IL N’Y A AUCUNE RAISON DE CÉLÉBRER LA JOURNÉE MONDIALE DU TRAVAIL

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à démontrer que la classe ouvrière n’a aucune raison de célébrer la Journée mondiale du travail car elle est confrontée au chômage structurel imposé par l’automatisation à grande échelle de l’activité productive, au recul des acquis sociaux obtenus dans le passé avec les politiques gouvernementales néolibérales qui rendent les relations de travail précaires et l’affaiblissement conséquent des syndicats ouvriers dans la confrontation avec les propriétaires du capital. Dans l’histoire de l’humanité, l’un des premiers soulèvements ouvriers contre le chômage a été le mouvement dit luddiste, qui a eu lieu au début du XIXe siècle en Angleterre, dans lequel les ouvriers étaient prêts à casser les machines, qui, dans leur comprendre, serait voler leur emploi. Le 1er mai, la Journée internationale des travailleurs, a une longue histoire de lutte pour les droits sociaux. Le 1er mai est né de la lutte pour la journée de huit heures, marquée en 1886 par une grève générale aux États-Unis, où le travail a atteint 17 heures par jour. Quelques jours après le 1er mai, à Chicago, il y a eu de violents affrontements entre les manifestants et la police, faisant des morts des deux côtés. Sept ouvriers, leaders de ce mouvement, ont été condamnés à la pendaison et exécutés, un autre a eu une peine commuée en réclusion à perpétuité et deux autres se sont suicidés en prison. Lors de manifestations à la même date, en 1891, dix manifestants ont été tués à Paris, un fait qui a consolidé la fête du Travail au niveau international. La France a approuvé le quart de travail de huit heures et a déclaré un jour férié le 1er mai 1919. La mesure a été suivie par d’autres pays. Les États-Unis ne reconnaissent pas la date à ce jour, mais ont réduit la journée de travail à huit heures en 1890.

Au Brésil, le mouvement ouvrier prend de l’ampleur au début du XXe siècle avec des immigrés européens, notamment italiens et espagnols, venus travailler dans les usines brésiliennes. En 1917, avec ce nouveau profil de la main-d’œuvre, la première grande grève du pays a lieu. En 1925, sous la pression de la classe ouvrière en croissance rapide, qui exigeait des garanties de main-d’œuvre, le président de l’époque, Arthur Bernardes, décréta un jour férié le jour de la fête du Travail. Pendant la dictature de l’Estado Novo, Getúlio Vargas a transformé le 1er mai en une fête célébrant son régime en tant que protecteur des travailleurs. Getúlio a investi dans une politique paternaliste, qui contrôlait les syndicats, mais apportait également des garanties sociales car il institua le salaire minimum en 1940, en plus d’adopter sa mesure la plus importante qui fut la Consolidation des lois du travail, la CLT, en 1943. C’est la première fois que le travailleur obtient de fait une protection au Brésil, avec la légalisation du quart de travail de huit heures, des vacances, de la sécurité sociale et des droits spécifiques pour les femmes, entre autres. Les conquêtes sociales des ouvriers durèrent jusqu’en 1964, lorsque la dictature militaire commença à massacrer les mouvements populaires. Des centaines de syndicats ont subi une intervention militaire et des milliers de leurs dirigeants ont été destitués et emprisonnés. La dictature militaire, qui s’est donné pour mission de favoriser le capital, a éteint le remplacement salarial dû à l’inflation et interdit les manifestations sous toutes leurs formes. Mais la résistance grandit au sein de la classe ouvrière, qui reprend progressivement la lutte pour de meilleures conditions de vie et la démocratie dans le pays. Dans les années 1970, les syndicats sont devenus la principale force de résistance à la dictature aux côtés des étudiants. Les années 1980 sont marquées par le renforcement de la classe ouvrière. Le pouvoir de mobilisation des travailleurs a garanti de nombreux droits dans la Constitution de 1988. Ce sont exactement les droits qui ont été progressivement éliminés au Brésil depuis l’introduction du modèle économique néolibéral en 1990.

Tous les problèmes rencontrés actuellement par la classe ouvrière dans le monde résultent du fait que le système capitaliste est confronté à la baisse du taux de profit qui oblige les capitalistes à promouvoir un développement technique incessant et impétueux, poussé par la concurrence entre eux, les forçant à investir dans des machines qui leur permettent d’augmenter la productivité en produisant la même chose avec moins de temps de “travail vivant”, c’est-à-dire effectué par le travailleur. On peut imaginer que les activités productives du futur reposeront de moins en moins sur la présence humaine sur la chaîne de production. Les usines automatisées et robotisées signifient des industries avec de moins en moins de personnes. En trois décennies, 6 millions d’emplois industriels ont été supprimés aux États-Unis, ramenant l’emploi dans les usines au niveau des années 1940. Les emplois impliquant des fonctions répétitives vont disparaître rapidement dans les années à venir. Dans les pays riches, on estime que 25 % de toutes les fonctions de l’industrie seront remplacées par des technologies d’automatisation d’ici 2025. Dans le monde, on estime que 60 millions d’emplois dans les usines seront supprimés (EXAME.COM. L’ère des usines intelligentes commence . Disponible sur le site Web <http://exame2.com.br/mobile/revista-exame/noticias/a-fabrica-do-futuro&gt;, 2014). Cette pression à introduire des machines économes en main-d’œuvre conduit cependant à une diminution relative de la main-d’œuvre par rapport aux moyens de production, aux matières premières, etc.

Il convient de noter que la journée de travail du travailleur comprend une partie dans laquelle le travailleur est rémunéré par le versement d’un salaire et l’autre concerne le surtravail non rémunéré, qui est la source du profit capitaliste. La valeur du travail correspond à la somme du salaire versé au travailleur pour son entretien et celui de sa famille avec la valeur du surtravail non payé par le capitaliste au travailleur (plus-value) au cours de sa journée de travail. La classe capitaliste force la classe ouvrière à faire plus de travail qu’il n’en faut pour couvrir ses moyens de subsistance, produisant ainsi le taux de plus-value. En termes simples, le taux de plus-value est le taux d’exploitation du travail par le capital, ou des travailleurs par le capitaliste. Il faut observer qu’avec une moindre présence des travailleurs dans l’activité productive, le profit du capitaliste est réduit, car il y a une diminution de la masse salariale versée et, aussi, de la part de travail non payée aux travailleurs dans leur journée de travail, source de profit pour le capitaliste. Par conséquent, le chômage augmente avec l’utilisation des machines à grande échelle dans l’activité productive et réduit également la plus-value, qui est la partie du travail non payée aux travailleurs, source de profit pour le capitaliste. L’utilisation à grande échelle des machines dans l’activité productive et la réduction de la main-d’œuvre contribuent donc à la baisse du taux de profit. Face à ce fait, les capitalistes cherchent, par tous les moyens, à augmenter le taux d’exploitation du travailleur restant employé dans l’activité productive. Simultanément et contradictoirement, ils encouragent la consommation, alors que le pouvoir d’achat des travailleurs tend à baisser avec la hausse du chômage et la baisse des salaires. C’est ainsi que se produisent les crises du système capitaliste. Le fait est que le capitaliste est déterminé à extraire jusqu’à la dernière goutte de profit du travail non rémunéré des travailleurs, c’est-à-dire de la plus-value. Il le fait par une combinaison de moyens : allongement de la journée de travail, augmentation de la vitesse des machines, introduction de machines économes en main-d’œuvre, par la rationalisation du processus de production, des accords de productivité, de nouvelles équipes, des études de temps et de mouvement, l’utilisation de nouvelles technologies, etc.

Les avancées technologiques ont généré cinq conséquences : 1) l’augmentation du chômage qui touche à la fois les travailleurs qualifiés et non qualifiés ; 2) la baisse de la consommation ou de la demande générale de biens et services et la baisse du pouvoir d’achat de la population active due à la hausse du chômage ; 3) la précarité des relations de travail au détriment des travailleurs qualifiés et non qualifiés ; 4) l’affaiblissement de la lutte des syndicats en faveur des travailleurs ; et, 5) le déclin de la classe moyenne avec des implications majeures de nature politique, étant donné qu’elle fournit un soutien politique à la bourgeoisie. Les conséquences politiques de la fin de l’emploi, qui touche les travailleurs qualifiés et non qualifiés, grâce aux avancées technologiques, sont assez graves car la population a besoin de travailler pour survivre. Cette situation pourrait ouvrir la voie à l’avènement d’une révolution sociale aux conséquences imprévisibles. La précarité des relations de travail dans le monde a atteint des niveaux sans précédent avec les politiques néolibérales adoptées qui ont conduit à une réduction de l’offre d’emploi et à la perte des avantages sociaux. Les formes de précarité des relations de travail sont multiples, mettant en évidence, parmi elles, celles qui ont fait que la majorité des travailleurs n’ont pas de contrat de travail, il y a du chômage ouvert et caché, il y a un allongement des heures de travail, il y a une intensification des conditions de travail , l’externalisation du travail et la fragmentation de la classe ouvrière et les difficultés organisationnelles qui en découlent avec l’affaiblissement de la lutte des syndicats. En conséquence, les politiques néolibérales ont affaibli le syndicalisme, c’est-à-dire l’organisation des travailleurs dans la lutte pour leurs intérêts et leurs droits. L’implantation du néolibéralisme dans le monde s’est produite dans le but de promouvoir une augmentation exponentielle de l’appropriation du surplus économique par le grand capital au détriment des travailleurs.

Le grand défi pour la croissance économique dans les années à venir est de savoir comment développer de nouveaux emplois pour une population plus importante que celle que nous avons aujourd’hui, et surtout ne pas avoir une forte baisse de la classe moyenne, puisqu’avec une classe moyenne faible, la consommation générale baisse également, et l’économie s’effondre. Sans aucun doute, nous vivons à une époque définie par le changement fondamental entre les travailleurs et les machines, et ce changement remet en question l’une des hypothèses de base sur la technologie selon laquelle les machines sont des instruments qui augmentent la productivité des travailleurs. Au lieu de cela, les machines se transforment en travailleurs. Face à la perspective de remplacer les travailleurs par des machines, les solutions qui sont présentées pour atténuer les effets du chômage généré par les avancées technologiques dans les jalons actuels du développement du capitalisme concernent l’adoption de l’Économie Créative, de l’Économie Sociale et Solidaire et du Programme de Transfert de Revenu. L’économie créative est l’un des moyens les plus efficaces de générer de nouveaux emplois liés à la créativité, à la connaissance et à l’information. Pour le comprendre, il faut garder à l’esprit que les entreprises de ce segment combinent la création, la production et la commercialisation de biens créatifs à caractère culturel et innovant tels que la mode, l’art, les médias numériques, la publicité, le journalisme, la photographie et l’architecture. L’économie sociale est une autre forme d’organisation du travail et des activités économiques en général, émergeant comme une alternative importante pour l’inclusion des travailleurs sur le marché du travail, leur donnant une nouvelle opportunité à travers l’autogestion. Basé sur l’économie sociale et solidaire, il y a la possibilité de récupérer les entreprises des faillites, et de leur donner une continuité, avec un nouveau mode de production, dans lequel la maximisation du profit n’est plus l’objectif principal, laissant place à la maximisation de la quantité et de la qualité du travail.

Si nous acceptons l’idée qu’il est irréaliste d’arrêter l’automatisation et que davantage d’investissements dans l’éducation et la formation ne résoudront probablement pas le problème du chômage, la solution la plus efficace consiste à adopter une politique de garantie de revenus pour les travailleurs. En quelques mots, l’idée du revenu de base universel (RBU), un système similaire à l’aide sociale dans lequel tous les citoyens d’un pays, qu’ils soient employés ou non, recevraient un montant mensuel fixe du gouvernement. La différence est que la RBU serait un substitut unique à toutes les allocations d’assistance sociale et ce salaire serait versé sans condition, sans aucune obligation de la part du citoyen. L’objectif est de permettre à tous d’avoir une meilleure qualité de vie et donc de meilleures opportunités. C’est un moyen de lutter contre les inégalités de revenus et de faire en sorte que chaque citoyen ait suffisamment d’argent pour vivre au-dessus du seuil de pauvreté. C’est aussi un moyen d’augmenter la consommation de la population qui profite au capitaliste lui-même. Le programme néolibéral de transfert de revenus des gouvernements Lula et Dilma Rousseff au Brésil, Bolsa Família, est un exemple d’application de la politique de garantie des revenus, bien qu’il soit encore assez limité.

Tout indique que l’humanité est au seuil d’une nouvelle ère dans laquelle une nouvelle société différente de l’actuelle naîtra avec la fin inexorable du capitalisme toujours au 21ème siècle et les travailleurs seront libérés du fardeau du travail avec l’automatisation croissante de l’industrie et des services. Jusqu’à la fin de la société capitaliste, cependant, le monde sera confronté à l’état de guerre civile dans chaque pays avec l’augmentation des conflits sociaux résultant de l’exploitation toujours croissante des travailleurs manuels et des travailleurs du savoir par les capitalistes et l’exclusion sociale des travailleurs résultant du chômage de masse. Si le rapport de forces est favorable aux forces défendant le maintien du capitalisme au pouvoir, des dictatures peuvent être mises en place pour maintenir l’ordre capitaliste dans la plupart des pays. Si le rapport de forces est favorable aux forces opposées du capitalisme, 2 scénarios peuvent se produire pour la construction d’une nouvelle société dans chaque pays : 1) la transition entre le capitalisme et une nouvelle société future qui peut se produire avec la mise en place de la social-démocratie dans les lignées scandinaves ; et, 2) la mise en œuvre du socialisme selon les lignes chinoises. Si les forces défendant le capitalisme l’emportent, le monde devra vivre avec une barbarie élevée à l’extrême de l’exploitation de l’homme par l’homme et des dictatures pour maintenir l’ordre au niveau national. Si les forces opposées du capitalisme l’emportent, la société post-capitaliste à mettre en place dans le futur pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère pour l’humanité en créant les conditions pour rationaliser les systèmes politiques, économiques et sociaux au niveau national et faire en sorte que les progrès technologiques soient utilisés au profit des êtres humains pour les libérer du fardeau du travail à l’avenir.

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur (Ingénierie, Économie et Administration) et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’Université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022) et How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

THERE IS NO REASON TO CELEBRATE WORLD LABOR DAY

Fernando Alcoforado*

This article aims to demonstrate that the working class has no reason to celebrate World Labor Day because it faces structural unemployment imposed by high-scale automation of productive activity, the setback in social achievements obtained in the past with neoliberal government policies that make precarious labor relations and the consequent weakening of workers’ unions in the confrontation with the owners of capital. In the history of humanity, one of the first workers’ uprisings against unemployment was the so-called Luddist movement, which took place at the beginning of the 19th century in England, in which workers were willing to break the machines, which, in their understanding, would be stealing their jobs. The 1st of May, International Workers’ Day, has a long history of fighting for social rights. The 1st of May was born in the fight for the eight-hour day, marked in 1886 by a general strike in the United States, where work reached 17 hours a day. Days after May 1, in Chicago, there were violent clashes between protesters and the police, with deaths on both sides. Seven workers, leaders of this movement, were sentenced to hang and executed, another had a sentence commuted to life imprisonment and two others committed suicide in prison. In protests on the same date, in 1891, ten demonstrators were killed in Paris, a fact that consolidated Labor Day internationally. France approved the eight-hour shift and declared a holiday on May 1, 1919. The measure was followed by other countries. The United States does not recognize the date to this day, but reduced the workday to eight hours in 1890.

In Brazil, the workers’ movement gained momentum at the beginning of the 20th century with European immigrants, especially Italians and Spaniards, who came to work in Brazilian factories. In 1917, with this new profile of the workforce, the first major strike in the country took place. Pressured by the rapidly growing working class, which demanded labor guarantees, in 1925, then-president Arthur Bernardes decreed a holiday on Labor Day. During the Estado Novo dictatorship, Getúlio Vargas turned May 1st into a party that celebrated his regime as the protector of workers. Getúlio invested in a paternalistic policy, which controlled the unions, but also brought social guarantees because he instituted the minimum wage in 1940, in addition to adopting his most important measure which was the Consolidation of Labor Laws, the CLT, in 1943. first time that the worker, in fact, gained protection in Brazil, with the legalization of the eight-hour shift, vacations, social security and specific rights for women, among others. The social conquests of the workers lasted until 1964, when the military dictatorship started to massacre the popular movements. Hundreds of unions suffered military intervention and thousands of their leaders were impeached and imprisoned. The military dictatorship, which assumed the mission of favoring capital, extinguished the salary replacement due to inflation and prohibited demonstrations in any form. But resistance grew within the working class, which gradually resumed the fight for better living conditions and democracy in the country. In the 1970s, unions became the most important resistance force to the dictatorship alongside students. The 1980s were marked by the strengthening of the working class. The workers’ mobilization power guaranteed many rights in the 1988 Constitution. It is precisely these rights that have been gradually eliminated in Brazil since the introduction of the neoliberal economic model in 1990.

All the problems currently faced by the working class in the world result from the fact that the capitalist system is faced with the drop in the rate of profit that forces capitalists to promote incessant and impetuous technical development, driven by competition between them, forcing them to invest in machinery that allow them to increase productivity by producing the same with less time of “living work”, that is, performed by the worker. It is possible to imagine that the productive activities of the future will rely less and less on the presence of human beings on the production line. Automated and robotized factories mean industries with fewer and fewer people. In three decades, 6 million industrial jobs were eliminated in the United States, making employment in factories reach the level of the 1940s. Jobs involving repetitive functions will disappear quickly in the coming years. In rich countries, it is estimated that 25% of all functions in industry will be replaced by automation technologies by 2025. Worldwide, it is estimated that 60 million jobs in factories will be eliminated [EXAME.COM. A era das fábricas inteligentes está começando (The era of smart factories is beginning). Available on the website <http://exame2.com.br/mobile/revista-exame/noticias/a-fabrica-do-futuro>, 2014]. This pressure to introduce laborsaving machines leads, however, to a relative decrease in the workforce compared to the means of production, raw materials, etc.

It should be noted that the worker’s working day includes a part in which the worker is remunerated with the payment of wages and the other concerns unpaid surplus work, which is the source of capitalist profit. The value of work is calculated considering the sum of the salary paid to the worker for his maintenance and that of his family with the value of the surplus work not paid by the capitalist to the worker (surplus value) during his working day. The capitalist class forces the working class to do more work than is required to cover its means of subsistence, thus producing the rate of surplus value. In simple terms, the rate of surplus value is the rate of exploitation of labor by capital, or of workers by the capitalist. It is necessary to observe that, with a smaller presence of workers in the productive activity, the profit of the capitalist is reduced, because there is a decrease in the salary mass paid and, also, in the portion of work not paid to workers in their working day, a source that generates the capitalist profit. Consequently, unemployment increases with the use of machinery on a large scale in productive activity and also reduces surplus value, which is the portion of work not paid to workers, a source of profit for the capitalist. The large-scale use of machinery in productive activity and the reduction of the workforce contribute, therefore, to the fall in the rate of profit. Faced with this fact, the capitalists seek, in every way, to increase the rate of exploitation of the remaining worker employed in the productive activity. Simultaneously and contradictorily, they encourage consumption, while workers’ purchasing power tends to decline with rising unemployment and a reduction in wages. This is how the crises of the capitalist system happen. The fact is that the capitalist is determined to extract every last drop of profit from the workers’ unpaid work, i.e. surplus value. He does this through a combination of means: extending the working day, increasing the speed of machines, introducing laborsaving machines, through rationalization of the production process, productivity agreements, new shifts, time and motion studies, using new technologies, etc.

Technological advances have generated five consequences: 1) the increase in unemployment that affects both qualified and unskilled workers; 2) the fall in consumption or general demand for goods and services and the reduction in the purchasing power of the working population due to the increase in unemployment; 3) the precariousness of labor relations to the detriment of qualified and unskilled workers; 4) the weakening of the struggle of the unions in favor of the workers; and, 5) the decline of the middle class with major implications of a political nature, given that it provides political support to the bourgeoisie. The political consequences of the end of employment, which affects skilled and unskilled workers, thanks to technological advances, are quite serious because the population needs to work to survive. This situation could pave the way for the advent of a social revolution with unpredictable consequences. The precariousness of labor relations in the world has reached unprecedented levels with the neoliberal policies adopted that have led to a reduction in the job offer and loss of labor benefits. The forms of precariousness of work relations are multiple, highlighting, among them, those that made the majority of workers not have a work contract, there is open and hidden unemployment, there is an extension of working hours, there is an intensification of working conditions, the outsourcing of work and the fragmentation of the working class and the consequent organizational difficulties with the weakening of the struggle of the unions. As a result, neoliberal policies weakened trade unionism, that is, the organization of workers in the struggle for their interests and rights. The establishment of neoliberalism in the world occurred with the purpose of promoting an exponential increase in the appropriation of economic surplus by big capital at the expense of workers.

The big challenge for economic growth in the coming years is how to develop new jobs for a larger population than we have today, and especially not to have a big decline in the middle class, since with a weak middle class, general consumption also declines, and the economy collapses. Without a doubt, we live in an era defined by the fundamental shift between workers and machines, and this change calls into question one of the basic assumptions about technology that machines are instruments that increase workers’ productivity. Instead, machines are turning into workers. Faced with the prospect of replacing workers with machines, the solutions that are presented to mitigate the effects of unemployment generated by technological advances in the current development milestones of capitalism concern the adoption of the Creative Economy, the Social and Solidarity Economy and the Transfer Program of Income. The Creative Economy is one of the most effective ways to generate new jobs that deal with creativity, knowledge and information. To understand it, it is necessary to bear in mind that companies in this segment combine the creation, production and commercialization of creative goods of a cultural and innovative nature such as Fashion, Art, Digital Media, Advertising, Journalism, Photography and Architecture. The Social Economy is another way of organizing work and economic activities in general, emerging as an important alternative for the inclusion of workers in the labor market, giving them a new opportunity through self-management. Based on the Social and Solidarity Economy, there is the possibility of recovering companies from bankrupt estates, and giving continuity to them, with a new mode of production, in which the maximization of profit is no longer the main objective, giving way to the maximization of quantity and the quality of work.

If we accept the idea that it is unrealistic to stop automation and that more investment in education and training is unlikely to solve the problem of unemployment, the most effective solution is to adopt an income guarantee policy for workers. In a few words, the idea of Universal Basic Income (UBI), a system similar to social assistance in which all citizens of a country, whether they are employed or not, would receive a fixed monthly amount from the government. The difference is that the RBU would be a single substitute for all social assistance allowances and this salary would be provided unconditionally, with no obligation on the part of the citizen. The objective is to allow all people to have a better quality of life and, therefore, better opportunities. It is a way to combat income inequality and ensure that every citizen has enough money to live above the poverty line. It is also a way of increasing the consumption of the population that benefits the capitalist himself. The neoliberal income transfer program of the Lula and Dilma Rousseff governments in Brazil, Bolsa Família, is an example of the application of the income guarantee policy, although it is still quite limited.

Everything indicates that humanity is on the threshold of a new era in which a new society different from the current one will be born with the inexorable end of capitalism still in the 21st century and workers will be freed from the burden of work with the increasing automation of the industrial and services. Until the end of capitalist society, however, the world will be faced with the state of civil war in each country with the increase of social conflicts resulting from the ever-increasing exploitation of manual workers and knowledge workers by capitalists and the social exclusion of workers resulting from mass unemployment. If the correlation of forces is favorable to the forces defending the maintenance of capitalism in power, dictatorships can be implemented to maintain the capitalist order in most countries. If the correlation of forces is favorable to the opposing forces of capitalism, 2 scenarios may occur for the construction of a new society in each country: 1) the transition between capitalism and a new future society that may occur with the implementation of social democracy along the lines Scandinavians; and, 2) the implementation of socialism along the Chinese lines. If the forces defending capitalism prevail, the world will have to live with barbarism elevated to the extreme of exploitation of man by man and dictatorships to maintain order at the national level. If the opposing forces of capitalism prevail, the post-capitalist society to be implemented in the future could pave the way for a new era for humanity by creating the conditions to rationalize the political, economic and social systems at the national level and make progress technology is used for the benefit of human beings to free them from the burden of work in the future.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, college professor (Engineering, Economy and Administration) and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida United States, 2022) and How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).  

NÃO HÁ MOTIVOS PARA COMEMORAR O DIA MUNDIAL DO TRABALHO

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo demonstrar que a classe trabalhadora não tem motivos para comemorar o Dia Mundial do Trabalho porque enfrenta o desemprego estrutural imposto pela automação em alta escala da atividade produtiva, o retrocesso nas conquistas sociais obtidas no passado com as políticas governamentais neoliberais que precarizam as relações de trabalho e o consequente enfraquecimento dos sindicatos de trabalhadores no confronto com os detentores do capital. Na história da humanidade, um dos primeiros levantes operários contra o desemprego foi o chamado movimento Ludista, ocorrido no início do século XIX na Inglaterra, no qual trabalhadores se dispunham a quebrar as máquinas, as quais, no entendimento deles, estariam roubando seus empregos. Primeiro de maio, Dia Internacional dos Trabalhadores carrega um amplo histórico de luta por direitos sociais. O 1º de Maio nasceu na luta pela jornada de oito horas, marcada em 1886 por uma greve geral nos Estados Unidos, onde o trabalho chegava a 17 horas por dia. Dias após o 1º de Maio, em Chicago, ocorreram violentos confrontos entre manifestantes e a polícia, com mortes dos dois lados. Sete operários líderes desse movimento foram condenados à forca e executados, outro teve pena comutada para prisão perpétua e dois outros se suicidaram na prisão. Em protestos na mesma data, no ano de 1891, dez manifestantes foram mortos em Paris, fato este que consolidou o Dia do Trabalhador internacionalmente. A França aprovou o turno de oito horas e decretou feriado no 1º de maio em 1919. A medida foi seguida por outros países. Os Estados Unidos não reconhecem a data até hoje, mas reduziram a jornada de trabalho para oito horas em 1890.

No Brasil, o movimento dos trabalhadores ganhou impulso no começo do século XX com os imigrantes europeus, em especial italianos e espanhóis, que vieram trabalhar nas fábricas brasileiras. Em 1917, com esse novo perfil da força de trabalho, aconteceu a primeira grande greve no país. Pressionado pelo operariado em franco crescimento, que cobrava garantias trabalhistas, em 1925, o então presidente Arthur Bernardes decretou feriado no Dia do Trabalhador. Durante a ditadura do Estado Novo, Getúlio Vargas transformou o 1º de maio em uma festa que celebrava seu regime como protetor dos trabalhadores. Getúlio investiu numa política paternalista, que controlou os sindicatos, mas trouxe, também, garantias sociais porque instituiu o salário mínimo em 1940, além de adotar sua medida mais importante que foi a Consolidação das Leis do Trabalho, a CLT, em 1943. Era a primeira vez que o trabalhador, de fato, conquistava proteção no Brasil, com a legalização do turno de oito horas, férias, previdência social e direitos específicos para a mulher, entre outros. As conquistas sociais dos trabalhadores duraram até 1964, quando a ditadura militar passou a massacrar os movimentos populares. Centenas de sindicatos sofreram intervenção militar e milhares de seus líderes foram cassados e presos. A ditadura militar, que assumiu a missão de favorecer o capital, extinguiu a reposição salarial pela inflação e proibiu manifestações de toda forma. Mas, a resistência foi crescendo no seio da classe trabalhadora, que aos poucos retomou a luta por melhores condições de vida e pela democracia no País. Na década de 1970, os sindicatos se tornaram a mais importante força de resistência à ditadura ao lado de estudantes. A década de 1980 foi marcada pelo fortalecimento da classe trabalhadora. O poder de mobilização dos trabalhadores garantiu muitos direitos na Constituição de 1988. São exatamente esses direitos que vêm sendo pouco a pouco eliminados no Brasil desde que se introduziu o modelo econômico neoliberal a partir de 1990.

Todos os problemas enfrentados na atualidade pela classe trabalhadora no mundo resultam do fato de o sistema capitalista se defrontar com a queda na taxa de lucro que obriga os capitalistas a promoverem incessante e impetuoso desenvolvimento técnico, impulsionado pela concorrência entre eles, obrigando-os a investir em maquinaria que lhes permitem aumentar a produtividade produzindo o mesmo com menos tempo de “trabalho vivo”, isto é, desempenhado pelo trabalhador. É possível imaginar que as atividades produtivas do futuro contarão cada vez menos com a presença de seres humanos na linha de produção. Fábricas automatizadas e robotizadas significam indústrias com cada vez menos gente. Em três décadas foram eliminados 6 milhões de postos de trabalho industriais nos Estados Unidos fazendo com que o emprego nas fábricas atingisse o patamar da década de 1940. Os empregos que envolvem funções repetitivas vão desaparecer rapidamente nos próximos anos. Nos países ricos, estima-se que 25% de todas as funções na indústria deverão ser substituídas por tecnologias de automação até 2025. No mundo, a estimativa é que 60 milhões de postos de trabalho em fábricas sejam eliminados (EXAME.COM. A era das fábricas inteligentes está começando. Disponível no website <http://exame2.com.br/mobile/revista-exame/noticias/a-fabrica-do-futuro>, 2014). Esta pressão para introduzir máquinas que permitem poupar trabalho conduz, no entanto, a uma diminuição relativa da força de trabalho em comparação com os meios de produção, matérias-primas etc.  

Cabe observar que a jornada de trabalho do trabalhador contempla uma parte em que o trabalhador é remunerado com o pagamento de salários e a outra diz respeito ao trabalho excedente não pago que é a fonte geradora do lucro capitalista. O valor do trabalho é calculado considerando a soma do salário pago ao trabalhador para sua manutenção e de sua família com o valor do trabalho excedente não pago pelo capitalista ao trabalhador (mais valia) durante sua jornada de trabalho. A classe capitalista força a classe trabalhadora a executar mais trabalho do que se requer para cobrir seus meios de subsistência, produzindo assim a taxa de mais-valia. Em termos simples, a taxa de mais-valia é a taxa de exploração do trabalho pelo capital, ou dos trabalhadores pelo capitalista. É preciso observar que, com menor presença de trabalhadores na atividade produtiva, o lucro do capitalista se reduz, porque há a diminuição da massa salarial paga e, também, da parcela do trabalho não pago aos trabalhadores em sua jornada de trabalho, fonte geradora do lucro capitalista. Em consequência, aumenta o desemprego com o uso de maquinaria em alta escala na atividade produtiva e reduz, também, a mais-valia, que é a parcela do trabalho não pago aos trabalhadores, fonte de lucro do capitalista. O uso em alta escala da maquinaria na atividade produtiva e a redução da força de trabalho contribuem, portanto, para a queda da taxa de lucro. Diante deste fato, os capitalistas buscam, de todas as formas, aumentar a taxa de exploração do trabalhador remanescente empregado na atividade produtiva. Simultaneamente e contraditoriamente, incentivam o consumo, enquanto o poder de compra dos trabalhadores tende a baixar com o aumento do desemprego e a redução da parcela de salários. É assim que acontecem as crises do sistema capitalista. O fato é que o capitalista está determinado a extrair até a última gota de lucro do trabalho não pago aos trabalhadores, isto é a mais valia. Ele faz isto através de uma combinação de meios: prolongando a jornada de trabalho, aumentando a velocidade das máquinas, introduzindo máquinas poupadoras de trabalho, através da racionalização do processo produtivo, de acordos de produtividade, de novos turnos, de estudos de tempo e movimento, servindo-se de novas tecnologias etc.   

O avanço tecnológico tem gerado cinco consequências: 1) o aumento do desemprego que atinge trabalhadores qualificados e não qualificados; 2) a queda no consumo ou demanda geral de bens e serviços e a redução do poder aquisitivo da população trabalhadora devido ao aumento do desemprego; 3) a precarização das relações de trabalho em prejuízo dos trabalhadores qualificados e não qualificados; 4) o enfraquecimento da luta dos sindicatos em prol dos trabalhadores; e, 5) o declínio da classe média com grandes implicações de natureza política haja vista que ela dá sustentação política à burguesia. As consequências políticas do fim do emprego, que atinge trabalhadores qualificados e não qualificados, graças ao avanço tecnológico são bastante graves porque a população precisa trabalhar para sobreviver. Esta situação poderá abrir caminho para o advento de uma revolução social de consequências imprevisíveis. A precarização das relações de trabalho no mundo tem atingido níveis sem precedentes com as políticas neoliberais adotadas que fizeram com que houvesse redução da oferta de emprego e perda dos benefícios trabalhistas. As formas de precarização das relações de trabalho são múltiplas destacando-se, entre elas, as que fizeram com que a maioria dos trabalhadores não tenha contrato de trabalho, haja o desemprego aberto e velado, ocorra extensão das jornadas de trabalho, exista a intensificação das condições de trabalho, ocorra a terceirização do trabalho e haja fragmentação da classe trabalhadora e as consequentes dificuldades de organização com o enfraquecimento da luta dos sindicatos. Como resultado, as políticas neoliberais enfraqueceram o sindicalismo, isto é, a organização dos trabalhadores na luta pelos seus interesses e pelos seus direitos. A instauração do neoliberalismo no mundo ocorreu com o propósito de promover o aumento exponencial na apropriação do excedente econômico pelo grande capital à custa dos trabalhadores.

