COMMENT LE GOUVERNEMENT LULA PEUT RECONSTRUIRE L’ÉCONOMIE BRÉSILIENNE DÉVASTÉE

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à montrer comment le gouvernement Lula pourra reconstruire l’économie brésilienne en déclin économique depuis 1980. Le déclin économique au Brésil résulte de l’adoption du modèle économique néolibéral depuis 1990, de l’adoption du plafonnement des dépenses dans le budget du gouvernement fédéral par le gouvernement Michel Temer et maintenu par le gouvernement Bolsonaro et l’engagement croissant du budget du gouvernement fédéral dans le paiement de la dette publique qui empêchent l’État brésilien d’agir en tant qu’agent de promotion de développement national. Cet article vise à démontrer que la reconstruction de l’économie brésilienne nécessite l’abandon du modèle économique néolibéral avec son remplacement par le modèle économique national développementaliste pour promouvoir la croissance économique et la réduction du chômage, l’abandon de la politique actuelle de plafonnement des dépenses publiques au Brésil pour les décongeler en vue de ne pas restreindre l’action du gouvernement fédéral dans la promotion des investissements publics et de renégocier avec les créanciers de la dette publique l’allongement du délai de paiement de la dette publique afin que le gouvernement fédéral ait des ressources pour les investissements car, si tout continue comme ça, ils vont constituent des facteurs d’obstacles au progrès économique et social du pays.

1.    La nécessité d’abandonner le modèle économique néolibéral et de le remplacer par le modèle économique national développementaliste pour promouvoir la croissance économique et réduire le chômage

La figure 1 montre que la participation du PIB du Brésil au PIB mondial a augmenté depuis l’indépendance du pays en 1822 jusqu’en 1980 et qu’à partir de 1980, il y a eu une forte baisse jusqu’en 2022. Cela signifie que le Brésil a connu un déclin économique au cours des 42 dernières années.

Figure 1- Part du PIB du Brésil dans le PIB mondial de 1822 à 2022

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Source : https://www.ihu.unisinos.br/categorias/188-noticias-2018/578167-brasil-submergente-vive-o-pior-docenio-2011-2022-dos-200-anos-da-independencia

La période entre 1930 et 1980 a été la période de plus grand développement économique et social réalisé par le Brésil parce que le pays a fait un bond dans la croissance socio-économique, la population ayant augmenté de 3,3 fois et le PIB de 18,2 fois, surtout entre 1950 et 1980, lorsque la population brésilienne a augmenté de 2,8 % par an, l’économie brésilienne a augmenté de 7 % par an et le revenu par habitant a augmenté de 4,2 % par an. C’est grâce à la politique économique nationale développementaliste mise en pratique par le gouvernement brésilien que le Brésil a connu des taux de développement social et économique élevés de 1930 à 1980. Au cours de cette période, le gouvernement brésilien a joué un rôle actif dans la planification et l’incitation au développement du pays, en mettant l’accent sur le développement du marché intérieur, avec des investissements publics, notamment dans les infrastructures économiques (énergie, transports et communications) et les infrastructures sociales (éducation, santé, assainissement de base et logement), avec une industrialisation de substitution aux importations, avec la mise en place d’entreprises publiques pour opérer dans les secteurs stratégiques pour le développement national et compenser les faiblesses du capital privé national, avec l’octroi d’incitations fiscales et financières aux industriels développement et pour toutes les régions du Brésil, avec l’adoption de politiques de développement scientifique et technologique et avec des politiques de protection des entreprises nationales contre la concurrence prédatrice des capitaux étrangers et produits importés. On ne peut nier qu’il y a eu des héritages positifs du développement national brésilien de 1930 à 1980, comme, par exemple, l’implantation du parc industriel à São Paulo et dans d’autres régions du pays, l’augmentation de la taille du PIB , la génération croissante d’emplois et de revenus , l’augmentation du revenu national et la modernisation du Brésil.

Les causes du déclin économique et social du Brésil de 1980 à 2022 sont liées au fait que, à partir de 1990, les gouvernements brésiliens ont adopté le modèle économique néolibéral qui est en grande partie responsable de la faillite économique du Brésil et de la dévastation sociale de cette période malgré les efforts des gouvernements Lula et Dilma Rousseff pour lutter contre la faim et la pauvreté dans la population avec des programmes de transfert de revenus tels que Bolsa Família, entre autres initiatives sociales. Il convient de noter que le modèle économique néolibéral repose sur les principes de base suivants : 1) participation minimale de l’État à la direction de l’économie nationale ; 2) politique de privatisation des entreprises publiques ; 3) peu d’intervention de l’État sur le marché du travail ; 4) libre circulation des capitaux internationaux et accent mis sur la mondialisation ; 5) ouverture de l’économie à l’entrée des multinationales ; 6) adoption de mesures contre le protectionnisme économique ; 7) réduire la bureaucratie de l’État avec l’adoption de lois et de règles économiques plus simples pour faciliter le fonctionnement de l’économie ; 8) diminuer la taille de l’Etat pour le rendre impuissant sous prétexte de le rendre plus efficace ; 9) la non-ingérence de l’État dans les prix des produits et services, qui doivent être déterminés par le marché selon la loi de l’offre et de la demande ; 10) la maîtrise de l’inflation par l’Etat à travers des politiques monétaires basées sur des objectifs d’inflation ; 11) adoption par l’Etat de la politique du taux de change flottant ; et 12) obtenir un excédent budgétaire pour payer le service de la dette publique.

La pratique a démontré l’infaisabilité du modèle économique néolibéral au Brésil. La récession économique actuelle, la désindustrialisation accentuée du pays, l’insolvabilité de l’Union, des États et des Municipalités, l’augmentation disproportionnée de la dette publique fédérale, la faillite généralisée des entreprises et le chômage de masse démontrent l’infaisabilité du modèle néolibéral mis en œuvre au Brésil. Il est donc prouvé que l’insertion du Brésil dans la mondialisation économique néolibérale à partir de 1990 avec l’adoption du modèle économique néolibéral a été extrêmement négative d’un point de vue économique et social. Non seulement la figure 1, mais aussi la figure 2 montrent clairement que l’insertion du Brésil dans la mondialisation économique néolibérale à partir de 1990 a signifié une baisse de la croissance du PIB par rapport aux taux atteints de 1930 à 1980 sous les gouvernements de Getúlio Vargas, Juscelino Kubitschek et le post -1964 gouvernements militaires, lorsque le Brésil adopte le modèle développementaliste national et présente des taux de croissance du PIB sur dix ans compris entre 4,4% et 8,6%. Cependant, le Brésil a présenté des taux de croissance du PIB sur dix ans très faibles de moins de 3,7 % de 1991 à 2020 avec l’adoption du modèle économique néolibéral.

Figure 2- Taux de croissance décennale du PIB au Brésil (%)

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Source : https://g1.globo.com/economia/noticia/2020/03/05/para-evitar-decada-perdida-pib-tem-de-crescer-10percent-neste-ano-mostra-estudo.ghtml

Le développement économique réalisé par le Brésil au cours de la période 1930/1980 avec le modèle national développementaliste a été durable en raison des taux élevés d’investissement public et privé qui se sont produits, comme le montre la figure 3, contrairement à la période 1990/2019, qui a montré une baisse avec l’adoption du modèle économique néolibéral.

Figure 3- Taux d’investissement au Brésil (% PIB)

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Source : https://blogdoibre.fgv.br/posts/taxa-de-investimentos-no-brasil-menor-nivel-dos-ultimos-50-anos

Dans la période 1930/1980, avec l’adoption du modèle économique national développementaliste, le gouvernement fédéral a réalisé d’importants investissements dans l’expansion des infrastructures économiques (énergie, transports et communications) et des infrastructures sociales (éducation, santé, logement et assainissement de base) et les investissements privés nationaux et étrangers dans l’expansion de l’industrie, du commerce et des services. Ce sont ces investissements qui ont contribué à la forte croissance du PIB au Brésil de 1930 à 1980. Au cours de la période 1989/2019, avec l’adoption du modèle économique néolibéral, il y a eu une baisse du taux d’investissement public et privé dans l’économie brésilienne. , qui est passé de 27 % du PIB en 1989 à 15,5 % du PIB en 2019, comme le montre la figure 3, ce qui explique la chute de la croissance du PIB au cours de la même période et le Brésil ayant été conduit à la stagnation économique et par conséquent à la augmentation vertigineuse du chômage, à la chute de la consommation des ménages et à la faillite généralisée des entreprises du pays.

Une autre conséquence grave pour le Brésil imposée par le modèle économique néolibéral a été le processus de désindustrialisation de l’économie brésilienne au cours de la période 1989/2019, comme le montre la figure 4. L’analyse de la figure 4 met en évidence la baisse de la participation de l’industrie à la formation du PIB du Brésil de 1987 à 2019, qui est passée de 27,3 % en 1987 à 11 % en 2019, contrairement à ce qui s ‘est passé sur la période 1947/1987, lorsque le modèle national développementaliste a été adopté, et sa participation au PIB du Brésil est passée de 16,5% en 1947 à 27,3% en 1987. La mondialisation économique néolibérale a également contribué à la désindustrialisation du Brésil.. La désindustrialisation s’est produite au Brésil en raison de l’ouverture de l’économie brésilienne, qui a provoqué la destruction de l’industrie nationale avec la concurrence des produits importés.

Figure 4- Participation de l’industrie dans la formation du PIB du Brésil (% PIB)

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De ce qui précède, on peut dire que l’économie brésilienne ne repartira que si le modèle économique néolibéral est abandonné et remplacé par le modèle économique développementaliste national, avec l’État brésilien agissant comme un inducteur de développement économique et social, condition préalable à l’augmentation des taux d’investissement public et du secteur privé dans l’économie, arrêter la désindustrialisation du pays et favoriser la croissance du PIB du Brésil. L’expérience de développement national de 1930 à 1980 au Brésil est une démonstration claire de la nécessité pour l’État national brésilien d’agir comme un inducteur du processus de développement national.

2.    La nécessité d’abandonner la politique de plafonnement des dépenses publiques en vigueur au Brésil afin de les dégeler afin de ne pas restreindre l’action du gouvernement fédéral dans la promotion des investissements publics

Pour que le gouvernement Lula se qualifie pour agir comme un inducteur de développement au Brésil, il consiste à mettre fin à la politique néolibérale du plafonnement des dépenses publiques existant au Brésil, car c’est un facteur qui entrave le progrès économique et social du pays. Le plafond des dépenses inséré dans la Constitution du Brésil sur la base de la PEC 55/2016 sous le gouvernement de Michel Temer est un crime contre le développement du Brésil car il a limité les dépenses publiques pour les 20 prochaines années, à partir de 2017, qui ne seront réajustées qu’en fonction de sur l’inflation officielle de l’année précédente avec possibilité de révision à partir de la dixième année. Cela signifie que la croissance des dépenses publiques sera complètement contrôlée par la loi et que le gouvernement fédéral sera empêché de préparer le budget de l’Union plus important que l’année précédente, ne pouvant que corriger ses valeurs en fonction de l’inflation. Cela implique que, dans la pratique, les dépenses publiques ne pourront pas croître pendant leur mandat de 20 ans, c’est-à-dire que les dépenses publiques seront gelées pendant 20 ans, compromettant les investissements publics dans les infrastructures énergétiques, les transports, les communications, l’éducation, la santé, les services de base l’assainissement et l’habitat populaire nécessaires au développement économique et social du Brésil.

Le plafond des dépenses publiques a été approuvé par le Congrès national au motif que la maîtrise des dépenses de l’Union réduirait la dette publique, qui, bien au contraire, est sur une trajectoire ascendante, comme le montre la figure 5.

Figure 5- Évolution de la dette publique au Brésil

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Source : https://www.insper.edu.br/conhecimento/conjuntura-economica/queda-dos-juros-estimula-debate-sobre-trajetoria-da-divida-publica/

L’augmentation exponentielle de la dette publique s’est traduite par la croissance du déficit primaire (graphique 6) de l’État fédéral depuis 2015, qui, pour le couvrir, s’est encore plus endetté avec la vente de titres publics, conséquence de qui est l’engagement du budget de l’Union qui a alloué 50,8% des ressources pour le paiement des intérêts et l’amortissement de la dette publique en 2021 (Figure 7). Il convient de noter que le déficit primaire correspond à la différence entre les dépenses publiques et ce qui est collecté sur les impôts sans tenir compte des dépenses d’intérêts et de l’amortissement de la dette publique. Le déficit public total correspond donc à la somme du déficit primaire et des dépenses d’intérêts et d’amortissement de la dette. La figure 6 montre que jusqu’en 2015, le gouvernement fédéral percevait plus qu’il ne dépensait pour entretenir l’appareil administratif gouvernemental. Il convient également de noter que, plus le gouvernement fédéral a un déficit primaire, plus sa dette augmente et il paie plus d’intérêts et d’amortissement de la dette publique, ce qui signifie qu’il y a moins de ressources pour répondre aux besoins de la société brésilienne dans le divers domaines de responsabilité du gouvernement gouvernement fédéral, comme l’éducation, la santé, entre autres.

