da taxa de crescimento do Produto Bruto Mundial que alcançarão o valor zero em meados do século XXI, bem como pelo endividamento excessivo dos países do mundo especialmente, Estados Unidos, China e Japão. A imprevisibilidade do capitalismo resulta do fato de ser um sistema que opera caoticamente, sem planejamento e controle, ao negar, com o liberalismo e o neoliberalismo, a regulação do sistema capitalista mundial. Outro sinal de decadência do capitalismo reside no fato de todos os dados disponíveis apontarem no sentido de que o sistema capitalista mundial evoluirá para uma crescente desordem e autodestruição porque o planeta Terra já está atingindo seus limites no uso de seus recursos naturais [2]. Hoje, por conta do atual ritmo de consumo, a demanda por recursos naturais excede em 41% a capacidade de reposição da Terra. Se a escalada dessa demanda continuar no ritmo atual, em 2030, com uma população planetária estimada em 10 bilhões de pessoas, serão necessárias duas Terras para satisfazê-la. O previsível esgotamento dos recursos minerais, particularmente os energéticos, e as ameaças de mudanças climáticas catastróficas, temas maiores da agenda ecológica, encaixam bem no processo entrópico.

Apesar de ter contribuído para o progresso da humanidade desde seu surgimento no século XIV, a decadência do capitalismo se manifesta, por exemplo, com o caos econômico nos níveis nacional e global geradores de recessões e depressões econômicas intermináveis, os graves danos sociais em todos os países do mundo representados pela excessiva concentração da renda, pela crescente desigualdade social e pela fome e miséria endêmicas, o desemprego em massa, a degradação ambiental do planeta que tende a levar ao esgotamento de seus recursos naturais, à mudança climática catastrófica e à ocorrência de novas pandemias letais para a humanidade, pelo aumento da violência no interior dos países com a escalada da criminalidade e a eclosão de guerras civis e, também a violência nas relações internacionais representada pelas duas grandes guerras mundiais e pelos intermináveis conflitos internacionais em todo o planeta [2]. A decadência do modo de produção capitalista se manifesta tanto nos países capitalistas centrais como nos países periféricos e semiperiféricos, sobretudo nesses últimos onde a miséria cresce avassaladoramente. Tudo isto mostra que um novo modo de produção terá que surgir com o fim do capitalismo.

Ao longo da história da humanidade, existiram como modo de produção, depois do modo de vida primitivo, o escravismo, o feudalismoo capitalismoalém da tentativa fracassada de socialismo [5]. O modo de vida primitivo existiu durante centenas de milhares de anos desde o surgimento da sociedade humana quando os seres humanos trabalhavam em conjunto, de forma que os frutos deste trabalho eram propriedade de todos. O escravismo foi um modo de produção que durou 1000 anos, do século V a.C. até o século V, através do qual um pequeno número de senhores explorava uma grande massa de escravos, sendo proprietários destes, além dos meios de produção e do produto, não dando direito nenhum aos escravos que produziam os bens. Foi um modo de produção típico da Antiguidade (Grécia e Roma antigas). O feudalismo durou 900 anos, do século V até o século XIV, que se caracterizou pela relação entre senhores feudais e servos. Os servos eram subordinados aos senhores. No período do feudalismo na Idade Média, não existiam países como nós conhecemos hoje. Havia feudos, porções de terra sobre as quais os senhores feudais tinham posse e poder político. Os senhores feudais não eram só donos dos feudos, eram também seus governantes. Parte da produção era destinada à subsistência dos servos. A outra parte, a maior, era possuída pelos senhores feudais. Por volta do século XIV, com a desintegração do feudalismo, começa a surgir um novo sistema econômico, social e político: o Capitalismo. A característica essencial do novo modo de produção capitalista é o fato de nele, o trabalho ser assalariado e não mais servil como no feudalismo. Mas foi somente após a Revolução Industrial, iniciada no século XVIII na Inglaterra que o capitalismo foi impulsionado. Da mesma forma que o escravismo e o feudalismo tiveram um início e um fim, o capitalismo que teve seu início no século XIV na Europa seguirá a mesma trajetória culminando com seu fim em meados do século XXI com uma duração de 700 anos quando a taxa de lucro do sistema capitalista mundial e o crescimento da economia mundial alcançarão o valor zero.

Tudo o que acaba de ser descrito deixa evidenciado que não há solução para os problemas que afligem a humanidade nos marcos do capitalismo com a realização de reformas políticas, econômicas, sociais e ambientais. Será o mesmo que “enxugar gelo”. Diante da perspectiva de fim do sistema capitalista mundial em meados do século XXI, a humanidade precisa construir uma nova sociedade que deveria ser o socialismo democrático tendo como objetivo criar um ambiente de liberdade, igualdade e fraternidade entre os seres humanos para a conquista de sua felicidade resgatando os ideais do Iluminismo [12].  

O socialismo democrático a ser construído em substituição ao capitalismo 

A tentativa fracassada de construção do socialismo nos moldes soviéticos em vários países do mundo demonstra sua inviabilidade política. O artigo As lições do fracasso do socialismo real na União Soviética e a construção do socialismo de face humana no futuro [17] informa que a desintegração da União Soviética demonstra de forma inequívoca que nenhum modelo de sociedade se perpetua sem que haja o consenso entre o Estado e a Sociedade Civil como preconiza o filósofo italiano Antonio Gramsci em sua obra Cadernos do Cárcere [18] que afirma nunca ser possível o domínio bruto de uma classe sobre as demais, a não ser nas ditaduras abertas e terroristas como as de Stalin, por exemplo. Para Gramsci uma classe social deve ser, ao mesmo tempo, dominante e dirigente para articular em torno de si um bloco de alianças e obter o consenso das classes e camadas dirigidas construindo uma hegemonia ético-política. Ao estudar os mecanismos de construção desta hegemonia, Gramsci chega a um conceito fundamental na sua teoria política, a saber, o conceito de “Estado ampliado” que deixa de ser um puro instrumento de força a serviço da classe dominante, como o definiam versões mecanicistas do próprio marxismo, mas, exatamente, força revestida de consenso, coerção acompanhada de hegemonia. O Estado ampliado, assim, cabe na fórmula: sociedade política + sociedade civil. E, nas sociedades de tipo ocidental, a hegemonia, que se decide nas inúmeras instâncias e mediações da “sociedade civil”, não pode ser ignorada pelos grupos sociais subalternos que aspiram modificar sua condição e dirigir o conjunto da sociedade.

O sentido de progresso civilizatório, implicado na estratégia gramsciana, reside no fato de que, prospectivamente, todo o movimento deve acontecer no sentido de uma “reabsorção do Estado político pela sociedade civil”, com o predomínio crescente de elementos de autogoverno e (auto)consciência. A contraprova disso é que em sua obra Cadernos do Cárcere [18] é formulada de modo pioneiro uma crítica ao stalinismo, em que, para Gramsci, havia traços preocupantes de hipertrofia do Estado (estatolatria), caracterizando-se assim uma situação de ditadura sem hegemonia, que não poderia subsistir por muito tempo. Isto significa dizer que o socialismo só se imporá no futuro se for radicalmente democrático ao contrário da experiência da União Soviética e de todos os países que copiaram seu modelo de sociedade. A tese da ditadura do proletariado formulada por Marx, Lênin e outros ideólogos para construir o socialismo seria contraditório em um Estado governado pela Sociedade Civil na base do consenso entre as classes sociais. Se, mesmo em sociedades capitalistas avançadas, o proletariado não avançou o suficiente para se tornar classe dominante e dirigente, haverá menos chance de atingir esta situação em sociedades capitalistas atrasadas, como foi o caso da União Soviética. O socialismo do futuro deve resultar de um bloco de alianças com base no consenso entre as classes sociais visando a construção de uma sociedade que busca o progresso econômico, social e ambiental baseado na cooperação entre todos os seres humanos e não pela vontade exclusiva do proletariado.

Admitindo a possibilidade de derrocada do sistema capitalista mundial em consequência da crise atual, é importante considerar a possibilidade de que o socialismo democrático venha a substituí-lo ainda no século XXI. Este socialismo teria que ser de novo tipo haja vista o fracasso do socialismo implantado na União Soviética e em outros países. O socialismo democrático do futuro deve considerar o Estado ser governado em cada país pela Sociedade Civil na base do consenso entre as classes sociais todas elas movidas pelo interesse coletivo e não pelo interesse individual ou de uma classe dominante como tem sido predominante ao longo da história da humanidade. Para edificar o socialismo democrático em substituição ao capitalismo, é preciso que haja uma transição com a construção do Estado de Bem Estar Social com o modelo de sociedade nos moldes do construído nos países escandinavos que, sendo um híbrido entre o que existe de mais positivo nos sistemas capitalista e socialista, prepararia o terreno para a edificação do socialismo democrático no futuro [12]. O Estado de Bem-Estar Social consiste em um modo de organização econômica, política e social na qual o Estado atuaria como organizador da economia e agente de promoção social. O Estado procuraria conciliar o interesse dos “de cima” com os “de baixo” na pirâmide social. O modelo escandinavo de desenvolvimento político, econômico e social deveria servir de referencial como modelo de sociedade a ser perseguido por todos os povos do mundo como transição para o socialismo democrático do futuro porque os países escandinavos são considerados os mais bem governados do planeta, os que apresentam o maior progresso político, econômico e social e têm os povos mais felizes do mundo. O Estado do Bem Estar Social e o socialismo democrático do futuro a ser construído no mundo deve ser ajustado às condições específicas de cada país.