O grande desafio para o crescimento econômico nos próximos anos é como desenvolver novos empregos para uma população maior do que a que temos hoje, e principalmente não haja um declínio grande na classe média, uma vez que com uma classe média fraca, o consumo geral também diminui, e a economia entra em colapso. Vivemos sem sombra de dúvidas uma era definida pela mudança fundamental entre trabalhadores e máquinas e que esta mudança coloca em xeque uma das hipóteses básicas sobre a tecnologia de que as máquinas são instrumentos que aumenta a produtividade dos trabalhadores. Ao invés disto, as máquinas estão se transformando em trabalhadores. Diante da perspectiva de substituição dos trabalhadores por máquinas, as soluções que se apresentam para mitigar os efeitos do desemprego gerado pelo avanço tecnológico nos marcos atuais de desenvolvimento do capitalismo dizem respeito à adoção da Economia Criativa, da Economia Social e Solidária e do Programa de Transferência de Renda. A Economia Criativa é uma das maneiras mais eficazes de gerar novos empregos que lidam com criatividade, conhecimento e informação. Para entendê-la, é preciso ter em mente que empresas deste segmento combinam a criação, produção e a comercialização de bens criativos de natureza cultural e de inovação como Moda, Arte, Mídia Digital, Publicidade, Jornalismo, Fotografia e Arquitetura. A Economia Social e constitui outra forma de organização do trabalho e das atividades econômicas em geral emergindo como uma importante alternativa para a inclusão de trabalhadores no mercado de trabalho, dando uma nova oportunidade aos mesmos, através da autogestão. Com base na Economia Social e Solidária, existe a possibilidade de recuperar empresas de massa falida, e dar continuidade às mesmas, com um novo modo de produção, em que a maximização do lucro deixa de ser o principal objetivo, dando lugar à maximização da quantidade e da qualidade do trabalho.  

Se aceitarmos a ideia de que é irrealista barrar a automação e que mais investimento em educação e treinamento seja improvável de resolver o problema do desemprego, a solução mais eficaz consiste na adoção de uma política de garantia de renda para os trabalhadores. Em poucas palavras, a ideia da Renda Básica Universal (RBU), um sistema semelhante ao da assistência social em que todos os cidadãos de um país, estando eles empregados ou não, receberiam, do governo, uma quantia fixa mensal. A diferença é que a RBU seria um substituto único para todos os subsídios de assistência social e esse salário seria provido de forma incondicional, sem nenhuma obrigação por parte do cidadão. O objetivo é permitir que todas as pessoas tenham melhor qualidade de vida e, assim, melhores oportunidades. É uma forma de combater a desigualdade de renda e assegurar que cada cidadão tenha dinheiro suficiente para viver acima da linha da pobreza. Trata-se, também, de uma forma de aumentar o consumo da população que beneficia o próprio capitalista. O programa neoliberal de transferência de renda dos governos Lula e Dilma Rousseff no Brasil, o Bolsa Família, é um exemplo da aplicação da política de garantia de renda, porém ainda bastante limitada.  

Tudo indica que a humanidade está no limiar de uma nova era em que uma nova sociedade diferente da atual deverá nascer com o fim inexorável do capitalismo ainda no século XXI e os trabalhadores serão liberados do fardo do trabalho com a crescente automação dos setores industrial e de serviços. Até o final da sociedade capitalista, o mundo se defrontará, entretanto, com o estado de guerra civil em cada país com o incremento dos conflitos sociais resultantes da exploração sempre crescente dos trabalhadores manuais e dos trabalhadores do conhecimento pelos capitalistas e da exclusão social dos trabalhadores resultante do desemprego em massa. Se a correlação de forças for favorável às forças defensoras da manutenção do capitalismo no poder poderão ser implantadas ditaduras para manter a ordem capitalista na maioria dos países. Se a correlação de forças for favorável às forças oponentes do capitalismo, poderão ocorrer 2 cenários para a construção de nova sociedade em cada país: 1) a transição entre o capitalismo e uma nova sociedade futura que poderá ocorrer com a implantação da social democracia nos moldes escandinavos; e, 2) a implantação do socialismo nos moldes chineses. Se prevalecerem as forças defensoras do capitalismo, o mundo terá que conviver com a barbárie elevada ao extremo da exploração do homem pelo homem e ditaduras para manter a ordem no plano nacional. Se prevalecerem as forças oponentes do capitalismo, a sociedade pós-capitalista a ser implantada no futuro poderá abrir caminho para uma nova era para a humanidade ao criar as condições para racionalizar os sistemas político, econômico e social no plano nacional e fazer com que o avanço tecnológico seja utilizado em benefício dos seres humanos para libertá-los do fardo do trabalho no futuro.    

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022) e How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

IL N’Y A AUCUNE RAISON DE CÉLÉBRER LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA TERRE MÈRE AUJOURD’HUI

Fernando Alcoforado*

La Journée internationale de la Terre nourricière est célébrée aujourd’hui, 22 avril, partout dans le monde. La date représente la lutte en faveur de l’environnement pour favoriser la réflexion sur l’importance de la planète Terre et le développement d’une conscience environnementale. La date a commencé en 1970 aux États-Unis lors d’un événement promu par le sénateur américain Gaylord Nelson (1916-2005), avec un forum environnemental qui a réuni 20 millions de personnes pour protester contre la pollution, et a joué un rôle déterminant dans l’approbation de lois environnementales pionnières sur l’émission de gaz nocifs et la protection des espèces menacées. Cette date a été mise en œuvre par l’ONU près de 4 décennies après le mouvement, c’est-à-dire en 2009. De plus, elle a été nommée Journée internationale de la Terre Mère.

En 1992, à Rio de Janeiro, s’est tenue la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED), également connue sous le nom de Rio 92 ou ECO-92, où la première version de la Charte de la Terre a été préparée. Dans le même temps, 179 pays ont signé l’Agenda 21 lors du même événement, un instrument de planification visant à sensibiliser à une société durable. Même si elle a été présentée lors de cet événement, la Charte de la Terre n’a été ratifiée et acceptée par l’Unesco qu’en 2000 au Palais de la Paix à La Haye, aux Pays-Bas, avec l’adhésion de plus de 4 500 organisations du monde entier, dont le Brésil.

Principes de la Charte de la Terre

La Charte de la Terre comporte 16 principes de base, qui sont regroupés en quatre grands thèmes :

I. Respect et souci de la communauté de vie

1. Respecter la Terre et la vie dans toute sa diversité

2. Prendre soin de la communauté de vie avec compréhension, compassion et amour.

3. Construire des sociétés démocratiques justes, participatives, durables et pacifiques.

4. Sécuriser la richesse et la beauté de la Terre pour les générations actuelles et futures.

II. intégrité écologique

5. Protéger et restaurer l’intégrité des systèmes écologiques de la Terre, en accordant une attention particulière à la diversité biologique et aux processus naturels qui entretiennent la vie.

6. Prévenir les dommages à l’environnement en tant que meilleure méthode de protection de l’environnement et, lorsque les connaissances sont limitées, adopter une attitude de précaution.

7. Adopter des modes de production, de consommation et de reproduction qui protègent les capacités de régénération de la Terre, les droits de l’homme et le bien-être des communautés.

8. Faire progresser l’étude de la durabilité écologique et promouvoir l’échange ouvert et une large application des connaissances acquises.

III. justice sociale et économique

9. Éradiquer la pauvreté en tant qu’impératif éthique, social et environnemental.

10. Veiller à ce que les activités économiques et les institutions à tous les niveaux favorisent le développement humain de manière équitable et durable.

11. Affirmer l’égalité et l’équité entre les sexes comme conditions préalables au développement durable et assurer l’accès universel à l’éducation, aux soins de santé et aux opportunités économiques.

12. Défendre, sans discrimination, les droits de toutes les personnes à un environnement naturel et social capable d’assurer la dignité humaine, la santé corporelle et le bien-être spirituel, en accordant une attention particulière aux droits des peuples autochtones et des minorités.

IV. Démocratie, non-violence et paix

13. Renforcer les institutions démocratiques à tous les niveaux et leur assurer la transparence et la responsabilité dans l’exercice du gouvernement, la participation inclusive à la prise de décision et l’accès à la justice.

14. Intégrer, dans l’éducation formelle et l’apprentissage tout au long de la vie, les connaissances, les valeurs et les compétences nécessaires à un mode de vie durable.

15. Traitez tous les êtres vivants avec respect et considération.

16. Promouvoir une culture de tolérance, de non-violence et de paix.

On peut dire que des 16 principes de base de la Charte de la Terre, il n’y a eu que des progrès relatifs dans le Principe 8 (Faire progresser l’étude de la durabilité écologique et promouvoir l’échange ouvert et la large application des connaissances acquises). Dans les autres Principes de la Charte de la Terre, il y a eu des reculs. Un fait est évident : l’humanité est en train de perdre la bataille contre les forces du mal qui favorisent la dévastation de l’environnement de la planète Terre avec l’épuisement de ses ressources naturelles, la pollution de l’air, des mers, des rivières et des lacs, l’émergence de nouvelles pandémies et le réchauffement climatique résultant de l’émission de gaz à effet de serre dans les couches les plus élevées de l’atmosphère terrestre qui tend à produire des changements climatiques catastrophiques sur notre planète.

L’épuisement des ressources naturelles de la planète est vérifié sur la base de l’analyse des données disponibles qui indiquent que la planète Terre atteint déjà ses limites dans l’utilisation de ses ressources naturelles. Les données disponibles sur les réserves de ressources minérales indiquent que la planète Terre atteint déjà ses limites sur la base des informations de l’US Geological Survey, l’agence gouvernementale américaine responsable de la recherche géologique. L’épuisement des ressources minérales telles que le pétrole est actuellement la plus grande source potentielle de conflit mondial. Le différend sur l’eau entre plusieurs pays devient une source de guerres pour les ressources en eau. La capacité de production alimentaire de la planète atteint également ses limites.

Actuellement, plus de 80 % de la population mondiale vit dans des pays qui utilisent plus de ressources que leurs propres écosystèmes ne peuvent en renouveler. Les pays capitalistes centraux (Union européenne, États-Unis et Japon), débiteurs écologiques, ont déjà épuisé leurs propres ressources et doivent les importer. Dans l’enquête Global Footprint Network, les Japonais consomment 7,1 fois plus qu’ils ne consomment et il faudrait quatre Italies pour approvisionner les Italiens. Un fait incontestable est que l’humanité consomme déjà plus de ressources naturelles que la planète n’est capable d’en reconstituer. Les données disponibles sur les réserves de ressources minérales indiquent que la planète Terre atteint déjà ses limites. L’humanité utilise actuellement 50% de l’eau douce de la planète. Dans 40 ans, il en utilisera 80 %. L’utilisation d’une eau impropre à la consommation est responsable de 60% des malades sur la planète.

La moitié des rivières du monde sont contaminées par les eaux usées, les pesticides et les déchets industriels. 748 millions de personnes sur la planète n’ont pas accès à des sources d’eau potable. Seulement 12% des terres de la planète sont arables. Au cours des 30 dernières années, le total des terres arables touchées par de graves sécheresses dues au réchauffement climatique a doublé. Sur les 200 espèces de poissons présentant le plus grand intérêt commercial, 120 sont exploitées au-delà des niveaux durables. A ce rythme, le volume de poisson disponible aura diminué de plus de 90% d’ici 2050. On estime que 40% de la superficie des océans est gravement dégradée par l’action humaine. Au cours des 50 dernières années, le nombre de zones mortes a été multiplié par 10. Dès 2050, la population mondiale pourrait dépasser les 10 milliards de personnes. Avec une population de plus de 10 milliards d’habitants, la planète Terre pourrait ne pas être en mesure de résister à une telle demande de ressources naturelles.

Le rythme actuel de consommation est une menace pour la prospérité future de l’humanité. Au cours des 45 dernières années, la demande en ressources naturelles de la planète a doublé, en raison de l’élévation du niveau de vie dans les pays riches et émergents et de l’augmentation de la population mondiale. Un fait incontestable est que l’humanité consomme déjà plus de ressources naturelles que la planète Terre n’est capable d’en reconstituer. Aujourd’hui, en raison du rythme actuel de consommation, la demande en ressources naturelles dépasse de 41 % la capacité de remplacement de la Terre. Si l’escalade de cette demande se poursuit au rythme actuel, en 2050, avec une population planétaire estimée à 10 milliards d’habitants, il faudra deux Terres pour la satisfaire. Ces faits montrent l’épuisement des ressources naturelles sur la planète Terre.

Les atteintes à l’environnement se caractérisent également par le risque d’émergence de nouvelles pandémies grâce à la destruction de la nature. Il y a la perspective qu’une éventuelle prochaine pandémie pourrait être aussi contagieuse et bien plus mortelle que le Covid-19, qui a déjà coûté la vie à plus de 15 millions de personnes sur la planète. L’émergence d’une nouvelle maladie est appelée par les scientifiques “maladie X” qui est un concept de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour quelque chose d’inattendu ou d’inconnu qui peut encore apparaître. Nous sommes maintenant dans un monde où de nouveaux agents pathogènes vont émerger. Et c’est ce qui constitue une menace gigantesque pour l’humanité. Un nouvel agent pathogène suivra le même schéma de transmission que d’autres déjà trouvés, passant d’un animal sauvage à l’homme. Et si la destruction de la nature ne prend pas fin, il est probable que des maladies encore plus mortelles et destructrices frapperont l’humanité plus rapidement et plus fréquemment à l’avenir. L’alerte vient des plus grands experts mondiaux de la biodiversité.

Les dommages environnementaux causés par l’insoutenabilité de la société d’aujourd’hui aux quatre coins de la Terre ne se manifestent pas seulement par l’épuisement des ressources naturelles sur la planète Terre et par l’émergence de nouvelles pandémies, mais découlent également du fait qu’elles sont responsables de la rapide augmentation des températures grâce au réchauffement climatique qui pourrait contribuer au changement climatique mondial catastrophique qui se produira si l’augmentation moyenne de la température de la Terre dépasse 2 ºC alors que l’humanité serait confrontée à des sécheresses dans certaines régions de la planète et à des pluies intenses dans d’autres compromettant la production alimentaire , la submersion des îles et des villes côtières due à la montée du niveau de la mer résultant de la fonte des pôles, du Groenland et des chaînes de montagnes et la multitude de typhons et d’ouragans avec des inondations dévastatrices, entre autres problèmes qui se produisent déjà.

L’Accord de Paris vise à contenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels et s’efforce de limiter l’augmentation de la température à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels afin de réduire les risques et les impacts du changement climatique. Une question non abordée dans l’Accord de Paris (COP 21) concerne les guerres qui se multiplient dans le monde et sont en grande partie responsables de la dégradation environnementale de la planète en raison de leurs effets dévastateurs sur l’environnement.

Le rapport de l’ONU sur le climat publié récemment informe que nous nous dirigeons vers un désastre. Ce rapport a été produit par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) avec la contribution de milliers de personnes à travers le monde. Pour les rapports d’évaluation, des experts donnent de leur temps en tant qu’auteurs du GIEC pour évaluer les milliers d’articles scientifiques publiés chaque année afin de fournir un résumé complet de ce que l’on sait sur les moteurs du changement climatique, ses impacts et risques futurs, et comment l’adaptation et l’atténuation peuvent réduire ces risques.

Le nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) indique que les émissions de carbone nocives de 2010 à 2019 ont été les plus élevées de l’histoire de l’humanité, avec des augmentations des émissions enregistrées “dans tous les principaux secteurs du monde”. Selon les auteurs du rapport, une part croissante des émissions peut être attribuée aux villes et cités. De manière tout aussi inquiétante, le rapport signale que les réductions d’émissions au cours de la dernière décennie ont été inférieures aux augmentations d’émissions, en raison de l’augmentation des niveaux d’activité mondiale dans l’industrie, l’approvisionnement énergétique, les transports, l’agriculture et les bâtiments.

Pour le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, c’est la preuve que le monde est sur la voie rapide du désastre, ce qui peut rendre la planète inhabitable et ce n’est ni une fiction ni une exagération car la science nous dit ce qui résultera de nos politiques énergétiques actuelles et que nous sommes sur la bonne voie pour un réchauffement climatique de plus du double de la limite de 1,5 degré Celsius convenue à Paris en 2015. À moins que des mesures ne soient prises prochainement, certaines grandes villes seront sous l’eau, a déclaré António Guterres dans un message vidéo, qui prédit également “des événements sans précédent”. des vagues de chaleur, des tempêtes terrifiantes, des pénuries d’eau généralisées et l’extinction d’un million d’espèces de plantes et d’animaux”. António Guterres a ajouté : Ce n’est ni une fiction ni une exagération. C’est ce que la science nous dit résultera de nos politiques énergétiques actuelles. Nous sommes sur la bonne voie pour que le réchauffement climatique dépasse le double de la limite de 1,5 degré Celsius convenue à Paris en 2015.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’organe des Nations Unies chargé d’évaluer la science liée au changement climatique, souligne qu’il est encore possible de réduire de moitié les émissions d’ici 2030 et d’éviter les pires scénarios. Le nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) informe que le méthane devrait être réduit d’environ un tiers. Pourtant, même si cela était réalisé, il est presque inévitable que nous dépassions temporairement le seuil de température de 1,5 degrés Celsius au-dessus de la période préindustrielle. Cependant, il serait encore possible de revenir à une valeur inférieure à cette limite d’ici la fin du siècle. Le rapport détaille les mesures et les politiques qui visent à conduire à un monde plus juste et durable.

Pour limiter le réchauffement climatique à environ 1,5°C (2,7°F), le rapport du GIEC insiste sur le fait que les émissions mondiales de gaz à effet de serre devraient culminer avant 2025 au plus tard et être réduites de 43% d’ici 2030. Parmi les solutions durables et de réduction des émissions disponibles aux gouvernements, le rapport du GIEC a souligné que repenser le fonctionnement futur des villes et des autres zones urbaines peut contribuer de manière significative à atténuer les pires effets du changement climatique. C’est maintenant ou jamais si nous voulons limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Sans réductions immédiates et profondes des émissions dans tous les secteurs, cela sera impossible, a déclaré Jim Skea, coprésident du groupe de travail III du GIEC, qui a produit le dernier rapport.

Ses commentaires reflètent l’insistance du GIEC sur le fait que tous les pays doivent réduire considérablement leur utilisation de combustibles fossiles, élargir l’accès à l’électricité, améliorer l’efficacité énergétique et accroître l’utilisation de combustibles alternatifs tels que l’hydrogène. Selon le président du GIEC, Hoesung Lee, le moment actuel représente un « carrefour ». « Les décisions que nous prenons maintenant peuvent garantir un avenir viable sur la planète Terre. Selon le rapport, qui rassemble les meilleures preuves scientifiques disponibles, les températures mondiales se stabiliseront une fois que les émissions de dioxyde de carbone atteindront zéro net. À 1,5 °C, cela signifie atteindre zéro émission nette de dioxyde de carbone dans le monde d’ici le début des années 2050 ; à 2°C, on est au début des années 2070. Ce bilan montre que limiter le réchauffement à environ 2°C nécessite encore que les émissions mondiales de gaz à effet de serre culminent avant 2025 au plus tard et soient réduites d’un quart d’ici 2030, souligne Skea. Ces réductions peuvent être obtenues grâce à une consommation d’énergie réduite (comme la création de villes compactes et piétonnières), l’électrification des transports en combinaison avec des sources d’énergie à faibles émissions, et une plus grande absorption et stockage du carbone en utilisant la nature, suggère le rapport du GIEC, qui présente des options pour les villes établies, à croissance rapide et nouvelles.

Une autre préoccupation majeure concerne le rythme de l’élévation mondiale du niveau de la mer, qui a doublé, selon le rapport de l’ONU sur le climat. Le niveau mondial de la mer monte plus du double du rythme enregistré au cours de la première décennie de mesures, entre 1993 et 2002, et a atteint un nouveau record en 2022, a indiqué l’OMM (Organisation météorologique mondiale), avertissant que la tendance se poursuivra pendant des millénaires. . La fonte extrême des glaciers et les niveaux record de chaleur dans les océans – qui provoquent l’expansion de l’eau – ont contribué à une élévation moyenne du niveau de la mer de 4,62 mm par an entre 2013 et 2022, a déclaré l’agence des Nations Unies dans un rapport détaillant les ravages de changement climatique. C’est presque le double du taux de la première décennie enregistrée, 1993-2002, conduisant à une augmentation totale de plus de 10 cm depuis le début des années 1990. Nous avons déjà perdu ce jeu de fonte des glaciers et d’élévation du niveau de la mer, c’est donc une mauvaise nouvelle, a déclaré le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, lors d’une conférence de presse. C’est parce que des niveaux si élevés de gaz à effet de serre ont déjà été émis que les eaux continueraient à monter pendant “des milliers d’années”. L’élévation du niveau de la mer menace certaines villes côtières et l’existence même d’États de faible altitude comme l’île de Tuvalu.

Le rapport annuel, publié la veille du Jour de la Terre, a également montré que la glace de mer en Antarctique s’était retirée pour atteindre des niveaux record en juin et juillet. Les océans ont été les plus chauds jamais enregistrés, avec environ 58 % de leurs surfaces subissant une vague de chaleur marine. Dans l’ensemble, l’OMM a indiqué que 2022 se classait comme la cinquième ou la sixième année la plus chaude jamais enregistrée, avec une température moyenne mondiale de 1,15 degrés Celsius au-dessus de la moyenne préindustrielle. Environ 15 000 personnes sont mortes pendant les vagues de chaleur en Europe en 2022. Ces conditions météorologiques extrêmes se poursuivront dans les années 2060, quelles que soient les mesures que nous prendrons pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

La dévastation environnementale en cours sur la planète Terre tend à produire une véritable crise de l’humanité qui rend impératif la construction d’une nouvelle société qui agit de manière durable, interdépendante et rationnelle avec des objectifs communs dans chaque pays et à l’échelle planétaire sans laquelle pourrait mettre le la survie des êtres humains et la vie sur la planète en échec. La nouvelle société à construire devra être durable d’un point de vue économique, social et environnemental. Le concept de durabilité est devenu un élément clé du mouvement mondial, crucial pour trouver des solutions viables aux plus grands problèmes du monde. La durabilité globale exige que la population mondiale ne dépasse pas 10 milliards d’habitants, les économies durables ne sont pas tirées par les combustibles fossiles, mais par l’énergie solaire et ses nombreuses formes directes et indirectes (lumière du soleil pour le chauffage et l’électricité photovoltaïque, énergie éolienne, eau, etc.) et de l’hydrogène, l’énergie nucléaire n’est utilisée qu’en dernier recours pour répondre à la demande d’énergie en raison de sa longue liste d’inconvénients et de risques économiques, sociaux et environnementaux, la production d’énergie est plus décentralisée et donc encore moins vulnérable aux coupures ou aux pannes d’électricité et un plus efficace système d’énergie durable est utilisé.

Dans une société durable, le système de transport devra être beaucoup moins gaspilleur et polluant qu’il ne l’est aujourd’hui. Les gens doivent vivre beaucoup plus près de leur lieu de travail et se déplacer dans le quartier grâce à des systèmes de transport par bus et rail très développés, il doit y avoir moins de voitures particulières en circulation, les vélos doivent devenir un véhicule important dans le système de transport durable, le recyclage est le principale source de matières premières dans les industries durables, et la conception des produits se concentre sur la durabilité et l’utilisation répétée plutôt que sur la courte durée de vie des produits. Ce qui est souhaitable, c’est qu’il y ait une mentalité basée sur l’éthique du recyclage lorsque les entreprises de recyclage se substitueront aux entreprises actuelles de nettoyage urbain et d’élimination finale, réduisant la quantité de déchets d’au moins deux tiers.

Dans une société durable, il est nécessaire d’avoir une base biologique restaurée et stabilisée, une utilisation des terres suivant les principes de base de la stabilité biologique (rétention des nutriments, bilan carbone, protection des sols, conservation de l’eau et conservation de la diversité des espèces), des zones rurales ont une plus grande diversité qu’ils n’en ont actuellement avec une gestion équilibrée des terres, dans laquelle il y a rotation des plantations et de la culture des espèces, il n’y a pas de gaspillage de cultures, les forêts tropicales sont conservées, il n’y a pas de déforestation pour l’obtention de bois et d’autres produits, des millions d’hectares de nouveaux arbres sont plantés, des efforts sont faits pour arrêter la désertification et transformer les zones dégradées en terres productives, l’utilisation exhaustive des pâturages est éliminée, ainsi que des changements dans la chaîne alimentaire des sociétés riches, pour inclure moins de viande et plus de céréales et de légumes.

Les systèmes de valeurs de la société d’aujourd’hui qui mettent l’accent sur la quantité, l’expansion, la concurrence et la domination doivent céder la place à la qualité, à la conservation, à la coopération et à la solidarité entre les êtres humains. La caractéristique décisive d’une économie durable est le rejet de la poursuite aveugle de la croissance économique, le produit intérieur brut est reconnu comme un indicateur défaillant, les changements économiques et sociaux, ainsi que technologiques, sont mesurés par leur contribution à la durabilité, les budgets militaires sont réduits à zéro ou réduits à une petite fraction de ce qu’ils sont aujourd’hui, les gouvernements restructurent l’ONU (Organisation des Nations Unies) en faillite pour le maintien de la paix au lieu de maintenir des forces armées coûteuses et polluantes, les nations décentralisent le pouvoir et les prise de décision à l’intérieur de leurs propres frontières alors qu’au en même temps établir un degré sans précédent de coopération et de coordination au niveau international pour résoudre les problèmes mondiaux.

C’est pour la défense de la vie sur la planète Terre qu’il devient impératif de mettre en place une société durable dans chaque pays et dans le monde pour éviter que l’existence des êtres vivants et de l’humanité elle-même ne soit mise en échec. La nouvelle société durable au niveau mondial doit pouvoir réguler les relations internationales sur la base d’un Contrat Social Planétaire visant à promouvoir un développement durable au bénéfice de tous les êtres humains. Ce Contrat Social Planétaire devrait résulter de la volonté de l’Assemblée Générale de l’ONU restructurée qui constituerait le nouveau Parlement Mondial qui élirait un Gouvernement Mondial représentatif de la volonté de tous les peuples du monde. Avec un gouvernement mondial, il sera possible non seulement de mettre de l’ordre dans l’économie mondiale, de mettre fin aux guerres et aux bains de sang qui ont caractérisé l’histoire de l’humanité, mais aussi d’éviter l’épuisement des ressources naturelles de la planète et le changement climatique catastrophique qui menace la vie sur Terre.

À l’occasion de la Journée internationale de la Terre nourricière, la population mondiale doit prendre conscience de la nécessité de construire une société durable pour la défense de la vie sur notre planète.

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur (Ingénierie, Économie et Administration) et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022) et How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

THERE IS NO REASON TO CELEBRATE TODAY THE INTERNATIONAL DAY OF MOTHER EARTH

Fernando Alcoforado*

International Mother Earth Day is celebrated today, April 22, all over the world. The date represents the struggle in defense of the environment to promote reflection on the importance of planet Earth and the development of an environmental awareness. The date began in 1970 in the United States at an event promoted by US Senator Gaylord Nelson (1916-2005), with an environmental forum that brought together 20 million people to protest against pollution, and was instrumental in the approval of pioneering environmental laws on emission of harmful gases and protection of endangered species. This date was implemented by the UN almost 4 decades after the movement, that is, in the year 2009. In addition, it was named as International Mother Earth Day.

During 1992, in Rio de Janeiro, the United Nations Conference on Environment and Development (UNCED), also known as Rio 92 or ECO-92, was held, where the first version of the Earth Charter was prepared. At the same time, 179 countries signed Agenda 21 at the same event, a planning instrument with the aim of raising awareness of a sustainable society. Even though it was presented at this event, the Earth Charter was only ratified and accepted by UNESCO in 2000 at the Peace Palace in The Hague, Netherlands, with the adherence of more than 4,500 organizations from around the world, including Brazil.

Earth Charter Principles

The Earth Charter has 16 basic principles, which are grouped into four major topics:

I. Respect and care for the community of life

1. Respect the Earth and life in all its diversity

2. Caring for the community of life with understanding, compassion, and love.

3. Build democratic societies that are just, participatory, sustainable and peaceful.

4. Secure Earth’s bounty and beauty for current and future generations.

II. Ecological integrity

5. Protect and restore the integrity of Earth’s ecological systems, with special concern for biological diversity and the natural processes that sustain life.

6. Prevent damage to the environment as the best method of environmental protection and, when knowledge is limited, take a precautionary stance.

7. Adopt patterns of production, consumption and reproduction that protect Earth’s regenerative capacities, human rights and community well-being.

8. Advance the study of ecological sustainability and promote the open exchange and wide application of acquired knowledge.

III. Social and economic justice

9. Eradicate poverty as an ethical, social and environmental imperative.

10. Ensure that economic activities and institutions at all levels promote human development in an equitable and sustainable way.

11. Affirm gender equality and equity as prerequisites for sustainable development and ensure universal access to education, health care and economic opportunity.

12. Defend, without discrimination, the rights of all people to a natural and social environment capable of ensuring human dignity, bodily health and spiritual well-being, paying special attention to the rights of indigenous peoples and minorities.

IV. Democracy, non-violence and peace

13. Strengthen democratic institutions at all levels and provide them with transparency and accountability in the exercise of government, inclusive participation in decision-making, and access to justice.

14. Integrate, in formal education and lifelong learning, the knowledge, values and skills necessary for a sustainable way of life.

15. Treat all living beings with respect and consideration.

16. Promote a culture of tolerance, non-violence and peace.

It can be said that of the 16 basic principles of the Earth Charter there has only been relative progress in Principle 8 (Advance the study of ecological sustainability and promote the open exchange and wide application of acquired knowledge). In the other Principles of the Earth Charter, there has been backsliding. One fact is evident: humanity is losing the battle against the forces of evil that promote the devastation of the environment of planet Earth with the exhaustion of its natural resources, the pollution of the air, seas, rivers and lakes, the emergence of new pandemics and global warming resulting from the emission of greenhouse gases to the highest layers of the earth’s atmosphere that tends to produce catastrophic climate change on our planet.

The depletion of the planet’s natural resources is verified based on the analysis of available data that point to the fact that planet Earth is already reaching its limits in the use of its natural resources. Available data on reserves of mineral resources point to the fact that planet Earth is already reaching its limits based on information from the US Geological Survey, the US government agency responsible for geological research. The depletion of mineral resources such as oil is currently the greatest potential source of world conflict. The dispute over water between several countries is becoming a source of wars over water resources. The planet’s food production capacity is also reaching its limits.

Currently, more than 80% of the world’s population lives in countries that use more resources than their own ecosystems can renew. The central capitalist countries (European Union, United States and Japan), ecological debtors, have already exhausted their own resources and have to import them. In the Global Footprint Network survey, the Japanese consume 7.1 times more than they have and it would take four Italys to supply the Italians. An indisputable fact is that humanity already consumes more natural resources than the planet is capable of replenishing. Available data on reserves of mineral resources point to the fact that planet Earth is already reaching its limits. Humanity currently uses 50% of the planet’s fresh water. In 40 years it will use 80%. The use of water that is unfit for consumption is responsible for 60% of the sick people on the planet.

Half of the world’s rivers are contaminated by sewage, pesticides and industrial waste. 748 million people on the planet do not have access to clean water sources. Only 12% of the planet’s land is arable. In the last 30 years, the total arable land affected by severe droughts due to global warming has doubled. Of the 200 fish species of greatest commercial interest, 120 are exploited beyond sustainable levels. At this rate, the volume of available fish will have decreased by more than 90% by 2050. It is estimated that 40% of the area of the oceans is seriously degraded by human action. In the last 50 years the number of dead zones has grown 10 times. As of 2050, the world’s population could exceed 10 billion people. With a population of over 10 billion people, planet Earth may not be able to withstand such a demand for natural resources.

The current pace of consumption is a threat to humanity’s future prosperity. In the last 45 years, the demand for the planet’s natural resources has doubled, due to the rise in the standard of living in rich and emerging countries and the increase in the world’s population. An indisputable fact is that humanity already consumes more natural resources than planet Earth is capable of replenishing. Today, due to the current pace of consumption, the demand for natural resources exceeds the Earth’s replacement capacity by 41%. If the escalation of this demand continues at the current pace, in 2030, with an estimated planetary population of 10 billion people, it will take two Earths to satisfy it. These facts show the depletion of natural resources on planet Earth.

Environmental damage is also characterized by the risk of the emergence of new pandemics thanks to the destruction of nature. There is the prospect that a possible next pandemic could be as contagious and much more lethal than Covid-19, which has already claimed the lives of more than 15 million people on the planet. The emergence of a new disease is called by scientists “disease X” which is a concept of the World Health Organization (WHO) for something unexpected or unknown that may still appear. We are now in a world where new pathogens will emerge. This is what constitutes a gigantic threat to humanity. A new pathogen will follow the same pattern of transmission as others already found, passing from a wild animal to humans. If the destruction of nature does not end, it is likely that even more deadly and destructive diseases will hit humanity more quickly and more frequently in the future. The alert comes from the world’s leading biodiversity experts.

The environmental damage produced by today’s unsustainable society in all corners of the Earth is not only manifested in the depletion of natural resources on planet Earth and the emergence of new pandemics, but also stems from the fact that they are responsible for the rapid increase in global temperatures thanks to global warming that can contribute to the catastrophic global climate change that will occur if the Earth’s average temperature rise exceeds 2 ºC when humanity would face droughts in some areas of the planet and intense rains in others compromising food production, the submergence of islands and coastal cities due to the rise in sea levels resulting from the melting of the poles, Greenland and mountain ranges and the multitude of typhoons and hurricanes with devastating floods, among other problems that are already occurring.

The Paris Agreement seeks to contain the rise in global average temperature well below 2°C above pre-industrial levels and make efforts to limit the rise in temperature to 1.5°C above pre-industrial levels to reduce the risks and impacts of climate change. An issue not addressed in the Paris Agreement (COP 21) concerns the wars that are proliferating around the world and is largely responsible for the environmental degradation of the planet due to its devastating effects on the environment.

UN climate report released recently informs that we are heading for disaster. The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) produced this report with input from thousands of people around the world. For the assessment reports, experts volunteer their time as IPCC authors to assess the thousands of scientific papers published each year to provide a comprehensive summary of what is known about the drivers of climate change, its future impacts and risks, and how adaptation and mitigation can reduce these risks.

The new report from the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) indicates that harmful carbon emissions from 2010-2019 were the highest in human history, with increases in emissions recorded “in all major sectors of the world”. According to the authors of the report, a growing share of emissions can be attributed to towns and cities. Equally worryingly, the report signals that emissions reductions over the past decade have been smaller than emissions increases, due to increased levels of global activity in industry, energy supply, transport, agriculture and buildings.