Figure 6- Déficit primaire du gouvernement fédéral

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Source : https://analisemacro.com.br/economia/politica-fiscal/por-que-a-reforma-da-previdencia-e-prioritaria/

Figure 7- Budget fédéral en 2021

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Source : https://auditoriacidada.org.br/conteudo/gasto-com-divida-publica-sem-contrapartida-quase-dobrou-de-2019-a-2021/

3.    La nécessité de renégocier avec les créanciers de la dette publique l’allongement du délai de paiement de la dette publique pour que le gouvernement fédéral dispose de ressources pour les investissements

Afin de réduire chaque année l’engagement budgétaire de l’Union, qui a alloué 50,8 % des ressources au paiement des intérêts et à l’amortissement de la dette publique en 2021 (graphique 7), le gouvernement fédéral doit renégocier avec ses créanciers l’allongement du délai de paiement d’intérêt et d’amortissement de la dette publique afin que le gouvernement fédéral ait des ressources à investir dans l’infrastructure économique et sociale du pays. Si le but du gouvernement brésilien est de réduire la dette publique, la bonne chose à faire est de promouvoir la croissance économique au Brésil, ce qui est impossible à réaliser avec l’existence du modèle économique néolibéral et du plafond des dépenses publiques. La croissance économique du pays, la fin du plafond des dépenses et l’extension des paiements d’intérêts et l’amortissement de la dette publique seraient les stratégies à adopter pour réduire la dette publique au Brésil et non l’établissement du plafond des dépenses publiques tel qu’adopté par le gouvernement de Michel Temer et maintenu par le gouvernement de Jair Bolsonaro. La croissance économique ne peut se faire qu’avec un gouvernement fédéral jouant un rôle proactif dans la réalisation des investissements, notamment dans les infrastructures, ce qui ne peut se faire avec l’existence du modèle économique néolibéral, du « carcan » que représente le plafond des dépenses publiques et l’engagement du budget du gouvernement fédéral avec le paiement des intérêts et du principal sur la dette publique. En plus de la croissance économique, une autre recette de base pour réduire la dette publique est que le gouvernement fédéral ne dépense pas plus que ses recettes fiscales.

4.    Conclusions

Pour reconstruire l’économie brésilienne dévastée, le gouvernement Lula doit adopter les stratégies suivantes :

i) Abandonner le modèle économique néolibéral qui a dévasté l’économie brésilienne de 1990 à nos jours avec son remplacement par le modèle économique national développementaliste pour promouvoir la croissance économique et la réduction du chômage au Brésil.

ii) Abandonner la politique actuelle de plafonnement des dépenses publiques au Brésil pour les dégeler afin de ne pas restreindre l’action du gouvernement fédéral dans la promotion de l’investissement public.

iii) Renégocier avec les créanciers de la dette publique l’allongement du délai de paiement de la dette publique afin que le gouvernement fédéral dispose de ressources pour les investissements.

Sans l’adoption de ces stratégies, le gouvernement Lula sera empêché de promouvoir la croissance économique au Brésil et de lutter contre la récession avec l’adoption de mesures compensatoires du point de vue macroéconomique.

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022) et est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022).

HOW THE LULA GOVERNMENT CAN REBUILD THE DEVASTATED BRAZILIAN ECONOMY

Fernando Alcoforado*

This article aims to show how the Lula government will be able to rebuild the Brazilian economy that has been in economic decline since 1980. The economic decline in Brazil resulted from the adoption of the neoliberal economic model since 1990, from the adoption of the spending ceiling in the federal government budget by the Michel Temer government and maintained by the Bolsonaro government and the growing commitment of the federal government budget to the payment of the public debt that are making it impossible for the Brazilian State to act as an agent for the promotion of national development. This article aims to demonstrate that the reconstruction of the Brazilian economy requires the abandonment of the neoliberal economic model with its replacement by the developmentalist national economic model to promote economic growth and the reduction of unemployment, the abandonment of the existing public spending ceiling policy in Brazil to unfreeze them in order not to restrict the federal government’s action in promoting public investment and renegotiate with public debt creditors the extension of the public debt payment period for the federal government have resources for investments because, if everything continues as it is, they will constitute impeding factors to the country’s economic and social progress.

1.    The need to abandon the neoliberal economic model and replace it with the developmentalist national economic model to promote economic growth and reduce unemployment

Figure 1 shows that the participation of Brazil’s GDP in world GDP increased from the country’s independence in 1822 until 1980 and that, from 1980 onwards, there was a sharp decline until 2022. This means that Brazil has experienced economic decline in the last 42 years years old.

Figure 1- Share of Brazil’s GDP in world GDP from 1822 to 2022

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Source: https://www.ihu.unisinos.br/categorias/188-noticias-2018/578167-brasil-submergente-vive-o-pior-docenio-2011-2022-dos-200-anos-da-independencia

The period between 1930 and 1980 was the period of greatest economic and social development achieved by Brazil because the country took a leap in socio-economic growth, as the population grew 3.3 times and the GDP grew 18.2 times, especially between 1950 and 1980, when the Brazilian population grew 2.8% per year, the Brazilian economy grew 7% per year and per capita income grew 4.2% per year. It was thanks to the developmentalist national economic policy put into practice by the Brazilian government that Brazil had high rates of social and economic development from 1930 to 1980. During this period, the Brazilian government played an active role in planning and inducing the country’s development, with emphasis on development of the internal market, with public investments, especially in economic infrastructure (energy, transport and communications) and social infrastructure (education, health, basic sanitation and housing), with import-substituting industrialization, with the implementation of state-owned companies to operate in strategic sectors for national development and offset the weaknesses of national private capital, with the granting of tax and financial incentives for industrial development and for all regions of Brazil, with the adoption of policies for scientific and technological development and with the policies to protect national companies from the predatory competition of foreign capital and imported products. It cannot be denied that there were positive legacies of the Brazilian national developmentalism from 1930 to 1980, such as, for example, the implantation of the industrial park in São Paulo and in other regions of the country, the increase in the size of the GDP, the growing generation of jobs and income, the increase in national income and the modernization of Brazil.

The causes of Brazil’s economic and social decline from 1980 to 2022 are related to the fact that, from 1990 onwards, Brazilian governments adopted the neoliberal economic model that is largely responsible for leading Brazil to economic bankruptcy and the social devastation of this period despite the efforts of the Lula and Dilma Rousseff governments to combat hunger and poverty in the population with income transfer programs such as Bolsa Família, among other social initiatives. It is worth noting that the neoliberal economic model has the following basic principles: 1) minimal participation of the State in the direction of the national economy; 2) privatization policy for state-owned companies; 3) little government intervention in the labor market; 4) free movement of international capital and emphasis on globalization; 5) opening of the economy to the entry of multinationals; 6) adoption of measures against economic protectionism; 7) reducing the bureaucracy of the State with the adoption of simpler laws and economic rules to facilitate the functioning of the economy; 8) decreasing the size of the State to make it impotent under the pretext of making it more efficient; 9) non-interference by the State in the prices of products and services, which must be determined by the market based on the law of supply and demand; 10) control of inflation by the State through monetary policies based on inflation targets; 11) adoption by the State of the floating exchange rate policy; and, 12) obtaining a fiscal surplus to pay the public debt service.

Practice has demonstrated the infeasibility of the neoliberal economic model in Brazil. The current economic recession, the accentuated deindustrialization of the country, the insolvency of the Union, States and Municipalities, the disproportionate increase in the federal public debt, the generalized bankruptcy of companies and mass unemployment demonstrate the unfeasibility of the neoliberal model implemented in Brazil. It is proven, therefore, that Brazil’s insertion into neoliberal economic globalization from 1990 onwards with the adoption of the neoliberal economic model was extremely negative from an economic and social point of view. Not only Figure 1, but also Figure 2 make it quite clear that Brazil’s insertion into neoliberal economic globalization from 1990 onwards meant a drop in GDP growth compared to the rates achieved from 1930 to 1980 during the governments of Getúlio Vargas, Juscelino Kubitschek and the post-1964 military governments, when Brazil adopted the national developmentalist economic model and presented ten-year GDP growth rates between 4.4% and 8.6%. However, Brazil presented very low ten-year GDP growth rates of less than 3.7% from 1991 to 2020 with the adoption of the neoliberal economic model.

Figure 2- Decennial GDP growth rates in Brazil (%)

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Source: https://g1.globo.com/economia/noticia/2020/03/05/para-evitar-decada-perdida-pib-tem-de-crescer-10percent-neste-ano-mostra-estudo.ghtml

The economic development achieved by Brazil during the period 1930/1980 with the national development model was sustainable due to the high rates of public and private investment that occurred, as shown in Figure 3, unlike the period 1990/2019, which showed a decline with the adoption of the economic model neoliberal.

Figure 3- Investment rate in Brazil (% GDP)

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Source: https://blogdoibre.fgv.br/posts/taxa-de-investimentos-no-brasil-menor-nivel-dos-ultimos-50-anos

In the period 1930/1980, with the adoption of the developmentalist national economic model, there were large investments by the federal government in the expansion of economic infrastructure (energy, transport and communications) and social infrastructure (education, health, housing and basic sanitation) and national private investments and foreigners in the expansion of industry, commerce and services. It was these investments that contributed to the high GDP growth in Brazil from 1930 to 1980. In the period 1989/2019, with the adoption of the neoliberal economic model, there was a drop in the rate of public and private investment in the Brazilian economy, which fell from 27% of the GDP in 1989 to 15.5% of GDP in 2019, as shown in Figure 3, a fact that explains the drop in GDP growth in the same period and Brazil having been led to economic stagnation and consequently to the vertiginous increase in unemployment, to the drop in household consumption and the widespread bankruptcy of companies in the country.

Another serious consequence for Brazil imposed by the neoliberal economic model was the process of deindustrialization of the Brazilian economy in the period 1989/2019, as shown in Figure 4. The analysis of Figure 4 highlights the decline in the participation of industry in the formation of Brazil’s GDP from 1987 to 2019, which fell from 27.3% in 1987 to 11% in 2019, unlike what happened in the period 1947/1987 when the national developmentalism economic model was adopted and its participation in the GDP of Brazil evolved from 16.5% in 1947 to 27.3% in 1987. This means that neoliberal economic globalization also contributed to the deindustrialization of Brazil. Deindustrialization occurred in Brazil due to the opening of the Brazilian economy, which caused the national industry to be destroyed with competition from imported products.

Figure 4- Participation of industry in the formation of Brazil’s GDP (% GDP)

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Source: https://valoradicionado.wordpress.com/tag/pib/

From the above, it can be said that the Brazilian economy will only grow again if the neoliberal economic model is abandoned and replaced by the national developmentalist economic model with the Brazilian State acting as an inducer of economic and social development, which is the condition for raising public and private investment rates in the economy, stop the country’s deindustrialization and promote the growth of Brazil’s GDP. The national developmentalist experience from 1930 to 1980 in Brazil is a clear demonstration of the need for the Brazilian national State to act as an inducer of the national developmentalist process.

2.    The need to abandon the existing public spending ceiling policy in Brazil in order to unfreeze them in order not to restrict the federal government’s action in promoting public investments

For the Lula government to qualify itself to act as an inducer of development in Brazil, it consists of putting an end to the neoliberal policy of the existing public spending ceiling in Brazil, because it is an impeding factor to the country’s economic and social progress. The Spending Ceiling inserted in the Constitution of Brazil based on PEC 55/2016 during the Michel Temer government is a crime against the development of Brazil because it limited public spending for the next 20 years, starting in 2017, which will only be readjusted based on on the official inflation of the previous year with the possibility of revision from the tenth year onwards. This means that the growth of public spending will be completely controlled by law and the federal government will be prevented from preparing the Union’s budget larger than the previous year, being able only to correct its values according to inflation. This implies that, in practice, public spending will not be able to grow during its 20-year term, that is, public spending will be frozen for 20 years, compromising public investments in infrastructure of energy, transport, communications, education, health, basic sanitation, and popular housing necessary for the economic and social development of Brazil.

The public spending ceiling was approved by the National Congress on the grounds that the containment of Union spending would reduce the public debt, which, quite the contrary, is on an upward trajectory, as shown in Figure 5.

Figure 5- Evolution of the Public Debt in Brazil

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Source: https://www.insper.edu.br/conhecimento/conjuntura-economica/queda-dos-juros-estimula-debate-sobre-trajetoria-da-divida-publica/

The exponential increase in the public debt has resulted in the growth of the primary deficit (Figure 6) of the federal government since 2015, which, in order to cover it, has become even more indebted with the sale of public securities, the consequence of which is the commitment of the budget of the Union that allocated 50.8% of the resources for the payment of interest and amortization of the public debt in 2021 (Figure 7). It should be noted that the primary deficit corresponds to the difference between government expenditures and what is collected from taxes without considering the expense with the payment of interest and the amortization of the public debt. The total public deficit corresponds, therefore, to the sum of the primary deficit and expenditure on interest payments and debt amortization. Figure 6 shows that until 2015 the federal government collected more than it spent to maintain the government administrative machinery. It should also be noted that the more the federal government has in primary deficit, the more its debt increases and it pays more in interest and amortization of the public debt, which means that there are fewer resources to meet the needs of Brazilian society in the various areas of responsibility of the federal government, such as education, health, among others.

Figure 6- Federal government primary deficit

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Source: https://analisemacro.com.br/economia/politica-fiscal/por-que-a-reforma-da-previdencia-e-prioritaria/

Figure 7- Federal budget in 2021

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Source: https://auditoriacidada.org.br/conteudo/gasto-com-divida-publica-sem-contrapartida-quase-dobrou-de-2019-a-2021/

3.    The need to renegotiate with public debt creditors the extension of the public debt payment term for the federal government to have resources for investments

In order to reduce the Union budget commitment each year, which allocated 50.8% of the resources for the payment of interest and amortization of the public debt in 2021 (Figure 7), the federal government needs to renegotiate with its creditors the extension of the payment of interest and amortization of the public debt so that the federal government has resources to invest in the country’s economic and social infrastructure. If the purpose of the Brazilian government is to reduce the public debt, the correct thing is to promote economic growth in Brazil, which is impossible to achieve with the existence of the neoliberal economic model and the public spending ceiling. The country’s economic growth and the extension of interest payments and amortization of the public debt would be the strategies to be adopted to reduce the public debt in Brazil and not the establishment of the public spending ceiling as adopted by the Michel Temer government and maintained by the government Jair Bolsonaro. Economic growth can only happen with the federal government playing a proactive role in making investments, especially in infrastructure, which cannot occur with the existence of the “straitjacket” represented by the public spending ceiling. In addition to economic growth, another basic recipe for reducing the public debt is for the federal government not to spend more than its tax revenues.