REFERÊNCIAS

1. ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponível no website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>. 

2. ALCOFORADO, Fernando. Os sinais da decadência do capitalismo no mundo. Disponível no website <https://www.linkedin.com/pulse/os-sinais-da-decad%C3%AAncia-do-capitalismo-mundo-fernando-alcoforado/?originalSubdomain=pt>.

3. ALCOFORADO, Fernando. Como inventar o futuro para mudar o mundo. Curitiba: Editora CRV, 2019.

4. BEINSTEIN, Jorge. Rostos da crise: Reflexões sobre o colapso da civilização burguesa. Disponível no website <https://www.marxists.org/portugues/beinstein/2008/10/31.htm>, 2008. 

5. EDUCABRAS. A história dos modos de produção. Disponível no website <https://www.educabras.com/aula/a-historia-dos-modos-de-producao>.

6. GEORGESCU-ROEGEN, Nicholas. The Entropy Law and the Economic Process. Cambridge: Harvard University Press, 1971.

7. KLIMAN, A. The failure of capitalist production: underlying causes of the great recession. London: Pluto, 2012. 

8. MAITO, Esteban Ezequiel. The tendency of the rate of profit to fall since the nineteenth century and a world rate of profit. In: Roberts, M. & Carchedi, G. World in Crisis: a global analysis of Marx’s law of profitability. Chicago: Haymarket, 2018. 

9. MARX, Karl. O Capital: crítica da economia política. Livro I. 1. ed. São Paulo: Boitempo, 2013.

10. MARX, Karl. O Capital: crítica da economia política. Livro II. 1. ed. São Paulo: Boitempo, 2015.

11. MARX, Karl. O Capital: crítica da economia política. Livro III, volume I. 2. ed. São Paulo: Nova Cultural, 1985.

12. ALCOFORADO, Fernando. Como construir uma nova sociedade para substituir o capitalismo moribundo no mundo. Disponível no website <https://www.academia.edu/51783662/COMO_CONSTRUIR_UMA_NOVA_SOCIEDADE_PARA_SUBSTITUIR_O_CAPITALISMO_MORIBUNDO_NO_MUNDO>.

13. BEN ARIS. Attack of the Debt Tsunami: global debt soars to a new all-time highDisponível no website <https://www.intellinews.com/attack-of-the-debt-tsunami-global-debt-soars-to-a-new-all-time-high-196972/>.

14. ALVES, José Eustáquio Diniz. A dívida global atinge US$ 247 trilhões: uma bomba prestes à explodir? Disponível no website <https://jornalggn.com.br/crise/a-divida-global-atinge-us-247-trilhoes-uma-bomba-prestes-a-explodir/>, 06/08/2018.

15. CALEIRO, João Pedro. 16 países atolados em dívidas (e o Brasil em 34º). Disponível no website <https://exame.abril.com.br/economia/16-paises-atolados-em-dividas-e-o-brasil-em-34o/>, 13/09/2016.

16. DANTAS, Gilson. Por que o neoliberalismo desembocou na grande crise de 2008-09? Disponível no website <https://www.esquerdadiario.com.br/Por-que-o-neoliberalismo-desembocou-na-grande-crise-de-2008-09 >, 10/09/2018.  

17. ALCOFORADO, Fernando. As lições do fracasso do socialismo real na União Soviética e a construção do socialismo de face humana no futuro. Disponível no Facebook, 2012.

18. GRAMSCI, Antonio. Cadernos do Cárcere. Rio: Civilização Brasileira, 2001.

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022) e How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

COMMENT FAIRE DE LA REALITE L’UTOPIE DE LA PREVALENCE DES VALEURS DE LA CIVILISATION SUR LA BARBARIE DANS LE MONDE

Fernando Alcoforado*

Cet article représente la suite de l’article dont le titre est Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (Comment concrétiser les utopies planétaires en vue de construire un monde meilleur) [1]. Cet article est le troisième de 12 articles qui aborderont les 12 utopies planétaires à réaliser pour construire un monde meilleur et contribuer à l’atteinte du bonheur des êtres humains, individuellement et collectivement. Cet article vise à présenter comment faire de la troisième des utopies envisagées, celle de la prévalence des valeurs de civilisation dans la société, une réalité sur la barbarie qui prévaut dans tous les pays du monde.

L’article A difícil caminhada da humanidade rumo à civilização (Le difficile cheminement de l’humanité vers la civilisation) [2] démontre la nécessité impérieuse pour l’humanité de passer de son stade de barbarie de l’Antiquité à l’ère contemporaine à celui de civilisation afin de mettre fin aux violences entre les êtres humains à travers le monde qui se manifeste dans l’escalade des conflits sociaux au sein des nations et dans les guerres interminables entre les nations et les peuples, dans l’exploitation de l’homme par l’homme qui a entraîné des inégalités sociales avec l’esclavage pendant la période esclavagiste, la servitude humaine dans la féodalité et la spoliation de la force de travail salariée dans le capitalisme et, aussi, la dévastation de l’environnement qui a entraîné des changements climatiques et des pandémies qui se traduisent par des violences contre l’existence des êtres humains. La barbarie a produit et continue de produire une violence sans limite contre l’humanité. Bien que de nombreux penseurs attribuent à tort le stade actuel de l’humanité à la civilisation, la barbarie est toujours présente dans le monde dans lequel nous vivons malgré certaines avancées civilisationnelles réalisées. La civilisation ne prévaudra que lorsqu’un nouvel ordre mondial civilisé à construire viendra adopter la devise universelle de « Liberté, Égalité, Fraternité » comme héritage des Lumières au profit de toute l’humanité.

Jusqu’à présent, l’humanité a évolué d’un état de sauvagerie à la barbarie tout au long de l’histoire humaine [2]. La sauvagerie a commencé avec l’émergence de l’espèce humaine lorsque les humains vivaient dans des communautés primitives dans les arbres et les grottes parmi les grandes bêtes sauvages. La lutte pour la survie face aux bêtes féroces a contribué à l’existence d’une grande solidarité entre les êtres humains au sein d’une même communauté, empêchant ainsi la violence entre eux. La violence entre les humains peut avoir commencé dans le conflit entre les communautés primitives rivales pour les sources de nourriture quand elles étaient rares. Le principal progrès de cette période a été la formation du langage articulé. Conséquence de l’incertitude sur les sources de nourriture, il semble qu’est née, à cette époque, l’anthropophagie des ennemis en guerre, qui persista longtemps. C’était une période de la préhistoire où prédominait l’appropriation par les êtres humains des produits de la nature, prêts à être utilisés comme fruits, noix et racines qui servaient de nourriture. Les êtres humains se nourrissaient d’animaux aquatiques et utilisaient le feu pour les cuisiner. Ils ont commencé à utiliser des outils en pierre non polis dès le début de l’âge de pierre. La défense contre les animaux sauvages et leur chasse ont donné naissance aux premières armes – la massue et la lance. L’invention de l’arc et de la flèche a permis de chasser les animaux comme nourriture régulière comme l’une des occupations normales et coutumières. L’arc et la flèche étaient à l’âge sauvage ce que l’épée de fer était à la barbarie au moyen âge et l’arme à feu à la barbarie à l’époque contemporaine.

La barbarie est apparue dans l’Antiquité avec l’esclavage, immédiatement après le stade de la sauvagerie [2]. Les guerres entre communautés primitives pour les sources de nourriture ont donné lieu à l’esclavage des peuples vaincus qui ont commencé à être utilisés comme main-d’œuvre par les peuples conquérants. À ses débuts, la barbarie avait pour caractéristique distinctive l’élevage et l’agriculture lorsque la production économique était augmentée par le travail des esclaves. La propriété privée est née avec l’exploitation de l’agriculture et la domination conséquente d’un groupe sur un autre au sein de la société. La différence entre riches et pauvres s’ajouta à la différence entre hommes libres et esclaves, et la nouvelle division du travail entraîna une nouvelle division de la société en classes. La différence de richesse entre les différents chefs de famille a détruit les anciennes communautés primitives lorsque le travail commun de la terre exercé par les communautés primitives a pris fin. La barbarie débute donc dans l’Antiquité, caractérisée par le mode de production esclavagiste, dès 4000 av. jusqu’en 476 après JC, date de la chute de l’Empire romain d’Occident, a évolué au cours du Moyen Âge entre 476 après JC jusqu’en 1453 avec la chute de l’Empire romain d’Orient caractérisé par le mode de production féodal dans certaines régions d’Europe, elle atteint l’Epoque Moderne de 1453 à 1789 avec le déclenchement de la Révolution française d’où ils sont survenus la Renaissance, la Révolution scientifique, la Commerciale Révolution avec les découvertes maritimes et le début de la Révolution Industrielle, qui se caractérise par la croissance vertigineuse du mode de production capitaliste et, enfin, évolue vers l’Ère Contemporaine, qui comprend de 1789 à nos jours, se distinguant par la grande l’avancée de la science et de la technique, de la technologie, des grands conflits armés et de l’avènement de la mondialisation économique et financière.