For the UN Secretary General, António Guterres, this is proof that the world is on a fast track to disaster, which can make the planet uninhabitable and this is not fiction or exaggeration because science tells us that it will result from our current energy policies and that we are on track for global warming of more than double the 1.5 degree Celsius threshold that was agreed in Paris in 2015. Unless action is taken soon, some major cities will be under water, he said. Guterres in a video message, which also predicts “unprecedented heat waves, terrifying storms, widespread water shortages and the extinction of a million species of plants and animals”. Guterres added: This is not fiction or exaggeration. It is what science tells us will result from our current energy policies. We are on track for global warming to more than double the 1.5 degree Celsius limit that was agreed in Paris in 2015.

The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), the UN body for assessing science related to climate change, stresses that it is still possible to halve emissions by 2030 and avoid worst-case scenarios. The new report by the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) informs that methane would need to be reduced by about a third. Still, even if this were achieved, it is almost inevitable that we would temporarily exceed the temperature threshold of 1.5 degrees Celsius above the pre-industrial period. However, it would still be possible to return to a value below this limit by the end of the century. The report details measures and policies that seek to lead to a more just and sustainable world.

To limit global warming to around 1.5°C (2.7°F), the IPCC report insists that global greenhouse gas emissions would have to peak before 2025 at the latest and be reduced by 43% by 2030. Among the sustainable and emission reduction solutions available to governments, the IPCC report emphasized that rethinking how cities and other urban areas will function in the future can significantly help mitigate the worst effects of climate change. It is now or never if we want to limit global warming to 1.5°C. Without immediate and deep reductions in emissions across all sectors, it will be impossible, said Jim Skea, co-chair of IPCC Working Group III, which produced the latest report.

Its comments reflect the IPCC’s insistence that all countries must substantially reduce their use of fossil fuels, expand access to electricity, improve energy efficiency and increase the use of alternative fuels such as hydrogen. According to IPCC President Hoesung Lee, the current moment represents a “crossroads”. “The decisions we make now can secure a livable future on planet Earth. According to the report, which brings together the best scientific evidence available, global temperatures will stabilize once carbon dioxide emissions reach net zero. At 1.5°C, this means achieving net zero carbon dioxide emissions globally by the early 2050s; to 2°C, it is in the early 2070s. This assessment shows that limiting warming to around 2°C still requires that global greenhouse gas emissions peak before 2025 at the latest and be reduced by a quarter by 2030, Skea points out. These reductions can be achieved through lower energy consumption (such as the creation of compact and walkable cities), electrification of transport in combination with low-emission energy sources, and greater absorption and storage of carbon using nature, the report suggested IPCC, which presents options for established, fast-growing and new cities.

Another major concern concerns the pace of global sea level rise, which has doubled, according to the UN climate report. The global sea level is rising more than twice the pace recorded in the first decade of measurements, between 1993 and 2002, and reached a new record in 2022, said the WMO (World Meteorological Organization), warning that the trend will continue for millennia. Extreme melting of glaciers and record levels of heat in the oceans – which cause water to expand – contributed to an average sea level rise of 4.62mm per year between 2013 and 2022, the UN agency said in a keynote address report detailing the ravages of climate change. That’s almost twice the rate of the first recorded decade, 1993-2002, leading to a total increase of more than 10 cm since the early 1990s. We’ve already lost this game of melting glaciers and rising sea levels, so this is bad news, WMO Secretary-General Petteri Taalas told a news conference. That is because such high levels of greenhouse gases have already been emitted that the waters would continue to rise for “thousands of years”. Rising sea levels threaten some coastal cities and the very existence of low-lying states such as the island of Tuvalu.

The annual report, released the day before Earth International Day, also showed that sea ice in Antarctica had retreated to record lows in June and July. The oceans were the warmest on record, with around 58% of their surfaces experiencing a marine heat wave. Overall, the WMO reported that 2022 ranked as the fifth or sixth warmest year on record, with the global average temperature 1.15 degrees Celsius above the pre-industrial average. About 15,000 people died during Europe’s heat waves in 2022. These extreme weather patterns will continue into the 2060s, regardless of the measures we take to reduce greenhouse gas emissions.

The ongoing environmental devastation on planet Earth tends to produce a true crisis of humanity that makes it imperative to build a new society that acts in a sustainable, interdependent and rational way with common goals in each country and on a planetary scale without which could put the survival of human beings and life on the planet in check. The new society to be built would have to be sustainable from an economic, social and environmental point of view. The concept of sustainability has become a key element in the global movement, crucial to finding viable solutions to the world’s biggest problems. Global sustainability requires that the world population does not exceed 10 billion inhabitants, sustainable economies are not driven by fossil fuels, but by solar energy and its many direct and indirect forms (sunlight for heating and photovoltaic electricity, wind energy, water and so on) and hydrogen, nuclear energy is only used as a last resort to meet energy demand due to its long list of economic, social and environmental disadvantages and risks, energy production is more decentralized and therefore even less vulnerable to cuts or blackouts and a much more efficient sustainable energy system is used.

In a sustainable society, the transport system will have to be much less wasteful and polluting than it is today. People need to live much closer to their places of work and move around the neighborhoods through highly developed bus and rail transport systems, there needs to be fewer private cars circulating, bicycles need to become an important vehicle in the sustainable transport system, the recycling is the primary source of raw materials in sustainable industries, and product design focuses on durability and repeated use rather than the short, disposable life of products. What is desirable is that there be a mentality based on the ethics of recycling when recycling companies will take the place of the current urban cleaning and final disposal companies, reducing the amount of waste by at least two thirds.

In a sustainable society there is a need for a restored and stabilized biological base, land use following the basic principles of biological stability (nutrient retention, carbon balance, soil protection, water conservation and conservation of nature diversity of species), rural areas have greater diversity than they currently have with balanced land management, in which there is rotation of plantations and cultivation of species, there is no waste of crops, tropical forests are conserved, there is no deforestation for obtaining wood and other products, millions of hectares of new trees are planted, efforts are made to stop desertification and transform degraded areas into productive land, the exhaustive use of pastures is eliminated, as well as changes in the food chain of affluent societies, to include less meat and more grains and vegetables.

The value systems of today’s society that emphasize quantity, expansion, competition and domination must give way to quality, conservation, cooperation and solidarity among human beings. The decisive characteristic of a sustainable economy is the rejection of the blind pursuit of economic growth, the gross domestic product is recognized as a failed indicator, economic and social changes, as well as technological ones, are measured by their contribution to sustainability, budgets militaries are zeroed or reduced to a small fraction of what they are today, governments restructure the bankrupt UN (United Nations Organization) for peacekeeping instead of maintaining expensive and polluting armed forces, nations decentralize power and decision-making within their own borders while at the same time establishing an unprecedented degree of cooperation and coordination at the international level to solve global problems.

The annual report, released the day before Earth International Day, also showed that sea ice in Antarctica had retreated to record lows in June and July. The oceans were the warmest on record, with around 58% of their surfaces experiencing a marine heat wave. Overall, the WMO reported that 2022 ranked as the fifth or sixth warmest year on record, with the global average temperature 1.15 degrees Celsius above the pre-industrial average. About 15,000 people died during Europe’s heat waves in 2022. These extreme weather patterns will continue into the 2060s, regardless of the measures we take to reduce greenhouse gas emissions.

The ongoing environmental devastation on planet Earth tends to produce a true crisis of humanity that makes it imperative to build a new society that acts in a sustainable, interdependent and rational way with common goals in each country and on a planetary scale without which could put the survival of human beings and life on the planet in check. The new society to be built would have to be sustainable from an economic, social and environmental point of view. The concept of sustainability has become a key element in the global movement, crucial to finding viable solutions to the world’s biggest problems. Global sustainability requires that the world population does not exceed 10 billion inhabitants, sustainable economies are not driven by fossil fuels, but by solar energy and its many direct and indirect forms (sunlight for heating and photovoltaic electricity, wind energy, water and so on) and hydrogen, nuclear energy is only used as a last resort to meet energy demand due to its long list of economic, social and environmental disadvantages and risks, energy production is more decentralized and therefore even less vulnerable to cuts or blackouts and a much more efficient sustainable energy system is used.

In a sustainable society, the transport system will have to be much less wasteful and polluting than it is today. People need to live much closer to their places of work and move around the neighborhoods through highly developed bus and rail transport systems, there needs to be fewer private cars circulating, bicycles need to become an important vehicle in the sustainable transport system, the recycling is the primary source of raw materials in sustainable industries, and product design focuses on durability and repeated use rather than the short, disposable life of products. What is desirable is that there be a mentality based on the ethics of recycling when recycling companies will take the place of the current urban cleaning and final disposal companies, reducing the amount of waste by at least two thirds.

In a sustainable society there is a need for a restored and stabilized biological base, land use following the basic principles of biological stability (nutrient retention, carbon balance, soil protection, water conservation and conservation of nature diversity of species), rural areas have greater diversity than they currently have with balanced land management, in which there is rotation of plantations and cultivation of species, there is no waste of crops, tropical forests are conserved, there is no deforestation for obtaining wood and other products, millions of hectares of new trees are planted, efforts are made to stop desertification and transform degraded areas into productive land, the exhaustive use of pastures is eliminated, as well as changes in the food chain of affluent societies, to include less meat and more grains and vegetables.

The value systems of today’s society that emphasize quantity, expansion, competition and domination must give way to quality, conservation, cooperation and solidarity among human beings. The decisive characteristic of a sustainable economy is the rejection of the blind pursuit of economic growth, the gross domestic product is recognized as a failed indicator, economic and social changes, as well as technological ones, are measured by their contribution to sustainability, budgets militaries are zeroed or reduced to a small fraction of what they are today, governments restructure the bankrupt UN (United Nations Organization) for peacekeeping instead of maintaining expensive and polluting armed forces, nations decentralize power and decision-making within their own borders while at the same time establishing an unprecedented degree of cooperation and coordination at the international level to solve global problems.

It is in defense of life on planet Earth that it becomes imperative to implement a sustainable society in each country and in the world to prevent the existence of living beings and humanity itself from being put in check. The new sustainable society at the global level must be able to regulate international relations based on a Planetary Social Contract aimed at promoting sustainable development for the benefit of all human beings. This Planetary Social Contract should result from the will of the restructured UN General Assembly that would constitute the new World Parliament that would elect a World Government representative of the will of all the peoples of the world. With a World Government, it will be possible not only to order the global economy, to end the wars and bloodbath that have characterized the history of humanity, but also to avoid the depletion of the planet’s natural resources and the catastrophic climate change that threatens life on Earth.

On International Mother Earth Day, the world’s population must become aware of the need to build a sustainable society in defense of life on our planet.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, college professor (Engineering, Economy and Administration) and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida United States, 2022) and How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).  

NÃO HÁ MOTIVOS PARA COMEMORAR HOJE O DIA INTERNACIONAL DA MÃE TERRA

Fernando Alcoforado*

O Dia Internacional da Mãe Terra é comemorado hoje, 22 de abril, em todo o mundo. A data representa a luta em defesa do meio ambiente para promover uma reflexão sobre a importância do planeta Terra e o desenvolvimento de uma consciência ambiental. A data teve início em 1970 nos Estados Unidos em evento promovido pelo senador americano Gaylord Nelson (1916-2005), com um fórum ambiental que reuniu 20 milhões de pessoas pra protestar contra a poluição, e foi fundamental para a aprovação de leis ambientais pioneiras sobre emissão de gases nocivos e proteção de espécies ameaçadas. Esta data foi implementada pela ONU quase 4 décadas após o movimento, ou seja, no ano de 2009. Além disso, ela foi nomeada como Dia Internacional da Mãe Terra.

Durante o ano de 1992, no Rio de Janeiro, foi realizada a Conferência das Nações Unidas sobre o Meio Ambiente e o Desenvolvimento (CNUMAD), também conhecida por Rio 92 ou ECO-92, onde foi elaborada a primeira versão da Carta da Terra. Paralelo à isso, no mesmo evento foi assinado por 179 países a Agenda 21, um instrumento de planejamento com o intuito de alertar para uma sociedade sustentável. Ainda que tenha sido apresentado nesse evento, a Carta da Terra foi somente ratificada e assumida pela Unesco em 2000 no Palácio da Paz em Haia, Holanda, com a adesão de mais de 4.500 organizações do mundo, incluindo o Brasil.

Princípios da Carta da Terra

A Carta da Terra possui 16 princípios básicos, os quais estão agrupados em quatro grandes tópicos:

I. Respeitar e cuidar da comunidade da vida

1. Respeitar a Terra e a vida em toda sua diversidade

2. Cuidar da comunidade da vida com compreensão, compaixão e amor.

3. Construir sociedades democráticas que sejam justas, participativas, sustentáveis e pacíficas.

4. Garantir as dádivas e a beleza da Terra para as atuais e as futuras gerações.

II. Integridade ecológica

5. Proteger e restaurar a integridade dos sistemas ecológicos da Terra, com especial preocupação pela diversidade biológica e pelos processos naturais que sustentam a vida.

6. Prevenir o dano ao ambiente como o melhor método de proteção ambiental e, quando o conhecimento for limitado, assumir uma postura de precaução.

7. Adotar padrões de produção, consumo e reprodução que protejam as capacidades regenerativas da Terra, os direitos humanos e o bem-estar comunitário.

8. Avançar o estudo da sustentabilidade ecológica e promover a troca aberta e a ampla aplicação do conhecimento adquirido.

III. Justiça social e econômica

9. Erradicar a pobreza como um imperativo ético, social e ambiental.

10. Garantir que as atividades e instituições econômicas em todos os níveis promovam o desenvolvimento humano de forma equitativa e sustentável.

11. Afirmar a igualdade e a equidade de gênero como pré-requisitos para o desenvolvimento sustentável e assegurar o acesso universal à educação, assistência de saúde e às oportunidades econômicas.

12. Defender, sem discriminação, os direitos de todas as pessoas a um ambiente natural e social, capaz de assegurar a dignidade humana, a saúde corporal e o bem-estar espiritual, concedendo especial atenção aos direitos dos povos indígenas e minorias.

IV. Democracia, não violência e paz

13. Fortalecer as instituições democráticas em todos os níveis e proporcionar-lhes transparência e prestação de contas no exercício do governo, participação inclusiva na tomada de decisões, e acesso à justiça.

14. Integrar, na educação formal e na aprendizagem ao longo da vida, os conhecimentos, valores e habilidades necessárias para um modo de vida sustentável.

15. Tratar todos os seres vivos com respeito e consideração.

16. Promover uma cultura de tolerância, não violência e paz.

Pode-se afirmar que dos 16 princípios básicos da Carta da Terra só houve avanço relativo no Princípio 8 (Avançar o estudo da sustentabilidade ecológica e promover a troca aberta e a ampla aplicação do conhecimento adquirido). Nos demais Princípios da Carta da Terra, tem havido retrocesso. Um fato é evidente: a humanidade está perdendo a batalha contra as forças do mal que promovem a devastação do meio ambiente do planeta Terra com a exaustão de seus recursos naturais, a poluição do ar, dos mares, rios e lagos, o surgimento de novas pandemias e o aquecimento global resultante da emissão de gases do efeito estufa para as mais altas camadas da atmosfera terrestre que tende a produzir a mudança climática catastrófica em nosso planeta.  

O esgotamento dos recursos naturais do planeta é constatado com base na análise dos dados disponíveis que apontam no sentido de que o planeta Terra já está atingindo seus limites no uso de seus recursos naturais. Os dados disponíveis sobre as reservas dos recursos minerais apontam no sentido de que o planeta Terra já está atingindo seus limites com base na informação da US Geological Survey, órgão do governo dos Estados Unidos responsável por pesquisas geológicas. A exaustão de recursos minerais como o petróleo é, atualmente, a maior fonte potencial de conflitos mundiais. A disputa pela água entre vários países está se convertendo em uma fonte geradora de guerras pelos recursos hídricos. A capacidade de produção de alimentos do planeta está atingindo, também, seus limites.

Atualmente, mais de 80% da população mundial vive em países que usam mais recursos do que seus próprios ecossistemas conseguem renovar. Os países capitalistas centrais (União Europeia, Estados Unidos e Japão), devedores ecológicos, já esgotaram seus próprios recursos e têm de importá-los. No levantamento da Global Footprint Network, os japoneses consomem 7,1 vezes mais do que têm e seriam necessárias quatro Itália para abastecer os italianos. Um fato indiscutível é o de que a humanidade já consome mais recursos naturais do que o planeta é capaz de repor. Os dados disponíveis sobre as reservas dos recursos minerais apontam no sentido de que o planeta Terra já está atingindo seus limites. A humanidade utiliza na atualidade 50% da água doce do planeta. Em 40 anos utilizará 80%. O uso da água imprópria para o consumo é responsável por 60% dos doentes do planeta.

Metade dos rios do mundo está contaminada por esgoto, agrotóxicos e lixo industrial. 748 milhões de pessoas no planeta não têm acesso a fontes de água potável. Apenas 12% das terras do planeta são cultiváveis. Nos últimos 30 anos dobrou o total de terras cultiváveis atingidas por secas severas devido ao aquecimento global. Das 200 espécies de peixe com maior interesse comercial, 120 são exploradas além do nível sustentável. Neste ritmo, o volume de pescado disponível terá diminuído em mais de 90% até 2050. Estima-se que 40% da área dos oceanos esteja gravemente degradada pela ação do homem. Nos últimos 50 anos o número de zonas mortas cresceu de 10 vezes. A partir de 2050, a população mundial poderá ultrapassar 10 bilhões de habitantes. Com uma população superior a 10 bilhões de habitantes, o planeta Terra poderá não resistir a tamanha demanda por recursos naturais.

A humanidade consome mais recursos naturais do que o planeta é capaz de repor. O ritmo atual de consumo é uma ameaça para a prosperidade futura da humanidade. Nos últimos 45 anos, a demanda pelos recursos naturais do planeta dobrou, devido à elevação do padrão de vida nos países ricos e emergentes e ao aumento da população mundial. Um fato indiscutível é o de que a humanidade já consome mais recursos naturais do que o planeta Terra é capaz de repor. Hoje, por conta do atual ritmo de consumo, a demanda por recursos naturais excede em 41% a capacidade de reposição da Terra. Se a escalada dessa demanda continuar no ritmo atual, em 2030, com uma população planetária estimada em 10 bilhões de pessoas, serão necessárias duas Terras para satisfazê-la. Estes fatos evidenciam o esgotamento dos recursos naturais do planeta Terra.

Os danos ambientais se caracterizam, também, pelo risco de surgimento de novas pandemias conforme o desmatamento avança em todo o planeta graças à destruição da natureza. Há a perspectiva de que uma eventual próxima pandemia pode ser tão contagiosa e muito mais letal que a de Covid-19, que já tirou a vida de mais de 15 milhões de pessoas no planeta. O surgimento de uma nova enfermidade é chamado pelos cientistas de “doença X” que é um conceito da Organização Mundial da Saúde (OMS) para algo inesperado ou desconhecido que ainda pode aparecer. Estamos agora em um mundo onde novos patógenos surgirão. E é isso que constitui uma gigantesca ameaça para a humanidade. Um novo patógeno seguirá o mesmo padrão de transmissão de outros já encontrados, passando de um animal silvestre para os seres humanos. E, se a destruição da natureza não tiver um fim, é provável que doenças ainda mais mortais e destrutivas atinjam a humanidade no futuro, de forma mais rápida e frequente. O alerta vem dos principais especialistas em biodiversidade do mundo.

Os danos ambientais produzidos pela insustentável sociedade atual em todos os quadrantes da Terra não se manifestam apenas no esgotamento dos recursos naturais do planeta Terra e no surgimento de novas pandemias, mas, também, decorre do fato de eles serem responsáveis pelo rápido aumento das temperaturas globais graças ao aquecimento global que pode contribuir para a mudança climática catastrófica global que ocorrerá se a elevação da temperatura média da Terra ultrapassar 2 ºC quando a humanidade se defrontaria com secas em algumas áreas do planeta e chuvas intensas em outras comprometedoras da produção de alimentos, a submersão de ilhas e cidades litorâneas devido ao aumento do nível do mar resultante do degelo dos polos, da Groenlândia e das cordilheiras  e a multiplicidade de tufões e furações com inundações devastadoras, entre outros problemas que já estão ocorrendo.

Através do Acordo de Paris busca-se conter a elevação da temperatura média global bem abaixo dos 2 °C acima dos níveis pré-industriais e fazer esforços para limitar a elevação da temperatura a 1,5 °C acima dos níveis pré-industriais para reduzir os riscos e impactos das mudanças climáticas. Uma questão não abordada no Acordo de Paris (COP 21) diz respeito às guerras que estão proliferando em todo o mundo e é, em grande parte, responsável pela degradação ambiental do planeta devido a seus efeitos devastadores sobre o meio ambiente.  

Relatório climático da ONU divulgado recentemente informa que estamos a caminho do desastre. Este relatório foi produzido pelo Painel Intergovernamental sobre Mudanças Climáticas (IPCC) contando com a colaboração de milhares de pessoas de todo o mundo. Para os relatórios de avaliação, os especialistas oferecem seu tempo como autores do IPCC para avaliar os milhares de artigos científicos publicados a cada ano para fornecer um resumo abrangente do que se sabe sobre os impulsionadores das mudanças climáticas, seus impactos e riscos futuros e como a adaptação e a mitigação podem reduzir esses riscos.

O novo relatório do Painel Intergovernamental sobre Mudanças Climáticas (IPCC) indica que as emissões nocivas de carbono de 2010-2019 foram as mais altas na história da humanidade, com aumentos de emissões registrados “em todos os principais setores do mundo”Segundo os autores do relatório, uma parcela crescente das emissões pode ser atribuída a vilas e cidades. De forma igualmente preocupante, o relatório sinaliza que as reduções de emissões na última década foram menores do que os aumentos de emissões, devido ao aumento dos níveis de atividade global na indústria, abastecimento de energia, transportes, agricultura e edifícios.

Para o secretário-geral da ONU, António Guterres, esta é a prova de que o mundo está em um caminho rápido para o desastre, que pode tornar o planeta inabitável e isso não é ficção ou exagero porque a ciência nos diz que resultará de nossas atuais políticas energéticas e que estamos no caminho para o aquecimento global de mais que o dobro do limite de 1,5 grau Celsius que foi acordado em Paris em 2015. A menos que uma ação seja tomada em breve, algumas grandes cidades ficarão submersas, afirmou Guterres em uma mensagem de vídeo, que também prevê “ondas de calor sem precedentes, tempestades aterrorizantes, escassez generalizada de água e a extinção de um milhão de espécies de plantas e animais”. Guterres acrescentou: Isso não é ficção ou exagero. É o que a ciência nos diz que resultará de nossas atuais políticas energéticas. Estamos no caminho para o aquecimento global de mais que o dobro do limite de 1,5 grau Celsius que foi acordado em Paris em 2015.  

O Painel Intergovernamental sobre Mudanças Climáticas (IPCC), órgão da ONU para avaliar a ciência relacionada às mudanças climáticas, realça que é ainda é possível reduzir pela metade as emissões até 2030 e evitar os piores cenários. O novo relatório do Painel Intergovernamental sobre Mudanças Climáticas (IPCC) informa que o metano precisaria ser reduzido em cerca de um terço. Ainda assim, mesmo que isso fosse alcançado, é quase inevitável que ultrapassemos temporariamente o limite de temperatura de 1,5 grau Celsius acima do período pré-industrial. No entanto, ainda seria possível retornar a um valor abaixo deste limite até o final do século. O relatório detalha medidas e políticas que buscam levar a um mundo mais justo e sustentável.

Para limitar o aquecimento global a cerca de 1,5°C (2,7°F), o relatório do IPCC insiste que as emissões globais de gases de efeito estufa teriam que atingir o pico antes de 2025, o mais tardar, e serem reduzidas em 43% até 2030. Entre as soluções sustentáveis e de redução de emissões disponíveis para os governos, o relatório do IPCC enfatizou que repensar como as cidades e outras áreas urbanas funcionarão no futuro pode ajudar significativamente a mitigar os piores efeitos das mudanças climáticas. É agora ou nunca, se quisermos limitar o aquecimento global a 1,5°C; sem reduções imediatas e profundas de emissões em todos os setores, será impossível, disse Jim Skea, copresidente do Grupo de Trabalho III do IPCC, responsável pelo último relatório.

Seus comentários refletem a insistência do IPCC de que todos os países devem reduzir substancialmente o uso de combustíveis fósseis, ampliar o acesso à eletricidade, melhorar a eficiência energética e aumentar o uso de combustíveis alternativos, como o hidrogênio. De acordo com o presidente do IPCC, Hoesung Lee, o momento atual representa uma “encruzilhada”. “As decisões que tomarmos agora podem garantir um futuro habitável no planeta Terra. De acordo com o relatório, que reúne as melhores evidências científicas disponíveis, as temperaturas globais se estabilizarão quando as emissões de dióxido de carbono atingirem zero líquido. Para 1,5°C, isso significa atingir emissões líquidas zero de dióxido de carbono globalmente no início da década de 2050; para 2°C, é no início da década de 2070. Esta avaliação mostra que limitar o aquecimento a cerca de 2°C ainda exige que as emissões globais de gases de efeito estufa atinjam o pico antes de 2025, o mais tardar, e sejam reduzidas em um quarto até 2030, ressalta Skea. Essas reduções podem ser alcançadas por meio de menor consumo de energia (como a criação de cidades compactas e caminháveis), eletrificação do transporte em combinação com fontes de energia de baixa emissão e maior absorção e armazenamento de carbono usando a natureza, sugeriu o relatório do IPCC, que apresenta opções para cidades estabelecidas, de rápido crescimento e novas.

Outra grande preocupação diz respeito ao ritmo de aumento do nível do mar global que dobrou, segundo o relatório climático da ONUO nível global do mar está subindo mais do que o dobro do ritmo registrado na primeira década de medições, entre 1993 e 2002, e atingiu um novo recorde em 2022, informou a OMM (Organização Meteorológica Mundial), alertando que a tendência continuará por milênios. O degelo extremo das geleiras e os níveis recordes de calor nos oceanos – que causam a expansão da água – contribuíram para um aumento médio do nível do mar de 4,62 mm por ano entre 2013 e 2022, disse a agência da ONU em um importante relatório detalhando os estragos das mudanças climáticas. Isso é quase o dobro do ritmo da primeira década registrada, 1993-2002, levando a um aumento total de mais de 10 cm desde o início dos anos 1990. Já perdemos este jogo de derretimento de geleiras e de aumento do nível do mar, então isso é uma má notícia, disse o secretário-geral da OMM, Petteri Taalas, em entrevista coletiva. Isso porque já foram emitidos níveis tão altos de gases de efeito estufa que as águas continuariam a subir por “milhares de anos”. O aumento do nível do mar ameaça algumas cidades costeiras e a própria existência de estados de baixa altitude, como a ilha de Tuvalu.

O relatório anual, divulgado um dia antes do Dia da Terra, também mostrou que o gelo marinho na Antártica recuou para mínimos recordes em junho e julho. Os oceanos foram os mais quentes já registrados, com cerca de 58% de suas superfícies experimentando uma onda de calor marinha. No geral, a OMM informou que 2022 foi classificado como o quinto ou sexto ano mais quente já registrado, com a temperatura média global 1,15 graus Celsius acima da média pré-industrial. Cerca de 15.000 pessoas morreram durante as ondas de calor da Europa em 2022. Esses padrões climáticos extremos continuarão na década de 2060, independentemente das medidas que tomarmos para reduzir as emissões de gases do efeito estufa.

A devastação ambiental em curso no planeta Terra tende a produzir uma verdadeira crise de humanidade que faz com que se torne um imperativo a construção de uma nova sociedade que atue de forma sustentável, interdependente e racional com objetivos comuns em cada país e em escala planetária sem a qual poderá ser colocado em xeque a sobrevivência dos seres humanos e da vida no planeta. A nova sociedade a ser construída teria que ser sustentável do ponto de vista econômico, social e ambiental. O conceito de sustentabilidade transformou-se num elemento chave no movimento global, crucial para encontrar soluções viáveis para resolver os maiores problemas do mundo. A sustentabilidade global requer que a população mundial não ultrapasse os 10 bilhões de habitantes, as economias sustentáveis não sejam movidas por combustíveis fósseis, mas sim por energia solar e suas muitas formas diretas e indiretas (luz solar para aquecimento e eletricidade fotovoltaica, energia eólica, hídrica e assim por diante) e hidrogênio, a energia nuclear só seja utilizada como último recurso para atender a demanda de energia devido a sua longa lista de desvantagens e riscos econômicos, sociais e ambientais, a produção de energia seja mais descentralizada e, por isso mesmo, menos vulnerável aos cortes ou apagões e um sistema energético sustentável muito mais eficiente seja utilizado.

Em uma sociedade sustentável, o sistema de transporte terá que ser muito menos esbanjador e poluente do que é hoje. As pessoas precisam morar muito mais perto dos seus lugares de trabalho e se movimentem nas vizinhanças por sistemas altamente desenvolvidos de ônibus e transportes sobre trilhos, precisa haver menos automóveis particulares circulando, as bicicletas passem a ser um veículo importante no sistema de transporte sustentável, a reciclagem seja a principal fonte de matéria prima nas indústrias sustentáveis, e o design de produtos se concentre na durabilidade e no uso reiterado, em vez da vida curta e descartável dos produtos. O desejável é que haja uma mentalidade baseada na ética da reciclagem quando as empresas de reciclagem ocuparão o lugar das atuais companhias de limpeza urbana e disposição final do lixo, reduzindo a quantidade de resíduos em pelo menos em dois terços.

Em uma sociedade sustentável há a necessidade de uma base biológica restaurada e estabilizada, o uso da terra siga os princípios básicos da estabilidade biológica (a retenção de nutrientes, o equilíbrio de carbono, a proteção do solo, a conservação da água e a preservação da diversidade de espécies), as áreas rurais tenham maior diversidade do que possuem atualmente com o manejo equilibrado da terra, em que haja rotatividade de plantações e de cultivo de espécies, não haja desperdício de colheitas, os bosques tropicais sejam conservados, não haja desmatamento para obtenção de madeira e outros produtos, sejam plantadas milhões de hectares de novas árvores, haja esforços para deter a desertificação e transformem as áreas degradadas em terrenos produtivos, o uso exaustivo de pastagens seja eliminado, assim como haja modificação na cadeia alimentar das sociedades afluentes, para incluir menos carne e mais grãos e vegetais.

Os sistemas de valores da sociedade atual que enfatizam a quantidade, a expansão, a competição e a dominação devem dar lugar à qualidade, à conservação, à cooperação e à solidariedade entre os seres humanos. A característica decisiva de uma economia sustentável é a da rejeição da cega busca de crescimento econômico, o produto interno bruto seja reconhecido como um indicador falido, as mudanças econômicas e sociais, tanto quanto as tecnológicas, sejam medidas por sua contribuição à sustentabilidade, os orçamentos militares sejam zerados ou reduzidos a uma pequena fração do que são hoje, os governos reestruturem a falida ONU (Organização das Nações Unidas) para a manutenção da paz em vez de manter caras e poluidoras forças armadas, as nações descentralizem o poder e a tomada de decisões dentro de suas próprias fronteiras e, ao mesmo tempo, estabeleçam um grau de cooperação e coordenação sem precedentes em nível internacional para solucionar os problemas globais.

É em defesa da vida no planeta Terra que se torna um imperativo a implantação de uma sociedade sustentável em cada país e no mundo para evitar que seja colocada em xeque a existência dos seres vivos e da própria humanidade. A nova sociedade sustentável na esfera mundial deve ser capaz de regular as relações internacionais baseadas em um Contrato Social Planetário visando promover o desenvolvimento sustentável em benefício de todos os seres humanos. Este Contrato Social Planetário deveria resultar da vontade da Assembleia geral da ONU reestruturada que se constituiria no novo Parlamento Mundial que elegeria um Governo Mundial representativo da vontade de todos os povos do mundo. Com um Governo Mundial, será possível, não apenas ordenar a economia global, acabar com as guerras e o banho de sangue que tem caracterizado a história da humanidade, mas também, evitar o esgotamento dos recursos naturais do planeta e a mudança climática catastrófica que ameaça a vida na Terra.

No Dia Internacional da Mãe Terra, é preciso que a população mundial se conscientize da necessidade de construir uma sociedade sustentável em defesa da vida em nosso planeta.

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022) e How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

FROM THE NEW COLD WAR, FROM THE TRADE WAR, FROM THE FINANCIAL WAR AND FROM THE CYBER WARFARE TO WORLD WAR 3?

Fernando Alcoforado*

This article aims to present the characteristics of modern warfare based on in-depth research on the march of the new Cold War between the United States and Russia, the trade war between the United States and China and its consequences, financial warfare as a weapon of modern warfare, cybernetic warfare as a modern warfare, the inevitability or not of the 3rd World War, the causes of violence and wars in the world to, in the end, present how to eliminate wars on the planet. The new Cold War results from the fact that the United States and NATO forces are expanding their presence on Russia’s borders. The trade warfare was triggered by the United States against China to prevent this country from assuming the status of hegemonic economic power on the planet. Financial warfare has been unleashed by the United States, against its enemies such as Iran, Russia and China, with the aim of degrading the capabilities of its enemies and subjugating them with the adoption of economic and financial sanctions, while seeking advantage geopolitics in specific areas to bring the enemy country to a state of near collapse and paralysis, to financial catastrophe while advancing on other fronts. Cyber warfare is being unleashed by the United States, Russia, China, among other countries to attack computers and networks of enemy countries that affect resources necessary for war by studying the system deeply to discover its flaws and using these flaws to control this system or destroy it. The decline of the United States and the economic rise of China, which may assume the condition of the greatest world power in the mid-21st century, may trigger the 3rd World War in the face of the tension created between them. Parallel to the effort to educate all human beings with the culture of peace, it is necessary to put into practice a democratic governance of the world to prevent the recurrence of new world wars. This is the only means of survival for the human species and to stop the decay of humanity.