4.    Conclusions

To rebuild the devastated Brazilian economy, the Lula government must adopt the following strategies:

i) Abandon the neoliberal economic model that has devastated the Brazilian economy from 1990 to the present day with its replacement by the national developmentalist economic model to promote economic growth and the reduction of unemployment in Brazil.

ii) Abandon the current policy of capping public expenditure in Brazil to unfreeze it so as not to restrict the action of the federal government in the promotion of public investment.

iii) Renegotiate with public debt creditors the extension of the public debt payment deadline so that the federal government has resources for investments.

Without the adoption of these strategies, the Lula government will be prevented from promoting economic growth in Brazil and fighting the recession with the adoption of compensatory measures from the macroeconomic point of view.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022) and a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022).

COMO O GOVERNO LULA PODERÁ RECONSTRUIR A DEVASTADA ECONOMIA BRASILEIRA

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo mostrar como o governo Lula poderá reconstruir a economia brasileira que se encontra em declínio econômico desde 1980. O declínio econômico do Brasil resultou da adoção do modelo econômico neoliberal desde 1990, da adoção do teto de gasto no orçamento do governo federal pelo governo Michel Temer e mantida pelo governo Bolsonaro e do comprometimento crescente do orçamento do governo federal com o pagamento da dívida pública que estão inviabilizando a ação do Estado brasileiro como agente da promoção do desenvolvimento nacional. Este artigo visa demonstrar que a reconstrução da economia brasileira requer o abandono do modelo econômico neoliberal com sua substituição pelo modelo econômico nacional desenvolvimentista para promover o crescimento econômico e a redução do desemprego, o abandono da política do teto de gastos públicos existente no Brasil para descongelá-los visando não restringir a ação do governo federal na promoção de investimentos públicos e renegociar com os credores da dívida pública o alongamento do prazo de pagamento da dívida pública para o governo federal dispor de recursos para investimentos porque se tudo continuar como está  constituem em fatores impeditivos ao progresso econômico e social do País.   

1.    A necessidade do abandono do modelo econômico neoliberal com sua substituição pelo modelo econômico nacional desenvolvimentista para promover o crescimento econômico e a redução do desemprego

A Figura 1 mostra que a participação do PIB do Brasil no PIB mundial foi crescente desde a Independência do País em 1822 até 1980 e que, a partir de 1980 ocorreu queda acentuada até 2022. Isto significa dizer que o Brasil apresentou declínio econômico nos últimos 42 anos.    

Figura 1- Participação do PIB do Brasil no PIB mundial de 1822 a 2022

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Fonte: https://www.ihu.unisinos.br/categorias/188-noticias-2018/578167-brasil-submergente-vive-o-pior-docenio-2011-2022-dos-200-anos-da-independencia

O período entre 1930 e 1980 foi o de maior desenvolvimento econômico e social alcançado pelo Brasil porque o País deu um salto no crescimento sócio- econômico, pois a população cresceu 3,3 vezes e o PIB cresceu 18,2 vezes, sobretudo entre 1950 e 1980, quando a população brasileira cresceu 2,8% ao ano, a economia brasileira cresceu 7% ao ano e a renda per capita cresceu 4,2% ao ano. Foi graças à política econômica nacional desenvolvimentista posta em prática pelo governo brasileiro que o Brasil teve elevadas taxas de desenvolvimento social e econômico de 1930 a 1980. Neste período, o governo brasileiro teve papel ativo no planejamento e indução do desenvolvimento do País  com ênfase no desenvolvimento do mercado interno, com a realização de investimentos públicos sobretudo em infraestrutura econômica (energia, transporte e comunicações) e infraestrutura social (educação, saúde, saneamento básico e habitação), com a industrialização substitutiva de importações, com a implantação de empresas estatais para atuarem em setores estratégicos para o desenvolvimento nacional e compensarem as debilidades do capital privado nacional, com a concessão de incentivos fiscais e financeiros para o desenvolvimento industrial de todas as regiões do Brasil, com a adoção de políticas de desenvolvimento científico e tecnológico e com políticas de proteção da empresa nacional da competição predatória do capital estrangeiro e de produtos importados. Não se pode negar que houve legados positivos do nacional desenvolvimentismo brasileiro de 1930 a 1980 como, por exemplo, a implantação do parque industrial em São Paulo e em outras regiões do país, o aumento do tamanho do PIB, a crescente geração de emprego e renda, o aumento da renda nacional e a modernização do Brasil.

As causas do declínio econômico e social do Brasil de 1980 a 2022 estão relacionadas com o fato de, a partir de 1990, os governos brasileiros adotaram o modelo econômico neoliberal que é o grande responsável por levar o Brasil à bancarrota econômica e à devastação social deste período apesar dos esforços dos governos Lula e Dilma Rousseff no combate à fome e à miséria da população com o programa de transferência de renda como o Bolsa Família, entre outras iniciativas no plano social. É oportuno observar que o modelo econômico neoliberal tem como princípios básicos o seguinte: 1) mínima participação do Estado nos rumos da economia nacional; 2) política de privatização de empresas estatais; 3) pouca intervenção do governo no mercado de trabalho; 4) livre circulação de capitais internacionais e ênfase na globalização; 5) abertura da economia para a entrada de multinacionais; 6) adoção de medidas contra o protecionismo econômico; 7) desburocratização do Estado com a adoção de leis e regras econômicas mais simplificadas para facilitar o funcionamento da economia; 8) diminuição do tamanho do Estado para torná-lo impotente sob o pretexto de torná-lo mais eficiente; 9) não interferência do Estado nos preços de produtos e serviços que devem ser determinados pelo mercado com base na lei da oferta e procura; 10) controle da inflação pelo Estado através de políticas monetárias com base em metas de inflação; 11) adoção pelo Estado da política de câmbio flutuante; e, 12) obtenção de superávit fiscal para pagamento do serviço da dívida pública.

A prática vem demonstrando a inviabilidade do modelo econômico neoliberal no Brasil. A recessão econômica atual, a acentuada desindustrialização do País, a insolvência da União, Estados e Municípios, a elevação desmesurada da dívida pública federal, a falência generalizada de empresas e o desemprego em massa demonstram a inviabilidade do modelo neoliberal implantado no Brasil. Está comprovado, portanto, que a inserção do Brasil à globalização econômica neoliberal a partir de 1990 com a adoção do modelo econômico neoliberal foi extremamente negativa do ponto de vista econômico e social. Não apenas a Figura 1, mas também a Figura 2 deixam bastante claro que a inserção do Brasil à globalização econômica neoliberal a partir de 1990 significou queda no crescimento do PIB em comparação com as taxas alcançadas de 1930 a 1980 durante os governos Getúlio Vargas, Juscelino Kubitschek e os governos militares pós 1964, quando o Brasil adotou o modelo nacional desenvolvimentista e apresentou taxas de crescimento decenal do PIB entre 4,4% e 8,6%. Entretanto, o Brasil apresentou baixíssimas taxas de crescimento decenal do PIB inferiores a 3,7% de 1991 a 2020 com a adoção do modelo econômico neoliberal.    

Figura 2- Taxas de crescimento decenal do PIB do Brasil (%)

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Fonte: https://g1.globo.com/economia/noticia/2020/03/05/para-evitar-decada-perdida-pib-tem-de-crescer-10percent-neste-ano-mostra-estudo.ghtml

O desenvolvimento econômico alcançado pelo Brasil durante o período 1930/1980 com o modelo nacional desenvolvimentista foi sustentável devido às elevadas taxas de investimento público e privado ocorridas conforme estão apresentadas na Figura 3 diferentemente do período 1990/2019 que apresentou declínio com a adoção do modelo econômico neoliberal.

Figura 3- Taxa de investimento no Brasil (%PIB)

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Fonte: https://blogdoibre.fgv.br/posts/taxa-de-investimentos-no-brasil-menor-nivel-dos-ultimos-50-anos

No período 1930/1980, com a adoção do modelo econômico nacional desenvolvimentista, houve vultosos investimentos do governo federal na expansão da infraestrutura econômica (energia, transportes e comunicações) e infraestrutura social (educação, saúde, habitação e saneamento básico) e investimentos privados nacionais e estrangeiros na expansão da indústria, do comércio e dos serviços. Foram estes investimentos que contribuíram para o elevado crescimento do PIB do Brasil de 1930 a 1980. No período 1989/2019, com a adoção do modelo econômico neoliberal, houve queda na taxa de investimento público e privado na economia brasileira que caiu de 27% do PIB em 1989 para 15,5% do PIB em 2019, conforme mostra a Figura 3, fato este que explica a queda ocorrida no crescimento do PIB no mesmo período e o Brasil ter sido levado à estagnação econômica e consequentemente ao aumento vertiginoso do desemprego, à queda no consumo das famílias e à falência generalizada de empresas no País.

Outra grave consequência para o Brasil imposta pelo modelo econômico neoliberal foi o processo de desindustrialização da economia brasileira no período 1989/2019 conforme está demonstrada na Figura 4. A análise da Figura 4 deixa evidenciada a queda na participação da indústria na formação do PIB do Brasil de 1987 a 2019 que caiu de 27,3% em 1987 para 11% em 2019 diferentemente do ocorrido no período 1947/1987, quando foi adotado o modelo nacional desenvolvimentista, e sua participação no PIB do Brasil evoluiu de 16,5% em 1947 para 27,3% em 1987. Isto significa dizer que a globalização econômica neoliberal contribuiu, também, para a desindustrialização do Brasil. A desindustrialização ocorreu no Brasil devido à abertura da economia brasileira que fez com que a indústria nacional fosse destruída com a competição com os produtos importados.   

Figura 4- Participação da indústria na formação do PIB do Brasil (%PIB)

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Fonte: https://valoradicionado.wordpress.com/tag/pib/

Pelo exposto, pode-se afirmar que a economia brasileira só voltará a crescer se for abandonado o modelo econômico neoliberal com sua substituição pelo modelo econômico nacional desenvolvimentista com o Estado brasileiro atuando como indutor do desenvolvimento econômico e social que é a condição para elevar as taxas de investimento público e privado na economia, sustar a desindustrialização do País e promover o crescimento do PIB do Brasil. A experiência nacional desenvolvimentista de 1930 a 1980 no Brasil é uma demonstração cabal da necessidade de o Estado nacional brasileiro atuar como indutor do processo de desenvolvimento nacional.

2.    A necessidade do abandono da política do teto de gastos públicos existente no Brasil para descongelá-los visando não restringir a ação do governo federal na promoção de investimentos públicos

Para o governo Lula se capacitar a atuar como indutor do desenvolvimento do Brasil consiste em colocar um fim na política neoliberal do teto de gastos públicos existente no Brasil porque se trata de um fator impeditivo ao progresso econômico e social do País. O Teto de Gastos inserido na Constituição do Brasil com base na PEC 55/2016 durante o governo Michel Temer é um crime contra o desenvolvimento do Brasil porque limitou os gastos públicos pelos próximos 20 anos, a partir de 2017, que só serão reajustados com base na inflação oficial do ano anterior com possibilidade de revisão a partir do décimo ano de vigência. Isto significa dizer que o crescimento dos gastos públicos será totalmente controlado por lei e o governo federal ficará impedido de elaborar o orçamento da União maior do que o do ano anterior podendo apenas corrigir seus valores de acordo com a inflação. Isso implica que, na prática, os gastos públicos não poderão crescer durante sua vigência de 20 anos, isto é, os gastos públicos serão congelados durante 20 anos, comprometendo os investimentos públicos em infraestrutura de energia, transportes, comunicações, educação, saúde, saneamento básico e habitação popular necessários ao desenvolvimento econômico e social do Brasil. 

O teto de gastos públicos foi aprovado pelo Congresso Nacional sob o argumento de que a contenção de gastos da União diminuiria a dívida pública, que, muito ao contrário, está em trajetória crescente conforme mostra a Figura 5.

Figura 5- Evolução da Dívida Pública do Brasil

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Fonte: https://www.insper.edu.br/conhecimento/conjuntura-economica/queda-dos-juros-estimula-debate-sobre-trajetoria-da-divida-publica/

O aumento exponencial da dívida pública vem resultando no crescimento do déficit primário (Figura 6) do governo federal desde 2015 que, para realizar sua cobertura, se endivida ainda mais com a venda de títulos públicos cuja consequência é o comprometimento a cada ano do orçamento da União que destinou 50,8% dos recursos para o pagamento de juros e amortização da dívida pública em 2021 (Figura 7). Observe-se que o déficit primário corresponde à diferença entre os dispêndios do governo e o que é arrecadado de tributos sem considerar o gasto com o pagamento de juros e a amortização da dívida pública. O déficit público total corresponde, portanto, à soma do déficit primário com o gasto com o pagamento dos juros e amortização da dívida. A Figura 6 mostra que até 2015 o governo federal arrecadava mais do que gastava para manter a máquina administrativa governamental. Observe-se, também, que, quanto mais o governo federal tem de déficit primário aumenta sua dívida e paga mais de juros e amortização da dívida pública que faz com que haja menos recursos para atender as necessidades da sociedade brasileira nas diversas áreas de responsabilidade do governo federal, como educação, saúde, entre outros.