La barbarie de l’époque contemporaine, comme la barbarie primitive, se caractérise par une violence effrénée et un mépris de l’être humain [2]. Au cours des cinq derniers siècles, la barbarie n’a cessé d’augmenter. Année après année, décennie après décennie, la violence et le mépris de l’être humain se sont accrus, semblant n’avoir aucune limite à ce phénomène. Bien pire : les hommes et les femmes se sont habitués à la barbarie, et il n’y a plus ni étonnement, ni étrangeté, ni horreur devant les actes inhumains. La barbarie est marquée tout au long de l’histoire de l’humanité par des conflits entre empires, nations et peuples, avec très peu d’années où aucune guerre n’a eu lieu sur la planète. Les statistiques de décès démontrent la croissance de la barbarie tout au long de l’histoire humaine. Les guerres puniques (264-146 av. J.-C.) causèrent la mort de 1 à 2 millions de personnes, les guerres médiévales (499-449 av. J.-C.) provoquèrent des morts dont les estimations sont très imprécises, car il s’agit d’un conflit très ancien, la guerre de Cent Ans (1337-1453) causa la mort de 2 à 3 millions de personnes, la guerre de Trente Ans (1618-1648) fit de 5 à 8 millions de morts, les guerres napoléoniennes (1803-1815) firent de 3 à 7 millions de morts, Taiping La rébellion (1850-1846) a tué 30 millions de personnes, la Première Guerre mondiale (1914-1918) a tué 15 à 20 millions de personnes, la guerre civile russe (1918-1921) a causé la mort d’environ 10 millions de personnes, la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945) a causé la mort d’environ 20 millions de personnes, et la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), a causé la mort de 60 à 70 millions de personnes.

De la fin de la Seconde Guerre mondiale à 1992, 149 guerres ont eu lieu, au cours desquelles plus de 23 millions de personnes sont mortes. L’estimation couvrant tous les décès de 1914 à nos jours a atteint un total de 187 millions de morts dans des actes de guerre ou d’extermination systématique. La violence des conflits à notre époque est sans précédent dans l’histoire. Depuis le XXe siècle, les guerres sont des « guerres totales » contre les combattants et les civils sans discrimination. Les guerres plus récentes augmentent continuellement ces statistiques de décès. Il y a plusieurs pays qui peuvent devenir des foyers de guerres dans le monde au 21e siècle, mettant en évidence, parmi eux, les États-Unis, la Russie, la Chine, la Syrie, Israël, l’Iran, la Corée du Nord, l’Inde, le Pakistan et l’Afghanistan et, plus récemment, Ukraine. A l’époque contemporaine, les échecs de la géopolitique internationale pointe l’existence de 3 acteurs majeurs : les Etats-Unis, la Chine et la Russie. À l’heure actuelle, outre les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France, l’Inde, la Corée du Nord, le Pakistan et Israël sont détenteurs d’armes nucléaires. Des rapports d’experts accusent Israël de posséder un vaste arsenal nucléaire. À leur tour, l’Iran et la Syrie sont accusés d’avoir des programmes secrets d’armement nucléaire [2].

Les Première et Seconde Guerres mondiales ont instauré une nouvelle forme de barbarie éminemment moderne, bien pire dans son inhumanité meurtrière que les pratiques guerrières des conquérants « barbares » du bas Empire romain [2]. La Grande Guerre (1914-1918) ouvre l’étape la plus sanglante de l’histoire mondiale. 1914 commence par des sacrifices illimités dans un effort pour éliminer l’ennemi. Ce sacrifice inclut la population civile elle-même. 1914 commence avec l’ère de la guerre totale, l’absence de distinctions entre combattants et non-combattants. L’article Barbárie e modernidade no século 20 (Barbarie et modernité au XXe siècle) [3] rapporte que la barbarie moderne ou « barbarie générée au sein des sociétés dites civilisées » se caractérise par l’utilisation de moyens techniques modernes (industrialisation de l’homicide, extermination massive grâce aux technologies scientifiques de pointe ), l’impersonnalité du massacre (des populations entières – hommes et femmes, enfants et personnes âgées – sont “éliminées”, avec le moins de contact personnel possible entre le décideur et les victimes), l’organisation bureaucratique, administrative, efficace, planifiée , “rationnel” ” (en termes instrumentaux) des actes barbares et l’utilisation d’une idéologie légitimatrice de type moderne : biologique, hygiénique, scientifique.

Au XXe siècle, les crises du capitalisme se sont toujours traduites par des révolutions sociales visant à renverser le système capitaliste, comme cela s’est produit en Russie en 1917, en Chine en 1949 et à Cuba en 1959, entre autres, avec la mise en place du système socialiste ou en contre-révolution avec l’implantation de dictatures fascistes comme cela s’est produit en Italie dans les années 1920 avec Mussolini et dictature nazis comme cela s’est produit en Allemagne avec Hitler dans les années 1930, entre autres [2]. Le génocide nazi contre les juifs, les gitans et les communistes, l’utilisation de la bombe atomique à Hiroshima et Nagasaki, le goulag stalinien, la guerre du Vietnam, l’attentat terroriste contre le World Trade Center à New York, les deux guerres d’Irak, de l’Afghanistan et la la guerre civile en Libye et en Syrie illustrent de manière plus complète la barbarie qui caractérise le monde dans lequel nous vivons. Le monde, en tant qu’organisation sociale, politique et culturelle, est en désintégration. Les signes sont évidents dans toutes les parties de la planète. L’un de ces signes est l’aggravation de la situation économique et sociale dans tous les pays à l’époque contemporaine, qui tend à rendre la montée de la violence incontrôlable. Ces derniers temps, l’inégalité dans la répartition des revenus s’est accrue dans les pays capitalistes centraux et périphériques. Ce qui semble être un phénomène mondial, c’est la progression de la pauvreté, qui renvoie à un niveau de ressources en dessous duquel il n’est pas possible d’atteindre le niveau de vie considéré comme minimum dans une société et une époque données, et de l’extrême pauvreté ou misère, qui est la répartition la plus faible des revenus/actifs ou des privations. Actuellement, 33% de la population des pays capitalistes périphériques vit dans la misère.

LES RÉFÉRENCES

1.    ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Avalaible on the website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.    ALCOFORADO. Fernando. A difícil caminhada da humanidade rumo à civilização. Avalaible on the website <https://www.academia.edu/51215633/A_DIFICIL_CAMINHADA_DA_HUMANIDADE_RUMO_A_CIVILIZACAO>.

3.    LOWY, Michael. Barbárie e modernidade no século 20 Publié au Brésil par le journal “Em Tempo”- emtempo@ax.apc.org et, à l’origine en français, dans la revue “Critique Communiste” nº 157, hiver 2000. 

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur (Ingénierie, Économie et Administration) et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’Université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022) et How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

HOW TO MAKE REALITY THE UTOPIA OF THE PREVALENCE OF THE VALUES OF CIVILIZATION OVER BARBARISM IN THE WORLD

Fernando Alcoforado*

This article represents the continuation of the article whose title is Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor (How to make planetary utopias come true with a view to building a better world) [1]. This article is the third of 12 articles that will address the 12 planetary utopias that need to be realized in order to build a better world and contribute to the achievement of happiness for human beings, individually and collectively. This article aims to present how to make the third of the utopias considered, that of the prevalence of civilization values in society, become reality over the barbarism predominant in most countries of the world

The article A difícil caminhada da humanidade rumo à civilização (Humanity’s difficult journey towards civilization) [2] demonstrates the imperative need for humanity to evolve from its stage of barbarism from Antiquity to the contemporary era to that of civilization in order to put an end to violence between human beings throughout the world that manifests itself in the escalation of social conflicts within nations and in the endless wars between nations and peoples, in the exploitation of man by man which resulted in social inequalities with slavery during the slave period, human servitude in feudalism and the spoliation of the salaried work force in capitalism and, also, the environmental devastation that resulted in climate changes and pandemics that translate into violence against the existence of human beings. Barbarism has produced and continues to produce limitless violence against humanity. Although many thinkers mistakenly attribute the current stage of humanity as civilization, barbarism is still present in the world we live in despite some civilizational advances achieved. Civilization will only prevail when a new civilized world order to be built comes to adopt the universal motto of “Liberty, Equality, Fraternity” as the legacy of the Enlightenment for the benefit of all humanity.