1. A new Cold War is under way

In the contemporary era, one of the US government’s strategies is to prevent Russia from rising to the status of a great world or even regional power and China not to overtake it as the greatest economic power on the planet. From the year 2000, Russia decided to develop a strategic partnership with China. Russia considered that China could help it in its resistance to the geopolitical ambitions of the United States both in Eastern Europe, as well as in the Caucasus and in Central Asia. The Shanghai Cooperation Organization (SCO) was created in 2001 to establish an alliance between Russia and China in military terms and to combat terrorism, religious fundamentalism and separatism in the Asia region. The SCO is a political and military cooperation organization that explicitly proposes to be a counterweight to the United States and NATO military forces. Putin resolved the last territorial disputes with China in 2004 by securing its eastern border. The two countries defend, in general, convergent positions in the UN and in other international forums, such as, for example, the G20 [See the article A Geopolítica das Relações entre a Federação Russa e os EUA: da “Cooperação” ao Conflito (The Geopolitics of Relations between the Russian Federation and the USA: from “Cooperation” to Conflict) by Numa Mazat and Franklin Serrano published on the website <https://revistas.ufrj.br/index.php/oikos/article/view/51868>].

Russia is flexing its military muscles, which is Moscow’s biggest challenge since the end of the Cold War between the United States and the Soviet Union. In 2010, the Russian Parliament (Duma) approved a program for 2011-2020 that earmarked 20 trillion rubles for rearmament and added 3 trillion rubles to upgrade the military industry. The stated ambition is that by 2020 Russia’s armed forces would be 70 percent “modern”. The Army would receive 2,300 new tanks, the Air Force 1,200 planes including helicopters, and the Navy 50 surface ships and 28 submarines [See the article Em marcha nova Guerra Fria (On the way to the new Cold War) by Fernando Alcoforado, published on the website https://pt.slideshare.net/falcoforado/em-marcha-nova-guerra-fria-43461945]. It is important to note that Russia is now a major arms supplier to countries that want to maintain their independence from the United States, such as India. Likewise, nations that suffer from an arms embargo by the United States such as China, Venezuela or Iran make military purchases with Russia. Furthermore, Russia remains the world’s major nuclear power alongside the United States.

On May 16, 2014, Russia and China announced the signing of a “friendship treaty” contemplating a gas agreement, whereby the two countries would build a pipeline to export Russian gas to China. China would lend Russia the money with which it would build its part of the gas pipeline. Gazprom (Russia’s largest gas and oil producer) made some price concessions to China [See the article O jogo geopolítico da Rússia e da China (The Geopolitical Game of Russia and China) by Immanuel Wallerstein published on the website <https://www.esquerda.net/en/node/33179/>]. The United States government seeks to destabilize the Russian economy in order to bend its government, or even overthrow its main leader, Putin, the reason why it suffers economic sanctions, in addition to seeking to overthrow the Iranian regime, whose economy, already weakened by economic sanctions, depends more on the never before oil prices above $100 per barrel. The United States is Iran’s mortal enemy because it is the last oil producer in the Middle East not aligned with the West and because of its plans to develop nuclear technology. Oil and natural gas contribute more than 68% of Russia’s export revenue and more than 50% of the government budget.

The attempt to destabilize the Russian economy, especially after the war between Russia and Ukraine, is contributing to the escalation of the military confrontation between Russia and the United States and NATO forces. This military escalation and the worsening of Russia’s economic situation resulting from the sanctions imposed by the United States and the European Union could radicalize Russia’s conflict with the United States, causing the Russian government to decide to use nuclear weapons that could further strengthen the Vladimir Putin’s power at the helm of Russia mobilizing the nation against the common external enemy. In contrast, the United States and NATO forces are expanding their presence on Russia’s borders, starting a new Cold War.

Igor Gielow published on the website <https://www1.folha.uol.com.br/mundo/2023/03/eua-alertam-para-risco-de-guerra-nuclear-com-china-e-russia.shtml?utm_source=sharenativo&utm_medium=social&utm_campaign=sharenativo> the article EUA alertam para risco de guerra nuclear com China e Rússia (US warns of risk of nuclear war with China and Russia). In this article, there is the statement by the head of the Joint Chiefs of Staff of the United States Armed Forces, General Mark Milley, that the conflict is not inevitable, but asks Congress for money to dissuade rivals. According to Milley, for the first time in history, the United States faces the risk of a war with two nuclear powers at the same time, China and Russia. Fighting them simultaneously would be very difficult, despite American military capabilities. Milley’s alarmism seeks to sensitize congressmen. The general called for approval of the largest defense budget in US history. It outlined all the ongoing risk elements. He claimed, for example, that Putin continued to use irresponsible nuclear rhetoric and posturing as Russia conducted one of the largest intercontinental missile exercises in recent history. General Mark Milley stated that the United States and Russia hold just over 90% of the 13,000 warheads around the world. Milley argues that China has thousands of local-range missiles in its arsenals that would be difficult for the United States to contain with its current inventory, advocating investment in hypersonic and other weapons. He says the potential for armed conflict is growing. China remains the No. 1 long-term geostrategic security challenge citing China’s military expansion in the Indo-Pacific and US countermeasures such as patrols (asked for more ships) and the Aukus military pact that will supply nuclear submarines to Australia.

2. The trade warfare between the United States and China and its consequences

With the argument that he sought to protect US producers and reverse the trade deficit that the United States has with China, President Donald Trump announced since 2018 the adoption of tariffs on products imported from the Asian country. The objective was to make it difficult for Chinese products to arrive in the United States, which would stimulate domestic production. The Chinese government, in turn, reacted to these announcements with retaliation, even imposing tariffs on US products. During his election campaign, Donald Trump’s speeches already pointed to a protectionist tendency, with criticism of the US trade deficit in relation to China. Already as president, Trump made the first announcement of tariffs on Chinese goods in March 2018. Since then, he has announced several measures and threatened to adopt others. China also responded with trade barriers to US products and threats. While China and the United States are waging their trade war, most economists assume that China will soon achieve global economic supremacy. After all, with a population four times that of the United States and an economic plan designed to catch up after centuries of technological stagnation, it is not inevitable that China assumes the status of hegemonic economic power on the planet.

China’s rise and rapid success is not based solely on the size of its population. India, for example, has a similar population (both are around 1.3 billion people) but, for now at least, is much further behind. The Chinese government’s economic leadership must be credited with working miraculously to lift hundreds of millions of people out of poverty and into the middle class. China’s rapid growth has been mainly driven by progress and investment in technology. China, unlike the Soviet Union, shows exceptional local technological innovation. Not coincidentally, Chinese companies are already leading the technological path of the next generation of 5G mobile networks and their capacity is high for a cyber-war with the United States. China’s achievements still largely stem from the adoption of Western technology and, in some cases, the appropriation of intellectual property. China is going its own way by demonstrating that centralized and planned political systems can drive development further and faster than free market based systems. China can lead the digital future even if the United States tries to stop it by doing its part. The impending era of intelligent machines could be a turning point in China’s favor in the battle for global hegemony with the United States.

The latest developments do not indicate a quick solution to the trade war between the United States and China. China, which monopolizes 80% of world production of rare earths, is threatening to refuse to export these crucial minerals to its rival. It is important to note that the dispute between the United States and China goes beyond the economic issue because it concerns a geopolitical issue. We are facing the first major geopolitical dispute of the 21st century, between two superpowers with the United States in decline and China on the rise as an economically hegemonic power.

An emerging power like China upsets an established and declining power like the United States. This is a classic problem in international relations. Article by Harold Thibault et Simon Leplâtre, published in Le Monde on 02/01/2019, under the title Chine : avec Huawei, la guerre de la 5G est déclarée (China: with Huawei, the 5G war is declared), available on the website <https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/01/chine-avec-huawei-la-guerre-de-la-5g-est-declaree_5417769_3210.html#xtor=AL-32280270> reports that Huawei’s meteoric rise and its ties to Chinese power have placed it at the center of the trade and geopolitical war between China and the United States. The US government has been accusing Huawei of being a threat to the security of the United States and warns its allies.

With its Artificial Intelligence Research laboratory, Huawei, a Chinese company, occupied second place in smartphone sales, which was Apple, but was still behind Samsung, which it hoped to surpass in 2020. Its devices are cheaper than those of Korean or American competitors. Since 2017, it has been the world’s leading manufacturer of mobile network equipment, providing antennas, relays and other infrastructure for mobile operators to connect their customers anywhere. Huawei has become the company with the most patents in Europe. Its research and development spending — $13.8 billion (€12 billion) in 2017 — is on par with the Silicon Valley giants. Huawei is developing prototypes of self-driving cars with artificial intelligence and is working with Audi on autonomous driving for connected vehicles. Its rise, in a strategic field, places this new giant at the center of the war for commercial and technological domination that China and the United States are involved in. In late November 2018, the Wall Street Journal revealed that the US government was carrying out a massive diplomatic offensive to convince governments and telephone operators in allied countries to refrain from installing Huawei equipment. Host countries of US bases are particularly asked to choose between Chinese technology or US protection.

Why are the United States and other countries suspicious of Huawei? US diplomats and intelligence officials urge their European, Australian or Japanese partners to warn of the dangers inherent in 5G being developed by Huawei. 5G is made possible by installing a greater number of antennas, for exchanging larger volumes of data, with mobile terminals that are multiplying: smartphones, vehicles, medical devices, drones. A densification of the network where everything passes through “intelligent” antennas. In this network are “base stations”, condensed technologies that offer opportunities for espionage and sabotage, according to the article by Harold Thibault et Simon Leplâtre, published in Le Monde. According to Harold Thibault et Simon Leplâtre, the transition to 5G involves major technological changes. From now on, sensitive data will also be accessible on relay antennas. Everyone should be aware that the risks of capturing data are real. The US market has been closed to Huawei since 2012 after the Congressional Intelligence Committee concluded that Huawei poses a threat to national security. A growing number of countries are turning their backs on Huawei. Huawei was excluded from bidding for 5G in the United States, Australia, New Zealand and may be excluded in Japan, the United Kingdom and Canada. As for France, it announced, through an official that, from then on, all infrastructure equipment for 5G networks will be subject to prior administrative authorization. This new generation of mobile networks was deployed in 2020 in France. With 5G, speeds increase considerably, allowing a “revolution” of mobile Internet uses instantly transmitting information, for example, about the movement and behavior of an autonomous car, when previously having a time lapse in data transmission was considered a danger.

The aforementioned article by Harold Thibault and Simon Leplâtre published in Le Monde reports that the United States is attacking Huawei because it is the most advanced company and one of the largest in China. The attacks against Huawei are the embodiment of the US government’s strategy in the trade and geopolitical war with China. Security services in other countries fear that Huawei’s telecommunications networks facilitate spying for China. The particular link between the Chinese government and companies – public or private – is what concerns, in particular, the functioning of the Chinese political system and its state capitalism. Companies, even private ones like Huawei, must follow official Chinese government policies by investing abroad. In Brussels, Huawei has a large lobbying office. The European Union is its first market outside of China. The Le Monde article reports that Huawei employs 11,000 people in Europe and has created numerous partnerships with European universities such as a mathematical research center in Boulogne-Billancourt, cooperation with universities such as Humboldt in Berlin and the Royal Institute of Technology, KTH, in Stockholm. Western countries’ ability to build their mobile networks independently of China in the future is at stake. In 2008, as operators prepared to roll out 4G, Huawei was only the fourth company in the world. Its climb to the top was achieved in just a decade, ie the average life expectancy of a “generation” mobile network. For the first time, China is taking a strong lead in the most strategic technology area in a context of tensions between Beijing and Washington and its allies. Nevertheless, what will remain of the competition if Huawei maintains the same pace of progression up to the sixth generation? This situation can lead to the parallel development of two distinct and hostile technology ecosystems. Already, because of the censorship that blocks access to US competitors in China, Chinese Internet users mainly use local platforms: the We Chat application instead of Facebook, Weibo instead of Twitter, or Baidu instead of Google.

The article by Harold Thibault et Simon Leplâtre published in Le Monde informs that Huawei has established itself where the main suppliers of network equipment have not ventured: in the interior of China, then in poor countries. Huawei has established itself in less developed countries, which established players have neglected. This hasn’t stopped Huawei from gaining a real technological advantage. When a private company like Huawei acquires an international dimension in a strategic sector, it is forced to take the party-state into account, said Paul Clifford, author of The China Paradox. Although in its day-to-day management, Huawei enjoys a high degree of independence and is in competition with other Chinese companies such as telecoms group ZTE, the ruling party in China can give it orders as needed. And under President Xi Jinping, the party’s influence on large Chinese private companies has increased. When Xi Jinping became head of the party and state in China in November 2012, he said that the key to the survival of the one party is to ensure control over all components of society: universities, the press, lawyers, but also companies. In 2017, passed a law on intelligence, Article 7 states: “Any organization or citizen must, in accordance with the law, support, cooperate with national intelligence and maintain secrecy about any intelligence activity of which he is aware”. China’s restrictions, regulations and governance stifle private companies and are a burden on the country’s efforts to develop global businesses and gain “soft power”, says Duncan Clark, showing the limits to the country’s internationalization.

3. Financial warfare as a weapon of modern warfare

The book The death of money by James Rickards, published by Penguin Random House UK, 2014, makes clear the importance of the financial war that a country can adopt to destabilize the financial institutions of an enemy country and degrade its economic capacity. Rickards argues that destroying an enemy country’s wealth through an attack on its market can be more effective than sinking enemy ships when it comes to weakening an adversary. Financial warfare is the future of warfare, according to Rickards. The objective of financial warfare is to degrade enemy capabilities and subjugate the enemy while seeking geopolitical advantage in specific areas. If the attacker can lead a country into near-collapse and paralysis, into financial catastrophe while advancing on other fronts, then the financial war will be judged successful, even if the attacker incurs great costs. All wars have costs, and many wars are destructive wars that take years or decades to recover from. Financial warfare has both offensive and defensive aspects, according to Rickards. Offensive aspects include malicious attacks on enemy country financial markets designed to disrupt trade and destroy its wealth. The defensive aspects involve rapid detection of an enemy attack followed by rapid response such as closing markets or intercepting enemy message traffic. The offensive action may consist of interrupting the first attempt or retaliating for the second attempt. In theory, offense and defense converge, as second-time retaliation can be destructive enough to thwart first-time attacks, according to Rickards.

Rickards argues that information warfare will control the shape and future of warfare. This tendency will be highly critical to achieving victory in future wars. A highly secretive unit of the National Security Agency (NSA) called the Office of Tailored Access Operations (TAO) has successfully penetrated Chinese computer and telecommunications systems for nearly 15 years, generating some of the best and most reliable intelligence about what is going on. within the People’s Republic of China. TAO requires a special security clearance to gain access to unit workspaces within the NSA operations complex. Financial aggressor countries can also use psychological operations, psychopaths, to increase the effectiveness of the attack. This involves issuing false news and starting rumours. Stories, for example, that a Fed chairman was kidnapped or that a prominent financier suffered a heart attack would be effective. Stories that a top bank went out of business or that a hedge fund manager committed suicide would suffice. Panic-inducing scenarios would be widespread. According to Rickards, China and Iran have been targets of action by the United States in the implementation of the ongoing financial war in the world in order to achieve its strategic objectives. Faced with the financial war waged by the United States, China has also been adopting a response in the strategic field. The People’s Liberation Army of China made this strategic response explicit in a 1999 book entitled Unrestricted Warfare. Unrestricted warfare tactics include various ways to attack an enemy without using kinetic weapons like missiles, bombs, or torpedoes. Such tactics include the use of weapons of mass destruction that disperse biological, chemical or radiological elements, cause casualties and terrorize the civilian population. Other examples of unrestricted warfare include cyberattacks that can down planes, open dam gates, cause blackouts, and shut down the Internet. Recently, financial attacks have been added to the list of articulated asymmetric threats.

The Chinese’s unrestricted war was triggered by the analysis of the 1997 Asian financial crisis that sparked the global financial panic of 1998. Much of the pain in Asian countries was caused by Western bankers suddenly pulling money out of banks in emerging markets from Asia, this suffering aggravated by bad economic advice from the IMF dominated by the great capitalist powers of the West. From an Asian perspective, the whole disaster looked like a Western plot to destabilize their economies. The instability was real enough to spark riots and bloodshed from Indonesia to South Korea, according to Rickards. The Chinese were less affected than other Asian nations by the panics of 1997 and 1998, but they studied the situation and began to see how the banks, working together with the IMF, could undermine the countries’ civil society and possibly force a change of social structure. One of their responses to the crisis was to accumulate massive dollars as a financial reserve so that they would not be vulnerable in a sudden “run on the bank” by western creditors. The Chinese response was to develop a financial warfare doctrine. China has more than $3 trillion in reserves and every 10% dollar devaluation engineered by the Fed represents a real wealth transfer of $300 billion from China to the United States. It is not clear, according to Rickards, how long China will tolerate this attack on its wealth. If China cannot defeat the United States in the air or at sea, it could attack through the capital markets. China has also developed actions aimed at increasing its gold stock and its possible use as a weapon to undermine the exchange value of the dollar. With this measure, China could protect its reserves against asset freezes or devaluation in the event of a financial war by converting its paper wealth into gold, an option it is now aggressively pursuing. Every gold ingot purchased by China reduces its financial vulnerability. China’s possible intentions can be inferred from its status as the world’s largest gold buyer.

Rickards claims that China is ahead of the United States with its strategic financial warfare doctrine that emerged in 1999 in response to the 1997 Asian financial shock. By 2012, both China and the United States had engaged in efforts to develop strategic doctrines and financial warfare tactics. In the implementation of financial warfare, China has adopted more subtle forms of financial attack, for example, in January 2011, The New York Times reported that China became a net seller of US Treasuries in 2010 , after being a net buyer. The Times report found this selling odd because China was still accumulating huge dollar reserves from its trade surpluses and was still buying dollars to manipulate the value of its currency, the Yuan. Another technique used by China to disguise its financial market intelligence operations was reported in 2007 by The New York Times, when it reported that the China Investment Corporation (CIC), another sovereign wealth fund, had agreed to buy $3 billion in Blackstone shares. Group, the powerful and secretive US-based private equity firm. The United States is not the only potential target of China’s financial war. In September 2012 a senior Chinese official, writing in the Communist periodical China Daily, suggested mounting an attack on Japanese bond market in retaliation for Japanese provocations involving island territories in the East China Sea. China’s actions in the bond and private equity markets are part of its long-term effort to operate stealthily, infiltrate critical nodes and gain valuable corporate information in the process. These financial efforts are being carried out alongside malicious efforts in cyberspace and attacks on systems that control critical infrastructure launched by China’s military spy unit. These combined efforts will serve China well in future confrontations with the United States.

China is not the only country fighting a financial war promoted by the United States. Such a war is being waged today, too, between the United States and Iran and between the United States and its Western allies against Russia. The United States seeks to destabilize the Iranian regime and cripple its nuclear program by denying it access to critical payment networks. In February 2012, the United States banned Iran from using US dollar payment systems controlled by the Federal Reserve and the US Treasury. Iran has been officially barred by the United States from participating in hard currency payments or receipts with the rest of the world. According to Rickards, the US government has made no secret of its goals in the financial war with Iran. On June 6, 2013, US Treasury official David Cohen said that the purpose of US sanctions was to cause the Iranian currency to depreciate and render it unusable in international trade. The results were catastrophic for the Iranian economy. Iran is a major oil exporter that needs access to payment systems to receive dollars for the oil it exports abroad. It is also a major importer of refined petroleum products, food and consumer electronics such as Apple computers and HP printers. Suddenly, Iran could not pay for its imports and its currency collapsed. Even before the US sanctions against the country, Iran reacted, buying gold to prevent the United States or its allies from freezing its dollar balances. India is a major importer of Iranian oil, and the two trading partners have taken steps to implement an oil-for-gold swap. India would buy gold on global markets and trade with Iran for oil shipments. In turn, Iran could exchange gold with Russia or China for food or manufactured goods. In the face of extreme financial sanctions, Iran was once again proving that gold is good money at all times and in all places.

Turkey quickly became one of the main sources of gold for Iran as well. Turkish gold exports to Iran in March 2013 were US$381 million, more than double the previous month. However, gold is not as easy to move as digital dollars, and trading with gold has its own risks. Another source of gold bound for Iran is Afghanistan. In December 2012, The New York Times reported on a triangular trade between Afghanistan, Dubai and Iran. Iran also uses Chinese and Russian banks to act as front operations for illegal payments. Iran arranged large deposits of hard currency in Chinese and Russian banks before US sanctions took effect. In late 2012, the United States warned Russia and China about assistance to Iran and about sanctions, but no punishment was imposed on the Russians or Chinese. The United States did not act hard against Russia or China because it had higher agendas to proceed with both, including Syria and North Korea. Iran also demonstrated how financial warfare and cyber warfare could be combined in an asymmetric attack hybrid. In May 2013, Iranian hackers reportedly gained access to software systems used by energy companies to control oil and gas pipelines around the world. By manipulating this software, Iran could wreak havoc not only on physical supply chains, but also on energy and derivatives markets. Iran suffered from sanctions, but it did not collapse. At the end of 2013, there was an agreement between President Obama and the Iranian President. In particular, sanctions on Iran’s gold purchases were removed, allowing Iran to stockpile gold using dollar money from oil sales. President Obama has made it clear that while sanctions have been eased, they could be reimposed if Iran does not keep its promises to curb its nuclear programs. As is common knowledge, Donald Trump disregarded the agreement signed with Iran, in addition to imposing new sanctions.

The 2012–13 US-Iran financial war illustrates how nations that have successfully resisted the US can clash on the financial battleground. The United States wanted to take Iran out of the dollar payments system, and it succeeded in doing so. An alternative non-dollar payment system is now taking shape in Asia and gold has proven to be an effective financial weapon. This situation is contributing to Iran’s allies talking openly about building new non-dollar banking and payment systems. The Biden government’s economic sanctions against Russia hit two Russian financial institutions – the VEB and PSB banks, including 42 subsidiaries – and prevent the trading of new Russian public debt securities on the market. This means that the Russian government’s access to Western finance has been cut off. Russia could no longer raise money from the West and could not trade its new debt on American and European markets. These measures are tougher than those taken in 2014, when Russia annexed the Ukrainian region of Crimea. The new US sanctions join actions that European governments have also taken. The German Prime Minister, Olaf Scholz, announced the interruption of the certification process for the Nord Stream 2 gas pipeline, which is ready but not yet in operation. Russian banks were withdrawn from the Swift international payment system. Western companies have abandoned Russia because of these impacts. The Russian economy has not collapsed despite sanctions ranging from cutting off trade relations between countries to freezing half of Russian reserves abroad and curbs on the financial system. The Russian economy has not collapsed because China and India have been helping the country with “normal trade” cooperation.

The financial war initiated by the United States could make its enemies take actions that contribute to damage the international economic and financial system, which is extremely fragile. The financial meltdown in 2008 was not an act of financial warfare, but it demonstrated to the United States the complexity and vulnerability of the global financial system. Approximately US $60 trillion of wealth was destroyed at the peak of the crisis in October 2007. Cyber attacks on US infrastructure, including banks and other financial institutions, are on the rise and can take many forms. On April 23, 2013, a Twitter account maintained by the Associated Press was hacked and used to distribute a false message that the White House had been the target of a terrorist attack and that President Obama had been injured. Iran claimed credit for the attack. The success of the hackers and the market reaction demonstrated that markets can be manipulated in a variety of ways. These events point to the most dangerous type of financial attack that combines cyber attacks and financial warfare. Capital markets today are anything but failsafe. In fact, they are more and more prone to failure. Everything that is reported in the book The Deats of Money by James Rickards shows that humanity is faced with increasing risks of political, economic and social instability provided by cybernetic and financial wars and by sophisticated weapons that produce destruction.

4. Cyber warfare as a weapon of modern warfare

The article by Fernando Alcoforado A guerra cibernética como arma de guerra moderna (Cybernetic warfare as a weapon of modern warfare), published on the website <https://www.portalsaudenoar.com.br/a-guerra-cibernetica-com-arma-de-guerra-moderna/> informs that the science and technology are used in cyber warfare as one of the weapons of modern warfare. Cyber war is based on information technology and, nowadays, also on advances made possible by artificial intelligence. Cybernetics is an interdisciplinary science based on scientific research. Cybernetics as a scientific field began during World War II with Norbert Wiener as a precursor, who worked on computer programming and control mechanisms for anti-aircraft artillery. Wiener’s goal with cybernetics was to develop research to create an artificial system capable of developing functions that were essentially human until then, such as, for example, executing complex calculation patterns, predicting the future and the trajectory of an aircraft. At that time, Wiener became interested in the principle of feedback and control, which consists of using detectors that work as sensory organs and collect information about the performance of expected functions for a given piece of equipment. Cyber warfare basically consists of the use of digital attacks for purposes of espionage or sabotage against a country’s strategic or tactical structures. Espionage aims to steal tactical and strategic information such as data on troop movements, the strengths and weaknesses of the country’s military system and any other valuable information about resources needed for war. In sabotage, it can range from a simple action like taking down the servers of a government website to something extremely harmful like launching a nuclear warhead. Sabotage boils down to “doing something” as opposed to espionage, which boils down to “finding something out”.

In cyber warfare, state-backed hackers, whether members of a country’s military, or funded by that country, attack computers and networks of opposing countries that affect resources needed for warfare. They do this in the same way as any other computer or system, that is, they study the system deeply, discover its flaws and use these flaws to control that system or destroy it. Hackers can use confidential information intended for others (espionage) to gain the upper hand in the battle against their adversary. It can figure out the speed of a missile and build another missile or a plane that can outrun it. It can find out where the enemy is moving its troops and plan an ambush. You can discover which scientists are important in the creation of these weapons, or which politician was essential in raising funds for that military system and attack them directly using, for example, drones. When the country has control of these systems, it is also possible to sabotage people and structures. By discovering how the troops are communicating, the country gains access to the network so that it can confuse the enemy and invade their base. It could hack into their systems/accounts and defraud them by impersonating one of them. Or it could use that information to control them and blackmail people because of something found on their computer or kidnap their families using private information. Destroying the systems of enemy countries has an obvious result: it destroys what controls that system, and consequently prevents it from functioning. A common example of cyber guerrilla warfare is the use of attacks to disable government websites and social networks. This tactic was used effectively by the Russians during the 2008 South Ossetian War, causing chaos and spreading false information to the population before and during the Russian invasion.

Cyber warfare targets any sector that is important to the enemy’s infrastructure. This means sectors such as the army, national defense and the war industry. However, these targets could also be weapons factories, mines and other manufactures that assist in the operation of these factories and the electrical system, which supplies energy to all these sectors. In its scariest version, cyber warfare can target a country’s most important strategic resource, its people. A hacker could launch a terrorist attack to destabilize or demotivate a population to fight. This implies triggering a financial war with attacks on the financial sectors, which would cause economic damage or attacks on communication systems to disable the telephone network and the internet. Cyber warfare makes no distinction between civilian and military targets. Although a missile does much more damage than a virus, a cyber attack can result in civilian casualties. If there was an attack on any country’s energy system and the system was destroyed by a cyber attack, it wouldn’t just be the weapons factories that would stop working. Such an attack would also result in traffic accidents, interrupted surgeries, failures in life support machines when a high number of people could die. It is very difficult to discover the author of a cyber attack or the governments that finance these attacks. One aspect that makes digital weapons worse than nuclear weapons is figuring out who did the attack. It is very easy to hide the origin of such an attack by masking the identity of the attacker. Even if the government finds out from which computer the attack was carried out, there is still the difficulty of discovering who the person behind the screen was and it is even more difficult to know whether or not he was a government agent.

According to Fernando Alcoforado, there is no doubt about the use of cybernetic capacity in order to achieve political, economic and military advantage. According to reports, on the one hand, China, Russia, Iran and North Korea and, on the other, the United States, Israel, the United Kingdom and France have increasingly sophisticated means of obtaining information from governments and companies to influence the lives of people and destroy their opponents’ infrastructure and strategic objectives. The world has entered a phase of permanent war: without a battlefront and without rules of engagement. Cyber warfare is similar to insurgency warfare, with the difference being that you can plan and execute action at a distance, away from the enemy. The use of artificial intelligence algorithms will multiply the impact of actions and create new vulnerabilities in the adversary. It will be more difficult to identify their authors, by using robots to authorize the dissemination of false information on social networks or to make algorithms available with free access, allowing people to be included in any video and to put in their mouth whatever they want it to be say. It is possible that cybernetic espionage, sabotage or influence operations are already being carried out completely autonomously, requiring only someone’s green light. The understanding that 5G technology can be exploited for espionage and sabotage of infrastructure facilities, communication networks and financial centers has become a new concern and is at the root of the ban on the purchase of Huawei products for public or private 5G networks in the United States. The new cold war between the United States and China started with trade, but is expected to move quickly to technology, where China is showing signs of being ahead of Washington in advancing the application of the latest 5G generation.

Everything that has just been reported makes it quite evident that science and technology are at the service not only of human emancipation, but also at the service of war and the destruction of humanity. In fact, science and technology began to be used for good and for evil. The expectation that science and technology would be used exclusively for the progress of humanity was painfully interrupted by events that marked today’s society, the main ones undoubtedly being the catastrophes of the 1st and 2nd World War. In fact, science contributed to the barbarism of two world wars with the invention of powerful and destructive war weapons and continues to contribute to the sophistication of modern warfare.

5. Is World War 3 inevitable?

Human history has been characterized by periods of global stability and also systemic chaos. The period of global stability results from the hegemony exercised by a certain country that, leading the interstate world system, spreads values and builds institutions that guarantee its unchallenged supremacy. Systemic chaos, on the other hand, occurs when the hegemony based on the economic and military power of a given country tends to be eroded and the hierarchy of power and wealth among the great powers undergoes profound changes. When there is an escalation of competition and conflicts between the great powers that exceeds the regulatory capacity of the existing structures, new structures emerge that further destabilize the dominant configuration of power [See Arrighi; Silver, Caos e governabilidade no moderno sistema mundial (Chaos and governability in the modern world system), Contraponto Editora , Rio, 2001]. Arrighi and Silver argue that the crisis and collapse of a world order result both from the weakening of “existing structures” – based on the hegemonic power of the leading country – and from the rise of “new structures” that seek a systemic rearrangement through economic competition and /or political and military contestation. This situation happened throughout human history when, for example, Holland surpassed Spain economically and militarily and imposed itself as a hegemonic power from the end of the 16th century until most of the 18th century. The same happened with England, which imposed itself as a hegemonic power from the second half of the 18th century to the beginning of the 20th century, economically and militarily supplanting the Netherlands and after militarily defeating France in Waterloo in 1815, which also aspired to world power.

England, the hegemonic power in the 18th and 19th centuries, was challenged at the end of the 19th century by Germany, which was fighting for the redivision of the world which resulted in the First and Second World War. The military defeat of Germany and the economic decline of England contributed to the rise of the United States to the status of hegemonic power. After the Second World War, when the world was divided into two areas of influence, one led by the United States and the other by the Soviet Union, a bipolar system was structured that lasted almost half a century under the risk of the outbreak of a nuclear war. The collapse of the Soviet Union in 1989 led the United States to exercise its hegemony in the world unchallenged until the beginning of the 21st century. Paul Kennedy argues that the exercise of global consensual leadership, economic prosperity and post-war US military power would be in crisis [See Kennedy, Paul. Ascensão e Queda das Grandes Potências (Rise and Fall of the Great Powers), Editora Europa-America Pt, 1990]. The decline of the United States was accentuated in the first decade of the 21st century at the same time as the economic rise of China, which could assume the condition of the greatest world power in the middle of the 21st century. However, it is not clear whether there will be a happy ending for humanity. Does the rise of China increase the likelihood of war between the great powers? Will there be a new era of tension between the United States and China as dangerous as the Cold War (World War 3) between the United States and the Soviet Union?

If China’s prosperity comes at the expense of making the recovery of the economies of the United States and the European Union, and also of the world economy, impossible, it could lead the United States and other countries to confront it. This process could generate a situation similar to the Cold War between the United States and the Soviet Union. Robert D. Kaplan, an American journalist who studies international politics, says that China’s emergence as a superpower is inevitable and that conflicts of interest with the United States will be unavoidable. He admits a military confrontation between the United States and China [See the article A pacífica ascensão da China: perspectivas positivas para o futuro? (The peaceful rise of China: positive perspectives for the future?) by Antônio José Escobar Brussi published in the Revista Brasileira de Política Internacional, vol.51, no.1, Brasília , 2008]. Another possibility is that China is welcomed into the existing order and allowed to prosper within it. This situation would result from the existing economic interdependence between the United States and China because the latter depends on the US market and investments and the United States needs the Chinese Central Bank to buy a large part of US debt securities. This situation reinforces the position defended by Henry Kissinger, former US Secretary of State, who understands that the US interest will be much more easily achieved through cooperation with China. James Pinkerton, American writer and political analyst, is a harsh critic of Kaplan’s military containment strategy and Kissinger’s accommodation proposal. Pinkerton is opposed to Kaplan because he considers a broad enough coalition to face China along the lines of the one organized to defeat Germany in World War II to be unfeasible. Pinkerton proposes that, instead of direct confrontation, the US government pits the current Asian powers (India, China and Japan) against each other (See the aforementioned article by Antônio José Escobar Brussi). Is World War 3 avoidable or inevitable?

There is a risk that the US government will lead the world into World War 3 in the conflict with Russia in Ukraine. Rather than trying a negotiated solution with Russia to the war in Ukraine, the Biden administration preferred confrontation by establishing economic sanctions against Russia and its citizens, as well as arming the government of Ukraine to resist the Russian invasion. However, China represents the biggest concern of the United States for considering it a power that destabilizes its hegemonic interests. A new stage in US foreign policy was reaffirmed in the new National Security Strategy (NNS) approved in October 2022, where it is openly declared that the danger comes from China, both economically and militarily. While Russia is reduced to a danger limited only to the security of central Europe. Something that can be seen when observing how the United States has moved military capabilities to the Pacific Ocean and Southeast Asia.