Figura 6- Déficit primário do governo federal

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Fonte: https://analisemacro.com.br/economia/politica-fiscal/por-que-a-reforma-da-previdencia-e-prioritaria/

Figura 7- Orçamento federal em 2021

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Fonte: https://auditoriacidada.org.br/conteudo/gasto-com-divida-publica-sem-contrapartida-quase-dobrou-de-2019-a-2021/

3.    A necessidade de renegociar com os credores da dívida pública o alongamento do prazo de pagamento da dívida pública para o governo federal dispor de recursos para investimentos

Para reduzir o comprometimento a cada ano do orçamento da União que destinou 50,8% dos recursos para o pagamento de juros e amortização da dívida pública em 2021 (Figura 7), é preciso que o governo federal renegocie com seus credores o alongamento do pagamento dos juros e amortização da dívida pública para que o governo federal disponha de recursos para investir na infraestrutura econômica e social do País. Se o propósito do governo brasileiro é o de diminuir a dívida pública, o correto é promover o crescimento econômico do Brasil que é impossível de realização com a existência do modelo econômico neoliberal e do teto de gastos públicos. O crescimento econômico do País, o fim do teto de gastos e o alongamento do pagamento dos juros e amortização da dívida pública seriam as estratégias a serem adotadas para reduzir a dívida pública no Brasil e não o estabelecimento do teto de gastos públicos como foi adotado pelo governo Michel Temer e mantido pelo governo Jair Bolsonaro. O crescimento econômico só poderá acontecer com o governo federal exercendo um papel proativo na realização de investimentos, sobretudo de infraestrutura, que não poderá ocorrer com a existência do modelo econômico neoliberal, da “camisa de força” representada pelo teto de gastos públicos e pelo comprometimento do orçamento do governo federal com o pagamento dos juros e do principal da dívida pública. Além do crescimento econômico, outra receita básica para diminuir a dívida pública consiste no governo federal não gastar mais do que arrecada de impostos.

4.    Conclusões

Para reconstruir a devastada economia brasileira, o governo Lula precisa adotar as estratégias seguintes: 

i)              Abandonar o modelo econômico neoliberal que devastou a economia brasileira de 1990 até o presente momento com sua substituição pelo modelo econômico nacional desenvolvimentista para promover o crescimento econômico e a redução do desemprego no Brasil.

ii)            Abandonar da política do teto de gastos públicos existente no Brasil para descongelá-los visando não restringir a ação do governo federal na promoção de investimentos públicos.

iii)          Renegociar com os credores da dívida pública o alongamento do prazo de pagamento da dívida pública para o governo federal dispor de recursos para investimentos.  

Sem a adoção dessas estratégias, o governo Lula estará impedido de promover o crescimento econômico do Brasil e combater a recessão com a adoção de medidas compensatórias do ponto de vista macroeconômico.  

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022) e de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022).

COMMENT RENFORCER LA DÉMOCRATIE MENACÉE PAR LE NÉO-FASCISME AU BRÉSIL

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter comment renforcer la démocratie brésilienne face à la menace du néo-fascisme bolsonariste. La victoire de Lula aux dernières élections présidentielles a empêché la fin de la démocratie brésilienne qui surviendrait avec la dictature qui serait imposée au peuple brésilien si le candidat néo-fasciste Jair Bolsonaro était réélu. Il est également important de souligner la contribution extraordinaire de la grande majorité des membres du STF (Cour suprême fédérale) qui, sous le gouvernement Bolsonaro, ont agi pour arrêter les actions putschistes du président de la République et de ses alliés, notamment parmi leurs membres les ministres Luiz Roberto Barroso, Luiz Edson Fachin et Alexandre de Morais. Mes applaudissements, avant tout, au Ministre Alexandre de Morais, Président du Tribunal Supérieur Électoral, qui durant le processus électoral, aux premier et second tours des élections, a agi avec la rigueur nécessaire dans la défense des urnes électroniques pour garantir la l’équité des élections et s’est battu pour empêcher le déclenchement d’un coup d’État bolsonariste planifié sous prétexte qu’il y aurait fraude électorale.

Les démocrates brésiliens doivent rester vigilants pendant le gouvernement Lula car le néo-fascisme bolsonariste est toujours présent au sein de la société brésilienne. Les événements récents avec des barrages routiers, les manifestations bolsonaristes aux portes des casernes de l’armée luttant pour un coup d’État et la tentative de pose d’une bombe à l’aéroport de Brasilia par les bolsonaristes pour empêcher l’investiture du président Lula montrent la nécessité que les responsables soient punis conformément à la loi pour que de tels faits ne se reproduisent plus. Cela signifie dire que le front démocratique antifasciste qui a vaincu Bolsonaro et ses alliés aux élections présidentielles doit être élargi et renforcé au Parlement et dans la société civile pour arrêter la tentative des néofascistes bolsonaristes de revenir au pouvoir au Brésil. Pour cela, le président Lula doit gouverner en constituant un gouvernement de front large de salut national, comme il le fait dans la composition de son ministère, non seulement pour résoudre les gigantesques problèmes économiques et sociaux du pays, mais aussi pour renforcer la démocratie.

Il est nécessaire que tous les démocrates comprennent qu’il ne suffit pas d’avoir remporté les dernières élections présidentielles pour éradiquer la menace néo-fasciste bolsonariste. Les néofascistes se regroupent pour tenter d’atteindre leurs objectifs, qui est de convulser le Brésil en vue d’implanter une dictature d’extrême droite dans le pays. Il est absolument nécessaire que tous les démocrates brésiliens comprennent que le serpent néo-fasciste est toujours vivant et tentera de revenir au pouvoir, à commencer par les élections municipales de 2024 et, plus tard, en 2026, pour les gouvernements des États et, surtout, pour la Présidence de la République. L’une des conditions pour éviter que cela ne se produise est que le gouvernement Lula ne faiblit pas dans sa recherche d’une solution aux problèmes économiques et sociaux du Brésil. Le succès du gouvernement Lula à surmonter les problèmes économiques et sociaux est la condition « sine qua non » pour empêcher le néofascisme bolsonariste de revenir au pouvoir au Brésil.

L’avenir de la démocratie au Brésil dépend de l’issue de la confrontation qui s’établira entre les défenseurs et les adversaires du système démocratique dans les années à venir. La présence de bolsonaristes dans les casernes appelant à une intervention militaire, les récents épisodes commis par des bolsonaristes radicaux avec la tentative d’envahir la police fédérale et d’incendier des voitures et des bus et la tentative d’explosion d’une bombe à l’aéroport Juscelino Kubitschek de Brasilia sont des manifestations de néofascistes bolsonaristes mécontents du résultat des élections présidentielles qui ont porté Lula à la présidence de la République. Ces événements et ceux qui se sont produits sous le gouvernement Bolsonaro, qui a travaillé tout au long de son mandat pour détruire l’État de droit démocratique et implanter une dictature néofasciste au Brésil, montrent la force de l’extrême droite au Brésil.

Les forces qui défendent le système démocratique actuel sont les partis démocratiques de gauche, de centre-gauche et libéral, les organisations de la société civile de gauche, ceux qui ont voté pour Lula et ceux qui n’ont pas voté pour Jair Bolsonaro lors des dernières élections, la majorité du Parlement et du Pouvoir Judiciaire. Les forces opposées du système démocratique sont les partis d’extrême droite, ceux qui ont voté pour Jair Bolsonaro et ses alliés lors des dernières élections, la partie bolsonariste du Parlement, les camionneurs, une partie des membres des Forces armées et des polices fédérales et étatiques et police de la route fédérales. Les forces qui défendent le système démocratique doivent se battre pour obtenir une majorité au Parlement et dans la Société Civile afin d’empêcher les opposants au système démocratique de monter en puissance et de créer les conditions d’un retour au pouvoir lors des prochaines élections présidentielles. Au Parlement, ils doivent renforcer les alliances programmatiques avec tous les partis qui soutiennent le gouvernement Lula, et dans la Société Civile, ils doivent renforcer les mouvements sociaux.

La confrontation entre les défenseurs et les opposants du système démocratique peut aboutir au maintien de la démocratie représentative au Brésil ou à sa fin. Les partisans de Bolsonaro considèrent que la cause des maux actuels du Brésil est liée à la corruption et à l’utilisation de l’État par des partis à tendance communiste. Comme les fascistes du passé, les néofascistes bolsonaristes cherchent à purifier la société brésilienne des influences toxiques des partis et dirigeants politiques, en particulier ceux liés au PT et à ses alliés de gauche, qui seraient blâmés pour la situation dans laquelle le Brésilien la nation vit. La lutte contre le néofascisme commence aujourd’hui par la capacité à le reconnaître comme une menace pour l’État de droit démocratique, comme l’enseigne la dure expérience de l’Europe dans l’entre-deux-guerres. Le néo-fascisme bolsonariste est l’un des héritiers du fascisme, qui était un mouvement politique d’extrême droite apparu en Italie après la Première Guerre mondiale, dans les années 1920, sous la direction de Benito Mussolini. Outre le régime de Mussolini en Italie, les régimes en Allemagne sous Adolf Hitler et en Espagne sous Francisco Franco, entre autres, qui se sont établis entre la 1ère et la 2ème guerre mondiale, dans les années 1930, sont considérés comme fascistes.

Le fascisme et le nazisme implantés, respectivement, en Italie et en Allemagne, au cours des années 1920 et 1930 du XXe siècle, reposaient sur un État fort et totalitaire, qui prétendait incarner l’esprit du peuple, dans l’exercice du pouvoir par un seul parti dont l’autorité s’est imposée par la violence, la répression et la propagande politique. Les fascistes et les nazis sont arrivés au pouvoir en Italie et en Allemagne respectivement par des moyens légaux. De la même manière que le néo-fascisme bolsonariste, le fascisme et le nazisme ont émergé comme des revendications émotionnelles, irrationnelles, fondées sur des promesses viriles de renouveau de la vigueur nationale. Les forces armées et la police ne se sont pas opposées à la violence fasciste dans l’Italie de Mussolini ou à la violence nazie dans l’Allemagne hitlérienne. Les forces armées et la police se sont également mises au service du fascisme en Italie et du nazisme en Allemagne. L’histoire montre que les institutions républicaines n’ont pas toujours été une barrière au fascisme.

Pour éviter la fin du système démocratique actuel au Brésil, il ne suffit donc pas de s’appuyer sur des institutions républicaines susceptibles de subir des changements contraires aux intérêts de la grande majorité de la population par le biais de projets de loi et d’amendements à la Constitution par des forces politiques s’opposant le système démocratique. . Pour éviter que cela ne se produise, il est nécessaire qu’un large front démocratique et antifasciste se forme au Parlement et dans la société civile pour défendre la Constitution de 1988 et lutter contre les actes des forces politiques opposées au système démocratique qui sont contraires à les intérêts de la grande majorité population et démocratie au Brésil. Ce large front doit également servir à promouvoir la reconstruction de l’économie brésilienne, condition nécessaire pour que le gouvernement Lula réussisse dans la lutte pour la défense de la démocratie contre le serpent néo-fasciste bolsonariste. Je saisis cette occasion pour souhaiter à tous les démocrates brésiliens mes meilleurs vœux de bonne année 2023, y compris leurs familles.

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018),  Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022) et est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022).

HOW TO STRENGTHEN DEMOCRACY THREATENED BY NEO-FASCISM IN BRAZIL

Fernando Alcoforado*

This article aims to present how to strengthen Brazilian democracy in the face of the threat of Bolsonarist neo-fascism. Lula’s victory in the last presidential elections prevented the end of Brazilian democracy that would occur with the dictatorship that would be imposed on the Brazilian people if the neo-fascist candidate Jair Bolsonaro were re-elected. It is also important to highlight the extraordinary contribution of the vast majority of members of the STF (Federal Supreme Court) who during the Bolsonaro government acted to stop the coup-plotting actions of the President of the Republic and his allies, notably among their members the ministers Luiz Roberto Barroso, Luiz Edson Fachin and Alexandre de Morais. My applause, above all, to Minister Alexandre de Morais, President of the Superior Electoral Court, who during the electoral process, in the first and second rounds of the elections, acted with the necessary rigor in the defense of electronic ballot boxes to guarantee the fairness of the elections and fought to prevent the outbreak of a Bolsonarist coup d’état that was planned under the pretext that there would be electoral fraud.

Brazilian democrats need to remain alert during the Lula government because Bolsonarist neo-fascism is still present within Brazilian society. Recent events with roadblocks, Bolsonarist demonstrations at the doors of Army barracks fighting for a coup d’état and the attempt to place a bomb at Brasília Airport by Bolsonarists to prevent President Lula from taking office show the need for those responsible to be punished in accordance with the law so that such facts do not happen again. This means saying that the anti-fascist democratic front that defeated Bolsonaro and his allies in the presidential elections needs to be expanded and strengthened in Parliament and Civil Society to stop the Bolsonarist neo-fascists’ attempt to return to power in Brazil. For this to happen, President Lula needs to govern constituting a broad front government of national salvation, as he is doing in the composition of his ministry, not only to solve the country’s gigantic economic and social problems, but also to strengthen democracy.

It is necessary for all democrats to understand that it is not enough to have won the last presidential elections to eradicate the Bolsonarist neo-fascist threat. Neo-fascists are regrouping to try to achieve their goals, which is to convulse Brazil with a view to implanting an extreme right-wing dictatorship in the country. It is absolutely necessary for all Brazilian democrats to understand that the neo-fascist serpent is still alive and will try to return to power, starting with the municipal elections of 2024 and, later, in 2026, for state governments and, above all, for the Presidency of the Republic. One of the conditions to prevent this from happening is that the Lula government does not fail in its search for a solution to Brazil’s economic and social problems. The success of the Lula government in overcoming economic and social problems is the “sine-qua-non” condition to prevent Bolsonarist neo-fascism from returning to power in Brazil.

The future of democracy in Brazil depends on the outcome of the confrontation that will be established between the defenders and opponents of the democratic system in the coming years. The presence of Bolsonarists in the barracks calling for military intervention, the recent episodes committed by radical Bolsonarists with the attempt to invade the Federal Police and set fire to cars and buses and the attempt to explode a bomb at the Juscelino Kubitschek airport in Brasília are manifestations of dissatisfied Bolsonarist neo-fascists with the result of the presidential elections that took Lula to the Presidency of the Republic. These events and those that occurred during the Bolsonaro government, which worked throughout its mandate to destroy the democratic rule of law and implant a neo-fascist dictatorship in Brazil, show the strength of the extreme right in Brazil.