Up to the present moment, humanity has evolved from a condition of savagery to barbarism throughout human history [2]. Savagery began with the emergence of the human species when humans lived in primitive communities in trees and caves among the great wild beasts. The struggle for survival in the face of wild beasts contributed to the existence of great solidarity among human beings within the same community, thus preventing violence between them. Violence between humans may have started in the dispute between rival primitive communities for food sources when they were scarce. The main progress of this period was the formation of articulate language. As a consequence of the uncertainty regarding food sources, it seems to have been born, at that time, the anthropophagy of enemies at war, which persisted for a long time. This was a period of prehistory in which predominated the appropriation by human beings of products of nature, ready to be used as fruits, nuts and roots that served as food. Human beings fed on aquatic animals and made use of fire to cook them. They began to use unpolished stone tools from the early Stone Age. Defense against wild animals and their hunting gave rise to the first weapons – the club and the spear. The invention of the bow and arrow made it possible to hunt animals as a regular food as one of the normal and customary occupations. The bow and arrow were to the savage age what the iron sword was to barbarism in the Middle Ages and the firearm to barbarism in the contemporary era.

Barbarism appeared in antiquity with slavery, immediately after the stage of savagery [2]. The wars between primitive communities for food sources gave rise to the slavery of the defeated peoples who started to be used as a workforce by the conquering peoples. In its early days, barbarism had cattle raising and agriculture as a distinctive feature when economic production was increased through slave labor. Private property is born with the exploitation of agriculture and the consequent domination of one group over another within society. The difference between rich and poor was added to the difference between free men and slaves, and the new division of labor brought about a new division of society into classes. The difference in wealth between the different heads of families destroyed the ancient primitive communities when the common work of the land exercised by the primitive communities came to an end. Barbarism began, therefore, in Antiquity, which was characterized by the slave-owning mode of production, from 4,000 BC. until 476 AD when the fall of the Western Roman Empire occurs, evolved during the Middle Ages between 476 AD and 476 AD. until 1453 with the fall of the Eastern Roman Empire characterized by the feudal mode of production in some regions of Europe, it reached the Modern Age from 1453 until 1789 with the outbreak of the French Revolution from which the Renaissance, the Scientific Revolution, the Commercial Revolution with the maritime discoveries and the beginning of the Industrial Revolution, which was characterized by the vertiginous growth of the capitalist mode of production and, finally, evolved to the Contemporary Age, which comprises from 1789 to the present day, standing out for the great advance of science and technology, major armed conflicts and the advent of economic and financial globalization.

The barbarism of the Contemporary Age, like primitive barbarism, is characterized by unbridled violence and contempt for human beings [2]. In the last five centuries, barbarism has steadily increased. Year after year, decade after decade, violence and contempt for human beings have increased, seeming to have no limit to this phenomenon. Something far worse: men and women have become accustomed to barbarism, and there is no longer any astonishment, strangeness, or horror in the face of inhuman acts. Barbarism is marked throughout the history of mankind by conflicts between empires, nations and peoples, with very few years in which no war has taken place on the planet. Death statistics demonstrate the growth of barbarism throughout human history. The Punic Wars (264-146 BC) caused the death of 1 to 2 million people, the Medieval Wars (499-449 BC) caused deaths whose estimates are very imprecise, as it is a very old conflict, the War of the Hundred Years (1337-1453) caused the deaths of 2 to 3 million people, the Thirty Years War (1618-1648) caused the deaths of 5 to 8 million people, the Napoleonic Wars (1803-1815) caused 3 to 7 million dead, Taiping Rebellion (1850-1846) killed 30 million people, World War I (1914-1918) killed 15 to 20 million people, Russian Civil War (1918-1921) ) caused the deaths of about 10 million people, the Second Sino-Japanese War (1937-1945) caused the deaths of about 20 million people, and World War II (1939-1945), caused the deaths of 60 to 70 million people.

From the end of World War II until 1992, 149 wars took place, in which more than 23 million people died. The estimate covering all deaths from 1914 to the present time reached a total of 187 million killed in acts of war or systematic extermination. The violence of conflict in our time is unparalleled in history. Since the 20th century, wars have been “total wars” against combatants and civilians without discrimination. More recent wars continually increase these death statistics. There are several countries that can become outbreaks of wars in the world in the 21st century, highlighting, among them, the United States, Russia, China, Syria, Israel, Iran, North Korea, India, Pakistan and Afghanistan and, more recently, Ukraine. In the contemporary era, international geopolitical chess points to the existence of 3 major players: the United States, China and Russia. At present, in addition to the United States, Russia, China, the United Kingdom and France, India, North Korea, Pakistan and Israel are holders of nuclear weapons. Expert reports accuse Israel of possessing an extensive nuclear arsenal. In turn, Iran and Syria are accused of having secret nuclear weapons programs [2].

The First and Second World Wars established a new form of eminently modern barbarism, far worse in its murderous inhumanity than the warlike practices of the “barbarian” conquerors of the late Roman Empire [2]. The Great War (1914-1918) opens the most bloodthirsty stage in world history. 1914 begins with unlimited sacrifices in an effort to eliminate the enemy. This sacrifice includes the civilian population itself. 1914 begins with the era of total war, the absence of distinctions between combatants and non-combatants. The article Barbárie e modernidade no século 20 (Barbarism and modernity in the 20th century) [3] reports that modern barbarism or “barbarism generated within so-called civilized societies” is characterized by the use of modern technical means (industrialization of homicide, mass extermination thanks to cutting-edge scientific technologies), for the impersonality of the massacre (whole populations – men and women, children and the elderly – are “eliminated”, with the least possible personal contact between the decision-maker and the victims), for the bureaucratic, administrative, effective, planned, “rational ” (in instrumental terms) of barbaric acts and the use of modern-type legitimizing ideology: biological, hygienic, scientific.

In the 20th century, the crises of capitalism always resulted in social revolutions aimed at overthrowing the capitalist system, as occurred in Russia in 1917, in China in 1949 and in Cuba in 1959, among others, with the implementation of the socialist system or in counter-revolution with the implantation of fascist dictatorships as occurred in Italy in the 1920s with Mussolini and Nazis as occurred in Germany with Hitler in the 1930s, among others [2]. The Nazi genocide against Jews, Gypsies and Communists, the use of the atomic bomb in Hiroshima and Nagasaki, the Stalinist Goulag, the Vietnam War, the terrorist attack on the World Trade Center in New York, the two Iraq wars, the Afghanistan and the civil war in Libya and Syria exemplify in a more complete way the barbarism that characterizes the world in which we live. The world, as a social, political and cultural organization, is in disintegration. The signs are evident in all parts of the planet. One of these signs is the worsening of the economic and social situation in all countries in the contemporary era, which tends to make the growth of violence uncontrollable. In recent times, inequality in income distribution has grown in central and peripheral capitalist countries. What seems to be a global phenomenon is the advance of poverty, which refers to a level of resources below which it is not possible to reach the standard of living considered minimum in a given society and time, and of extreme poverty or misery, which is the most low distribution of income/assets or deprivation. At present, 33% of the population of peripheral capitalist countries is in a state of misery.

The result of the worsening of social tensions around the world and the financial inability of national states to meet social demands in each country, due to the fiscal crisis aggravated by the global economic and financial crisis, could lead to the formation of broad mass movements that could take the form of civil war at the level of each national state [2]. This means that, in each country, we can face the relentless struggle of everyone against everyone for power, income and wealth. The legitimacy of national state structures, and therefore their ability to maintain order, will be called into question. Violence, which already shows clear signs of worsening in the contemporary era, tends to assume catastrophic dimensions in the future. It is barbarism raised to the highest degree. The term barbarism has two distinct but linked meanings: barbarian cruelty and lack of civilization. It can be said that we are currently in a moment of transition in which the previous world characterized by barbarism is making the advent of civilization imperative with the emergence of a new world. The new world can mean a new world order built rationally by humanity to overcome the current barbarism translated into violence between men, environmental catastrophe and global conflagration. At the moment, barbarism prevails in which the highest interests of humanity are not considered in every country and in the world. It is necessary to ensure that the new world order based on cooperation between nations and peoples overcomes the prevailing barbarism.

Civilization must overcome the barbarism that has characterized the history of mankind since Antiquity [2]. In this context of gloomy perspectives, it is urgent to attack the evil of barbarism at its root with the construction of a new world order to replace the dominant capitalist order that generated the attacks on Civilization in all corners of the Earth that have been registered for more than 500 years. The living forces defending Civilization need to unite across the planet to oppose the forces of Barbarism. The future of humanity depends on the outcome of this confrontation. Therefore, there needs to be a transition that can be the reform of capitalism with the construction of the Social Welfare State as built in the Scandinavian countries which, being a hybrid between what is most positive in the capitalist and socialist systems, would prepare the ground for the achievement of a high level of civilization with the construction of democratic socialism in all countries of the world. In order to reach the condition of civilized society, there must be economic and social interventions by the State to promote social justice in a capitalist system and a Social Welfare policy in the general interest of the population with interventions to promote a more equal distribution of income and a commitment to representative democracy. Scandinavia is the birthplace of the most egalitarian model of society that capitalism has ever known. The success of this model was due to the combination of a broad Welfare Social State with rigid mechanisms for regulating market forces, capable of putting the economy on a dynamic trajectory, while achieving the best indicators of social well-being among capitalist countries.