Biden himself, in a statement given on October 6, 2022, during a Democratic Party event in New York, said he sees the risk of nuclear “Armageddon” – final war – in the conflict with Russia, which is at the highest level since the Cold War by citing that Putin is “not kidding” when he talks about the potential use of tactical nuclear weapons, chemical or biological weapons, because his Army is significantly less capable. According to him, the use of a nuclear weapon could get out of control and lead to global destruction. This statement demonstrates that Biden acts irresponsibly because he knows the risk of a nuclear hecatomb and does nothing to avoid it by seeking a diplomatically negotiated solution with Russia. The world is at risk of the outbreak of the 3rd World War, which could be avoided if there is a peace agreement between presidents Joe Biden and Wladimir Putin to initially end the war in Ukraine and, later, with the reform of the international system to end wars around the world. In the conflict in Ukraine, given the impossibility of the US government to impose its will on Russia, it is urgent to conclude a peace agreement between presidents Biden and Putin to end the war in Ukraine because the war between Russia and Ukraine can evolve for a conflict that would spread across Europe and the world turning into a world war. If this were to happen, it would pave the way for the involvement of major military powers with unpredictable consequences with the use of nuclear weapons. Everyone needs to understand that the war in Ukraine is the scene of the dispute between Russia and the United States. On the one hand, we have the United States, which wants a NATO presence in Ukraine, and on the other, we have Russia, which does not want a NATO presence in Ukraine. The war in Ukraine will only come to an end if Biden and Putin reach an agreement on ending the conflict between Russia and the United States with UN supervision.

The initial deal between Biden and Putin could take place with Russia accepting the ceasefire in Ukraine on the condition that the United States withdraws from Ukraine’s incorporation into NATO. The definitive deal would consist of Russia ending its hostilities in Ukraine by liberating occupied territories in that country, with the exception of Crimea, assuming the burden of rebuilding what was destroyed by the war on condition that the United States and NATO abandon the countries of the Eastern Europe and Finland that adhered to it, returning to the existing limits in 1997 and assuming the commitment to remove the economic and financial sanctions adopted against Russia. The deal between Biden and Putin would be advantageous for Ukraine, Russia, the United States, Europe and the world. Ukraine would gain from this agreement because it would end the suffering of its population, avoid the military occupation of its territory by Russia, recover its sovereignty over the national territory and have the reconstruction of the country carried out by Russia. Russia would gain from this agreement because there would be the removal of economic and financial sanctions against it adopted by the United States and its western allies, there would be the abandonment of NATO’s claim to Ukraine’s membership as one of its member countries and the commitment of the United States and of NATO to leave the 14 countries of Eastern Europe (Albania, Bulgaria, Croatia, Slovakia, Slovenia, Estonia, Hungary, Latvia, Lithuania, North Macedonia, Montenegro, Poland, Romania and the Czech Republic) and Finland, which recently joined the organization . The United States would gain from the agreement because it would no longer destabilize its economy with a prolonged war. Europe would gain from the agreement because the threat of the cessation of oil and natural gas supplies from Russia and the destabilization of its economies with a protracted war would disappear. The world would gain from the agreement because there would be no destabilization of the world economy with serious repercussions on the economies of all countries and the threat of a new world war that would lead to the end of the human species would disappear. For Biden and Putin to conclude this peace agreement, it is necessary that the UN, through its secretary general, leave its passivity in the search for world peace and that China and all peace-loving countries mobilize in order to achieve it.

In order to permanently remove new risks of a new world war and for perpetual peace to materialize on our planet, it would be necessary to reform the current international system, which is incapable of guaranteeing world peace. The new international system should work based on a Planetary Social Contract that would be the Constitution of planet Earth. For the preparation of the Planetary Social Contract, there should be a convening of a Constituent World Assembly with the participation of representatives of all the countries of the world elected for this purpose. The Planetary Social Contract should establish the existence of a World Government whose president should be elected with more than 50% of votes of the World Parliament to be, also, constituted with elected representatives in the different countries of the world. In addition to the World Government and the World Parliament, the World Supreme Court should also be constituted, which should be composed of high-level jurists from the world chosen by the World Parliament who would act for a determined time. The World Supreme Court should judge cases that involve disputes between countries, crimes against humanity and against nature committed by national States and by rulers in the light of the Planetary Social Contract, judge conflicts that exist between the World Government and the World Parliament and act as guardian of the Planetary Social Contract. The World Government will not have its own Armed Forces, having to rely on the support of the Armed Forces of the countries that would be summoned when necessary.

Therefore, with this system the World Parliament would successfully legislate through a democratic process. There would be no need for an entity that would act as a world policeman because the person who would exercise power would be the President of the World Government who would use the Armed Forces of certain countries that would be summoned when necessary. The new rule of international law would be enforced by the three constituted powers: World Government, World Parliament, and World Supreme Court. World power would rest with the World Government, the World Parliament and the World Supreme Court. World power would neither corrupt nor be corrupted because there would be vigilance from all the powers that be. World Government, World Parliament and World Supreme Court would act as checks and balances aimed at the efficiency and effectiveness of the international system.

These are, therefore, the measures that should be adopted in the short term to end the war in Ukraine and, in the medium and long term, to definitively end wars in the world. Peace-loving citizens from all over the world should mobilize in their countries to demand that their governments and the UN commit to achieving world peace to avoid the outbreak of the 3rd World War.

6. The causes of violence and wars in the world

We live in a world that has as one of its main characteristics the violence practiced by man against his fellow men. The perception of many people is that violence represents the predominance of the animal instinct that we have over the values of civilization. This would explain the escalation of criminality and wars at all times around the world. The debate on violence puts the question of human nature on the agenda, the subject of which was addressed by eminent thinkers such as Raymond Aron (French philosopher and sociologist), Henry Bergson (French philosopher and diplomat), Hannah Arendt (German philosopher), Sigmund Freud (Austrian, neurologist and founder of Psychoanalysis), Carl Rogers (American precursor of humanistic psychology), Thomas Hobbes (English political scientist, philosopher and mathematician), Jean-Jaques Rousseau (Swiss writer and philosopher) and Karl Marx (economist , philosopher, historian and German political scientist), among others. For millennia, scientists and philosophers have raised the following question: is human nature innate or is it a product of the environment or both? Is it determined genetically or by the society where the human being lives or both? Why does the world become more violent every year? Not only is there an increase in the number of armed conflicts across the globe, but people themselves are more violent. What’s the explanation for that? It is not uncommon to assert that since the world began, there has always been violence between human beings. It will be difficult to find anyone today who does not believe this statement. Yet it is false. In the beginnings of humanity there was no violence that manifests itself today in relations between individuals and between human communities.

No human being, no people of that distant time would have had the idea of attacking their fellow man. Nor would they be able, for example, to annex their neighbor’s land against their will, through brute force. It is difficult to try to establish a parallel between the way of life of human beings back then and humanity today. At that time, living in peace and harmony with your fellow human beings was something as natural to human beings as breathing, eating and sleeping. Human beings once lived on Earth, without offending or mistreating each other, much less warring with each other. That, however, was a long, long time ago. No record from that time has come down to the present day, so it is assumed that this situation did not exist. According to Raymond Aron, as man’s life is organized in families and bands, the less likely conducts that are properly bellicose might seem to us [ARON, Raymond. Paz e Guerra entre as Nações (Peace and War between nations). Editora Universidade de Brasília, 1962]. Most animals fight, but rare are the species that practice war, understood as collective and organized action. Aron claims that homo sapiens appeared about 600,000 years ago. The Neolithic revolution, regular agriculture and animal husbandry date back some 10,000 years. Complex civilizations or societies emerged about 6,000 years ago. This means that the so-called historical period represents one hundredth of the total duration of humanity’s existence on planet Earth. According to Aron, no anthropologist has ever found any evidence that men developed an organization or combat tactics before the Bronze Age (3300 BC to 1300-700 BC). It is not surprising, therefore, that the first indisputable signs of armies and war date back to the Bronze Age, which is a period of civilization in which the development of this metal alloy resulting from the mixture of copper and tin took place.

Just as for the first human beings the idea of causing any harm to their fellow man would be inconceivable, today, it sounds like an illusion, a fantasy, the idea of a world without conflicts, as we consider violence to be a characteristic of human beings. One can speculate whether there might not have been an intermediate phase between the many millennia during which man lived under the threat of wild beasts and the much shorter period in which the threat to his safety began to originate in other men. It would be a time when men had sufficient technical means for defense against wild beasts and without engagement in the pursuit of riches and class struggles, conquests and dominions. It has been demonstrated that small societies, without metallic instruments, isolated, still do not show characteristic traits of bellicose societies. Raymond Aron states in his work quoted above that biologists call aggressiveness the propensity of an animal to attack another of the same or different species. In most (but not all) species, individuals fight each other. Some are not aggressive (that is, they do not take the initiative to attack), but will defend themselves when attacked. Among primates, humans are at the bottom of the aggressiveness scale. As an animal, he is relatively combative. In other words, just a little intense stimulus is enough to make him trigger aggression. According to Aron, among higher vertebrates, groups often manifest aggressiveness towards individuals who do not belong to their collective. In the human species, however, manifestations of aggressiveness are inseparable from collective life. Even when it comes to the reaction of one individual against another, aggressiveness is influenced in many ways by the social context. The emergence of a properly social existence was not the only cause of the new dimensions that the phenomenon of aggressiveness assumed: the frustration and inadaptation that lead the individual to an aggressive reaction constitute the most important fact in human relationships.

Aron defends the thesis that frustration is a psychic experience, revealed by consciousness. All individuals feel frustrations from childhood. Frustration is first and foremost the experience of deprivation, that is, a good desired and not achieved, an oppression painfully felt. The chain of causality that leads to emotions or acts of aggression always originates in an external phenomenon. There is no physiological proof that there is a spontaneous incitement to fight, originating in the individual’s own organism. Physical aggression and the desire to destroy is not the only possible reaction to frustration. The difficulty in maintaining peace is more related to man’s humanity than to his animality. Henry Bergson, in turn, states that the origin of violence and war is the existence of property, individual or collective, and since humanity is predestined to property, by its structure, violence and war would be natural (BERGSON, Henry. Les Deux Sources de la Morale et de la Religion. French & European Pubns, 1976). People who fear the lack of food and raw materials they need, believe themselves threatened by hunger or unemployment, are capable of anything. To survive, they are ready to attack. This is how authentic wars are born, adjusted to their essence. Hannah Arendt addressed the issue of violence in her work On Violence published by Harvest Book in 1970 in which she discusses, especially with Niezstche and Bergson, about what she calls the biological justification of violence. These thinkers attribute to power a natural expansionist dimension and an internal need to grow. Violent action, in this context, is explained as a strategy to give power new vigor and stability. Arendt contests this position, stating that “nothing could be theoretically more dangerous than the tradition of organicist thought in political matters, whereby power and violence are interpreted in biological terms. Arendt maintains that neither violence nor power are natural phenomena, that is, a manifestation of the vital process, because they belong to the political realm of human affairs, whose essentially human quality is guaranteed by man’s faculty to act, the ability to start something new. Arendt refutes claims such as Wright Mills’ that all politics is a struggle for power and that the basic form of power is violence, refutes Max Weber’s that the domination of man by man is based on the means of legitimate violence or refutes those of Bertrand de Jouvenel that war presents itself as an activity that belongs to the essence of States.

Freud emphasizes in his work the destructive aspects of man. The need, placed by Freud, to control and restrain the individual is evident, due to the danger he could represent to society, which leads him to conclude that the man, advocated by him, is not, socially speaking, very trustworthy. According to Freud, civilized society is perpetually threatened with disintegration because of this primary hostility of men towards each other. Culture has to resort to every possible reinforcement in order to erect barriers against men’s aggressive instinct. Faced with such a hostile and disintegrating being, nothing more natural than society making use of its power of coercion [See the article by Sonia Maria Lima de Gusmão under the title A natureza humana segundo Freud e Rogers (Human nature according to Freud and Rogers) posted on the website <https://encontroacp.com.br/textos/a-natureza-humana-segundo-freud-e-rogers/>]. In this article, it appears that, in Carl Rogers, the opposite of Freud’s view is observed, as he believes that it is precisely in a coercive context, where the individual cannot expand himself, or rather, update his potential, that makes you hostile or antisocial. Otherwise, we have nothing to fear, as his behavior will tend to be constructive. Rogers observes that when man is truly free to become what he is in the depths of his being, when he is free to act according to his nature, as a being capable of perceiving the things that surround him, then he is clearly heading towards globality and integration.

Hobbes’s central thesis on human conduct is that all human beings are selfish and are willing to use others for their own benefit. Hobbes speaks of the “war of all against all”, the permanent struggle that would break out if men did not live in security and had to depend completely on their own resources. Hobbes seeks to show that there can be no society without government and without the sanctions of law. There would only be individuals antagonistic to each other. Hobbes compares human life to a race, in which we have to assume that there is no other goal and no other prize than to come first. Competition – the desire to outdo the other – is part of the fabric of our lives: either we want to achieve something at the expense of others, or we want to defend what we have already achieved (See Roger Trigg’s article under the title A Natureza Humana em Hobbes (Human Nature in Hobbes) posted on the website <http://qualia-esob.blogspot.com.br/2008/03/natureza-humana-em-hobbes.html>). The central idea in Rousseau’s thought is based on the conviction of the natural goodness of man. According to Rousseau, the mishaps of socialization distanced man from himself, throwing him against his fellow man. It is in this process of transformation that man degenerates because he abandons his natural instincts and uses justice instead of pity. Natural feelings lead men to serve the common interest, while reason impels them to selfishness. To be virtuous, it is enough for man to follow natural feelings more than reason. For Rousseau, socialization is the cause of man’s denaturation, and the best path to his degradation. Communion with nature is the only way to preserve the true essence of man [See Dalva’s article by Fatima Fulgeri under the title Conceito de natureza em Rousseau (Concept of nature in Rousseau) posted on the website http://www.paradigmas.com.br/parad12/p12.6.htm]. J.J. Rousseau thought that wars arise, or at least expand, with the expansion of collectivities and that class inequality and individual property are linked to wars of conquest and domination by warriors. It could not be otherwise, since political units were forged for combat and the price of victory was always land, slaves and precious metals.

For Marx, what characterizes man is not just rationality, but the fact that he is the architect of his own development. Humans are capable of changing the world around them, and in doing so, they change themselves [See the article A Natureza do Homem Segundo Karl Marx (The Nature of Man According to Karl Marx) posted on the website <http://nomosofia.blogspot.com.br/2011/10/natureza-do-homem-segundo-karl-marx.html>]. Marx presented a definition of the essence of human nature in the Philosophical Manuscripts, characterizing human beings as free and conscious activity, in contrast to the nature of the animal [See the article by Nildo Viana under the title The A Renovação da Psicanálise por Erich Fromm (Renovation of Psychoanalysis by Erich Fromm) posted on the website <http://br.monografias.com/trabalhos914/renovacao-psicanalise-fromm/renovacao-psicanalise-fromm.shtml>). Marx states that social conflicts result from the division of society into classes with the emergence of private property replacing the collective ownership of the means of production prevailing in primitive societies.

7. How to eliminate wars in the world

From what was exposed in the previous chapter, it appears that Aron defends the thesis that human aggressiveness is influenced, in many ways, by the social context. There is no physiological proof that there is a spontaneous incitement to fight, originating in the individual’s own organism. The difficulty in maintaining peace is more related to man’s humanity than to his animality. Bergson, states that the origin of violence and war is the existence of property, individual or collective. Arendt argues that neither violence nor power are natural phenomena. They are a manifestation of the vital process to which they belong in the political realm of human affairs. Freud and Hobbes converge in their thoughts when considering man’s aggressive instincts and the need for coercion to repress them. The pessimistic view of Freud and Hobbes is opposed to that of Carl Rogers who states that only in a coercive context does man become hostile or antisocial and that if there is no coercion he will tend to be constructive. Rousseau’s central idea is the conviction of man’s natural goodness and that society is what degenerates him by pitting him against his fellow man. Marx states that man is the architect of his own development and that human beings are capable of changing the world around them and, by doing so, change themselves. In summary, it is quite clear that the existence of a society based on social justice can make human beings behave constructively and be able to change the world around them and, in doing so, change themselves. This is the way to combat the violence that increasingly contributes to the social disintegration of the world in which we live.

To make human beings have constructive behavior and be able to change the world around them, it is necessary to educate them. Kant, the philosopher, thus understands education: to develop in the individual all the perfection of which he is susceptible, Such is the end of education. Pestalozzi, the consummate pedagogue, says: to educate is to progressively develop man’s spiritual faculties. John Locke, a great preceptor, expressed himself in this way on the subject: to educate is to make spirits straight, disposed, at all times, not to practice anything that is not in accordance with the dignity and excellence of a sensible creature. Lessing, no less illustrious authority, compares the work of education to the work of revelation, and says: education determines and accelerates the progress and perfection of man. The fight against violence in the world will only be victorious with the education of all human beings in all corners of the Earth so that, through this medium, they acquire awareness of the world in which they live, organize themselves in each country and throughout the world, to carry out the political, economic and social changes necessary to eliminate social inequalities and obstacles to political, economic, social and environmental development in their respective countries. Parallel to the effort to educate all human beings, it is necessary that humanity be equipped, as urgently as possible, with the instruments necessary to take control of its destiny and put into practice a democratic governance of the world. This is the only means of survival for the human species and to stop the decay of humanity.

A democratic governability of the world would not replace the governments of each nation. Its role would be to build the governance of the global economy and environment and the maintenance of world peace. Through it, the defense of the general interests of the planet would be pursued. It would ensure that each State respects the rights of every citizen of the world, seeking to prevent the spread of global systemic risks of an economic and environmental nature. He would avoid the empire of one and the anarchy of all as at present. Governance with these characteristics can only result from consensus among all the peoples and nations of the world. The preservation of peace is the first mission of every new form of world governance. Tomorrow, who will rule the world? Nobody, probably, if nothing is done to build global governance. This is the worst case scenario. However, the global economic, financial, ecological, social and political crises, the development of illegal and criminal activities today and the need to defend humanity against its extinction resulting from natural disasters on planet Earth and threats from outer space show the urgency of global governance. Humanity has to understand that it has everything to gain by uniting around democratic governance in the world representing the interests of nations, including the most powerful, controlling the world in its entirety, in time and space. The new world order to be built should organize not only the relationships between men on the face of the Earth, but also their relationships with nature. It is therefore necessary that a planetary social contract be drawn up that enables economic and social development and the rational use of nature’s resources for the benefit of all humanity. Building a new world order based on these principles is urgent. That government will exist one day even if it happens after a gigantic economic or environmental disaster. It is urgent to think about this to stop the violence and wars that proliferate around the world.

Faced with the impossibility of an imperial State, balanced powers and a hegemonic power to ensure world peace, the time has come for humanity to equip itself, as urgently as possible, with the necessary instruments to build world peace and control its destiny. To achieve these objectives, it is urgent to implement a democratic government in the world, which constitutes the only means of survival for the human species capable of building a world in which every woman, every man of today and tomorrow, has the same rights and the same duties, in which all forms of life and future generations are ultimately taken into account, in which all sources of growth are utilized in an ecologically and socially sustainable manner. The time has come for humanity to equip itself, as urgently as possible, with the instruments necessary for building a world of peace. The UN that was founded after the 2nd World War has been inoperative throughout its history. It has not been successful in building a world of peace. It is urgent to restructure the UN and the international system so that it can exercise world governance that makes it possible to mediate international conflicts and ensure world peace. The global governance to be exercised by the UN would have the objective of defending the general interests of the planet, would ensure that each national State respects the rights of every citizen of the world and would seek to prevent the spread of global systemic risks. It would avoid the empire of one and the anarchy of all. With world governance, it will be possible to end war and end the bloodbath that has characterized human history throughout history. War monuments must be replaced by Peace monuments from the constitution of a world government. To be democratic, the world government must be representative of all the peoples of the world. The survival of humanity will depend on the ability to celebrate a Planetary Social Contract that represents the will of the majority of the planet’s population.

In order to permanently remove new risks of a new world war and for perpetual peace to materialize on our planet, it would be necessary to reform the current international system, which is incapable of guaranteeing world peace. The new international system should work based on a Planetary Social Contract that would be the Constitution of planet Earth. For the preparation of the Planetary Social Contract, there should be a convening of a Constituent World Assembly with the participation of representatives of all the countries of the world elected for this purpose. The Planetary Social Contract should establish the existence of a World Government whose president should be elected with more than 50% of votes of the World Parliament to be, also, constituted with elected representatives in the different countries of the world. In addition to the World Government and the World Parliament, the World Supreme Court should also be constituted, which should be composed of high-level jurists from the world chosen by the World Parliament who would act for a determined time. The World Supreme Court should judge cases that involve disputes between countries, crimes against humanity and against nature committed by national States and by rulers in the light of the Planetary Social Contract, judge conflicts that exist between the World Government and the World Parliament and act as guardian of the Planetary Social Contract. The World Government will not have its own Armed Forces, having to rely on the support of the Armed Forces of the countries that would be summoned when necessary.

Therefore, with this system the World Parliament would successfully legislate through a democratic process. There would be no need for an entity that would act as a world police officer because the person who would exercise power would be the President of the World Government who would use the Armed Forces of certain countries that would be summoned when necessary. The new rule of international law would be enforced by the three constituted powers: World Government, World Parliament, and World Supreme Court. World power would rest with the World Government, the World Parliament and the World Supreme Court. World power would neither corrupt nor be corrupted because there would be vigilance from all the powers that be. World Government, World Parliament and World Supreme Court would act as checks and balances aimed at the efficiency and effectiveness of the international system.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, college professor (Engineering, Economy and Administration) and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida United States, 2022) and How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).  

DA NOVA GUERRA FRIA, DA GUERRA COMERCIAL, DA GUERRA FINANCEIRA E DA GUERRA CIBERNÉTICA À 3ª GUERRA MUNDIAL?

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo apresentar as características da guerra moderna baseada em pesquisa aprofundada sobre a marcha da nova Guerra Fria entre os Estados Unidos e a Rússia, a guerra comercial entre Estados Unidos e China e suas consequências, a guerra financeira como arma de guerra moderna, a guerra cibernética como arma de guerra moderna, a inevitabilidade ou não da 3ª Guerra Mundial, as causas da violência e das guerras no mundo para, no final, apresentar como eliminar as guerras no planeta. A nova Guerra Fria resulta do fato de os Estados Unidos e as forças da OTAN estarem ampliando suas presenças nas fronteiras da Rússia. A guerra comercial foi desencadeada pelos Estados Unidos contra a China para evitar que este país assuma a condição de potência econômica hegemônica no planeta. A guerra financeira tem sido desencadeada pelos Estados Unidos, contra seus inimigos, como o Irã, a Rússia e a China, com  o objetivo de degradar as capacidades de seus inimigos e subjugá-los com a adoção de sanções econômicas e financeiras, enquanto busca vantagem geopolítica em áreas específicas para levar o país inimigo a um estado de quase colapso e paralisia, a uma catástrofe financeira enquanto avançando em outras frentes. A guerra cibernética está sendo desencadeada pelos Estados Unidos, pela Rússia, pela China, entre outros países para atacarem computadores e redes de países inimigos que afetem recursos necessários para a guerra estudando o sistema profundamente para descobrir suas falhas e usando essa falhas para controlar esse sistema ou destruí-lo. O declínio dos Estados Unidos e a ascensão econômica da China, que pode assumir a condição de maior potência mundial em meados do século XXI, podem desencadear a 3ª Guerra Mundial diante da tensão criada entre eles. Paralelamente ao esforço de educação de todos os seres humanos com a cultura da paz, é preciso colocar em prática uma governança democrática do mundo para evitar que novas guerras mundais se repitam. Este é o único meio de sobrevivência da espécie humana e de sustar a decadência da humanidade.

1. Em marcha nova Guerra Fria

Na era contemporânea, uma das estratégias do governo norte-americano consiste em impedir a Rússia de alçar à condição de grande potência mundial ou mesmo regional e a China não ultrapassá-la como maior potência econômica do planeta. A partir do ano 2000, a Rússia resolveu desenvolver uma parceria estratégica com a China. A Rússia considerou que a China poderia ajudá-la na sua resistência às ambições geopolíticas dos Estados Unidos tanto na Europa Oriental, quanto no Cáucaso ou na Ásia Central. A Organização da Cooperação de Xangai (Shanghai Cooperation Organization – SCO) foi criada em 2001 para estabelecer uma aliança entre a Rússia e a China em termos militares e de combate ao terrorismo, ao fundamentalismo religioso e ao separatismo na região da Ásia. A SCO é uma organização de cooperação política e militar que se propõe explicitamente ser um contrapeso aos Estados Unidos e às forças militares da OTAN. Putin resolveu as últimas disputas territoriais com a China em 2004, tornando segura sua fronteira oriental. Os dois países defendem, em geral, posições convergentes na ONU e nos demais fóruns internacionais, como, por exemplo, o G20 (Ver o artigo A Geopolítica das Relações entre a Federação Russa e os EUA: da “Cooperação” ao Conflito de Numa Mazat e Franklin Serrano publicado no website <https://revistas.ufrj.br/index.php/oikos/article/view/51868>). 

A Rússia está flexionando seus músculos militares que é o maior desafio de Moscou desde o fim da Guerra Fria entre Estados Unidos e União Soviética. Em 2010, o Parlamento russo (Duma) aprovou um programa para 2011-2020 que destinou 20 trilhões de rublos para o rearmamento e acrescentou três trilhões de rublos para atualizar a indústria militar. A ambição declarada é a de que, até 2020, as forças armadas russas fossem 70 por cento “modernas”. O exército iria receber 2.300 novos tanques, a Força Aérea 1200 aviões, incluindo helicópteros e a Marinha 50 navios de superfície e 28 submarinos (Ver o artigo Em marcha nova Guerra Fria de Fernando Alcoforado, publicado no website <https://pt.slideshare.net/falcoforado/em-marcha-nova-guerra-fria-43461945>). É importante observar que a Rússia é hoje um grande fornecedor de armas para os países que querem manter sua independência em relação aos Estados Unidos, como a Índia. Da mesma forma, as nações que sofrem de embargo sobre armas por parte dos Estados Unidos como a China, a Venezuela ou o Irã fazem compras militares com a Rússia. Além disso, a Rússia continua sendo a grande potência nuclear mundial ao lado dos Estados Unidos.  

Em 16 de maio de 2014, Rússia e China anunciaram a assinatura de um “tratado de amizade” contemplando  um acordo sobre o gás, pelo qual os dois países iriam construir um gasoduto para exportar gás russo para a China. A China emprestaria à Rússia o dinheiro com o qual esta construiria a sua parte do gasoduto. A Gazprom (maior produtora russa de gás e de petróleo) fez algumas concessões de preço à China (Ver o artigo O jogo geopolítico da Rússia e da China de Immanuel Wallerstein publicado no website <https://www.esquerda.net/en/node/33179>). O governo dos Estados Unidos busca desestabilizar a economia russa para vergar seu governo, ou mesmo derrubar sua principal liderança, Putin motivo pelo qual sofre sanções econômicas, além de procurar derrubar o regime iraniano, cuja economia, já fragilizada pelas sanções econômicas, depende mais do que nunca de preços do petróleo acima de US$ 100 por barril. Os Estados Unidos são inimigos mortais do Irã, por se constituírem o último produtor de petróleo no Oriente Médio não alinhado ao Ocidente e pelos seus planos de desenvolver tecnologia nuclear. Petróleo e gás natural contribuem com mais de 68% da receita de exportação da Rússia e mais de 50% do orçamento do governo.  

A tentativa de desestabilizar a economia russa, sobretudo depois da guerra entre Rússia e Ucrânia, está contribuindo para o incremento da escalada militar confrontando a Rússia contra os Estados Unidos e as forças da OTAN. Esta escalada militar e o agravamento da situação econômica da Rússia resultante das sanções impostas pelos Estados Unidos e União Europeia poderão radicalizar o conflito da Rússia com os Estados Unidos fazendo com que o governo russo decida pelo uso de armas nucleares que poderia reforçar ainda mais o poder de Vladimir Putin no comando da Rússia mobilizando a nação contra o inimigo externo comum. Em contrapartida, os Estados Unidos e as forças da OTAN estão ampliando sua presença nas fronteiras da Rússia dando início a uma nova Guerra Fria.

Igor Gielow publicou no website <https://www1.folha.uol.com.br/mundo/2023/03/eua-alertam-para-risco-de-guerra-nuclear-com-china-e-russia.shtml?utm_source=sharenativo&utm_medium=social&utm_campaign=sharenativo> o artigo “EUA alertam para risco de guerra nuclear com China e Rússia”. Neste artigo, há a afirmação do chefe do Estado-Maior Conjunto das Forças Armadas dos Estados Unidos, General Mark Milley, de que o conflito não é inevitável, mas pede dinheiro ao Congresso para dissuadir rivais. Segundo Milley, pela primeira vez na história, os Estados Unidos enfrentam o risco de uma guerra com duas potências nucleares ao mesmo tempo, a China e a Rússia. Lutar simultaneamente contra elas seria muito difícil, apesar das capacidades militares americanas. Este alarmismo de Milley busca sensibilizar os congressistas. O general pediu a aprovação do maior orçamento de Defesa da história dos Estados Unidos. Ele delineou todos os elementos de risco em curso. Afirmou, por exemplo, que Putin continua a usar retórica e postura nucleares irresponsáveis enquanto a Rússia fazia um dos maiores exercícios com mísseis intercontinentais da história recente. O general Mark Milley afirmou que os Estados Unidos e a Rússia detêm pouco mais de 90% das 13 mil ogivas espalhadas pelo mundo. Milley afirma que a China tem milhares de mísseis de alcance local nos seus arsenais, que seriam de difícil contenção pelos Estados Unidos com seu inventário atual, defendendo investimento em armas hipersônicas e outras. Ele diz que o potencial para conflito armado está crescendo. A China permanece como desafio número 1 de segurança geoestratégica de longo prazo citando a expansão militar da China no Indo-Pacífico e as medidas americanas contra isso, como patrulhas (pediu mais navios) e o pacto militar Aukus que fornecerá submarinos nucleares para a Austrália. 

2. A guerra comercial entre Estados Unidos e China e suas consequências 

Com o argumento de que buscava proteger os produtores norte-americanos e reverter o déficit comercial que os Estados Unidos têm com a China, o presidente Donald Trump anunciou desde 2018 a adoção de tarifas sobre produtos importados do país asiático. O objetivo era dificultar a chegada de produtos chineses aos Estados Unidos, o que estimularia a produção interna. O governo da China, por sua vez, reagiu a esses anúncios com retaliações, chegando a impor também tarifas sobre produtos norte-americanos. Durante sua campanha eleitoral, os discursos de Donald Trump já apontavam para uma tendência protecionista, com críticas ao déficit comercial dos Estados Unidos em relação à China. Já como presidente, Trump fez o primeiro anúncio de taxas sobre produtos chineses em março de 2018. Desde então, anunciou várias medidas e ameaçou adotar outras. A China respondeu também com barreiras comerciais aos produtos norte-americanos e com ameaças. Enquanto a China e os Estados Unidos estão travando sua guerra comercial, a maioria dos economistas supõe que a China não tardará de alcançar a supremacia econômica global. Afinal, com uma população quatro vezes maior do que a dos Estados Unidos e um plano econômico projetado para recuperar o atraso após séculos de estagnação tecnológica, não é inevitável que a China assuma a condição de potência econômica hegemônica no planeta.  

A ascensão da China e seu rápido sucesso não se baseia unicamente no tamanho de sua população. A Índia, por exemplo, tem uma população semelhante (ambas são cerca de 1,3 bilhão de pessoas), mas, pelo menos por enquanto, está muito mais atrasada. A liderança econômica do governo chinês deve ser creditada pelo trabalho miraculoso de tirar centenas de milhões de pessoas da pobreza para a condição de classe média. O rápido crescimento da China tem sido impulsionado principalmente pelo progresso e investimento em tecnologia. A China, ao contrário da União Soviética, mostra excepcional inovação tecnológica local. Não por acaso, as empresas chinesas já estão liderando o caminho tecnológico da próxima geração de redes móveis 5G e sua capacidade é elevada para uma guerra cibernética com os Estados Unidos. As realizações da China ainda se originam, em grande parte, da adoção da tecnologia ocidental e, em alguns casos, da apropriação da propriedade intelectual. A China está seguindo seu próprio caminho demonstrando que sistemas políticos centralizados e planejados são capazes de impulsionar mais e mais rapidamente o desenvolvimento do que sistemas baseados no livre mercado. A China pode liderar o futuro digital mesmo se os Estados Unidos tentarem impedir fazendo a sua parte. A era iminente das máquinas inteligentes pode ser um ponto de virada a favor da China na batalha pela hegemonia global com os Estados Unidos.  

Os últimos acontecimentos não indicam uma solução rápida para a guerra comercial entre os Estados Unidos e a China. A China, que monopoliza 80% da produção mundial de terras raras, ameaça se negar a exportar para seu rival esses minerais cruciais. É importante observar que a disputa entre Estados Unidos e China vai além da questão econômica porque diz respeito a uma questão geopolítica. Estamos diante da primeira grande disputa geopolítica do século XXI, entre duas superpotências com os Estados Unidos em declínio e a China em ascensão como potência hegemônica economicamente.