The forces defending the current democratic system are the left-wing, center-left and liberal democratic parties, the left-wing civil society organizations, those who voted for Lula and those who did not vote for Jair Bolsonaro in the last elections, the majority of Parliament and the Power Judiciary. The opposing forces of the democratic system are the extreme right parties, those who voted for Jair Bolsonaro and his allies in the last elections, the Bolsonarist part of Parliament, truck drivers, part of the members of the Armed Forces and federal, state and federal road police. The forces defending the democratic system must fight to obtain a majority in Parliament and in Civil Society to prevent opponents of the democratic system from gaining strength and creating the conditions to return to power in the next presidential elections. In Parliament, they must strengthen programmatic alliances with all the parties that support the Lula government, and in Civil Society they must strengthen social movements.

The confrontation between the defenders and opponents of the democratic system may result in the maintenance of representative democracy in Brazil or its end. Bolsonaro supporters consider that the cause of Brazil’s current ills is related to corruption and the use of the state by communist-inclined parties. Like the fascists of the past, Bolsonar neo-fascists seek to purify Brazilian society from the toxic influences of political parties and leaders, especially those linked to the PT and its left-wing allies, which would be blamed for the situation in which the Brazilian nation lives. The fight against neo-fascism today begins with the ability to recognize it as a threat to the democratic state of law, as taught by the harsh experience of Europe in the period between the two world wars. Bolsonarist neo-fascism is one of the heirs of fascism, which was a far-right political movement that emerged in Italy after World War I, in the 1920s, under the leadership of Benito Mussolini. In addition to the Mussolini regime in Italy, the regimes in Germany under Adolf Hitler and in Spain under Francisco Franco, among others, which were established between the 1st and 2nd World War, in the 1930s, are considered fascist.

The fascism and Nazism implanted, respectively, in Italy and Germany, during the 1920s and 1930s of the 20th century, were based on a strong, totalitarian State, which claimed to embody the spirit of the people, in the exercise of power by a single party whose authority was imposed through violence, repression and political propaganda. Fascists and Nazis came to power in Italy and Germany respectively through legal means. In the same way as Bolsonarist neo-fascism, fascism and Nazism emerged as emotional, irrational claims, founded on manly promises of renewal of national vigor. The Armed Forces and the police did not oppose fascist violence in Mussolini’s Italy or Nazi violence in Hitler’s Germany. The Armed Forces and the police also placed themselves at the service of fascism in Italy and Nazism in Germany. History shows that republican institutions were not always a barrier to fascism.

To avoid the end of the current democratic system in Brazil, it is not enough, therefore, to rely on republican institutions that may undergo changes contrary to the interests of the vast majority of the population through bills and amendments to the Constitution by political forces opposing the democratic system. To prevent this from happening, it is necessary that a broad democratic and anti-fascist front be formed in Parliament and in Civil Society to defend the 1988 Constitution and fight against the acts of the political forces in opposition to the democratic system that are contrary to the interests of the great majority of population and democracy in Brazil. This broad political front must also be used to promote the reconstruction of the Brazilian economy, which is the necessary condition for the Lula government to be successful in the fight in defense of democracy against the Bolsonarist neo-fascist serpent. I take this opportunity to wish all Brazilian democrats my best wishes for a Happy 2023, including their families.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade(Editora CRV, Curitiba, 2022)and a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022).

COMO FORTALECER A DEMOCRACIA AMEAÇADA PELO NEOFASCISMO NO BRASIL

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem que por objetivo apresentar como fortalecer a democracia brasileira diante da ameaça do neofascismo bolsonarista. A vitória de Lula nas últimas eleições presidenciais evitou o fim da democracia brasileira que ocorreria com a ditadura que seria imposta ao povo brasileiro se o candidato neofascista Jair Bolsonaro fosse reeleito. É importante destacar, também, a extraordinária contribuição da grande maioria dos integrantes do STF (Supremo Tribunal Federal) que durante o governo Bolsonaro atuaram para barrar as ações golpistas do Presidente da República e de seus aliados destacando-se entre seus integrantes os ministros Luiz Roberto Barroso, Luiz Edson Fachin e Alexandre de Morais. Meus aplausos, sobretudo, ao ministro Alexandre de Morais, Presidente do Tribunal Superior Eleitoral, que durante o pleito eleitoral, no primeiro e no segundo turno das eleições, agiu com o rigor necessário na defesa das urnas eletrônicas para garantir a lisura das eleições e lutou para evitar a eclosão de um golpe de estado bolsonarista que estava planejado sob o pretexto de que haveria fraude eleitoral.    

Os democratas brasileiros precisam continuar alertas durante o governo Lula porque o neofascismo bolsonarista ainda está presente no seio da sociedade brasileira. Os acontecimentos recentes com os bloqueios nas rodovias, as manifestações bolsonaristas nas portas dos quarteis do Exército pugnando pela realização de golpe de estado e a tentativa de colocação de uma bomba no Aeroporto de Brasília por bolsonaristas radicais para impedir a posse do Presidente Lula mostram a necessidade de que seus responsáveis sejam punidos de acordo com a lei para que tais fatos não se repitam. Isto significa dizer que a frente democrática antifascista que derrotou Bolsonaro e seus aliados nas eleições presidenciais precisa ser ampliada e  fortalecida no Parlamento e na Sociedade Civil para barrar a tentativa de volta dos neofascistas bolsonaristas ao poder no Brasil. Para que isto ocorra, o Presidente Lula precisa governar constituindo um governo de frente ampla de salvação nacional, como está fazendo na composição de seu ministério, não apenas para solucionar os gigantescos problemas econômicos e sociais do País, mas também, para fortalecer a democracia.

É preciso que todos os democratas entendam que não basta ter vencido as últimas eleições presidenciais para extirpar a ameaça neofascista bolsonarista. Os neofascistas estão se reagrupando para tentar a consecução de seus objetivos que é a de convulsionar o Brasil visando a implantação de uma ditadura de extrema-direita no País. É absolutamente necessário que haja da parte de todos os democratas brasileiros a compreensão de que a serpente neofascista continua viva e tentará voltar ao poder a começar pelas eleições municipais de 2024 e, depois em 2026, para os governos estaduais e, sobretudo, para a Presidência da República. Uma das condições para evitar que isto aconteça é a de que o governo Lula não falhe na busca da solução dos problemas econômicos e sociais do Brasil. O sucesso do governo Lula na superação dos problemas econômicos e sociais é a condição “sine-qua-non” para evitar que o neofascismo bolsonarista volte ao poder no Brasil.

O futuro da democracia no Brasil depende do resultado do confronto que venha a se estabelecer entre as forças defensoras e as oponentes do sistema democrático nos próximos anos.  A presença de bolsonaristas nos quarteis clamando por intervenção militar, os recentes episódios praticados por bolsonaristas radicais com a tentativa de invadir a Polícia Federal e incendiar carros e ônibus e a tentativa de explodir uma bomba no aeroporto Juscelino Kubitschek de Brasília são manifestações de neofascistas bolsonaristas insatisfeitos com o resultado das eleições presidenciais que levaram Lula à Presidência da República. Estes acontecimentos e os que ocorreram durante o governo Bolsonaro que trabalhou durante todo o seu mandato para destruir o estado democrático de direito e implantar uma ditadura neofascista no Brasil mostram a força da extrema direita no Brasil. 

As forças defensoras do sistema democrático atual são os partidos de esquerda, de centro esquerda e liberais democráticos, as organizações de esquerda da Sociedade Civil, quem votou em Lula e quem não votou em Jair Bolsonaro nas últimas eleições, a maioria do Parlamento e o Poder Judiciário. As forças oponentes do sistema democrático são os partidos de extrema direita, quem votou em Jair Bolsonaro e em seus aliados nas últimas eleições, a parte bolsonarista do Parlamento, os caminhoneiros, parte dos integrantes das Forças Armadas e de polícias federal, estaduais e rodoviária federal. As forças defensoras do sistema democrático devem lutar pela obtenção de maioria no Parlamento e na Sociedade Civil para evitar que os oponentes do sistema democrático se fortaleçam e criem as condições para voltarem ao poder nas próximas eleições presidenciais. No Parlamento, devem fortalecer as alianças programáticas com todos os partidos que dão sustentação ao governo Lula e na Sociedade Civil devem fortalecer os movimentos sociais.  

Do confronto entre as forças defensoras e as oponentes do sistema democrático pode resultar a manutenção da democracia representativa no Brasil ou o seu fim. Os adeptos de Bolsonaro consideram que a causa dos males atuais do Brasil está relacionada com a corrupção e o uso do Estado por partidos de tendência comunista.  Como os fascistas do passado, os neofascistas bolsonaristas buscam a purificação da sociedade brasileira das influências tóxicas de partidos e lideranças políticas, sobretudo aquelas ligadas ao PT e seus aliados de esquerda, os quais seriam culpados pela situação em que vive a nação brasileira. O combate ao neofascismo hoje começa pela capacidade de reconhecê-lo como ameaça ao estado democrático de direito, como ensina a dura experiência da Europa no período entre as duas guerras mundiais. O neofascismo bolsonarista é um dos herdeiros do fascismo que foi um movimento político de extrema-direita que surgiu na Itália após a Primeira Guerra Mundial, na década de 1920, sob a liderança de Benito Mussolini. Além do regime de Mussolini na Itália, são considerados fascistas os regimes da Alemanha de Adolf Hitler e da Espanha de Francisco Franco, entre outros, que se estabeleceram entre a 1ª e a 2ª Guerra Mundial, na década de 1930.

O fascismo e o nazismo implantados, respectivamente, na Itália e na Alemanha, durante as décadas de 1920 e 1930 do século XX, se baseava em um Estado forte, totalitário, que se afirmava encarnar o espírito do povo, no exercício do poder por um partido único cuja autoridade se impunha através da violência, da repressão e da propaganda política. Os fascistas e nazistas chegaram ao poder, respectivamente, na Itália e na Alemanha por vias legais. Da mesma forma que o neofascismo bolsonarista, o fascismo e o nazismo emergiram como clamo­res emocionais, irracionais, fundados em promes­sas másculas de renovação do vigor nacional. As Forças Armadas e a polícia não se contrapuseram à violência fascista na Itália de Mussolini nem à violência nazista na Alemanha de Hitler. As Forças Armadas e a polícia se colocaram, também, a serviço do fascismo na Itália e do nazismo na Alemanha. A história mostra que as instituições republicanas nem sempre foram uma bar­reira ao fascismo.

Para evitar o fim do sistema democrático atual no Brasil, não basta, portanto, confiar nas instituições republicanas que podem sofrer mudanças contrárias aos interesses da grande maioria da população através de projetos de Lei e emendas à Constituição por parte das forças políticas oponentes do sistema democrático. Para evitar que isto aconteça, é preciso que seja constituída uma frente ampla democrática e antifascista no Parlamento e na Sociedade Civil para defender a Constituição de 1988 e lutar contra os atos das forças políticas de oposição ao sistema democrático que sejam contrários aos interesses da grande maioria da população e da democracia no Brasil. Esta frente ampla deve ser utilizada para promover, também, a reconstrução da economia brasileira que é a condição necessária para que o governo Lula seja bem sucedido na luta em defesa da democracia contra a serpente neofascista bolsonarista. Aproveito esta oportunidade para desejar a todos os democratas brasileiros meus votos de Feliz 2023 extensivos às respectivas famílias.

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017),  Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022) e de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022).

LES RÉSULTATS DE LA COP 27 ET QUE FAIRE POUR ÉVITER UN CHANGEMENT CLIMATIQUE MONDIAL CATASTROPHIQUE

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à évaluer les résultats de la COP 27 et à présenter les mesures nécessaires pour éviter un changement climatique global catastrophique. Les pourparlers de l’ONU sur le climat à la COP 27 en Égypte ont abordé les symptômes de la crise climatique, mais n’ont pas fait grand-chose pour neutraliser ou éliminer ses causes. Le programme de travail sur l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre a fixé une réduction avant 2030. En ce qui concerne les “pertes et dommages” causés par l’impact de la crise climatique, plus de progrès ont été réalisés que beaucoup ne le croyaient possible, avec un engagement à créer un cadre de soutien financier jusqu’à ce que la COP 28 de 2023, car les coûts des conditions météorologiques extrêmes ont augmenté à plus de 200 milliards de dollars par an. Il y a eu des progrès pour les pays vulnérables, mais malgré cela, les conditions des accords de financement ne sont pas claires. La réévaluation des pays qui paient et qui reçoivent sera également une question importante l’année prochaine à la COP 28.

Les pays riches n’ont toujours pas débloqué les 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement dans leur action climatique. L’accord sur les marchés du carbone n’est ni concluant ni bon. L’accord prend du recul par rapport à la protection des droits des peuples autochtones et permet de comptabiliser plusieurs fois les avantages carbone de certains crédits. La poursuite des travaux l’année prochaine à la COP 28 se fera dans le contexte d’un scepticisme croissant concernant les compensations de carbone de mauvaise qualité et de la nécessité d’une réglementation plus stricte.

Un seuil de 1,5°C pour augmenter la température moyenne de la planète a été mentionné dans l’accord, mais très peu a été fait pour s’assurer que le réchauffement restera dans ces limites. Maintenir le réchauffement dans cette limite réduira les souffrances d’une grande partie de la population mondiale. Bien que les références à 1,5°C dans le texte final soient les bienvenues, il ne s’agit que d’une reconnaissance et il n’y a aucun détail sur la manière dont cela sera réalisé.