The Scandinavian model of political, economic and social development should serve as a reference as a model of society to be pursued by all the peoples of the world for the conquest of civilization because the Scandinavian countries are considered the best governed on the planet, they are the ones that present the greater political, economic and social progress and have the happiest people in the world [2]. Only in this way will society be able to reach a high level of political, economic and social development and the motto “Liberty, Equality, Fraternity”, a legacy of the Enlightenment, will be able to become a reality in the world. This motto invoked during the French Revolution, which is universal because it translates the yearnings of all human beings, needs to be assumed by humanity. In order for Civilization to prevail over Barbarism, it is necessary for the living forces that defend Civilization to unite across the planet to oppose the forces of Barbarism. The future of humanity depends on the outcome of this confrontation.

REFERENCES

1.    ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Avalaible on the website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.    ALCOFORADO. Fernando. A difícil caminhada da humanidade rumo à civilização. Avalaible on the website <https://www.academia.edu/51215633/A_DIFICIL_CAMINHADA_DA_HUMANIDADE_RUMO_A_CIVILIZACAO>.

3.    LOWY, Michael. Barbárie e modernidade no século 20 Published in Brazil by the newspaper “Em Tempo”- emtempo@ax.apc.org and, originally in French, in the magazine “Critique Communiste” nº 157, hiver 2000.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, college professor (Engineering, Economy and Administration) and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida United States, 2022) and How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).  

COMO TORNAR REALIDADE A UTOPIA DA PREVALÊNCIA DOS VALORES DA CIVILIZAÇÃO SOBRE A BARBÁRIE NO MUNDO

Fernando Alcoforado*

Este artigo representa a continuação do artigo cujo título é Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor [1].  Este artigo é o terceiro dos 12 artigos que abordarão as 12 utopias planetárias que precisam ser realizadas visando a construção de um mundo melhor e contribuir para a conquista da felicidade dos seres humanos, individual e coletivamente. Este artigo tem por objetivo apresentar como fazer com que a terceira das utopias consideradas, a da prevalência dos valores da civilização na sociedade se torne realidade sobre a barbárie predominante na grande maioria dos países do mundo.  

O artigo A difícil caminhada da humanidade rumo à civilização [2] demonstra a necessidade imperiosa de a humanidade evoluir do seu estágio de barbárie desde a Antiguidade até a era contemporânea para o de civilização para colocar um fim à violência entre os seres humanos em todo o mundo que se manifesta na escalada de conflitos sociais no interior das nações e com as guerras intermináveis entre as nações e os povos, na exploração do homem pelo homem da qual resultaram as desigualdades sociais com a escravidão durante o escravismo, a servidão humana no feudalismo e a espoliação da força de trabalho assalariado no capitalismo e, também, a devastação ambiental da qual resultaram as mudanças climáticas e as pandemias que se traduzem em violência contra a existência dos seres humanos. A barbárie produziu e continua produzindo violência sem limites contra a humanidade. Apesar de muitos pensadores atribuírem equivocadamente ao estágio atual da humanidade como o de civilização, a barbárie ainda se faz presente no mundo em que vivemos apesar de alguns avanços civilizacionais alcançados. A civilização só prevalecerá quando uma nova ordem mundial civilizada a ser construída vier a adotar o lema universal de  “Liberdade, Igualdade, Fraternidade” como herança do Iluminismo em benefício de toda a humanidade.

Até o presente momento, a humanidade evoluiu da condição de selvageria para a de barbárie ao longo da história da humanidade [2].  A selvageria iniciou-se com o surgimento da espécie humana quando os seres humanos viviam em comunidades primitivas nas árvores e cavernas em meio às grandes feras selvagens. A luta pela sobrevivência no confronto com as feras selvagens contribuía para que houvesse grande solidariedade entre os seres humanos no interior de uma mesma comunidade, não havendo, portanto, violência entre eles. A violência entre os seres humanos pode ter iniciado na disputa entre as comunidades primitivas rivais pelas fontes de alimentos quando escasseavam. O principal progresso desse período foi a formação da linguagem articulada. Como consequência da incerteza quanto às fontes de alimentação, parece ter nascido, nessa época, a antropofagia de inimigos em guerra, que subsistiu por muito tempo. Este foi um período da pré-história em que predominava a apropriação pelos seres humanos de produtos da natureza, prontos para serem utilizados como os frutos, as nozes e as raízes que serviam de alimento. Os seres humanos se alimentavam de animais aquáticos e faziam o uso do fogo para cozinhá-los. Passaram a utilizar instrumentos de pedra sem polimento da primitiva Idade da Pedra. A defesa contra os animais selvagens e sua caça deram origem às primeiras armas – a clava e a lança. A invenção do arco e da flecha possibilitou a caça aos animais como um alimento regular como uma das ocupações normais e costumeiras. O arco e a flecha foram, para a época selvagem, o que a espada de ferro foi para a barbárie na Idade Média e a arma de fogo para a barbárie na era contemporânea.

A barbárie surgiu na Antiguidade com a escravidão, imediatamente após o estágio de selvageria [2]. As guerras entre as comunidades primitivas pelas fontes de alimentos deram origem à escravidão dos povos vencidos que passaram a ser utilizados como força de trabalho pelos povos vencedores. Em seus primórdios, a barbárie teve como característica distintiva a criação de gado e a agricultura quando se incrementa a produção econômica por meio do trabalho escravo. A propriedade privada nasce com a exploração da agricultura e o consequente domínio de um grupo sobre outro no seio da sociedade. A diferença entre ricos e pobres veio somar-se à diferença entre homens livres e escravos e a nova divisão do trabalho acarretou uma nova divisão da sociedade em classes. A diferença de riqueza entre os diversos chefes de família destruiu as antigas comunidades primitivas quando o trabalho comum da terra exercido pelas comunidades primitivas chegou ao fim. A barbárie teve início, portanto, na Antiguidade, que se caracterizou pelo modo de produção escravista, de 4.000 a.C. até 476 d.C quando ocorre a queda do Império Romano do Ocidente, evoluiu durante a Idade Média entre 476 d.C. até 1453 com a queda do Império Romano do Oriente caracterizando-se pelo modo de produção feudal em algumas regiões da Europa, alcançou a Idade Moderna de 1453 até 1789 com a eclosão da Revolução Francesa a partir da qual ocorreram o Renascimento, a Revolução Científica, a Revolução Comercial com os descobrimentos marítimos e o início da Revolução Industrial que se caracterizou pelo vertiginoso crescimento do modo de produção capitalista e, finalmente, evoluiu até a Idade Contemporânea que compreende de 1789 até aos dias atuais se destacando pelo grande avanço da ciência e da tecnologia, de conflitos armados de grandes proporções e o advento da globalização econômica e financeira.

A barbárie da Idade Contemporânea, como a barbárie primitiva, se caracteriza pela violência desenfreada e pelo desprezo pelo ser humano [2]. Nos últimos cinco séculos, a barbárie tem aumentado permanentemente. Ano a ano, década a década, a violência e o desprezo pelo ser humano têm aumentado parecendo não haver um limite para este fenômeno. Algo muitíssimo pior: os homens e as mulheres se acostumaram com a barbárie já não existindo espanto, estranheza, nem horror frente aos atos desumanos. A barbárie é marcada ao longo da história da humanidade pelos conflitos entre impérios, nações e povos, sendo raríssimos os anos nos quais nenhuma guerra aconteceu no planeta. As estatísticas de mortes demonstram o crescimento da barbárie ao longo da história da humanidade. As Guerras Púnicas (264-146 a.C.) causaram a morte de 1 a 2 milhões de pessoas, as Guerras Médicas (499-449 a.C.) causaram mortes cujas estimativas são muito imprecisas, por se tratar de um conflito muito antigo, a Guerra dos Cem Anos (1337-1453) causou a morte de 2 a 3 milhões de pessoas, a Guerra dos Trinta Anos (1618-1648) causou a morte de 5 a 8 milhões de pessoas, as Guerras Napoleônicas (1803-1815) causaram de 3 a 7 milhões de mortos, a Rebelião Taiping (1850-1846) causou a morte de 30 milhões de pessoas, a Primeira Guerra Mundial (1914-1918) causou a morte de 15 a 20 milhões de pessoas, a Guerra Civil Russa (1918-1921) causou a morte de cerca de 10 milhões de pessoas, a Segunda Guerra Sino-Japonesa (1937-1945) causou a morte de cerca de 20 milhões de pessoas e a Segunda Guerra Mundial (1939-1945), causou a morte de 60 a 70 milhões de pessoas.