Uma potência que está emergindo como a China incomoda a potência que está estabelecida e em declínio como os Estados Unidos. Esse é um problema clássico das relações internacionaisArtigo de Harold Thibault et Simon Leplâtre, publicado no Le Monde de 01/02/2019, sob o título Chine : avec Huawei, la guerre de la 5G est déclarée (China: com a Huawei, a guerra de 5G é declarada), disponível no website <https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/01/chine-avec-huawei-la-guerre-de-la-5g-est-declaree_5417769_3210.html#xtor=AL-32280270>, informa que a ascensão meteórica da Huawei e seus laços com o poder chinês a colocaram no centro da guerra comercial e geopolítica entre a China e os Estados Unidos. O governo norte-americano vem acusando a Huawei de ser uma ameaça à segurança dos Estados Unidos e avisa seus aliados

Com seu laboratório de Pesquisa de Inteligência Artificial, a Huawei, empresa chinesa, ocupou o segundo lugar em vendas de smartphones que era da Apple, mas estava ainda atrás da Samsung a quem esperava superar em 2020. Seus dispositivos são mais baratos do que os dos concorrentes coreanos ou americanos. Desde 2017, é líder mundial como fabricante de equipamentos de redes móveis, fornecendo antenas, retransmissores e outras infraestruturas para as operadoras móveis conectarem seus clientes em qualquer local. A Huawei tornou-se a empresa com maior número de patentes na Europa. Seus gastos em pesquisa e desenvolvimento – US$ 13,8 bilhões (12 bilhões de euros) em 2017 – situam-se no nível dos gigantes do Vale do Silício. A Huawei desenvolve com a inteligência artificial protótipos de carros autônomos e está trabalhando com a Audi em direção autônoma de veículos conectados. Sua ascensão, num campo estratégico, coloca este novo gigante no centro da guerra pela dominação comercial e tecnológica que a China e os Estados Unidos estão envolvidos. No final de novembro de 2018, o Wall Street Journal revelou que o governo dos Estados Unidos estava realizando uma massiva ofensiva diplomática para convencer governos e operadoras de telefonia em países aliados a se absterem de instalar equipamentos da Huawei. Os países de acolhimento de bases dos Estados Unidos são particularmente solicitados a escolher entre a tecnologia chinesa ou a proteção americana.  

Por que os Estados Unidos e outros países suspeitam da Huawei? Diplomatas e funcionários da inteligência dos Estados Unidos insistem com seus parceiros europeus, australianos ou japoneses alertando sobre os perigos inerentes à 5G desenvolvida pela Huawei. O 5G é possibilitado pela instalação de um maior número de antenas, para troca de volumes maiores de dados, com terminais móveis que se multiplicam: smartphones, veículos, dispositivos médicos, drones. Um adensamento da rede onde tudo passa por antenas “inteligentes”. Nesta rede estão “estações de base”, tecnologias condensadas que oferecem oportunidades de espionagem e sabotagem, segundo o artigo de Harold Thibault et Simon Leplâtre, publicado no Le Monde. Segundo Harold Thibault et Simon Leplâtre, a transição para 5G envolve grandes mudanças tecnológicas. De agora em diante, os dados sensíveis também estarão acessíveis nas antenas de retransmissão.  Todos devem estar cientes de que os riscos de capturar dados são reais. O mercado dos Estados Unidos está fechado para a Huawei desde 2012, depois que o Comitê de Inteligência do Congresso concluiu que a Huawei representa uma ameaça à segurança nacional. Um número crescente de países está dando as costas à Huawei. A Huawei foi excluída da licitação para 5G nos Estados Unidos, Austrália, Nova Zelândia e pode ser excluída no Japão, no Reino Unido e no Canadá. Quanto à França, anunciou, por meio de um funcionário que, a partir de então, todo o equipamento de infraestrutura das redes 5G estará sujeito a prévia autorização administrativa. Esta nova geração de redes móveis foi implantada em 2020 na França. Com a 5G, as velocidades aumentam consideravelmente, permitindo uma “revolução” dos usos da Internet móvel transmitindo instantaneamente informações como, por exemplo, sobre o movimento e o comportamento de um carro autônomo, quando anteriormente ter um lapso de tempo na transmissão de dados era considerado um perigo.    

O artigo já citado de Harold Thibault et Simon Leplâtre publicado no Le Monde informa que os Estados Unidos estão atacando a Huawei porque é a empresa mais avançada e uma das maiores da China. Os ataques contra a Huawei são a materialização da estratégia do governo dos Estados Unidos na guerra comercial e geopolítica com a China. Os serviços de segurança de outros países temem que as redes de telecomunicações da Huawei facilitem a espionagem a serviço da China. O elo particular entre o governo chinês e empresas – públicas ou privadas – é o que preocupa, em particular, o funcionamento do sistema político chinês e seu capitalismo de estado. As empresas, mesmo as privadas como a Huawei, devem acompanhar as políticas oficiais do governo chinês investindo no exterior. Em Bruxelas, a Huawei tem um grande escritório de lobby. A União Europeia é seu primeiro mercado fora da China. O artigo do Le Monde informa que a Huawei emprega 11.000 pessoas na Europa e criou inúmeras parcerias com universidades europeias como um centro de investigação matemática em Boulogne-Billancourt, a cooperação com universidades como a Humboldt em Berlim e o Instituto Real de Tecnologia, KTH, em Estocolmo. A capacidade dos países ocidentais de construir suas redes móveis independentemente da China no futuro está em jogo. Em 2008, enquanto as operadoras se preparavam para instalar o 4G, a Huawei era apenas a quarta empresa no mundo. Sua escalada ao topo foi alcançada em apenas uma década, isto é, a expectativa de vida média de uma rede móvel de “geração”. Pela primeira vez, a China está assumindo uma forte liderança na área tecnológica mais estratégica em um contexto de tensões entre Pequim e Washington e seus aliados. Mas o que restará da concorrência, se a Huawei mantiver o mesmo ritmo de progressão até a sexta geração? Essa situação pode levar ao desenvolvimento paralelo de dois ecossistemas tecnológicos distintos e hostis. Já, por causa da censura que bloqueia o acesso aos concorrentes dos Estados Unidos na China, os internautas chineses usam principalmente plataformas locais: a aplicação WeChat em vez de Facebook, Weibo ao invés de Twitter, ou Baidu ao invés de Google.

O artigo de Harold Thibault et Simon Leplâtre publicado no Le Monde informa que a Huawei se estabeleceu onde os principais fornecedores de equipamentos de rede não se aventuraram: no interior da China, depois nos países pobres. A Huawei se estabeleceu em países menos desenvolvidos, que os players estabelecidos negligenciaram. Isto não impediu a Huawei de obter uma vantagem tecnológica real. Quando uma empresa privada, como Huawei adquire uma dimensão internacional em um setor estratégico, ele é forçado a levar em conta o partido-estado, disse Paul Clifford, autor de The China Paradox.  Embora na sua gestão diária, a Huawei tenha um alto grau de independência e está em concorrência com outras empresas chinesas, como o grupo de telecomunicações ZTE, o partido que exerce o poder na China pode dar-lhe ordens, conforme necessário. E sob a presidência de Xi Jinping, a influência do partido em grandes empresas privadas chinesas aumentou. Quando chegou à chefia do partido e do Estado na China em novembro de 2012, Xi Jinping afirmou que a chave para a sobrevivência do partido único é garantir o controle sobre todos os componentes da sociedade: universidades, imprensa, advogados, mas também empresas. Em 2017, aprovou uma lei sobre inteligência, o Artigo 7 declara: “Qualquer organização ou cidadão deve, de acordo com a lei, apoiar, cooperar com inteligência nacional e manter sigilo sobre qualquer atividade de inteligência da qual ele está ciente”. As restrições, regulamentações e a governança da China sufocam as empresas privadas e são um fardo sobre os esforços do país para desenvolver negócios globais e ganhar “soft power”, afirma Duncan Clark, mostrando os limites para a internacionalização do país. 

3. A guerra financeira como arma de guerra moderna

O livro The death of money (A morte do dinheiro) de James Rickards publicado pela Penguin Random House UK, 2014, deixa bastante evidenciada a importância da guerra financeira que um país possa adotar para desestabilizar as instituições financeiras de um país inimigo e degradar sua capacidade econômica. Rickards afirma que a destruição da riqueza de um país inimigo através de um ataque a seu mercado pode ser mais eficaz do que afundar navios inimigos, quando se trata de enfraquecer um adversário. Guerra financeira é o futuro da guerra, segundo Rickards. O objetivo da guerra financeira é degradar as capacidades do inimigo e subjugar o inimigo enquanto busca vantagem geopolítica em áreas específicas. Se o atacante puder levar um país a um estado de quase colapso e paralisia, a uma catástrofe financeira enquanto avançando em outras frentes, então a guerra financeira será julgada bem sucedida, mesmo se o atacante incorrer em grandes custos. Todas as guerras têm custos e muitas guerras são destrutivas cuja recuperação leva anos ou décadas. A guerra financeira tem aspectos ofensivos e defensivos, segundo Rickards. Os aspectos ofensivos incluem ataques maliciosos em mercados financeiros do país inimigo projetado para interromper o comércio e destruir sua riqueza. Os aspectos defensivos envolvem rápida detecção de um ataque do inimigo seguido de resposta rápida como fechar mercados ou interceptar o tráfego de mensagens inimigas. A acão ofensiva pode consistir na interrupção da primeira tentativa ou retaliação da segunda tentativa. Na teoria, ataque e defesa convergem, já que a retaliação de segunda tentativa pode ser suficientemente destrutiva para impedir ataques de primeira tentativa, segundo Rickards.

Rickards afirma que a guerra de informação controlará a forma e o futuro da guerra. Esta tendência será altamente crítica para alcançar a vitória em futuras guerras. Uma unidade altamente secreta da National Security Agency (NSA) chamada Escritório de Tailored Access Operations (TAO) penetrou com sucesso no computador chinês e sistemas de telecomunicações por quase 15 anos, gerando algumas das melhores e mais confiáveis informações de inteligência sobre o que está acontecendo dentro da República Popular da China. TAO requer uma autorização de segurança especial para obter acesso aos espaços de trabalho da unidade dentro do complexo de operações da NSA. Os países agressores financeiros também podem utilizar operações psicológicas, psicopatas, para aumentar o a eficácia do ataque. Isso envolve a emissão de notícias falsas e o início de rumores. Histórias, por exemplo, de que um presidente do Fed foi seqüestrado ou que um financista proeminente sofreu um ataque cardíaco seria eficaz. Histórias de que um banco de primeira linha fechou as portas ou que um gestor de fundos de hedge se suicidou seriam suficientes. Os cenários de indução de pânico seriam difundidos. Segundo Rickards, China e Irã têm sido alvos da ação dos Estados Unidos na implementação da guerra financeira em curso no mundo visando a consecução de seus objetivos estratégicos. Diante da guerra financeira empreendida pelos Estados Unidos, a China vem adotando, também, uma resposta no campo estratégico. O Exército Popular de Libertação da China tornou explícita esta resposta estratégica em um livro de 1999 que se intitula Guerra irrestrita. Táticas de guerra irrestrita incluem várias maneiras de atacar um inimigo sem usar armas cinéticas como mísseis, bombas ou torpedos. Tais táticas incluem o uso de armas de destruição em massa que dispersam elementos biológicos, químicos ou radiológicos, causam baixas e aterrorizam a população civil. Outros exemplos de guerra irrestrita incluem ataques cibernéticos que podem derubar aviões, abrir comportas de represas, causar blecautes e desligar a Internet. Recentemente, ataques financeiros foram adicionados à lista de ameaças assimétricas articuladas.

A guerra irrestrita dos chineses foi desencadeada a partir da análise da crise financeira asiática de 1997 que espalhou o pânico financeiro global de 1998. Grande parte do sofrimento dos países da Ásia foi causado por banqueiros ocidentais que, repentinamente, tiraram dinheiro dos bancos nos mercados emergentes da Ásia, sofrimento este agravado por mau conselho econômico do FMI dominado pelas grandes potências capitalistas do Ocidente. Do ponto de vista asiático, todo o desastre parecia uma conspiração ocidental para desestabilizar suas economias. A instabilidade era real o suficiente para provocar motins e derramamento de sangue da Indonésia à Coreia do Sul, segundo Rickards. Os chineses foram menos afetados do que outras nações asiáticas pelo pânico de 1997 e 1998, mas eles estudaram a situação e começaram a ver como os bancos, trabalhando em conjunto com o FMI, poderiam minar a sociedade civil dos países e possivelmente forçar a mudança de regime. Uma de suas respostas à crise foi acumular dólar maciço como reserva financeira para que eles não ficassem vulneráveis em uma “corrida ao banco” repentino por credores ocidentais. A resposta dos chineses foi a de desenvolver uma doutrina de guerra financeira. A China tem reservas de mais de US$ 3 trilhões e a cada 10% de desvalorização do dólar engendrada pelo Fed representa uma transferência de riqueza real de US$ 300 bilhões da China para os Estados Unidos. Não está claro, segundo Rickards, por quanto tempo a China tolerará esse ataque à sua riqueza. Se a China não é capaz de derrotar os Estados Unidos no ar ou no mar, poderia atacar através dos mercados de capitais. A China tem desenvolvido, também, ações visando elevar seu estoque de ouro e seu possível uso como arma para minar o valor de troca do dólar. Com esta medida, a China poderia proteger suas reservas contra o congelamento de ativos ou sua desvalorização no caso de uma guerra financeira convertendo sua riqueza em papel em ouro que é uma opção que está agora perseguindo agressivamente. Cada lingote de ouro adquirido pela China reduz sua vulnerabilidade financeira. As possíveis intenções da China podem ser inferidas a partir do status de ser o maior comprador de ouro do mundo. 

Rickards afirma que a China está à frente dos Estados Unidos com sua doutrina de guerra financeira estratégica que surgiu em 1999 em resposta ao choque financeiro asiático de 1997. Em 2012, tanto a China quanto os Estados Unidos haviam se engajado em esforços para desenvolver doutrinas estratégicas e táticas de guerra financeira. Na implementação da guerra financeira, a China tem adotado formas mais sutis de ataque financeiro como, por exemplo, em janeiro de 2011, o The New York Times informou que a China passou a ser uma vendedora líquida de títulos do Tesouro dos Estados Unidos em 2010, após ser um comprador líquido. O relatório do Times achou esta venda estranha porque a China ainda estava acumulando enormes reservas em dólar de seus superávits comerciais e ainda estava comprando dólares para manipular o valor de sua moeda, o Yuan. Outra técnica usada pela China para disfarçar suas operações de inteligência de mercado financeiro foi reportada em 2007 pelo The New York Times, quando divulgou que o China Investment Corporation (CIC), outro fundo soberano, concordou em comprar US$ 3 bilhões em ações do Blackstone Group, a poderosa e secreta empresa de capital privado sediada nos Estados Unidos. Os Estados Unidos não são o único alvo potencial da guerra financeira chinesa. Em setembro de 2012 um alto funcionário chinês, escrevendo no periódico Comunista China Daily, sugeriu a montagem de um ataque ao mercado de títulos japoneses em retaliação às provocações japonesas envolvendo territórios insulares no Mar da China Oriental. As ações da China nos mercados de títulos e private equity (fundos privados de ações) são parte de seu esforço de longo prazo para operar de forma furtiva, se infiltrar em nós críticos e obter informações corporativas valiosas no processo. Estes esforços financeiros estão sendo realizados lado a lado com esforços maliciosos no ciberespaço e ataques a sistemas que controlam a infraestrutura crítica, lançada pela unidade de espionagem militar da China. Esses esforços combinados serão úteis à China em futuros confrontos com os Estados Unidos. 

A China não é o único país que luta contra uma guerra financeira promovida pelos Estados Unidos. Tal guerra está sendo travada hoje, também, entre os Estados Unidos e o Irã e entre os Estados Unidos e seus aliados ocidentais contra a Rússia. Os Estados Unidos buscam desestabilizar o regime iraniano e inviabilizar seu programa nuclear negando-lhe acesso a redes críticas de pagamentos. Em fevereiro de 2012, os Estados Unidos proibiram o Irã de utilizar os sistemas de pagamentos em dólares dos Estados Unidos controlados pelo Federal Reserve e pelo Tesouro norte-americano. O Irã foi oficialmente impedido pelos Estados Unidos de participar de pagamentos ou recebimentos em moeda forte com o resto do mundo. Segundo Rickards, o governo dos Estados Unidos não fez segredo de seus objetivos na guerra financeira com o Irã. Em 6 de junho de 2013, o funcionário do Tesouro dos Estados Unidos David Cohen disse que o objetivo das sanções dos Estados Unidos era causar depreciação da moeda iraniana e torná-la inutilizável no comércio internacional. Os resultados foram catastróficos para a economia iraniana. O Irã é um dos principais exportadores de petróleo que precisa ter acesso a sistemas de pagamentos para receber dólares pelo petróleo que exporta para o exterior. É também um grande importador de produtos refinados de petróleo, alimentos e eletrônicos de consumo, como computadores da Apple e impressoras HP. De repente, o Irã não tinha como pagar por suas importações e sua moeda entrou em colapso. Mesmo antes das sanções norte-americanas contra o país, o Irã reagiu, comprando ouro para impedir que os Estados Unidos ou seus aliados congelassem seus saldos em dólar. A Índia é um importante importador de petróleo iraniano, e os dois parceiros comerciais tomaram medidas para implementar uma troca de óleo por ouro. A Índia compraria ouro nos mercados globais e trocaria com o Irã por remessas de petróleo. Por sua vez, o Irã poderia trocar o ouro com a Rússia ou a China por alimentos ou produtos manufaturados. Em face de sanções financeiras extremas, O Irã estava mais uma vez provando que o ouro é dinheiro bom em todos os momentos e em todos os lugares. 

A Turquia rapidamente se tornou, também, uma das principais fontes de ouro para o Irã. Exportações turcas de ouro para o Irã em março de 2013 foi de US$ 381 milhões, mais do que o dobro do mês anterior. No entanto, ouro não é tão fácil de movimentar quanto os dólares digitais, e o intercâmbio com ouro têm seus próprios riscos. Outra fonte de ouro com destino ao Irã é o Afeganistão. Em dezembro de 2012, o The New York Times informou sobre um comércio triangular entre o Afeganistão, Dubai e Irã. O Irã também usa bancos chineses e russos para atuar como operações de fachada para pagamentos ilegais. O Irã organizou grandes depósitos em moeda forte em bancos chineses e russos antes das sanções norte-americanas entrarem em vigor. No final de 2012, os Estados Unidos alertaram a Rússia e a China sobre a assistência ao Irã e sobre as sanções, mas nenhuma punição foi imposta aos russos ou chineses. Os Estados Unidos não agiram duramente contra a Rússia ou a China porque tinha agendas mais importantes para prosseguir com ambos, incluindo a Síria e a Coreia do Norte. O Irã também demonstrou como a guerra financeira e a guerra cibernética poderiam ser combinadas em um híbrido ataque assimétrico. Em maio de 2013, hackers iranianos teriam obtido acesso aos sistemas de software usados por empresas de energia para controlar oleodutos e gasodutos em todo o mundo. Manipulando este software, o Irã poderia causar estragos não só em cadeias de suprimentos físicos, mas também em energia e mercados de derivativos. O Irã sofreu com as sanções, mas não entrou em colapso. No final de 2013, houve um acordo entre o presidente Obama e o presidente iraniano. Em particular, as sanções pelas compras de ouro pelo Irã foram removidas, permitindo que o Irã estocasse ouro usando o dinheiro do dólar com as vendas de petróleo. O Presidente Obama deixou claro que, embora as sanções tenham sido flexibilizadas, elas poderiam ser reimpostas se o Irã não cumprisse suas promessas de reduzir seus programas nucleares. Como é de conhecimento geral, Donald Trump desconsiderou o acordo assinado com o Irã, além de impor novas sanções.  

A guerra financeira entre os Estados Unidos e o Irã de 2012–13 ilustra como as nações que conseguiram resistir aos Estados Unidos podem se defrontar no campo de batalha financeiro. Os Estados Unidos queriam tirar o Irã do sistema de pagamentos em dólar e nisso foi bem-sucedido. Um sistema de pagamento alternativo não baseado em dólar está agora tomando forma na Ásia e o ouro provou ser uma arma financeira eficaz. Esta situação está contribuindo para os aliados do Irã falarem abertamente sobre a construção de novos sistemas bancários e de pagamentos não baseados em dólares. As sanções econômicas do governo Biden contra a Rússia atingem duas instituições financeiras russas – os bancos VEB e PSB, incluindo 42 subsidiárias – e impedem negociação de novos papéis da dívida pública russa no mercado. Isso significa que foi cortado o acesso do governo da Rússia às finanças ocidentais. A Rússia não poderia mais levantar dinheiro do Ocidente e não poderia negociar sua nova dívida nos mercados americano e europeus. Estas medidas são mais duras do que as tomadas em 2014, quando a Rússia anexou a região ucraniana da Crimeia. As novas sanções americanas se juntam a ações que governos europeus também tomaram. O primeiro-ministro alemão, Olaf Scholz, anunciou a interrupção do processo de certificação do gasoduto Nord Stream 2, que está pronto, mas ainda não em operação. Os bancos russos foram retirados do sistema de pagamento internacional Swift. Empresas ocidentais abandonaram a Rússia por causa desses impactos. A economia russa não colapsou apesar das sanções que vão desde o corte de relações comerciais entre países a congelamento de metade das reservas russas no exterior e restrições ao sistema financeiro. A economia russa não colapsou porque a China e a Índia têm ajudado o país com um “comércio normal” de cooperação.  

A guerra financeira encetada pelos Estados Unidos pode fazer com que seus inimigos desenvolvam ações que contribuam para produzir danos sobre o sistema econômico e financeiro internacional que apresenta grande fragilidade. O colapso financeiro em 2008 não foi um ato de guerra financeira, mas demonstrou para os Estados Unidos a complexidade e vulnerabilidade do sistema financeiro global. Aproximadamente US$ 60 trilhões de riqueza foram destruídos no pico da crise em outubro de 2007. Os ataques cibernéticos na infraestrutura dos Estados Unidos, incluindo bancos e outras instituições financeiras, estão crescendo e podem assumir muitas formas. Em 23 de abril de 2013, uma conta do Twitter mantida pela Associated Press foi hackeada e usada para distribuir uma falsa mensagem de que a Casa Branca tinha sido alvo de um ataque terrorista e que o presidente Obama foi ferido. O Irã reivindicou o crédito pelo ataque. O sucesso dos hackers e a reação do mercado demonstrou que os mercados podem ser manipulados por vários meios. Esses eventos apontam para o tipo mais perigoso de ataque financeiro que combina ataques cibernéticos e guerra financeira. Os mercados de capitais hoje são tudo menos à prova de falhas. Na verdade, eles são cada vez mais propensos a falhas. Tudo que é relatado no livro The deats of money de James Rickards mostra que a humanidade se defronta com riscos cada vez maiores de instabilidade política, econômica e social proporcionadas pelas guerras cibernéticas, financeiras e por armamentos sofisticados que produzem destruição. 

4. A guerra cibernética como arma de guerra moderna

O artigo de Fernando Alcoforado A guerra cibernética como arma de guerra moderna, publicado no website <https://www.portalsaudenoar.com.br/a-guerra-cibernetica-com-arma-de-guerra-moderna/> informa que a ciência e a tecnologia são utilizadas na guerra cibernética como uma das armas da guerra moderna. A guerra cibernética se apoia na tecnologia da informação e, modernamente, também nos avanços proporcionados pela inteligência artificial. A cibernética é uma ciência de característica interdisciplinar tendo como base a pesquisa cientifica. A cibernética como campo científico teve início durante a 2ª Guerra Mundial tendo como precursor Norbert Wiener que trabalhava na programação de computadores e nos mecanismos de controle para artilharia antiaérea.  O objetivo de Wiener com a cibernética era desenvolver pesquisas para criar um sistema artificial capaz de desenvolver funções até então essencialmente humanas, como, por exemplo, executar padrões de cálculos complexos, prever o futuro e a trajetória de uma aeronave. Nesta época, Wiener se interessou pelo princípio do feedback e controle que consiste no uso de detectores que trabalhem como órgãos sensoriais e coletem informações sobre o desempenho das funções esperadas para determinado equipamento. A guerra cibernética consiste, basicamente, no uso de ataques digitais para fins de espionagem ou sabotagem contra as estruturas estratégicas ou táticas de um país. A espionagem visa roubar informações táticas e estratégicas como dados sobre a movimentação de tropas, os pontos fortes e fracos do sistema bélico do país e qualquer outra informação valiosa sobre recursos necessários para a guerra. Na sabotagem, pode ir de uma ação simples como derrubar os servidores de um site governamental a algo extremamente nocivo como fazer o lançamento de uma ogiva nuclear. A sabotagem se resume a “fazer algo” ao contrário da espionagem, que se resume a “descobrir algo”.

Na guerra cibernética, hackers com apoio do Estado, sejam membros das forças militares de um país, ou financiados por tal país, atacam computadores e redes de países oponentes que afetem recursos necessários para a guerra. Eles fazem isso da mesma forma que em qualquer outro computador ou sistema, isto é, estudam o sistema profundamente, descobrem suas falhas e usam essa falhas para controlar esse sistema ou destruí-lo. Hackers podem usar informações confidenciais destinadas a outrem (espionagem) para ganhar a dianteira na batalha contra seu adversário. Pode descobrir a velocidade de um míssil e construir outro míssil ou um avião que possa ultrapassá-lo. Pode descobrir para onde o inimigo está movendo suas tropas e planejar uma emboscada. Pode descobrir quais cientistas são importantes na criação dessas armas, ou qual político foi imprescindível na arrecadação de fundos para o tal sistema bélico e atacá-los diretamente com o uso, por exemplo, de drones. Quando o país possui o controle desses sistemas, é possível, também, sabotar pessoas e estruturas. Ao descobrir como as tropas estão se comunicando, o país ganha acesso à rede para que possa confundir o inimigo e invadir a base deles. Poderia invadir seus sistemas/contas e fraudá-los, se passando por um deles. Ou poderia usar essas informações para controlá-los e chantagear pessoas por causa de algo achado no computador ou sequestrar suas famílias usando informações privadas. Destruir os sistemas de países inimigos tem um resultado óbvio: destrói o que controla esse sistema, e, consequentemente, impede-o de funcionar. Um exemplo comum de ciberguerrilha é o uso de ataques para desativar sites governamentais e redes sociais. Essa tática foi usada efetivamente pelos russos durante a Guerra da Ossétia do Sul em 2008, causando caos e espalhando informações falsas para a população antes e durante a invasão russa.

A guerra cibernética tem como alvo qualquer setor importante para a infraestrutura do inimigo. Isso significa setores como o exército, a defesa nacional e a indústria bélica. No entanto, esses alvos também podem ser fábricas de armas, minas e outras manufaturas que auxiliem no funcionamento dessas fábricas e o sistema elétrico, que fornece energia para todos esses setores. Na sua versão mais assustadora, a guerra cibernética pode ter como alvo o recurso estratégico mais importante de um país que é sua população. Um hacker poderia fazer um ataque terrorista para desestabilizar ou desmotivar uma população a lutar. Isso implica em desencadear uma guerra financeira com ataques aos setores financeiros, que causariam danos econômicos ou ataques a sistemas de comunicação para desativar a rede de telefonia e a internet. A guerra cibernética não faz nenhuma distinção entre alvos civis e militares. Apesar de um míssil causar um dano muito maior do que um vírus, um ciberataque pode resultar em perdas e mortes de civis. Se houvesse um ataque ao sistema energético de qualquer país e o sistema fosse destruído por um ciberataque não seriam só as fábricas de armas que parariam de funcionar. Um ataque desses resultaria também em acidentes de trânsito, cirurgias interrompidas, falhas em máquinas de suporte à vida quando uma quantidade elevada de pessoas poderia morrer. É muito difícil descobrir o autor de um ciberataque nem os governos que financiam esses ataques. Um aspecto que faz as armas digitais piores do que as armas nucleares é o de descobrir quem fez o ataque. É muito fácil esconder a origem de um ataque desses mascarando a identificação do autor dos ataques. Mesmo que o governo descubra de qual computador o ataque foi efetivado, ainda existe a dificuldade de descobrir quem era a pessoa atrás da tela e é ainda mais difícil saber se ele era, ou não, um agente do governo.

De acordo com Fernando Alcoforado, não existem dúvidas sobre o uso da capacidade cibernética com o objetivo de conseguir vantagem política, econômica e militar. Segundo se noticia, de um lado, China, Rússia, Irã e Coreia do Norte e, de outro, Estados Unidos, Israel, Reino Unido e França dispõem de meios cada vez mais sofisticados para obter informações de governos e de empresas para influir na vida das pessoas e destruir a infraestrutura e objetivos estratégicos de seus oponentes. O mundo entrou numa fase de guerra permanente: sem frente de batalha e sem regras de engajamento. A guerra cibernética se assemelha à guerra insurrecional, com a diferença de poder planejar e executar a ação à distância, longe do inimigo. A utilização de algoritmos de inteligência artificial multiplicará o impacto das ações e criará no adversário novas vulnerabilidades. Será mais difícil a identificação de seus autores, pela utilização dos robôs para autorizar a difusão de falsas informações nas redes sociais ou para a disponibilização com livre acesso de algoritmos permitindo incluir pessoas em qualquer vídeo e de colocar em sua boca o que se deseje que ele diga. É possível que já estejam acontecendo operações de espionagem cibernética, de sabotagem ou de influência comandadas de maneira completamente autônoma, necessitando apenas do sinal verde de alguém. O entendimento de que a tecnologia 5G possa ser explorada para espionagem e sabotagem de instalações de infraestrutura, rede de comunicação e centros financeiros passou a ser uma nova preocupação e está na raiz da proibição da compra de produtos da Huawei para as redes 5G públicas ou privadas nos Estados Unidos. A nova guerra fria entre os Estados Unidos e a China começou com o comércio, mas deve se deslocar rapidamente para a tecnologia, em que a China dá mostras de estar à frente de Washington nos avanços da aplicação da última geração 5G.

Tudo que acaba de ser relatado deixa bastante evidenciado que a ciência e a tecnologia estão a serviço não apenas da emancipação humana, mas também a serviço da guerra e da destruição da humanidade. Na verdade a ciência e a tecnologia passaram a ser utilizadas para o bem e para o mal. A expectativa de que a ciência e da tecnologia seria utilizada exclusivamente para o progresso da humanidade foi dolorosamente interrompida por eventos que marcaram a sociedade atual sendo os principais deles sem dúvida às catástrofes da 1ª e da 2ª Guerra Mundial. Na verdade a ciência contribuiu para a barbárie de duas guerras mundiais com a invenção de armamentos bélicos poderosos e destrutivos e continua contribuindo para a sofisticação da guerra moderna.

5. A 3ª Guerra Mundial é inevitável?

A história da humanidade tem se caracterizado por períodos de estabilidade global e, também, de caos sistêmico. O período de estabilidade global resulta da hegemonia exercida por um determinado país que, liderando o sistema mundial interestatal, difunde valores e constrói instituições que garantem sua supremacia sem contestação. Já o caos sistêmico se dá quando a hegemonia baseada no poderio econômico e militar de um determinado país tende a ser corroído e a hierarquia de poder e riqueza entre as grandes potências sofre profundas alterações. Quando há uma escalada da competição e dos conflitos entre as grandes potências que ultrapassa a capacidade reguladora das estruturas existentes, surgem novas estruturas que desestabilizam ainda mais a configuração dominante de poder (Ver Arrighi; Silver, Caos e governabilidade no moderno sistema mundial, Contraponto Editora, Rio, 2001). Arrighi e Silver afirmam que a crise e o colapso de uma ordem mundial resultam tanto do enfraquecimento das “estruturas existentes” – alicerçadas no poder hegemônico do país líder – quanto da ascensão de “novas estruturas” que buscam um rearranjo sistêmico através da competição econômica e/ou da contestação política e militar. Esta situação aconteceu ao longo da história da humanidade quando, por exemplo, a Holanda superou econômica e militarmente a Espanha e se impôs como potência hegemônica do fim do Século XVI até a maior parte do Século XVIII. O mesmo aconteceu com a Inglaterra que se impôs como potência hegemônica da segunda metade do Século XVIII até o início do Século XX suplantando econômica e militarmente a Holanda e depois de derrotar militarmente a França em Waterloo em 1815 que ambicionava também o poder mundial.

A Inglaterra, potência hegemônica nos séculos XVIII e XIX, foi desafiada no final do século XIX pela Alemanha que lutava pela redivisão do mundo da qual resultou a Primeira e Segunda Guerra Mundial. A derrota militar da Alemanha e o declínio econômico da Inglaterra contribuiram para a ascensão dos Estados Unidos à condição de potência hegemônica. Após a Segunda Grande Guerra, quando o mundo foi dividido em duas áreas de influência, uma liderada pelos Estados Unidos e outra pela União Soviética, foi estruturado um sistema bipolar que durou quase meio século sob o risco da eclosão de uma guerra nuclear. O desmoronamento da União Soviética em 1989 levou os Estados Unidos a exercerem sua hegemonia no mundo sem contestação até o início do século XXI. Paul Kennedy afirma que o exercício da liderança consensual global, a prosperidade econômica e o poderio militar norte-americano do pós-guerra estariam em crise (Ver Kennedy, Paul. Ascensão e queda das grandes potências, Editora Europa- America Pt, 1990). O declínio dos Estados Unidos se acentuou na primeira década do século XXI ao tempo em que ocorreu a ascensão econômica da China que pode assumir a condição de maior potência mundial em meados do século XXI. Entretanto, não fica claro se haverá um final feliz para a humanidade. Será que a ascensão da China aumenta a probabilidade de guerra entre as grandes potências? Haverá uma nova era de tensão entre Estados Unidos e China tão perigosa quanto foi a Guerra Fria (3ª. Guerra Mundial) entre Estados Unidos e a União Soviética?