Les pays ne sont pas parvenus à un accord pour éliminer progressivement tous les combustibles fossiles. Cela ne s’est pas produit parce que la présence des industries pétrolières, du gaz et des grandes industries agricoles planait sur ces pourparlers, avec plus de 636 lobbyistes à la COP 27 et un flot d’accords gaziers conclus en marge. La transition des énergies basées sur les combustibles fossiles vers les énergies renouvelables comme moyen de résoudre la crise climatique actuelle ne montre aucun progrès du côté des combustibles fossiles, ce qui laisse les choses telles qu’elles étaient à la COP 26 à Glasgow, avec une citation regrettable uniquement sur la diminution de l’utilisation du charbon. Il est urgent de s’attaquer directement à l’abandon des systèmes énergétiques à combustibles fossiles dans tous les espaces géographiques.

Nous devons combattre l’industrie des combustibles fossiles une fois pour toutes. Les 636 lobbyistes et PDG des énergies fossiles de BP, Shell, Total et Occidental qui ont foulé les couloirs de la COP 27 étaient là pour une raison : la transition énergétique vers les énergies renouvelables menace clairement leurs entreprises. Nous verrons probablement l’industrie pétrolière et ses sponsors continuer à tenter d’influencer le processus au cours de l’année à venir. La désinformation continuera d’être un outil clé dans les opérations de ce lobby.

L’un des sujets identifiés comme centraux à la COP27 était la crise alimentaire, mais les actions sur ce sujet et sur la nature ont été omises du texte. La FAO a annoncé qu’elle produirait une feuille de route et des jalons lors de la COP28 sur la manière dont le système alimentaire peut être rendu compatible avec l’Accord de Paris qui, étonnamment, n’existe pas. Il n’y avait aucune obligation pour les pays de renforcer leurs plans climatiques avant la COP28.

La COP 27 a mis en évidence l’énorme défi que le monde doit relever pour éviter un changement climatique mondial catastrophique. Il y a une meilleure compréhension de ce qui doit se passer dans les années à venir et les dirigeants mondiaux devront tirer le meilleur parti des nouveaux développements géopolitiques positifs, y compris le retour du Brésil dans le débat climatique de haut niveau et le rapprochement climatique des États-Unis et de la Chine. La participation du président élu Lula du Brésil a été célébrée par les négociateurs et les observateurs. Il a promis de nombreuses actions pour protéger les biomes brésiliens, notamment l’Amazonie, qui pourraient donner un nouveau souffle aux thèmes de la nature et de la production alimentaire, qui n’ont pas bien marché dans les négociations de cette COP 27.

On constate que, malgré les efforts déployés avec la COP 27 pour éviter l’aggravation du changement climatique mondial, les résultats obtenus jusqu’à présent démontrent que les efforts ont été insuffisants pour atteindre les objectifs, étant donné que chacune des huit dernières années a été plus chaude que tous les records connus à ce jour, selon un rapport de l’OMM (Organisation météorologique mondiale). Les concentrations de CO2 dans l’atmosphère sont si élevées que l’objectif de 1,5°C est quasiment inaccessible. Les émissions de méthane, par exemple, un gaz à effet de serre majeur, ont considérablement augmenté en 2021.

Une question importante que la COP 28 devrait considérer est le fait qu’il existe de grandes inégalités dans les émissions de gaz à effet de serre par la population mondiale, étant donné que les riches sont les plus gros pollueurs, c’est pourquoi ils devraient payer plus de taxes sur le carbone que le reste du monde population.

FIGURE 1 – Inégalité carbone mondiale, 2019 – Contribution par groupe aux émissions mondiales (%)

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Source : https://outraspalavras.net/desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/

La figure 1 présente l’inégalité globale des émissions de carbone par groupes de la population mondiale, à savoir les 50 % les plus pauvres, les 40 % de la classe moyenne, les 10 % les plus riches et les 1 % les plus riches. La figure 1 est extraite du Rapport mondial sur les inégalités 2022 réalisé par l’équipe de Thomas Piketty de l’École d’économie de Paris, publié sur le site <https://outraspalavras.net/desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/>.

La COP 28 devrait adopter des politiques climatiques visant à taxer davantage les riches pollueurs, c’est-à-dire les 10 % de la population mondiale responsables de 65 % des émissions de gaz à effet de serre. Jusqu’à présent, les politiques climatiques telles que les taxes sur le carbone ont souvent eu un impact disproportionné sur les groupes à revenu faible et intermédiaire, tout en ne modifiant pas les habitudes de consommation des groupes les plus riches. Dans le monde, en moyenne, les êtres humains émettent 6,6 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par habitant et par an. Dans la figure 1, les 10 % de la population mondiale (les plus riches) sont les principaux émetteurs de gaz à effet de serre car ils sont responsables d’environ 65 % de toutes les émissions, tandis que les 50 % de la population mondiale (les plus pauvres) émettent 12 % de le total (figure 1). Cela signifie qu’il est nécessaire qu’à la COP 28 soient adoptées des politiques qui obligent la population mondiale à payer des taxes sur le carbone proportionnelles à leurs contributions aux émissions de gaz à effet de serre. Les riches devraient payer beaucoup plus de taxes sur le carbone que les pauvres et la classe moyenne.

La figure 2 présente les émissions de gaz à effet de serre par habitant par région dans le monde en 2019. La figure 2 est extraite du World Inequality Report 2022 réalisé par l’équipe de Thomas Piketty à la Paris School of Economics, publié sur le site < https://outraspalavras.net /desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/>. Dans la figure 2, on peut voir que la population la plus riche (10 % de la population totale de chaque région) représente les émissions de gaz à effet de serre les plus élevées dans toutes les régions de la planète, suivie par la classe moyenne (40 % de la population totale de chaque région) et les pauvres (50% de la population totale de chaque région). Dans chaque région de la planète ou pays, il devrait y avoir application de taxes carbone proportionnelles à la contribution de chaque groupe de population à l’émission de gaz à effet de serre. Les taxes sur le carbone collectées devraient être utilisées pour financer des politiques d’atténuation des gaz à effet de serre. Cette politique devrait être adoptée par la COP 28.

FIGURE 2 – Émissions par habitant dans le monde, 2019

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Nous sommes face à un moment critique de l’histoire de la Terre et de l’humanité, à un moment où il faut choisir la meilleure voie à suivre vers l’avenir. Alors que le monde devient de plus en plus interdépendant et fragile, l’humanité est en même temps confrontée à de grands dangers quant à son avenir. Nous devons reconnaître qu’au milieu d’une magnifique diversité de cultures et de modes de vie, nous sommes une seule famille humaine et une seule communauté terrestre avec un destin commun. Nous devons unir nos forces pour créer une société mondiale durable fondée sur le respect de la nature, les droits humains universels, la justice économique et une culture de la paix pour éviter un changement climatique mondial catastrophique. Pour atteindre cet objectif, il est impératif que nous tous, les peuples de la Terre, déclarions notre responsabilité envers chacun et chacune, visant la continuité de la vie sur la planète et des générations futures.

La véritable solution aux problèmes liés au changement climatique mondial ne se produira que lorsqu’il y aura une profonde transformation de la société actuelle. L’insoutenabilité du modèle actuel de développement capitaliste est évidente, car il a été extrêmement destructeur des conditions de vie sur la planète. Dans cette perspective, il est impératif de remplacer le modèle économique dominant actuellement dans le monde par un autre prenant en compte l’homme intégré à l’environnement, à la nature, c’est-à-dire le modèle de développement durable. Cela doit être examiné lors de la prochaine COP 28.

Enfin, il est important de considérer lors de la prochaine COP 28 la nécessité de construire un système de gouvernance sur la planète Terre capable d’assurer que l’environnement de la planète ne soit pas menacé par un changement climatique catastrophique et de contribuer à ce que les relations internationales qui s’aggravent chaque jour n’alimentent pas la prolifération de guerres. Sans l’existence d’un système de gouvernance sur la planète Terre qui assure la défense de l’environnement et la paix mondiale, l’humanité n’inversera pas le changement climatique, qui tend à être irréversible et catastrophique.

* Fernando Alcoforado, 83, a reçoit la Médaille du Mérite en Ingénierie du Système CONFEA / CREA, membre de l’Académie de l’Education de Bahia, de la SBPC – Société Brésilienne pour le Progrès des Sciences et l’IPB – Institut Polytechnique de Bahia, ingénieur et docteur en Planification du Territoire et Développement Régional de l’Université de Barcelone, professeur d’université (Ingénierie, Économie et Administration) et consultant dans les domaines de la planification stratégique, de la planification d’entreprise, planification du territoire et urbanisme, systèmes énergétiques, a été Conseiller du Vice-Président Ingénierie et Technologie chez LIGHT S.A. Entreprise de distribution d’énergie électrique de Rio de Janeiro, coordinatrice de la planification stratégique du CEPED – Centre de recherche et de développement de Bahia, sous-secrétaire à l’énergie de l’État de Bahia, secrétaire à la planification de Salvador, il est l’auteur de ouvrages Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022) et est l’auteur d’un chapitre du livre Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Floride, États-Unis, 2022).

THE RESULTS OF COP 27 AND WHAT TO DO TO AVOID GLOBAL CATASTROPHIC CLIMATE CHANGE

Fernando Alcoforado*

This article aims to evaluate the results of COP 27 and present the necessary measures to avoid catastrophic global climate change. The UN climate talks in Egypt at COP 27 addressed the symptoms of the climate crisis but did little to neutralize or eliminate its causes. The Greenhouse Gas Emissions Mitigation Work Program has set a reduction for before 2030. On “loss and damage” caused by the impact of the climate crisis, more progress has been made than many believed possible, with a commitment to create a financial support framework until the 2023 COP 28, as the costs of extreme weather have risen to over $200 billion annually. There has been progress for the vulnerable countries. Despite this, there is no clarity on the terms of funding agreements. The reassessment of which countries pay and which receive will also be an important issue next year at COP 28.

Rich countries still have not delivered the 100 billion dollars a year to help developing nations with their climate action. The agreement on carbon markets is neither conclusive nor good. The agreement takes a step back from protecting indigenous peoples’ rights, and allows the carbon benefits of some credits to be counted multiple times. Continued work next year at COP 28 will be against the backdrop of growing skepticism around shoddy carbon offsets and the need for stricter regulation.

A 1.5°C threshold for increasing the planet’s average temperature was mentioned in the agreement, but very little has been done to ensure that warming will stay within these limits. Keeping warming within this limit will reduce the suffering of much of the world’s population. While references to 1.5°C in the final text are welcome, it is only an acknowledgment and there are no details on how this will be achieved.

Countries have failed to reach an agreement to phase out all fossil fuels. This did not happen because the presence of the oil, gas and large agricultural industries loomed over these talks, with over 636 lobbyists at COP 27 and a stream of gas deals made on the sidelines. The transition from fossil fuel-based energies to renewable energies as a way to solve the current climate crisis does not show any progress on the fossil fuel side, which leaves things as they were at COP 26 in Glasgow, with a regrettable quote only about the decrease in coal use. There is an urgent need to directly address the abandonment of fossil fuels from energy systems in all geographic spaces.

We need to fight the fossil fuel industry once and for all. The 636 fossil fuel lobbyists and CEOs from BP, Shell, Total and Occidental who walked the halls of COP 27 were there for one reason: the energy transition to renewables energy poses a clear threat to their businesses. We are likely to see oil industry and its sponsors continue to try to influence the process in the year ahead. Disinformation will continue to be a key tool in this lobby’s operations.

One of the topics identified as central to COP27 was the food crisis, but action on this topic and on nature were left out of the text. FAO announced that it would produce a roadmap and milestones at COP28 on how the food system can be made compatible with the Paris Agreement, which, surprisingly, no such analysis exists. There was no requirement that countries tighten their climate plans ahead of COP28.

COP 27 made clear the enormous challenge the world has to scale to avoid catastrophic global climate change. There is a clearer understanding of what needs to happen in the years to come and world leaders will need to make the most of positive new geopolitical developments, including Brazil’s return to the high-level climate debate and the United States and China’s climate rapprochement. The participation of President-elect Lula of Brazil was celebrated by negotiators and observers. He promised many actions to protect Brazilian biomes, especially the Amazon, which could give new life to the themes of nature and food production, which did not go well in the negotiations of this COP 27.

It can be seen that, despite the efforts made with COP 27 to avoid the worsening of global climate change, the results obtained so far demonstrate that efforts have been insufficient to achieve the objectives, given that each of the last eight years has been hotter than all known records so far, according to a report by the WMO (World Meteorological Organization). CO2 concentrations in the atmosphere are so high that the target of 1.5°C is almost unattainable. Methane emissions, for example, a major greenhouse gas, increased dramatically in 2021.

An important issue that COP 28 should consider is the fact that there are great inequalities in greenhouse gas emissions by the world’s population, given that the rich are the biggest polluters, which is why they should pay more taxes on carbon than the rest of the world population. Figure 1 presents the global inequality in carbon emissions by groups of the world’s population, i.e. the poorest 50%, the middle class 40%, the richest 10% and the richest 1%. Figure 1 is taken from the World Report on Inequalities for 2022 produced by the team of Thomas Piketty from the Paris School of Economics, published on the website <https://outraspalavras.net/desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/>.

FIGURE 1 – Global carbon inequality, 2019 – Contribution by group to world emissions (%)

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COP 28 should adopt climate policies aimed at taxing rich polluters more, that is, the 10% of the world’s population that is responsible for 65% of greenhouse gas emissions. Until now, climate policies such as carbon taxes have often disproportionately affected low- and middle-income groups, while failing to change the consumption habits of wealthier groups. In the world, on average, human beings emit 6.6 tons of carbon dioxide (CO2) per capita per year. In Figure 1, the 10% of the world’s population (the richest) are the main emitters of greenhouse gases because they are responsible for about 65% of all emissions, while the 50% of the world’s population (the poorest) emit 12 % of the total (Figure 1). This means that it is necessary that at COP 28 policies be adopted that make the world’s population pay taxes on carbon proportional to their contributions to greenhouse gas emissions. The rich should pay far more carbon taxes than the poor and middle class.