Desde o final da Segunda Guerra Mundial até o ano de 1992 ocorreram 149 guerras, quando morreram mais de 23 milhões de pessoas. A estimativa abrangendo todas as mortes ocorridas desde 1914 até o momento atual chegou a um total de 187 milhões de mortos em atos bélicos ou extermínio sistemático. A violência dos conflitos em nossa época não tem paralelo na história. Desde o século XX, as guerras foram “guerras totais” contra combatentes e civis sem discriminação. As guerras mais recentes aumentam continuamente estas estatísticas de mortes. Vários são os países que podem se constituir em focos de eclosão de guerras no mundo no século XXI destacando-se, entre eles, Estados Unidos, Rússia, China, Síria, Israel, Irã, Coreia do Norte, India, Paquistão e Afeganistão e, mais recentemente, a Ucrânia. Na era contemporânea, o xadrez geopolítico internacional aponta a existência de 3 grandes protagonistas: Estados Unidos, China e Rússia. Na atualidade, além dos Estados Unidos, Rússia, China, Reino Unido e França, são detentores de armas nucleares a India, Coréia do Norte, Paquistão e Israel. Relatórios de especialistas acusam Israel de possuir amplo arsenal nuclear. Por sua vez, Irã e Síria são acusados de terem programas secretos de armas nucleares [2].

A Primeira e a Segunda Guerra Mundial estabeleceram uma nova forma de barbárie eminentemente moderna, bem pior em sua desumanidade assassina do que as práticas guerreiras dos conquistadores “bárbaros” do fim do Império Romano [2]. A Grande Guerra (1914-1918) abre a etapa mais sanguinária da história mundial. 1914 começa com os sacrifícios ilimitados no afã de eliminar o inimigo. Sacrifício este que incorpora a própria população civil. 1914 começa com a era da guerra total, a ausência de distinções entre combatentes e não combatentes. O artigo Barbárie e modernidade no século 20 [3] informa que a barbárie moderna ou “barbárie gerada no seio das sociedades ditas civilizadas” se caracteriza pelo uso de meios técnicos modernos (industrialização do homicídio, extermínio em massa graças às tecnologias científicas de ponta), pela impessoalidade do massacre (populações inteiras – homens e mulheres, crianças e idosos – são “eliminados”, com o menor contato pessoal possível entre quem toma a decisão e as vítimas), pela gestão burocrática, administrativa, eficaz, planificada, “racional” (em termos instrumentais) dos atos bárbaros e pelo uso de ideologia legitimadora do tipo moderno: biológica, higiênica, científica.

No século XX, as crises do capitalismo resultaram sempre em revoluções sociais visando a derrubada do sistema capitalista como ocorreu na Rússia em 1917, na China em 1949 e em Cuba em 1959, entre outras, com a implantação do sistema socialista ou em contrarrevolução com a implantação de ditaduras fascistas como ocorreu na Itália na década de 1920 com Mussolini e nazista como ocorreu na Alemanha com Hitler na década de 1930, entre outras [2]. O genocídio nazista contra os judeus, ciganos e comunistas, o uso da bomba atômica em Hiroshima e Nagasaki, o Goulag stalinista, a guerra do Vietnã, o ataque terrorista ao World Trade Center em New York, as duas guerras do Iraque, a guerra do Afeganistão e a guerra civil da Líbia e da Síria exemplificam de maneira mais acabada a barbárie que caracteriza o mundo em que vivemos. O mundo, como organização social, política e cultural está em desintegração. Os sinais são evidentes em todas as partes do planeta. Um desses sinais é o agravamento da situação econômica e social em todos os países na era contemporânea que tende a tornar incontrolável o crescimento da violência. Nos últimos tempos, a desigualdade na distribuição da renda cresceu nos países capitalistas centrais e periféricos. O que parece ser um fenômeno global é o avanço da pobreza que se refere a um nível de recursos abaixo do qual não é possível atingir o padrão de vida considerado mínimo em uma sociedade e época determinadas e da pobreza extrema ou miséria que é o nível mais baixo de distribuição de renda/bens ou privação. Na atualidade, 33% da população dos países capitalistas periféricos encontra-se em estado de miséria.

O resultado do agravamento das tensões sociais em todo o mundo e da incapacidade financeira dos estados nacionais de atenderem em cada país as demandas sociais, devido à crise fiscal agravada pela crise econômica e financeira mundial, poderá levar à formação de amplos movimentos de massa que poderá tomar a forma de guerra civil ao nível de cada Estado nacional [2]. Isto significa dizer que, em cada país, poderemos nos defrontar com a luta sem quartel de todos contra todos pelo poder, renda e riqueza. A legitimidade das estruturas do Estado nacional e, portanto, de sua habilidade de manter a ordem será colocada em xeque. A violência que já dá sinais evidentes de agravamento na era contemporânea tende a assumir dimensões catastróficas no futuro. É a barbárie elevada ao mais alto grau. O termo barbárie tem dois significados distintos, mas ligados entre si: crueldade de bárbaro e falta de civilização. Pode-se afirmar que estamos na atualidade em um momento de transição em que o mundo em que vivemos caracterizado pela barbárie está tornando um imperativo o advento da civilização com o surgimento de um novo mundo. O novo mundo pode significar uma nova ordem mundial edificada racionalmente pela humanidade para superar a barbárie atual traduzida na violência entre os homens, na catástrofe ambiental e na conflagração global. No momento, prevalece a barbárie em que os supremos interesses da humanidade não são considerados em cada país e no mundo. É preciso fazer com que a nova ordem mundial baseada na cooperação entre as nações e os povos se sobreponha à barbárie reinante.

É preciso que a civilização se sobreponha à barbárie que vem caracterizando a história da humanidade desde a Antiguidade [2]. Neste quadro de perspectivas sombrias, urge atacar o mal da barbárie pela raiz com a construção de uma nova ordem mundial, o socialismo democrático, em substituição à ordem capitalista dominante geradora dos atentados contra a Civilização em todos os quadrantes da Terra que se registram há mais de 500 anos. As forças vivas defensoras da Civilização precisam se aglutinar em todo o planeta para se contraporem às forças da Barbárie. O futuro da humanidade depende do desfecho deste confronto. Para tanto, é preciso que haja uma transição que pode ser a reforma do capitalismo com a construção do Estado de Bem Estar Social como o construído nos países escandinavos que, sendo um híbrido entre o que existe de mais positivo nos sistemas capitalista e socialista, prepararia o terreno para a conquista de elevado nível de civilização com a construção do socialismo democrático em todos os países do mundo. Para galgar a condição de sociedade civilizada, é preciso que haja intervenções econômicas e sociais do Estado para promover justiça social em um sistema capitalista e uma política de Bem-Estar Social no interesse geral da população com intervenções para promover uma distribuição de renda mais igualitária e um compromisso para com a democracia representativa. A Escandinávia é o berço do modelo de sociedade mais igualitário que o capitalismo já conheceu. O sucesso deste modelo se deveu à combinação de um amplo Estado de Bem-Estar com rígidos mecanismos de regulação das forças de mercado, capaz de colocar a economia em uma trajetória dinâmica, ao mesmo tempo em que alcançava os melhores indicadores de bem-estar social entre os países capitalistas.

O modelo escandinavo de desenvolvimento político, econômico e social deveria servir de referencial como modelo de sociedade a ser perseguido por todos os povos do mundo para a conquista da civilização porque os países escandinavos são considerados os mais bem governados do planeta, são os que apresentam o maior progresso político, econômico e social e são os que têm os povos mais felizes do mundo [2]. Só assim, a sociedade poderá alcançar elevado nível de desenvolvimento político, econômico e social e o lema “Liberdade, Igualdade, Fraternidade”, herança do Iluminismo, poderá se tornar realidade no mundo. Este lema invocado durante a Revolução Francesa, que é universal porque traduz os anseios de todos os seres humanos, precisa ser assumido pela humanidade. Para fazer com que a Civilização prevaleça sobre a Barbárie é preciso que as forças vivas defensoras da Civilização se aglutinem em todo o planeta para se contraporem às forças da Barbárie. O futuro da humanidade depende do desfecho deste confronto.

REFERÊNCIAS

1.    ALCOFORADO. Fernando. Como fazer com que as utopias planetárias se realizem visando a construção de um mundo melhor. Disponível no website <https://www.academia.edu/104881861/COMO_FAZER_COM_QUE_AS_UTOPIAS_PLANET%C3%81RIAS_SE_REALIZEM_VISANDO_A_CONSTRU%C3%87%C3%83O_DE_UM_MUNDO_MELHOR>.

2.    ALCOFORADO. Fernando. A difícil caminhada da humanidade rumo à civilização. Disponível no website <https://www.linkedin.com/pulse/dif%C3%ADcil-caminhada-da-humanidade-rumo-%C3%A0-civiliza%C3%A7%C3%A3o-e-v%C3%ADdeo-fernando/?originalSubdomain=pt>.

3.    LOWY, Michael. Barbárie e modernidade no século 20 Publicado no Brasil pelo jornal “Em Tempo”- emtempo@ax.apc.org e, originalmente em francês, na revista “Critique Communiste” nº 157, hiver 2000.