Se a prosperidade da China acontecer às custas da inviabilização da recuperação das economias dos Estados Unidos e da União Europeia e, também, da economia mundial, poderia levar os Estados Unidos e outros países a confrontá-la. Este processo poderia gerar uma situação similar à Guerra Fria entre os Estados Unidos e a União Soviética. Robert D. Kaplan, jornalista norte-americano estudioso de política internacional, afirma que a emergência da China como uma superpotência é inevitável e que conflitos de interesses com os Estados Unidos serão incontornáveis. Ele admite uma confrontação militar entre os Estados Unidos e a China (Ver o artigo A pacífica ascensão da China: perspectivas positivas para o futuro? de Antônio José Escobar Brussi publicado na Revista Brasileira de Política Internacional, vol.51, no.1, Brasília, 2008). Outra possibilidade é a de que a China seja bem-vinda à ordem existente e que se admita que prospere dentro dela. Esta situação resultaria da interdependência econômica existente entre os Estados Unidos e a China porque esta depende do mercado e dos investimentos norte-americanos e os Estados Unidos precisam do Banco Central chinês para comprar boa parte dos títulos da dívida dos Estados Unidos. Esta situação reforça a posição defendida por Henry Kissinger, ex-Secretário de Estado norte-americano, que entende que o interesse americano será muito mais facilmente alcançado a partir da cooperação com a China.  James Pinkerton, escritor e analista político norte-americano, é um duro crítico da estratégia de contenção militar de Kaplan e da proposta de acomodação de Kissinger. Pinkerton se opõe a Kaplan porque considera inviável uma coalizão suficientemente ampla para o enfrentamento da China nos moldes da organizada para derrotar a Alemanha na Segunda Guerra Mundial. Pinkerton propõe que, ao invés do enfrentamento direto, o governo dos Estados Unidos coloque as atuais potências asiáticas (Índia, China e Japão) umas contra as outras (Ver o artigo acima citado de Antônio José Escobar Brussi). A 3ª Guerra Mundial é evitável ou inevitável? 

Há o risco de o governo dos Estados Unidos conduzir o mundo à 3ª Guerra mundial no conflito com a Rússia na Ucrânia. Ao invés de tentar uma solução negociada com a Rússia para a guerra na Ucrânia, o governo Biden preferiu o confronto estabelecendo sanções econômicas contra a Rússia e seus cidadãos, além de armar o governo da Ucrânia para resistir à invasão russa. No entanto, a China representa a maior preocupação o dos Estados Unidos por considerá-la uma potência que desestabiliza seus interesses hegemônicos. Uma nova etapa na política externa dos Estados Unidos foi reafirmada na nova Estratégia de Segurança Nacional (NNS) aprovada em outubro de 2022, onde se declara abertamente que o perigo vem da China, tanto no plano econômico quanto no militar. Enquanto a Rússia é reduzida a um perigo limitado apenas à segurança da Europa central. Algo que se verifica ao observar como os Estados Unidos têm deslocado capacidades militares para o Oceano Pacífico e Sudeste Asiático. 

O próprio Biden, em declaração dada no dia 6 de outubro de 2022, durante um evento do Partido Democrata, em Nova Iorque, afirmou que vê risco de “Armagedom” nuclear — guerra final — no conflito com a Rússia que está no nível mais alto desde a Guerra Fria ao citar que Putin “não está brincando” quando fala sobre o uso potencial de armas nucleares táticas, armas químicas ou biológicas, porque seu Exército é significativamente menos capaz. Segundo ele, o uso de uma arma nuclear poderia sair do controle e levar à destruição global. Esta afirmação demonstra que Biden age de forma irresponsável porque sabe do risco de uma hecatombe nuclear e nada faz para evitá-la buscando uma solução negociada diplomaticamente com a Rússia.  O mundo corre o risco de eclosão da 3ª Guerra Mundial que poderá ser evitada se houver a celebração de um acordo de paz entre os presidentes Joe Biden e Wladimir Putin para acabar, inicialmente, com a guerra na Ucrânia e, posteriormente, com a reforma do sistema internacional para acabar com as guerras em todo o mundo. No conflito da Ucrânia, diante da impossibilidade do governo dos Estados Unidos impor sua vontade à Rússia urge a celebração de um acordo de paz entre os presidentes Biden e Putin para acabar com a guerra na Ucrânia porque a guerra entre a Rússia e a Ucrânia pode evoluir para um conflito que se estenderia pela Europa e pelo mundo se transformando em guerra mundial. Se isto ocorrer abriria o caminho para o envolvimento das grandes potências militares de consequências imprevisíveis com o uso de armas nucleares. É preciso que todos entendam que a guerra na Ucrânia é cenário da disputa entre Rússia e Estados Unidos. De um lado, temos os Estados Unidos que desejam a presença da OTAN na Ucrânia e, de outro, temos a Rússia que não quer a presença da OTAN na Ucrânia. A guerra na Ucrânia só chegará ao fim se Biden e Putin chegarem a um acordo sobre o fim do conflito entre Rússia e Estados Unidos com a supervisão da ONU.  

O acordo inicial entre Biden e Putin poderia ocorrer com a Rússia aceitando o cessar fogo na Ucrânia com a condição de os Estados Unidos desistirem da incorporação da Ucrânia à OTAN. O acordo definitivo consistiria em a Rússia acabar com suas hostilidades na Ucrânia liberando territórios ocupados neste país, à exceção da Crimeia, assumindo o ônus de reconstruir o que foi destruido pela guerra com a condição de os Estados Unidos e a OTAN abandonarem os países do leste europeu e a Finlândia que a ela aderiram voltando para os limites existentes em 1997 e assumirem o compromisso de removerem as sanções econômicas e financeiras adotadas contra a Rússia. O acordo entre Biden e Putin seria vantajoso para para a Ucrânia, a Rússia, os Estados Unidos, a Europa e para o mundo. A Ucrânia ganharia com este acordo porque acabaria o sofrimento de sua população, evitaria a ocupação militar de seu território pela Rússia, recuperaria sua soberania sobre o território nacional e teria a reconstrução do país realizado pela Rússia. A Rússia ganharia com este acordo porque haveria a remoção das sanções econômicas e financeiras contra ela adotadas pelos Estados Unidos e seus aliados ocidentais, haveria o abandono da pretensão da OTAN de adesão da Ucrânia como um dos seus paises integrantes e o compromisso dos Estados Unidos e da OTAN de abandonarem os 14 países do leste europeu (Albânia, Bulgária, Croácia, Eslováquia, Eslovênia, Estónia, Hungria, Letônia, Lituânia, Macedónia do Norte, Montenegro, Polónia, Romênia e República Tcheca) e a Finlândia que ingressou recentemente na organização. Os Estados Unidos ganhariam com o acordo porque deixaria de ocorrer a desestabilização de sua economia com uma guerra prolongada. A Europa ganharia com o acordo porque desapareceria a ameaça de cessação do suprimento do petróleo e do gás natural da Rússia e de desestabilização de suas economias com uma guerra prolongada. O mundo ganharia com o acordo porque deixaria de ocorrer a desestabilização da economia mundial com graves repercussões nas economias de todos os países e desapareceria a ameaça de nova guerra mundial que levaria ao fim da espécie humana. Para Biden e Putin celebrarem este acordo de paz, é preciso que a ONU, através de seu secretário geral, saia de sua passividade na busca da paz mundial e a China e todos os países amantes da paz se mobilizem visando sua realização. 

Para afastar definitivamente novos riscos de uma nova guerra mundial e que se concretize a paz perpétua em nosso planeta, seria preciso a reforma do sistema internacional atual que é incapaz de garantir a paz mundial. O novo sistema internacional deveria funcionar com base em um Contrato Social Planetário que seria a Constituição do planeta Terra. Para a elaboração do Contrato Social Planetário deveria haver a convocação de uma Assembleia Mundial Constituinte com a participação de representantes de todos os países do mundo eleitos para este fim. O Contrato Social Planetário deveria estabelecer a existência de um Governo Mundial cujo presidente deveria ser eleito com mais de 50% de votos do Parlamento Mundial a ser, também, constituído com representantes eleitos nos diversos países do mundo. Além do Governo Mundial e do Parlamento Mundial, deveria ser constituida, também, a Corte Suprema Mundial que deveria ser composta por juristas de alto nivel do mundo escolhido pelo Parlamento mundial que atuariam por tempo determinado. A Corte Suprema Mundial deveria julgar os casos que envolvam litigios entre paises, os crimes contra a humanidade e contra a natureza praticados por Estados nacionais e por governantes à luz do Contrato Social Planetário, julgar conflitos que existam entre o Governo Mundial e o Parlamento Mundial e atuar como guardiã do Contrato Social Planetário. O Governo Mundial não terá Forças Armadas próprias devendo contar com o respaldo de Forças Armadas dos países que seriam convocadas quando necessário. 

Portanto, com esta sistemática o Parlamento Mundial legislaria com sucesso por meio de um processo democrático. Não haveria a necessidade de um ente que atuaria como policial do mundo porque quem exerceria o poder seria o Presidente do Governo Mundial que usaria as Forças Armadas de determinados países que seriam convocadas quando necessário. O novo estado de direito internacional seria executado pelos três poderes constituidos: Governo Mundial, Parlamento Mundial e Corte Suprema Mundial. O poder mundial repousaria no Governo Mundial, no Parlamento Mundial e na Corte Suprema Mundial. O poder mundial não corromperia nem seria corrompido porque haveria a vigilância de todos os poderes constituídos. Governo Mundial, Parlamento Mundial e Corte Suprema Mundial atuariam como freios e contrapesos visando a eficiência e eficácia do sistema internacional.

Estas são, portanto, as medidas que deveriam ser adotadas a curto prazo para acabar com a guerra na Ucrânia e, a médio e longo prazo, para acabar definitivamente com as guerras no mundo. Os cidadãos de todo o mundo amantes da paz deveriam se mobilizar em seus países para exigirem de seus governos e da ONU o empenho na concretização da paz mundial para evitar a eclosão da 3ª Guerra Mundial.

6. As causas da violência e das guerras no mundo  

Vivemos em um mundo que tem como uma das suas características principais a violência praticada pelo homem contra seus semelhantes. A percepção de muita gente é a de que a violência representa o predomínio do instinto animal que possuímos sobre os valores da civilização. Isto explicaria a escalada da criminalidade e das guerras em todas as épocas em todo o mundo. O debate sobre a violência coloca na ordem do dia a questão sobre a natureza humana cujo tema foi tratado por eminentes pensadores como Raymond Aron (filósofo e sociólogo francês), Henry Bergson (filósofo e diplomata francês), Hannah Arendt (filósofa alemã), Sigmund Freud (austríaco, neurologista e fundador da Psicanálise), Carl Rogers (norte-americano precursor da psicologia humanista), Thomas Hobbes (cientista político, filósofo e matemático inglês), Jean-Jaques Rousseau (escritor e filósofo suíço) e Karl Marx (economista, filósofo, historiador e cientista político alemão), entre outros. Há milênios cientistas e filósofos levantam a seguinte questão: a natureza humana é inata ou é produto do ambiente ou de ambos? É determinada geneticamente ou pela sociedade onde vive o ser humano ou por ambos? Por que o mundo se torna mais violento a cada ano? Não apenas se verifica um aumento do número de conflitos armados no globo, como as próprias pessoas estão mais violentas. Qual a explicação para isso? Não é incomum a afirmativa de que desde que o mundo é mundo, sempre existiu a violência entre os seres humanos. Será difícil encontrar alguém hoje que não acredite nesta afirmativa. E, no entanto, ela é falsa. Nos primórdios da humanidade não havia a violência que se manifesta hoje nas relações entre os indivíduos e entre as comunidades humanas.

Nenhum ser humano, nenhum povo daquele tempo longínquo teria tido a ideia de agredir um seu semelhante. Nem sequer, eles seriam capazes de, por exemplo, anexar terras do seu vizinho contra a sua vontade, por meio da força bruta. É difícil tentar estabelecer um paralelo entre o modo de vida dos seres humanos daquela época com a humanidade de hoje. Naquela época, o viver em paz e harmonia com os seus semelhantes era para os seres humanos algo tão natural como respirar, comer e dormir. Seres humanos já viveram na Terra, sem se ofenderem ou se maltratarem uns aos outros, muito menos guerrearem entre si. Isso, contudo, foi há muito, muito tempo. Nenhum registro dessa época chegou até o presente e, por isso, é suposto que esta situação não tenha existido. Segundo Raymond Aron, à medida que a vida do homem se organiza em famílias e em bandos, menos prováveis nos poderiam parecer as condutas propriamente belicosas (ARON, Raymond. Paz e Guerra entre as nações. Editora Universidade de Brasília, 1962). A maior parte dos animais luta, mas são raras as espécies que praticam a guerra, entendida como ação coletiva e organizada. Aron afirma que a o homo sapiens surgiu há cerca de 600.000 anos. A revolução neolítica, a agricultura regular e a criação de animais datam de uns 10.000 anos. As civilizações ou sociedades complexas surgiram há cerca de 6.000 anos. Isto significa dizer que o período denominado histórico representa um centésimo da duração total da existência da humanidade no planeta Terra. Segundo Aron, nenhum antropólogo encontrou jamais qualquer prova de que os homens tivessem elaborado uma organização ou uma tática de combate antes da idade Idade do Bronze (3300 a.C. a 1300-700 a.C.). Não surpreende, pois, que os primeiros indícios incontestáveis dos exércitos e da guerra datem da Idade do Bronze que é um período da civilização no qual ocorreu o desenvolvimento desta liga metálica resultante da mistura de cobre com estanho.  

Assim como para os primeiros seres humanos seria inconcebível a ideia de causar qualquer dano ao seu semelhante, hoje, soa como ilusão, fantasia, a ideia de um mundo sem conflitos, por considerarmos a violência como uma característica própria do ser humano. Pode-se especular se não teria havido uma fase intermediária entre os muitos milênios durante os quais o homem viveu sob a ameaça das feras e o período, bem mais curto, em que a ameaça a sua segurança passou a se originar em outros homens. Seria uma época em que os homens possuíam meios técnicos suficientes para a defesa contra as feras e sem engajamento na busca das riquezas e nas lutas de classes, nas conquistas e nos domínios. Está demonstrado que sociedades pequenas, sem instrumentos metálicos, isoladas, ainda não mostram traços característicos das sociedades belicosas. Raymond Aron afirma em sua obra acima citada que os biólogos chamam de agressividade a propensão de um animal a atacar outro da mesma espécie ou espécie diferente. Na maior parte das espécies (mas não em todas) os indivíduos lutam entre si. Alguns não são agressivos (isto é, não tomam a iniciativa do ataque), mas se defendem quando são atacados. Entre os primatas, o homem se situa na parte inferior da escala de agressividade. Enquanto animal, é relativamente combativo. Em outras palavras, basta um estímulo pouco intenso para levá-lo a desencadear a agressão. Segundo Aron, entre os vertebrados superiores, os grupos frequentemente manifestam agressividade com respeito a indivíduos que não pertencem à sua coletividade. Na espécie humana, porém, as manifestações de agressividade são inseparáveis da vida coletiva. Mesmo quando se trata da reação de um indivíduo contra outro, a agressividade é influenciada, de muitos modos, pelo contexto social. O surgimento de uma existência propriamente social não foi a única causa das novas dimensões que assumiu o fenômeno da agressividade: a frustação e a inadaptação que levam o indivíduo à reação agressiva constituem o fato mais importante nas relações humanas.

Aron é defensor da tese de que a frustação é uma experiência psíquica, revelada pela consciência. Todos os indivíduos sentem frustações desde a infância. A frustação é antes de mais nada a experiência de uma privação, isto é, um bem desejado e não alcançado, uma opressão sentida penosamente. A cadeia de causalidade que leva às emoções ou aos atos de agressividade se origina sempre em um fenômeno externo. Não há prova fisiológica que haja uma incitação espontânea à luta, originada no próprio organismo do indivíduo. A agressão física e a vontade de destruir não constituem a única reação possível à frustração. A dificuldade em manter a paz está mais relacionada à humanidade do homem do que à sua animalidade. Henry Bergson, por sua vez, afirma que a origem da violência e da guerra é a existência da propriedade, individual ou coletiva, e como a humanidade está predestinada à propriedade, pela sua estrutura, a violência e a guerra seria natural (BERGSON, Henry. Les Deux Sources de la Morale et de la Religion. French & European Pubns, 1976). Os povos que temem a falta de alimentos e das matérias-primas de que necessitam se julgam ameaçados pela fome ou o desemprego, são capazes de tudo. Para sobreviver, estão prontos a atacar. Assim nascem as guerras autênticas, ajustadas à sua essência.  Hannah Arendt abordou a questão da violência em sua obra On Violence publicado pela Harvest Book em 1970 na qual discute, especialmente com Niezstche e Bergson, acerca do que ela chama da justificação biológica da violência. Estes pensadores atribuem ao poder uma dimensão expansionista natural e uma necessidade interna de crescer. A ação violenta, neste contexto, é explicada como uma estratégia para conceder ao poder novo vigor e estabilidade. Arendt contesta esta posição, afirmando que “nada poderia ser teoricamente mais perigoso do que a tradição do pensamento organicista em assuntos políticos, por meio da qual poder e violência são interpretados em termos biológicos. Arendt sustenta que nem a violência nem o poder são fenômenos naturais, isto é, uma manifestação do processo vital, porque eles pertencem ao âmbito político dos negócios humanos, cuja qualidade essencialmente humana é garantida pela faculdade do homem para agir, a habilidade para começar algo novo. Arendt refuta afirmações como a de Wright Mills de que toda política é uma luta pelo poder e de que a forma básica de poder é a violência, refuta as de Max Weber de que o domínio do homem pelo homem é baseado nos meios de violência legítima ou refuta as de Bertrand de Jouvenel de que a guerra apresenta-se como uma atividade que pertence à essência dos Estados. 

Freud enfatiza em sua obra os aspectos destrutivos do homem. Fica evidenciada a necessidade, colocada por Freud, no sentido de controlar e de coibir o indivíduo, devido ao perigo que ele poderia representar para a sociedade, o que o leva a concluir que o homem, por ele preconizado, não é, socialmente falando, muito digno de confiança. Segundo Freud, a sociedade civilizada está perpetuamente ameaçada pela desintegração por causa dessa hostilidade primária dos homens entre si. A cultura tem de recorrer a todo reforço possível a fim de erigir barreiras contra o instinto agressivo dos homens. Diante de um ser tão hostil e desintegrador, nada mais natural do que a sociedade fazer uso do seu poder de coerção (Ver o artigo de Sonia Maria Lima de Gusmão sob o título A natureza humana segundo Freud e Rogers postado no website <https://encontroacp.com.br/textos/a-natureza-humana-segundo-freud-e-rogers/>). Neste artigo, constata-se que, em Carl Rogers observa-se o oposto da visão de Freud, pois ele acredita que é justamente em um contexto coercitivo, onde o indivíduo não pode expandir-se, ou melhor, atualizar o seu potencial, que o torna hostil ou antissocial. Caso contrário, nada temos a temer, pois, seu comportamento tenderá a ser construtivo. Rogers observa que, quando o homem é, verdadeiramente, livre para tornar-se o que ele é no mais fundo de seu ser, quando é livre para agir conforme sua natureza, como um ser capaz de perceber as coisas que o cercam, então ele, nitidamente, se encaminha para a globalidade e a integração.

Hobbes tem como tese central sobre a conduta humana, que todos os seres humanos são egoístas e estão dispostos a usar os outros em seu próprio benefício. Hobbes fala da “guerra de todos contra todos”, à luta permanente que se desencadearia se os homens não vivessem em segurança e tivessem que depender por completo dos seus próprios recursos. Hobbes procura mostrar que não pode haver sociedade sem governo e sem as sanções da lei. Haveria apenas indivíduos antagônicos entre si. Hobbes compara a vida humana a uma corrida, em que temos que supor que não há outro objetivo nem outro prêmio a não ser o de conseguir chegar em primeiro lugar. A competição – o desejo de superar o outro – é parte da trama de nossas vidas: ou queremos alcançar algo à custa dos outros, ou queremos defender aquilo que já conquistamos (Ver o artigo de Roger Trigg sob o título A Natureza Humana em Hobbes postado no website <http://qualia-esob.blogspot.com.br/2008/03/natureza-humana-em-hobbes.html>). A ideia central no pensamento de Rousseau se fundamenta na convicção da bondade natural do homem. Segundo Rousseau, os percalços da socialização afastaram o homem de si próprio lançando-o contra o seu semelhante. É nesse processo de transformação que o homem se degenera porque ele abandona seus instintos naturais passando a usar a justiça no lugar da piedade. Os sentimentos naturais levam os homens a servirem o interesse comum, enquanto que a razão o impele ao egoísmo. Para ser virtuoso basta que o homem siga os sentimentos naturais mais do que a razão. Para Rousseau, a socialização é a causa da desnaturação do homem, e o melhor caminho para a sua degradação. A comunhão com a natureza é a única forma de preservação da verdadeira essência do homem. (Ver o artigo de Dalva de Fatima Fulgeri sob o título Conceito de natureza em Rousseau postado no website <http://www.paradigmas.com.br/parad12/p12.6.htm>)J.J. Rousseau pensava que as guerras surgem, ou pelo menos se ampliam, com a expansão das coletividades e que a desigualdade de classe e a propriedade individual estão ligadas às guerras de conquista e ao domínio pelos guerreiros. Não poderia ser diferente, uma vez que as unidades políticas foram forjadas para o combate e o preço da vitória foi sempre a terra, escravos e metais preciosos.

Para Marx, o que caracteriza o homem não é apenas a racionalidade, mas o fato de ser o artífice do seu próprio desenvolvimento. Os seres humanos são capazes de mudar o mundo ao seu redor e, fazendo isso, mudam a si mesmos. (Ver o artigo A Natureza do Homem Segundo Karl Marx postado no website <http://nomosofia.blogspot.com.br/2011/10/natureza-do-homem-segundo-karl-marx.html>). Marx apresentou uma definição da essência da natureza humana nos Manuscritos Filosóficos, caracterizando os seres humanos como atividade livre e consciente, em contraste com a natureza do animal. (Ver o artigo de Nildo Viana sob o título A Renovação da Psicanálise por Erich Fromm postado no website <http://br.monografias.com/trabalhos914/renovacao-psicanalise-fromm/renovacao-psicanalise-fromm.shtml>). Marx afirma que os conflitos sociais resultam da divisão da sociedade em classes com o surgimento da propriedade privada em substituição à propriedade coletiva dos meios de produção imperante nas sociedades primitivas.

7. Como eliminar as guerras no mundo

Pelo exposto no capítulo anterior, constata-se que Aron defende a tese de que a agressividade humana é influenciada, de muitos modos, pelo contexto social. Não há prova fisiológica que haja uma incitação espontânea à luta, originada no próprio organismo do indivíduo. A dificuldade em manter a paz está mais relacionada à humanidade do homem do que à sua animalidade. Bergson, afirma que a origem da violência e da guerra é a existência da propriedade, individual ou coletiva. Arendt sustenta que nem a violência nem o poder são fenômenos naturais. Eles são uma manifestação do processo vital aos quais pertencem no âmbito político dos negócios humanos. Freud e Hobbes convergem em seus pensamentos ao considerar os instintos agressivos do homem e a necessidade da coerção para reprimi-los. A visão pessimista de Freud e Hobbes é contraposta à de Carl Rogers que afirma que apenas em um contexto coercitivo o homem se torna hostil ou antissocial e que se não há coerção ele tenderá a ser construtivo. Rousseau tem como ideia central a convicção da bondade natural do homem e de que a sociedade é que o degenera lançando-o contra o seu semelhante. Marx afirma que o homem é artífice do seu próprio desenvolvimento e que os seres humanos são capazes de mudar o mundo ao seu redor e, fazendo isso, mudam a si mesmos. Em síntese, fica bastante claro que a existência de uma sociedade baseada na justiça social pode fazer com que os seres humanos tenham comportamento construtivo e sejam capazes de mudar o mundo ao seu redor e, ao fazer isso, mudar a si mesmos. Esta é a forma de combater a violência que contribui cada vez mais para a desintegração social do mundo em que vivemos.

Para fazer com que os seres humanos tenham comportamento construtivo e sejam capazes de mudar o mundo ao seu redor, é preciso educá-los. Kant, o filósofo, assim compreende a educação: desenvolver no indivíduo toda a perfeição de que ele é suscetível, Tal é o fim da educação. Pestalozzi, o pedagogo consumado, diz: educar é desenvolver progressivamente as faculdades espirituais do homem. John Locke, grande preceptor, se expressa desta maneira sobre o assunto: educar é fazer Espíritos retos, dispostos, a todo o momento, a não praticarem coisa alguma que não seja conforme à dignidade e à excelência de uma criatura sensata. Lessing, autoridade não menos ilustre, compara a obra da educação à obra da revelação, e diz: a educação determina e acelera o progresso e o aperfeiçoamento do homem. O combate à violência no mundo só será vitorioso com a educação de todos os seres humanos em todos os quadrantes da Terra a fim de que, por este intermédio, adquiram a consciência do mundo em que vivem, se organizem em cada país e em todo o mundo, para realizarem as mudanças políticas, econômicas e sociais necessárias à eliminação das desigualdades sociais e dos entraves ao desenvolvimento político, econômico, social e ambiental em seus respectivos países. Paralelamente ao esforço de educação de todos os seres humanos, é preciso que a humanidade seja dotada o mais urgentemente possível de instrumentos necessários a ter o controle de seu destino e colocar em prática uma governança democrática do mundo. Este é o único meio de sobrevivência da espécie humana e de sustar a decadência da humanidade.

Uma governabilidade democrática do mundo não substituiria os governos de cada nação. Seu papel seria o de construir a governabilidade da economia e do meio ambiente global e a manutenção da paz mundial. Por seu intermédio, seria perseguida a defesa dos interesses gerais do planeta. Ela zelaria no sentido de cada Estado respeitar os direitos de cada cidadão do mundo buscando impedir a propagação dos riscos sistêmicos mundiais de natureza econômica e ambiental. Ele evitaria o império de um só e a anarquia de todos como ocorre no momento. Uma governança com essas características só pode resultar do consenso entre todos os povos e nações do mundo. A preservação da paz é a primeira missão de toda nova forma de governança mundial. Amanhã, quem vai governar o mundo? Ninguém, provavelmente, se nada for feito para construir uma governança global. Este é o pior cenário. No entanto, as crises econômica, financeira, ecológica, social e política mundial, o desenvolvimento de atividades ilegais e criminosas de hoje e a necessidade de defesa da humanidade contra sua extinção resultante de desastres naturais no planeta Terra e de ameaças vindas do espaço sideral mostram a urgência de uma governança mundial. A humanidade tem de entender que tem tudo a ganhar se unindo em torno de uma governança democrática no mundo representativa dos interesses das nações, incluindo a mais poderosa, controlando o mundo em sua totalidade, no tempo e no espaço. A nova ordem mundial a ser edificada deveria organizar não apenas as relações entre os homens na face da Terra, mas também suas relações com a natureza. É preciso, portanto, que seja elaborado um contrato social planetário que possibilite o desenvolvimento econômico e social e o uso racional dos recursos da natureza em benefício de toda a humanidade. A edificação de uma nova ordem mundial baseada nesses princípios é urgente. Esse governo vai existir um dia mesmo que aconteça após um gigantesco desastre econômico ou ambiental. É urgente pensar nisso para sustar a violência e as guerras que proliferam em todo o mundo.

Diante da impossibilidade de um Estado imperial, potências em equilibrio e uma potência hegemônica assegurarem a paz mundial, é chegada a hora da humanidade se dotar o mais urgentemente possível de instrumentos necessários à construção da paz mundial e ao controle de seu destino. Para alcançar estes objetivos, urge a implantação de um governo democrático do mundo que se constitui no único meio de sobrevivência da espécie humana capaz de edificar um mundo no qual cada mulher, cada homem de hoje e de amanhã tenham os mesmos direitos e os mesmos deveres, no qual todas as formas de vida e as gerações futuras sejam enfim levadas em conta, no qual todas as fontes de crescimento sejam utilizadas de maneira ecologicamente e socialmente durável. É chegada a hora de a humanidade se dotar o mais urgentemente possível de instrumentos necessários à construção de um mundo de paz. A ONU que foi fundada após a 2ª Guerra Mundial tem sido inoperante ao longo de sua história. Ela não tem sido bem sucedida na construção de um mundo de paz. Urge reestruturar a ONU e o sistema internacional a fim de que ela possa exercer uma governança mundial que possibilite mediar os conflitos internacionais e assegurar a paz mundial. A governança mundial a ser exercida pela ONU teria por objetivo a defesa dos interesses gerais do planeta, zelaria no sentido de cada Estado nacional respeitar os direitos de cada cidadão do mundo e buscaria impedir a propagação dos riscos sistêmicos mundiais. Ela evitaria o império de um só e a anarquia de todos. Com uma governança mundial, será possível acabar com a guerra e com o banho de sangue que tem caracterizado a história da humanidade ao longo da história. Os monumentos de Guerra devem ser substituídos por monumentos de Paz a partir da constituição de um governo mundial. Para ser democrático, o governo mundial deve ser representativo de todos os povos do mundo. A sobrevivência da humanidade dependerá da capacidade de se celebrar um Contrato Social Planetário representativo da vontade da maioria da população do planeta.  

Para afastar definitivamente novos riscos de uma nova guerra mundial e que se concretize a paz perpétua em nosso planeta, seria preciso a reforma do sistema internacional atual que é incapaz de garantir a paz mundial. O novo sistema internacional deveria funcionar com base em um Contrato Social Planetário que seria a Constituição do planeta Terra. Para a elaboração do Contrato Social Planetário deveria haver a convocação de uma Assembleia Mundial Constituinte com a participação de representantes de todos os países do mundo eleitos para este fim. O Contrato Social Planetário deveria estabelecer a existência de um Governo Mundial cujo presidente deveria ser eleito com mais de 50% de votos do Parlamento Mundial a ser, também, constituído com representantes eleitos nos diversos países do mundo. Além do Governo Mundial e do Parlamento Mundial, deveria ser constituida, também, a Corte Suprema Mundial que deveria ser composta por juristas de alto nivel do mundo escolhido pelo Parlamento mundial que atuariam por tempo determinado. A Corte Suprema Mundial deveria julgar os casos que envolvam litigios entre paises, os crimes contra a humanidade e contra a natureza praticados por Estados nacionais e por governantes à luz do Contrato Social Planetário, julgar conflitos que existam entre o Governo Mundial e o Parlamento Mundial e atuar como guardiã do Contrato Social Planetário. O Governo Mundial não terá Forças Armadas próprias devendo contar com o respaldo de Forças Armadas dos países que seriam convocadas quando necessário. 

Portanto, com esta sistemática o Parlamento Mundial legislaria com sucesso por meio de um processo democrático. Não haveria a necessidade de um ente que atuaria como policial do mundo porque quem exerceria o poder seria o Presidente do Governo Mundial que usaria as Forças Armadas de determinados países que seriam convocadas quando necessário. O novo estado de direito internacional seria executado pelos três poderes constituidos: Governo Mundial, Parlamento Mundial e Corte Suprema Mundial. O poder mundial repousaria no Governo Mundial, no Parlamento Mundial e na Corte Suprema Mundial. O poder mundial não corromperia nem seria corrompido porque haveria a vigilância de todos os poderes constituídos. Governo Mundial, Parlamento Mundial e Corte Suprema Mundial atuariam como freios e contrapesos visando a eficiência e eficácia do sistema internacional.

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022) e How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

LE RISQUE DU DECLENCHEMENt DE GUERRE MONDIALE 3

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à démontrer que le monde risque le déclenchement de la 3e guerre mondiale, qui pourrait être évitée s’il y avait un accord de paix entre les présidents Joe Biden et Wladimir Poutine pour mettre fin initialement à la guerre en Ukraine et, par la suite, avec le réforme du système international pour mettre fin aux guerres dans le monde. Depuis 2014, l’Ukraine a fait l’objet de notre attention lorsque nous avons commencé à analyser ses problèmes politiques internes jusqu’à l’éclatement du conflit avec la Russie et l’implication des États-Unis et de l’OTAN. Depuis 2014, nous avons publié les articles décrits ci-dessous :

• L’Ukraine en ébullition et ses conséquences- 03/07/2014

• Les défis de l’Ukraine – 02/04/2014

• Tendances géopolitiques de l’époque contemporaine – 16/12/2014

• L’impasse politique complexe dans le conflit russo-ukrainien – 20/02/2015

• Le conflit russo-ukrainien comme nouveau foyer de guerre dans le monde – 31/01/2022

• Scénarios futurs de la guerre entre la Russie et l’Ukraine – 25/02/2022

• La vraie cause de la guerre en Ukraine et des guerres actuelles dans le monde- 01/03/2022

• Leçons de la guerre entre la Russie et l’Ukraine – 06/03/2022

• Comment la guerre en Ukraine peut prendre fin et comment mettre fin aux guerres dans le monde – 13/03/2022

• La guerre en Ukraine et la fin de la mondialisation contemporaine – 18/03/2022

• La diplomatie américaine irresponsable dans la guerre d’Ukraine pourrait conduire à la 3ème guerre mondiale- 02/11/2022

• Guerre et paix entre les États-Unis et la Russie- 22/02/2023

Dans le dernier article que nous avons publié, nous avons déclaré que l’action irresponsable du gouvernement américain dans le cas de la guerre en Ukraine pourrait conduire à la 3e guerre mondiale. Plutôt que d’essayer de négocier une solution négociée avec la Russie à la guerre en Ukraine, l’administration Biden a préféré la confrontation en établissant des sanctions économiques contre la Russie et ses citoyens, ainsi qu’en armant le gouvernement ukrainien pour résister à l’invasion russe. Biden lui-même, dans une déclaration faite le 6 octobre 2022, lors d’un événement du Parti démocrate à New York, a déclaré qu’il voyait le risque d’un “Armageddon” nucléaire – guerre finale – qui est au plus haut niveau depuis la guerre froide citant que Poutine ne plaisante pas lorsqu’il parle de l’utilisation potentielle d’armes nucléaires tactiques, d’armes chimiques ou biologiques, car son armée est nettement moins capable. Selon lui, l’utilisation d’une arme nucléaire pourrait devenir incontrôlable et entraîner une destruction mondiale. Cette déclaration démontre que Biden agit de manière irresponsable car il connaît le risque d’une hécatombe nucléaire et ne fait rien pour l’éviter en recherchant une solution négociée diplomatiquement avec la Russie.