Figure 2 shows greenhouse gas emissions per capita by region in the world in 2019. Figure 1 is taken from the World Report on Inequalities for 2022 produced by the team of Thomas Piketty from the Paris School of Economics, published on the website <https://outraspalavras.net/desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/>.

FIGURE 2 – Per capita emissions worldwide, 2019

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In Figure 2, it can be seen that the richest population (10% of the total population of each region) accounts for the highest emissions of greenhouse gases in all regions of the planet, followed by the middle class (40% of the total population of each region) and the poor (50% of the total population in each region). In each region of the planet or country, there should be application of carbon taxes proportional to the contribution of each population group to the emission of greenhouse gases. The collected carbon taxes should be used to finance policies to mitigate greenhouse gases. This policy should be adopted by COP 28.

We are facing a critical moment in the history of Earth and humanity, at a time when it is necessary to choose the best path to be followed towards the future. As the world becomes increasingly interdependent and fragile, humanity at the same time faces great dangers regarding its future. We must recognize that in the midst of a magnificent diversity of cultures and ways of life, we are one human family and one earth community with a common destiny. We must join forces to create a sustainable global society based on respect for nature, universal human rights, economic justice and a culture of peace to avoid catastrophic global climate change. To achieve this purpose, it is imperative that all of us, the peoples of Earth, declare our responsibility towards each and every one, aiming at the continuity of life on the planet and of future generations.

The real solution to the problems related to global climate change will only happen when there is a profound transformation of current society. The unsustainability of the current model of capitalist development is evident, since it has been extremely destructive of living conditions on the planet. In view of this, it is imperative to replace the current dominant economic model around the world with another that takes into account man integrated with the environment, with nature, that is, the model of sustainable development. This needs to be considered at the next COP 28.

Finally, it is important to consider at the next COP 28 the need to build a governance system on planet Earth capable of ensuring that the planet’s environment is not threatened by catastrophic climate change and contribute to international relations that worsen every day do not fuel the proliferation of wars. Without the existence of a governance system on planet Earth that ensures the defense of the environment and world peace, humanity will not reverse climate change, which tends to be irreversible and catastrophic.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022) and a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022).

OS RESULTADOS DA COP 27 E O QUE FAZER PARA EVITAR A MUDANÇA CLIMÁTICA CATASTRÓFICA GLOBAL

Fernando Alcoforado*

Este artigo tem por objetivo avaliar os resultados da COP 27 e apresentar as medidas necessárias para evitar a mudança climática catastrófica global. As negociações climáticas da ONU, na COP 27, no Egito, abordaram os sintomas da crise climática, mas pouco fizeram para neutralizar ou eliminar suas causas. O Programa de Trabalho de Mitigação das emissões de gases do efeito estufa estabeleceu sua redução para antes de 2030. Sobre “perdas e danos” causados pelo impacto da crise climática, foram feitos mais progressos do que muitos acreditavam ser possível, com o compromisso de criar uma estrutura de apoio financeiro até a COP 28 de 2023, já que os custos do clima extremo subiram para mais de 200 bilhões de dólares anuais. Houve progresso para os países vulneráveis, Apesar distonão há clareza sobre os termos dos acordos de financiamento. A reavaliação de quais países pagam e quais recebem também será uma questão importante no próximo ano na COP 28.

Os países ricos ainda não entregaram os 100 bilhões de dólares por ano para ajudar as nações em desenvolvimento em suas ações climáticas. O acordo sobre o os mercados de carbono não é conclusivo nem bom. O acordo retrocede na proteção dos direitos dos povos indígenas, e permite que os benefícios de carbono de alguns créditos sejam contados várias vezes. O trabalho contínuo no próximo ano na COP 28 terá como pano de fundo o ceticismo crescente em torno das compensações de carbono de má qualidade e a necessidade de uma regulamentação mais rigorosa.

1.5 ºC como limite do aumento da temperatura média do planeta foi mencionado no acordo, mas muito pouco foi feito para garantir que o aquecimento ficará dentro destes limites. Manter o aquecimento dentro deste limite reduzirá o sofrimento de grande parte da parte da população do mundo. Embora as referências a 1,5 ºC no texto final sejam bem-vindas, é apenas um reconhecimento e não há nenhum detalhe sobre como isso será alcançado.

Os países não conseguiram chegar a um acordo para a redução gradual de todos os combustíveis fósseis. Isto não aconteceu porque a presença das indústrias de petróleo, gás e grandes indústrias agrícolas pairou sobre estas conversações, com mais de 636 lobistas na COP 27 e um fluxo de negócios de gás feitos à margem. A transição das energias baseadas em combustíveis fósseis para energias renováveis como uma forma de resolver a atual crise climática não apresenta nenhum avanço do lado dos combustíveis fósseis, o que deixa as coisas como estavam na COP 26 em Glasgow, com uma citação lamentável apenas sobre a diminuição do uso do carvão. É urgente abordar diretamente o abandono dos combustíveis fósseis dos sistemas de energia em todas os espaços geográficos. 

É preciso combater a indústria de combustíveis fósseis de uma vez por todas. Os 636 lobistas de combustíveis fósseis e CEOs da BP, Shell, Total e Occidental que andaram pelos corredores da COP 27 estiveram por uma razão: a transição energética para as energias renováveis representa uma clara ameaça aos seus negócios. É provável que vejamos a indústria de petróleo e seus patrocinadores continuarem a tentar influenciar o processo no ano que vem. A desinformação continuará a ser uma ferramenta-chave nas operações deste lobby.

Um dos temas apontados como centrais para a COP27 foi a crise de alimentos, mas a ação sobre este tema e sobre a natureza ficaram à margem do texto. A FAO anunciou que iria produzir um roteiro e marcos na COP28 sobre como o sistema alimentar pode ser compatível com o Acordo de Paris que, surpreendentemente, não existe tal análise. Não houve exigência de que os países endureçam seus planos climáticos antes da COP28.

A COP 27 deixou claro o enorme desafio que o mundo tem que escalar para evitar a mudança climática catastrófica global. Há uma compreensão mais nítida do que precisa acontecer nos anos futuros e os líderes mundiais precisarão aproveitar ao máximo os novos desenvolvimentos geopolíticos positivos, incluindo o retorno do Brasil ao debate climático de alto nível e a aproximação climática dos Estados Unidos e da China. A participação do presidente eleito Lula do Brasil foi comemorada por negociadores e observadores. Ele prometeu muitas ações para proteger os biomas brasileiros, sobretudo a Amazônia, o que pode dar nova vida aos temas de natureza e produção de alimentos e que não foram nada bem nas negociações desta COP 27.

Percebe-se que, apesar dos esforços desenvolvidos com a COP 27 para evitar o agravamento da mudança climática global, os resultados obtidos até o momento demonstram que os esforços têm sido insuficientes para o alcance dos objetivos haja vista que cada um dos últimos oito anos foi mais quente do que todos os registros conhecidos até agora, de acordo com um relatório da OMM (Organização Meteorológica Mundial). As concentrações de CO2 na atmosfera são tão altas que a meta de 1,5°C é quase inatingível. As emissões de metano, por exemplo, gás com grande efeito estufa, aumentaram drasticamente em 2021.

Uma importante questão que a COP 28 deveria considerar é o fato de que há grandes desigualdades nas emissões de gases do efeito estufa pela população mundial haja vista que os ricos são os maiores poluidores razão pela qual deveriam pagar mais impostos sobre o carbono do que o restante da população mundial. A Figura 1 apresenta a desigualdade global nas emissões de carbono por grupos da população mundial, isto é, os 50% mais pobres, os 40% da classe média, os 10% e os 1% mais ricos. 

FIGURA 1 – Desigualdade global de carbono, 2019 – Contribuição por grupo para as emissões mundiais (%)

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Fonte: https://outraspalavras.net/desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/

A COP 28 deveria adotar políticas climáticas visando taxar mais os poluidores ricos, ou seja, os 10% da população mundial que é responsável por 65% da emissão dos gases do efeito estufa. Até agora, as políticas climáticas, como os impostos sobre o carbono, têm frequentemente impactado, de forma desproporcional, os grupos de baixa e média renda, ao mesmo tempo em que não alteram os hábitos de consumo dos grupos mais ricos. No mundo, em média, os seres humanos emitem 6,6 toneladas de dióxido de carbono (CO2) per capita, por ano. Na Figura 1, os 10% da população mundial (os mais ricos) são os principais emissores de gases do efeito estufa porque são responsáveis por cerca de 65% de todas as emissões, enquanto 50% da população mundial (os mais pobres) emitem 12% do total (Figura 1). Isto significa dizer que é preciso que na COP 28 sejam adotadas políticas que façam com que a população mundial pague impostos sobre o carbono proporcionais às suas contribuições para as emissões de gases do efeito estufa. Os ricos deveriam pagar muito mais impostos sobre o carbono do que os pobres e a classe média.    

A Figura 2 apresenta a emissão de gases do efeito estufa per capita por região no mundo em 2019. A Figura 2 foi extraída do Relatório Mundial sobre as Desigualdades para 2022 produzido pela equipe de Thomas Piketty da Escola de Economia de Paris, publicada no website <https://outraspalavras.net/desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/>.

FIGURA 2 – Emissões per capita em todo o mundo, 2019

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Fonte: https://outraspalavras.net/desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/

Na Figura 2, pode-se constatar que a população mais rica (10% da população total de cada região) responde pelas maiores emissões de gases do efeito estufa em todas as regiões do planeta, seguida pela classe média (40% da população total de cada região) e dos pobres (50% da população total de cada região). Em cada região do planeta ou país, deveria haver aplicação de impostos sobre o carbono proporcionais à contribuição de cada grupo populacional à emissão de gases do efeito estufa. Os impostos sobre o carbono arrecadados deveriam ser utilizados no financiamento das políticas de mitigação dos gases do efeito estufa. Esta política deveria ser adotada pela COP 28.

Estamos diante de um momento crítico na história da Terra e da humanidade, numa época em que é preciso escolher o melhor caminho a ser seguido rumo ao futuro. À medida que o mundo se torna cada vez mais interdependente e frágil, a humanidade enfrenta ao mesmo tempo grandes perigos em relação ao seu futuro. Devemos reconhecer que no meio de uma magnífica diversidade de culturas e modos de vida, somos uma família humana e uma comunidade terrestre com um destino comum. Devemos unir forças para criar uma sociedade global sustentável baseada no respeito pela natureza, nos direitos humanos universais, na justiça econômica e na cultura da paz para evitar a mudança climática catastrófica global. Para chegar a esse propósito, é imperativo que todos nós, os povos da Terra, declaremos nossa responsabilidade para com cada um e para com todos, visando a continuidade da vida no planeta e das futuras gerações.

A verdadeira solução dos problemas relacionados com a mudança climática global só acontecerá quando houver profunda transformação da sociedade atual. A insustentabilidade do modelo atual de desenvolvimento capitalista é evidente, uma vez que tem sido extremamente destrutiva das condições de vida no planeta. Diante disso, é imperativo substituir o atual modelo econômico dominante em todo o mundo por outro que leve em conta o homem integrado ao meio ambiente, com a natureza, ou seja, o modelo de desenvolvimento sustentável. Isto precisa ser considerado na próxima COP 28.

Por fim, é importante considerar na próxima COP 28 a necessidade da construção de um sistema de governança no planeta Terra capaz de garantir que o meio ambiente do planeta não seja ameaçado por mudanças climáticas catastróficas e contribua para que as relações internacionais que pioram a cada dia não alimentem a proliferação de guerras. Sem a existência de um sistema de governança no planeta Terra que assegure a defesa do meio ambiente e a paz mundial, a humanidade não reverterá a mudança climática que tende a ser irreversível e catastrófica. 

* Fernando Alcoforado, 83, condecorado com a Medalha do Mérito da Engenharia do Sistema CONFEA/CREA, membro da Academia Baiana de Educação, da SBPC- Sociedade Brasileira para o Progresso da Ciência e do IPB- Instituto Politécnico da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário (Engenharia, Economia e Administração) e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, foi Assessor do Vice-Presidente de Engenharia e Tecnologia da LIGHT S.A. Electric power distribution company do Rio de Janeiro, Coordenador de Planejamento Estratégico do CEPED- Centro de Pesquisa e Desenvolvimento da Bahia, Subsecretário de Energia do Estado da Bahia, Secretário do Planejamento de Salvador, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018, em co-autoria), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia ao longo da história e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022) e de capítulo do livro Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022).

COMMENT SURMONTER LES INÉGALITÉS ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES DANS LE MONDE

Fernando Alcoforado*

Cet article vise à présenter comment surmonter l’inégalité des sexes dans le monde, c’est-à-dire l’inégalité entre les hommes et les femmes, en soulignant ses causes et les solutions nécessaires. L’inégalité entre les sexes se produit lorsqu’un sexe, l’homme, est privilégié par rapport à l’autre, la femme. Historiquement, les droits et les souhaits des hommes ont pris le pas sur ceux des femmes. Cette différence est ancrée dans notre société sous forme de machisme, en grande partie dû à une culture patriarcale dépassée qui considère les femmes comme inférieures ou moins capables que les hommes. La structure familiale et les relations sociales anciennes placent le sexe masculin au sommet de la pyramide sociale. Historiquement, les femmes ont eu un rôle de soumission par rapport aux hommes. La supériorité financière des hommes a toujours renforcé la dépendance des femmes et limité leur pouvoir de choix. L’inégalité des genres sert de justification aux violences faites aux femmes, renforce leur manque de représentation dans les espaces politiques et les écarts salariaux par rapport aux hommes, principalement dus à des salaires plus faibles, alors même que les femmes sont majoritaires sur le marché du travail avec un parcours plus élevé dans plusieurs des pays.