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022) e How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

COMMENT CONSTRUIRE L’UTOPIE DE LA PLEINE DÉMOCRATIE DANS TOUS LES PAYS DU MONDE

Fernando Alcoforado*

Cet article représente la suite de l’article dont le titre est Comment réalizer des utopies planétaires visant à construire un monde meilleur [1]. Cet article est le deuxième de 12 articles qui aborderont les 12 utopies planétaires à réaliser pour construire un monde meilleur et contribuer à l’atteinte du bonheur des êtres humains, individuellement et collectivement. Cet article vise à présenter la seconde des 12 utopies envisagées liées à la construction de l’utopie de la pleine démocratie dans tous les pays pour éliminer la dystopie que représentent les dictatures et les fausses démocraties qui prolifèrent dans le monde.

La démocratie est un régime politique dans lequel la souveraineté est exercée par le peuple. Les citoyens sont les détenteurs du pouvoir et confient une partie de ce pouvoir à leurs représentants afin qu’ils puissent organiser la société à leur profit. La démocratie est un régime politique dans lequel tous les citoyens participent directement ou par l’intermédiaire de représentants élus à la proposition, à l’élaboration et à la création des lois, exerçant le pouvoir de gouvernance au suffrage universel. Le contraire de la démocratie est la dictature qui est un régime gouvernemental dans lequel tous les pouvoirs de l’État sont concentrés dans un individu, un groupe ou un parti. Le dictateur n’admet aucune opposition à ses actions et à ses idées et détient une grande partie du pouvoir de décision. C’est un régime anti-démocratique dans lequel il n’y a pas de participation de la population.

Il existe certains éléments généralement acceptés de ce qui ferait une société véritablement démocratique : 1) fournir une sécurité garantie à tous les citoyens qui ne doivent pas craindre de perdre la vie ou d’être blessés physiquement ; 2) fournir des soins médicaux de la meilleure qualité possible à tous les membres de la société ; 3) accorder l’accès à la nourriture et à l’eau à tous les citoyens afin que personne n’ait faim ou soif ; 4) fournir des conditions de logement de base à tous les citoyens ; 5) avoir un système législatif démocratique dont les lois sont établies pour préserver le bien-être de la population ; 6) fournir un système éducatif qui garantisse l’égalité d’accès à l’éducation de haut niveau pour tous afin de rendre sa population hautement éduquée ; 7) promouvoir un développement économique et social dont les fruits sont partagés par l’ensemble de la population ; 8) défendre l’environnement ; 9) assurer à la population la liberté de pensée, de croyance, de religion, d’affiliation et d’expression ; et 10) garantir à la population le droit de participer aux décisions gouvernementales par plébiscite ou référendum.

L’article Quais são os países mais democráticos do mundo? (Quels sont les pays les plus démocratiques du monde?) [2] rapporte que l’indice de la démocratie est un indicateur qui mesure les pays démocratiques aujourd’hui, compte tenu de son degré dans 167 pays. L’indice de la démocratie en 2022 est un document publié chaque année par The Economist Intelligence Unit, une société de recherche et d’analyse du groupe Economist, également responsable de la publication du magazine du même nom. Dans le résultat le plus récent du Democracy Index, les plus grandes démocraties du monde sont, dans l’ordre, les suivantes : 1) la Norvège ; 2) Nouvelle-Zélande ; 3) Islande ; 4) Suède ; 5) Finlande ; 6) Danemark ; 7) Suisse ; 8) Irlande ; 9) Pays-Bas (Hollande) ; et, 10) Taïwan.

Les critères utilisés dans cette évaluation concernent la qualité du processus électoral, le degré de pluralisme, l’efficacité du gouvernement, le niveau de participation politique de la population, la culture politique et la garantie des libertés civiles. Le concept de pleine démocratie est utilisé par le Democracy Index du magazine The Economist pour classer les pays démocratiques qui ont les meilleures conditions de ce système. Les pays considérés comme des démocraties à part entière par l’indice doivent répondre à cinq critères :

• avoir un processus électoral libre et équitable et pluraliste ;

• avoir un fonctionnement efficace du gouvernement ;

• avoir une forte participation politique des citoyens ;

• avoir une culture politique démocratique ;

• avoir les libertés civiles garanties.

L’indice de démocratie attribue une note de 0 à 10 pour chaque critère, et la moyenne des cinq notes donne la note finale du pays. Les pays qui obtiennent un score de 8 ou plus sont classés comme des démocraties à part entière.

La Norvège est le pays le plus démocratique du monde selon l’indice avec un score de 9,81 sur 10 en tête du classement pour la dixième année consécutive. La Norvège se distingue par sa forte participation politique, sa liberté d’expression et de presse, son respect des droits de l’homme et la transparence de son gouvernement. La Nouvelle-Zélande occupe la deuxième place avec un score de 9,26. La Nouvelle-Zélande est félicitée pour sa gestion efficace de la pandémie de COVID-19, qui a renforcé la confiance du public dans les institutions et le leadership du Premier ministre Jacinda Ardern. L’Islande occupe la troisième place du classement car elle a obtenu une note de 9,25. L’Islande est réputée pour son égalité des sexes, sa diversité politique et sa culture civique. La Suède est quatrième parmi les meilleurs pays démocratiques avec un score de 9,24. Il met l’accent sur la stabilité démocratique, un système électoral équitable et pluraliste, la liberté de la presse et une société civile active. La Finlande a un score de 9,20, se classant cinquième. La Finlande est admirée pour son éducation de qualité, son État-providence, sa faible corruption et son haut niveau de confiance dans les institutions.

Le Danemark obtient un score de 9,11, ce qui le place au sixième rang de l’indice. Sa démocratie participative, sa liberté d’expression et d’association, la protection des droits des minorités et l’efficacité de son gouvernement sont des éléments clés. La Suisse est classée septième avec un score de 9,03. La Suisse est connue pour son système politique décentralisé, qui permet une large participation populaire par le biais de référendums et d’initiatives populaires. L’Irlande a un score de 8,96 se classant au huitième rang de l’indice. L’Irlande se distingue par sa culture politique inclusive, qui a permis des avancées sur des questions telles que le mariage homosexuel et également la légalisation de l’avortement. Les Pays-Bas, ou Hollande, est le pays qui occupe la neuvième place du classement avec un score de 8,92 qui se distingue par sa diversité politique et culturelle, la liberté de la presse et de religion, le respect de l’État de droit et de l’environnement. Taïwan se classe au dixième rang des meilleurs pays démocratiques, avec un score de 8,82 sur 10. Taïwan est reconnu pour son respect de la démocratie et des droits de l’homme. Le Brésil occupe la 51e position dans le classement des pays les plus démocratiques.

Selon l’indice 2022, près de la moitié de la population mondiale vit sous une forme ou une autre de démocratie (45,3%). Seuls 8% résident dans une « pleine démocratie ». Il apparaît donc que 92% des pays du monde n’exercent pas la pleine démocratie.

La démocratie représentative montre des signes clairs d’épuisement dans plusieurs pays du monde, non seulement à cause des scandales de corruption dans les pouvoirs de la République mais, surtout, en décourageant la participation populaire, en réduisant l’activité politique à des processus électoraux périodiquement répétés où le peuple élisent leurs représentants qui, à quelques exceptions près, après les élections, commencent à défendre les intérêts des groupes économiques en opposition aux intérêts de ceux qui les ont élus. Ce qui est promis dans une campagne électorale est, à de rares exceptions près, abandonné par les dirigeants de l’exécutif et par les parlementaires après avoir occupé leurs postes électifs. A partir de ce moment, d’autres intérêts qui ne correspondent pas à ceux des électeurs prévaudront.

En pratique, tout se passe comme si le peuple offrait à chaque dirigeant de l’exécutif et à chaque membre du Congrès un chèque en blanc pour faire ce qu’il voulait après avoir occupé ses postes électifs. Ce que l’on constate, en effet, c’est l’existence au sein de l’Exécutif et au Parlement dans la grande majorité des pays du monde d’un groupe d’élus sans contrôle social et de plus en plus éloigné des revendications des citoyens. L’absence de contrôle social par les élus et le désengagement des élus avec des promesses de campagne ne font que renforcer l’idée de l’inexistence de différences substantielles entre des partis politiques devenus de simples registres électoraux et accroître la frustration vis-à-vis de la démocratie représentative et de l’ordre politique.

La démocratie n’est pas le gouvernement d’un seul homme. La démocratie n’est pas non plus le gouvernement d’un groupe, que ce soit une classe sociale ou une caste. La démocratie ne peut être que le gouvernement du peuple, car c’est vraiment le peuple qui doit gouverner le gouvernement, bien qu’il le fasse indirectement par l’intermédiaire de représentants choisis par vote. C’est l’essence de la démocratie représentative. La première condition d’existence de la démocratie est l’élection populaire, le choix des gouvernants et de leurs représentants par le peuple. Cependant, les élections ne suffisent pas à caractériser la démocratie. La démocratie ne s’arrête pas aux élections. Il n’y a pas de démocratie sans élections, mais il y a des élections sans démocratie.