Sur le site <https://outraspalavras.net/outrasmidias/chomsky-em-busca-da-paz-na-ucrania/> il y a une interview de l’intellectuel respecté Noam Chomsky à Anne Guion, dans La Vie, publié le 02/ 03/ 2023, lorsqu’il déclare dans une interview que Washington veut prolonger la guerre autant que possible, anéantir la Russie. Les risques d’une conflagration mondiale augmentent et le mouvement pacifiste doit refaire surface. Chomsky a affirmé que les États-Unis, désormais une partie importante du conflit, avaient décidé que la guerre devait continuer à affaiblir gravement la Russie. Ce qui signifie qu’ils ne veulent pas d’accord diplomatique. En conséquence, pratiquement toutes les discussions, selon Chomsky, tant aux États-Unis qu’en Europe, portent sur les mesures à prendre pour aggraver la guerre. Plus le conflit s’éternise, plus l’Ukraine sera dévastée. La guerre a des répercussions partout dans le monde, et la menace de guerre nucléaire s’accroît. Noam Chomsky appelle à l’ouverture urgente de négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine, pour mettre fin au carnage, éviter une conflagration générale et, surtout, permettre au monde de se concentrer enfin sur l’extraordinaire crise climatique à laquelle il doit faire face avant qu’il ne soit trop tard. Selon Chomsky, en raison de la guerre en Ukraine, de nouveaux gisements de combustibles fossiles sont en cours d’exploration et seront en production pendant plusieurs décennies. Pour lui, il s’agit en fait d’une condamnation à mort pour l’espèce humaine. Nous devons donc faire un choix, c’est-à-dire conclure un accord diplomatique.

Igor Gielow publié sur le site <https://www1.folha.uol.com.br/mundo/2023/03/eua-alertam-para-risco-de-guerra-nuclear-com-china-e-russia.shtml?utm_source=sharenativo&utm_medium=social&utm_campaign=sharenativo> l’article “EUA alertam para risco de guerra nuclear com China e Rússia” (Les États-Unis mettent en garde contre le risque de guerre nucléaire avec la Chine et la Russie). Dans cet article, il y a la déclaration du chef d’état-major interarmées des forces armées américaines, le général Mark Milley, selon laquelle le conflit n’est pas inévitable, mais demande au Congrès de l’argent pour dissuader ses rivaux. Selon Milley, pour la première fois dans l’histoire, les États-Unis font face au risque d’une guerre avec deux puissances nucléaires en même temps, la Chine et la Russie. Combattre simultanément contre eux serait très difficile, malgré les capacités militaires américaines. L’alarmisme de Milley cherche à sensibiliser les membres du Congrès. Le général a appelé à l’approbation du plus gros budget de défense de l’histoire des États-Unis. Il décrivait tous les éléments de risque permanents. Il a affirmé, par exemple, que Poutine continuait d’utiliser une rhétorique et des postures nucléaires irresponsables alors que la Russie menait l’un des plus grands exercices de missiles intercontinentaux de l’histoire récente. Le général Mark Milley a déclaré que les États-Unis et la Russie détenaient un peu plus de 90 % des 13 000 ogives dans le monde. Milley fait valoir que la Chine possède des milliers de missiles à portée locale dans ses arsenaux qu’il serait difficile pour les États-Unis de contenir avec leur inventaire actuel, préconisant des investissements dans des armes hypersoniques et autres. Il dit que le potentiel de conflit armé augmente. La Chine reste le défi de sécurité géostratégique n ° 1 à long terme, citant l’expansion militaire de la Chine dans l’Indo-Pacifique et les contre-mesures américaines telles que les patrouilles (demandées pour plus de navires) et le pacte militaire Aukus qui fournira des sous-marins nucléaires à l’Australie.

Tout ce qui vient d’être décrit montre que, du point de vue de la géopolitique internationale, il y a trois principaux protagonistes : les États-Unis, la Chine et la Russie. Sur la base des 3 grands protagonistes des géopolitiques internationaux contemporains, on peut dire que les États-Unis visent à éviter de perdre leur hégémonie mondiale dans les plans économiques et militaires de la Chine et de la Russie. Pour atteindre cet objectif, les stratégies du gouvernement américain consistent essentiellement à : 1) empêcher la montée de la Chine comme puissance hégémonique de la planète ; et 2) empêcher la Russie d’accéder au statut de grande puissance dominante en Europe. L’article Hacia una nueva Guerra fría (Vers une nouvelle guerre froide) publié sur le site <https://blogs.publico.es/cronicas-insumisas/2022/12/25/hacia-una-nueva-guerra-fria/> le 25 décembre 2022, informe que le sommet de l’OTAN de juin 2022 à Madrid a approuvé le nouveau concept stratégique (NCE) et a confirmé ce qui avait déjà été esquissé par les États-Unis en ce qui concerne la géopolitique mondiale, attirant son attention sur la Chine parce que, bien que le NCE désigne la Russie pour son invasion de l’Ukraine comme une menace, c’est la Chine qui inquiète car elle la considère comme une puissance qui déstabilise ses intérêts hégémoniques. Une nouvelle étape de la politique étrangère américaine a été réaffirmée dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale (NSS) approuvée en octobre 2022, où il est ouvertement déclaré que le danger vient de la Chine, tant sur le plan économique que militaire. Alors que la Russie est réduite à un danger limité à la seule sécurité de l’Europe centrale. Quelque chose qui peut être vu en observant comment les États-Unis ont déplacé leurs capacités militaires vers l’océan Pacifique et l’Asie du Sud-Est. Une stratégie qui envisage une phase présidée par l’aggravation des tensions politiques et militaires entre les États-Unis et la Chine, et leurs alliés respectifs.

Tout cela signifie que la nouvelle stratégie géopolitique des États-Unis aura de graves conséquences dans les sphères politiques et économiques, car elle conduira à une augmentation du militarisme et du bellicisme qui conduira à une course aux armements avec l’augmentation conséquente des dépenses militaires, de la production et le commerce des armes. L’industrie de guerre américaine gagnera beaucoup d’argent en vendant des armements à ses alliés. Ce que l’on voit par exemple au Japon, où le gouvernement japonais a décidé d’augmenter son budget de défense (aujourd’hui 1% du PIB) pour atteindre 2% du PIB en 2027 et se placer au même niveau que les pays de l’OTAN. Il s’agit d’une énorme augmentation qui mettra fin à la politique non militariste traditionnelle du Japon, car cette énorme augmentation visera à améliorer ses capacités militaires dans de nouvelles armes, annonçant l’acquisition de drones de combat, de missiles Tomahawk et des redoutables missiles hypersoniques capables de de faire varier leur trajectoire en vol pour éviter les contre-missiles ennemis. Une annonce qui a immédiatement tiré la sonnette d’alarme en Chine, en Corée du Sud et aux Philippines, pays qui ont subi l’invasion criminelle japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. L’article Hacia una nueva guerra fría (Vers une nouvelle guerre froide), rapporte qu’une augmentation du bellicisme a également lieu en Europe, comme l’Allemagne, la France et l’Espagne, alors que l’Union européenne prévoit une augmentation de 32,7 % (70 milliards d’euros en trois ans) sur l’actuel dépenses de 214 milliards d’euros pour fournir aux pays membres les moyens d’acquérir de nouvelles armes dans le cadre de l’Annual Coordinated Defence Review (CARD).

Cette situation nous amène à une situation où les grandes puissances s’affrontent dans une « guerre » excessive pour l’hégémonie, aujourd’hui une lutte entre pays capitalistes. Dans la guerre en Ukraine, la Russie et les États-Unis se battent pour l’hégémonie au centre de l’Europe. La même chose peut se produire entre le bloc occidental dirigé par les États-Unis contre le bloc oriental dirigé par la Chine et ses alliés dans le traité de coopération et de sécurité de Shanghai avec la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan et des observateurs comme l’Iran. Cette confrontation laisse présager un avenir plein de tensions, de conflits et de quelques guerres périphériques. Nous vivons déjà à une époque où, alors que les gouvernements dépensent des ressources pour développer leurs capacités de guerre, les populations de tous les pays du nord et du sud verront leurs conditions de vie régresser, étant donné que nombre de leurs gouvernements ont décidé d’allouer des ressources pour la sécurité militaire (armes et armées) alors qu’elles devraient être affectées à la sécurité humaine, c’est-à-dire promouvoir le travail, le logement, la santé, la culture, les services sociaux et préserver l’environnement qui offre une vie digne d’être vécue.

Carl Von Clausewitz (1790 – 1831), militaire prussien, spécialiste des stratégies militaires et auteur du plus célèbre traité sur le thème de la guerre en Occident, « De la guerre », publié en 1832, affirmait que « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » (CLAUSEWITZ, Carl Von. Da Guerra. São Paulo: Editora WMF Martins Fontes, 2010). Selon Clausewitz, la guerre est un acte de violence destiné à forcer l’ennemi à se soumettre à votre volonté. Cette thèse de Clausewitz ne s’applique pas à la confrontation entre les grandes puissances nucléaires comme les États-Unis, la Russie et la Chine. Aucun d’eux n’a assez de pouvoir pour déclencher une guerre contre l’autre pour imposer sa volonté à l’ennemi. Cette thèse ne s’applique même pas dans la confrontation entre une grande puissance nucléaire comme les États-Unis et un petit pays comme la Corée du Nord, qui possède également des armes nucléaires pouvant atteindre le territoire nord-américain. Un autre grand penseur de la guerre était Sun Tzu qui a écrit entre le 5ème siècle avant JC et le 5ème siècle avant JC. et III avant JC. A Arte da Guerra (L’art de la guerre), considéré comme le plus ancien traité sur ce sujet (Sun Tzu. A Arte da Guerra. Jandira-SP: Editora Ciranda Cultural, 2019). Sun Tzu a déclaré que “la guerre doit être menée de manière à être résolue rapidement, car une longue guerre appauvrirait le royaume, serait douloureuse pour les soldats, ferait beaucoup de morts et porterait atteinte à l’honneur de celui qui était à la tête de les soldats”. Le gouvernement américain ne suit pas les conseils de Sun Tzu sur la stratégie de guerre américaine contre la Russie et la Chine qui doit être longue au détriment du pays lui-même.

Le brillant Sun Tzu présente plusieurs conseils que le gouvernement américain n’a pas suivis, comme décrit ci-dessous :

1. Il n’existe aucun exemple d’une nation bénéficiant d’une guerre prolongée. Par exemple, les États-Unis n’ont pas profité de la guerre prolongée au Vietnam, en Irak et en Afghanistan.

2. Lorsque vous entourez l’ennemi, laissez-lui une sortie, sinon il se battra jusqu’à la mort. Pour illustrer, après la 1ère guerre mondiale, les alliés victorieux imposés avec le traité de Versailles les sanctions économiques, la perte de territoire et le désarmement de l’Allemagne, ne laissant d’autre issue à ce pays que de déclencher la 2ème guerre mondiale. Dans l’affrontement actuel avec la Russie, les États-Unis ne laissent pas de porte de sortie à Poutine qui, en dernier recours, pourrait faire usage d’armes nucléaires aux conséquences néfastes pour l’humanité.

3. La victoire est le but principal de la guerre, mais le vrai but de la guerre est la paix. Les États-Unis ne suivent pas les conseils de Sun Tzu car la paix n’est pas leur principal objectif face à la Russie et la Chine. Son but est d’essayer d’imposer sa volonté aux ennemis dans une guerre prolongée à un coût élevé.

4. L’art suprême de la guerre est de vaincre l’ennemi sans combattre. Vaincre l’ennemi en cent batailles n’est pas l’excellence suprême ; l’excellence suprême consiste à vaincre l’ennemi sans avoir à combattre. Les États-Unis cherchent à vaincre la Russie sans sa participation directe au conflit en Ukraine, mais cela ne réussira pas comme prévu car la Russie est invincible.

5. Éviter les guerres est beaucoup plus gratifiant que de gagner mille batailles. C’est ce que devrait être l’effort à développer par les États-Unis, la Russie et la Chine, considérant que le coût des guerres en vies humaines et les ressources financières impliquées ne justifieraient pas leur existence.

Dans le conflit en Ukraine, étant donné l’impossibilité pour le gouvernement américain d’imposer sa volonté à la Russie, il est urgent de conclure un accord de paix entre les présidents Biden et Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine car la guerre entre la Russie et l’Ukraine peut évoluer pour un conflit qui se propagerait à travers l’Europe et le monde se transformant en une guerre mondiale. Si cela devait se produire, cela ouvrirait la voie à l’implication de grandes puissances militaires avec des conséquences imprévisibles avec l’utilisation d’armes nucléaires. Tout le monde doit comprendre que la guerre en Ukraine est le théâtre du différend entre la Russie et les États-Unis. D’un côté, nous avons les États-Unis, qui veulent une présence de l’OTAN en Ukraine, et de l’autre, nous avons la Russie, qui ne veut pas de présence de l’OTAN en Ukraine. La guerre en Ukraine ne prendra fin que si Biden et Poutine parviennent à un accord sur la fin du conflit entre la Russie et les États-Unis sous la supervision de l’ONU. L’accord initial entre Biden et Poutine pourrait avoir lieu avec l’acceptation par la Russie du cessez-le-feu en Ukraine à condition que les États-Unis se retirent de l’incorporation de l’Ukraine à l’OTAN. L’accord ultime serait que la Russie mette fin à ses hostilités en Ukraine en libérant les territoires occupés dans ce pays, à l’exception de la Crimée, et en assumant le fardeau de reconstruire ce qui a été détruit par la guerre à condition que les États-Unis et l’OTAN abandonnent les pays de Europe de l’Est et la Finlande qui l’ont rejoint, revenant aux limites existantes en 1997 et assumant l’engagement de lever les sanctions économiques et financières adoptées contre la Russie.

L’accord entre Biden et Poutine serait avantageux pour l’Ukraine, la Russie, les États-Unis, l’Europe et le monde. L’Ukraine gagnerait à cet accord car il mettrait fin aux souffrances de sa population, éviterait l’occupation militaire de son territoire par la Russie, recouvrerait sa souveraineté sur le territoire national et ferait entreprendre la reconstruction du pays par la Russie. La Russie gagnerait à cet accord car il y aurait la levée des sanctions économiques et financières à son encontre adoptées par les États-Unis et ses alliés occidentaux, il y aurait l’abandon de la revendication de l’OTAN à l’adhésion de l’Ukraine comme l’un de ses pays membres et l’engagement de les États-Unis et de l’OTAN à quitter les 14 pays d’Europe de l’Est (Albanie, Bulgarie, Croatie, Slovaquie, Slovénie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Macédoine du Nord, Monténégro, Pologne, Roumanie et République tchèque) et la Finlande, qui a récemment rejoint l’organisation. Les États-Unis gagneraient à l’accord car ils ne déstabiliseraient plus leur économie avec une guerre prolongée. L’Europe gagnerait à cet accord parce que la menace de l’arrêt des approvisionnements en pétrole et en gaz naturel de la Russie et la déstabilisation de ses économies par une guerre prolongée disparaîtraient. Le monde gagnerait à cet accord car il n’y aurait pas de déstabilisation de l’économie mondiale avec de graves répercussions sur les économies de tous les pays et la menace d’une nouvelle guerre mondiale qui conduirait à la fin de l’espèce humaine disparaîtrait. Pour que Biden et Poutine concluent cet accord de paix, il faut que l’ONU, à travers son secrétaire général, sorte de sa passivité dans la recherche de la paix mondiale et que la Chine et tous les pays épris de paix se mobilisent pour y parvenir.

Pour écarter définitivement les nouveaux risques d’une nouvelle guerre mondiale et pour que la paix perpétuelle se matérialise sur notre planète, il faudrait réformer le système international actuel, incapable de garantir la paix mondiale. Le nouveau système international devrait fonctionner sur la base d’un Contrat Social Planétaire qui serait la Constitution de la planète Terre. Pour la préparation du Contrat Social Planétaire, il devrait y avoir une convocation d’une Assemblée Mondiale Constituante avec la participation de représentants de tous les pays du monde élus à cet effet. Le Contrat Social Planétaire devrait établir l’existence d’un Gouvernement Mondial dont le président devrait être élu avec plus de 50% des voix du Parlement mondial pour être, lui aussi, constitué de représentants élus dans les différents pays du monde. En plus du Gouvernement Mondial et du Parlement Mondial, la Cour Suprême Mondiale devrait également être constituée, qui devrait être composée de juristes de haut niveau du monde choisis par le Parlement Mondial qui agiraient pour un temps déterminé. La Cour Suprême Mondiale devrait juger les affaires impliquant des conflits entre pays, des crimes contre l’humanité et contre la nature commis par des États nationaux et par des dirigeants à la lumière du contrat social planétaire, juger les conflits qui existent entre le Gouvernement Mondial et le Parlement Mondial et agir en tant que gardien du Contrat Social Planétaire. Le Gouvernement Mondial n’aura pas ses propres Forces Armées, devant compter sur le soutien des Forces Armées des pays qui seraient convoqués en cas de besoin.

Par conséquent, avec ce système, le Parlement Mondial légiférerait avec succès à travers un processus démocratique. Il n’y aurait pas besoin d’une entité qui agirait comme gendarme du monde car celui qui exercerait le pouvoir serait le président du Gouvernement Mondial qui utiliserait les forces armées de certains pays qui seraient convoquées en cas de besoin. La nouvelle règle de droit international serait appliquée par les trois pouvoirs constitués : le Gouvernement Mondial, le Parlement Mondial et la Cour Suprême Mondiale. Le pouvoir mondial reposerait sur le Gouvernement Mondial, le Parlement Mondial et la Cour Suprême Mondiale. Le pouvoir mondial ne serait ni corrompu ni corrompu parce qu’il y aurait une vigilance de tous les pouvoirs en place. Le Gouvernement Mondial, le Parlement Mondial et la Cour Suprême Mondiale agiraient comme freins et contrepoids visant à l’efficience et l’efficacité du système international.

Ce sont donc les mesures qu’il convient d’adopter à court terme pour mettre fin à la guerre en Ukraine et, à moyen et long terme, pour mettre définitivement fin aux guerres dans le monde. Les citoyens du monde épris de paix devraient se mobiliser dans leurs pays pour exiger que leurs gouvernements et l’ONU s’engagent à parvenir à la paix mondiale pour empêcher le déclenchement de la 3ème guerre mondiale.

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur (Ingénierie, Économie et Administration) et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022) et How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).

THE RISK OF OUTBREAK OF WORLD WAR 3

Fernando Alcoforado*

This article aims to demonstrate that the world is at risk of the outbreak of the 3rd World War, which could be avoided if there is a peace agreement between presidents Joe Biden and Wladimir Putin to initially end the war in Ukraine and , subsequently, with the reform of the international system to end wars around the world. Since 2014, Ukraine has been the object of our attention when we started to analyze its internal political problems until the outbreak of the conflict with Russia and the involvement of the United States and NATO. Since 2014, we have published the articles described below:

• Ukraine in boiling and its consequences- 03/07/2014

• Ukraine’s challenges – 02/04/2014

• Geopolitical trends of the contemporary era – 12/16/2014

• The complex political stalemate in the Russia-Ukraine conflict- 02/20/2015

• The Russia and Ukraine conflict as a new focus of war in the world – 01/31/2022

• Future scenarios of the war between Russia and Ukraine- 02/25/2022

• The real cause of war in Ukraine and current wars in the world- 01/03/2022

• Lessons from the war between Russia and Ukraine – 06/03/2022

• How the war in Ukraine can come to an end and how to put an end to wars in the world – 03/13/2022

• The war in Ukraine and the end of contemporary globalization – 03/18/2022

• The irresponsible American diplomacy in Ukraine war could lead to the 3rd world war- 02/11/2022

• War and peace between the United States and Russia – 02/25/2023

In the last article we published, we stated that the irresponsible action of the US government in the case of the war in Ukraine could lead to the 3rd World War. Rather than trying to negotiate a negotiated solution with Russia to the war in Ukraine, the Biden administration preferred confrontation by establishing economic sanctions against Russia and its citizens, as well as arming the government of Ukraine to resist the Russian invasion. Biden himself, in a statement given on October 6, 2022, during a Democratic Party event in New York, stated that he sees the risk of nuclear “Armageddon” – final war – which is at the highest level since the Cold War quoting that Putin is “not kidding” when he talks about the potential use of tactical nuclear weapons, chemical or biological weapons, because his Army is significantly less capable. According to him, the use of a nuclear weapon could get out of control and lead to global destruction. This statement demonstrates that Biden acts irresponsibly because he knows the risk of a nuclear hecatomb and does nothing to avoid it by seeking a diplomatically negotiated solution with Russia.

On the website <https://outraspalavras.net/outrasmidias/chomsky-em-busca-da-paz-na-ucrania/> there is an interview of the respected intellectual Noam Chomsky to Anne Guion, in La Vie, published 02/03/ 2023, when he stated in an interview that Washington wants to prolong the war as much as possible, to nullify Russia. Risks of a global conflagration are growing and the pacifist movement needs to resurface. Chomsky claimed that the United States, now a major part of the conflict, had decided that the war must continue to severely weaken Russia. Which means they don’t want a diplomatic deal. As a result, virtually all discussions, according to Chomsky, both in the United States and Europe, are about what steps to take to escalate the war. The longer the conflict drags on, the more devastated Ukraine will be. War has knock-on effects across the world, and there is a growing threat of nuclear war. Noam Chomsky calls for the urgent opening of negotiations to end the war in Ukraine, to end the carnage, avert a general conflagration and, above all, allow the world to finally focus on the extraordinary climate crisis it must face, before it is too late. According to Chomsky, due to the war in Ukraine, new deposits of fossil fuels are being explored that will be in production for several decades. For him, this is actually a death sentence for the human species. We have, therefore, to make a choice, that is, to make a diplomatic agreement.

Igor Gielow published on the website <https://www1.folha.uol.com.br/mundo/2023/03/eua-alertam-para-risco-de-guerra-nuclear-com-china-e-russia.shtml?utm_source=sharenativo&utm_medium=social&utm_campaign=sharenativo> the article “EUA alertam para risco de guerra nuclear com China e Rússia” (US warns of risk of nuclear war with China and Russia). In this article, there is the statement by the head of the Joint Chiefs of Staff of the United States Armed Forces, General Mark Milley, that the conflict is not inevitable, but asks Congress for money to dissuade rivals. According to Milley, for the first time in history, the United States faces the risk of a war with two nuclear powers at the same time, China and Russia. Fight simultaneously against them would be very difficult, despite American military capabilities. Milley’s alarmism seeks to sensitize congressional representatives. The general called for approval of the largest defense budget in US history. It outlined all the ongoing risk elements. He claimed, for example, that Putin continued to use irresponsible nuclear rhetoric and posturing as Russia conducted one of the largest intercontinental missile exercises in recent history. General Mark Milley stated that the United States and Russia hold just over 90% of the 13,000 warheads around the world. Milley argues that China has thousands of local-range missiles in its arsenals that would be difficult for the United States to contain with its current inventory, advocating investment in hypersonic and other weapons. He says the potential for armed conflict is growing. China remains the No. 1 long-term geostrategic security challenge citing China’s military expansion in the Indo-Pacific and US countermeasures such as patrols (asked for more ships) and the Aukus military pact that will supply nuclear submarines to Australia.

Everything that has just been described shows that international geopolitical chess points to the existence of 3 great protagonists: the United States, China and Russia. Based on the 3 great protagonists of contemporary international geopolitical chess, it can be said that the United States aims to avoid losing its world hegemony in the economic and military plans for China and Russia. To achieve this objective, the US government’s strategies essentially consist of the following: 1) barring the rise of China as the hegemonic power of the planet; and, 2) prevent Russia from rising to the status of great power dominant in Europe. The article Hacia una nueva Guerra fría (Towards a new cold war) published on the website <https://blogs.publico.es/cronicas-insumisas/2022/12/25/hacia-una-nueva-guerra-fria/> on December 25, 2022, informs that the NATO summit in June 2022 in Madrid approved the New Strategic Concept (NSC), and confirmed what had already been outlined by the United States in relation to world geopolitics, directing its attention to China because, although the NSC indicates Russia for its invasion of Ukraine as a threat, it is China that worries because it considers it a power that destabilizes its hegemonic interests. A new stage in US foreign policy was reaffirmed in the new National Security Strategy (NSS) approved in October 2022, where it is openly declared that the danger comes from China, both economically and militarily. While Russia is reduced to a danger limited only to the security of central Europe. Something that can be seen when observing how the United States has moved military capabilities to the Pacific Ocean and Southeast Asia. A strategy that considers a phase presided over by the worsening of political and military tensions between the United States and China, and their respective allies.

All this means that the new geopolitical strategy of the United States will have serious consequences in the political and economic spheres, as it will lead to an increase in militarism and warmongering that will lead to an arms race with the consequent increase in military spending, production and arms trade. The US war industry will make a lot of money by selling armaments to its allies. Something that can be seen, for example, in Japan, where the Japanese government has decided to increase its defense budget (today 1% of GDP) to reach 2% of GDP in 2027 and put itself on the same level as NATO countries. This is a huge increase that will put an end to Japan’s traditional non-militaristic policy, as this huge increase will be aimed at improving its military capabilities in new weapons, announcing the acquisition of combat drones, Tomahawk missiles and the fearsome missiles hypersonic missiles capable of varying their trajectory in flight to avoid enemy counter-missiles. An announcement that immediately sounded the alarm in China, South Korea and the Philippines, countries that suffered the criminal Japanese invasion during World War II. The article Hacia una nueva guerra fría (Towards a new cold war), reports that an increase in warmongering is also taking place in Europe, such as Germany, France and Spain, while the European Union predicts an increase of 32.7% (70 billion Euros in three years) on the current expenditure of 214 billion Euros to provide member countries with resources to acquire new weapons in the Annual Coordinated Defense Review (CARD).

This situation takes us to a situation where the great powers face each other in an excessive “war” for hegemony, today a struggle between capitalist countries. In the war in Ukraine, Russia and the United States are fighting for hegemony in the center of Europe. The same can happen between the Western bloc led by the United States against the eastern bloc led by China and its allies in the Shanghai Treaty of cooperation and security with Russia, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan and observers such as Iran. This confrontation foresees a future full of tensions, conflicts and some peripheral war. We are already living in an era in which, while governments spend resources on expanding their war capabilities, the populations of all countries in the global north and south will see their living conditions regress, given that many of their governments have decided to allocate resources for the military security (weapons and armies) when they should be allocated to human security, that is, to promote work, housing, health, culture, social services and preserve the environment that provide a life worth living.

Carl Von Clausewitz (1790 – 1831), Prussian military, specialist in military strategies and author of the most famous treatise on the subject of war in the West, “On War”, published in 1832, stated that “the war is the continuation of politics by other means” (CLAUSEWITZ, Carl Von. Da Guerra. São Paulo: Editora WMF Martins Fontes, 2010). According to Clausewitz, war is an act of violence designed to force the enemy to submit to your will. This Clausewitz thesis does not apply when it comes to the confrontation between major nuclear powers such as the United States, Russia and China. Neither of them has enough power to unleash a war against the other to impose their will on the enemy. This thesis does not apply even in the confrontation between a great nuclear power like the United States and a tiny country like North Korea, which also has nuclear weapons that can reach North American territory. Another great thinker on warfare was Sun Tzu who wrote between the 5th century BC and III BC The Art of War, which is understood to be the oldest treatise on this subject (Sun Tzu. A Arte da Guerra. Jandira-SP: Editora Ciranda Cultural, 2019). Sun Tzu stated that “War should be conducted in such a way as to be resolved quickly, since a long war would impoverish the kingdom, be painful to the soldiers, bring many deaths and damage the honor of the one who was at the head of the soldiers”. The US government is not following Sun Tzu’s advice on the US war strategy against Russia and China which must be long to the detriment of the country itself.

The brilliant Sun Tzu presents several pieces of advice that the US government has not been following, as described below:

1. There are no examples of a nation benefiting from prolonged warfare. For example, the United States did not benefit from the protracted war in Vietnam, Iraq and Afghanistan.

2. When surrounding the enemy, leave an exit for him, otherwise he will fight to the death. To exemplify, after the 1st World War, the victorious allies imposed with the Treaty of Versailles economic sanctions, loss of territory and the disarmament of Germany, leaving no way out for this country but to trigger the 2nd World War. In the current confrontation with Russia, the United States may not leave a way out for Putin who, as a last resort, may make use of nuclear weapons with harmful consequences for humanity.

3. Victory is the main aim in war, but the real purpose of war is peace. The United States does not follow Sun Tzu’s advice because peace is not its main objective in confronting Russia and China. Its purpose is to try to impose its will on enemies in a protracted war at high cost.

4. The supreme art of war is to defeat the enemy without fighting. Defeating the enemy in a hundred battles is not supreme excellence; supreme excellence consists in overcoming the enemy without having to fight. The United States seeks to defeat Russia without its direct participation in the conflict in Ukraine, but that will not succeed as intended because Russia is invincible.

5. Avoiding wars is much more rewarding than winning a thousand battles. This is what should be the effort to be developed by the United States, Russia and China, considering the cost of wars in human lives and the financial resources involved would not justify their existence.

In the conflict in Ukraine, given the impossibility of the US government to impose its will on Russia, it is urgent to conclude a peace agreement between presidents Biden and Putin to end the war in Ukraine because the war between Russia and Ukraine can evolve for a conflict that would spread across Europe and the world turning into a world war. If this were to happen, it would pave the way for the involvement of major military powers with unpredictable consequences with the use of nuclear weapons. Everyone needs to understand that the war in Ukraine is the scene of the dispute between Russia and the United States. On the one hand, we have the United States, which wants a NATO presence in Ukraine, and on the other, we have Russia, which does not want a NATO presence in Ukraine. The war in Ukraine will only end if Biden and Putin reach an agreement on ending the conflict between Russia and the United States with UN supervision. The initial deal between Biden and Putin could take place with Russia accepting the ceasefire in Ukraine on the condition that the United States withdraws from Ukraine’s incorporation into NATO. The definitive deal would consist of Russia ending its hostilities in Ukraine by liberating occupied territories in that country, with the exception of Crimea, assuming the burden of rebuilding what was destroyed by the war on condition that the United States and NATO abandon the countries of the European east and Finland that adhered to it, returning to the limits existing in 1997 and assuming the commitment to remove the economic and financial sanctions adopted against Russia.

The deal between Biden and Putin would be advantageous for Ukraine, Russia, the United States, Europe and the world. Ukraine would gain from this agreement because it would end the suffering of its population, avoid the military occupation of its territory by Russia, recover its sovereignty over the national territory and have the reconstruction of the country carried out by Russia. Russia would gain from this agreement because there would be the removal of economic and financial sanctions against it adopted by the United States and its western allies, there would be the abandonment of NATO’s claim to Ukraine’s membership as one of its member countries and the commitment of the United States and of NATO to leave the 14 countries of Eastern Europe (Albania, Bulgaria, Croatia, Slovakia, Slovenia, Estonia, Hungary, Latvia, Lithuania, North Macedonia, Montenegro, Poland, Romania and the Czech Republic) and Finland, which recently joined the organization. The United States would gain from the agreement because it would no longer destabilize its economy with a prolonged war. Europe would gain from the agreement because the threat of the cessation of oil and natural gas supplies from Russia and the destabilization of its economies with a protracted war would disappear. The world would gain from the agreement because there would be no destabilization of the world economy with serious repercussions on the economies of all countries and the threat of a new world war that would lead to the end of the human species would disappear. For Biden and Putin to conclude this peace agreement, it is necessary that the UN, through its secretary general, leave its passivity in the search for world peace and that China and all peace-loving countries mobilize in order to achieve it.

In order to permanently remove new risks of a new world war and for perpetual peace to materialize on our planet, it would be necessary to reform the current international system, which is incapable of guaranteeing world peace. The new international system should work based on a Planetary Social Contract that would be the Constitution of planet Earth. For the preparation of the Planetary Social Contract, there should be a convening of a Constituent World Assembly with the participation of representatives of all the countries of the world elected for this purpose. The Planetary Social Contract should establish the existence of a World Government whose president should be elected with more than 50% of the votes of the World Parliament to be, also, constituted with elected representatives in the different countries of the world. In addition to the World Government and the World Parliament, the World Supreme Court should also be constituted, which should be composed of high-level jurists from the world chosen by the World Parliament who would act for a determined time. The World Supreme Court should judge cases involving disputes between countries, crimes against humanity and against nature committed by national States and by rulers in the light of the Planetary Social Contract, judge conflicts that exist between the world government and the world party and act as guardian of the Planetary Social Contract. The World Government will not have its own Armed Forces, having to count on the support of the Armed Forces of the countries that would be summoned when necessary.

Therefore, with this system the World Parliament would successfully legislate through a democratic process. There would be no need for an entity that would act as a world police officer because the one who would exercise power would be the President of the world government who would use the Armed Forces of certain countries that would be summoned when necessary. The new rule of international law would be enforced by the three constituted powers: World Government, World Parliament, and World Supreme Court. World power would rest in the World Government, the World Parliament and the World Supreme Court. World power would neither corrupt nor be corrupted because there would be vigilance from all the authorities. World Government, World Parliament and World Supreme Court would act as checks and balances aimed at the efficiency and effectiveness of the international system.

These are, therefore, the measures that should be adopted in the short term to end the war in Ukraine and, in the medium and long term, to definitively end wars in the world. Peace-loving citizens of the world should mobilize in their countries to demand that their governments and the UN commit to achieving world peace to prevent the outbreak of the 3rd World War.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, college professor (Engineering, Economy and Administration) and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022), a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida United States, 2022) and How to protect human beings from threats to their existence and avoid the extinction of humanity (Generis Publishing, Europe, Republic of Moldova, Chișinău, 2023).