Le Rapport sur les inégalités dans le monde 2022 produit par l’équipe de Thomas Piketty à l’École d’économie de Paris nous fournit les premières estimations de l’inégalité entre les sexes dans les revenus mondiaux. Dans l’ensemble, la part des femmes dans le revenu total du travail était de 31 % en 1990 et est inférieure à 35 % aujourd’hui (Figure 1).

FIGURE 1 – Participation des femmes au revenu du travail mondial, 1990-2020

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Source : https://outraspalavras.net/desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/

La figure 1 est extraite de l’Executive Summary of Le Rapport sur les inégalités dans le monde 2022 produit par l’équipe de Thomas Piketty, traduit par Outras Palavras (Autres Mots) sous le titre “O novo mapa da desigualdade global” (La nouvelle carte des inégalités mondiales), disponible sur le site Web <https://outraspalavras.net/desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/>, qui informe que les inégalités entre les sexes restent considérables au niveau mondial et que les progrès au sein des pays sont très lents.

L’inégalité actuelle des revenus entre les sexes reste très élevée. Dans un monde où l’égalité des sexes est totale, les femmes devraient gagner 50 % de tous les revenus du travail. En 30 ans, les progrès ont été très lents au niveau mondial et la dynamique a été différente d’un pays à l’autre, certains progressant mais d’autres constatant une baisse de la part des revenus des femmes, comme c’est le cas en Chine (Figure 2).

FIGURE 2 – Participation des femmes au revenu mondial, 1990, 2020

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Source : https://outraspalavras.net/desigualdades-mundo/novo-mapa-da-desigualdade-global/

L’article 4 fatores que acentuam a desigualdade de genero no mercado de trabalho (4 facteurs qui accentuent l’inégalité entre les sexes sur le marché du travail), publié le 13 mars 2022, disponible sur le site <https://br.financas.yahoo.com/noticias/4-fatores-que-acentuam-a-desigualdade-de-genero-no-mercado-de-trabalho-090003699.html>, informe que le rapport Women, Business and the Law 2022 de la Banque mondiale apporte au débat sur les données sur l’inégalité entre les sexes qui ouvrent grand l’abîme entre les hommes et les femmes sur les opportunités économiques et les droits. Ce rapport de la Banque mondiale montre qu’environ 2,4 milliards de femmes ont moins d’opportunités et de droits économiques que les hommes dans le monde, 178 pays (93,6%) maintiennent des barrières juridiques qui empêchent la pleine participation des femmes à l’économie, 95 pays (50%) ne garantissent pas l’égalité rémunérés pour des emplois de valeur égale, 86 pays (45 %) imposent des restrictions à l’accès des femmes au marché du travail et seuls 12 pays (6,3 %) offrent des conditions égales aux hommes et aux femmes dans tous les domaines d’expertise.

Au Brésil, une enquête réalisée par l’Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística Brazilian (Institut brésilien de géographie et de statistique – IBGE) montre que 54,5 % des femmes âgées de 15 ans ou plus faisaient partie de la population active en 2019. Autre point pertinent de l’étude concerne le niveau d’instruction des femmes, qui atteint 19,4% avec le niveau d’instruction supérieur, alors que le taux des hommes ayant le même niveau d’instruction est de 15,1%. Malgré la forte présence des femmes sur le marché du travail et leur niveau d’éducation plus élevé, l’inégalité entre les sexes affecte toujours les femmes dans les entreprises au Brésil.

L’inégalité entre les sexes est très élevée partout dans le monde à l’exception des pays scandinaves (Suède, Danemark, Norvège, Finlande et Islande). Les pays nordiques ou scandinaves tels que le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède conservent les premières places du classement mondial pour la réduction des inégalités entre les sexes de plus de 80 %. De leur côté, les pays occupant les dernières positions doivent encore réduire leurs inégalités jusqu’à 50 %. Article de Thalita Gelenske O que a Dinamarca e os países nórdicos podem nos ensinar sobre igualdade de gênero (Ce que le Danemark et les pays nordiques peuvent nous apprendre sur l’égalité des genres), publié sur le site <https://revistahsm.com.br/post/o-que-a-dinamarca-e-os-paises-nordicos-podem-nos-ensinar-sobre-igualdade-de-genero> démontre que le Danemark et les pays nordiques peuvent servir de modèles en matière d’égalité des sexes pour les pays du monde entier. Selon les données du Global Gender Gap Report 2018, un rapport officiel élaboré par le Forum économique mondial, l’Islande est le pays qui occupe la position numéro 1 en matière d’égalité entre les hommes et les femmes dans le monde, tandis que le Brésil est en position 95 parmi les 149 pays analysés. Le rapport analyse selon 4 perspectives : (1) La participation économique et l’accès aux opportunités ; (2) Éducation; (3) Santé et survie ; et (4) Autonomisation politique.

L’une des politiques que le Danemark et les autres pays nordiques ont comme référence mondiale en matière d’égalité des sexes est le soi-disant congé parental, qui peut être partagé par le père et la mère (ou par les couples de même sexe) après la naissance du bébé. Alors qu’au Brésil, le congé de maternité est de 4 mois et le congé de paternité est de 5 jours (si l’entreprise n’a pas adhéré au programme d’entreprise citoyenne pour l’étendre à 6 mois et 20 jours, respectivement), au Danemark, par exemple, il existe la politique décrite ci-dessous:

• Congé de maternité : 4 semaines avant la date prévue de l’accouchement, la mère peut déjà partir en congé. Après l’accouchement, la maman peut profiter de 14 semaines (environ 3 mois et demi).

• Congé de paternité : Après la naissance du bébé, le père peut prendre une période de 4 semaines de congé de paternité.

• Congé parental : ce qui rend le scénario beaucoup plus avancé qu’au Brésil, c’est le congé parental. Après la fin du congé de maternité et de paternité, le couple peut partager (selon sa préférence) un congé parental de 32 semaines (environ 8 mois), qui peut être prolongé de 14 semaines supplémentaires.

Une bonne pratique peut être observée dans un autre pays nordique, l’Islande (numéro 1 du classement du Forum économique mondial). En 2000, le pays a introduit une nouvelle législation sur le congé parental, y compris une adaptation. Là, la durée du congé parental est de 9 mois et doit être partagée par le couple en tenant compte du calcul suivant : 3 mois doivent être pris obligatoirement par la mère, 3 mois doivent être pris obligatoirement par le père et les mois restants peuvent être répartis entre les couple, de la manière qu’ils préfèrent. Si l’homme choisit de ne pas le prendre, les 3 mois seront perdus. Avec cela, nous constatons une forte croissance du nombre d’hommes qui commencent à prendre des congés pour s’occuper de leurs enfants, ce qui contribue à briser les stéréotypes et contribue à une amélioration des indices d’égalité des sexes. C’est le type de mesure qui a le potentiel de briser plusieurs paradigmes pour équilibrer nos vies, vivre en société et élever nos fils et nos filles. La Figure 3 montre l’évolution du congé parental de 1994 à 2017 en Islande.

Figure 3- Évolution du congé parental de 1994 à 2017 en Islande

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Source : Journal nordique du travail, 2019.

La Norvège est un autre des pays scandinaves qui est toujours dans les 3 premières positions du classement mondial de l’égalité des sexes, en ce qui concerne le salaire et la représentation politique. L’article Noruega: exemplo de políticas públicas para a igualdade de genero (Exemple norvégien de politiques publiques pour l’égalité des sexes), publié le 28/01/2019 par le magazine CartaCapital, disponible sur le site <https://www.cartacapital.com.br/justica/noruega-exemplo-de-politicas-publicas-para-a-igualdade-de-genero/>, présente un entretien avec l’ambassadeur de Norvège au Brésil, Nils Gunneng, qui a parlé des politiques développées dans le pays et expliqué que l’équité est une question humanitaire, mais aussi la perception que lorsqu’un pays ferme des opportunités à pratiquement la moitié de la population, en insistant sur l’inégalité des sexes, il gaspille d’énormes talents et un potentiel économique. Pour les Norvégiens, il est très important d’utiliser tous les talents disponibles. Et bien sûr, le talent est également réparti, il n’y a pas de différence entre le talent chez les hommes et le talent chez les femmes, donc la Norvège a besoin de femmes dans la main-d’œuvre. Pour y parvenir, il faut s’assurer à la fois de travailler et d’avoir une bonne vie de famille.

L’article de Shelley Zalis sous le titre Lições dos países que estão perto da igualdade de genero (Leçons des pays proches de l’égalité des sexes), publié le 11/8/2018 sur le site <https://forbes.com.br/principal/2018/11/licoes-dos-paises-que-estao-perto-da-igualdade-de-genero/>, rapporte que les pays nordiques modifient les règles de travail et réduisent les écarts entre les sexes. Afin d’aider les hommes et les femmes à obtenir de meilleurs résultats sur le lieu de travail, les pays nordiques (Norvège, Suède, Finlande, Danemark et Islande) ont réécrit les règles en adoptant des politiques plus favorables à la famille, telles que la garde d’enfants subventionnée, le congé parental pour mères et pères, horaires flexibles, télétravail et déplacements alternatifs. L’Islande est devenue le premier pays au monde à interdire l’écart de rémunération entre les sexes, avec une loi obligeant les entreprises de 25 employés ou plus à prouver qu’elles paient de manière égale les hommes et les femmes qui font le même travail. En Islande, l’écart de rémunération entre hommes et femmes n’était que de 5,7 % en 2017 et pourrait encore se réduire cette année en vertu de la nouvelle loi. Les pays scandinaves sont souvent en tête du classement des 144 pays dans le rapport mondial sur l’écart entre les sexes du Forum économique mondial. L’Islande, la Norvège, la Finlande, la Suède et le Danemark figurent généralement dans le Top 5 de la liste, avec certains des taux de participation des femmes à la population active les plus élevés au monde. L’économie en a également profité, car le fait d’avoir plus de femmes employées a fait augmenter le PIB par habitant de 10 à 20 % au cours des 40 à 50 dernières années, selon un rapport de l’OCDE.

La politique d’égalité entre les femmes et les hommes menée dans les pays scandinaves résulte du fait qu’ils ont adopté un modèle de société qui a des traits communs : un État social-providence universaliste qui vise à améliorer l’autonomie individuelle, à promouvoir la mobilité sociale et à assurer la fourniture universelle de droits fondamentaux de l’homme et la stabilisation de l’économie. Il se distingue également par son accent sur la participation au marché du travail, la promotion de l’égalité des sexes, la réduction des inégalités sociales, augmentation des niveaux de prestations pour la population et une grande ampleur de la redistribution des richesses [L’article Modelo nórdico (Modèle nordique), publié par Wikipédia sur le site Web < http://pt.m.wikipedia.org/wiki/Modelo_n%C3%B3rdico>, montre les grandes vertus de cette société]. C’était la social-démocratie construite jusqu’à aujourd’hui, surtout dans les pays scandinaves, le seul modèle de société qui permettait des avancées économiques, sociales et politiques simultanément avec l’État agissant comme médiateur des conflits entre les intérêts du capital et la société civile. Ce n’est pas un hasard si les pays scandinaves, en plus d’afficher de grandes réussites économiques et sociales, sont les leaders de l’IDH (indice de développement humain) dans le monde.

La social-démocratie scandinave cherche une régulation étatique et la création de programmes qui réduisent ou éliminent les injustices sociales inhérentes au capitalisme. Cette approche diffère considérablement du socialisme traditionnel, qui vise à remplacer entièrement le système capitaliste par un nouveau système économique caractérisé par la propriété collective des moyens de production sous la direction des travailleurs. L’État providence social consiste en un mode d’organisation économique et politique dans lequel l’État agit comme organisateur de l’économie et agent de promotion sociale. Il agit pour concilier les intérêts des capitalistes propriétaires des moyens de production avec la protection et la fourniture de services publics de qualité à la population. En d’autres termes, il cherche à concilier les intérêts de ceux « en haut » avec ceux « en bas » de l’échelle sociale. Les pays scandinaves constituent des « oasis » de civilisation dans un monde caractérisé par la barbarie des inégalités sociales de revenus, de richesse et de genre.

De ce qui précède, on peut conclure que l’égalité des sexes peut être atteinte avec l’adoption de l’État-providence social universaliste à l’instar des pays scandinaves avec l’adaptation nécessaire dans chaque pays visant à promouvoir l’égalité des sexes, à réduire les inégalités sociales, à offrir des niveaux étendus de avantages pour la population et réaliser la redistribution des richesses. Ce n’est qu’ainsi que les femmes obtiendront l’égalité des chances et des revenus par rapport aux hommes sur le marché du travail et parviendront à leur véritable émancipation de la tyrannie laïque qui a été exercée contre les femmes dans la société à travers le monde tout au long de l’histoire.

* Fernando Alcoforado, awarded the medal of Engineering Merit of the CONFEA / CREA System, member of the Bahia Academy of Education, of the SBPC- Brazilian Society for the Progress of Science and of IPB- Polytechnic Institute of Bahia, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development from the University of Barcelona, university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning, urban planning and energy systems, was Advisor to the Vice President of Engineering and Technology at LIGHT S.A. Electric power distribution company from Rio de Janeiro, Strategic Planning Coordinator of CEPED- Bahia Research and Development Center, Undersecretary of Energy of the State of Bahia, Secretary of Planning of Salvador, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016), A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017), Esquerda x Direita e a sua convergência (Associação Baiana de Imprensa, Salvador, 2018), Como inventar o futuro para mudar o mundo (Editora CRV, Curitiba, 2019), A humanidade ameaçada e as estratégias para sua sobrevivência (Editora Dialética, São Paulo, 2021), A escalada da ciência e da tecnologia e sua contribuição ao progresso e à sobrevivência da humanidade (Editora CRV, Curitiba, 2022) and a chapter in the book Flood Handbook (CRC Press, Boca Raton, Florida, United States, 2022).