Pour éviter des élections sans démocratie, il est nécessaire que les gouvernants, après avoir été élus, agissent toujours selon les souhaits, les aspirations et les intérêts du peuple qui les a élus et non les financeurs de leurs campagnes, comme cela se produit actuellement dans plusieurs pays du monde. Au cours de leur mandat, les élus doivent toujours agir en accord avec l’opinion publique. Il ne peut y avoir de démocratie en opposition à l’opinion publique. Quand il n’y a pas une telle consonance, le peuple ne gouverne pas, bien qu’il élise ses gouvernants. C’est la situation vécue par de nombreuses sociétés à travers le monde. Dans la grande majorité des pays dits démocratiques, il n’y a pas de démocratie. Il y a une dictature élective. Il n’y a pas de gouvernement du peuple, il y a une autocratie constitutionnelle dirigée par le Président de la République, par des Gouverneurs d’Etat et des Maires municipaux qui font ce qu’ils veulent dans l’exercice du pouvoir sans tenir compte de la volonté de la population.

Le mot démocratie, d’origine grecque, signifie, par étymologie, demos – peuple et kratein – gouverner, c’est-à-dire gouvernement du peuple. C’est l’historien Hérodote qui a utilisé le terme de démocratie pour la première fois au Ve siècle avant Jésus-Christ. Dans la Grèce antique, il y avait une démocratie directe dans laquelle les citoyens prenaient eux-mêmes les décisions politiques dans les cités-États grecques. Le modèle grec de démocratie était appelé démocratie pure, car il consistait en une société, avec un petit nombre de citoyens, qui rencontraient et administraient directement le gouvernement. En raison de la complexité de la société moderne, une autre forme d’organisation politique est devenue une exigence, celle de la démocratie indirecte, également appelée démocratie représentative, qui signifie que des personnes sont élues, par vote, pour “représenter” un peuple, une population, un certain groupe, communauté, etc.

Une véritable démocratie représentative est celle où l’élu défend les intérêts de la population qui l’a élu et rend systématiquement compte de son mandat à son parti et à l’électorat. Les partis et l’électorat devraient avoir le pouvoir de révoquer le mandat de l’élu en cas de non-respect du programme du parti et de ses promesses électorales et pour mauvaise conduite. En outre, les décisions cruciales et fondamentales dans l’intérêt de la population devraient être prises directement par le peuple par le biais d’un plébiscite et/ou d’un référendum et non exclusivement par le pouvoir exécutif ou par le parlement.

Afin d’éliminer les distorsions de la démocratie représentative dans le monde, il est indispensable d’institutionnaliser la démocratie participative avec le recours aux plébiscites ou référendums, comme cela se fait déjà dans plusieurs pays européens, notamment en Suisse et dans plusieurs pays de Scandinavie, considéré comme le modèle idéal de l’exercice du pouvoir politique fondé sur le débat public entre gouvernants et citoyens libres dans des conditions égales de participation. Le plébiscite et le référendum sont des consultations avec le peuple pour décider de questions d’intérêt pour la nation dans des questions de nature constitutionnelle, législative ou administrative. La principale distinction entre eux est que le plébiscite est appelé avant la création de l’acte législatif ou administratif qui traite du sujet en question, et le référendum est appelé plus tard, laissant le peuple ratifier ou rejeter la proposition. Au Brésil, les deux sont prévus à l’art. 14 de la Constitution fédérale et régie par la loi n ° 9.709 du 18 novembre 1998. La participation doit donc être comprise comme une nécessité due à l’homme vivant et vivant avec les autres, pour tenter de surmonter les difficultés qui peuvent survenir au quotidien . Participer signifie devenir une partie, se sentir inclus, c’est exercer le droit à la citoyenneté (avoir du temps et une voix).

L’échec de la démocratie représentative telle qu’elle est pratiquée dans plusieurs pays du monde prépare sa propre fin, constituant un terreau fertile pour l’avènement de régimes d’exception ou de dictatures face à la frustration de la majorité de la population qui réalise chaque jour qu’il participe à une arnaque en élisant de faux représentants. Ce mécontentement à l’égard de la démocratie représentative se manifeste déjà à chaque élection par la multiplication des votes nuls et blancs, ainsi que par les protestations sur les réseaux sociaux. Afin de construire la pleine démocratie dans la grande majorité des pays du monde, il est nécessaire de convoquer une Assemblée nationale constituante dans chaque pays dans le but d’institutionnaliser la démocratie participative intégrale afin que le peuple approuve ou rejette les décisions prises par le pouvoirs de la République par plébiscite ou référendum, entre autres mesures.

La construction de l’utopie de la pleine démocratie dans la grande majorité des pays du monde s’impose aussi face à l’avancée du néo-fascisme dans le monde. De la même manière que le fascisme et le nazisme se sont implantés, respectivement, en Italie et en Allemagne, au cours des années 1920 et 1930 du XXe siècle, le néo-fascisme cherche à détruire la démocratie afin d’implanter un État fort et dictatorial, dont l’autorité serait imposée par la violence, la répression et la propagande politique. Les fascistes et les nazis sont arrivés au pouvoir, respectivement, en Italie et en Allemagne par des voies légales, démocratiquement, pour ensuite détruire la démocratie. Comme le fascisme et le nazisme, le néo-fascisme a émergé, à l’époque contemporaine, avec des revendications émotionnelles et irrationnelles basées sur des promesses viriles de renouvellement de la vigueur nationale. Les forces armées et la police ne se sont pas opposées à la violence fasciste dans l’Italie de Mussolini ou à la violence nazie dans l’Allemagne hitlérienne. Les forces armées et la police se sont également mises au service du fascisme en Italie et du nazisme en Allemagne. L’histoire montre que les institutions républicaines n’ont pas toujours été une barrière au fascisme. Cela a failli arriver au Brésil avec le gouvernement Bolsonaro.

La démocratie doit être renforcée dans la grande majorité des pays du monde face aux menaces concrètes à son existence de la part des forces politiques d’extrême droite. L’échec de la démocratie représentative dans la grande majorité des pays du monde contribue à l’aggravation des problèmes politiques en ouvrant la voie à sa propre fin, constituant un terreau fertile pour l’avènement de régimes d’exception face à la frustration de la majorité de la population qui s’aperçoit chaque jour qu’elle participe à un leurre en élisant de faux représentants. Tout cela explique le fait que depuis 2013, il y a eu une grande mobilisation sociale au Brésil, qui a commencé par une vague de protestations à São Paulo et s’est étendue à plusieurs villes brésiliennes, mobilisant des milliers de personnes pour lutter pour la construction d’un nouveau système politique, économique et social à la place de l’ordre politique, économique et social actuel basé sur la Constitution de 1988. C’est ainsi qu’émergent des groupes politiques néo-fascistes d’extrême droite, cherchant à purifier la société brésilienne avec la mise en place d’une dictature pour débarrasser le Brésil des influences toxiques des partis politiques et des dirigeants politiques de gauche et de leurs alliés, qu’ils considèrent comme responsables des maux dans lesquels vit la nation brésilienne.

L’implantation d’une pleine démocratie dépend de la mobilisation de la société civile, car ce n’est qu’avec un changement dans l’équilibre des forces dans la société qu’il est possible d’opposer les intérêts de la majorité de la population à la logique répressive et corporative de l’appareil d’État actuellement dominé par une minorité. L’espace électoral, seul acquis qui semble être resté des intenses mobilisations pour la démocratisation de l’État dans plusieurs pays du monde, montre ses limites lorsqu’il se dissocie de la mobilisation sociale et de la possibilité de contrôler les élus.

Pour éviter la fin du système démocratique actuel au Brésil et dans d’autres pays du monde, il ne suffit pas de faire confiance aux institutions républicaines qui peuvent subir des changements contraires aux intérêts de la grande majorité de la population à travers des projets de loi et des amendements à la Constitution en s’opposant aux forces politiques du système démocratique. Pour éviter que cela ne se produise, il est nécessaire qu’un large front démocratique et antifasciste soit constitué au Parlement et dans la société civile pour défendre la pleine démocratie et lutter contre les actes des forces politiques d’opposition au système démocratique qui sont contraires au intérêts de la grande majorité de la population et de la démocratie dans chaque pays. Dans les pays où existent des dictatures, un large front doit être formé pour lutter pour leur renversement et pour la mise en place d’une démocratie représentative à part entière.

LES RÉFÉRENCES

1.    ALCOFORADO. Fernando. Comment réaliser des utopies planétaires visant à construire un monde meilleurDisponible sur le site Web <https://www.academia.edu/104882045/COMMENT_R%C3%89ALISER_DES_UTOPIES_PLAN%C3%89TAIRES_VISANT_%C3%80_CONSTRUIRE_UN_MONDE_MEILLEUR>.

2.    CNN BRASIL. Quais são os países mais democráticos do mundo? Disponible sur le site Web <https://www.cnnbrasil.com.br/politica/paises-mais-democraticos/>.

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur (Ingénierie, Économie et Administration) et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’Université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022) et How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).